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lundi 16 mars 2015
Le président du Vanuatu a appelé à l'aide la communauté internationale lundi après le passage dévastateur du cyclone Pam sur cet archipel du Pacifique Sud où les associations humanitaires éprouvaient les pires difficultés pour secourir les habitants.

Baldwin Lonsdale, président de ce pays parmi les plus pauvres du monde, a expliqué, la voix étranglée par l'émotion, que les besoins étaient immenses.

Le cyclone de catégorie 5 - la plus élevée - a ravagé l'archipel de 270.000 habitants vendredi, accompagné de rafales de vent supérieures à 320 km/h.

"Dans l'immédiat, il nous faut un soutien humanitaire, à plus long terme nous avons besoin d'une aide financière et d'assistance pour commencer à reconstruire nos infrastructures. Nous avons tout à reconstruire", a dit le chef de l'Etat à l'AFP au moment de quitter le Japon, où il participait à une conférence des Nations unies sur la prévention des catastrophes naturelles. "C'est un coup dur pour l'ensemble du pays".

Plusieurs pays ont d'ores et déjà répondu présent, tandis que des avions militaires français, australien et néo-zélandais ont débarqué dans l'archipel chargés de vivres.

Le bilan officiel fait état de six morts et plus de 30 blessées, toutes à Port-Vila, capitale de cet ancien condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. Mais les autorités craignent qu'il ne s'alourdisse tandis que l'étendue exacte des dégâts et besoins dans les plus de 80 îles qui constituent l'archipel est difficile à mesurer.

Les associations internationales expliquaient n'avoir aucun moyen de distribuer les vivres dans les îles les plus reculées. Il faudra des jours, disent-elles, pour réussir à atteindre chaque village rasé par la tempête et elles craignent désormais la propagation de maladies.

Il faut évaluer rapidement les besoins en eau potable, en toilettes portatives, en pastilles de purification de l'eau, a expliqué le directeur de l'ONG Oxfam pour le Vanuatu, Colin Colette.

En première ligne du changement climatique

"La première urgence, c'était le cyclone, la deuxième urgence, ce sera les maladies si l'eau potable et les conditions d'hygiène sont insuffisantes", a-t-il dit. "Il y a vraisemblablement 100.000 sans abris, les écoles sont détruites, les centres d'hébergement sont pleins, les cliniques et la morgue sont endommagées".

Pour le directeur de l'ONG Save the Children, Tom Skirrow, les conditions sont pires qu'après le super typhon Haiyan, qui a ravagé les Philippines en novembre 2013, faisant plus de 7.350 morts et disparus.

"J'étais là pour Haiyan et je peux vous dire à 100% que la logistique est bien plus problématique ici", a-t-il dit à l'AFP.

D'après Tom Skirrow, 15.000 habitants ont perdu leur logement dans la seule capitale. Le survol d'îles les plus excentrées a confirmé des dégâts mais les ONG ne savent pas où en sont les habitants. "Je suis absolument certain qu'au moins 150.000 personnes ont été touchées de manière significative, et parmi elles, 75.000 sont des enfants".

Charlotte Gillan, une soignante australienne qui habite le village de Tango, près de Port-Vila, a expliqué que sa maison s'était partiellement effondrée, ajoutant craindre les épidémies. "Avec toute cette pluie et les détritus qui abondent, il va y avoir la malaria et la dengue, la contamination de l'eau va provoquer diarrhées et vomissements. Les gens dépendent de leur potager pour manger, mais tout ça a disparu", a-t-elle expliqué à l'Australian Associated Press.

Les associations préparent des vivres mais il faudra vraisemblablement trois jours pour nettoyer les aéroports des îles reculées et pouvoir les distribuer.

Les pays du Pacifique se considèrent en première ligne du changement climatique, les îles océaniques étant particulièrement exposées à la montée des eaux.

Le président Lonsdale a estimé que le "changement climatique" avait "contribué au désastre". "Nous assistons à la montée du niveau de la mer, à la modification des schémas météorologiques", a-t-il dit. "Cette année, nous avons eu plus de pluie que les années précédentes".

Les communications étaient toujours impossibles sur une grande partie de l'archipel même si l'aéroport de Port-Vila était de nouveau ouvert aux vols commerciaux lundi.

D'après le Bureau des Nations unies de la coordination des affaires humanitaires (BCAH), neuf pays du Pacifique ont été secoués par le cyclone à des degrés divers, parmi lesquelles -- outre le Vanuatu -- les îles Salomon, Kiribati, Fidji, Tuvalu et la Papouasie-Nouvelle Guinée.

L'ONU avait évoqué la mort non confirmée de 44 personnes dans l'une des six provinces du Vanuatu.

Le Royaume-Uni a promis deux millions de livres (2,8 millions d'euros), l'Union européenne un million d'euros, la Nouvelle-Zélande 730.000 dollars. L'Australie a annoncé une aide de cinq millions d'AUD (3,6 millions d'euros).

Le Fonds monétaire international s'est dit prêt à aider d'urgence l'archipel et à "reconstruire l'économie dans les mois qui viennent".

Source © 2015 AFP




Au secours du Vanuatu, dévasté par le cyclone Pam par francetvinfo

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Source uicn
L’air en Ile-de-France ainsi qu’en Normandie, est actuellement pollué aux particules fines. Airparif et Air Normand, les associations chargées de la surveillance de la qualité de l’air, ont émis des alertes.

Gare à la pollution de l’air en région Ile-de-France et en Normandie ! Les associations de surveillance alertent actuellement sur la qualité de l'air médiocre dans ces deux régions.

A Paris, l’indice de pollution est élevé pour ces deux journées, relève l'association Airparif. Il s’agit d’une pollution aux particules fines (PM10).

L’indice est le plus élevé dans les Yvelines et l’Essonne, suivi de Paris, des Hauts-de-Seine et de la Seine-et-Marne. En Ile-de-France il n'y avait pas eu de pic de pollution depuis le 18 février dernier.

En ce qui concerne la Normandie, dimanche 15 mars et lundi 16 mars, les estimations prévoient un indice atmosphérique allant de médiocre à très mauvais, dans plusieurs agglomérations de la région, d’après l’association Air Normand. Ici également, il s’agit d’une pollution due aux particules en suspension dans l’atmosphère.

Précautions à prendre

Lors de pics de pollution, le seuil d’information et de recommandations aux personnes sensibles est dépassé. Quelques mesures peuvent être prises afin pour les personnes sensibles. Il faut ainsi réduire la pratique d’activité physique et sportive intense, à l’extérieur comme à l’intérieur. En outre, il est recommandé de bien respecter le traitement médical ou de consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes tels que toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux.
Rappelons que la pollution atmosphérique fait depuis peu partie des dix plus grandes menaces qui planent sur la santé humaine.

Le stationnement résidentiel est gratuit ce lundi à Paris «en raison d'un épisode de pollution atmosphérique», a annoncé dimanche la mairie dans un communiqué.
Un incendie a détruit dans la nuit de vendredi à samedi 460 hectares de forêt à Valparaiso au Chili. 7000 personnes ont été évacuées et une personne est décédée. C'est le plus grand incendie dont la ville a été victime.

Un gigantesque incendie de forêt continuait samedi de menacer le port chilien de Valparaiso, classé au patrimoine mondial de l'humanité et déclaré en état d'urgence, alors que le feu a fait un mort et provoqué l'évacuation de 7.000 personnes. La propagation des flammes dans la nuit de vendredi à samedi a été "marginale" et l'incendie ne présente plus de menaces pour la population, selon les autorités.

"L'incendie est contenu, mais pas contrôlé", a toutefois mis en garde Ricardo Toro, directeur du Bureau national des urgences (Onemi), dans son dernier rapport. "Nous avons une situation calme pour l'instant, mais cet après-midi des conditions (météorologiques) plus difficiles, assez critiques, sont prévues", a expliqué Aaron Cavieres, directeur de la Corporation nationale des forêts (Conaf), avec une température qui pourrait atteindre les 27 degrés et des vents de 30 kilomètres heure.

Si durant la nuit, quelque 460 hectares de forêt et de pâturages ont brûlé, samedi matin on ne distinguait plus de flammes importantes dans les zones où travaillaient les pompiers. Dans le centre de Valparaiso, la situation était normale même si le calme était interrompu fréquemment par le survol de la ville par des avions et hélicoptères participant à la lutte contre l'incendie. Une petite brise faisait voler quelques braises sur la ville.

Un incendie provoqué par les fortes chaleurs de l'été austral

Le feu a démarré vendredi après-midi, dans une décharge située dans une zone boisée, alors que les températures de ces derniers jours étaient particulièrement élevées en cette fin d'été austral. Les flammes attisées par le vent se sont propagées rapidement, menaçant des localités voisines. Une femme de 67 ans est décédée d'une crise cardiaque et le port de Valparaiso sur l'océan Pacifique comme la ville voisine de Vina del Mar, à une centaine de kilomètres de la capitale, sont en "état d'urgence", selon les autorités. Pendant la nuit, quelque 7.000 habitants ont dû être évacués. La plupart d'entre eux ont déjà pu regagner leur domicile, à l'exception d'une vingtaine de personnes qui se trouvaient encore dans des centres d'accueil, selon les chiffres officiels.

Une quinzaine de pompiers ont été blessés, dont deux grièvement, et sont actuellement hospitalisés.Les autorités ont lancé un appel pour demander à la population d'éviter de voyager dans la région. Des renforts de policiers et militaires sont également attendus. En outre sept avions et huit hélicoptères venant d'autres régions du pays devaient arriver sur les lieux à la mi-journée. La route principale entre Santiago et Valparaiso a été coupée en raison de la proximité des flammes, qui se sont dangereusement approchées durant la nuit des tours de haute tension et d'une centrale d'électricité. "C'est un incendie complexe en raison du lieu", a indiqué Mauricio Bustos, directeur de l'Onemi de Valparaíso.

Toutefois "nous n'avons aucune maison détruite" par l'incendie, a confirmé le vice-ministre de l'intérieur, démentant des informations antérieures. La région de Valparaiso où s'est déclaré l'incendie avait déjà été ravagée en avril 2014 par un sinistre qui avait fait 15 morts et des milliers de sinistrés. Plus de 3.000 maisons avaient été détruites dans l'incendie qui avait fait rage pendant huit jours, notamment dans les quartiers les plus pauvres sur les hauteurs de la ville.

Il reste à ce jour la plus grande catastrophe de ce genre ayant touché ce port pittoresque, classé par l'Unesco au patrimoine de l'humanité et célèbre pour ses collines, ses ruelles escarpées et ses nombreuses maisons colorées. "Cette situation angoisse la population, qui vit encore dans le souvenir de l'incendie de l'an passé", a déclaré à la presse Jorge Castro, le maire. Glorifiée par le poète Pablo Neruda, Valparaiso, qui compte quelque 260.000 habitants, est visitée chaque année par des milliers de touristes chiliens et étrangers.



Une énorme boule de feu a survolé l'Europe. Dimanche, en milieu de soirée, une grosse météorite a filé au-dessus de l'Autriche, de la Suisse et du nord-est de la France, où elle a été vue en Alsace et en Lorraine.

Grosse et largement visible à l’œil nu, la lueur verte a été remarquée par de nombreux habitants, dont certains sont parvenus à capturer la scène depuis leur voiture grâce à des caméras embarquées.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux habitants de ces régions racontent le spectacle de cette boule de feu verdâtre qui a déchiré la nuit.

La météorite aurait même été aperçue au sud de l'Allemagne, au-dessus de Fribourg-en-Brisgau, où un autre conducteur a filmé la scène.




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Le volcan Turrialba,au Costa Rica, s'est réveillé et il continue de cracher de gigantesques colonnes de cendres, elles n'ont jamais été aussi violentes depuis 1996.

L'aéroport de la capitale est fermé

Les dégagements de gaz et de poussières volcaniques sont si intenses que les autorités ont ordonné l'évacuation de la zone dans un rayon de deux kilomètres. Certaines poussières ont même atteint la capitale San José, à cinquante kilomètres de là.

Jeudi, l’aéroport international de la capitale a été fermé pour une durée de 18 heures, occasionnant l'annulation d'une centaine de vols, indiquait l'agence 

Associated Press reprise par l'édition québecquoise du quotidien Metronews. L’agence de sécurité aérienne du Costa Rica a affirmé que la cendre sur les pistes présentait un risque, et que le panache de cendre réduisait la visibilité.

Source © Associated Press 

Les tortues géantes de Pinzón se sont reproduites en liberté pour la première fois en cent ans, sur l'archipel des Galapagos.

Une expédition menée en 1970 n'avait retrouvé sur l'île de Pinzón que 19 individus ayant un âge moyen de 70 ans. Les scientifiques avaient donc capturé ces tortues pour lancer un programme de reproduction en captivité sur l'île de Santa Cruz.

Cette tortue ne se retrouve nulle part ailleurs dans le monde.

Le programme a mené à la naissance de jeunes tortues qui ont ensuite été ramenées sur leur île d'origine.

Le responsable de la conservation et de la restauration des écosystèmes des Galapagos, Danny Rueda, a révélé à l'Associated Press que six bébés sont nés sur l'île en décembre.

Il dénombre maintenant 650 tortues, jeunes ou adultes, sur l'île de Pinzón.

M. Rueda a ajouté que le programme de réintroduction des tortues a grandement profité, en 2012, d'une campagne d'éradication des rats qui infestaient Pinzón et d'autres îles de l'archipel. Les rats étaient arrivés jadis à bord de navires et interféraient avec la reproduction des tortues et d'autres espèces.

Les Galapagos font partie du Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1978.

L'archipel a aidé à inspirer la théorie de l'évolution de Charles Darwin.

Source © Associated Press



La Banque mondiale (BM) a appelé dimanche la communauté internationale à un sursaut face au changement climatique, après le passage dévastateur d'un cyclone sur le Vanuatu qui coïncide avec une conférence des Nations unies au Japon sur la prévention des catastrophes naturelles.

«N'est-il pas ironique que [ce cyclone] ait frappé le Vanuatu alors que nous sommes tous réunis ici?», a noté Rachel Kyte, vice-présidente de la BM pour le changement climatique, dans un entretien à l'AFP en marge des débats organisés à Sendai (nord-est).

Le président de cet archipel du Pacifique Sud, Baldwin Lonsdale, était d'ailleurs présent quand le drame est survenu, et a lancé samedi à la tribune, devant les représentants de 190 pays, un appel pressant à l'aide.

«Si le sort de ces gens nous importe vraiment, nous devons y répondre» et faire preuve de «responsabilité», a insisté Mme Kyte, réclamant l'instauration à Sendai d'«objectifs» concrets de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Car jusqu'à présent, a-t-elle estimé, «le sentiment d'urgence et les ambitions [de la communauté internationale] ne sont pas à la hauteur» de l'enjeu.

Dans le cas du Vanuatu, «je ne prétends pas que le changement climatique soit à l'origine de Pam» - cyclone de catégorie 5 (la plus élevée) qui a frappé le pays, où des villages entiers ont été rasés -, nuance la dirigeante de la Banque mondiale. «Mais le fait est que ces trois à quatre dernières années, cette catégorie est revenue à une fréquence inédite».

Mieux dépenser l'argent

«Et cela a un lien avec le changement climatique. Il est indéniable que cette partie de l'océan Pacifique s'est réchauffée, donc ces tempêtes s'intensifient», a poursuivi Rachel Kyte.

«Nous avons peut-être aidé les peuples à se protéger contre des intempéries telles que nous les connaissions par le passé, mais résister à un cyclone avec des rafales dépassant 300 km/heure, c'est tout autre chose».

Dont acte: «arrêtons de parler, et commençons à changer les schémas d'investissement» pour dépenser plus en amont - construction d'infrastructures solides, système d'alerte précoce... -, «ce qui permettra de sauver de nombreuses vies» et «d'économiser bien plus de dollars au moment de la reconstruction».

«Il en est de notre propre intérêt», a conclu Mme Kyte.

Dans le même esprit, la directrice du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, ancien premier ministre de Nouvelle-Zélande, a jugé qu'il était «impossible» de mieux prévenir les désastres si «l'on ne s'attaquait pas à la question du changement climatique».

«Les deux tiers des catastrophes naturelles proviennent du dérèglement climatique», avait rappelé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, présent à l'ouverture samedi en tant que président de la COP 21, conférence sur le climat prévue en fin d'année à Paris.

«Le succès du rendez-vous de Sendai peut préfigurer celui de Paris et faire de l'année 2015 celle du basculement», avait-il argué.

La réunion, d'une durée de cinq jours, se tient exactement là où, il y a quatre ans précisément, un séisme de magnitude 9 et un gigantesque tsunami ont tué près de 18 500 personnes et causé le terrible accident nucléaire de Fukushima.

Les protagonistes sont censés faire le point sur les progrès réalisés depuis la précédente conférence du même type organisée quelques mois après le raz-de-marée qui avait emporté quelque 250 000 vies fin 2004 dans l'océan Indien, et «définir un cadre d'action post-2015».

Source © AFP

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé vendredi que, pour la première fois en quarante ans, les rejets de dioxydes de carbone n'ont pas progressé avec la croissance économique en 2014.

Pour le chef de l'AIE, Fatih Birol, "c'est une surprise à la fois bienvenue et considérable" : selon l'agence, les émissions mondiales de CO2 dans le secteur de l'énergie ont stagné en 2014 à 32,3 milliards de tonnes.

Cette stagnation s'explique notamment par le développement de l'énergie renouvelable dans le monde, notamment en Chine ou l'hydroélectrique, le solaire et l'éolien tend à remplacer le charbon.

Ce n'est en fait pas la première fois que les émissions de CO2 stagnent ou baissent depuis 40 ans.

C'est déjà arrivé trois fois, la dernière en 2009. Mais à chaque fois, ces baisses étaient liées à des périodes de récession économique mondiale. En 2014, par contre, la croissance mondiale a été de 3%. "Pour la première fois, les émissions de gaz à effet de serre sont découplées de la croissance économique", souligne Fatih Birol.

"Cela me donne même davantage d'espoir que l'humanité pourra œuvrer ensemble pour combattre le changement climatique, la menace la plus importante à laquelle nous soyons aujourd'hui confrontés", ajoute-t-il.

Source © AFP
vendredi 13 mars 2015
L’Union européenne se prépare à adopter de nouvelles réglementations sur la qualité de l’air. Celles-ci s’appliqueront notamment aux centrales électriques au charbon, qui sont les plus polluantes d’Europe. 

Problème : alors que la surmortalité causée par la pollution de l’air est de plus en plus pointée du doigt, les nouvelles normes proposées sont inférieures à celles qui existent ailleurs dans le monde, y compris en Chine ! Dans un rapport, Greenpeace pointe l’énorme influence des industriels de l’énergie au sein du groupe de travail chargé de concevoir ces nouvelles règles anti-pollution. La moitié des membres du groupe de travail sont des employés des industriels, dont EDF, y compris au sein des représentants des Etats.

En plus d’être une source majeure de gaz à effet de serre, le charbon brûlé dans les centrales pour produire de l’électricité est l’une des principales causes de pollution de l’air en Europe et dans le monde. Dioxyde de soufre, mercure, monoxyde d’azote, arsenic, plomb ou cadmium : ces particules présentes dans les fumées ont d’importantes conséquences sanitaires, puisqu’on estime à plus de 20 000 le nombre annuel de décès prématurés en Europe du fait de la pollution générée par les centrales électriques au charbon. 200 000 nourrissons européens naissent chaque année avec des niveaux de mercure dans le sang assez élevés pour perturber leur développement neurologique.

Dans le cadre de la révision de sa directive sur les émissions polluantes industrielles, l’Union européenne travaille sur de nouveaux standards de pollution de l’air qui s’appliqueront notamment aux centrales à charbon. Une instance appelée Bureau européen de prévention et réduction intégrées de la pollution (IPPC, selon l’acronyme anglais) est chargée de proposer ces nouvelles normes. L’organisation écologiste Greenpeace a étudié la proposition mise sur la table par le « groupe de travail technique » de l’IPPC. Surprise ! Elle découvre que les normes en discussion, si elles entraîneraient bien une réduction des émissions des centrales les plus nocives, restent bien inférieures à celles en vigueur aux États-Unis, au Japon... et même en Chine ! Ce pays est pourtant souvent présentée comme le plus mauvais élève de la planète dans ce domaine, malgré des normes ambitieuses qui ne semblent pas, pour l’instant, véritablement respectées.

Cinq fois plus de mercure, deux fois plus de particules fines

Les normes proposées à l’Europe sont également inférieures aux émissions actuelles des centrales au charbon les plus modernes. Selon Greenpeace, elles autoriseraient des émissions de dioxyde de soufre cinq fois supérieures à celles des meilleures centrales actuelles. Pour le monoxyde d’azote, le plafond est 2,5 fois plus élevé, cinq fois plus pour le mercure, et deux fois plus pour les particules fines. Les centrales à charbon européennes pourraient, par exemple, émettre entre 75 mg/Nm3 et 130 mg/Nm3 – microgramme par normomètre cube, l’unité de mesure d’un gaz dans des « conditions normales de température et de pression » [1] – de dioxyde de soufre. Des normes deux à quatre fois plus élevées qu’au Japon ! Les poumons des européens auraient-ils des capacités filtrantes supérieures ?

Comment expliquer ce manque d’ambition ? Pour Greenpeace, c’est le résultat de la pression des industriels, désireux de maintenir en fonction leurs centrales très anciennes... et très polluantes. C’est en Allemagne, au Royaume-Uni et en Pologne que se trouvent la plupart des centrales les plus sales. « La centrale de Bełchatów en Pologne remporte la palme des centrales les plus polluantes. L’Allemagne arrive juste après avec les centrales de Neurath et de Niederaussem. La centrale à charbon britannique de Drax arrive en sixième position. La Grèce et l’Italie comptent également des centrales parmi les dix plus polluantes en Europe, respectivement la centrale d’Agios Dimitrios (8e position) et celle de Brindisi Sud (9e position) », décrivait le site d’information Euractiv suite à la publication, en juillet 2014, du rapport Dirty 30, pointant les centrales électriques les plus polluantes d’Europe [2]. L’électricien français EDF en possède trois, au Royaume-Uni et en Pologne.

Des États noyautés par l’industrie du charbon

Une majorité de gouvernements semblent avoir choisi de soutenir la frilosité des industriels. Mais c’est surtout la composition du « groupe de travail technique » qui est surprenante. Y siègent 172 représentants des 27 pays membres, 137 représentants des industriels, 8 membres d’ONG et 25 représentants de la Commission européenne. Les industriels semblent minoritaires ? En apparence seulement : plusieurs délégations officielles nationales sont majoritairement composées... d’employés des grandes entreprises européennes les plus impliquées dans le charbon !

La délégation espagnole en compte huit sur douze (Iberdrola, Endesa), celle du Royaume-Uni cinq sur neuf (EDF, RWE, E.ON) et celle de la Grèce remporte la palme dans ce domaine puisque six de se ses sept représentants sont des employés de l’entreprise publique PPC, qui détient d’importants actifs dans le lignite. Qu’en disent les écologistes de Syriza ? L’entreprise publique française EDF est présente dans deux délégations officielles, celle de la Pologne et celle du Royaume-Uni ! Résultats : les représentants de l’industrie sont majoritaires : 183 membres sur 352 y portent la voix et les intérêts du secteur privé.

L’influence des lobbies du charbon va encore plus loin. Greenpeace montre que les contributions du ministère de l’Environnement espagnol et de l’Agence de l’environnement irlandaise ne sont qu’un copier-coller des positions du lobby Eurelectric, qui représente les grandes compagnies d’électricité européennes. La France est l’un des rares pays, avec l’Allemagne, la Suède ou les Pays-Bas, qui ne compte pas d’employés d’entreprises privées dans sa délégation officielle. Elle fait cependant partie des pays qui ont également poussé à l’affaiblissement des standards. Les seuls bons élèves, selon Greenpeace, sont les Pays-Bas, la Suède et l’Autriche. Les nouvelles normes en cours de discussion seront validées par les États membres et la Commission européenne entre septembre 2015 et janvier 2016. Qui, des anti ou des pro pollutions, sortira vainqueur ?

En attendant que sa loi de transition énergétique finisse son pénible parcours parlementaire, Ségolène Royal a dévoilé ce jeudi lors d’une conférence de presse l’autre bébé de son ministère: la loi biodiversité, qui sera présentée dès lundi à l’Assemblée nationale.

Comme souvent en matière d’écologie, l’ambition est vaste: cette loi doit selon la ministre «consacrer une nouvelle approche de la préservation de la biodiversité», car c’est «un nouveau modèle de développement, de société, de civilisation qui est en jeu». Carrément. Mais il faut le reconnaître, le projet de loi n’a rien d’un gadget.

Une nouvelle agence de référence parrainée par Hubert Reeves

Il est axé autour de grands thèmes et autant d’objectifs, allant de la simplification administrative à la protection de la faune et de la flore (les sanctions seront renforcées contre les trafics d’espèces) en passant par le renforcement du lien entre biodiversité et développement économique -«la biodiversité est un levier de croissance», souligne la ministre. Un appel à projet lancé en juin consacrera d’ailleurs 60 millions d’euros à des projets innovants en matière de biodiversité.

Cette enveloppe sera à terme gérée par la future Agence française pour la biodiversité (AFB, retenez ce sigle), parrainée par Hubert Reeves présent ce jeudi au côté de la ministre. Créée dans le cadre du projet de loi, cette agence sera dotée d’un budget de fonctionnement de 226 millions d’euros et de 1.200 agents. Elle deviendra LE référent en matière de biodiversité, à l’image de l’Ademe pour l’énergie, en regroupant de nombreux organismes acteurs de la biodiversité.


Les ONG satisfaites des avancées du texte

Les ONG ont salué plusieurs "dispositions très intéressantes" du projet de loi qui permettent d'apporter "une vision dynamique" de la biodiversité. Parmi lesquelles : l'instauration du principe de solidarité écologique qui appelle à prendre en compte, dans toute prise de décision publique "ayant une incidence notable sur l'environnement, les interactions des écosystèmes, des êtres vivants et des milieux naturels ou aménagés " et la généralisation des stratégies régionales pour la biodiversité.

Les associations se félicitent également de l'introduction, par les députés de la commission développement durable, dans les documents d'urbanisme des espaces de continuités écologiques (ECE) pour "concrétiser" la trame verte et bleue (corridors écologiques) et du maintien des sites inscrits pour préserver des éléments paysagers ou naturels d'intérêt. Elles saluent aussi la création de nouveaux outils comme les zones prioritaires pour la biodiversité permettant de rendre obligatoires certaines pratiques agricoles nécessaires pour la conservation d'une espèce sauvage, via des contrats rémunérés. "L'utilisation de ce dispositif sera bien sûr réservée aux situations où des objectifs environnementaux majeurs ne réussissent pas à être atteints autrement, il sera probablement peu utilisé", selon Christophe Aubel, directeur d'Humanité et Biodiversité.

Le texte instaure aussi des obligations réelles environnementales sur les espaces naturels, agricoles ou forestiers, permettant des actions de préservation de la biodiversité telles que des aménagements arborés ou des bandes enherbées, sans avoir recours à l'acquisition de ces espaces. Leur mise en place repose encore une fois sur des contrats passés entre les propriétaires des espaces concernés et une collectivité publique ou une association. La députée PS Geneviève Gaillard (Deux-Sèvres), rapporteuse du texte à l'Assemblée, a rappelé que ce projet de loi n'imposait pas de contraintes aux agriculteurs, ces outils étant basés sur des conventions volontaires. Elle a qualifié de "ridicules les peurs" des fédérations agricoles.


Les ONG se sont également félicitées du vote des députés qui ont étendu la notion de sévices à animaux à l'animal sauvage et "clarifié l'interdiction de la chasse à la glue". Le projet de loi traduit en droit français le protocole de Nagoya avec la mise en place d'un dispositif d'accès et de partage des avantages (APA) liés à l'exploitation des ressources génétiques. Les députés ont renforcé l'implication des communautés autochtones et locales dans ce dispositif.


La côte ouest australienne a été touchée par des vents à 200km/h vendredi matin alors que le cyclone Olwyn est arrivé dans la ville d'Exmouth.

Plus de 1400 résidents locaux n'avaient plus d'électricité, et les vents violents ont arraché des clôtures et déraciné des arbres.

La police a déclaré qu'il n'y avait aucun rapport annonçant des blessés, les habitants étant restés chez eux durant le passage du cyclone.

Le Bureau de météorologie a indiqué que ce cyclone, qui est resté aussi puissant qu'une tempête de catégorie 3, va continuer à descendre le long de la côte ouest.

"L"oeil du cyclone tropical Olwyn reste très près des côtes alors qu'il descend au sud vers la ville de Coral Bay. Il est attendu qu"il reste aussi puissant qu'un cyclone tropical jusqu'en fin de matinée, avant de s'affaiblir lentement," a déclaré le Bureau de météorologie dans un communiqué.

"Puisqu'il se dirige vers le sud, de fortes pluies et des rafales de vents sont attendues dans le sud-ouest de l'Australie".

"Des vents destructeurs avec des rafales à plus de 200km/h sont fortement probables près d'Exmouth, de Coral bay, et de leurs alentours vendredi matin."




Le puissant cyclone Pam, de catégorie 5, menace l'archipel du Vanuatu dans l'océan Pacifique sud. La capitale Port-Vila est déjà confrontée à des inondations et des rafales de vent, ont indiqué vendredi les autorités.

Quatre provinces de cet archipel pauvre de 270'000 habitants ont été placées en alerte rouge par le bureau des catastrophes naturelles. Les services d'assistance craignent pour les personnes vivant dans des habitations précaires.

Pam, qui engendre des vents pouvant atteindre 230 km/h et des pluies diluviennes, poursuit une trajectoire sud-sud-est et devrait passer vendredi après-midi à environ 100 kilomètres au large de la façade est du Vanuatu.

Selon les services météorologiques du pays, les habitants doivent s'attendre à des vents de 165 km/h, des inondations brutales, de probables glissements de terrain et une houle très forte.

50'000 enfants en danger

Une représentante de l'UNICEF, Alice Clements, a déclaré que Port-Vila ressemblait à une ville fantôme alors que tous les habitants se sont retranchés chez eux.

"Les vents se sont vraiment renforcés, les palmiers sont secoués dans tous les sens et l'on commence à entendre siffler les rafales", a-t-elle déclaré. Elle estime désormais peu probable que le cyclone change de trajectoire et évite le pays.

"Ces phénomènes sont très imprévisibles, mais l'oeil du cyclone ne va pas passer si loin, et même si l'on n'est pas directement frappé, l'impact va être très significatif", a-t-elle ajouté.

Le directeur de l'organisation Save the Children au Vanuatu, Tom Skirrow, a estimé que près de 50'000 enfants se trouvaient en danger dans cet archipel, où les deux tiers de la population vivent d'agriculture.

En Nouvelle-Calédonie, territoire français à 500 kilomètres au sud-ouest du Vanuatu, l'alerte cyclonique numéro un a été déclenchée vendredi à midi dans les îles Loyauté. Selon Météo-France, Pam devrait passer à 170 kilomètres à l'est de l'île de Maré, samedi dans la matinée.

Source © ATS
Le canton a révélé l’existence de zones problématiques encore inconnues. A Evionnaz, la nappe phréatique est polluée, notamment par de l’arsenic

Jeudi, à l’occasion d’un débat parlementaire spécial consacré à la pollution au mercure dans le Haut-Valais, le canton révèle des problèmes environnementaux encore inconnus du public.

En mars 2011, une pollution des eaux souterraines par de l’arsenic – «entre autres», dit le canton – décide les autorités à demander une investigation de détail chez BASF Pharma à Evionnaz. Le canton exige 107 prélèvements dans 11 emplacements «dans le périmètre de l’ancien canal de rejet des eaux sales», décrit le canton. 

«Il s’avère que les matériaux du sous-sol localisés sous le canal de la Balmaz sont fortement pollués par de l’arsenic, du cadmium, du mercure, de l’antimoine et du plomb […] Les teneurs en antimoine se sont révélées être très élevées avec un maximum de 3560 mg/kg à 1 mètre de profondeur sous le canal tandis que la teneur en mercure maximum atteignait 6,5 mg/kg», écrit-il aux députés.

Les investigations sont toujours en cours pour déterminer l’origine de la pollution. Le ministre Jacques Melly assure au parlement que, «selon la commune d’Evionnaz, les sédiments du canal n’ont pas été utilisés dans les champs, comme c’est le cas dans le Haut-Valais. Les deux situations ne sont d’ailleurs pas comparables, le canal de la Balmaz n’est pollué que sur 400 mètres», déclare-t-il.

La nappe polluée par les sédiments du canal coule en direction du site de l’usine. 

«Les examens des nappes phréatiques réalisés à l’été 2014 nous ont permis de déterminer que le sol est souillé par des déchets industriels, tels que des solvants», explique BASF. «Après la réalisation de ces premiers examens, il est nécessaire de procéder à des tests complémentaires […] Ces essais de pompage constituent la base sur laquelle se fonde l’élaboration d’un projet d’assainissement», dit-elle. Le canton ne dit pas quelles sont précisément les investigations en cours dans les eaux et dans les sols, ni quel est leur périmètre.

Pour répondre aux questions du Temps sur l’état de la station d’épuration des eaux usées de l’usine, le Service de protection de l’environnement renvoie à son dernier rapport sur les STEP du canton. Les grandes stations industrielles y sont traitées selon les mêmes paramètres environnementaux que les installations communales. Selon ces critères simples, les rejets de BASF ne posent pas particulièrement de problèmes.

Comme dans l’histoire de Lonza et de son canal d’évacuation, le canal de la Balmaz était déjà désigné dans des rapports environnementaux sur l’état du Léman en 1980 pour les très importantes concentrations en mercure de ses sédiments. Aujourd’hui, BASF souligne que ce dernier était utilisé par une société qui n’existe plus et qu’il est situé sur un terrain communal. Autrement dit, son nettoyage pourrait être à la charge du contribuable.

Le gouvernement révèle encore que sous le site de l’industrie chimique Lonza à Viège, la nappe phréatique est actuellement polluée, au-delà des normes d’assainissement, «par des anilines, par des solvants et leurs produits de dégradation, par des produits molluscicides.» Il précise que ces eaux sont pompées. Ces pollutions excessives des eaux souterraines – par de l’ammonium, du mercure, des nitrites, etc. – existent depuis 2004. D’investigations en clarifications, le problème ne semble pas avoir été résolu en onze ans. «Par le passé, lorsque des polluants étaient localement mis en évidence, des mesures ont été prises […] La plupart du temps, les eaux polluées ont été pompées et traitées biologiquement dans la station de traitement des eaux polluées de Lonza», explique l’industrie chimique. «Une investigation de détail du site est en cours», ajoute-t-elle.

«Rien ne se passe», constate Martin Forter, directeur de Médecins en faveur de l’environnement (MfE), après avoir parcouru les réponses du canton au parlement. «Pourquoi n’ont-ils pas demandé d’emblée, en 2004, une étude historique puis technique pour l’ensemble de l’usine Lonza comme l’exige la loi?» se demande-t-il.

«L’Etat attend systématiquement d’être le dos au mur pour agir», renchérit Jérémie Pralong, hydrogéologue qui travaille sur certains sites industriels valaisans et député socialiste au Grand Conseil. «Les services essaient constamment de cacher l’étendue de la pollution et ne communiquent que lorsque je dépose un postulat qui révèle une nouvelle zone problématique», dit-il. «En 2000, ils ont engagé un responsable des sites pollués à 50%! Non, mais vous imaginez le manque de vision politique alors que le Valais est le deuxième canton le plus industrialisé après Bâle?» Jérémie Pralong n’hésite pas à montrer du doigt une certaine connivence entre l’Etat et les industries. «Au lieu de remplir son rôle et de protéger le citoyen, le canton préserve l’industrie et essaie de régler le problème rapidement en faisant des investigations insuffisantes.» La remarque agace Jacques Melly. «Nous n’avons pas attendu vos interventions pour empoigner le problème du mercure. Les investigations prennent du temps, vous devriez le savoir, vous qui êtes un spécialiste de la question.»

Le canton liste encore plusieurs sites industriels dans toute la plaine du Rhône dont la pollution a un impact sur la nappe phréatique. Cette ressource est utilisée pour l’irrigation des cultures et l’eau potable. «Les polluants organiques observés en aval des sites contaminés forment généralement des panaches longs de quelques centaines de mètres à 1-2 kilomètres au maximum», décrit Cédric Arnold. «Plus en aval, les polluants ne sont plus observés en raison de leur biodégradation et de l’effet filtre de l’aquifère.» 

Le canton ne publie pas de rapport sur l’état global de la nappe phréatique. Il estime que son état est globalement bon

Source © Marie Parvex / Le Temps
L’épidémie de fièvre Ebola qui touche l’Afrique de l’Ouest a aujourd’hui franchit la barre des 10.000 morts, selon les chiffres dévoilés hier par l’OMS.

Selon le bilan de l’Organisation Mondiale de la Santé, l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola a franchit la barre des 10.000 morts en Afrique de l’Ouest: 4.162 ont été recensés au Liberia, 3.655 en Sierra Leone, et 2.187 en Guinée, trois des pays les plus touchés par l’épidémie.

Au total, ce sont 24.350 personnes qui ont été affectées par la maladie.
jeudi 12 mars 2015
Inspiré par le succès du Brésil en matière de lutte contre la faim et la pauvreté, un programme d'achat d'aliments locaux mis en œuvre par l'Ethiopie, le Malawi, le Mozambique, le Niger et le Sénégal affiche des résultats prometteurs alors qu'il entre dans sa troisième année, s'est félicité l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Ce programme intitulé « Achat d'aliments locaux de l'Afrique aux Africains PAA-Africa » (contraction de l'anglais Purchase from Africa for Africans) promeut la production agricole locale tout en améliorant les moyens d'existence et la nutrition, sous la supervision technique et l'expertise de la FAO et du Programme alimentaire mondial (PAM).

Ce programme démontre que l'achat par les pouvoirs publics de la production des petites exploitations agricoles familiales – figurant souvent parmi les catégories les plus marginalisées – contribue aux efforts déployés par les pays en développement pour lutter contre la pauvreté rurale.

« Les achats publics d'aliments auprès des producteurs locaux ajoutent de la valeur aux marchés locaux en intégrant les petits agriculteurs familiaux et en canalisant la demande, notamment des cantines scolaires, pour leurs produits; ils contribuent à la sécurité et à la diversification alimentaires », explique Florence Tartanac, experte à la Division des infrastructures rurales et des agro-industries de la FAO.

La FAO fournit aux gouvernements une assistance technique en matière de politiques et de planification, tandis que ses experts travaillent aux côtés des agriculteurs familiaux pour les aider à obtenir des gains durables de la productivité agricole et améliorer leurs techniques de récolte et post-récolte, notamment la construction de silos – le double objectif étant l'amélioration de la qualité des produits de la ferme et la réduction des pertes et des déchets agricoles.

Le gouvernement brésilien et le Département du Royaume-Uni pour le développement international (DFID) financent ces programmes d'achats d'aliments locaux de l'Afrique pour les Africains.

« Les achats publics auprès des agriculteurs locaux sont de nature à promouvoir les chaînes de valeur et la diversification de la production locale. Ils garantissent aux écoliers un accès régulier à la nourriture et, à plus long terme, ils renforcent le capital humain grâce à une meilleure fréquentation scolaire et à l'amélioration de l'apprentissage qui résultent d'une meilleure nutrition des enfants », précise Mme Tartanac.

A titre d'exemple, au Niger, le gouvernement a décidé de cibler les agriculteurs familiaux pour reconstituer la réserve nationale de céréales. A cet effet, il a fixé à 10% le quota des achats locaux auprès des organisations de petits agriculteurs.

De la même manière, le gouvernement pourrait cibler les agriculteurs familiaux locaux afin qu'ils couvrent une partie de la demande alimentaire de différentes institutions publiques, telles que les écoles et les hôpitaux.

Les quelque 5.500 petites exploitations agricoles familiales qui ont participé au programme PAA-Africa ont, jusqu'à présent, réussi à accroître leur productivité de 115%. Cela est dû en grande partie à un meilleur accès aux intrants agricoles, notamment les semences et les engrais, et à l'utilisation de nouvelles techniques agricoles acquises lors des sessions de formation du programme. A cet égard, il y a lieu de citer une technique consistant à associer légumineuses et céréales sur une même parcelle.

Bien qu'ils assurent 80% de l'approvisionnement alimentaire de l'Afrique subsaharienne, les petits agriculteurs – en particulier les femmes – sont souvent confrontés à l'inefficacité des systèmes alimentaires locaux et souffrent du manque d'accès à des marchés inclusifs.

Toutefois il convient de signaler que les programmes lancés dans le cadre de PAA-Africa ont réussi à garantir l'accès aux marchés à en moyenne 37% de la nourriture produite, aidant ainsi les agriculteurs familiaux à se procurer des revenus grâce à la vente des excédents de leur production alimentaire après satisfaction de leurs propres besoins alimentaires.

Une partie de l'abondante production dégagée grâce à l'amélioration de la productivité des agriculteurs sert à approvisionner en nourriture à haute qualité nutritive les programmes d'alimentation scolaire.

Au cours des deux premières années du programme, quelque 1.000 tonnes de produits alimentaires achetés localement par les pouvoirs publics ont permis de préparer régulièrement des repas scolaires à environ 128.000 élèves dans 420 établissements scolaires.

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