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mardi 2 juin 2015
Une pollution d'origine inconnue a entraîné la mort de nombreux poissons dans la Vilaine.
Un riverain et un pêcheur ont donné l'alerte ce matin : ils ont découvert de nombreux poissons morts dans la Vilaine, au Moulin de Brécé, à l'est de Rennes.
Des dizaines de poissons morts ; d'autres en détresse qui remontent à la surface pour trouver un peu d'oxygène. Quand ils ont vu ce triste spectacle, ce matin, dans la Vilaine au niveau du Moulin de Brécé, à Brécé à l'est de Rennes, un riverain et un pêcheur ont donné l'alerte.
Dans la matinée, les gendarmes ont constaté la présence de nombreux poissons morts (perches, brèmes et gardons) et d'une plaque d'écume.
Deux agents de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques se sont déplacés dans l'après-midi.
"Ce n'est pas la conséquence d'un phénomène naturel. Je pense que les poissons meurent à cause d'une pollution", confie un pêcheur en colère.
Source © Ouest France
Un riverain et un pêcheur ont donné l'alerte ce matin : ils ont découvert de nombreux poissons morts dans la Vilaine, au Moulin de Brécé, à l'est de Rennes.
Des dizaines de poissons morts ; d'autres en détresse qui remontent à la surface pour trouver un peu d'oxygène. Quand ils ont vu ce triste spectacle, ce matin, dans la Vilaine au niveau du Moulin de Brécé, à Brécé à l'est de Rennes, un riverain et un pêcheur ont donné l'alerte.
Dans la matinée, les gendarmes ont constaté la présence de nombreux poissons morts (perches, brèmes et gardons) et d'une plaque d'écume.
Deux agents de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques se sont déplacés dans l'après-midi.
"Ce n'est pas la conséquence d'un phénomène naturel. Je pense que les poissons meurent à cause d'une pollution", confie un pêcheur en colère.
Source © Ouest France
La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, présente ce mardi un nouveau système de six pastilles de couleur pour classer les véhicules des moins aux plus polluants. Objectif : les distinguer en cas de pic de pollution et de limitation de circulation.
Ségolène Royal relance ce mardi un système de pastilles pour distinguer les voitures les plus polluantes : le "certificat de qualité de l’air". Cette mesure phare du plan de lutte contre la pollution de la ministre de l'Ecologie, doit entrer en vigueur le 1er janvier 2016.
Pas de retour pour autant à la "pastille verte", cette fois-ci il y aura six autocollants, pour classer les véhicules en fonction de leur âge et de leur carburant. Le code couleur est simple : du vert prairie au gris foncé, du moins au plus polluant. Pour obtenir précieux sésame de la pastille verte, il faudra rouler à l'essence et posséder une voiture vieille de moins de cinq ans. Il y aura un cas particulier : les voitures électriques qui pourront arborer une pastille bleue.
Pour une circulation alternée plus juste ?
Pour Ségolène Royal, il s’agit de mettre fin au système de circulation alternée, mis en place en cas de pic de pollution dans les grandes agglomérations. Pour l’instant, les voitures les plus polluantes peuvent circuler si elles disposent de la bonne plaque d’immatriculation. La ministre de l’Ecologie veut mettre en place un contrôle plus juste. Par exemple, certaines mairies pourraient choisir d’interdire l’accès de leur centre-ville aux modèles diesel les plus anciens ou rendre le stationnement gratuit pour les véhicules électriques.
Mais Ségolène Royal refuse de faire de "l’écologie punitive". Le certificat sera facultatif et pourra être commandé gratuitement sur Internet pendant six mois (ensuite ce sera 5euros). A terme, la ministre souhaite inciter les propriétaires de véhicules polluants à opter pour de nouveaux modèles.
Source © France Info
Ségolène Royal relance ce mardi un système de pastilles pour distinguer les voitures les plus polluantes : le "certificat de qualité de l’air". Cette mesure phare du plan de lutte contre la pollution de la ministre de l'Ecologie, doit entrer en vigueur le 1er janvier 2016.
Pas de retour pour autant à la "pastille verte", cette fois-ci il y aura six autocollants, pour classer les véhicules en fonction de leur âge et de leur carburant. Le code couleur est simple : du vert prairie au gris foncé, du moins au plus polluant. Pour obtenir précieux sésame de la pastille verte, il faudra rouler à l'essence et posséder une voiture vieille de moins de cinq ans. Il y aura un cas particulier : les voitures électriques qui pourront arborer une pastille bleue.
Pour une circulation alternée plus juste ?
Pour Ségolène Royal, il s’agit de mettre fin au système de circulation alternée, mis en place en cas de pic de pollution dans les grandes agglomérations. Pour l’instant, les voitures les plus polluantes peuvent circuler si elles disposent de la bonne plaque d’immatriculation. La ministre de l’Ecologie veut mettre en place un contrôle plus juste. Par exemple, certaines mairies pourraient choisir d’interdire l’accès de leur centre-ville aux modèles diesel les plus anciens ou rendre le stationnement gratuit pour les véhicules électriques.
Mais Ségolène Royal refuse de faire de "l’écologie punitive". Le certificat sera facultatif et pourra être commandé gratuitement sur Internet pendant six mois (ensuite ce sera 5euros). A terme, la ministre souhaite inciter les propriétaires de véhicules polluants à opter pour de nouveaux modèles.
Source © France Info
lundi 1 juin 2015
Ce 1er juin, tous les produits chimiques, substances et mélanges, doivent présenter un étiquetage conforme au règlement européen "Classification, Labelling, Packaging". Les fiches de données de sécurité afficheront désormais des pictogrammes et mentions de danger.
L'INRS publie à cette occasion différents supports d'information.
Exit les petits panneaux carrés jaune et noir, bienvenue aux nouveaux pictogrammes en losange blanc encadrés de rouge !
L'étiquetage des produits chimiques évolue ce lundi 1er juin 2015 et l'ensemble des substances et mélanges doivent désormais présenter une étiquette de danger conforme au règlement CLP (Classification, Labelling, Packaging). Ce dernier définit les dangers et les répartit en 28 classes modifiées par rapport à la classification antérieure. Attention, il s'applique à la plupart des produits chimiques mais pas aux matières radioactives ni aux déchets.
Avec ce nouveau système d'étiquetage, les anciens pictogrammes (symbole noir dans un carré orange) seront remplacés par de nouveaux pictogrammes (symbole noir sur fond blanc dans un cadre rouge). Avec l'apparition de nouveaux symboles, tels que le point d'exclamation et le buste avec une croix blanche (indiquant tous les deux un danger pour la santé humaine) et la bouteille de gaz (pour les gaz sous pression), le symbole «X» pour la santé humaine ne sera plus utilisé.
Les entreprises utilisant, fabricant et mettant sur le marché des produits chimiques ainsi que les consommateurs doivent donc se familiariser avec ces éléments d'étiquetage afin d'utiliser correctement et en toute sécurité les produits chimiques.
À côté de ces nouveaux pictogrammes se trouvent également les mentions d'avertissement qui donnent des informations supplémentaires sur le degré relatif de gravité d'un danger. Les éléments d'étiquetage permettent aux consommateurs de mieux comprendre les risques d'un produit chimique et ainsi éviter les produits dangereux (par exemple, des produits de nettoyage agressifs).
Produit comburant ou inflammable ?
Conscient des possibilités d'erreurs et de mauvaise interprétation qui en découlent, l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a choisi d'éditer un ensemble de supports d'information afin d'aider les professionnels à comprendre et mettre en œuvre cette mutation. Pas moins de sept types de média sont disponibles : affiches, dépliants, brochures, dossiers, vidéos, outils et site Internet dédié. Ils sensibilisent à la nouvelle réglementation, décryptent les pictogrammes et fournissent des kits d'étiquettes.
Les neuf nouveaux symboles de danger, dont certains restent assez proches des originaux, sont même détaillés sur "www.9pictos.com" à l'aide d'un quiz aux réponses amusantes. On apprend ainsi que l'espèce de batte de cricket (ou de bouteille de Bordeaux ?) inclinée représente en fait un récipient de gaz sous pression qu'il convient donc de manipuler avec précaution. De même, le grand point d'exclamation identifie les produits irritants, allergiques, voire toxiques à forte dose ou ceux qui détruisent l'ozone. A noter que la tête de mort qui surmonte toujours des tibias croisés adopte maintenant une forme aplatie, anatomiquement… étrange. Mais cet icône symbolise toujours les poisons rapides, dangereux même à faible dose. La présence de ces nouveaux pictogrammes doit donc être l'occasion de redoubler de vigilance dans le stockage et la manipulation des substances chimiques.
L'INRS publie à cette occasion différents supports d'information.
Exit les petits panneaux carrés jaune et noir, bienvenue aux nouveaux pictogrammes en losange blanc encadrés de rouge !
L'étiquetage des produits chimiques évolue ce lundi 1er juin 2015 et l'ensemble des substances et mélanges doivent désormais présenter une étiquette de danger conforme au règlement CLP (Classification, Labelling, Packaging). Ce dernier définit les dangers et les répartit en 28 classes modifiées par rapport à la classification antérieure. Attention, il s'applique à la plupart des produits chimiques mais pas aux matières radioactives ni aux déchets.
Avec ce nouveau système d'étiquetage, les anciens pictogrammes (symbole noir dans un carré orange) seront remplacés par de nouveaux pictogrammes (symbole noir sur fond blanc dans un cadre rouge). Avec l'apparition de nouveaux symboles, tels que le point d'exclamation et le buste avec une croix blanche (indiquant tous les deux un danger pour la santé humaine) et la bouteille de gaz (pour les gaz sous pression), le symbole «X» pour la santé humaine ne sera plus utilisé.
Les entreprises utilisant, fabricant et mettant sur le marché des produits chimiques ainsi que les consommateurs doivent donc se familiariser avec ces éléments d'étiquetage afin d'utiliser correctement et en toute sécurité les produits chimiques.
À côté de ces nouveaux pictogrammes se trouvent également les mentions d'avertissement qui donnent des informations supplémentaires sur le degré relatif de gravité d'un danger. Les éléments d'étiquetage permettent aux consommateurs de mieux comprendre les risques d'un produit chimique et ainsi éviter les produits dangereux (par exemple, des produits de nettoyage agressifs).
Produit comburant ou inflammable ?
Conscient des possibilités d'erreurs et de mauvaise interprétation qui en découlent, l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a choisi d'éditer un ensemble de supports d'information afin d'aider les professionnels à comprendre et mettre en œuvre cette mutation. Pas moins de sept types de média sont disponibles : affiches, dépliants, brochures, dossiers, vidéos, outils et site Internet dédié. Ils sensibilisent à la nouvelle réglementation, décryptent les pictogrammes et fournissent des kits d'étiquettes.
Les neuf nouveaux symboles de danger, dont certains restent assez proches des originaux, sont même détaillés sur "www.9pictos.com" à l'aide d'un quiz aux réponses amusantes. On apprend ainsi que l'espèce de batte de cricket (ou de bouteille de Bordeaux ?) inclinée représente en fait un récipient de gaz sous pression qu'il convient donc de manipuler avec précaution. De même, le grand point d'exclamation identifie les produits irritants, allergiques, voire toxiques à forte dose ou ceux qui détruisent l'ozone. A noter que la tête de mort qui surmonte toujours des tibias croisés adopte maintenant une forme aplatie, anatomiquement… étrange. Mais cet icône symbolise toujours les poisons rapides, dangereux même à faible dose. La présence de ces nouveaux pictogrammes doit donc être l'occasion de redoubler de vigilance dans le stockage et la manipulation des substances chimiques.
Un biologiste marin de Nouvelle-Zélande estime que des mesures drastiques doivent être prises de toute urgence pour sauver les populations de bénitiers géant (Tridacnes géants) dans le Pacifique, ils sont désormais au bord de l'extinction dans une grande partie de la région.
Le Dr Charley Waters a passé plus de 12 années de recherche pour tenter de rétablir les populations de bénitiers dans le lagon d'Aitutaki aux îles Cook.
Depuis de nombreuses années, de trop nombreux Tricdanes ont été récolté pour fournir les marchés locaux et internationaux à cinq cents dollars américains sur le marché international. Bien trop rapidement et avant même qu'ils aient pu se reproduire, les populations se sont désormais gravement appauvries.
"J'utilise aujourd'hui le terme d "espèce fonctionnellement éteinte": Il ne reste plus que quelques Tricdacnes dans le lagon, pire, leurs distances de la côte sont bien trop éloignées pour que leur reproduction puisse se produire. Les organisations mondiales les ont classées comme menacées ou en danger, au lieu d'avouer que leur densité est bien trop faible pour que leurs populations restent viables. "
© Nature Alerte
Tridacne géant ( © Wikipédia)
Le tridacne géant ou bénitier géant (Tridacna gigas) est le plus gros mollusque bivalve. Cette espèce comestible est protégée car elle est en danger d'extinction.
La majorité des espèces sont hermaphrodites simultanés, ils deviennent mâles et peuvent se reproduire entre 2 et 6 ans ; puis par la suite quand ils ont atteint leur taille adulte, ils peuvent produire des ovocytes
Il s'agit du plus grand coquillage du monde : sa coquille peut mesurer 1,5 m et peser 250 kg. Elle ne possède pas de dessin concentrique (écaille). Ils doivent leur nom de bénitier à leur utilisation traditionnelle dans les églises catholiques pour contenir l'eau bénite aux portes d'entrée.
Le Dr Charley Waters a passé plus de 12 années de recherche pour tenter de rétablir les populations de bénitiers dans le lagon d'Aitutaki aux îles Cook.
Depuis de nombreuses années, de trop nombreux Tricdanes ont été récolté pour fournir les marchés locaux et internationaux à cinq cents dollars américains sur le marché international. Bien trop rapidement et avant même qu'ils aient pu se reproduire, les populations se sont désormais gravement appauvries.
"J'utilise aujourd'hui le terme d "espèce fonctionnellement éteinte": Il ne reste plus que quelques Tricdacnes dans le lagon, pire, leurs distances de la côte sont bien trop éloignées pour que leur reproduction puisse se produire. Les organisations mondiales les ont classées comme menacées ou en danger, au lieu d'avouer que leur densité est bien trop faible pour que leurs populations restent viables. "
© Nature Alerte
Tridacne géant ( © Wikipédia)
Le tridacne géant ou bénitier géant (Tridacna gigas) est le plus gros mollusque bivalve. Cette espèce comestible est protégée car elle est en danger d'extinction.
La majorité des espèces sont hermaphrodites simultanés, ils deviennent mâles et peuvent se reproduire entre 2 et 6 ans ; puis par la suite quand ils ont atteint leur taille adulte, ils peuvent produire des ovocytes
Il s'agit du plus grand coquillage du monde : sa coquille peut mesurer 1,5 m et peser 250 kg. Elle ne possède pas de dessin concentrique (écaille). Ils doivent leur nom de bénitier à leur utilisation traditionnelle dans les églises catholiques pour contenir l'eau bénite aux portes d'entrée.
Des milliers de Menhaden de l'Atlantique ( ou alose tyran ) ont été retrouvés morts dans la mâtiné du 29 mai sur les rives de la Riverhead dans l'état de New York aux Etats Unis.
"Si vous avez des filets et le permis bateau, s'il vous plaît appeler la police de Riverhead pour nous le faire savoir et venir nous aider de toute urgence à sauver nos poissons", voilà comment les autorités gèrent actuellement la crise d'une mortalité de masse subite de poissons constatée dans la riverhead.
En effet les fonctionnaires de l'état totalement dépassés par l’événement ont lancé cet appel de détresse pour tenter de sauver un maximum de poissons de cette hécatombe majeure dans l'estuaire de Peconic et visiblement due à des niveaux exceptionnellement bas de l'oxygène dans l'eau.
La ville paiera même les pêcheurs d'un montant qui n'a pas encore été déterminé
"Ceci est une urgence, parce que si nous ne sortons pas le poisson hors de l'eau tout de suite, alors qu'ils sont encore vie, nous allons avoir une hécatombe extrêmement importante", a déclaré le superviseur du sauvetage. "
Malgré cet appel des milliers de Menhaden de l'Atlantique se sont déjà échoués sur les rives de la rivière et de la baie. Une bio-toxine liée à la prolifération subite d'algues aussi connue comme "marée rouge" en est la cause.
© Nature Alerte
"Si vous avez des filets et le permis bateau, s'il vous plaît appeler la police de Riverhead pour nous le faire savoir et venir nous aider de toute urgence à sauver nos poissons", voilà comment les autorités gèrent actuellement la crise d'une mortalité de masse subite de poissons constatée dans la riverhead.
En effet les fonctionnaires de l'état totalement dépassés par l’événement ont lancé cet appel de détresse pour tenter de sauver un maximum de poissons de cette hécatombe majeure dans l'estuaire de Peconic et visiblement due à des niveaux exceptionnellement bas de l'oxygène dans l'eau.
La ville paiera même les pêcheurs d'un montant qui n'a pas encore été déterminé
"Ceci est une urgence, parce que si nous ne sortons pas le poisson hors de l'eau tout de suite, alors qu'ils sont encore vie, nous allons avoir une hécatombe extrêmement importante", a déclaré le superviseur du sauvetage. "
Malgré cet appel des milliers de Menhaden de l'Atlantique se sont déjà échoués sur les rives de la rivière et de la baie. Une bio-toxine liée à la prolifération subite d'algues aussi connue comme "marée rouge" en est la cause.
© Nature Alerte
Pour la première fois en Colombie, 21 jeunes caïmans ont été libérés dans la province orientale de la Colombia Vichada mardi, avec l'espoir que ces quelques individus vont pouvoir éviter leur extinction dans la région en raison de la chasse excessive.
Les reptiles ont été libéré après deux heures passées dans un avion, 15 minutes en voiture et 50 minutes en bateau.
Ils ont tous entre un et deux ans, ils ont été relâchés dans le parc national El Tuparro avec l'aide de sociétés privées et d'organisations environnementales.
Les écologistes ont salué le retour de ces créatures dans leur habitat naturel comme une étape importante dans le processus de conservation de l'espèce.
D'autres espèces comme le jaguar ou panthère devraient suivre, a expliqué le ministre de l'environnement Gabriel Vallejo.
© Nature Alerte
Les reptiles ont été libéré après deux heures passées dans un avion, 15 minutes en voiture et 50 minutes en bateau.
Ils ont tous entre un et deux ans, ils ont été relâchés dans le parc national El Tuparro avec l'aide de sociétés privées et d'organisations environnementales.
Les écologistes ont salué le retour de ces créatures dans leur habitat naturel comme une étape importante dans le processus de conservation de l'espèce.
D'autres espèces comme le jaguar ou panthère devraient suivre, a expliqué le ministre de l'environnement Gabriel Vallejo.
© Nature Alerte
Une présentation pour le lancement d’un programme de conservation de six espèces d’oiseaux menacées aux Tuamotu a eu lieu jeudi après-midi, au conservatoire, à Papeete, en présence du ministre de l’Environnement, Heremoana Maamaatuaiahutapu.
Le programme, mené par la Société d’ornithologie de Polynésie Manu, consiste à éradiquer les populations de rats, chats et lapins sur plusieurs îles des Tuamotu et Gambier afin de sauvegarder leur biodiversité, en particulier les espèces aviaires et végétales menacées qu’elles abritent.
En collaboration avec des partenaires locaux et internationaux, une opération pour débarrasser trois atolls et trois motu aux Tuamotu-Gambier de leurs prédateurs introduits va débuter mardi prochain.
Ces îles sont Vahanga et Tenarunga dans le groupe Actéon, les motu Kamaka, Makaroa, Manui et l’atoll Temoe aux Gambier.
Le tutururu ou gallicolombe erythroptère, en danger critique d’extinction avec environ une cinquantaine d’individus, et le titi, espèce endémique menacée, bénéficieront de 1 300 ha de nouveaux espaces sans prédateurs.
L’expédition devrait rester au moins un mois et implique
27 personnes de Tahiti, des Marquises, des Tuamotu-Gambier, mais aussi des États-Unis, de Fidji, la Nouvelle-Zélande, La Réunion, l’Australie et le Canada.
Le coût total du programme estimé à plus de 100 millions de francs est financé en grande partie par des donateurs étrangers : communauté européenne, Island conservation (États-Unis), Fondation américaine Packard, laboratoire Bell (États-Unis), Birdlife international, Pacific Development and conservation Trust de Nouvelle-Zélande, Fonds Biomes (WWF) et autres donateurs privés.
Le programme, mené par la Société d’ornithologie de Polynésie Manu, consiste à éradiquer les populations de rats, chats et lapins sur plusieurs îles des Tuamotu et Gambier afin de sauvegarder leur biodiversité, en particulier les espèces aviaires et végétales menacées qu’elles abritent.
En collaboration avec des partenaires locaux et internationaux, une opération pour débarrasser trois atolls et trois motu aux Tuamotu-Gambier de leurs prédateurs introduits va débuter mardi prochain.
Ces îles sont Vahanga et Tenarunga dans le groupe Actéon, les motu Kamaka, Makaroa, Manui et l’atoll Temoe aux Gambier.
Le tutururu ou gallicolombe erythroptère, en danger critique d’extinction avec environ une cinquantaine d’individus, et le titi, espèce endémique menacée, bénéficieront de 1 300 ha de nouveaux espaces sans prédateurs.
L’expédition devrait rester au moins un mois et implique
27 personnes de Tahiti, des Marquises, des Tuamotu-Gambier, mais aussi des États-Unis, de Fidji, la Nouvelle-Zélande, La Réunion, l’Australie et le Canada.
Le coût total du programme estimé à plus de 100 millions de francs est financé en grande partie par des donateurs étrangers : communauté européenne, Island conservation (États-Unis), Fondation américaine Packard, laboratoire Bell (États-Unis), Birdlife international, Pacific Development and conservation Trust de Nouvelle-Zélande, Fonds Biomes (WWF) et autres donateurs privés.
Le nord-est de l’Asie est actuellement confronté à une épidémie de coronavirus MERS (syndrome respiratoire du Moyen Orient). D’après les autorités sud-coréennes et chinoises, 18 personnes ont contracté le virus, et 700 sont actuellement placées en observation. A ce jour, aucun décès n’a été constaté.
A l’origine de cette épidémie, un Sud-Coréen de 68 ans, qui a séjourné au Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite, foyer de la maladie. Il a contaminé plusieurs personnes de son entourage ainsi que des personnels de santé.
Les responsables sanitaires sud-coréens se veulent rassurants. “Il ne devrait pas y avoir de décès, a estimé Kim Woo-joo, responsable du centre de prévention des maladies infectieuses. Il a ajouté que “sur les 18 personnes infectées, 5 (étaient) dans un état grave. Elles ont été placées sous assistance respiratoire.”
La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a convoqué ce lundi une réunion d’urgence. Elle a accusé les autorités sanitaires de n’avoir pas pris suffisamment tôt les mesures nécessaires pour contenir l‘épidémie. Une des personnes infectées a ainsi pu voyager en Chine avant d‘être placée en quarantaine.
A l’origine de cette épidémie, un Sud-Coréen de 68 ans, qui a séjourné au Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite, foyer de la maladie. Il a contaminé plusieurs personnes de son entourage ainsi que des personnels de santé.
Les responsables sanitaires sud-coréens se veulent rassurants. “Il ne devrait pas y avoir de décès, a estimé Kim Woo-joo, responsable du centre de prévention des maladies infectieuses. Il a ajouté que “sur les 18 personnes infectées, 5 (étaient) dans un état grave. Elles ont été placées sous assistance respiratoire.”
La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a convoqué ce lundi une réunion d’urgence. Elle a accusé les autorités sanitaires de n’avoir pas pris suffisamment tôt les mesures nécessaires pour contenir l‘épidémie. Une des personnes infectées a ainsi pu voyager en Chine avant d‘être placée en quarantaine.
Les glaciers du massif du Mont Blanc ont perdu en moyenne 10 mètres d'épaisseur entre 2003 et 2012. Un rythme beaucoup plus élevé que durant la période précédente, entre 1979 et 2003.
Cette perte de glace n'est due qu'à l'élévation des températures de l'atmosphère durant l'été, provoquant une fonte accélérée, car la quantité de neige accumulée durant l'hiver, elle, n'a pas vraiment varié sur l'ensemble de la période, depuis 40 ans.
Ce sont les résultats principaux d'une étude (1) réalisée par une équipe de glaciologues du Legos, à Toulouse. Une étude qui a mis à profit la précision des deux satellites d'observation Pléiades d'Airbus defence and space. Avec leur résolution de 0,70 cm, ils permettent de réaliser des modèles numérique de terrain - et donc d'accéder à l'altimétrie - en utilisant plusieurs images de la même zone en Les glaciers se sont amincis en dessous de 3.800 mstéréoscopie. La précision altimétrique finale est d'un mètre. Or, le même procédé avait été utilisé avec les images du satellite précédent, Spot-5.
Du coup, les scientifiques ont pu, après avoir validé sur le terrain les images des Pléiades, comparer les images de 2003 de Spot-5 avec celles de 2012 des Pléiades. La "simple" soustraction permet d'accéder à l'évolution de l'altitude du glacier, avec une résolution spatiale très bonne.
L'analyse des glaciologues montre que les glaciers demeurent stables au dessus de 3.800 mètres, mais se rétractent fortement en dessous. Certains glaciers plus que d'autres, comme celui de la Brenva, sur le versant italien, qui perd 12 mètres d'épaisseur de glace par an, ou la célèbre Mer de Glace au dessus de Chamonix qui s’amincit au rythme de 4 à 5 mètres par an.
Source © Sciences blogs liberation
(1) Berthier E., Vincent C., Magnússon E., Gunnlaugsson Á. Þ., Pitte P., Le Meur E., Masiokas M., Ruiz L., Pálsson F., Belart J. M. C. and Wagnon P. Glacier topography and elevation changes derived from Pléiades sub-meter stereo images, The Cryosphere, 8(6), 2275-2291, doi: 10.5194/tc-8-2275-2014,
2014
Cette perte de glace n'est due qu'à l'élévation des températures de l'atmosphère durant l'été, provoquant une fonte accélérée, car la quantité de neige accumulée durant l'hiver, elle, n'a pas vraiment varié sur l'ensemble de la période, depuis 40 ans.
Ce sont les résultats principaux d'une étude (1) réalisée par une équipe de glaciologues du Legos, à Toulouse. Une étude qui a mis à profit la précision des deux satellites d'observation Pléiades d'Airbus defence and space. Avec leur résolution de 0,70 cm, ils permettent de réaliser des modèles numérique de terrain - et donc d'accéder à l'altimétrie - en utilisant plusieurs images de la même zone en Les glaciers se sont amincis en dessous de 3.800 mstéréoscopie. La précision altimétrique finale est d'un mètre. Or, le même procédé avait été utilisé avec les images du satellite précédent, Spot-5.
Du coup, les scientifiques ont pu, après avoir validé sur le terrain les images des Pléiades, comparer les images de 2003 de Spot-5 avec celles de 2012 des Pléiades. La "simple" soustraction permet d'accéder à l'évolution de l'altitude du glacier, avec une résolution spatiale très bonne.
L'analyse des glaciologues montre que les glaciers demeurent stables au dessus de 3.800 mètres, mais se rétractent fortement en dessous. Certains glaciers plus que d'autres, comme celui de la Brenva, sur le versant italien, qui perd 12 mètres d'épaisseur de glace par an, ou la célèbre Mer de Glace au dessus de Chamonix qui s’amincit au rythme de 4 à 5 mètres par an.
Source © Sciences blogs liberation
(1) Berthier E., Vincent C., Magnússon E., Gunnlaugsson Á. Þ., Pitte P., Le Meur E., Masiokas M., Ruiz L., Pálsson F., Belart J. M. C. and Wagnon P. Glacier topography and elevation changes derived from Pléiades sub-meter stereo images, The Cryosphere, 8(6), 2275-2291, doi: 10.5194/tc-8-2275-2014,
2014
Cette infographie, publiée le 4 avril et reproduite avec l’aimable autorisation de La Nación, mesure l’empreinte écologique de l’humanité : les surfaces agricoles et l’eau nécessaires pour produire les ressources que nous consommons et absorber les déchets générés.
Notre empreinte augmente, tandis que les surfaces disponibles se réduisent.
Source © Courrier International
Notre empreinte augmente, tandis que les surfaces disponibles se réduisent.
Source © Courrier International
Le Monténégro se voit déjà en futur« Koweït des Blakans ».
La Croatie envisage des plateformes pétrolières au large de ses superbes îles.
L’Albanie agite les cadeaux fiscaux pour attirer géologues et foreurs.
La Mer Adriatique va-t-elle changer de visage pour s’ouvrir aux compagnies pétrolières et gazières ? Au risque de sacrifier son attrait touristique et de vivre sous la menace d’une marée noire qui, dans cette mer fermée, aurait des conséquences dévastatrices. Ecologistes et citoyens commencent à se mobiliser.
Les vacanciers n’ont pas encore envahi les ruelles étroites de la ville de Pula, tout au sud de l’Istrie (Croatie). Sur la place centrale, quelques clients prennent le soleil aux terrasses des cafés. On aperçoit au loin les grues du chantier naval Ugljanik qui dominent les vielles bâtisses vénitiennes. Mais Dušica Radojčić, la présidente de l’organisation écologiste Zelena Istra (« Istrie verte »), n’a guère le temps de profiter de la douceur printanière. La jeune quadragénaire est à la pointe de la mobilisation contre les projets de prospection et d’exploitation des hydrocarbures en Mer Adriatique. « Il y a quelques mois encore, la majorité des Croates étaient favorables aux forages, selon les enquêtes d’opinion. Ils faisaient confiance aux arguments économiques avancés par le gouvernement, explique-t-elle. Depuis, nous avons multiplié les réunions d’information et la population est en train de changer d’avis. Les pêcheurs et les professionnels du tourisme sont, bien sûr, les premiers à avoir pris conscience du danger ».
Le gouvernement croate rêve de voir le pays devenir un nouvel Eldorado gazier et pétrolier. Le 2 janvier, il a dévoilé la liste des compagnies qui pourront explorer durant cinq ans les fonds marins de l’Adriatique à la recherche de gaz et de pétrole : le croate INA, l’autrichien OMV, l’américain Marathon Oil, l’italien ENI et le britannique Med-Oil-Gas. Dix zones de 1000 à 1600 km² ont été attribuées le long des côtes, à seulement dix kilomètres du continent et à six kilomètres des îles. « Pourquoi a-t-on autorisé une exploration si près des îles, qui ont toutes un environnement particulièrement fragile ? Personne ne le comprend », s’indigne Dušica Radojčić.
Le Monténégro, futur « Koweït des Blakans »
L’existence de gisements de carburants fossiles est connue de longue date dans la région. L’Italie et la Yougoslavie ont commencé à exploiter le gaz naturel du nord de l’Adriatique dès les années 1960, et quinze plateformes gazières sont toujours en exploitation au large de l’Istrie, à une quarantaine de miles au sud-ouest de Pula. Plus au sud, le plateau continental recèlerait également du pétrole, au large de Dubrovnik, tout près des parcs naturels des îles de Mljet et de Lastovo.
La bouche de Kotor (Monténégro)
Les voisins de la Croatie ne sont d’ailleurs pas en reste. Le gouvernement monténégrin, bien décidé à lancer la prospection, avance depuis plusieurs années la présence d’importants gisements pétroliers en face de la péninsule de Prevlaka et de la Bouche de Kotor. Il serait question de réserves de l’ordre de sept milliards de barils, mais les conditions d’exploitation n’ont jamais été précisées. Les autorités de Podgorica rêvent elles aussi de voir leur pays, rongé par la corruption, devenir un « Koweït balkanique ». Problème : selon la Constitution adoptée en 2007, le Monténégro est officiellement devenu « un État écologique ». Un argument de poids pour les écologistes, fermement opposés à la reprise des forages à proximité des côtes. « Pouvez-vous imaginer l’impact sur le tourisme et ce que nous appelons ’notre beauté sauvage’ ? », fulmine Nataša Kovačević, coordinatrice de l’ONG Green Home.
Avantages fiscaux en Albanie
En Albanie, on s’intéresse également à la manne pétrolière depuis plusieurs décennies. Le champ de Patos-Marinza, au sud du pays, est d’ailleurs le site on-shore le plus important du continent européen, même si, depuis la fin du communisme, la plupart des derricks s’écoulent dans la montagne. Quant à la raffinerie de Ballsh, elle est connue comme un haut lieu de trafic de brut. C’est par elle que transitait, dans les années 1990, une bonne part des carburants vendus par l’Irak dans le cadre du programme « pétrole contre nourriture », ainsi que l’essence destinée à la Serbie, alors frappée par un embargo international. Plus récemment, en juin 2012, l’Albanie a accordé à la société Emanuelle Adriatic Energy Ltd., enregistrée à Chypre et filiale de l’israélienne ILDC, une concession de recherche et d’exploitation des hydrocarbures sur une large zone de 5070 km² dans partie sud de l’Adriatique, malgré le conflit qui l’oppose à la Grèce dans la délimitation de ses eaux territoriales.
Voilà qui n’a pas pas empêché le Premier ministre Edi Rama d’annoncer début mars l’ouverture « d’un nouveau chapitre de l’histoire de la gazéification de l’Albanie ». Une phase d’exploration va commencer dans 13 zones déjà identifiées. Pour inciter les compagnies étrangères à s’installer, Tirana a consenti toute une série d’avantages sonnants et trébuchants : exonération totale de TVA pendant la phase d’exploration et durée de concessions allongées à 30 ans pour l’exploitation. Les sommes mobilisées dans les hydrocarbures représenteraient 40% du total des investissements étrangers et, selon les estimations des experts locaux, les réserves albanaises en pétrole et gaz s’élèveraient à 400 millions de tonnes.
Pas d’étude d’impact environnemental en Croatie
C’est cependant en Croatie que les projets sont le plus avancé, malgré la ferme opposition des défenseurs de l’environnement. « Nous rejetons ces projets pour des questions de sécurité : des accidents sont toujours possibles et ils pourraient avoir des conséquences dramatiques pour le milieu naturel. Une exploitation ’normale’, même sans accident, entraine déjà des nuisances visuelles et un certain niveau de pollution. Or il ne faut pas oublier que l’Adriatique est une mer fermée », explique Bernard Ivčić, de l’ONG Zelena Akija de Zagreb, qui a créé un réseau d’organisations réunies sous le label « SOS pour l’Adriatique ». « En Croatie, aucune étude d’impact environnemental n’a été menée, elle sera à la charge des entreprises concessionnaires, qui minimiseront bien sûr les risques », souligne-t-il.
La ville et la baie de Pula (Croatie)
La dynamique des courants marins est bien connue en Adriatique : ils remontent le long de la côte orientale pour redescendre la rive italienne, chargés de la pollution des grandes villes du nord – Rijeka en Croatie, Trieste et Venise en Italie – et des industries de la plaine du Pô. Pour l’instant, malgré l’incurie environnementale, la quasi-absence de traitements des déchets et les fréquents dégazages, les eaux albanaises, monténégrines et croates restent relativement propres. Néanmoins, la moindre pollution survenant en Adriatique-sud affecterait immédiatement l’ensemble des îles dalmates, l’Istrie et le golfe de Venise.
Développement industriel ou risque pour le tourisme ?
Le gouvernement croate et les industriels de l’énergie balayent pourtant d’un revers de la main les inquiétudes des écologistes et des professionnels du tourisme. Pour eux, le transit de 4000 pétroliers par an, qui longent les côtes croates pour filer vers les grands ports du nord de l’Adriatique, représente un bien plus grand danger que l’installation de quelques plateformes en mer. « Une catastrophe est toujours envisageable », reconnaît Igor Dekanić, professeur à l’École des mines de Zagreb, « mais l’industrie pétrolière est très expérimentée, elle peut réduire les risques au minimum. Jusqu’à présent, il n’y a jamais eu d’accident lié aux hydrocarbures en Adriatique ». Pour l’universitaire, pas de doute, ces forages sont un atout pour le pays, notamment en termes d’activité économique.
Un argument de poids dans une Croatie en crise. Membre de l’Union européenne depuis le 1er juillet 2013, en récession constante depuis 2008, elle présente le plus fort taux de chômage des 28 pays membres, après la Grèce et l’Espagne – 18% de la population active et 45,5% des jeunes. Dans ce contexte, toute initiative industrielle serait donc bonne à prendre. Zagreb risque pourtant de scier l’une des principales branches de son économie, le tourisme. À ceux qui assurent que la Croatie ne peut pas miser uniquement sur la trop courte saison d’été, Bernard Ivčić rétorque que le pays devrait engager sa transition vers une « économie verte ». « Nous ne tirons que 2% de notre énergie électrique du soleil et du vent. C’est un secteur qui pourrait créer beaucoup d’emplois », explique le responsable de l’ONG Zelena Akija. Les écologistes soulignent en outre que le gouvernement n’a jamais communiqué d’informations sur les bénéfices réels que Zagreb pourrait tirer de l’exploitation des gisements fossiles.
Le village de Perast, dans la baie de Kotor (Monténégro)
Le professeur Dekanić reste prudent. « Il ne faut pas rêver, la Croatie ne va pas devenir une nouvelle Norvège. Au mieux, nous pourrions satisfaire nos propres besoins en gaz naturel et peut-être en pétrole. Le seul vrai avantage, c’est de se trouver à la frontière de l’Union européenne dans une zone géopolitiquement stable ». L’universitaire reconnaît d’ailleurs que la plus grande menace qui pèse désormais sur ce projet tient moins aux mobilisations écologistes qu’à la chute du prix du pétrole, passé d’environ 110 dollars le baril à tout juste 60 en moins d’un an, qui pourrait compromettre la rentabilité des projets croates. « Le contexte économique est loin d’être favorable et, avec les élections législatives qui doivent se tenir à la fin de l’année, tous les partis politiques du pays se trouveront de bonnes raisons de s’ériger en protecteurs de l’environnement pour s’attirer les faveurs des électeurs ».
Source © Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin et Simon Rico / Basta Mag
La Croatie envisage des plateformes pétrolières au large de ses superbes îles.
L’Albanie agite les cadeaux fiscaux pour attirer géologues et foreurs.
La Mer Adriatique va-t-elle changer de visage pour s’ouvrir aux compagnies pétrolières et gazières ? Au risque de sacrifier son attrait touristique et de vivre sous la menace d’une marée noire qui, dans cette mer fermée, aurait des conséquences dévastatrices. Ecologistes et citoyens commencent à se mobiliser.
Les vacanciers n’ont pas encore envahi les ruelles étroites de la ville de Pula, tout au sud de l’Istrie (Croatie). Sur la place centrale, quelques clients prennent le soleil aux terrasses des cafés. On aperçoit au loin les grues du chantier naval Ugljanik qui dominent les vielles bâtisses vénitiennes. Mais Dušica Radojčić, la présidente de l’organisation écologiste Zelena Istra (« Istrie verte »), n’a guère le temps de profiter de la douceur printanière. La jeune quadragénaire est à la pointe de la mobilisation contre les projets de prospection et d’exploitation des hydrocarbures en Mer Adriatique. « Il y a quelques mois encore, la majorité des Croates étaient favorables aux forages, selon les enquêtes d’opinion. Ils faisaient confiance aux arguments économiques avancés par le gouvernement, explique-t-elle. Depuis, nous avons multiplié les réunions d’information et la population est en train de changer d’avis. Les pêcheurs et les professionnels du tourisme sont, bien sûr, les premiers à avoir pris conscience du danger ».
Le gouvernement croate rêve de voir le pays devenir un nouvel Eldorado gazier et pétrolier. Le 2 janvier, il a dévoilé la liste des compagnies qui pourront explorer durant cinq ans les fonds marins de l’Adriatique à la recherche de gaz et de pétrole : le croate INA, l’autrichien OMV, l’américain Marathon Oil, l’italien ENI et le britannique Med-Oil-Gas. Dix zones de 1000 à 1600 km² ont été attribuées le long des côtes, à seulement dix kilomètres du continent et à six kilomètres des îles. « Pourquoi a-t-on autorisé une exploration si près des îles, qui ont toutes un environnement particulièrement fragile ? Personne ne le comprend », s’indigne Dušica Radojčić.
Le Monténégro, futur « Koweït des Blakans »
L’existence de gisements de carburants fossiles est connue de longue date dans la région. L’Italie et la Yougoslavie ont commencé à exploiter le gaz naturel du nord de l’Adriatique dès les années 1960, et quinze plateformes gazières sont toujours en exploitation au large de l’Istrie, à une quarantaine de miles au sud-ouest de Pula. Plus au sud, le plateau continental recèlerait également du pétrole, au large de Dubrovnik, tout près des parcs naturels des îles de Mljet et de Lastovo.
La bouche de Kotor (Monténégro)
Les voisins de la Croatie ne sont d’ailleurs pas en reste. Le gouvernement monténégrin, bien décidé à lancer la prospection, avance depuis plusieurs années la présence d’importants gisements pétroliers en face de la péninsule de Prevlaka et de la Bouche de Kotor. Il serait question de réserves de l’ordre de sept milliards de barils, mais les conditions d’exploitation n’ont jamais été précisées. Les autorités de Podgorica rêvent elles aussi de voir leur pays, rongé par la corruption, devenir un « Koweït balkanique ». Problème : selon la Constitution adoptée en 2007, le Monténégro est officiellement devenu « un État écologique ». Un argument de poids pour les écologistes, fermement opposés à la reprise des forages à proximité des côtes. « Pouvez-vous imaginer l’impact sur le tourisme et ce que nous appelons ’notre beauté sauvage’ ? », fulmine Nataša Kovačević, coordinatrice de l’ONG Green Home.
Avantages fiscaux en Albanie
En Albanie, on s’intéresse également à la manne pétrolière depuis plusieurs décennies. Le champ de Patos-Marinza, au sud du pays, est d’ailleurs le site on-shore le plus important du continent européen, même si, depuis la fin du communisme, la plupart des derricks s’écoulent dans la montagne. Quant à la raffinerie de Ballsh, elle est connue comme un haut lieu de trafic de brut. C’est par elle que transitait, dans les années 1990, une bonne part des carburants vendus par l’Irak dans le cadre du programme « pétrole contre nourriture », ainsi que l’essence destinée à la Serbie, alors frappée par un embargo international. Plus récemment, en juin 2012, l’Albanie a accordé à la société Emanuelle Adriatic Energy Ltd., enregistrée à Chypre et filiale de l’israélienne ILDC, une concession de recherche et d’exploitation des hydrocarbures sur une large zone de 5070 km² dans partie sud de l’Adriatique, malgré le conflit qui l’oppose à la Grèce dans la délimitation de ses eaux territoriales.
Voilà qui n’a pas pas empêché le Premier ministre Edi Rama d’annoncer début mars l’ouverture « d’un nouveau chapitre de l’histoire de la gazéification de l’Albanie ». Une phase d’exploration va commencer dans 13 zones déjà identifiées. Pour inciter les compagnies étrangères à s’installer, Tirana a consenti toute une série d’avantages sonnants et trébuchants : exonération totale de TVA pendant la phase d’exploration et durée de concessions allongées à 30 ans pour l’exploitation. Les sommes mobilisées dans les hydrocarbures représenteraient 40% du total des investissements étrangers et, selon les estimations des experts locaux, les réserves albanaises en pétrole et gaz s’élèveraient à 400 millions de tonnes.
Pas d’étude d’impact environnemental en Croatie
C’est cependant en Croatie que les projets sont le plus avancé, malgré la ferme opposition des défenseurs de l’environnement. « Nous rejetons ces projets pour des questions de sécurité : des accidents sont toujours possibles et ils pourraient avoir des conséquences dramatiques pour le milieu naturel. Une exploitation ’normale’, même sans accident, entraine déjà des nuisances visuelles et un certain niveau de pollution. Or il ne faut pas oublier que l’Adriatique est une mer fermée », explique Bernard Ivčić, de l’ONG Zelena Akija de Zagreb, qui a créé un réseau d’organisations réunies sous le label « SOS pour l’Adriatique ». « En Croatie, aucune étude d’impact environnemental n’a été menée, elle sera à la charge des entreprises concessionnaires, qui minimiseront bien sûr les risques », souligne-t-il.
La ville et la baie de Pula (Croatie)
La dynamique des courants marins est bien connue en Adriatique : ils remontent le long de la côte orientale pour redescendre la rive italienne, chargés de la pollution des grandes villes du nord – Rijeka en Croatie, Trieste et Venise en Italie – et des industries de la plaine du Pô. Pour l’instant, malgré l’incurie environnementale, la quasi-absence de traitements des déchets et les fréquents dégazages, les eaux albanaises, monténégrines et croates restent relativement propres. Néanmoins, la moindre pollution survenant en Adriatique-sud affecterait immédiatement l’ensemble des îles dalmates, l’Istrie et le golfe de Venise.
Développement industriel ou risque pour le tourisme ?
Le gouvernement croate et les industriels de l’énergie balayent pourtant d’un revers de la main les inquiétudes des écologistes et des professionnels du tourisme. Pour eux, le transit de 4000 pétroliers par an, qui longent les côtes croates pour filer vers les grands ports du nord de l’Adriatique, représente un bien plus grand danger que l’installation de quelques plateformes en mer. « Une catastrophe est toujours envisageable », reconnaît Igor Dekanić, professeur à l’École des mines de Zagreb, « mais l’industrie pétrolière est très expérimentée, elle peut réduire les risques au minimum. Jusqu’à présent, il n’y a jamais eu d’accident lié aux hydrocarbures en Adriatique ». Pour l’universitaire, pas de doute, ces forages sont un atout pour le pays, notamment en termes d’activité économique.
Un argument de poids dans une Croatie en crise. Membre de l’Union européenne depuis le 1er juillet 2013, en récession constante depuis 2008, elle présente le plus fort taux de chômage des 28 pays membres, après la Grèce et l’Espagne – 18% de la population active et 45,5% des jeunes. Dans ce contexte, toute initiative industrielle serait donc bonne à prendre. Zagreb risque pourtant de scier l’une des principales branches de son économie, le tourisme. À ceux qui assurent que la Croatie ne peut pas miser uniquement sur la trop courte saison d’été, Bernard Ivčić rétorque que le pays devrait engager sa transition vers une « économie verte ». « Nous ne tirons que 2% de notre énergie électrique du soleil et du vent. C’est un secteur qui pourrait créer beaucoup d’emplois », explique le responsable de l’ONG Zelena Akija. Les écologistes soulignent en outre que le gouvernement n’a jamais communiqué d’informations sur les bénéfices réels que Zagreb pourrait tirer de l’exploitation des gisements fossiles.
Le village de Perast, dans la baie de Kotor (Monténégro)
Le professeur Dekanić reste prudent. « Il ne faut pas rêver, la Croatie ne va pas devenir une nouvelle Norvège. Au mieux, nous pourrions satisfaire nos propres besoins en gaz naturel et peut-être en pétrole. Le seul vrai avantage, c’est de se trouver à la frontière de l’Union européenne dans une zone géopolitiquement stable ». L’universitaire reconnaît d’ailleurs que la plus grande menace qui pèse désormais sur ce projet tient moins aux mobilisations écologistes qu’à la chute du prix du pétrole, passé d’environ 110 dollars le baril à tout juste 60 en moins d’un an, qui pourrait compromettre la rentabilité des projets croates. « Le contexte économique est loin d’être favorable et, avec les élections législatives qui doivent se tenir à la fin de l’année, tous les partis politiques du pays se trouveront de bonnes raisons de s’ériger en protecteurs de l’environnement pour s’attirer les faveurs des électeurs ».
Source © Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin et Simon Rico / Basta Mag
TEPCO, l'opérateur de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima Daiichi au Japon a confirmé qu'il a trouvé des niveaux records de radioactivité dans le port de la centrale ces derniers jours.
Il affirme que ces niveaux élevés sont dus à une nouvelle fuite.
Les responsables de TEPCO ont prélevé des échantillons d'eau de mer dans 4 endroits du port, ils ont enregistré 190 et 320 becquerels par litre. Ces chiffres sont les plus élevés jamais enregistrés dans le port.
Dans un précédent rapport de la NHK du 29 mai 2015 il semble que des travailleurs de TEPCO aient découvert une nouvelle fuite d'eau hautement radioactive sur le site de la centrale endommagée. Cette fuite s'écoulait dans le port par un canal de ruissellement, 1200 becquerels par litre y ont été détecté, soit 40 fois le niveau de la veille, puis 6600 becquerels par litre ce week end, soit 200 fois plus élevé que le chiffre enregistré mercredi dernier. Les fonctionnaires estiment donc que cette fuite est continue depuis quelques jours
© Nature Alerte
Il affirme que ces niveaux élevés sont dus à une nouvelle fuite.
Les responsables de TEPCO ont prélevé des échantillons d'eau de mer dans 4 endroits du port, ils ont enregistré 190 et 320 becquerels par litre. Ces chiffres sont les plus élevés jamais enregistrés dans le port.
Dans un précédent rapport de la NHK du 29 mai 2015 il semble que des travailleurs de TEPCO aient découvert une nouvelle fuite d'eau hautement radioactive sur le site de la centrale endommagée. Cette fuite s'écoulait dans le port par un canal de ruissellement, 1200 becquerels par litre y ont été détecté, soit 40 fois le niveau de la veille, puis 6600 becquerels par litre ce week end, soit 200 fois plus élevé que le chiffre enregistré mercredi dernier. Les fonctionnaires estiment donc que cette fuite est continue depuis quelques jours
© Nature Alerte
Il y a eu 3 786 déclarations de fuites de matières dangereuses, solides, liquides ou gazeuses en Colombie-Britannique en 2014.
Ces déclarations vont de la simple fuite d' huile de friture aux graves fuites de résidus d'extractions minières .
C'est tout de même une moyenne de 10 déclarations avouées de fuites de produits dangereux dans l'état de Colombie Britannique par jour.
Ces données révélées au publique dernièrement, suscitent de nombreuses questions:
En effet le rapport nous apprend qu'elles varient en taille et en impact sur l'environnement, allant de la catastrophe de la mine Mount Polley à un petit déversement d'huile de friteuse. Néanmoins cette nouvelle base de données ne répertorie ni les responsables de ces catastrophes, ni l'endroit précis des déclarations de fuites, ni comment elles ont été nettoyé, et ce pour des raisons de confidentialités, déclarent les autorités.
Pourtant pour Spencer Chandra Herbet, le nombre de déversements accidentels de matières dangereuses déclarées en Colombie Britanniques en 2014 est devenu très "inquiétant."
Plus grave:
"Il semble qu'en 2014 dans la moitié des cas, le gouvernement n'a jamais su ni les quantités réelles ni le type de pollution déversée dans la nature par les déclarants, mais pire, dans un quart des cas, il n'a même jamais su les lieux où les déversements accidentels s'effectuaient"
Même si parfois ce manque d'informations est compréhensible, par exemple chaque fois qu'une personne anonyme est témoin d'un déversement et qu'elle le signale à la province dans un rapport d'incident dit "Dangerous Goods" (DGIRs), ces témoignages sont souvent brouillons. Les informations peuvent alors être "inexactes ou évoluer avec le temps», et ne sont pas toujours établies. Néanmoins malgré ces lacunes, ces déclarations ont du moins le mérite de donner une idée approximative de l'endroit où une fuite s'est produite, accompagné souvent d'un témoignage sur sa cause probable et une description générale de la façon dont la fuite a impacté l'environnement.
Mais certains incidents soulèvent de véritables questions:
Par exemple, un déversement déclaré le 25 Juillet 2014 dans le Lower Mainland decrit seulement que 485 kilogrammes de déchets de laboratoire ont fuit, sans en connaitre ni la raison, ni le lieu, ni la teneur de la pollution. Sur 21 dossiers, la cause des déversements sont répertoriés comme actes de " vandalismes ou terrorismes." on retrouve sous cette définition un déversement de méthanol de 1600 litres sans autre détail, ou encore deux accidents impliquant des ruptures de pipelines, sans aucune donnée des quantités déversées. Dix-huit dossiers ne signalent que la présence d'odeurs ou de gaz acides ou de sulfure d'hydrogène.
Les régions les plus impactées sont le Lower Mainland et l'île de Vancouver, qui représentent à eux deux plus de la moitié du total des déversements déclarés dans l'état, avec respectivement environ 30 % et 23 % de tous les incidents déclarés en Colombie Britannique. La région Peace termine troisième avec 552 déversements, soit environ 14 % du total, peut-être un reflet du devellopement économique démesuré de la région.
Dans presque la moitié des incidents, l'eau est affectée: ils ont touché l'océan dans 978 cas, des lacs et rivières dans 788 cas et les eaux souterraines dans 6. La majorité des déversements (1072) ont impacté les terres, tandis que pour 438 cas les risques étaient totalement inconnus ou non cotés.
Voici un exemple des incohérences de déclarations que l'on peut trouvé dans ce rapport:
Parmi les fuites les plus importantes on peut retenir celles d' Avril 2014, 100.000 litres de pétrole brut se sont déversé quelque part dans le nord de la Colombie-Britannique, point. Ou encore plusieurs mois plus tard, 400 000 litres de résidus du processus de fracturation se sont déversé dans la nature dans la région de Peace, point.
Mais plus grave encore
• Le plus important de l'an dernier est le cas de la mine Mount Polley, qui a déversé 14,5 milliards de litres d'eau de résidus d'extraction dans les lacs et cours d'eau avoisinants.
• le 4 mars 2014 un déversement de 30000 kg de kérosène à Sidney.
• le 18 décembre 2014 un déversement de lisier de porc à Salmon Arm.
• le 24 février 2014 un déraillement près de Prince George déverse 700 000 kg de charbon dans une rivière.
• On y apprend la présence de barils de combustible abandonnés illégalement quelque part dans le Peace. Le rapport mentionne "BEAUCOUP."
Pour Chandra Herbert, tout cela soulève tout de même des questions quant à savoir si le gouvernement a vraiment la capacité à réagir à ces accidents. Les provinces semblent dépassées et incapables de réagir seules. Un email de Mars 2014 entre deux Ministère de l'Environnement souligne certains de ces problèmes.
"Nous pourrions citer ainsi des centaines de fuites où de mauvaise réactions des autorités se sont produites et où des améliorations sont nécessaires», a écrit le directeur du ministère Graham Knox. «Compiler un tel rapport implique d' importantes ressources en personnel, dont nous ne disposons pas pour le moment."
Les systèmes de signalement des déversements, la formation des intervenants, la collecte de données, la restauration de l'habitat et l'indemnisation publique sont aujourd'hui trop ventilés"
Quant à la contribution des entreprises pétrolières aux nettoyages des déversements cela reste très trouble. La plupart des fuites de 2014 restes inconnues ou ne figurent pas dans les 1205 cas répertoriés dans le rapport.
Sur les 552 déversements répertoriés dans le Peace, seulement 115 impliquent leur contribution, ce qui signifie qu'il y a de grands trous dans les données régionales. Dans ce nombre, seulement 90 ont été répertoriés comme des déversements de pétrole. Pourtant nous savons que la majorité des incidents non déclarés dans la région de Peace semblent être liés au pétrole et au gaz.
Larry Neufeld, un consultant en environnement basé à Dawson Creek, confirme que des centaines de déversements dans le secteur pétrolier sont non déclarés. Il témoigne également que la réglementation en cours dans l'état permet de sous estimé leurs impacts et d'éviter de les classés comme à risque.
Il y a un certain nombre de raisons pour lesquelles les déversements se produisent. Les défaillances de matériel ont été responsables de 30 % de tous les déversements en 2014, mais la cause de déversements inconnus ou non disponibles se retrouve dans 37 % des cas . Seulement 9 % de tous ces incidents ont été identifié comme causés par erreur humaine, tandis que 7 % sont dits intentionnels ou non autorisées.
Bref, globalement, les déversements de produits dangereux sont de plus en plus fréquents en Colombie-Britannique Le nombre total de déversements en 2010 était de 2615, selon un rapport de Emergency Management BC. En 2013, ce nombre était passé à 2.965. En 2014 la hausse semble donc se poursuivre.
"La plupart de nos communautés sont confrontés à d'importants trafics de pétrole ou d'autres produits qui pourraient être dangereux à la fois pour l'environnement et les populations locales, Nous voulons nous assurer qu'il existe une stratégie d'intervention d'urgence pour répondre à des accidents possibles."
Chandra Herbert rappelle que les gouvernements provinciaux devraient donc avoir un rôle beaucoup plus actif dans la lutte contre ces pollutions.
Mais le pire reste de constater qu'il semble aujourd'hui impossible de faire appliquer la loi en Colombie Britannique. Dans ne nombreux cas nous ne savons même pas la teneur des accidents ayant entraîné des pollutions, mais pire encore, dans certains cas, on ne sait même pas où ils se produisent.
© Nature Alerte
Ces déclarations vont de la simple fuite d' huile de friture aux graves fuites de résidus d'extractions minières .
C'est tout de même une moyenne de 10 déclarations avouées de fuites de produits dangereux dans l'état de Colombie Britannique par jour.
Ces données révélées au publique dernièrement, suscitent de nombreuses questions:
En effet le rapport nous apprend qu'elles varient en taille et en impact sur l'environnement, allant de la catastrophe de la mine Mount Polley à un petit déversement d'huile de friteuse. Néanmoins cette nouvelle base de données ne répertorie ni les responsables de ces catastrophes, ni l'endroit précis des déclarations de fuites, ni comment elles ont été nettoyé, et ce pour des raisons de confidentialités, déclarent les autorités.
Pourtant pour Spencer Chandra Herbet, le nombre de déversements accidentels de matières dangereuses déclarées en Colombie Britanniques en 2014 est devenu très "inquiétant."
Plus grave:
"Il semble qu'en 2014 dans la moitié des cas, le gouvernement n'a jamais su ni les quantités réelles ni le type de pollution déversée dans la nature par les déclarants, mais pire, dans un quart des cas, il n'a même jamais su les lieux où les déversements accidentels s'effectuaient"
Même si parfois ce manque d'informations est compréhensible, par exemple chaque fois qu'une personne anonyme est témoin d'un déversement et qu'elle le signale à la province dans un rapport d'incident dit "Dangerous Goods" (DGIRs), ces témoignages sont souvent brouillons. Les informations peuvent alors être "inexactes ou évoluer avec le temps», et ne sont pas toujours établies. Néanmoins malgré ces lacunes, ces déclarations ont du moins le mérite de donner une idée approximative de l'endroit où une fuite s'est produite, accompagné souvent d'un témoignage sur sa cause probable et une description générale de la façon dont la fuite a impacté l'environnement.
Mais certains incidents soulèvent de véritables questions:
Par exemple, un déversement déclaré le 25 Juillet 2014 dans le Lower Mainland decrit seulement que 485 kilogrammes de déchets de laboratoire ont fuit, sans en connaitre ni la raison, ni le lieu, ni la teneur de la pollution. Sur 21 dossiers, la cause des déversements sont répertoriés comme actes de " vandalismes ou terrorismes." on retrouve sous cette définition un déversement de méthanol de 1600 litres sans autre détail, ou encore deux accidents impliquant des ruptures de pipelines, sans aucune donnée des quantités déversées. Dix-huit dossiers ne signalent que la présence d'odeurs ou de gaz acides ou de sulfure d'hydrogène.
Les régions les plus impactées sont le Lower Mainland et l'île de Vancouver, qui représentent à eux deux plus de la moitié du total des déversements déclarés dans l'état, avec respectivement environ 30 % et 23 % de tous les incidents déclarés en Colombie Britannique. La région Peace termine troisième avec 552 déversements, soit environ 14 % du total, peut-être un reflet du devellopement économique démesuré de la région.
Dans presque la moitié des incidents, l'eau est affectée: ils ont touché l'océan dans 978 cas, des lacs et rivières dans 788 cas et les eaux souterraines dans 6. La majorité des déversements (1072) ont impacté les terres, tandis que pour 438 cas les risques étaient totalement inconnus ou non cotés.
Voici un exemple des incohérences de déclarations que l'on peut trouvé dans ce rapport:
Parmi les fuites les plus importantes on peut retenir celles d' Avril 2014, 100.000 litres de pétrole brut se sont déversé quelque part dans le nord de la Colombie-Britannique, point. Ou encore plusieurs mois plus tard, 400 000 litres de résidus du processus de fracturation se sont déversé dans la nature dans la région de Peace, point.
Mais plus grave encore
• Le plus important de l'an dernier est le cas de la mine Mount Polley, qui a déversé 14,5 milliards de litres d'eau de résidus d'extraction dans les lacs et cours d'eau avoisinants.
• le 4 mars 2014 un déversement de 30000 kg de kérosène à Sidney.
• le 18 décembre 2014 un déversement de lisier de porc à Salmon Arm.
• le 24 février 2014 un déraillement près de Prince George déverse 700 000 kg de charbon dans une rivière.
• On y apprend la présence de barils de combustible abandonnés illégalement quelque part dans le Peace. Le rapport mentionne "BEAUCOUP."
Pour Chandra Herbert, tout cela soulève tout de même des questions quant à savoir si le gouvernement a vraiment la capacité à réagir à ces accidents. Les provinces semblent dépassées et incapables de réagir seules. Un email de Mars 2014 entre deux Ministère de l'Environnement souligne certains de ces problèmes.
"Nous pourrions citer ainsi des centaines de fuites où de mauvaise réactions des autorités se sont produites et où des améliorations sont nécessaires», a écrit le directeur du ministère Graham Knox. «Compiler un tel rapport implique d' importantes ressources en personnel, dont nous ne disposons pas pour le moment."
Les systèmes de signalement des déversements, la formation des intervenants, la collecte de données, la restauration de l'habitat et l'indemnisation publique sont aujourd'hui trop ventilés"
Quant à la contribution des entreprises pétrolières aux nettoyages des déversements cela reste très trouble. La plupart des fuites de 2014 restes inconnues ou ne figurent pas dans les 1205 cas répertoriés dans le rapport.
Sur les 552 déversements répertoriés dans le Peace, seulement 115 impliquent leur contribution, ce qui signifie qu'il y a de grands trous dans les données régionales. Dans ce nombre, seulement 90 ont été répertoriés comme des déversements de pétrole. Pourtant nous savons que la majorité des incidents non déclarés dans la région de Peace semblent être liés au pétrole et au gaz.
Larry Neufeld, un consultant en environnement basé à Dawson Creek, confirme que des centaines de déversements dans le secteur pétrolier sont non déclarés. Il témoigne également que la réglementation en cours dans l'état permet de sous estimé leurs impacts et d'éviter de les classés comme à risque.
Il y a un certain nombre de raisons pour lesquelles les déversements se produisent. Les défaillances de matériel ont été responsables de 30 % de tous les déversements en 2014, mais la cause de déversements inconnus ou non disponibles se retrouve dans 37 % des cas . Seulement 9 % de tous ces incidents ont été identifié comme causés par erreur humaine, tandis que 7 % sont dits intentionnels ou non autorisées.
Bref, globalement, les déversements de produits dangereux sont de plus en plus fréquents en Colombie-Britannique Le nombre total de déversements en 2010 était de 2615, selon un rapport de Emergency Management BC. En 2013, ce nombre était passé à 2.965. En 2014 la hausse semble donc se poursuivre.
"La plupart de nos communautés sont confrontés à d'importants trafics de pétrole ou d'autres produits qui pourraient être dangereux à la fois pour l'environnement et les populations locales, Nous voulons nous assurer qu'il existe une stratégie d'intervention d'urgence pour répondre à des accidents possibles."
Chandra Herbert rappelle que les gouvernements provinciaux devraient donc avoir un rôle beaucoup plus actif dans la lutte contre ces pollutions.
Mais le pire reste de constater qu'il semble aujourd'hui impossible de faire appliquer la loi en Colombie Britannique. Dans ne nombreux cas nous ne savons même pas la teneur des accidents ayant entraîné des pollutions, mais pire encore, dans certains cas, on ne sait même pas où ils se produisent.
© Nature Alerte
En nouvelle Zélande, une horrible puanteur a déclenché une enquête officielle de l'état concernant une mystérieuse hécatombes de million de crustacés sur la plage de Ngunguru Sandspit près de Whangarei dans le Northland.
Aaron Franklin a alerté les autorités le jeudi 21 mai. L'ingénieur estime qu'il y avait plus d'un million de coques, de tuatuas et de pipis mortes sur la plage et près de l'embouchure de l'estuaire.
Les représentants du Conseil régional du Northland ont prélevé des échantillons. Ils ont confirmé que la zone était infestée par la pourriture des crustacés.
Les autorités recommandent à la population de ne pas consommer les mollusques de la région jusqu'à ce que la cause de cette hécatombes soit réellement connue. Dans un communiqué, le Ministère des Industries primaires (MPI) affirme que "les enquêtes de ce genre peuvent exiger des tests complexes et il est actuellement trop tôt pour dire combien de temps cela pourra prendre."
Il semble que la région est été frappé par une hypoxie soudaine, les niveaux d'oxygène tombent si bas dans l'eau de mer que toute vie marine est tuée dans un très court laps de temps. Des courants océaniques peuvent avoir causé l'arrivée soudaine d'un important niveau de dioxyde de carbone dans les eaux de mer vers les zones à forte concentration de crustacés.
Néanmoins un porte-parole du Conseil régional du Northland affirme qu'il n'y a aucune preuve pour appuyer cette théorie particulière à ce stade de l'enquête.
© Nature Alerte
Aaron Franklin a alerté les autorités le jeudi 21 mai. L'ingénieur estime qu'il y avait plus d'un million de coques, de tuatuas et de pipis mortes sur la plage et près de l'embouchure de l'estuaire.
Les représentants du Conseil régional du Northland ont prélevé des échantillons. Ils ont confirmé que la zone était infestée par la pourriture des crustacés.
Les autorités recommandent à la population de ne pas consommer les mollusques de la région jusqu'à ce que la cause de cette hécatombes soit réellement connue. Dans un communiqué, le Ministère des Industries primaires (MPI) affirme que "les enquêtes de ce genre peuvent exiger des tests complexes et il est actuellement trop tôt pour dire combien de temps cela pourra prendre."
Il semble que la région est été frappé par une hypoxie soudaine, les niveaux d'oxygène tombent si bas dans l'eau de mer que toute vie marine est tuée dans un très court laps de temps. Des courants océaniques peuvent avoir causé l'arrivée soudaine d'un important niveau de dioxyde de carbone dans les eaux de mer vers les zones à forte concentration de crustacés.
Néanmoins un porte-parole du Conseil régional du Northland affirme qu'il n'y a aucune preuve pour appuyer cette théorie particulière à ce stade de l'enquête.
© Nature Alerte
À l’origine de cette scène apocalyptique, les bulldozers de la compagnie Astra Agro Lestari spécialisée dans l’huile de palme. La société qui appartient à la multinationale Jardines est épinglée par diverses ONG pour son absence d’efforts et d’actions pour limiter la déforestation.
Plus qu’un problème de déboisement responsable en partie du dérèglement climatique, cette zone que le drone a filmé faisait partie de l’habitat naturel de l’éléphant de Sumatra. Un animal actuellement en danger critique d’extinction. Les spécialistes estiment que si nous continuons sur cette voie, l’animal majestueux aura totalement disparu d’ici 15 ans.
Plus qu’un problème de déboisement responsable en partie du dérèglement climatique, cette zone que le drone a filmé faisait partie de l’habitat naturel de l’éléphant de Sumatra. Un animal actuellement en danger critique d’extinction. Les spécialistes estiment que si nous continuons sur cette voie, l’animal majestueux aura totalement disparu d’ici 15 ans.
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