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dimanche 31 mai 2015
Selon les scientifiques, près de la moitié des antilopes saïgas dans le monde seraient mortes depuis le 10 mai. 

Plus de 120.000 de ces animaux menacés d'extinction ont en effet été trouvées sans vie ces deux dernières semaines au Kazakhstan, leur décès mystérieux suscitant des craintes pour l'avenir de cette espèce rare.

Il s'agit d'un phénomène «catastrophique» pour ces antilopes facilement reconnaissables par leur museau allongé qui a l'aspect d'une courte trompette et dont les ancêtres vivaient déjà dans cette région à l'ère glaciaire, s'est alarmé cette semaine le Programme des Nations unies pour l'environnement (Unep). 

La mort était inattendue et rapide: «Les premiers 117 cadavres de saïgas ont été découverts le 10 mai. Onze jours plus tard, il y en avait déjà 28.000», selon l'antenne russe du Fonds mondial pour la nature (WWF).

Une «combinaison de facteurs biologiques et écologiques»

«Cette perte est un coup majeur porté aux efforts de préservation des saïgas au Kazakhstan et dans le monde entier, dans la mesure où 90% de la population globale des saïgas vit dans notre pays», a déploré le vice-ministre kazakh de l'Agriculture, Erlan Nyssanbaïev. «Nous sommes résolus à identifier la cause de ces décès et prendre toutes les mesures possibles pour empêcher la répétition de tels évènements», a-t-il assuré.

Ces morts en masse, survenues en même temps dans trois régions du pays, sont dues à une «combinaison de facteurs biologiques et écologiques», selon les experts. Les animaux auraient été tués par une maladie infectieuse causée par des bactéries du type Pasteurella ou Clostridium.

«La mortalité de 100% pour les troupeaux affectés est tout à fait extraordinaire»

Mais ces «bactéries sont mortelles uniquement pour un animal dont le système immunitaire est déjà affaibli» par des facteurs écologiques comme les pluies abondantes survenues en mai au Kazakhstan, qui auraient pu influer de manière néfaste sur la qualité de l'herbe, précisent-ils.

Le fait qu'aucun animal n'ait survécu dans les troupeaux affectés rend perplexes les scientifiques qui étudient depuis des années le mode de vie et le comportement de ces antilopes. «La mortalité de 100% pour les troupeaux affectés est tout à fait extraordinaire», estime Richard Kock, professeur au Collège vétérinaire royal à Londres, qui s'est rendu récemment au Kazakhstan. Même si les antilopes saïgas, dont la durée de vie oscille en général entre six et dix ans, sont des «créatures avec une résistance très faible», ajoute-t-il.

«Leur population est capable de se reproduire rapidement»

En 1993, la population des saïgas, qui vivent dans les steppes du Kazakhstan, dans l'ouest de la Mongolie et en Russie près de la mer Caspienne, était estimée à un million d'individus, avant de chuter de manière catastrophique. Les autorités du Kazakhstan se vantaient jusqu'ici d'avoir réussi à porter la population de cette antilope de quelque 20.000 têtes en 2003 à plus de 250.000 en 2013.

Mais désormais, il faudra au moins une décennie pour que la population de ces antilopes puisse se rétablir après la maladie, estiment des scientifiques. Le secrétaire exécutif du Secrétariat de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, Bradnee Chambers, se montre toutefois plus optimiste. 

«Les autorités au Kazakhstan réagissent rapidement à ce désastre et travaillent dur pour résoudre le mystère de ces morts en masse», affirme-t-il dans un communiqué. «Les antilopes saïgas donnent souvent naissance à des jumeaux et leur population est capable de se reproduire rapidement», souligne-t-il.

Source © AFP




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L'État australien du Queensland s'apprête à classer parmi les espèces vulnérables, sur l'ensemble de son territoire, l'emblématique koala, victime de l'urbanisation, de la circulation automobile et des attaques de chiens.

Le koala était déjà au nombre des espèces vulnérables dans le sud-est du Queensland mais les autorités locales ont décidé d'étendre ce statut protecteur à la totalité de l'État.

«Tout le monde aime les koalas et nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les protéger, aujourd'hui et demain», a justifié dimanche la première ministre de l'État, Annastacia Palaszczuk.

À l'arrivée des premiers colons britanniques en 1788, les koalas étaient plus de 10 millions en Australie. Comme ils vivent haut perchés dans les arbres, leur nombre est difficile à évaluer mais une étude de 2011 évaluait leur population entre 45 000 et 100 000 individus.

Outre la réduction de leur habitat et les prédateurs naturels, les koalas sont décimés par les infections à chlamydiae, une maladie sexuellement transmissible susceptible de provoquer la cécité et la stérilité.

Les koalas figurent également depuis 2002 sur les listes des espèces vulnérables du gouvernement fédéral dans certaines parties des États de Nouvelle-Galles-du-Sud, du Queensland et de la capitale Canberra.

Source © AFP
Par une décision du 29 mai 2015, le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution la disposition législative qui interdit aux distributeurs d'eau de procéder à l'interruption du service pour impayés dans une résidence principale, quelle que soit la période de l'année considérée.

La question prioritaire de constitutionnalité (QPC) avait été posée par la société Saur qui estimait que cette disposition portait une atteinte excessive à la liberté contractuelle et à la liberté d'entreprendre, ainsi qu'aux principes d'égalité devant la loi et les charges publiques.

Besoin essentiel de la personne

Le Conseil constitutionnel rejette ces griefs. En garantissant par cette disposition l'accès à l'eau "qui répond à un besoin essentiel de la personne", le législateur a poursuivi "l'objectif de valeur constitutionnelle que constitue la possibilité pour toute personne de disposer d'un logement décent", estiment les sages. Le Conseil a ensuite déduit de l'encadrement législatif spécifique qui entoure les contrats passés pour la distribution d'eau que les distributeurs exercent leur activité sur un marché réglementé. Il en conclut que l'atteinte à la liberté contractuelle et à la liberté d'entreprendre "n'est pas manifestement disproportionnée au regard de l'objectif poursuivi par le législateur".

En ce qui concerne une potentielle violation du principe d'égalité devant la loi, les sages de la rue de Montpensier estiment que les distributeurs d'eau ne sont pas placés dans la même situation que celle des fournisseurs d'électricité, de gaz ou de chaleur. Quant à une éventuelle violation du principe d'égalité devant les charges publiques, ils jugent que les dispositions contestées sont sans effet sur les créances des distributeurs d'eau vis à vis des usagers. En d'autres termes, qu'elles ne contraignent pas les distributeurs à reporter sur l'ensemble des usagers le surcoût résultant du non-paiement des factures par certains d'entre eux, contrairement à ce que faisait valoir la requérante.

Combat pour la dignité

Le député socialiste François Brottes, à l'origine de la disposition de loi contestée, salue "la victoire d'un combat pour la dignité".

L'association France Libertés, qui a engagé de nombreuses actions judiciaires contre les distributeurs avec la Coordination Eau Ile-de-France, se félicite également de "l'aboutissement d'un long combat pour le respect de la loi et de la dignité des plus démunis". Elle appelle en conséquence l'ensemble des distributeurs à "stopper la pratique illégale et inhumaine des coupures d'eau et à rétablir l'alimentation à tous les foyers actuellement dans cette situation". Même son de cloche du côté de la CLCV qui estime que "les distributeurs d'eau, qui sont régulièrement condamnés sur le sujet depuis des mois, ne pourront plus mettre en avant une quelconque ambiguïté du texte de loi pour ne pas l'appliquer".

France Libertés demande également aux collectivités locales de réfléchir à deux fois avant de confier la gestion du service à des entreprises qui font "passer leurs objectifs économiques avant les droits humains".

Réduire le débit d'eau en cas d'impayés

Dans le cadre de la discussion du projet de loi sur la transition énergétique, les sénateurs avaient voté un amendement qui autorisait les coupures d'eau pour les mauvais payeurs, revenant ainsi sur le principe d'interdiction (23927) votée dans la loi Brottes. Les députés ont supprimé cette disposition en avril, mais en prévoyant toutefois la possibilité pour les distributeurs de réduire le débit d'eau (24362) en cas d'impayés, sauf pour les personnes ou familles en difficulté financière.

Le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée estime le dispositif légal désormais équilibré : "il permet d'apporter un accompagnement spécifique aux plus démunis, tout en neutralisant un éventuel « effet d'aubaine » pour les autres". Au contraire, France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France déplorent la possibilité d'une réduction de débit pendant la trêve hivernale qui "impacterait directement sur la capacité des foyers à pouvoir se chauffer".


Source © Laurent Radisson / Actu-Environnement


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Les Etats membres de l'Union européenne peuvent apporter une aide financière directe aux éleveurs des races animales locales menacées d'abandon, grâce à la mise en œuvre d'une mesure agro-environnementale (MAE) appelée « Protection des races menacées » (PRM).

En France, « sur les 179 races locales recensées au sein de dix espèces (bovin, mouton, chèvre, porc, cheval, âne, poule, dinde, oie et canard commun), 80% sont considérées comme menacées d'abandon pour l'agriculture », constate l'Inra dans un rapport présenté le 14 avril à la Commission nationale d'amélioration génétique (Cnag).

« Dans plusieurs espèces, toutes les races locales sont considérées comme menacées : c'est le cas du porc, des équidés et des espèces de volailles autres que la poule. Cela souligne la difficulté du maintien des races locales dans ces espèces et dans le contexte actuel. »

« A l'opposé, c'est dans l'espèce ovine que cette proportion est la plus faible (50%) : cela ne signifie pas que la situation des éleveurs de moutons soit plus enviable que celle des autres, mais traduit le fait que l'élevage ovin est très majoritairement le fait de races locales et que, parmi celles-ci, un certain nombre se maintiennent avec des effectifs élevés », nuance l'Inra.

Par ailleurs, l'Inra estime « nécessaire de préciser dans quelles conditions les gestionnaires d'une race peuvent être autorisés à recourir à un croisement de sauvegarde (fondé sur le principe du croisement d'absorption) pour 'remonter' les effectifs d'une race. »

Source © La France Agricole
samedi 30 mai 2015
Une forte secousse a été ressentie samedi à Tokyo en raison d'un séisme de magnitude 7,8 à 874 kilomètres de la capitale japonaise, dans l'océan Pacifique, selon l'Institut américain de géophysique (USGS).

Les bâtiments ont tremblé pendant environ une minute vers 20H30 (11H30 GMT), a constaté un journaliste de l'AFP.

Le centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique a estimé lui que le séisme était de magnitude 8,5 mais qu'il n'y avait pas de risque de tsunamis.

L'épicentre se trouvait à 676 kilomètres de profondeur, selon les dernières données de l'USGS.

Les deux pistes de l'aéroport de Narita, le principal aéroport international de Tokyo, étaient temporairement fermées afin de permettre des inspections.

La circulation du métro de la capitale ainsi que des trains a dû être interrompue.

Il s'agit du deuxième séisme à faire trembler Tokyo au cours de cette semaine. 

Lundi, un premier séisme avait sécoué la région de la capitale sans faire de dégâts ou de victimes.

Il avait atteint une magnitude de 5,6 selon l'agence de météorologie japonaise, et de 5,3 selon l'Institut américain de géophysique (USGS). Il n'y avait eu aucun risque de tsunami.


Source © AFP


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Les bâtiments de la ville de Tokyo ont tremblé mais il n'y a pour l'instant aucun rapport de dommages, le séisme était extrêmement profond, à environ 600 km de profondeur. 

La centrale nucléaire de Fukushima ni aucune autre installation nucléaire du pays n'a signalé des dégâts .

La ligne de train à grande vitesse "Shinkansen" s'est brièvement arrêté entre Tokyo et Osaka en raison d'une panne d'électricité. Certains trains de Tokyo se sont arrêté aussi pour des contrôles de sécurité, provoquant l'amas de foules dans certaines des zones les plus animées de la ville. 

Le tremblement de terre a été ressenti dans une grande partie du Japon. 

Dans Chiba, à l'est de Tokyo, les haut-parleurs appelaient les gens à rester calme, il n'y a aucun signe de dommage dans la ville disaient ils. 


"c'était un très important séisme de magnitude 8,5, l'épicentre était à 590 km de profondeur, mais heureusement, il n'y a pas de dégât", a déclaré Naoki Hirata, un expert de l'Université de l' "Earthquake Research Center" de Tokyo. 

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C'est la pire vague de chaleur qui frappe le pays depuis 20 ans. Plus de 2000 personnes sont mortes en une dizaine de jours. Un bilan qui dépasse désormais le triste record établi en 1995.

La lourdeur de l'air indien n'a d'égal que celle du bilan des victimes qu'il étouffe. D'une ampleur et d'une durée exceptionnelle, la vague de chaleur qui frappe le pays depuis le 18 mai a tué plus de 2000 personnes. 

C'est désormais un bilan plus lourd que celui de la canicule historique de 1995, qui avait fait plus de 1600 victimes. 

Les provinces de l'est et du nord payent le plus lourd tribut. Le mercure y est monté jusqu'à 48°C par endroit. Avec à la clé des situations dramatiques: hôpitaux saturés, coupures d'électricité et même fonte des routes…

Particularité de la vague de chaleur de cette année, le vent chaud en provenance du Pakistan voisin et de l'Iran rend la chaleur, déjà excessive en cette saison, insupportable. 

Dans les villes le mercure ne descend pas en dessous de 30°C la nuit et grimpe vertigineusement le jour jusqu'à dépasser les 45°C. La pollution des mégalopoles indiennes contribue à l'écrasante lourdeur ambiante.

Les campagnes de prévention, notamment télévisées s'y multiplient, alors que les travailleurs pauvres continuent leur besogne, au péril de leur vie. 

Les routes fondent et l'indice ultraviolet est si élevé qu'une demi-heure d'exposition au soleil garantie une insolation. Les plans d'eau et les rues des villes sont saturés. Nombre d'habitants préfèrent dormir dehors sur une natte plutôt que dans les bâtiments étouffants ou ils s'entassent, alors même qu'une odeur pestilentielle se dégage des rues.

Les gens qui arrivent sont déjà décédés

Si la France a déjà connu des épisodes caniculaires intenses, notamment en 2003, ils sont sans communes mesures avec ce qui se passe actuellement en Inde. Températures élevées, piteuses conditions sanitaires, difficile accès à l'eau et aux soins forment le mortel cocktail responsable de cette hécatombe. Les services de santé sont débordés par l'afflux de victimes de la chaleur. Devant les hôpitaux les files d'attente sont interminables.

«Nos services sont pleins, confie J. V. Subbarao, médecin au Rajiv Gandhi Institute for Medical Sciences, dans l'Etat ravagé de l'Andhra Pradesh. Je suis médecin dans ce district depuis 40 ans et je n'ai jamais rien vu de tel, nombre de gens qui arrivent sont déjà décédés». Ses confrères expliquent ne jamais avoir enregistré une telle concentration de cas si graves. Le personnel soignant déplore aussi les nombreuses coupures d'électricité, longues de plusieurs heures, causées par la surconsommation électrique due aux appareils de climatisation.

Pourtant habitués aux phénomènes de chaleur excessive en cette saison, les Indiens attendent avec impatience la mousson, annoncée début juin. Mais cette dernière apportera aussi son lot d'inondations et devrait venir rincer un pays dont les sols et les cultures souffrent déjà de la sécheresse.

Des milliers de camions-citernes ont été livré à plus de 4000 villages et hameaux confrontés à des pénuries d'eau aiguës dans l'état central de Maharashtra 

Source © Le Figaro   
Un cas suspect de chikungunya ou de dengue a été détecté en début de semaine à Aix-en-Provence. Un plan anti-dissémination a été effectué dans les lieux où cette personne réside.

C’est le premier cas suspect de l’année à Aix-en-Provence. Une personne revenant du Brésil a été prise en charge et hospitalisée pour une contamination probable au virus du chikungunya ou de la dengue indique la mairie d’Aix-en-Provence.

C’est son médecin qui a diagnostiqué les symptômes de maux de tête et de douleurs musculaires propres à ces maladies. Aussitôt prévenue, l’Agence Régionale de la Santé (ARS) a missionné l’Entente interdépartementale de démoustication (EID) pour activer un "plan anti-dissémination".

Des larves de moustiques tigres retrouvées

Une investigation entomologique a été menée dans le voisinage du domicile du patient infecté pour tenter de retrouver des moustiques tigres. Ces derniers, bien implantés en Provence, sont en effet vecteurs de la maladie.

"L’investigation a montré la présence de tels moustiques (adultes et larves)", précise la mairie d’Aix-en-Provence. Les "gîtes larvaires" ont été supprimés aussitôt et un traitement ciblé sur le secteur a été décidé mercredi matin.


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Le virus chikungunya a désormais touché la moitié des États et Territoires insulaires Océaniens et risque fort de poursuivre sa progression.

« Nous estimons que le virus continuera sa progression pendant quelques années encore, et ce, en raison de plusieurs facteurs, dont le faible niveau d’immunité des populations dans les pays jusqu’ici épargnés, la présence de moustiques vecteurs dans une grande partie de la région, le manque de moyens affectés à la lutte antivectorielle dans la plupart des pays océaniens et la forte mobilité des populations », précise le docteur yvan Souarès.

Voyageurs, soyez vigilants

Toute personne séjournant ou se rendant dans un pays où circule le virus chikungunya peut  agir pour se prémunir contre cette maladie et en éviter la propagation en se protégeant  des moustiques et en contribuant aux efforts de lutte contre les moustiques vecteurs.

La CPS tient à jour une carte interactive en ligne illustrant les modes de circulation du chikungunya et d’autres maladies émergentes et à potentiel épidémique dans la région.

Les symptômes du Chikungunya

Toute personne présentant des symptômes évocateurs de chikungunya (fièvre supérieure à 38 °C et douleurs articulaires principalement, mais aussi douleurs musculaires, céphalées, nausée, fatigue intense et éruption cutanée), qui séjourne ou revient d’un séjour dans un pays touché, doit consulter un médecin au plus vite pour faire établir un diagnostic.

Ces symptômes sont analogues à ceux causés par la dengue, également présente dans la région.
Les douleurs articulaires chroniques, touchant particulièrement les petites articulations telles que les mains et les pieds, sont typiques du chikungunya.

Ces douleurs peuvent être invalidantes et perdurer pendant plusieurs mois, rendant difficiles le quotidien et la reprise de l’activité professionnelle chez les personnes malades, ce qui a des répercussions sur l’activité économique des collectivités touchées.

« Il est important que toute personne souffrante consulte un professionnel de santé pour pouvoir se soigner, mais aussi pour enrayer la propagation de ce type de maladies dans la région et au-delà, si elle voyage », insiste le docteur Souarès.


La profession tire la sonnette d’alarme. A l’appel du syndicat des apiculteurs de Provence et de la Confédération paysanne, un rassemblement a été organisé sur le Vieux-Port vendredi à partir de 10 heures. 

A la sortie de l’hiver, les ruchers installés dans la Crau sèche, entre Salon et Saint-Martin de Crau, ont subi une mortalité de 78 %, contre une perte normale de 10 à 15 % dans la région. Cette perte représente 1.000 ruches détruites, soit l’équivalent de quatre exploitations et touche une dizaine d’apiculteurs.

« Cette perte n’est donc pas rien : les ruches sont nos outils de travail ».

« Une exploitation peut compter 200 ou 250 ruches, gagner sa vie avec une exploitation, nourrir sa famille avec une exploitation, c’est possible, explique Christophe Benvenuto, apiculteur et représentant de la Confédération paysanne. Cette perte n’est donc pas rien : les ruches sont nos outils de travail ».

Les apiculteurs installent leurs ruches dans la plaine de la Crau car c’est un terrain favorable pour la reconstitution du peuplement des colonies. La zone est irriguée par de nombreuses exploitations agricoles ou par les élevages alentour. « Les apiculteurs touchés par les pertes possèdent des ruchers sur d’autres secteurs que dans la Crau qui ne sont pas touchés, indique Cyril Vidau, écotoxicologue à l’institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation (ITSAP) d’Avignon. On peut donc déduire que les pertes de la Crau ne sont pas dues à leurs pratiques mais bien à des causes environnementales ».

Deux analyses ont été menées par l’association pour le développement de l’apiculture provençale (ADAPI) sur le pain d’abeilles, soit le pollen : deux sortes d’insecticides et une substance connue pour amplifier la toxicité ont été trouvées.

« J’ignore si c’est cela qui a tué les abeilles, leurs sensibilités sont fonction de beaucoup de paramètres, comme le climat », souligne Cyril Vidau. 

Les pouvoirs publics ont mené d’autres analyses dont les résultats devraient être connus très prochainement. D’ores et déjà, le syndicat des apiculteurs de Provence et de la Confédération paysanne demandent l’organisation d’une table ronde avec le service régional de l’alimentation (Sral), chargé notamment de l’homologation des pesticides.


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La Torgue, qui sépare les communes de Tonneins et Varès, est polluée sur plusieurs kilomètres. Des poissons ont été retrouvés morts. Une fuite dans une cuve agricole à l'origine de la pollution du ruisseau

Des barrages filtrants ont été installés par les pompiers  jeudi.

C'est en début d'après-midi, ce jeudi, qu'un riverain a constaté que la Torgue, ruisseau qui sépare Varès et Tonneins et rejoint le Tolzac, à Clairac, devenait laiteux et que les poissons remontaient « piper » à la surface. Alertée, la cellule mobile d'intervention chimique, sous les ordres du lieutenant-colonel Dumonceaud, a installé sur place deux barrages filtrants et a procédé à des prélèvements chimiques.

La cause de la pollution, qui s'étend sur sept kilomètres, a finalement été identifiée : elle est due à une fuite dans la cuve de stockage des déjections d'un élevage de canards situé en amont. On a dénombré quelques poissons morts suite à une oxydation de l'eau. Une vingtaine de pompiers venus d'Agen, Tonneins, Damazan et Port-Sainte-Marie, ainsi que les gendarmes et la police municipale de Tonneins ont été mobilisés. Les barrages restent en place en attendant des informations de la police nationale des eaux.


Source © Sud Ouest
Les quotas sont passés de 13 500 à 16 000 tonnes. Lancé par l'Union européenne il y a presque dix ans, le plan de reconstitution du thon rouge porte tout doucement ses fruits.

La saison de la pêche 2015 vient de s'ouvrir pour un mois. 

Avec elle, une bonne nouvelle arrive : les stocks de thon rouge se sont redressés. La nouvelle a été annoncée dans un communiqué de presse de l'Union européenne : le commissaire européen Karmenu Vella s'est réjoui de la remontée des stocks de thon rouge dans les zones méditerranéenne et de l’Atlantique-Est.

Lancé en 2006, le plan de redressement pour le thon rouge a enfin porté ses fruits, puisque cette augmentation des quotas est la première enregistrée. Ainsi, les stocks de poissons reproducteurs sont estimés à un peu moins de 600 000 tonnes, ce qui représente quatre fois plus que ce qui était observé au milieu des années 2000. 

La pêche du thon rouge toujours contrôlée

Afin d'éviter la surpêche, l'Union européenne s'était engagée à des mesures de contrôle international sur la pêche du thon rouge. Un programme d’inspection, coordonné par l’Agence européenne de contrôle des pêches, permet entre autres de surveiller les stocks. A cela s'ajoute un système de surveillance satellitaire, qui permet de tenir les pêcheurs éloignés de toute tentation d'abus.

La remontée des stocks va permettre aux Etats membres qui se partagent les quotas (France, Espagne, Portugal, Italie, Croatie, Grèce, Chypre et Malte) de légèrement augmenter leur pêche (16 000 tonnes contre 13 500 tonnes l'an dernier). L'idée reste de continuer à réguler la pêche, afin de pérenniser le retour du thon rouge.

Source © Le Parisien
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L'UNESCO a demandé à l'Australie de lui préciser d'ici la fin 2016 les progrès réalisés dans la protection de la Grande Barrière de corail mais ne place pas le site sur sa liste du patrimoine naturel en péril, selon un projet de décision publié vendredi.

L'Australie devra remettre au Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, «d'ici au 1er décembre 2016», un rapport faisant le point sur les progrès réalisés afin de «confirmer que la mise en oeuvre du plan [de protection] a été efficace», indique ce texte.

Le projet de décision salue les mesures prises par l'Australie mais souligne qu'elle doit «mettre en oeuvre, rigoureusement, tous ses engagements».

Quelques heures avant la publication de ce projet de décision, l'Australie s'était dite certaine d'en avoir fait assez pour protéger la Grande Barrière et éviter que l'UNESCO ne la place sur sa liste du patrimoine naturel en péril.

Le ministre australien de l'Environnement, Greg Hunt, a salué samedi le projet de décision de l'UNESCO, y voyant là «un soutien massif» à l'action du gouvernement.

«Nous voulons nous assurer que nous continuons à nous mobiliser, et introduire à cet égard une certaine dose de surveillance internationale sur le long terme est, je pense, particulièrement précieux», a-t-il ajouté.

Le pays a présenté en mars dernier un plan de protection sur 35 ans de la Grande Barrière, le plus grand récif corallien au monde et attraction touristique très prisée. Il interdit, de manière totale et définitive, tout déversement de déchets de dragage et fixe des objectifs en matière d'amélioration de la qualité de l'eau et de protection de la vie marine.

M. Hunt a indiqué qu'il irait nager au tuba dans la journée sur la Grande Barrière «juste pour avoir un moment à [lui] afin de reconnaître que quoi que nous fassions, la nature le fait mieux».

L'UNESCO s'était inquiétée en 2013 des menaces croissantes pesant sur ce site d'une très grande richesse marine, inscrit depuis 1981 au patrimoine de l'humanité, et doit prendre une décision définitive en juin.

«L'UNESCO a pris la bonne décision: il est normal que le statut de la Grande Barrière de corail soit déterminé par l'état réel de ses précieux coraux et de sa vie marine», a estimé Dermot O'Gorman, directeur général du WWF Australie, cité dans un communiqué de l'ONG. «L'annonce de l'UNESCO va maintenir la pression sur le gouvernement australien pour que ses engagements se traduisent par des actes concrets.»

Selon le WWF, la Grande Barrière a «perdu plus de la moitié de sa couverture corallienne» ces trente dernières années et a vu décliner ses populations de dauphins, de dugongs (mammifères marins) et de requins.

Source © AFP

vendredi 29 mai 2015
Les autorités japonaises ont ordonné vendredi matin l'évacuation des habitants d'une petite île du sud du Japon à la suite de l'éruption spectaculaire d'un volcan local.

Des images de la télévision japonaise NHK montraient une énorme colonne de fumée noire et de cendres s'échappant du cratère et montant jusqu'à 9.000 mètres. Quelque 137 villageois s'apprêtaient à quitter l'île de Kuchinoerabu, dans l'extrême sud du pays, à bord de bâtiments des gardes-côtes. L'éruption du mont Shindake n'a fait ni victime ni dégâts matériels majeurs, selon un porte-parole de la police de l'île voisine de Yakushima. 

"Nous mobilisons tous les services du gouvernement" pour assurer la sécurité des habitants, a déclaré le Premier ministre Shinzo Abe à la presse. Des hélicoptères et bateaux des gardes-côtes ont été dépêchés sur les lieux, a-t-il précisé. Des militaires des forces d'autodéfense étaient également attendus. 

Le volcan s'est réveillé à 09h59 locales (00h59 GMT), selon l'agence météorologique nippone qui a élevé son niveau d'alerte au maximum, rendant nécessaire l'évacuation de Kuchinoerabu. Ce volcan est entré en éruption pour la première fois en 1841 puis a été à nouveau en activité pendant les années 1931-1935 et 1966-1980, selon les archives gouvernementales.

Source © Belga



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Alerte à la marée noire. Une seconde pollution pétrolière, aux origines encore inconnues, a entraîné la fermeture de plusieurs plages ce jeudi à côté de Los Angeles, dix jours après la marée noire survenue près de Santa Barbara à cause d'une fuite sur un oléoduc. 

Les plages d'Hermosa, Manhattan, El Segundo et Redondo ont été fermées à cause de la présence d'une substance ressemblant à du goudron.

«Il est encore trop tôt pour savoir d'où vient le pétrole (...), d'un écoulement naturel ou d'une fuite pétrolière provenant d'une raffinerie ou d'un oléoduc local», explique l'association environnementale Heal the bay. On dirait «un mélange de pétrole et de goudron (...). Le sable le long de ces plages est parsemé de milliers de taches épaisses allant de la largeur d'une balle de base-ball à celle d'un ballon de football»

Dans un communiqué, les autorités sanitaires de Los Angeles ont enjoint le public d'éviter «tout contact avec les substances qui ont été ramenées par les vagues sur le rivage, avec l'eau et le sable mouillé» sur ces plages, rappelant que toucher «du pétrole peut entraîner des irritations cutanées et des effets à long terme sur la santé».

39 oiseaux et 22 mammifères marins mazoutés

Un porte-parole des pompiers de Los Angeles a estimé peu probable qu'il s'agisse d'une fuite naturelle dans cette région riche en hydrocarbures, où le forage est actif à la fois au large des côtes et dans les terres. Cet incident ne serait pas non plus lié à la fuite mardi dernier sur un oléoduc de la société Plains All American Pipeline, près de Santa Barbara. Jusqu'à 400.000 litres de pétrole s’étaient alors déversés dans l'océan Pacifique, mais la cause de la fuite n’est pas encore définie. Deux plages proches de Santa Barbara sont toujours fermées et un millier de personnes mobilisées pour nettoyer une dizaine de kilomètres de côte touchée par la marée noire.

La pêche est interdite depuis une semaine dans un périmètre de 30 km sur 10. Les autorités n'étaient pas en mesure de dire à ce stade si la chaîne alimentaire pourrait pâtir de cette marée noire, la plus importante près de Santa Barbara depuis celle de 1969 qui était à l'époque la plus importante jamais connue aux Etats-Unis. Près de Los Angeles, il n'y avait pas encore d'indication que la faune a été affectée, mais à côté de Santa Barbara, 39 oiseaux et 22 mammifères marins mazoutés ont été ramassés par des associations de protection des animaux, dont la moitié sont morts.

Source © AFP
Les autorités chinoises ont détruit vendredi quelque 600 kilos d'ivoire, événement très médiatisé censé afficher la détermination de Pékin à combattre la contrebande des défenses d'éléphants, qui continue de prospérer au sein du premier pays consommateur d'ivoire au monde.

Défenses gravées, baguettes en ivoire sculpté et autres objets ouvragés - pour 660 kilos au total selon les responsables - ont été enfournés dans une broyeuse d'où sortaient poudre blanche et nuages de poussière, sur un site en banlieue de Pékin. 

Diplomates étrangers et médias internationaux avaient été convoqués pour cet événement soigneusement mis en scène, qui rappelait une opération spectaculaire l'an dernier à Dongguan (sud) où avaient officiellement été détruites six tonnes d'ivoire.

La Chine représente plus de 70% de la demande mondiale d'ivoire, selon des ONG, qui imputent à l'essor insolent de la consommation chinoise la mort de dizaines de milliers d'éléphants chaque année sur le continent africain. 

Sous le feu des critiques internationales, Pékin avait annoncé en février une interdiction d'un an à l'importation d'ivoire ouvragé, une mesure jugée "symbolique" par des ONG, qui rappellent que l'essentiel de la contrebande concerne l'ivoire brut. 

En décembre, l'ONG environnementale Save the Elephants et la fondation Aspinall évaluaient à plus de 100.000 le nombre d'éléphants abattus entre 2010 et 2012. 

Selon elles, le prix de l'ivoire brut en Chine - où il fait aussi partie de la pharmacopée traditionnelle - a bondi de l'équivalent de 750 dollars le kilo en 2010 à 2.100 dollars en 2014. 

Source © Belga


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