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jeudi 18 juin 2015
Après 12 ans et des dizaines d'études, le Consortium en foresterie Gaspésie-Les Îles rend l'âme faute de financement. Il s'agissait du seul centre de recherche de la région sur la forêt, l'un des principaux gagne-pain des Gaspésiens.
Jusqu'aux Fêtes, le Consortium disposait d'une équipe de recherche de huit personnes, dont cinq titulaires de maîtrises et de doctorats, basés en majorité à Gaspé. Sa fermeture sera confirmée aujourd'hui lors d'une assemblée générale à New Richmond, à moins que les membres présents en décident autrement.
«Nous avons fait des pressions auprès des autorités et des partenaires financiers afin d'avoir des fonds pour passer à travers une période difficile. On n'a pas eu de réponse positive, explique le directeur du Consortium, Eduardo Bittencourt. Le conseil d'administration a décidé que ce n'était plus raisonnable de continuer nos activités. On n'aurait plus été capables de payer les comptes qui rentraient.»
La région sera «limitée dans son pouvoir d'innovation», estime M. Bittencourt. Le Consortium avait été fondé en 2003 pour pallier l'absence d'université en Gaspésie.
Au fil des ans, l'organisme a notamment étudié les méthodes de coupe et de sylviculture utilisées dans la région et a transmis ses connaissances à l'industrie. Ses chercheurs ont mis en place un outil d'aide à la décision pour maximiser la valeur économique de toutes les activités en forêt.
Le Consortium «a permis aux acteurs de la région d'avoir une tribune sur leurs besoins en recherche, de documenter des éléments spécifiques à la région, de faire de meilleurs choix d'aménagement et de transférer des connaissances auprès des entreprises privées», résume Marc Lauzon, directeur de la gestion des forêts Gaspésie-Les Îles au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs.
La fermeture du Consortium est «très déplorable», dit Robert Belzile, vice-président des approvisionnements forestiers au groupe GDS, l'un des principaux industriels de la Gaspésie. «L'élément qui nous fait le plus peur, c'est l'épidémie de tordeuse de bourgeons de l'épinette [qui commence en Gaspésie]. La dernière nous a coûté une fortune en qualité de bois et en pertes de possibilités forestières.» Dans ce contexte, il aurait été précieux d'avoir un organisme «indépendant de tout mandat gouvernemental» pour «faire le suivi, s'assurer de prendre les bonnes décisions, faire un condensé de la recherche et l'analyser», estime M. Belzile.
Les travaux du Consortium ont aidé l'industrie gaspésienne à obtenir des certifications écologiques, souligne Katherine Court, directrice générale du Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie. Le Syndicat, en voie d'obtenir la certification de la Forest Stewardship Council, a notamment mandaté le Consortium pour préparer un Guide de formation pour les propriétaires de lots boisés.
Environ 20 % du budget annuel de 500 000 $ du Consortium venait d'une subvention de la Conférence régionale des élus, qui a été abolie. Une aide de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) y était liée; elle tombe aussi, alors que l'UQAR doit comprimer ses dépenses.
Au ministère de la Forêt, le programme de recherche spécifique à la région, dont le Consortium bénéficiait en partie, n'existe plus. Développement économique Canada, principal financier du Consortium à ses débuts, a modifié ses orientations au fil des ans et l'organisme a du mal à y cadrer.
Jusqu'aux Fêtes, le Consortium disposait d'une équipe de recherche de huit personnes, dont cinq titulaires de maîtrises et de doctorats, basés en majorité à Gaspé. Sa fermeture sera confirmée aujourd'hui lors d'une assemblée générale à New Richmond, à moins que les membres présents en décident autrement.
«Nous avons fait des pressions auprès des autorités et des partenaires financiers afin d'avoir des fonds pour passer à travers une période difficile. On n'a pas eu de réponse positive, explique le directeur du Consortium, Eduardo Bittencourt. Le conseil d'administration a décidé que ce n'était plus raisonnable de continuer nos activités. On n'aurait plus été capables de payer les comptes qui rentraient.»
La région sera «limitée dans son pouvoir d'innovation», estime M. Bittencourt. Le Consortium avait été fondé en 2003 pour pallier l'absence d'université en Gaspésie.
Au fil des ans, l'organisme a notamment étudié les méthodes de coupe et de sylviculture utilisées dans la région et a transmis ses connaissances à l'industrie. Ses chercheurs ont mis en place un outil d'aide à la décision pour maximiser la valeur économique de toutes les activités en forêt.
Le Consortium «a permis aux acteurs de la région d'avoir une tribune sur leurs besoins en recherche, de documenter des éléments spécifiques à la région, de faire de meilleurs choix d'aménagement et de transférer des connaissances auprès des entreprises privées», résume Marc Lauzon, directeur de la gestion des forêts Gaspésie-Les Îles au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs.
La fermeture du Consortium est «très déplorable», dit Robert Belzile, vice-président des approvisionnements forestiers au groupe GDS, l'un des principaux industriels de la Gaspésie. «L'élément qui nous fait le plus peur, c'est l'épidémie de tordeuse de bourgeons de l'épinette [qui commence en Gaspésie]. La dernière nous a coûté une fortune en qualité de bois et en pertes de possibilités forestières.» Dans ce contexte, il aurait été précieux d'avoir un organisme «indépendant de tout mandat gouvernemental» pour «faire le suivi, s'assurer de prendre les bonnes décisions, faire un condensé de la recherche et l'analyser», estime M. Belzile.
Les travaux du Consortium ont aidé l'industrie gaspésienne à obtenir des certifications écologiques, souligne Katherine Court, directrice générale du Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie. Le Syndicat, en voie d'obtenir la certification de la Forest Stewardship Council, a notamment mandaté le Consortium pour préparer un Guide de formation pour les propriétaires de lots boisés.
Environ 20 % du budget annuel de 500 000 $ du Consortium venait d'une subvention de la Conférence régionale des élus, qui a été abolie. Une aide de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) y était liée; elle tombe aussi, alors que l'UQAR doit comprimer ses dépenses.
Au ministère de la Forêt, le programme de recherche spécifique à la région, dont le Consortium bénéficiait en partie, n'existe plus. Développement économique Canada, principal financier du Consortium à ses débuts, a modifié ses orientations au fil des ans et l'organisme a du mal à y cadrer.
Source © La presse canadienne
mardi 16 juin 2015
Un Allemand de 65 ans est mort samedi 6 juin dans un hôpital d’Ostercappeln (ouest), d’une maladie des poumons à la suite d’une infection par le MERS coronavirus (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) qu’il avait contracté en février lors d’un voyage dans la péninsule Arabique, ont annoncé mardi 16 juin les autorités médicales allemandes.
Les quelque 200 personnes avec lesquelles il avait été en contact ont subi des tests et aucune n’a été contaminée, a précisé le ministère régional de la santé de Basse-Saxe.
Le sexagénaire était revenu en février d'un séjour aux Emirats arabes unis. C'est là qu'il a « probablement » contracté ce virus, en visitant un marché aux animaux où il a vraisemblablement été en contact avec des dromadaires, connus pour être porteurs du MERS, selon le ministère.
Une urgence de santé publique ?
Deux autres patients, en provenance du Qatar et des Emirats arabes unis et déclarés infectés par le syndrome en 2012 et 2013, ont été traités en Allemagne, selon l’institut Robert-Koch, établissement fédéral responsable du contrôle et de la lutte contre les maladies. L’un d’entre eux est mort des suites de son infection. Le coronavirus a donc fait deux victimes en Allemagne.
La péninsule arabique constitue le principal foyer de la maladie, avec plus de 950 personnes contaminées et 412 décès depuis 2012 en Arabie Saoudite. L'épidémie a également fait 19 morts en Corée du Sud, depuis qu'un premier patient a été diagnostiqué porteur du virus dans ce pays le 20 mai à son retour d'un voyage en Arabie saoudite.
L'Organisation mondiale de la santé a convoqué mardi son comité d'urgence afin de déterminer si cette maladie « constitue une urgence de santé publique de portée internationale », selon un porte-parole. Les résultats de cette réunion devraient être connus mercredi.
Source © Le Monde
Les quelque 200 personnes avec lesquelles il avait été en contact ont subi des tests et aucune n’a été contaminée, a précisé le ministère régional de la santé de Basse-Saxe.
Le sexagénaire était revenu en février d'un séjour aux Emirats arabes unis. C'est là qu'il a « probablement » contracté ce virus, en visitant un marché aux animaux où il a vraisemblablement été en contact avec des dromadaires, connus pour être porteurs du MERS, selon le ministère.
Une urgence de santé publique ?
Deux autres patients, en provenance du Qatar et des Emirats arabes unis et déclarés infectés par le syndrome en 2012 et 2013, ont été traités en Allemagne, selon l’institut Robert-Koch, établissement fédéral responsable du contrôle et de la lutte contre les maladies. L’un d’entre eux est mort des suites de son infection. Le coronavirus a donc fait deux victimes en Allemagne.
La péninsule arabique constitue le principal foyer de la maladie, avec plus de 950 personnes contaminées et 412 décès depuis 2012 en Arabie Saoudite. L'épidémie a également fait 19 morts en Corée du Sud, depuis qu'un premier patient a été diagnostiqué porteur du virus dans ce pays le 20 mai à son retour d'un voyage en Arabie saoudite.
L'Organisation mondiale de la santé a convoqué mardi son comité d'urgence afin de déterminer si cette maladie « constitue une urgence de santé publique de portée internationale », selon un porte-parole. Les résultats de cette réunion devraient être connus mercredi.
Source © Le Monde
La plus grande invasion d'algues toxiques (algues rouges) qu'ait jamais connu la côte Ouest des Etats Unis s'étire désormais du centre de la Californie jusqu'à l'État de Washington, voir éventuellement, jusqu'à l'Alaska. Ça fait un bout tout de même.
La NOAA affirme qu'elle a mobilisé de nombreux scientifiques pour étudier et tracer cette nouvelle invasion d'algues toxiques, parfois plus connue sous le terme de marée rouge.
Cette nouvelle prolifération d'algues rouges a déjà conduit à la fermeture de plusieurs pêcheries tout le long de la côte Ouest ces derniers jours.
L'ampleur et la portée de cette invasion d'algues toxiques est sans précédent.
La prolifération d'algues marines est fréquentes au printemps, mais la marée rouge de cette année est beaucoup plus étendue que les années précédentes, et malheureusement elle contient de fortes concentrations d'une toxine naturelle appelée acide domoïque.
Les poissons qui s'en nourrissent ingèrent cette toxine qui fini par toucher toute la chaîne alimentaire et en particuliers les oiseaux et les lions de mer qui se nourrissent de ces poissons.
Les autorités sanitaires de l'états de Washington ont été contraints de fermer de nombreuse fermes piscicoles tout le long de la côte sud . Toutes les plages de la côte ont été fermé à la pêche aux coques. Les estimations de la NOAA prévoient une perte économique de plus de 9 millions de dollars.
Quant à l'état de l'Oregon a déjà interdit toute cueillette de mollusques dans le fleuve Columbia au sud de Tillamook Head, et sur l'ensemble de son littoral .
Trois biotoxines marines touchent actuellement la cote ouest des Etats Unis
Les trois biotoxines qui préoccupent
• l'intoxication par les mollusques. Les symptômes comprennent des picotements dans les lèvres, les bras et les jambes, suivie par la difficulté de respirer et une possible paralysie. Elle peut être fatale.
• L'empoisonnement aux acides domoïques, aussi appelé intoxication amnésique, toujours transmi par les mollusques. Causé par les diatomées Pseudo-nitzschia, les symptômes sont des vomissements, des nausées, des diarrhées et des crampes d'estomac, qui peuvent évoluer vers des étourdissements, une profonde confusion et la perte de mémoire. Il peut être fatal.
• L'intoxication par la phycotoxine diarrhéique, causé par l'acide okadaïque des biotoxines. Les symptômes sont généralement de courte durée avec des vomissements, de la diarrhée et des crampes abdominales.
Les biotoxines marines sont produites par des algues microscopiques souvent invisible à l'oeil nu. Contrairement aux bactéries ou aux virus, les biotoxines ne sont pas détruites par la cuisson ou la congélation.
La cote Ouest américaine est actuellement confrontée à l'apparitions de plusieurs toxines en même temps, mais particulièrement par des niveaux élevés d'acides domoïques dus à une prolifération d'algues rouges jamais vue à une telle échelle.
© Nature Alerte
La NOAA affirme qu'elle a mobilisé de nombreux scientifiques pour étudier et tracer cette nouvelle invasion d'algues toxiques, parfois plus connue sous le terme de marée rouge.
Cette nouvelle prolifération d'algues rouges a déjà conduit à la fermeture de plusieurs pêcheries tout le long de la côte Ouest ces derniers jours.
L'ampleur et la portée de cette invasion d'algues toxiques est sans précédent.
La prolifération d'algues marines est fréquentes au printemps, mais la marée rouge de cette année est beaucoup plus étendue que les années précédentes, et malheureusement elle contient de fortes concentrations d'une toxine naturelle appelée acide domoïque.
Les poissons qui s'en nourrissent ingèrent cette toxine qui fini par toucher toute la chaîne alimentaire et en particuliers les oiseaux et les lions de mer qui se nourrissent de ces poissons.
Les autorités sanitaires de l'états de Washington ont été contraints de fermer de nombreuse fermes piscicoles tout le long de la côte sud . Toutes les plages de la côte ont été fermé à la pêche aux coques. Les estimations de la NOAA prévoient une perte économique de plus de 9 millions de dollars.
Quant à l'état de l'Oregon a déjà interdit toute cueillette de mollusques dans le fleuve Columbia au sud de Tillamook Head, et sur l'ensemble de son littoral .
Trois biotoxines marines touchent actuellement la cote ouest des Etats Unis
Les trois biotoxines qui préoccupent
• l'intoxication par les mollusques. Les symptômes comprennent des picotements dans les lèvres, les bras et les jambes, suivie par la difficulté de respirer et une possible paralysie. Elle peut être fatale.
• L'empoisonnement aux acides domoïques, aussi appelé intoxication amnésique, toujours transmi par les mollusques. Causé par les diatomées Pseudo-nitzschia, les symptômes sont des vomissements, des nausées, des diarrhées et des crampes d'estomac, qui peuvent évoluer vers des étourdissements, une profonde confusion et la perte de mémoire. Il peut être fatal.
• L'intoxication par la phycotoxine diarrhéique, causé par l'acide okadaïque des biotoxines. Les symptômes sont généralement de courte durée avec des vomissements, de la diarrhée et des crampes abdominales.
Les biotoxines marines sont produites par des algues microscopiques souvent invisible à l'oeil nu. Contrairement aux bactéries ou aux virus, les biotoxines ne sont pas détruites par la cuisson ou la congélation.
La cote Ouest américaine est actuellement confrontée à l'apparitions de plusieurs toxines en même temps, mais particulièrement par des niveaux élevés d'acides domoïques dus à une prolifération d'algues rouges jamais vue à une telle échelle.
© Nature Alerte
Des cocktails de pesticides continuent à être utilisés par les producteurs de pommes dans de nombreux pays européens, en particulier par les agriculteurs fournissant la grande distribution, affirme mardi Greenpeace dans un rapport.
L'ONG a analysé 85 échantillons --36 dans l'eau, 49 dans le sol--, prélevés dans les vergers de 12 pays européens parmi les plus gros producteurs de pommes, en ciblant ceux fournissant la grande distribution. En moyenne, 75% des échantillons (78% pour le sol, 72% pour l'eau) "contenaient des résidus d'au moins un" des 53 pesticides identifiés.
"Au moins 70% des pesticides identifiés présentent une toxicité globale élevée pour la santé humaine et la faune sauvage", affirme Greenpeace, dénonçant ce "fardeau toxique" imposé par "la production industrielle". Le nombre de pesticides le plus élevé dans les sols a été détecté en Italie, en Belgique et en France. Concernant l'eau, les pesticides sont les plus nombreux en Pologne, en Slovaquie et en Italie, selon le rapport.
Les pesticides les plus fréquemment retrouvés dans les sols sont le boscalid, "un fongicide présent dans 38% des échantillons", et le DDT (26% des échantillons). Concernant les échantillons d'eau, les pesticides les plus fréquemment identifiés sont le boscalid (dans 40% des prélèvements) et le chlorantraniliprole, un insecticide lui aussi retrouvé dans 40% des échantillons.
Le rapport dénonce ce "cocktail de pesticides" et "montre la réalité de l'usage vraiment important, systématique et multiproduits des pesticides dans la production agricole conventionnelle", a déclaré Anaïs Fourest, chargée de campagne agriculture à Greenpeace. Greenpeace demande aux Etats membres de l'Union européenne de "mettre progressivement fin à l'utilisation des pesticides chimiques de synthèse dans l'agriculture" et de soutenir les "alternatives non chimiques pour lutter contre les parasites, en particulier les pratiques agricoles écologiques".
La publication de ce rapport vise à "interpeller la grande distribution", comme la campagne "zéro pesticide" récemment lancée par l'ONG en France pour tenter de convaincre les six principales enseignes de la distribution française (Auchan, Carrefour, Casino, Leclerc, Intermarché, Magasins U) de soutenir les agriculteurs s'engageant à produire sans pesticides. Des résidus de pesticides sont présents dans près de la moitié des denrées consommées en Europe, mais pour la plupart dans les limites légales et probablement sans effet sur la santé, a assuré en mars l'Autorité européenne de sécurité des aliments. Les pommes figurent parmi les fruits les plus chargés en résidus.
Source © 7/7
L'ONG a analysé 85 échantillons --36 dans l'eau, 49 dans le sol--, prélevés dans les vergers de 12 pays européens parmi les plus gros producteurs de pommes, en ciblant ceux fournissant la grande distribution. En moyenne, 75% des échantillons (78% pour le sol, 72% pour l'eau) "contenaient des résidus d'au moins un" des 53 pesticides identifiés.
"Au moins 70% des pesticides identifiés présentent une toxicité globale élevée pour la santé humaine et la faune sauvage", affirme Greenpeace, dénonçant ce "fardeau toxique" imposé par "la production industrielle". Le nombre de pesticides le plus élevé dans les sols a été détecté en Italie, en Belgique et en France. Concernant l'eau, les pesticides sont les plus nombreux en Pologne, en Slovaquie et en Italie, selon le rapport.
Les pesticides les plus fréquemment retrouvés dans les sols sont le boscalid, "un fongicide présent dans 38% des échantillons", et le DDT (26% des échantillons). Concernant les échantillons d'eau, les pesticides les plus fréquemment identifiés sont le boscalid (dans 40% des prélèvements) et le chlorantraniliprole, un insecticide lui aussi retrouvé dans 40% des échantillons.
Le rapport dénonce ce "cocktail de pesticides" et "montre la réalité de l'usage vraiment important, systématique et multiproduits des pesticides dans la production agricole conventionnelle", a déclaré Anaïs Fourest, chargée de campagne agriculture à Greenpeace. Greenpeace demande aux Etats membres de l'Union européenne de "mettre progressivement fin à l'utilisation des pesticides chimiques de synthèse dans l'agriculture" et de soutenir les "alternatives non chimiques pour lutter contre les parasites, en particulier les pratiques agricoles écologiques".
La publication de ce rapport vise à "interpeller la grande distribution", comme la campagne "zéro pesticide" récemment lancée par l'ONG en France pour tenter de convaincre les six principales enseignes de la distribution française (Auchan, Carrefour, Casino, Leclerc, Intermarché, Magasins U) de soutenir les agriculteurs s'engageant à produire sans pesticides. Des résidus de pesticides sont présents dans près de la moitié des denrées consommées en Europe, mais pour la plupart dans les limites légales et probablement sans effet sur la santé, a assuré en mars l'Autorité européenne de sécurité des aliments. Les pommes figurent parmi les fruits les plus chargés en résidus.
Source © 7/7
Le lymphome non hodgkinien vient enfin d'être reconnu comme maladie professionnelle liée à l'emploi de certains pesticides, selon un décret paru mardi 9 juin au Journal officiel. «Une avancée importante» pour l'association Phyto-victimes, qui espère élargir la liste.
Selon ce nouveau «tableau» des maladies professionnelles, le numéro 59, le lymphome non hodgkinien est désormais reconnu comme maladie survenant suite à des « travaux exposant habituellement aux composés organochlorés, aux composés organophosphorés, au carbaryl, au toxaphène ou à l'atrazine ».
L'exposition peut avoir eu lieu «lors de la manipulation ou l'emploi de ces produits, par contact ou par inhalation» ou « par contact avec les cultures, les surfaces, les animaux traités ou lors de l'entretien des machines destinées à l'application des pesticides », ajoute le texte, qui fixe un délai de prise en charge de 10 ans, «sous réserve d'une durée d'exposition de 10 ans». Le dernier ajout à la liste des maladies professionnelles, ou tableau n°58, remonte à avril 2012, avec la maladie de Parkinson, toujours avec les pesticides.
D'autres maladies en vue
Contactée par le JDLE, l'association Phyto-victimes y voit une « avancée importante » : « des reconnaissances de maladie professionnelle avaient déjà été obtenues [par des personnes souffrant d'un lymphome non hodgkinien], mais la procédure était très longue. Cela va ouvrir la voie à des gens qui n'osaient pas lancer une telle démarche jusque-là ».
Pour l'association, le combat doit continuer avec « de nombreuses autres pathologies », dont d'autres hémopathies (maladies du sang), des maladies neurodégénératives, dont la maladie d'Alzheimer, ainsi qu'avec d'autres cancers, notamment celui de la prostate.
Quant à la durée minimale d'exposition de 10 ans, la même qu'avec la maladie de Parkinson, Phyto-victimes reconnaît que « cela a été sujet à beaucoup de discussions. On aurait aimé que ce soit moins, mais il est compliqué de fixer un seuil. Dans les faits, il pourrait très bien y avoir reconnaissance d'une maladie professionnelle même en-dessous de 10 ans, en présence d'éléments probants. Et rien n'exclut que ce seuil soit un jour revu à la baisse ».
Source © Romain Loury / Journal de l'environnement
...AU SUIVANT...
Selon ce nouveau «tableau» des maladies professionnelles, le numéro 59, le lymphome non hodgkinien est désormais reconnu comme maladie survenant suite à des « travaux exposant habituellement aux composés organochlorés, aux composés organophosphorés, au carbaryl, au toxaphène ou à l'atrazine ».
L'exposition peut avoir eu lieu «lors de la manipulation ou l'emploi de ces produits, par contact ou par inhalation» ou « par contact avec les cultures, les surfaces, les animaux traités ou lors de l'entretien des machines destinées à l'application des pesticides », ajoute le texte, qui fixe un délai de prise en charge de 10 ans, «sous réserve d'une durée d'exposition de 10 ans». Le dernier ajout à la liste des maladies professionnelles, ou tableau n°58, remonte à avril 2012, avec la maladie de Parkinson, toujours avec les pesticides.
D'autres maladies en vue
Contactée par le JDLE, l'association Phyto-victimes y voit une « avancée importante » : « des reconnaissances de maladie professionnelle avaient déjà été obtenues [par des personnes souffrant d'un lymphome non hodgkinien], mais la procédure était très longue. Cela va ouvrir la voie à des gens qui n'osaient pas lancer une telle démarche jusque-là ».
Pour l'association, le combat doit continuer avec « de nombreuses autres pathologies », dont d'autres hémopathies (maladies du sang), des maladies neurodégénératives, dont la maladie d'Alzheimer, ainsi qu'avec d'autres cancers, notamment celui de la prostate.
Quant à la durée minimale d'exposition de 10 ans, la même qu'avec la maladie de Parkinson, Phyto-victimes reconnaît que « cela a été sujet à beaucoup de discussions. On aurait aimé que ce soit moins, mais il est compliqué de fixer un seuil. Dans les faits, il pourrait très bien y avoir reconnaissance d'une maladie professionnelle même en-dessous de 10 ans, en présence d'éléments probants. Et rien n'exclut que ce seuil soit un jour revu à la baisse ».
Source © Romain Loury / Journal de l'environnement
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16/06/2015...France: Ségolène Royal veut interdire la vente de Roundup dans les jardineries dés 2016
La ministre de l’Écologie a fait parler d'elle ce week-end en se prononçant, sur France 3, pour l'arrêt de la vente libre du Roundup, herbicide vedette de l'américain Monsanto.
« La France doit être à l'offensive sur l'arrêt des pesticides dans les jardins et je vous annonce que j'ai demandé aux jardineries d'arrêter de mettre en vente libre le Roundup de Monsanto », a ainsi déclaré Ségolène Royal.
Les associations environnementales n'ont pas tardé à réagir. Notamment l'association Générations futures qui, accompagnée de France Nature Environnement (FNE), demandait, déjà en mars dernier, le retrait à la vente du principe actif de l'herbicide, le glyphosate. Celui-ci venait alors d'être classé « cancérigène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer.
« Actuellement en consultation publique, le projet de plan Ecophyto 2 prévoit déjà l’interdiction de la « vente en libre service » des pesticides au 1er janvier 2018. L’annonce de la ministre ne fait donc que reprendre ce point et l’appliquer à un produit pesticide en particulier mais ne signifie pas l’arrêt de la vente du Roundup aux particuliers ! », réagit l'ONG qui reproche également à Ségolène Royal de ne pas fixer d'échéance.
L’interdiction pure et simple de vente aux jardiniers amateurs est, en effet, prévue par la loi Labbé à l’horizon 2022… « Si la mesure rentrait en vigueur avant le 1er janvier 2018 ce serait un progrès que nous saluerions », ajoute François Veillerette, porte-parole de Générations Futures qui se dit, en outre, très vigilant. «Nous veillerons à ce que de simples opérations de communication gouvernementale ne remplacent pas le nécessaire retrait des autorisations de mise en marché de ces produits à base de glyphosate, tant pour l’usage amateur qu’agricole », prévient-il.
Dans un communiqué transmis à l'AFP, le groupe Monsanto explique, de son côté, ne pas avoir, à ce stade, « d'information réglementaire concernant une évolution de l'autorisation de mise sur le marché du désherbant Roundup ».
Chacun en profite, enfin, pour faire sa pub. La ministre évoque ainsi sur Twitter son guide gouvernemental pour « jardiner plus nature » tandis que l'enseigne Botanic rappelle qu'elle a exclu dès 2008 tous les pesticides et engrais chimiques de synthèse des rayons de ses 65 jardineries.
...Bon...bel effet d'annonce...et en attendant une vrai interdiction alors ...PUBons....non?....
« La France doit être à l'offensive sur l'arrêt des pesticides dans les jardins et je vous annonce que j'ai demandé aux jardineries d'arrêter de mettre en vente libre le Roundup de Monsanto », a ainsi déclaré Ségolène Royal.
Les associations environnementales n'ont pas tardé à réagir. Notamment l'association Générations futures qui, accompagnée de France Nature Environnement (FNE), demandait, déjà en mars dernier, le retrait à la vente du principe actif de l'herbicide, le glyphosate. Celui-ci venait alors d'être classé « cancérigène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer.
« Actuellement en consultation publique, le projet de plan Ecophyto 2 prévoit déjà l’interdiction de la « vente en libre service » des pesticides au 1er janvier 2018. L’annonce de la ministre ne fait donc que reprendre ce point et l’appliquer à un produit pesticide en particulier mais ne signifie pas l’arrêt de la vente du Roundup aux particuliers ! », réagit l'ONG qui reproche également à Ségolène Royal de ne pas fixer d'échéance.
L’interdiction pure et simple de vente aux jardiniers amateurs est, en effet, prévue par la loi Labbé à l’horizon 2022… « Si la mesure rentrait en vigueur avant le 1er janvier 2018 ce serait un progrès que nous saluerions », ajoute François Veillerette, porte-parole de Générations Futures qui se dit, en outre, très vigilant. «Nous veillerons à ce que de simples opérations de communication gouvernementale ne remplacent pas le nécessaire retrait des autorisations de mise en marché de ces produits à base de glyphosate, tant pour l’usage amateur qu’agricole », prévient-il.
Dans un communiqué transmis à l'AFP, le groupe Monsanto explique, de son côté, ne pas avoir, à ce stade, « d'information réglementaire concernant une évolution de l'autorisation de mise sur le marché du désherbant Roundup ».
Chacun en profite, enfin, pour faire sa pub. La ministre évoque ainsi sur Twitter son guide gouvernemental pour « jardiner plus nature » tandis que l'enseigne Botanic rappelle qu'elle a exclu dès 2008 tous les pesticides et engrais chimiques de synthèse des rayons de ses 65 jardineries.
...Bon...bel effet d'annonce...et en attendant une vrai interdiction alors ...PUBons....non?....
Plus d’un logement sur deux est contaminé par des polluants présents dans l’air. C’est ce qu’il ressort d’une étude de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), publiée ce jeudi. Les résultats démontrent que l’air et les poussières sur le sol des logements des Français contiennent des dizaines de substances chimiques issues de produits du quotidien.
L’étude, menée durant deux ans, a été réalisée à l’occasion de la campagne nationale Plomb-Habitat 2008-2009 auprès d’un échantillon de plus de 400 foyers représentatifs du parc d'habitation français. Ces composés organiques semi-volatils (COSV), qui nous empoisonnent au quotidien sont suspectés d’être néfastes pour les systèmes hormonaux, nerveux et reproducteurs (fertilité, malformations, cancers) et seraient également responsables de l’augmentation des cas d'obésité.
Pour cette étude, des échantillons de poussière domestique ont été prélevés, entre octobre 2008 et août 2009, dans les sacs d’aspirateur de plus de 400 logements représentatifs de l’habitat en France. Les chercheurs se sont penchés sur des foyers où vivent des enfants âgés de 6 mois à 6 ans, et ont analysé 145 échantillons.
Pesticides, bisphénol, phtalates, autant de substances que l’on retrouve dans les peintures, les textiles d’ameublement, les ordinateurs ou encore les détergents de synthèse. Les objets aux propriétés antiadhésives ou antisalissures, les moquettes ou les feux de cuisson contiennent aussi des COSV.
Plus de 30 polluants
Dans l’ensemble, les chercheurs ont trouvé en moyenne plus de 30 polluants par logement. Un chiffre impressionnant, quand on sait que ce sont les enfants qui sont les plus à même d’être exposés à toutes ces substances. Ces derniers marchent à quatre pattes au milieu des poussières domestiques et ont plus tendance à mettre la main à la bouche après avoir touché le sol.
Face à ces concentrations très élevées de substances chimiques dans les logements et susceptibles d’être dangereuses, les professionnels de santé rappellent qu'il est impératif d'aérer tous les jours sa maison pour renouveler l’air. Ces préconisations sont d’autant plus bénéfiques que, la majeure partie du temps, les Français sont dans des lieux fermés. Une étude similaire est actuellement en cours dans les écoles. De son côté, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) travaille à établir la liste des composés les plus nocifs.
L’étude, menée durant deux ans, a été réalisée à l’occasion de la campagne nationale Plomb-Habitat 2008-2009 auprès d’un échantillon de plus de 400 foyers représentatifs du parc d'habitation français. Ces composés organiques semi-volatils (COSV), qui nous empoisonnent au quotidien sont suspectés d’être néfastes pour les systèmes hormonaux, nerveux et reproducteurs (fertilité, malformations, cancers) et seraient également responsables de l’augmentation des cas d'obésité.
Pour cette étude, des échantillons de poussière domestique ont été prélevés, entre octobre 2008 et août 2009, dans les sacs d’aspirateur de plus de 400 logements représentatifs de l’habitat en France. Les chercheurs se sont penchés sur des foyers où vivent des enfants âgés de 6 mois à 6 ans, et ont analysé 145 échantillons.
Pesticides, bisphénol, phtalates, autant de substances que l’on retrouve dans les peintures, les textiles d’ameublement, les ordinateurs ou encore les détergents de synthèse. Les objets aux propriétés antiadhésives ou antisalissures, les moquettes ou les feux de cuisson contiennent aussi des COSV.
Plus de 30 polluants
Dans l’ensemble, les chercheurs ont trouvé en moyenne plus de 30 polluants par logement. Un chiffre impressionnant, quand on sait que ce sont les enfants qui sont les plus à même d’être exposés à toutes ces substances. Ces derniers marchent à quatre pattes au milieu des poussières domestiques et ont plus tendance à mettre la main à la bouche après avoir touché le sol.
Face à ces concentrations très élevées de substances chimiques dans les logements et susceptibles d’être dangereuses, les professionnels de santé rappellent qu'il est impératif d'aérer tous les jours sa maison pour renouveler l’air. Ces préconisations sont d’autant plus bénéfiques que, la majeure partie du temps, les Français sont dans des lieux fermés. Une étude similaire est actuellement en cours dans les écoles. De son côté, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) travaille à établir la liste des composés les plus nocifs.
Après le bassin d’Arcachon et ses célèbres huîtres, voilà que le littoral breton est également frappé par une toxine qui rend les coquillages impropres à la consommation.
Dans le Morbihan, plusieurs zones, dont la presqu’île de Quiberon, sont frappées par une interdiction de pêche à pied.
La petite algue mangée par les coquillages
« Les analyses ont révélé un taux de toxines amnésiantes supérieur au seuil de sécurité réglementaire », explique la préfecture du Morbihan. Ces toxines sont en réalité des petites algues qui sont ingérées par les coquillages. Elles apparaissent généralement au moment du réchauffement de l’eau au printemps ou à l’été.
Pour toute information supplémentaire, vous pouvez contacter les services de la direction départementale des territoires et de la mer au 02 97 68 12 83.
Dans le Morbihan, plusieurs zones, dont la presqu’île de Quiberon, sont frappées par une interdiction de pêche à pied.
La petite algue mangée par les coquillages
« Les analyses ont révélé un taux de toxines amnésiantes supérieur au seuil de sécurité réglementaire », explique la préfecture du Morbihan. Ces toxines sont en réalité des petites algues qui sont ingérées par les coquillages. Elles apparaissent généralement au moment du réchauffement de l’eau au printemps ou à l’été.
Pour toute information supplémentaire, vous pouvez contacter les services de la direction départementale des territoires et de la mer au 02 97 68 12 83.
Depuis vendredi soir, des pancartes avertissent du danger de la baignade.
Vendredi, à 17 h, la préfecture a pris un arrêté interdisant la baignade et la consommation de poisson du lac Chambon. Une cyanobactérie pose problème.
Les amateurs de baignade et de pêche sont avertis : l'arrêté du préfet, vendredi 12 juin, interdit toute consommation de poissons en provenance de la rivière et du lac, ainsi que la baignade sur les communes d'Éguzon, Cuzion et Saint-Plantaire.
L'affichage est désormais réalisé sur toutes les plages. Ce sont près de 275.360 cellules par millilitres de cyanobactéries, pouvant libérer des neurotoxines ou des hépato-toxines, qui sont à l'origine de l'interdiction. Les activités nautiques de glisse, ski et voile, en revanche, ne sont pas interdites. « Nous appliquons là le principe de précaution, explique Jean-Claude Blin, maire d'Éguzon. Tous les ans, avant que la saison estivale débute, nous demandons à ce qu'une analyse de notre eau soit faite. Et nous répétons l'opération plusieurs fois dans l'été. Là, nous avons eu la désagréable surprise d'avoir un taux trop élevé de cyanobactéries susceptibles de provoquer vertiges, vomissements et troubles de la vision. Donc, dès vendredi soir, nous avons effectivement planté des pancartes pour prévenir le public. »
Quelle est l'origine de cette bactérie ? « Leur présence peut s'expliquer par les températures élevées et l'absence de pluie. Mais il a plu, ce dimanche, et cela peut suffire à éradiquer le problème grâce à l'écoulement des eaux. Nous allons, pour en être sûrs, effectuer de nouvelles analyses demain (aujourd'hui), dont nous aurons les résultats mercredi ou jeudi. »
Même bactérie qu'en 2002 et 2014
Déjà, en 2002 et 2014, ce même phénomène avait été constaté. Sans pour autant perturber plus que cela la saison touristique. « Je profite de l'occasion pour signaler qu'au-delà de cette bactérie qui va disparaître dans les jours qui viennent, nous avons une eau qui est absolument irréprochable en matière de microbisme (staphylocoques, streptocoques…), grâce notamment à tous les efforts qui ont été faits ces dernières années en matière d'assainissement dans les communes riveraines. » Une bonne nouvelle qui, espérons-le, sera agrémentée de la disparition de la cyanobactérie dans les jours prochains. Chaleur et envie de baignade obligent.
Source © la nouvelle republique
Vendredi, à 17 h, la préfecture a pris un arrêté interdisant la baignade et la consommation de poisson du lac Chambon. Une cyanobactérie pose problème.
Les amateurs de baignade et de pêche sont avertis : l'arrêté du préfet, vendredi 12 juin, interdit toute consommation de poissons en provenance de la rivière et du lac, ainsi que la baignade sur les communes d'Éguzon, Cuzion et Saint-Plantaire.
L'affichage est désormais réalisé sur toutes les plages. Ce sont près de 275.360 cellules par millilitres de cyanobactéries, pouvant libérer des neurotoxines ou des hépato-toxines, qui sont à l'origine de l'interdiction. Les activités nautiques de glisse, ski et voile, en revanche, ne sont pas interdites. « Nous appliquons là le principe de précaution, explique Jean-Claude Blin, maire d'Éguzon. Tous les ans, avant que la saison estivale débute, nous demandons à ce qu'une analyse de notre eau soit faite. Et nous répétons l'opération plusieurs fois dans l'été. Là, nous avons eu la désagréable surprise d'avoir un taux trop élevé de cyanobactéries susceptibles de provoquer vertiges, vomissements et troubles de la vision. Donc, dès vendredi soir, nous avons effectivement planté des pancartes pour prévenir le public. »
Quelle est l'origine de cette bactérie ? « Leur présence peut s'expliquer par les températures élevées et l'absence de pluie. Mais il a plu, ce dimanche, et cela peut suffire à éradiquer le problème grâce à l'écoulement des eaux. Nous allons, pour en être sûrs, effectuer de nouvelles analyses demain (aujourd'hui), dont nous aurons les résultats mercredi ou jeudi. »
Même bactérie qu'en 2002 et 2014
Déjà, en 2002 et 2014, ce même phénomène avait été constaté. Sans pour autant perturber plus que cela la saison touristique. « Je profite de l'occasion pour signaler qu'au-delà de cette bactérie qui va disparaître dans les jours qui viennent, nous avons une eau qui est absolument irréprochable en matière de microbisme (staphylocoques, streptocoques…), grâce notamment à tous les efforts qui ont été faits ces dernières années en matière d'assainissement dans les communes riveraines. » Une bonne nouvelle qui, espérons-le, sera agrémentée de la disparition de la cyanobactérie dans les jours prochains. Chaleur et envie de baignade obligent.
Source © la nouvelle republique
Le consortium Visdragages et Kurstjens est dans le colimateur. Cette société traite les boues d'épuration du barrage de la Gileppe. Elle rejette ses eaux usées dans la Vesdre. Des eaux qui ne respectent pas les normes environnementales.
De fait : 9 milligrammes d'aluminium par litre d'eau rejetée dans la Vesdre à Stembert, c'est trop. Les échantillons sont mauvais aussi pour les matières sédimentables.
A Stembert, la SWDE a une usine. Elle y purifie l'eau du barrage de la Gileppe. Il en sort d'un côté de l'eau potable et de l'autre côté des boues qu'il faut éliminer.
Ces boues, le consortium franco-néerlandais Visdragages et Kurstjens les passe à la centrifugeuse. La matière sèche est revendue aux cimentiers et la dernière eau est rejetée dans la Vesdre. C'est là que se pose le problème.
Le premier prélèvement par la police de l'Environnement était mauvais. La société a placé un filtre à sable, mais le deuxième prélèvement, en avril dernier, était mauvais lui aussi : il y a toujours trop d'aluminium et de matières sédimentables dans l'eau rejetée.
L'asbl environnementale Terre Wallonne dénonce cette pollution et la passivité de la Société Wallonne des Eaux qui "laisse polluer une rivière sous prétexte de purifier l'eau du robinet". La SWDE, elle, veut savoir si le problème de son sous-traitant est un accident ou pas. Elle dit vouloir lui demander de se mettre en ordre.
Ce dossier de la pollution des eaux de la Vesdre a été transmis fin mai au parquet de Verviers.
Les services du ministre de l'Environnement précisent que les quantités d'eau déversées dans la Vesdre sont trop faibles pour avoir le moindre impact sur la santé des riverains ou sur la qualité de l'environnement.
Source © RTBF
De fait : 9 milligrammes d'aluminium par litre d'eau rejetée dans la Vesdre à Stembert, c'est trop. Les échantillons sont mauvais aussi pour les matières sédimentables.
A Stembert, la SWDE a une usine. Elle y purifie l'eau du barrage de la Gileppe. Il en sort d'un côté de l'eau potable et de l'autre côté des boues qu'il faut éliminer.
Ces boues, le consortium franco-néerlandais Visdragages et Kurstjens les passe à la centrifugeuse. La matière sèche est revendue aux cimentiers et la dernière eau est rejetée dans la Vesdre. C'est là que se pose le problème.
Le premier prélèvement par la police de l'Environnement était mauvais. La société a placé un filtre à sable, mais le deuxième prélèvement, en avril dernier, était mauvais lui aussi : il y a toujours trop d'aluminium et de matières sédimentables dans l'eau rejetée.
L'asbl environnementale Terre Wallonne dénonce cette pollution et la passivité de la Société Wallonne des Eaux qui "laisse polluer une rivière sous prétexte de purifier l'eau du robinet". La SWDE, elle, veut savoir si le problème de son sous-traitant est un accident ou pas. Elle dit vouloir lui demander de se mettre en ordre.
Ce dossier de la pollution des eaux de la Vesdre a été transmis fin mai au parquet de Verviers.
Les services du ministre de l'Environnement précisent que les quantités d'eau déversées dans la Vesdre sont trop faibles pour avoir le moindre impact sur la santé des riverains ou sur la qualité de l'environnement.
Source © RTBF
Poisson-ballon, poisson-lapin, poisson-flûte... Ces créatures, dont certaines sont très toxiques, affluent depuis l'Océan Indien et la Mer Rouge en Méditerranée. Cette migration inquiétante menace l'écosystème de la grande bleue et devrait empirer avec le prochain élargissement du Canal de Suez.
En octobre, Jean-Claude Amiel et Jean-Paul Gnesotto, du club de pêche de Gruissan, près de Narbonne, ont trouvé au bout de leur hameçon un gros poisson de 1,5 kg. Ils ont préféré le confier à un laboratoire, plutôt qu’à leur barbecue. Les deux retraités ont été bien inspirés : leur prise n’était autre qu’un dangereux Lagocephalus sceleratus, un poisson tacheté, gris- noir-verdâtre avec une bande blanche sur le flanc. De la famille des tétraodons, ce poisson-ballon (son nom familier) est – si on ne sait le parer – impropre à la consommation.
Au même titre que son célèbre cousin le fugu, traditionnellement cuisiné au Japon, ses viscères et sa peau sont riches en tétrodotoxine, qui peut être mortelle. Et il n’existe aucun antidote. Le Lagocephalus sceleratus, qui peuple d’ordinaire la mer Rouge, a fait son entrée en mer Méditerranée. Il en a déjà colonisé depuis plusieurs années le bassin oriental, causant le décès de quelques pêcheurs, en Israël notamment. Mais ce n’est qu’au début de l’année 2014 qu’il a été aperçu à l’ouest du canal de Sicile, sur les côtes algériennes. Il longe maintenant les côtes françaises.
"C’est un changement majeur pour la mer Méditerranée, qui n’abritait historiquement aucune espèce toxique", souligne Patrice Francour, professeur spécialiste d’ichtyologie à l’université Nice Sophia Antipolis.
Ces espèces issues de la mer Rouge, appelées espèces lessepsiennes, en référence à Ferdinand de Lesseps, initiateur du canal de Suez, ont un impact marqué à la fois sur l’ensemble de l’écosystème et sur la pêche en Méditerranée : on y compte plus de 500 espèces lessepsiennes aujourd’hui qui représentent jusqu’à 43% des ressources halieutiques en Turquie et jusqu’à 50% des prises israéliennes (Galil, 2007). Or cette faune, actuellement majoritairement présente dans le bassin oriental, s’étend progressivement vers l’ouest et commence à coloniser les côtes françaises.
Dans les eaux grecques des mers Egée et Ionienne, 447 espèces ont été listées (Economidis, 1973; Papaconstantinou, 1988). Parmi elles, 34 espèces de poissons sont non natives, ce qui représente environ 7% du total des espèces de poissons présentes dans les eaux grecques. Parmi ces 34 espèces, 28 sont d’origine lessepsienne.
On retrouve désormais en méditerranée des poisson lapin blanc et noir, ou encore le poisson flûte, le poisson coffre, bref de nombreux poissons toxiques.
Les pêcheurs français peuvent apporter une aide précieuse pour la surveillance de l’arrivée de ces poissons sur les côtes françaises, leur impact sur l’écosystème et sur la filière pêche, et éventuellement dans leur régulation. La collaboration interprofessionnelle est une nécessité.
De nombreuses espèces sont toxiques à divers dégrés (dinoflagellés, méduses ou poissons) provoquant régulièrement des accidents sérieux
En octobre, Jean-Claude Amiel et Jean-Paul Gnesotto, du club de pêche de Gruissan, près de Narbonne, ont trouvé au bout de leur hameçon un gros poisson de 1,5 kg. Ils ont préféré le confier à un laboratoire, plutôt qu’à leur barbecue. Les deux retraités ont été bien inspirés : leur prise n’était autre qu’un dangereux Lagocephalus sceleratus, un poisson tacheté, gris- noir-verdâtre avec une bande blanche sur le flanc. De la famille des tétraodons, ce poisson-ballon (son nom familier) est – si on ne sait le parer – impropre à la consommation.
Au même titre que son célèbre cousin le fugu, traditionnellement cuisiné au Japon, ses viscères et sa peau sont riches en tétrodotoxine, qui peut être mortelle. Et il n’existe aucun antidote. Le Lagocephalus sceleratus, qui peuple d’ordinaire la mer Rouge, a fait son entrée en mer Méditerranée. Il en a déjà colonisé depuis plusieurs années le bassin oriental, causant le décès de quelques pêcheurs, en Israël notamment. Mais ce n’est qu’au début de l’année 2014 qu’il a été aperçu à l’ouest du canal de Sicile, sur les côtes algériennes. Il longe maintenant les côtes françaises.
"C’est un changement majeur pour la mer Méditerranée, qui n’abritait historiquement aucune espèce toxique", souligne Patrice Francour, professeur spécialiste d’ichtyologie à l’université Nice Sophia Antipolis.
Ces espèces issues de la mer Rouge, appelées espèces lessepsiennes, en référence à Ferdinand de Lesseps, initiateur du canal de Suez, ont un impact marqué à la fois sur l’ensemble de l’écosystème et sur la pêche en Méditerranée : on y compte plus de 500 espèces lessepsiennes aujourd’hui qui représentent jusqu’à 43% des ressources halieutiques en Turquie et jusqu’à 50% des prises israéliennes (Galil, 2007). Or cette faune, actuellement majoritairement présente dans le bassin oriental, s’étend progressivement vers l’ouest et commence à coloniser les côtes françaises.
Dans les eaux grecques des mers Egée et Ionienne, 447 espèces ont été listées (Economidis, 1973; Papaconstantinou, 1988). Parmi elles, 34 espèces de poissons sont non natives, ce qui représente environ 7% du total des espèces de poissons présentes dans les eaux grecques. Parmi ces 34 espèces, 28 sont d’origine lessepsienne.
On retrouve désormais en méditerranée des poisson lapin blanc et noir, ou encore le poisson flûte, le poisson coffre, bref de nombreux poissons toxiques.
Les pêcheurs français peuvent apporter une aide précieuse pour la surveillance de l’arrivée de ces poissons sur les côtes françaises, leur impact sur l’écosystème et sur la filière pêche, et éventuellement dans leur régulation. La collaboration interprofessionnelle est une nécessité.
De nombreuses espèces sont toxiques à divers dégrés (dinoflagellés, méduses ou poissons) provoquant régulièrement des accidents sérieux
Source © Web Demain / et Rssm asso
Figure: Evolution de la température dans l’hémisphère nord (NHT, en rouge) et du nombre d’espèces non indigènes arrivées en Mer Méditerranée entre 1929 et 2008 (en vert) (Raitsos et al., 2010)
Le lac Titicaca, en Bolivie, est en danger. Des algues vertes sont apparues il y a quelques mois dans ses eaux, décimant poissons et grenouilles.
Frédéric Faux est allé au bord du Titicaca, à 4000 mètres d'altitude, pour comprendre les origines de cette pollution et assister aux opérations de nettoyage de ses affluents qui ont lieu tous les samedis, avec des centaines de volontaires.
Face à la pollution du Titicaca, les autorités boliviennes se sont retroussées les manches. Mais dans une région sans station d'épuration, cette bonne volonté ne sera pas suffisante. Des rivières transformées en véritables égouts ont déjà bouleversé la vie des habitants de Pachiri, au bord du lac.
"Là, juste derrière, à 100 mètres de là, on peut voit l'eau verte, comme du pétrole, c'est ce qui a tué tous les poissons... "Aujourd'hui l'eau est si polluée qu'on ne peut plus arroser avec... On est foutus!"
Les scientifiques de l'Institut de recherche et de développement français, l'IRD, tentent de comprendre le fonctionnement de ce lac très particulier, situé à une latitude tropicale, mais soumis aux conditions extrêmes de la haute altitude. Pour le biologiste Xavier Lazarro, l'augmentation de la population est la principale cause de cette pollution.
Xavier Lazarro, biologiste :
Comme les pluies se sont prolongées elles ont ruisselé sur le littoral du lac, et comme le littoral densément peuplé maintenant, l'eau a emmené les nutriments mais aussi contaminants et eaux usées qui sont déversées dans le lac sans aucun traitement. Cet apport excessif a favorisé la croissance des algues qui se sont développées. . Ce qu’on n’avait jamais vu jusqu'à présent c'est que le phénomène occupe le tiers du petit lac, pendant plus d'un mois.
Dans l'avenir, il faudra construire des stations d'épuration, et avoir une politique concertée avec le Pérou, qui possède l'autre moitié du lac. Ce sera le prix à payer pour sauver le Titicaca.
Source © France Inter
Peru's Lake Titicaca Threatened by Pollution par NewsLook
Frédéric Faux est allé au bord du Titicaca, à 4000 mètres d'altitude, pour comprendre les origines de cette pollution et assister aux opérations de nettoyage de ses affluents qui ont lieu tous les samedis, avec des centaines de volontaires.
Face à la pollution du Titicaca, les autorités boliviennes se sont retroussées les manches. Mais dans une région sans station d'épuration, cette bonne volonté ne sera pas suffisante. Des rivières transformées en véritables égouts ont déjà bouleversé la vie des habitants de Pachiri, au bord du lac.
"Là, juste derrière, à 100 mètres de là, on peut voit l'eau verte, comme du pétrole, c'est ce qui a tué tous les poissons... "Aujourd'hui l'eau est si polluée qu'on ne peut plus arroser avec... On est foutus!"
Les scientifiques de l'Institut de recherche et de développement français, l'IRD, tentent de comprendre le fonctionnement de ce lac très particulier, situé à une latitude tropicale, mais soumis aux conditions extrêmes de la haute altitude. Pour le biologiste Xavier Lazarro, l'augmentation de la population est la principale cause de cette pollution.
Xavier Lazarro, biologiste :
Comme les pluies se sont prolongées elles ont ruisselé sur le littoral du lac, et comme le littoral densément peuplé maintenant, l'eau a emmené les nutriments mais aussi contaminants et eaux usées qui sont déversées dans le lac sans aucun traitement. Cet apport excessif a favorisé la croissance des algues qui se sont développées. . Ce qu’on n’avait jamais vu jusqu'à présent c'est que le phénomène occupe le tiers du petit lac, pendant plus d'un mois.
Dans l'avenir, il faudra construire des stations d'épuration, et avoir une politique concertée avec le Pérou, qui possède l'autre moitié du lac. Ce sera le prix à payer pour sauver le Titicaca.
Source © France Inter
Peru's Lake Titicaca Threatened by Pollution par NewsLook
À Calvi Risorta, au nord de Naples, les gardes forestiers italiens ont découvert ce qui pourrait être la plus importante déchetterie clandestine d’Europe.
Sur une esplanade de près 30 hectares, à 9 mètres de profondeur sont enterrés près de deux millions de mètres cubes des déchets toxiques accumulés ces 40 dernières années.
“Nous avons trouvé des substances chimiques provenant de containers”, explique le général Costa. “Certains déchets, une fois revenus à la surface, se sont enflammés puis solidifiés en raison de l’oxydation. Ce sont des déchets dangereux. Il est très cher de les traiter correctement. C’est pour cela qu’ils ont été enterrés ici, de façon illégale.”
À l’origine de cette découverte, l’enquête menée par des journalistes locaux, dont Salvatore Minieri que notre envoyée spéciale a rencontré. “Nous avons utilisé des images des années 60 et nous les avons comparés à des images récentes de la zone. Nous avons découvert de nouvelles collines. Nous sommes ensuite venus avec un drone et des pelles, c’est là que nous avons vu que le terrain était bleu ou rose, il y avait toutes sortes de déchets.”
“Plus de 20 ans après les premières révélations du mafieux repenti Carmine Schiavone, qui avait révélé l’existence du système de traitement clandestin des déchets illégaux dans cette région, les citoyens veulent connaître la vérité. Ils veulent savoir ce que cache ce terrain et quels sont les dangers pour la santé”, insiste Margherita Sforza.
Sur une esplanade de près 30 hectares, à 9 mètres de profondeur sont enterrés près de deux millions de mètres cubes des déchets toxiques accumulés ces 40 dernières années.
“Nous avons trouvé des substances chimiques provenant de containers”, explique le général Costa. “Certains déchets, une fois revenus à la surface, se sont enflammés puis solidifiés en raison de l’oxydation. Ce sont des déchets dangereux. Il est très cher de les traiter correctement. C’est pour cela qu’ils ont été enterrés ici, de façon illégale.”
À l’origine de cette découverte, l’enquête menée par des journalistes locaux, dont Salvatore Minieri que notre envoyée spéciale a rencontré. “Nous avons utilisé des images des années 60 et nous les avons comparés à des images récentes de la zone. Nous avons découvert de nouvelles collines. Nous sommes ensuite venus avec un drone et des pelles, c’est là que nous avons vu que le terrain était bleu ou rose, il y avait toutes sortes de déchets.”
“Plus de 20 ans après les premières révélations du mafieux repenti Carmine Schiavone, qui avait révélé l’existence du système de traitement clandestin des déchets illégaux dans cette région, les citoyens veulent connaître la vérité. Ils veulent savoir ce que cache ce terrain et quels sont les dangers pour la santé”, insiste Margherita Sforza.
La Fondation Nicolas Hulot et Humanité et biodiversité ont déploré vendredi le report à l'automne du vote au Sénat de la loi sur la biodiversité, promise pour 2013, et s'interrogent sur « la place de l'écologie au gouvernement ».
« Je suis déçu et furieux, on rejoue le mauvais scénario du passage à l'Assemblée nationale (vote en commission en juin 2014, en plénière en mars 2015) », a réagi dans un communiqué Christophe Aubel, directeur de l'organisation non gouvernementale (ONG) Humanité et biodiversité. « La loi sera en commission dans dix jours, mais la séance plénière est reportée, on ne sait pas quand. Pourtant, le Premier ministre avait annoncé son adoption avant l'été lors de son allocution télévisée après les élections départementales », a rappelé le spécialiste.
« Ce report est un très mauvais signal », déplore Matthieu Orphelin (Fondation Hulot), rappelant que l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé, dès la première conférence environnementale en 2012, qu'il y aurait une loi sur la biodiversité en 2013. « Avec ce report, il y a de fortes chances que la loi ne soit pas définitivement votée avant la fin de l'année, ce qui veut dire que la France n'aura pas pris ses engagements sur la biodiversité avant la conférence climat à Paris », prévoit-il. « Cela questionne vraiment la place de l'écologie dans ce gouvernement et nous allons interpeller Manuel Valls à ce sujet dès la semaine prochaine », a affirmé Matthieu Orphelin.
Baisse du budget du ministère de l'Ecologie
Les ONG déplorent aussi la nouvelle baisse du budget du ministère de l'Ecologie dans le cadre des efforts supplémentaires que la France s'est engagée à faire auprès de Bruxelles pour ramener son déficit public à 3 % en 2017. « Le budget du ministère de l'Ecologie est amputé de 84 millions d'euros, c'est le ministère qui perd le plus, pourquoi ce mauvais traitement ? », interroge la Fondation Hulot.
La loi sur la biodiversité est le deuxième grand texte porté par le ministère de l'Ecologie, après celui sur la transition énergétique. C'est le premier sur le sujet depuis la loi sur la protection de la nature de 1976.
Le texte prévoit notamment la création d'une Agence française de la biodiversité, parrainée par l'astrophysicien Hubert Reeves, pour regrouper des établissements existants et mieux coordonner l'appui technique et financier aux collectivités et aux PME dans ce domaine.
Parmi les principales dispositions figurent aussi le renfort des sanctions contre le commerce illicite d'espèces protégées, l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes à partir de 2016 et le renforcement du mécanisme de compensation des dégâts causés à la biodiversité lors de projets d'aménagements.
Ce texte devait aussi être l'occasion de légiférer sur un renforcement de la démocratie participative pour les projets ayant un impact environnemental, annoncé en grande pompe par François Hollande à la fin de 2014 lors de la conférence environnementale, et qui a fait l'objet d'un rapport remis le 3 juin 2015 à Ségolène Royal.
« Je suis déçu et furieux, on rejoue le mauvais scénario du passage à l'Assemblée nationale (vote en commission en juin 2014, en plénière en mars 2015) », a réagi dans un communiqué Christophe Aubel, directeur de l'organisation non gouvernementale (ONG) Humanité et biodiversité. « La loi sera en commission dans dix jours, mais la séance plénière est reportée, on ne sait pas quand. Pourtant, le Premier ministre avait annoncé son adoption avant l'été lors de son allocution télévisée après les élections départementales », a rappelé le spécialiste.
« Ce report est un très mauvais signal », déplore Matthieu Orphelin (Fondation Hulot), rappelant que l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé, dès la première conférence environnementale en 2012, qu'il y aurait une loi sur la biodiversité en 2013. « Avec ce report, il y a de fortes chances que la loi ne soit pas définitivement votée avant la fin de l'année, ce qui veut dire que la France n'aura pas pris ses engagements sur la biodiversité avant la conférence climat à Paris », prévoit-il. « Cela questionne vraiment la place de l'écologie dans ce gouvernement et nous allons interpeller Manuel Valls à ce sujet dès la semaine prochaine », a affirmé Matthieu Orphelin.
Baisse du budget du ministère de l'Ecologie
Les ONG déplorent aussi la nouvelle baisse du budget du ministère de l'Ecologie dans le cadre des efforts supplémentaires que la France s'est engagée à faire auprès de Bruxelles pour ramener son déficit public à 3 % en 2017. « Le budget du ministère de l'Ecologie est amputé de 84 millions d'euros, c'est le ministère qui perd le plus, pourquoi ce mauvais traitement ? », interroge la Fondation Hulot.
La loi sur la biodiversité est le deuxième grand texte porté par le ministère de l'Ecologie, après celui sur la transition énergétique. C'est le premier sur le sujet depuis la loi sur la protection de la nature de 1976.
Le texte prévoit notamment la création d'une Agence française de la biodiversité, parrainée par l'astrophysicien Hubert Reeves, pour regrouper des établissements existants et mieux coordonner l'appui technique et financier aux collectivités et aux PME dans ce domaine.
Parmi les principales dispositions figurent aussi le renfort des sanctions contre le commerce illicite d'espèces protégées, l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes à partir de 2016 et le renforcement du mécanisme de compensation des dégâts causés à la biodiversité lors de projets d'aménagements.
Ce texte devait aussi être l'occasion de légiférer sur un renforcement de la démocratie participative pour les projets ayant un impact environnemental, annoncé en grande pompe par François Hollande à la fin de 2014 lors de la conférence environnementale, et qui a fait l'objet d'un rapport remis le 3 juin 2015 à Ségolène Royal.
La tempête tropicale Ashobaa a frappé le sud de la péninsule arabique. Le sultanat d'Oman a été particulièrement touché.
La tempête tropicale "Ashobaa" est née dans la mer d'Arabie mardi dernier.
Elle a frappé le Sultanat d'Oman jeudi et vendredi, provoquant des pluies exceptionnelles et des inondations dans le sud du pays. Si on ne dénombre aucune victime, plus d'une centaine de personnes ont dû néanmoins être secourues en raison des inondations.
8 ans de pluies en 24 heures !
Plusieurs villes du sud du sultanat ont reçu des quantités d'eau impressionnantes. A Massirah, 231mm de pluies ont été recueillis contre une moyenne de 2mm en juin. Quand on sait que la pluviométrie annuelle est de 40mm à Massirah, on peut donc considérer qu'il a plu en 24 heures l'équivalent de 8 ans de précipitations dans cette cité !
Un phénomène très rare
Il est rare qu'une tempête tropicale atteigne le littoral du sultanat d'Oman. En général, les typhons et cyclones formés dans la mer d'Oman ne parviennent que très rarement à atteindre les terres. Mais cette année, les très fortes chaleurs observées en Inde et dans les pays limitrophes et une mousson tardive contribuent à provoquer une hausse inhabituelle de la température de la mer d'Oman (anomalie de +2°C à la surface de la mer d'Oman), ce qui peut en partie expliquer la présence de la tempête Ashobaa à une latitude inhabituellement élevée.
Par le passé, 2 cyclones ont frappé le sultanat d'Oman : le cyclone Gonu en juin 2007 et Phet en juin 2010. Des victimes avaient été déplorées.
Source © la chaine meteo
La tempête tropicale "Ashobaa" est née dans la mer d'Arabie mardi dernier.
Elle a frappé le Sultanat d'Oman jeudi et vendredi, provoquant des pluies exceptionnelles et des inondations dans le sud du pays. Si on ne dénombre aucune victime, plus d'une centaine de personnes ont dû néanmoins être secourues en raison des inondations.
8 ans de pluies en 24 heures !
Plusieurs villes du sud du sultanat ont reçu des quantités d'eau impressionnantes. A Massirah, 231mm de pluies ont été recueillis contre une moyenne de 2mm en juin. Quand on sait que la pluviométrie annuelle est de 40mm à Massirah, on peut donc considérer qu'il a plu en 24 heures l'équivalent de 8 ans de précipitations dans cette cité !
Un phénomène très rare
Il est rare qu'une tempête tropicale atteigne le littoral du sultanat d'Oman. En général, les typhons et cyclones formés dans la mer d'Oman ne parviennent que très rarement à atteindre les terres. Mais cette année, les très fortes chaleurs observées en Inde et dans les pays limitrophes et une mousson tardive contribuent à provoquer une hausse inhabituelle de la température de la mer d'Oman (anomalie de +2°C à la surface de la mer d'Oman), ce qui peut en partie expliquer la présence de la tempête Ashobaa à une latitude inhabituellement élevée.
Par le passé, 2 cyclones ont frappé le sultanat d'Oman : le cyclone Gonu en juin 2007 et Phet en juin 2010. Des victimes avaient été déplorées.
Source © la chaine meteo
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