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lundi 8 juin 2015
Faut-il encore importer du bois de République Démocratique du Congo (RDC) ? Global Witness publie, mercredi 3 juin, un rapport accablant sur les pratiques des grandes entreprises forestières opérant dans ce pays d’Afrique centrale où le contournement des lois se fait avec la complicité notoire de l’administration.
L’ONG britannique s’est appuyée sur le travail de l’Observatoire de la gouvernance forestière (OGF) en compilant les cas d’infraction relevés entre 2011 et 2014 par cet organisme indépendant mandaté par le ministère des forêts pour suivre les fonctionnaires dans leurs missions de contrôle. Dans une moindre mesure, elle a aussi tenu compte d’enquêtes réalisées par des « observateurs forestiers issus des communautés » ou d’ONG.
Corruption et impunité
Les conclusions retenues dans le texte de 18 pages intitulé, L’impunité exportée sont sans appel : chacune des 28 concessions inspectées - soit la moitié des concessions industrielles congolaises réalisant la grande majorité des exportations- présentait des entorses au code forestier.
Exploitation en dehors des zones autorisées, dépassement des volumes de coupe, collecte d’espèces protégées exportées avec de faux permis CITES (Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction), marquage frauduleux du bois, non-paiement des redevances, non-respect des engagements de compensation économique et sociale prises auprès des communautés reviennent en priorité dans ce catalogue d’illégalités.
« L’extrême faiblesse des contrôles gouvernementaux est aggravée par l’isolement et l’immensité de la forêt tropicale congolaise. Les atteintes documentées à ce jour ne constituent probablement que la partie visible de l’iceberg » écrit Global Witness. « La totalité du bois récolté de manière industrielle en RDC et commercialisé à travers le monde devrait être considéré comme risquant fort d’être illégal. »
Contacté par Le Monde, le coordonnateur de l’Observatoire de la gouvernance forestière, Essylot C.Lubala confirme le tableau dressé l’Ong britannique. « Les violations du code forestier sont fréquentes. La gouvernance en RDC est très faible et l’impunité généralisée. La corruption gangrène le pays car chacun cherche à manger » explique ce juriste de formation en se plaignant du peu de moyens dont dispose son équipe de six personnes.
Le brûlot de Global Witness est loin d’être le premier avertissement. Il y a moins d’une semaine, Greenpeace pointait le cas particulier de Cotrefor - une société libanaise opérant depuis 2011 mais connue bien avant sous le nom de Trans M. Et vendredi 5 juin, s’ouvrira à Bandaka (province de l’Equateur), au terme d’une longue instruction, le procès mettant en cause la société Siforco pour des cas de viols et de destructions dont a été victime la population de Yalisika en 2011. Ce sera la première fois, dans la longue histoire des conflits entre les communautés et les exploitants forestiers en RDC, qu’une plainte arrive jusqu’à la barre d’un tribunal.
Le coeur de la forêt africaine
Le « grand Congo » possède plus de 150 millions d’hectares de forêts denses et humides, soit près de 60 % du bassin forestier d’Afrique centrale. Dix millions d’hectares sont exploités dans le cadre de grandes concessions accordées à des entreprises industrielles. Jusqu’à présent, l’agriculture et le bois utilisé comme combustible restent les deux moteurs principaux de la déforestation. « C’est le cœur de la forêt africaine, sa préservation est cruciale » argue Frédéric Amiel, de Greenpeace pour expliquer le tir groupé des ONG internationales.
La France porte une responsabilité particulière. Elle importe la moitié des quantités écoulées vers l’Europe et les ports de Caen et de la Rochelle font partie des principaux points d’entrée du bois congolais. Selon les manifestes de navires déclarés au port de Matadi et que Le Monde s’est procuré, plusieurs entreprises françaises sont clientes des principaux exploitants forestiers mis en cause.
Des peines jusqu’à deux ans de prison
Peltier Bois, une entreprise bretonne qui fabrique, entre autres, des terrasses et des parquets et achète des grumes à la Sicobois, a refusé de répondre à nos questions. Laurent Angot, gérant de la société de négoce, Angot bois, qui importe du bois de Cotrefor par le port de Caen et par le Portugal, récuse les allégations des ONG : « Cotrefor possède une concession attribuée par l’Etat. Elle exploite en suivant un plan d’aménagement validé par une société d’audit reconnue et avec laquelle nous travaillons. Le règlement bois de l’Union européenne (RBUE) nous impose d’être en mesure de prouver l’origine légale du bois que nous achetons. Nous sommes responsables pénalement, on ne va pas faire n’importe quoi. »
Depuis mars 2013 en effet, un règlement européen reposant sur le principe de la « diligence raisonnée » est entré en vigueur pour juguler les importations massives de bois qui contribuent à la déforestation tropicale.
En France, le gouvernement a cependant tardé à transposer ce texte et à adopter un régime de sanctions qui prévoit jusqu’à 2 ans de prison. Les premiers contrôles viennent à peine d’être lancés. Ils sont menés par le ministère de l’environnement, celui de l’agriculture mais aussi par « le commerce du bois », l’association qui regroupe les entreprises du secteur. Eric Boilley, son délégué général, défend la fiabilité du système et promet que « si Siforco est condamnée, elle sera rayée de la liste des exploitants congolais avec lesquels il est possible de travailler ».
Source © Le Monde
L’ONG britannique s’est appuyée sur le travail de l’Observatoire de la gouvernance forestière (OGF) en compilant les cas d’infraction relevés entre 2011 et 2014 par cet organisme indépendant mandaté par le ministère des forêts pour suivre les fonctionnaires dans leurs missions de contrôle. Dans une moindre mesure, elle a aussi tenu compte d’enquêtes réalisées par des « observateurs forestiers issus des communautés » ou d’ONG.
Corruption et impunité
Les conclusions retenues dans le texte de 18 pages intitulé, L’impunité exportée sont sans appel : chacune des 28 concessions inspectées - soit la moitié des concessions industrielles congolaises réalisant la grande majorité des exportations- présentait des entorses au code forestier.
Exploitation en dehors des zones autorisées, dépassement des volumes de coupe, collecte d’espèces protégées exportées avec de faux permis CITES (Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction), marquage frauduleux du bois, non-paiement des redevances, non-respect des engagements de compensation économique et sociale prises auprès des communautés reviennent en priorité dans ce catalogue d’illégalités.
« L’extrême faiblesse des contrôles gouvernementaux est aggravée par l’isolement et l’immensité de la forêt tropicale congolaise. Les atteintes documentées à ce jour ne constituent probablement que la partie visible de l’iceberg » écrit Global Witness. « La totalité du bois récolté de manière industrielle en RDC et commercialisé à travers le monde devrait être considéré comme risquant fort d’être illégal. »
Contacté par Le Monde, le coordonnateur de l’Observatoire de la gouvernance forestière, Essylot C.Lubala confirme le tableau dressé l’Ong britannique. « Les violations du code forestier sont fréquentes. La gouvernance en RDC est très faible et l’impunité généralisée. La corruption gangrène le pays car chacun cherche à manger » explique ce juriste de formation en se plaignant du peu de moyens dont dispose son équipe de six personnes.
Le brûlot de Global Witness est loin d’être le premier avertissement. Il y a moins d’une semaine, Greenpeace pointait le cas particulier de Cotrefor - une société libanaise opérant depuis 2011 mais connue bien avant sous le nom de Trans M. Et vendredi 5 juin, s’ouvrira à Bandaka (province de l’Equateur), au terme d’une longue instruction, le procès mettant en cause la société Siforco pour des cas de viols et de destructions dont a été victime la population de Yalisika en 2011. Ce sera la première fois, dans la longue histoire des conflits entre les communautés et les exploitants forestiers en RDC, qu’une plainte arrive jusqu’à la barre d’un tribunal.
Le coeur de la forêt africaine
Le « grand Congo » possède plus de 150 millions d’hectares de forêts denses et humides, soit près de 60 % du bassin forestier d’Afrique centrale. Dix millions d’hectares sont exploités dans le cadre de grandes concessions accordées à des entreprises industrielles. Jusqu’à présent, l’agriculture et le bois utilisé comme combustible restent les deux moteurs principaux de la déforestation. « C’est le cœur de la forêt africaine, sa préservation est cruciale » argue Frédéric Amiel, de Greenpeace pour expliquer le tir groupé des ONG internationales.
La France porte une responsabilité particulière. Elle importe la moitié des quantités écoulées vers l’Europe et les ports de Caen et de la Rochelle font partie des principaux points d’entrée du bois congolais. Selon les manifestes de navires déclarés au port de Matadi et que Le Monde s’est procuré, plusieurs entreprises françaises sont clientes des principaux exploitants forestiers mis en cause.
Des peines jusqu’à deux ans de prison
Peltier Bois, une entreprise bretonne qui fabrique, entre autres, des terrasses et des parquets et achète des grumes à la Sicobois, a refusé de répondre à nos questions. Laurent Angot, gérant de la société de négoce, Angot bois, qui importe du bois de Cotrefor par le port de Caen et par le Portugal, récuse les allégations des ONG : « Cotrefor possède une concession attribuée par l’Etat. Elle exploite en suivant un plan d’aménagement validé par une société d’audit reconnue et avec laquelle nous travaillons. Le règlement bois de l’Union européenne (RBUE) nous impose d’être en mesure de prouver l’origine légale du bois que nous achetons. Nous sommes responsables pénalement, on ne va pas faire n’importe quoi. »
Depuis mars 2013 en effet, un règlement européen reposant sur le principe de la « diligence raisonnée » est entré en vigueur pour juguler les importations massives de bois qui contribuent à la déforestation tropicale.
En France, le gouvernement a cependant tardé à transposer ce texte et à adopter un régime de sanctions qui prévoit jusqu’à 2 ans de prison. Les premiers contrôles viennent à peine d’être lancés. Ils sont menés par le ministère de l’environnement, celui de l’agriculture mais aussi par « le commerce du bois », l’association qui regroupe les entreprises du secteur. Eric Boilley, son délégué général, défend la fiabilité du système et promet que « si Siforco est condamnée, elle sera rayée de la liste des exploitants congolais avec lesquels il est possible de travailler ».
Source © Le Monde
La Côte d’Ivoire est le plus grand producteur de cacao au monde et dispose d'un écosystème d'une grande biodiversité. Riche de diverses espèces, on compte plus de 2250 espèces endémiques de plantes et 270 espèces vertébrées.
Mais la Côte d'Ivoire détient également le taux de déforestation le plus élevé de toute l'Afrique Subsaharienne, dû en grande partie à son ascension en tant qu'acteur important dans l'économie agricole mondiale après des années de conflit civils.
Selon une nouvelle étude en accès libre publiée sur la revue Tropical conservation Science de mongabay.com, les populations de primates sauvages en Côtes d'Ivoire sont en sérieux déclin en raison du nombre croissant de plantations illégales de cacao dans les zones protégées.
Les auteurs de cette étude ont recensé vingt-trois zones protégées afin d'en déterminer le nombre d'espèces de primates présentes, l'ampleur de la dégradation de leur habitat naturel due aux plantations de cacao, ainsi que les populations humaines présentes près de ces réserves naturelles.
“Nos données nous confirment la forte corrélation entre les cultures de cacao et l'absence de certaines espèces de primates dans les réserves naturelles et les parcs de la Côte d'Ivoire” expliquent les chercheurs.
“Chacune des vingt-trois réserves naturelles a subi la perte d'au moins une espèce de primate. Cinq de ces réserves en ont perdu la moitié et treize autres ont perdu la totalité des espèces présentes.” Les plantations de cacao représentaient 93% des cultures illégales dans les zones protégées, avec des cultures de subsistances occupant le pourcentage restant.
“Nous avons besoin de mesures draconiennes afin de contrôler la chasse des primates en Côte d'Ivoire. Mais à moins que les plantations de cacao ne soient contrôlées de près, l'application de lois antichasses n'empêchera pas la perte d'autres espèces de primates car leurs habitats naturels, même dans les zones protégées, n'existeront plus.”
Malgré la forte relation entre la déforestation et la disparition des primates, certaines réserves naturelles déboisées à 80% ont su conserver 6 espèces de primates locales sur 8, grâce à la mise en vigueur de programmes communautaires de conservation et de surveillance. D'autres forêts telles que la réserve du Haut Sassandra, longtemps qualifiées de zone de conflit en marge du contrôle de l'État, ont perdu 70% de leurs forêts et toutes les espèces de primates présentes sur le site. D'après les chercheurs, l'investissement social dans la planification de la conservation des espèces et la lutte contre la déforestation sont la clé de la protection de la diversité des primates.
L'étude met aussi l'accent sur trois zones forestières en particulier, servant de refuge pour trois espèces de primates les plus en danger. Le cercopithèque de Roloway (Cercopithecus Diana roloway) et le Mangabey Couronné (Cercocebus atys lunulatus) dépendent entièrement des zones forestières restantes dans les réserves de Port Gauthier, de Dassioko et de la réserve comunautaire de Tanoe. Les chercheurs ont donc mis en place un programme de surveillance communautaire dans la réserve de Dassioko, une des dernières réserves qui sert de refuge aux chimpanzés d'Afrique de l'Ouest (Pan troglodytes verus).
« Potentiellement la mise en place de stratégies agroforestières pourrait autant servir les besoins des économies locales, que ceux des écosystèmes » disent les chercheurs. L'une des plus prometteuses, “le cacao de l'ombre”, ne nécessite pas le déboisement total des forêts. Cette stratégie a déjà fait ses preuves quant à la sauvegarde de la population des primates sur les plantations de cacao du Brésil. Les cultivateurs de Côte d’Ivoire interviewés se sont montrés disposés à tenter cette nouvelle approche, car la conservation des arbres enracinés sur leurs plantations augmente la stabilité et la capacité du sol à retenir l'eau et ainsi sa fertilité.
Les chercheurs s'alarment sur la nécessité de la mise en œuvre de pratiques agroforestières car chaque année le pays perd 265 000 hectares de forêt en vue d'améliorer le rendement du cacao.
D'après les chercheurs, 'Il est peu probable que la Côte d'Ivoire ait les ressources nécessaires pour mettre un terme à la production de cacao et la chasse à l'intérieur des zones protégées. Étant donnée la situation alarmante du déclin de la population des primates, la situation ne fera surement qu'empirer.”
“La priorité immédiate doit être de renforcer la surveillance des zones protégées des parcelles restantes” concluent les chercheurs. Vraisemblablement, l'espoir d'un regain de la population des primates sur ses zones protégées et régénérées repose sur notre capacité à protéger les éléments de ces habitats maintenant.”
Source © mongabay
Mais la Côte d'Ivoire détient également le taux de déforestation le plus élevé de toute l'Afrique Subsaharienne, dû en grande partie à son ascension en tant qu'acteur important dans l'économie agricole mondiale après des années de conflit civils.
Selon une nouvelle étude en accès libre publiée sur la revue Tropical conservation Science de mongabay.com, les populations de primates sauvages en Côtes d'Ivoire sont en sérieux déclin en raison du nombre croissant de plantations illégales de cacao dans les zones protégées.
Les auteurs de cette étude ont recensé vingt-trois zones protégées afin d'en déterminer le nombre d'espèces de primates présentes, l'ampleur de la dégradation de leur habitat naturel due aux plantations de cacao, ainsi que les populations humaines présentes près de ces réserves naturelles.
“Nos données nous confirment la forte corrélation entre les cultures de cacao et l'absence de certaines espèces de primates dans les réserves naturelles et les parcs de la Côte d'Ivoire” expliquent les chercheurs.
“Chacune des vingt-trois réserves naturelles a subi la perte d'au moins une espèce de primate. Cinq de ces réserves en ont perdu la moitié et treize autres ont perdu la totalité des espèces présentes.” Les plantations de cacao représentaient 93% des cultures illégales dans les zones protégées, avec des cultures de subsistances occupant le pourcentage restant.
“Nous avons besoin de mesures draconiennes afin de contrôler la chasse des primates en Côte d'Ivoire. Mais à moins que les plantations de cacao ne soient contrôlées de près, l'application de lois antichasses n'empêchera pas la perte d'autres espèces de primates car leurs habitats naturels, même dans les zones protégées, n'existeront plus.”
Malgré la forte relation entre la déforestation et la disparition des primates, certaines réserves naturelles déboisées à 80% ont su conserver 6 espèces de primates locales sur 8, grâce à la mise en vigueur de programmes communautaires de conservation et de surveillance. D'autres forêts telles que la réserve du Haut Sassandra, longtemps qualifiées de zone de conflit en marge du contrôle de l'État, ont perdu 70% de leurs forêts et toutes les espèces de primates présentes sur le site. D'après les chercheurs, l'investissement social dans la planification de la conservation des espèces et la lutte contre la déforestation sont la clé de la protection de la diversité des primates.
L'étude met aussi l'accent sur trois zones forestières en particulier, servant de refuge pour trois espèces de primates les plus en danger. Le cercopithèque de Roloway (Cercopithecus Diana roloway) et le Mangabey Couronné (Cercocebus atys lunulatus) dépendent entièrement des zones forestières restantes dans les réserves de Port Gauthier, de Dassioko et de la réserve comunautaire de Tanoe. Les chercheurs ont donc mis en place un programme de surveillance communautaire dans la réserve de Dassioko, une des dernières réserves qui sert de refuge aux chimpanzés d'Afrique de l'Ouest (Pan troglodytes verus).
« Potentiellement la mise en place de stratégies agroforestières pourrait autant servir les besoins des économies locales, que ceux des écosystèmes » disent les chercheurs. L'une des plus prometteuses, “le cacao de l'ombre”, ne nécessite pas le déboisement total des forêts. Cette stratégie a déjà fait ses preuves quant à la sauvegarde de la population des primates sur les plantations de cacao du Brésil. Les cultivateurs de Côte d’Ivoire interviewés se sont montrés disposés à tenter cette nouvelle approche, car la conservation des arbres enracinés sur leurs plantations augmente la stabilité et la capacité du sol à retenir l'eau et ainsi sa fertilité.
Les chercheurs s'alarment sur la nécessité de la mise en œuvre de pratiques agroforestières car chaque année le pays perd 265 000 hectares de forêt en vue d'améliorer le rendement du cacao.
D'après les chercheurs, 'Il est peu probable que la Côte d'Ivoire ait les ressources nécessaires pour mettre un terme à la production de cacao et la chasse à l'intérieur des zones protégées. Étant donnée la situation alarmante du déclin de la population des primates, la situation ne fera surement qu'empirer.”
“La priorité immédiate doit être de renforcer la surveillance des zones protégées des parcelles restantes” concluent les chercheurs. Vraisemblablement, l'espoir d'un regain de la population des primates sur ses zones protégées et régénérées repose sur notre capacité à protéger les éléments de ces habitats maintenant.”
Source © mongabay
Ce dimanche 7 juin, plus de 4.500 personnes venues de toute l’île de la Réunion ont répondu à l’appel du Collectif Touch Pa Nout Roche – Bois Blanc pour combattre le projet de carrière envisagé par la Région de Didier Robert entre la ravine du Trou et celle des Avirons afin de réaliser une route en mer entre La Possession et Saint-Denis.
Ce grand rassemblement, soutenu par diverses organisations politiques et associatives, est un encouragement à la mobilisation du peuple réunionnais pour la protection de son environnement.
Plus de 4.500 personnes ont fait une immense chaîne humaine pour protéger l’environnement.
« Toute La Réunion est venue ce matin vers Bois Blanc pour s’opposer à la méga-carrière de 57 hectares sur 67 mètres de profondeur, une des plus grandes de toute l’Union Européenne, prévue ici par le Conseil régional », a déclaré Lilian Reilhac, porte-parole du Collectif Touch Pa Nout Roche – Bois Blanc, en ouverture de ce rassemblement. Il a félicité tous les participants à « cette mobilisation grandissante » contre un projet qui menace non seulement les habitants de Saint-Leu, Les Avirons et L’Étang-Salé mais aussi tous les Réunionnais sur le plan de l’environnement, de la santé et des déplacements.
En effet, cette carrière risque de faner « de la poussière de silice cancérogène sur 4 km alentours » et « 900 camions de 38 tonnes par jour de 5 heures à 20 heures, soit un toutes les deux minutes », ainsi que « la destruction de notre littoral, de sa faune et sa flore, avec la pollution des nappes phréatiques et de la mer », selon le collectif. Tout cela, avec « un impact négatif sur le tourisme et l’économie », comme dit son tract remis aux manifestants.
Lilian Reilhac a également annoncé que ce « mouvement citoyen » allait se transformer en association pour suivre la procédure en cours contre ce projet devant le Conseil d’État puis éventuellement devant le Tribunal Administratif et qu’il a demandé à ce sujet une audience au préfet et au président de la Région pour cette semaine. Il a conclu son allocution par un autre motif d’opposition à la carrière de Bois Blanc : son atteinte à un lieu de mémoire très important pour tous les Réunionnais, la révolte des esclaves avec Élie à la ravine du Trou en 1811 (« on ne peut pas effacer cela ! »).
Après cette allocution, le collectif a diffusé une belle chanson (« galé boi blan, toush pa la tèr la ! ») et il a invité les manifestants à « former une immense chaîne humaine, main dans la main, entre la ravine du Trou et celle des Avirons, pour ne pas voir défigurer La Réunion par cette méga-carrière ». Une chaîne solidaire à laquelle ont participé notamment plusieurs dirigeants et militants du PCR des diverses Sections du pays, ainsi que des artistes renommés, comme Danyèl Waro et Maximin Boyer. Un large rassemblement, encourageant pour la suite du combat !
Ce grand rassemblement, soutenu par diverses organisations politiques et associatives, est un encouragement à la mobilisation du peuple réunionnais pour la protection de son environnement.
Plus de 4.500 personnes ont fait une immense chaîne humaine pour protéger l’environnement.
« Toute La Réunion est venue ce matin vers Bois Blanc pour s’opposer à la méga-carrière de 57 hectares sur 67 mètres de profondeur, une des plus grandes de toute l’Union Européenne, prévue ici par le Conseil régional », a déclaré Lilian Reilhac, porte-parole du Collectif Touch Pa Nout Roche – Bois Blanc, en ouverture de ce rassemblement. Il a félicité tous les participants à « cette mobilisation grandissante » contre un projet qui menace non seulement les habitants de Saint-Leu, Les Avirons et L’Étang-Salé mais aussi tous les Réunionnais sur le plan de l’environnement, de la santé et des déplacements.
En effet, cette carrière risque de faner « de la poussière de silice cancérogène sur 4 km alentours » et « 900 camions de 38 tonnes par jour de 5 heures à 20 heures, soit un toutes les deux minutes », ainsi que « la destruction de notre littoral, de sa faune et sa flore, avec la pollution des nappes phréatiques et de la mer », selon le collectif. Tout cela, avec « un impact négatif sur le tourisme et l’économie », comme dit son tract remis aux manifestants.
Lilian Reilhac a également annoncé que ce « mouvement citoyen » allait se transformer en association pour suivre la procédure en cours contre ce projet devant le Conseil d’État puis éventuellement devant le Tribunal Administratif et qu’il a demandé à ce sujet une audience au préfet et au président de la Région pour cette semaine. Il a conclu son allocution par un autre motif d’opposition à la carrière de Bois Blanc : son atteinte à un lieu de mémoire très important pour tous les Réunionnais, la révolte des esclaves avec Élie à la ravine du Trou en 1811 (« on ne peut pas effacer cela ! »).
Après cette allocution, le collectif a diffusé une belle chanson (« galé boi blan, toush pa la tèr la ! ») et il a invité les manifestants à « former une immense chaîne humaine, main dans la main, entre la ravine du Trou et celle des Avirons, pour ne pas voir défigurer La Réunion par cette méga-carrière ». Une chaîne solidaire à laquelle ont participé notamment plusieurs dirigeants et militants du PCR des diverses Sections du pays, ainsi que des artistes renommés, comme Danyèl Waro et Maximin Boyer. Un large rassemblement, encourageant pour la suite du combat !
La décision a été votée à l’unanimité par les partis politiques représentés au Stortinget, le Parlement norvégien, vendredi 5 janvier.
Le Fonds du pétrole, le plus gros fonds souverain au monde, qui détient près de 800 milliards d’euros d’actifs et contrôle 1,3 % de la capitalisation boursière mondiale, se désengage du charbon.
Dans les milieux environnementaux, il s’agit d’une avancée majeure. Le charbon constitue l’énergie la plus polluante et la plus néfaste pour le climat, très émettrice de CO2. « C’est la preuve que nos politiciens sont capables de prendre des décisions sages et orientées vers l’avenir, s’est félicitée Nina Jensen, présidente du WWF Norvège, l’une des plus influentes ONG norvégienne. Cette décision va avoir un grand impact à l’échelle internationale. »
Le texte prévoit que les compagnies dont 30 % ou plus des activités reposent sur le charbon, qu’il s’agisse d’extraction minière ou de production d’énergie, ou qui perçoivent au moins 30 % de leurs recettes du charbon, seront retirées du portefeuille d’investissement du Fonds. « Ce vote est un message fort pour se désengager des investissements dans le charbon et un signal clair aux compagnies dans lesquelles le Fonds investit actuellement, explique au Monde Hans Olav Syversen,...
Source © Le Monde
Le Fonds du pétrole, le plus gros fonds souverain au monde, qui détient près de 800 milliards d’euros d’actifs et contrôle 1,3 % de la capitalisation boursière mondiale, se désengage du charbon.
Dans les milieux environnementaux, il s’agit d’une avancée majeure. Le charbon constitue l’énergie la plus polluante et la plus néfaste pour le climat, très émettrice de CO2. « C’est la preuve que nos politiciens sont capables de prendre des décisions sages et orientées vers l’avenir, s’est félicitée Nina Jensen, présidente du WWF Norvège, l’une des plus influentes ONG norvégienne. Cette décision va avoir un grand impact à l’échelle internationale. »
Le texte prévoit que les compagnies dont 30 % ou plus des activités reposent sur le charbon, qu’il s’agisse d’extraction minière ou de production d’énergie, ou qui perçoivent au moins 30 % de leurs recettes du charbon, seront retirées du portefeuille d’investissement du Fonds. « Ce vote est un message fort pour se désengager des investissements dans le charbon et un signal clair aux compagnies dans lesquelles le Fonds investit actuellement, explique au Monde Hans Olav Syversen,...
Source © Le Monde
Une équipe internationale de chercheurs, parmi lesquels des chercheurs du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (GET/OMP, CNRS / UPS / IRD / CNES) et du l’Institut des sciences de la Terre (ISTerre/OSUG, CNRS / UJF / USMB / IRD / IFFSTAR), a réalisé les premières mesures de mercure dans l’océan Arctique central, au-delà de 79°N.
Leurs résultats montrent que du méthyle-mercure, un composé toxique du mercure, est produit dans la colonne d’eau, à beaucoup moins grande profondeur que dans les autres océans et plutôt dans la zone de glace marginale, c’est-à-dire à l’endroit même de la production planctonique primaire, ce qui pourrait expliquer les taux très élevés de mercure observés chez les animaux du sommet de la chaîne trophique arctique. Les chercheurs suggèrent également que le réchauffement de l'Arctique pourrait mener à une plus grande production de méthyle-mercure marin.
Pourquoi les animaux arctiques, qui sont une importante source de nourriture pour les populations Inuits de l'Arctique, contiennent-ils des niveaux aussi élevés de mercure ?
Les chercheurs ont d’aborde pensé que ce mercure ne pouvait provenir que de l’atmosphère arctique, où il est transporté par les vents depuis les pays industrialisés. De focaliser ainsi leur attention sur l’atmosphère leur a permis de découvrir en 1998 que des événements de dépôts massifs de mercure atmosphérique divalent se produisaient chaque printemps en Arctique. Cette découverte les ayant conforté dans leur première analyse, les recherches ont continué durant les quinze années suivantes à porter majoritairement sur la compréhension des processus atmosphériques.
Or, il s’avère que l'endroit exact où les apports de mercure inorganique (non méthylé) aux écosystèmes arctiques génèrent la forme toxique du mercure, le méthyle-mercure qui s’accumule le long de la chaîne trophique, est resté méconnu.
Souhaitant cibler directement l'habitat de la faune arctique, des chercheurs du GET et d’ISTerre ont réalisé pour la première fois des observations du mercure total et du méthyle-mercure dans l'océan Arctique central, au nord de 79°N. Pour ce faire, ils ont prélevé des échantillons en quatre lieux(2) différents et le long de toute la colonne d’eau (> 5200 mètres de profondeur), ce qui leur a permis d’établir des profils de ces substances avec une résolution verticale jamais atteinte à ce jour quel que soit l’océan. Pour analyser ces échantillons, les chercheurs du GET ont également développé une nouvelle méthode de détection du méthyle-mercure, méthode dite à double dilution isotopique, ayant une précision exceptionnelle et une très faible limite de détection (1 femtomole par litre).
Les chercheurs ont ainsi pu prouver l’existence d’un lieu de production du méthyle-mercure à l’intérieur de l’océan Arctique qui semble être beaucoup moins profond (150 - 200 m de profondeur) que dans l’océan global (400 - 1000 m de profondeur) et se situer surtout dans la zone de transition entre l'océan et la glace de mer, dite zone de glace marginale, c’est-à-dire au cœur même de l'habitat du plancton, premier maillon trophique de la chaîne alimentaire arctique.
Ces travaux mettent ainsi en évidence une propriété unique de l'écosystème arctique qui est probablement à l’origine des niveaux élevés de méthyle-mercure observés dans la faune arctique.
L’étude révèle également que la profondeur de la production du méthyle-mercure dépend des forçages physiques, lesquels déterminent la stratification et donc la profondeur de la reminéralisation du carbone organique. En conséquence, l’évolution des concentrations de méthyle-mercure, où qu’il se trouve depuis l’eau jusqu’aux prédateurs terminaux, n’est pas seulement déterminée par les émissions anthropiques de mercure, mais aussi par le changement climatique. Les chercheurs suggèrent que le réchauffement de l'Arctique, par l'amincissement de la glace de mer, l'extension de la zone de glace de mer saisonnière, l'intensification de la stratification de la surface des océans et l’évolution de l’écodynamique du plancton, pourrait mener à l’avenir à une plus grande production de méthyle-mercure marin.
Ces résultats indiquent que la recherche sur le mercure en Arctique doit regarder au-delà de l’atmosphère, vers la biogéochimie marine, la biologie et l'écologie. Ils guideront les futures recherches sur le mercure dans l’océan Arctique, notamment lors des deux missions océanographiques GEOTRACES prévues en 2015-16, avec l’AWI (Alfred-Wegener-Institut Helmholtz-Zentrum für Polar- und Meeresforschung) et le CNRS, dont l’un des objectifs est d’étudier la dynamique verticale de la méthylation du mercure afin de mieux comprendre quels sont les facteurs qui déterminent la production de ce composé et d’anticiper ainsi les futures évolutions.
Source © cnrs
Leurs résultats montrent que du méthyle-mercure, un composé toxique du mercure, est produit dans la colonne d’eau, à beaucoup moins grande profondeur que dans les autres océans et plutôt dans la zone de glace marginale, c’est-à-dire à l’endroit même de la production planctonique primaire, ce qui pourrait expliquer les taux très élevés de mercure observés chez les animaux du sommet de la chaîne trophique arctique. Les chercheurs suggèrent également que le réchauffement de l'Arctique pourrait mener à une plus grande production de méthyle-mercure marin.
Pourquoi les animaux arctiques, qui sont une importante source de nourriture pour les populations Inuits de l'Arctique, contiennent-ils des niveaux aussi élevés de mercure ?
Les chercheurs ont d’aborde pensé que ce mercure ne pouvait provenir que de l’atmosphère arctique, où il est transporté par les vents depuis les pays industrialisés. De focaliser ainsi leur attention sur l’atmosphère leur a permis de découvrir en 1998 que des événements de dépôts massifs de mercure atmosphérique divalent se produisaient chaque printemps en Arctique. Cette découverte les ayant conforté dans leur première analyse, les recherches ont continué durant les quinze années suivantes à porter majoritairement sur la compréhension des processus atmosphériques.
Or, il s’avère que l'endroit exact où les apports de mercure inorganique (non méthylé) aux écosystèmes arctiques génèrent la forme toxique du mercure, le méthyle-mercure qui s’accumule le long de la chaîne trophique, est resté méconnu.
Souhaitant cibler directement l'habitat de la faune arctique, des chercheurs du GET et d’ISTerre ont réalisé pour la première fois des observations du mercure total et du méthyle-mercure dans l'océan Arctique central, au nord de 79°N. Pour ce faire, ils ont prélevé des échantillons en quatre lieux(2) différents et le long de toute la colonne d’eau (> 5200 mètres de profondeur), ce qui leur a permis d’établir des profils de ces substances avec une résolution verticale jamais atteinte à ce jour quel que soit l’océan. Pour analyser ces échantillons, les chercheurs du GET ont également développé une nouvelle méthode de détection du méthyle-mercure, méthode dite à double dilution isotopique, ayant une précision exceptionnelle et une très faible limite de détection (1 femtomole par litre).
Les chercheurs ont ainsi pu prouver l’existence d’un lieu de production du méthyle-mercure à l’intérieur de l’océan Arctique qui semble être beaucoup moins profond (150 - 200 m de profondeur) que dans l’océan global (400 - 1000 m de profondeur) et se situer surtout dans la zone de transition entre l'océan et la glace de mer, dite zone de glace marginale, c’est-à-dire au cœur même de l'habitat du plancton, premier maillon trophique de la chaîne alimentaire arctique.
Ces travaux mettent ainsi en évidence une propriété unique de l'écosystème arctique qui est probablement à l’origine des niveaux élevés de méthyle-mercure observés dans la faune arctique.
L’étude révèle également que la profondeur de la production du méthyle-mercure dépend des forçages physiques, lesquels déterminent la stratification et donc la profondeur de la reminéralisation du carbone organique. En conséquence, l’évolution des concentrations de méthyle-mercure, où qu’il se trouve depuis l’eau jusqu’aux prédateurs terminaux, n’est pas seulement déterminée par les émissions anthropiques de mercure, mais aussi par le changement climatique. Les chercheurs suggèrent que le réchauffement de l'Arctique, par l'amincissement de la glace de mer, l'extension de la zone de glace de mer saisonnière, l'intensification de la stratification de la surface des océans et l’évolution de l’écodynamique du plancton, pourrait mener à l’avenir à une plus grande production de méthyle-mercure marin.
Ces résultats indiquent que la recherche sur le mercure en Arctique doit regarder au-delà de l’atmosphère, vers la biogéochimie marine, la biologie et l'écologie. Ils guideront les futures recherches sur le mercure dans l’océan Arctique, notamment lors des deux missions océanographiques GEOTRACES prévues en 2015-16, avec l’AWI (Alfred-Wegener-Institut Helmholtz-Zentrum für Polar- und Meeresforschung) et le CNRS, dont l’un des objectifs est d’étudier la dynamique verticale de la méthylation du mercure afin de mieux comprendre quels sont les facteurs qui déterminent la production de ce composé et d’anticiper ainsi les futures évolutions.
Source © cnrs
La journée mondiale des Océans du 8 juin est l’occasion de se pencher sur un phénomène lié au réchauffement climatique : l’acidification des océans.
Les océans – qui couvrent plus de 70 % de la surface de la planète-, jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat. Ils absorbent de grandes quantités de chaleur et de dioxyde de carbone (CO2) tout en rejetant de l’oxygène dans l’atmosphère. Mais, l’émission croissante de CO2, notamment due aux activités humaines, perturbe le mécanisme et provoque l’acidification des eaux.
Ce phénomène a des conséquences néfastes sur l’ensemble des écosystèmes marins, il impacte notamment la capacité des êtres vivants à fixer le calcium, élément essentiel pour le développement et la formation des structures calcaires des organismes de certaines espèces.
Coraux, moules ou huitres...victimes de l’acidification
A cause de cette acidification, les coraux, les animaux à coquille comme les moules ou les huitres, ainsi que de nombreux autres invertébrés ne peuvent plus assimiler autant de calcium ou, s’ils le font, c’est au détriment d’autres fonctions essentielles telles que leur reproduction.
De plus, ces organismes deviennent plus sensibles aux différentes pollutions marines (hydrocarbures, métaux lourds, pesticides, …) et des changements comportementaux importants surviennent.
Néfaste pour les écosystèmes marins, l’acidification l’est aussi pour l’homme, particulièrement les pêcheurs et le secteur de l’aquaculture, dépendant de la capacité des océans à abriter et à nourrir poissons, mollusques et coquillages... Les prises de pêche et l’aquaculture ont généré en 2012, 218 milliards de dollars.
Ce thème sera l’un des points abordé au colloque de l’Unesco le lundi 8 juin 2015 organisé à l’occasion de cette journée.
Les Français invités à donner leur avis
Face à ces défis, la stratégie de surveillance et de mise en œuvre d’actions concrètes et opérationnelles par la France pour ses mers et océans, en application notamment des plans d’action pour le milieu marin en cours d’élaboration dans les façades littorales, représente un enjeu essentiel.
À cet égard, les préfets coordonnateurs des sous-régions marines des programmes de surveillance ont adopté des programmes d’évaluation permanente de l’état des eaux marines ainsi que la mise à jour périodique des objectifs environnementaux.
Tous les Français sont conviés à donner leur avis sur les programmes de mesures qui doivent permettre, à l’horizon 2020, d’atteindre ou de maintenir un bon état écologique du milieu marin : en cliquant sur le site consultations publiques.
A savoir :
- La France bénéficie du deuxième espace maritime mondial avec 11 millions de km2 placés sous son autorité répartis sur trois océans.
- La France abrite 10 % des récifs coralliens mondiaux, soit le 4éme rang mondial avec 55 000 km2.
Les océans – qui couvrent plus de 70 % de la surface de la planète-, jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat. Ils absorbent de grandes quantités de chaleur et de dioxyde de carbone (CO2) tout en rejetant de l’oxygène dans l’atmosphère. Mais, l’émission croissante de CO2, notamment due aux activités humaines, perturbe le mécanisme et provoque l’acidification des eaux.
Ce phénomène a des conséquences néfastes sur l’ensemble des écosystèmes marins, il impacte notamment la capacité des êtres vivants à fixer le calcium, élément essentiel pour le développement et la formation des structures calcaires des organismes de certaines espèces.
Coraux, moules ou huitres...victimes de l’acidification
A cause de cette acidification, les coraux, les animaux à coquille comme les moules ou les huitres, ainsi que de nombreux autres invertébrés ne peuvent plus assimiler autant de calcium ou, s’ils le font, c’est au détriment d’autres fonctions essentielles telles que leur reproduction.
De plus, ces organismes deviennent plus sensibles aux différentes pollutions marines (hydrocarbures, métaux lourds, pesticides, …) et des changements comportementaux importants surviennent.
Néfaste pour les écosystèmes marins, l’acidification l’est aussi pour l’homme, particulièrement les pêcheurs et le secteur de l’aquaculture, dépendant de la capacité des océans à abriter et à nourrir poissons, mollusques et coquillages... Les prises de pêche et l’aquaculture ont généré en 2012, 218 milliards de dollars.
Ce thème sera l’un des points abordé au colloque de l’Unesco le lundi 8 juin 2015 organisé à l’occasion de cette journée.
Les Français invités à donner leur avis
Face à ces défis, la stratégie de surveillance et de mise en œuvre d’actions concrètes et opérationnelles par la France pour ses mers et océans, en application notamment des plans d’action pour le milieu marin en cours d’élaboration dans les façades littorales, représente un enjeu essentiel.
À cet égard, les préfets coordonnateurs des sous-régions marines des programmes de surveillance ont adopté des programmes d’évaluation permanente de l’état des eaux marines ainsi que la mise à jour périodique des objectifs environnementaux.
Tous les Français sont conviés à donner leur avis sur les programmes de mesures qui doivent permettre, à l’horizon 2020, d’atteindre ou de maintenir un bon état écologique du milieu marin : en cliquant sur le site consultations publiques.
A savoir :
- La France bénéficie du deuxième espace maritime mondial avec 11 millions de km2 placés sous son autorité répartis sur trois océans.
- La France abrite 10 % des récifs coralliens mondiaux, soit le 4éme rang mondial avec 55 000 km2.
vendredi 5 juin 2015
Trop d’espèces sont menacées alertent l’Union internationale pour la conservation de la Nature et Birdlife international.
Le principe d’une liste rouge n’est pas de donner des bonnes nouvelles.
Mercredi, dans le cadre de la Green Week, l’Union internationale pour la conservation de la Nature et Birdlife international ont publié leur mise à jour du statut des espèces de poissons et d’oiseaux les plus menacées en Europe.
Bilan : sur les 1.220 espèces de poissons présentes dans les eaux européennes 7,5 % sont menacées d’extinction ; 2,6 % sont « quasi menacés » et l’on manque de données pour une espèce sur cinq (206). C’est parmi les chondrichthyes (raies et les requins) que l’on trouve le plus d’espèces menacées : 40 % sont proches de l’extinction, victimes de leur grande taille et d’un rythme lent de reproduction. Les principales menaces identifiées sont la surpêche, les travaux côtiers, la production d’énergie, les mines, et la pollution.
Pas de quoi se réjouir non plus du côté des oiseaux, indique le rapport de Birdlife international. 18 % des 451 espèces examinées sont menacés à l’échelle de l’Union européenne. Cela représente 82 espèces, dont 11 sont en danger critique d’extinction, 16 en danger et 55 vulnérables.
Malgré de beaux exemples qui montrent que les efforts de protection et de conservation portent leurs fruits, la situation ne s’améliore guère, puis les chiffres 2015 sont comparables à ceux qui ont été établis une décennie auparavant. « Les espèces d’oiseaux continuent de décliner en raison de multiples menaces comme le braconnage, les pressions agricoles, les espèces invasives, la destruction et la dégradation des habitats », indique le rapport. Le changement climatique et la pollution sont aussi mis en cause par Natagora.
Puffin des Baléares, courlis à bec grêle, bruant auréole, macareux moine, aigle criard, martin-pêcheur, pie,… autant de volatiles qui ont du plomb dans l’aile. Parmi les oiseaux menacés au niveau européen se trouvent sept oiseaux présents en Wallonie : le fuligule milouin, la tourterelle des bois, le vanneau huppé, la pie-grièche grise, la mésange boréale, la grive litorne et le pipit farlouse.
Source © Belga
Le principe d’une liste rouge n’est pas de donner des bonnes nouvelles.
Mercredi, dans le cadre de la Green Week, l’Union internationale pour la conservation de la Nature et Birdlife international ont publié leur mise à jour du statut des espèces de poissons et d’oiseaux les plus menacées en Europe.
Bilan : sur les 1.220 espèces de poissons présentes dans les eaux européennes 7,5 % sont menacées d’extinction ; 2,6 % sont « quasi menacés » et l’on manque de données pour une espèce sur cinq (206). C’est parmi les chondrichthyes (raies et les requins) que l’on trouve le plus d’espèces menacées : 40 % sont proches de l’extinction, victimes de leur grande taille et d’un rythme lent de reproduction. Les principales menaces identifiées sont la surpêche, les travaux côtiers, la production d’énergie, les mines, et la pollution.
Pas de quoi se réjouir non plus du côté des oiseaux, indique le rapport de Birdlife international. 18 % des 451 espèces examinées sont menacés à l’échelle de l’Union européenne. Cela représente 82 espèces, dont 11 sont en danger critique d’extinction, 16 en danger et 55 vulnérables.
Malgré de beaux exemples qui montrent que les efforts de protection et de conservation portent leurs fruits, la situation ne s’améliore guère, puis les chiffres 2015 sont comparables à ceux qui ont été établis une décennie auparavant. « Les espèces d’oiseaux continuent de décliner en raison de multiples menaces comme le braconnage, les pressions agricoles, les espèces invasives, la destruction et la dégradation des habitats », indique le rapport. Le changement climatique et la pollution sont aussi mis en cause par Natagora.
Puffin des Baléares, courlis à bec grêle, bruant auréole, macareux moine, aigle criard, martin-pêcheur, pie,… autant de volatiles qui ont du plomb dans l’aile. Parmi les oiseaux menacés au niveau européen se trouvent sept oiseaux présents en Wallonie : le fuligule milouin, la tourterelle des bois, le vanneau huppé, la pie-grièche grise, la mésange boréale, la grive litorne et le pipit farlouse.
Source © Belga
Une prolifération d'algues, également appelée "marée verte", s'est rapidement répandue sur 35.000 km² d'eaux au large de la côte orientale de la Chine, ont annoncé mercredi les autorités maritimes du pays.
Selon le Centre de prévisions maritimes pour la mer de Chine septentrionale dépendant de l'Administration d'Etat des affaires océaniques, la zone touchée par ces algues est passée de 1.500 km² le 22 mai à 35.000 km² le 4 juin.
Cette marée verte se dirige vers le nord-est, menaçant les zones côtières de la province orientale du Shandong, dont l'économie locale s'appuie fortement sur l'aquaculture et le tourisme.
Bien que les algues vertes ne soient pas toxiques, elle peuvent néanmoins bloquer les rayons du soleil et consommer une grande quantité d'oxygène, étouffant ainsi la vie marine. Elles peuvent aussi bloquer les canaux de navigation et générer de mauvaises odeurs lorsqu'elles se déposent sur les plages.
La marée verte est apparue en mer Jaune pour la première fois en 2007 et survient désormais chaque été.
Les algues se développent en absorbant les polluants d'azote et de phosphore présents dans l'eau de mer. Leur prolifération est également favorisée par les changements de température. Cette année, la prolifération d'algues pourrait être plus grave que les années précédentes, selon le centre de surveillance.
Les autorités de Qingdao, ville côtière du Shandong, ont mobilisé des habitants locaux et des navires pour aider à nettoyer les algues.
Selon le Centre de prévisions maritimes pour la mer de Chine septentrionale dépendant de l'Administration d'Etat des affaires océaniques, la zone touchée par ces algues est passée de 1.500 km² le 22 mai à 35.000 km² le 4 juin.
Cette marée verte se dirige vers le nord-est, menaçant les zones côtières de la province orientale du Shandong, dont l'économie locale s'appuie fortement sur l'aquaculture et le tourisme.
Bien que les algues vertes ne soient pas toxiques, elle peuvent néanmoins bloquer les rayons du soleil et consommer une grande quantité d'oxygène, étouffant ainsi la vie marine. Elles peuvent aussi bloquer les canaux de navigation et générer de mauvaises odeurs lorsqu'elles se déposent sur les plages.
La marée verte est apparue en mer Jaune pour la première fois en 2007 et survient désormais chaque été.
Les algues se développent en absorbant les polluants d'azote et de phosphore présents dans l'eau de mer. Leur prolifération est également favorisée par les changements de température. Cette année, la prolifération d'algues pourrait être plus grave que les années précédentes, selon le centre de surveillance.
Les autorités de Qingdao, ville côtière du Shandong, ont mobilisé des habitants locaux et des navires pour aider à nettoyer les algues.
Source © Chine Nouvelle (Xinhua)
La Corée du Sud a annoncé vendredi un quatrième cas mortel de coronavirus MERS et cinq nouveaux cas de contamination, alors que des centaines d'écoles sont fermées et que de nombreux Coréens reportent leurs déplacements.
Plus de 800 écoles sud-coréennes ont décidé jeudi de suspendre temporairement leurs cours par crainte d'une transmission du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) entre les élèves.
Au total, jusqu'à 11h00 (02h00 GMT), 822 établissements de l'ensemble du pays ont décidé de suspendre leurs cours, dont 309 écoles maternelles, 417 écoles primaires, 66 collèges, 12 lycées, 5 universités et 13 écoles de formation professionnelle, a annoncé le ministère de l'Education.
Environ 70% des établissements se trouvent dans la province de Gyeonggi, l'une des régions les plus touchées par la maladie. Dans la capitale, Séoul, 24 écoles maternelles, 13 écoles primaires et deux collèges figurent sur la liste des écoles fermées.
Le ministère sud-coréen de la Santé a porté le nombre de cas confirmés à 41, ce qui constitue l'épidémie la plus étendue en dehors de l'Arabie saoudite, avec près de 2.000 personnes placées en quarantaine ou sous observation.
Le MERS est une maladie causée par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (CoV-MERS), qui est proche du virus mortel du SRAS. Il n'existe pas de vaccin ou de traitement pour cette maladie, dont le taux de mortalité est de 40,7%.
Cette maladie a été découverte pour la première fois en Arabie saoudite en septembre 2012.L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a signalé plus de 1000 cas confirmés de MERS dans le monde, dont plus de 400 décès.
Source © Chine nouvelle
Plus de 800 écoles sud-coréennes ont décidé jeudi de suspendre temporairement leurs cours par crainte d'une transmission du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) entre les élèves.
Au total, jusqu'à 11h00 (02h00 GMT), 822 établissements de l'ensemble du pays ont décidé de suspendre leurs cours, dont 309 écoles maternelles, 417 écoles primaires, 66 collèges, 12 lycées, 5 universités et 13 écoles de formation professionnelle, a annoncé le ministère de l'Education.
Environ 70% des établissements se trouvent dans la province de Gyeonggi, l'une des régions les plus touchées par la maladie. Dans la capitale, Séoul, 24 écoles maternelles, 13 écoles primaires et deux collèges figurent sur la liste des écoles fermées.
Le ministère sud-coréen de la Santé a porté le nombre de cas confirmés à 41, ce qui constitue l'épidémie la plus étendue en dehors de l'Arabie saoudite, avec près de 2.000 personnes placées en quarantaine ou sous observation.
Le MERS est une maladie causée par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (CoV-MERS), qui est proche du virus mortel du SRAS. Il n'existe pas de vaccin ou de traitement pour cette maladie, dont le taux de mortalité est de 40,7%.
Cette maladie a été découverte pour la première fois en Arabie saoudite en septembre 2012.L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a signalé plus de 1000 cas confirmés de MERS dans le monde, dont plus de 400 décès.
Source © Chine nouvelle
A chaleur exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Le plan canicule niveau 2 va être déclenché vendredi «au moins pour 48 heures», en raison de la vague de chaleur annoncée en France dans les prochains jours, a annoncé la Secrétaire d'État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie, Laurence Rossignol, ce jeudi, comme l'indique un tweet d'un journaliste de France Info.
Le plan canicule sera déclenché demain et pour 48h minimum annonce Laurence Rossignol en sortant de Matignon... pic.twitter.com/1hehYnHBol
— Langlet Julien (@julien_langlet) June 4, 2015
«Demain matin (vendredi), Marisol Touraine (ministre de la Santé) et moi-même ferons un déplacement dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour annoncer les mesures canicule qui me paraissent devoir être actionnées au moins pour les 48 heures qui viennent», a déclaré à la presse Laurence Rossignol en marge d'une réunion gouvernementale à Matignon.
Le plan canicule sera déclenché demain et pour 48h minimum annonce Laurence Rossignol en sortant de Matignon... pic.twitter.com/1hehYnHBol
— Langlet Julien (@julien_langlet) June 4, 2015
«Demain matin (vendredi), Marisol Touraine (ministre de la Santé) et moi-même ferons un déplacement dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour annoncer les mesures canicule qui me paraissent devoir être actionnées au moins pour les 48 heures qui viennent», a déclaré à la presse Laurence Rossignol en marge d'une réunion gouvernementale à Matignon.
Un grand soleil, peu de vent, et beaucoup de trafic automobile: toutes les conditions sont réunies pour faire grimper le taux d'ozone dans l'air vendredi. Le seuil d'alerte ne devrait tout de même pas être atteint.
D'après Air PACA, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air de la région, le taux d'ozone dans l'air devrait dépasser 180 microgrammes par mètre cube. Pas de quoi déclencher une procédure d'alerte, mais il faut faire attention.
Si elle est moins connue du grand public que la pollution aux particules fines, la pollution à l'ozone n'en est pas moins dangereuse.
La pollution à l'ozone, c'est quoi?
L'ozone est un gaz dangereux pour la santé s'il est présent en grande quantité dans l'air.Quand il y a peu ou pas de vent, l'ozone persiste dans l'air que nous respirons. Ajoutez cela au fort ensoleillement et à la circulation automobile, vous obtenez un cocktail explosif.
Toutes les conditions seront donc réunies vendredi et samedi dans le Var et les Alpes-Maritimes.
Quelques conseils pour faire face...
Comme la pollution aux particules fines, la pollution à l'ozone peut engendrer des difficultés respiratoires et des irritations, notamment chez les individus sensibles (enfants, asmathiques, personnes âgées...). Air PACA donne des recommandations pour éviter la catastrophe. Par exemple, si vous avez prévu de faire du sport en extérieur, privilégiez des horaires matinaux, et veillez à ce que votre activité ne soit pas trop intense.
Evitez de fumer, et de vous exposer à des produits irritants comme la peinture ou les solvants.
Mais attention à ne pas en faire trop ! Rien ne sert de vous confiner dans votre appartement: il vaut mieux ne pas modifier vos habitudes d'aération.
D'après Air PACA, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air de la région, le taux d'ozone dans l'air devrait dépasser 180 microgrammes par mètre cube. Pas de quoi déclencher une procédure d'alerte, mais il faut faire attention.
Si elle est moins connue du grand public que la pollution aux particules fines, la pollution à l'ozone n'en est pas moins dangereuse.
La pollution à l'ozone, c'est quoi?
L'ozone est un gaz dangereux pour la santé s'il est présent en grande quantité dans l'air.Quand il y a peu ou pas de vent, l'ozone persiste dans l'air que nous respirons. Ajoutez cela au fort ensoleillement et à la circulation automobile, vous obtenez un cocktail explosif.
Toutes les conditions seront donc réunies vendredi et samedi dans le Var et les Alpes-Maritimes.
Quelques conseils pour faire face...
Comme la pollution aux particules fines, la pollution à l'ozone peut engendrer des difficultés respiratoires et des irritations, notamment chez les individus sensibles (enfants, asmathiques, personnes âgées...). Air PACA donne des recommandations pour éviter la catastrophe. Par exemple, si vous avez prévu de faire du sport en extérieur, privilégiez des horaires matinaux, et veillez à ce que votre activité ne soit pas trop intense.
Evitez de fumer, et de vous exposer à des produits irritants comme la peinture ou les solvants.
Mais attention à ne pas en faire trop ! Rien ne sert de vous confiner dans votre appartement: il vaut mieux ne pas modifier vos habitudes d'aération.
Cinq départements ont été placés en « vigilance orange orages » par Météo France ce vendredi.
Les départements concernés sont : le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, l’Aisne et l’Oise.
Ces violents orages seront accompagnés de grêle dans l’après-midi, pendant les fortes chaleurs.
L’alerte est valable jusqu’à samedi, 6h du matin.
Les départements concernés sont : le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, l’Aisne et l’Oise.
Ces violents orages seront accompagnés de grêle dans l’après-midi, pendant les fortes chaleurs.
L’alerte est valable jusqu’à samedi, 6h du matin.
Furieux d’avoir été laissés dans l’ignorance d’une pollution à l’arsenic, au plomb et au cadmium, identifiée par l’Etat depuis 2007 mais révélée en 2014, les riverains de deux anciennes mines près d’Alès (Gard), s’inquiètent des conséquences éventuelles sur leur santé.
Dans un rapport rendu public en mai, l’Agence régionale de santé (ARS) a révélé des « teneurs en plomb et en arsenic exceptionnellement élevées » et des « teneurs importantes en cadmium », entre Anduze et Alès.
L’ARS s’est alarmée « des conséquences sur la santé à long terme, même en l’absence de symptômes à l’heure actuelle » et a décidé de mettre en place dès septembre une veille sanitaire pour 2.800 personnes, soit les riverains de deux anciennes mines de fer et de zinc, dans les communes de Thoiras, Tornac, Saint-Félix de Pallières, Générargues et Saint-Sébastien d’Aigrefeuille.
Des prises de sang seront pratiquées sur ces personnes afin de leur « proposer, si nécessaire, une prise en charge médicale », a précisé l’ARS.
Dans les communes concernées, l’inquiétude le dispute à la colère. « J’ai du plomb et de l’arsenic dans mon jardin », déplore une retraitée qui a acheté en 2014 sa maison à Saint-Félix-de-Pallières. Une expertise indépendante qu’elle a commandée depuis, a démontré dans son jardin des taux 2 à 2,5 fois supérieurs à la limite légale.
« Les bras m’en sont tombés car j’ignorais en achetant ma maison que le site était pollué », affirme à l’AFP cette habitante, sous couvert d’anonymat, en montrant l’état des risques naturels et techniques remis par son notaire qui ne fait mention d’aucune pollution. « Ma maison ne vaut plus un clou. Je me sens trahie », se désole-t-elle.
A une centaine de mètres, ce sont les œufs des poules de Karin qui sont contaminés au plomb: des taux « quatre fois supérieurs à la norme », relève-t-elle. En conséquence, elle n’a pas le droit de les consommer et a reçu une liste de recommandations de l’ARS.
250.000 touristes par an à Anduze
Parmi les lieux contaminés, celui de la mine de Croix-de-Pallières pose particulièrement problème car il est le point de départ de circuits de randonnées pédestres et est à ce titre très fréquenté.
« C’est criminel de laisser les touristes se balader ici. L’endroit est jalonné de panneaux pour les sentiers et les randonneurs viennent cueillir des champignons qui sont toxiques », s’agace Fab, un trentenaire vivant avec une soixantaine d’autres personnes, au-dessus de cette mine où se mélangent les métaux lourds contenus dans la roche et les résidus de produits chimiques qui ont été utilisés pour leur extraction jusqu’en 1971.
Inquiet, Fab a récemment fait une prise de sang: « Je suis à 65 microgrammes/l de plomb », soit 2,5 fois la plombémie moyenne en France (25,7 microgramme/l), dit-il.
Dans la mine, l’arsenic et le plomb dans le sol seraient « 20 fois supérieurs au taux à partir duquel une action curative s’impose », selon l’association ATC-toxicologie qui relaie les résultats de l’entreprise Geoderis, mandatée en 2008 par l’Etat pour expertiser les risques miniers. Selon l’ARS, la découverte de la pollution remonte à 2007. Mais les riverains n’en ont eu connaissance qu’en décembre 2014 lors d’une réunion publique avec le sous-préfet du Vigan.
« On nous a tout caché pendant des années. Et maintenant on nous laisse dans l’ignorance la plus totale depuis cette réunion ! », dénonce Stephan Leclerq dont la maison est située en contrebas de la mine. « Il n’y aura plus de réunion publique parce que les gens vocifèrent ! », réagit William Dumas, député PS de la circonscription qui minimise: « Cela fait 45 ans que j’entends parler d’une pollution, ça n’empêche pas de devenir centenaire ! »
Cet argument irrite le maire DVG d’Anduze, Bonifacio Iglesias. Cette commune touristique accueille 250.000 touristes par an et reçoit, à chaque épisode cévenol, les écoulements d’eau en provenance de la mine. « Pourquoi certaines communes seraient concernées par la pollution et pas nous ? », s’interroge l’élu qui compte demander à l’ARS d’intégrer Anduze « à la veille sanitaire ».
Source © AFP
Nature alerte vous conseille ce dossier très complet concernant ce sujet: consultable en cliquant ici
Dans un rapport rendu public en mai, l’Agence régionale de santé (ARS) a révélé des « teneurs en plomb et en arsenic exceptionnellement élevées » et des « teneurs importantes en cadmium », entre Anduze et Alès.
L’ARS s’est alarmée « des conséquences sur la santé à long terme, même en l’absence de symptômes à l’heure actuelle » et a décidé de mettre en place dès septembre une veille sanitaire pour 2.800 personnes, soit les riverains de deux anciennes mines de fer et de zinc, dans les communes de Thoiras, Tornac, Saint-Félix de Pallières, Générargues et Saint-Sébastien d’Aigrefeuille.
Des prises de sang seront pratiquées sur ces personnes afin de leur « proposer, si nécessaire, une prise en charge médicale », a précisé l’ARS.
Dans les communes concernées, l’inquiétude le dispute à la colère. « J’ai du plomb et de l’arsenic dans mon jardin », déplore une retraitée qui a acheté en 2014 sa maison à Saint-Félix-de-Pallières. Une expertise indépendante qu’elle a commandée depuis, a démontré dans son jardin des taux 2 à 2,5 fois supérieurs à la limite légale.
« Les bras m’en sont tombés car j’ignorais en achetant ma maison que le site était pollué », affirme à l’AFP cette habitante, sous couvert d’anonymat, en montrant l’état des risques naturels et techniques remis par son notaire qui ne fait mention d’aucune pollution. « Ma maison ne vaut plus un clou. Je me sens trahie », se désole-t-elle.
A une centaine de mètres, ce sont les œufs des poules de Karin qui sont contaminés au plomb: des taux « quatre fois supérieurs à la norme », relève-t-elle. En conséquence, elle n’a pas le droit de les consommer et a reçu une liste de recommandations de l’ARS.
250.000 touristes par an à Anduze
Parmi les lieux contaminés, celui de la mine de Croix-de-Pallières pose particulièrement problème car il est le point de départ de circuits de randonnées pédestres et est à ce titre très fréquenté.
« C’est criminel de laisser les touristes se balader ici. L’endroit est jalonné de panneaux pour les sentiers et les randonneurs viennent cueillir des champignons qui sont toxiques », s’agace Fab, un trentenaire vivant avec une soixantaine d’autres personnes, au-dessus de cette mine où se mélangent les métaux lourds contenus dans la roche et les résidus de produits chimiques qui ont été utilisés pour leur extraction jusqu’en 1971.
Inquiet, Fab a récemment fait une prise de sang: « Je suis à 65 microgrammes/l de plomb », soit 2,5 fois la plombémie moyenne en France (25,7 microgramme/l), dit-il.
Dans la mine, l’arsenic et le plomb dans le sol seraient « 20 fois supérieurs au taux à partir duquel une action curative s’impose », selon l’association ATC-toxicologie qui relaie les résultats de l’entreprise Geoderis, mandatée en 2008 par l’Etat pour expertiser les risques miniers. Selon l’ARS, la découverte de la pollution remonte à 2007. Mais les riverains n’en ont eu connaissance qu’en décembre 2014 lors d’une réunion publique avec le sous-préfet du Vigan.
« On nous a tout caché pendant des années. Et maintenant on nous laisse dans l’ignorance la plus totale depuis cette réunion ! », dénonce Stephan Leclerq dont la maison est située en contrebas de la mine. « Il n’y aura plus de réunion publique parce que les gens vocifèrent ! », réagit William Dumas, député PS de la circonscription qui minimise: « Cela fait 45 ans que j’entends parler d’une pollution, ça n’empêche pas de devenir centenaire ! »
Cet argument irrite le maire DVG d’Anduze, Bonifacio Iglesias. Cette commune touristique accueille 250.000 touristes par an et reçoit, à chaque épisode cévenol, les écoulements d’eau en provenance de la mine. « Pourquoi certaines communes seraient concernées par la pollution et pas nous ? », s’interroge l’élu qui compte demander à l’ARS d’intégrer Anduze « à la veille sanitaire ».
Source © AFP
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Une plage de Palavas, près de Montpellier, a été évacuée ce jeudi matin, en raison d'une pollution dont la nature exacte n'est pas déterminée, a-t-on appris auprès des pompiers.
Selon la préfecture maritime, il pourrait s'agir d'un rejet de l'émissaire en mer de la station d'épuration Maera.
Plusieurs nappes d'un produit blanc et visqueux avec des matières fécales ont touché des plages de la rive droite de la cité balnéaire de l'Hérault, ont indiqué les pompiers, précisant que dès dimanche cette pollution, constituée de nappes de 10m sur 3m, avait été repérée au large de Palavas sur une étendue d'un kilomètre.
Selon le CROSS-MED, un pêcheur a donné l'alerte, ce jeudi matin, après avoir repéré de nouvelles nappes de pollution à 500 mètres des côtes.
Le plan communal de sauvegarde par la mairie a été enclenché et un arrêté municipal a été pris pour interdire la plage jusqu'à vendredi, a précisé le chef de la police municipale de Palavas.
Même si l'hypothèse d'un rejet de l'émissaire de la station d'épuration de Montpellier métropole est privilégié, il débouche à 11 kilomètres au large du golfe de Palavas, les douanes sont sur place, des recherches aériennes ont été entreprises pour déterminer si un navire n'était pas à l'origine de cette pollution.
Des analyses vont être effectuées pour en déterminer la nature exacte, ont ajouté les pompiers.
A Villeneuve-lès-Maguelone, commune voisine, pour l'instant non touchée, "on reste attentif" mais "aucune interdiction n'a été prise", a assuré le directeur général des services Philippe Gabaudan.
Source © France 3
Selon la préfecture maritime, il pourrait s'agir d'un rejet de l'émissaire en mer de la station d'épuration Maera.
Plusieurs nappes d'un produit blanc et visqueux avec des matières fécales ont touché des plages de la rive droite de la cité balnéaire de l'Hérault, ont indiqué les pompiers, précisant que dès dimanche cette pollution, constituée de nappes de 10m sur 3m, avait été repérée au large de Palavas sur une étendue d'un kilomètre.
Selon le CROSS-MED, un pêcheur a donné l'alerte, ce jeudi matin, après avoir repéré de nouvelles nappes de pollution à 500 mètres des côtes.
Le plan communal de sauvegarde par la mairie a été enclenché et un arrêté municipal a été pris pour interdire la plage jusqu'à vendredi, a précisé le chef de la police municipale de Palavas.
Même si l'hypothèse d'un rejet de l'émissaire de la station d'épuration de Montpellier métropole est privilégié, il débouche à 11 kilomètres au large du golfe de Palavas, les douanes sont sur place, des recherches aériennes ont été entreprises pour déterminer si un navire n'était pas à l'origine de cette pollution.
Des analyses vont être effectuées pour en déterminer la nature exacte, ont ajouté les pompiers.
A Villeneuve-lès-Maguelone, commune voisine, pour l'instant non touchée, "on reste attentif" mais "aucune interdiction n'a été prise", a assuré le directeur général des services Philippe Gabaudan.
Source © France 3
C'est une nouvelle pollution, de provenance mystérieuse, qui pose question en Bretagne. Depuis quelques jours, sur les côtes du Finistère, on constate l'échouage de boulettes blanches, a indiqué la préfecture du département ce jeudi 4 juin.
Après analyse par le Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), "il s'avère que la substance recueillie sur les plages est constituée de paraffine, à base d'huile minérale raffinée", précise la préfecture du Finistère.
Pas de danger pour la santé
"Il s'agit d'un distillat obtenu lors du procédé de raffinage du pétrole contenant des hydrocarbures". La préfecture assure qu'il "n'y a pas de risque particulier pour l'homme si le collectage des amas et blocs sur les plages se pratique en se protégeant les mains à l'aide de gants".
L'Agence régionale de Santé (ARS) estime de son côté qu'un contact cutané peut entraîner une irritation de la peau.
"On sait que c'est de la paraffine mais on ne sait pas d'où elle vient", a indiqué le directeur du Cedre
Gilbert Le Lann à l'AFP. Il estime que de tels échouages "ne sont pas réguliers mais se produisent de temps à autres et pas uniquement dans le Finistère".
Source © AFP
Après analyse par le Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), "il s'avère que la substance recueillie sur les plages est constituée de paraffine, à base d'huile minérale raffinée", précise la préfecture du Finistère.
Pas de danger pour la santé
"Il s'agit d'un distillat obtenu lors du procédé de raffinage du pétrole contenant des hydrocarbures". La préfecture assure qu'il "n'y a pas de risque particulier pour l'homme si le collectage des amas et blocs sur les plages se pratique en se protégeant les mains à l'aide de gants".
L'Agence régionale de Santé (ARS) estime de son côté qu'un contact cutané peut entraîner une irritation de la peau.
"On sait que c'est de la paraffine mais on ne sait pas d'où elle vient", a indiqué le directeur du Cedre
Gilbert Le Lann à l'AFP. Il estime que de tels échouages "ne sont pas réguliers mais se produisent de temps à autres et pas uniquement dans le Finistère".
Source © AFP
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