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jeudi 18 juin 2015
Les effets combinés de la démographie et du réchauffement climatique font craindre le pire pour les régions où les ressources en eau sont déjà sur-utilisées, selon une étude américaine.

Réchauffement climatique, croissance démographique, pollution... Les ressources en eau s'épuisent. Dans un tiers des plus grandes réserves souterraines de la planète, elles seraient sur-utilisées, et les estimations actuelles sur ce qui reste dans ces sources aquifères sont trop incertaines, selon deux études américaines publiées mardi. Des parties importantes de la population du globe consomment de l'eau provenant de certaines réserves aquifères à un rythme accéléré sans savoir quand elles pourraient s'épuiser, soulignent ces chercheurs de l'Université de Californie à Irvin. 

"Déterminer ce qui reste"

Ces recherches s'appuient sur des observations et des données transmises par les satellites jumeaux GRACE de la Nasa, qui mesurent les creux et les bosses dans le champ gravitationnel de la Terre qui est affecté par la masse d'eau. Les résultats de ces deux études sont parus en ligne dans la revue Water Resources Research, publiée par l'American Geophysical Union. 

Selon ces scientifiques la situation ne peut qu'empirer avec le réchauffement climatique et la croissance démographique. "Etant donné la rapidité à laquelle nous consommons les réserves souterraines d'eau douce de la planète, nous avons besoin d'un effort coordonné au niveau mondial pour déterminer ce qui reste", estime Jay Famiglietti, professeur à l'Université de Californie à Irvin et principal auteur d'une des études. Il est également un expert de l'eau au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa. Pour lui, "les mesures tant physiques que chimiques dont nous disposons sont tout simplement insuffisantes". 

La péninsule arabique, région la plus mal en point

Dans la première étude, les chercheurs ont examiné les 37 plus grandes sources aquifères du globe entre 2003 et 2013 et déterminé que huit parmi les plus sur-utilisées ne bénéficiaient quasiment d'aucune reconstitution naturelle comme des pluies. Cinq autres voient leur niveau descendre rapidement et sont jugées à risque mais reçoivent toutefois certaines quantités d'eau.  

Les sources d'eau souterraines les plus excessivement sollicitées se trouvent dans les zones les plus arides et la plus mal en point est le système aquifère arabique. Il s'agit d'une source d'eau importante pour plus de 60 millions de personnes. 

Le bassin aquifère indien dans le nord-ouest de l'Inde et du Pakistan est le second plus sur-utilisé dans le monde, suivi par le système aquifère de Murzuk-Djado en Afrique du nord. 

Le réservoir souterrain de la vallée centrale de Californie, frappée par une longue sécheresse, est fortement utilisé pour l'agriculture et voit ses niveaux baisser rapidement. Toutefois cette source bénéficie de certains apports d'eau mais reste très "stressée". 

Projections trop imprécises

En comparant les données satellitaires sur le rythme d'épuisement des réserves d'eau souterraines avec les quelques estimations sur ce qui pourrait rester dans les nappes aquifères, ces scientifiques ont trouvé des discordances importantes dans les projections. Par exemple, dans le système aquifère du nord ouest du Sahara le nombre d'années avant l'épuisement de l'eau varie de 10 à 21.000 ans. 

"Dans une société où l'eau devient plus rare nous ne pouvons plus nous permettre ce degré d'incertitude, surtout que ces réserves aquifères disparaissent tellement rapidement", souligne Alexandra Richey, une chercheuse à l'Université de Californie à Irvin. 


Source © L'Express




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Dans les plaines de l’Alberta, au Canada, des firmes pétrolières canadiennes et internationales, parmi lesquelles Shell et Total, exploitent les gisements de sables bitumineux à un rythme effréné. Malgré la chute actuelle des cours du pétrole, elles espèrent encore tripler leur production d’ici 2030. 

S’il est beaucoup question de l’impact des sables bitumineux en termes d’émissions de gaz à effet de serre, on parle moins de ses conséquences sur les ressources en eau. 

Extraction excessive et pollutions commencent pourtant à faire sentir leurs effets en aval, et peut-être jusqu’à l’océan Arctique. Sur fond de dérèglement climatique et de fonte des glaciers, le développement incontrôlé de l’industrie pétrolière de l’Alberta pourrait ainsi affecter une large partie du Grand Nord canadien. Premier volet d’une enquête exclusive sur les sables bitumineux et l’eau réalisée par Edward Struzik, journaliste canadien.

200 kilomètres en aval des exploitations géantes de sables bitumineux du nord de l’Alberta, un aborigène du nom de Joe Wandering Spirit vit dans une cabine d’une seule pièce, avec un chat sauvage et une meute de chiens de traîneau qu’il tient attachés lorsqu’il n’est pas en train de chasser, de poser des pièges ou de pêcher. Ici, au cœur du delta Paix-Athabasca, l’un des plus importants deltas d’eau douce au monde, vivre dans une contrée sauvage moitié terre moitié eau n’est pas sans risques pour un homme vieux de 75 ans comme lui. Chaque année, au moment de la rupture printanière des glaces, les rivières sinueuses du delta peuvent changer abruptement de cours et déborder soudain de leurs rives.

Il y a cinquante ans, lorsque commencèrent les travaux de construction de la première exploitation commerciale de sables bitumineux en Alberta, plus de 400 aborigènes menaient une existence modeste dans cet écosystème marécageux de plus de 3000 kilomètres carré. Les étés dans le delta et dans le lac Athabasca, immédiatement à l’Est, donnaient suffisamment de poissons non seulement pour subvenir à leurs propres besoins, mais aussi pour soutenir une petite pêcherie commerciale. Avec l’automne arrivaient des milliers d’oies et de canards en route vers le sud, qui faisaient étape pendant plusieurs jours dans le delta avant de poursuivre leur migration. L’hiver, il y a avait des élans, des caribous et des bisons à chasser. Au retour du printemps, il y avait des œufs de sterne, de goélands, de canards ou d’oies à collecter, et suffisamment de rats musqués pour remplir un bateau en une journée. Les rats musqués et les œufs d’oiseaux constituaient aussi une source fiable de nourriture pour des visons, des lynx, des coyotes, des loups et d’autres prédateurs.

L’importance écologique du delta Paix-Athabasca n’est pas disputée. En 1922, lorsque le gouvernement canadien créa Wood Buffalo, le plus grand Parc national du pays, 80% du territoire du delta fut inclus dans son périmètre. En 1982, l’Unesco classa Wood Buffalo et le delta Paix-Athabasca au patrimoine mondial de l’humanité, et les désigna parallèlement comme un site Ramsar, c’est-à-dire une zone humide d’importance globale.

« Le prix mondial du développement insoutenable »

Aussi important et reconnu qu’il soit au niveau international, le delta est en train de mourir lentement. Le changement climatique, les barrages hydroélectriques, la pollution et les extractions massives de l’eau des rivières pour la fracturation hydraulique et l’exploitation des sables bitumineux affectent si lourdement l’intégrité écologique de la région que Wandering Spirit est maintenant la seule personne qui continue à y vivre tout au long de l’année. 

La pêcherie commerciale est abandonnée, en raison notamment de lésions et de malformations qui rendaient le poisson invendable. Les truites que l’on pouvait capturer dans la partie aval de la rivière Athabasca ont disparu. De même la plupart des caribous. Les populations de rats musqués ont décliné si brutalement que les aborigènes ont renoncé à les piéger. Les oiseaux sont eux aussi touchés. Les populations de gibiers d’eau comme les macreuses ou les fuligules ont chuté de 70% ou plus depuis les années 1950. Les œufs de goélands à bec cerclé collectés en 2012 contenaient 139% de mercure de plus qu’en 2009.

« Rien sur la planète ne peut être comparé à la destruction en cours dans cette partie du monde », résume David Schindler, un scientifique canadien de renommée mondiale qui étudie la région depuis plus de 20 ans. « S’il y avait un prix mondial du développement insoutenable, les sables bitumineux seraient sûrs de gagner. »

Une industrie gourmande en eau

Malgré les promesses des industriels et du gouvernement de réduire l’utilisation de l’eau pour l’exploitation des sables bitumineux et de restaurer les zones humides qui ont été minées jusqu’à une profondeur de plus de 200 mètres, le déclin écologique du delta deviendra irréversible si les entreprises pétrolières triplent effectivement leur production en Alberta, comme elles l’annoncent, d’ici l’année 2030. Extraire le pétrole du sable bitumineux requiert en effet des quantités énormes d’eau. Pour chaque baril de pétrole produit, au moins 2,6 barils d’eau doivent être extraits de la rivière Athabasca, ou de nappes phréatiques locales. Pour les opérations dites « in situ », qui utilisent de la vapeur pour séparer le pétrole du sable dans la terre, et pompent ensuite le bitume à la surface, la consommation d’eau douce est moindre, mais toujours significative.

Au total, les sables bitumineux requièrent l’extraction de pas moins de 170 millions de mètres cube d’eau chaque année de la seule rivière Athabasca. C’est environ la moitié de la quantité d’eau que consomme la ville de Toronto (2,5 millions d’habitants) dans le même temps. Et contrairement à la ville de Toronto, qui traite ses eaux usées et les rend au cycle naturel, les entreprises de sables bitumineux et de fracturation hydraulique ne rendent pas l’eau qu’elles utilisent à la nature. Elle est beaucoup trop toxique, et il est donc interdit de la rejeter. Les eaux usées qui ne sont pas recyclées sont réinjectées dans le sous-sol, ou stockées dans des bassins de rétention.

Lacs artificiels toxiques

Ces derniers forment des lacs artificiels qui couvre actuellement une surface équivalente aux trois quarts du territoire de la ville de Paris. Ils sont tellement grands que les oiseaux migrateurs font parfois l’erreur fatale d’y atterrir, pour se reposer.

À mesure qu’augmente le volume d’eau toxique contenu dans les bassins de rétention de l’industrie pétrolière, le débit de la rivière Athabasca se réduit inévitablement. L’eau potentiellement extraite pour des activités d’exploitation des sables bitumineux en opération ou en préparation représente actuellement 2,5% du débit annuel naturel de la rivière. Ce pourcentage peut atteindre 10% en hiver, lorsque la rivière est à son plus bas niveau.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les crues saisonnières, nécessaires pour recharger en eau les lacs étalés et peu profonds du delta, ont quasiment cessé depuis 1997. Suite à la crue importante survenue cette année là, 55% de la partie nord du delta, alimentée par la rivière de la Paix, était couverte d’eau ou de marais peu profonds. En 2014, ce chiffre était tombé à 33%. La partie sud du delta, qui est rechargée par la rivière Athabasca, est en meilleur état, mais elle aussi tend à devenir de plus en plus sèche.

Les scientifiques prédisent que la situation va devenir bien pire si la production de sables bitumineux est effectivement multipliée par trois à l’horizon 2030, pour atteindre 5,2 millions de barils par jour. La quantité d’eau extraite de la rivière Athabasca, disent-ils, pourrait alors atteindre 30% du débit naturel.

L’Ouest canadien bientôt asséché ?

Ce pourcentage pourrait même être en fait supérieur si les glaciers et la couverture neigeuse dont la fonte alimente les rivières de la Paix et Athabasca continuent à décliner du fait du changement climatique. Des scientifiques ont récemment calculé que les 17 000 glaciers de Colombie-Britannique – dans les montagnes Rocheuses et sur la côte Pacifique - perdaient 22 milliards de mètres cube d’eau par an. De quoi remplir d’eau un stade de football de 60 000 places 8300 fois… L’enneigement et les glaciers diminuent également dans l’Alberta, à tel point que même certains acteurs des sables bitumineux concèdent que leur industrie pourrait être confrontée à l’avenir à une pénurie d’eau.

L’avenir du delta paraît si sombre que la nation Mikisew Cree a récemment demandé à l’Unesco de placer Wood Buffalo et le delta Paix-Athabasca sur la liste du patrimoine mondial en danger. Cette liste a pour but de susciter une prise de conscience internationale des menaces qui pèsent sur un site classé, et d’encourager des mesures préventives par les gouvernements concernés.

« Nous sommes profondément inquiets des impacts de l’activité industrielle sur nos terres traditionnelles dans le delta Paix-Athabasca au sein du parc national Wood Buffalo », écrit le chef Mikisew Steve Courtoreille à l’Unesco. « Ces menaces s’intensifient avec le projet de barrage Site C en Colombie-Britannique et avec l’expansion des sables bitumineux. Nous usons de tous les moyens possibles avant qu’il ne soit trop tard pour sauver la terre qui a nourri notre peuple pendant des millénaires. »

Zones humides détruites

La baisse du niveau des rivières n’est pas le seul problème à laquelle la région est confrontée. Avant que les entreprises de sables bitumineux n’entrent en scène, au moins la moitié, si ce n’est les deux tiers des territoires aujourd’hui exploités étaient des zones humides boréales typiques du nord de l’Alberta. Ces zones humides, au sud du delta, abritaient un grand nombre d’espèces végétales, parmi lesquelles des orchidées sauvages parmi les plus rares de l’Ouest canadien ; des centaines d’espèces d’oiseaux ; des espèces d’insectes innombrables ; et des grands mammifères comme le caribou des bois, l’élan, le loup ou le grizzly. Personne ne sait l’étendue de la biodiversité qu’elles abritaient, car aucun inventaire n’en a jamais été réalisé, que ce soit avant ou pendant la construction des installations industrielles destinées à l’exploitation des sables bitumineux.

Ce que l’on sait, c’est que ces zones humides, après avoir été minées par les firmes pétrolières, ne filtrent plus l’eau, ne séquestrent plus le carbone et ne nourrissent plus la chaîne complexe de plantes et d’animaux qui en dépendaient auparavant. Outre les émissions de gaz à effet de serre directement issues de la combustion du pétrole extrait en Alberta, les transformations de paysages occasionnés par l’exploitation des sables bitumineux pourraient également générer entre 11,4 et 47,3 millions de tonnes de carbone, selon une étude de la scientifique canadienne Suzanne Bayley. Ces transformations, ajoute-t-elle, réduiront parallèlement la capacité de séquestration du carbone des zones humides de la région de peut-être 7,2 millions de tonnes par an.

Un énorme passif environnemental et sanitaire

Joe Wandering Spirit connaît mieux que quiconque les bouleversements entraînés dans la région par l’industrie des sables bitumineux. Ce qui l’inquiète encore davantage, de même que les autres aborigènes qui vivent en aval, est la possibilité que l’un des murs de terre qui retiennent les eaux usées des bassins de rétention s’effondre un jour, relâchant un déluge d’eau toxique vers l’aval.

Wandering Spirit n’est pas le seul à être inquiet. En 2012, un panel d’experts réunis par le Rosenberg International Forum on Water Policy estimait qu’un tel incident était non seulement possible, mais probable. 

« Si une rupture de ce type survenait durant l’hiver et que les eaux usées atteignaient la rivière Athabasca sous les glaces, concluait le panel, il serait virtuellement impossible d’y remédier ou de dépolluer… Un déversement majeur, par exemple en cas de rupture significative d’une retenue importante d’eaux usées, pourrait menacer l’intégrité biologique du bassin inférieur de la rivière Athabasca, du delta Paix-Athabasca, du lac Athabasca, de la rivière des Esclaves et de son delta, du Grand lac des Esclaves, du fleuve Mackenzie et de son delta et peut-être même de la mer de Beaufort [dans l’océan Arctique, NdT]. Ses conséquences sur la société humaine dans les Territoires canadiens du Nord-Ouest seraient sans précédent. »

Aussi bien les autorités du Canada et de l’Alberta que l’industrie pétrolière ont été extrêmement lentes à s’attaquer à l’énorme passif environnemental des sables bitumineux, qui pourrait représenter jusqu’à 13 milliards de dollars canadiens (9,3 milliards d’euros) rien qu’en coûts de réhabilitation. Le gouvernement de l’Alberta a même essayé de réduire au silence John O’Connor, un médecin qui a suivi pendant 15 ans une population d’environ 900 aborigènes vivant en aval des sables bitumineux. Son seul crime est d’avoir exprimé publiquement son inquiétude sur les taux anormalement élevés de cancers rares et d’autres pathologies dans ces communautés. O’Connor n’avait fait que suggérer que des études supplémentaires étaient requises pour déterminer si ces problèmes étaient liés à la pollution occasionnée par les sables bitumineux.

Le docteur O’Connor a mené (et remporté) une longue bataille contre le gouvernement après que celui-ci eut essayé de révoquer sa licence de praticien. Mais en mai 2015, une agence gouvernementale lui annonça que ses services n’étaient plus requis, lui faisant perdre le droit de soigner les gens de la communauté.

Au-delà de ces enjeux sanitaires, le gouvernement de la province et les partisans des sables bitumineux eux-mêmes commencent à se rendre compte que le statu quo n’est plus une option acceptable, particulièrement depuis que les États-Unis ont fermé la porte à l’envoi du pétrole issu des bitumes de l’Alberta vers le sud à travers l’oléoduc Keystone.

Moratoire

De nouvelles régulations mises en place en mai 2015 limitent la quantité d’eaux usées pouvant être stockée dans des bassins de rétention et obligent les entreprises à investir dans des technologies réduisant la quantité d’eaux usées produites par leurs opérations. Des seuils ont été établis afin de déterminer quand les entreprises doivent prendre des mesures pour réduire leurs impacts environnementaux. Et ces régulations obligent aussi les firmes à mettre en place des garanties financières pour les problèmes potentiels de réhabilitation.

Les critiques des sables bitumineux restent sceptiques. Lorsque des régulations similaires furent introduites en 2009, les entreprises n’ont pas pu, ou pas voulu, se mettre en conformité. En outre, ces régulations reposent sur des solutions technologiques… qui n’existent pas encore.

Au vu de l’expérience passée, un nombre croissant de scientifiques et d’économistes du Canada et des États-Unis estiment désormais que la seule manière d’avancer est la mise en place par les gouvernements du Canada et de l’Alberta d’un moratoire sur les nouvelles exploitations de sables bitumineux.

Dans une tribune récemment publiée par la revue scientifique Nature, la chercheuse Wendy Palen et sept de ses collègues avancent que les controverses sur les bassins de rétention et les oléoducs comme Keystone ou Northern Gateway cachent un problème plus profond – ce qu’ils décrivent comme un « processus politique détraqué ». Que ce soit au Canada ou aux États-Unis, soulignent-ils, la production des sables bitumineux, la gestion de l’eau, les politiques de transport, climatique et environnementales sont abordées séparément. Chaque projet est évalué de manière isolée. Il y a selon eux un besoin urgent d’une approche plus cohérente, qui évaluerait tous les nouveaux projets de sables bitumineux dans le contexte d’une stratégie énergétique et climatique plus cohérente et plus large.

« Les sables bitumineux canadiens sont vastes, et la production a plus que doublé au cours de la décennie écoulée pour atteindre plus de 2 millions de barils par jour », m’a récemment déclaré Palen. « La ruée sur le développement de ces ressources a été beaucoup trop rapide au regard du besoin d’une analyse robuste des impacts sur l’environnement, la santé humaine et le système climatique global. Tout nouveau développement devrait être suspendu jusqu’à ce que l’on ait pu étudier leurs effets cumulés de manière publique et transparente. »

Source © Edward Struzik traduit par Olivier Petitjean. / multinationales.org


Le groupe écologiste Alberta Wilderness Association s'inquiète de la possible disparition de l'omble à tête plate et de la truite fardée dans la province.

Les deux espèces, que l'on retrouve dans le bassin Oldman, situé dans le sud de l'Alberta, sont menacées d'extinction, selon un dernier rapport de l'organisme.

De nombreux facteurs influencent la diminution des populations de ces espèces tels que l'exploitation forestière, le développement de l'industrie pétrolière et gazière, les mines de charbon, la déforestation et l'activité humaine près des cours d'eau.

Selon une spécialiste de la conservation des espèces au sein de l'Alberta Wilderness Association, Brittany Verbeek, l'omble à tête plate et la truite fardée sont essentiels à la santé des cours d'eau.

« Ces truites sont de bons indicateurs en ce qui concerne la santé des rivières et ruisseaux parce que les espèces sont sensibles aux variations de température et à la clarté de l'eau. Alors s'il n'y a pas de végétation qui empêche la sédimentation et maintient l'ombre, les populations de truite vont diminuer. »

Intervention insuffisante

Afin de mieux protéger la truite fardée et l'omble à tête plate, l'un des emblèmes de l'Alberta, le groupe écologiste recommande un moratoire immédiat sur les coupes forestières dans l'habitat des deux espèces, un ordre fédéral imposant la protection de l'habitat de la truite fardée et l'imposition de restrictions concernant l'activité humaine sur les voies navigables autour des habitats en danger.

Selon Brittany Verbeek, la collaboration des deux ordres de gouvernement est nécessaire, car « ils sont responsables de protéger et de récupérer ses espèces ».

L'écologiste aquatique Dave Mayhood se désole du manque d'effort déployé par Ottawa pour protéger les truites en danger. « Jusqu'à présent, le ministère des Pêches et des Océans n'a toujours pas déclaré un ordre de protection de l'habitat ou une déclaration formelle de protection dans les 180 jours suivants la publication d'un plan de réhabilitation de la population albertaine de truites fardées. »

L'omble à tête plate est considéré comme étant une espèce « menacée » en vertu de la Loi sur la faune de l'Alberta, tandis que la truite fardée a été déclarée « menacée » selon la Loi sur la faune de l'Alberta et la Loi sur les espèces en péril.

Source ©  Virginie Bouchard
Le Parlement européen a réclamé, mercredi 17 juin, d'interdire le territoire de l'UE aux animaux clonés, à leurs descendants et aux produits en étant issus, au risque de fâcher les fournisseurs américains, que la Commission européenne veut ménager.

Les commissions agriculture et environnement du Parlement ont uni leurs forces pour demander ce moratoire généralisé, fruit d'un accord entre les six grandes formations politiques du Parlement, de la droite aux verts. Dans leur rapport, adopté par 82 députés (8 votes contre, 8 abstentions), les élus soutiennent le projet de la Commission d'interdire le clonage d'animaux à des fins agricoles dans l'UE, et la mise sur le marché de tels animaux.

Une interdiction à tous les niveaux

Mais, en invoquant le bien-être animal, des soucis éthiques et les réserves des consommateurs européens, les élus veulent aller loin, en interdisant aussi la vente et l'importation des produits issus d'animaux clonés, notamment spermes et embryons, ainsi que des descendants de ces animaux et des produits en étant issus.

Cette mise au ban généralisée s'impose car sinon « nous ferions la promotion de la technique du clonage dans les pays tiers », notamment aux États-Unis, a plaidé la rapporteure démocrate-chrétienne allemande, Renate Sommer. Le Parlement réclame aussi des obligations de traçabilité de la part des partenaires commerciaux de l'UE, pour empêcher que sa mise au ban soit contournée.

Cette position doit encore être avalisée en plénière, en principe en septembre, avant l'ouverture de négociations entre élus, gouvernements et Commission pour finaliser les règles européennes en la matière.

La Commission veut ménager les partenaires de l'UE

La viande des clones, des spécimens très coûteux, ne se mange pas, mais leurs embryons et semences sont commercialisés et exportés, et leurs descendants sont élevés, en particulier aux États-Unis, en Argentine, au Brésil et en Uruguay, sans système de traçabilité.

Dans son projet législatif présenté en 2013 pour encadrer cette pratique, l'exécutif européen avait renoncé à bannir la vente de viande ou de lait des descendants des animaux clonés pour ne pas indisposer ses partenaires commerciaux. Il avait aussi exclu un étiquetage de ces produits, arguant des coûts induits pour les producteurs, tout en prédisant d'emblée une bronca du Parlement contre ses propositions.

Source © la France Agricole
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Une fuite de 40 tonnes de pétrole a été signalée dans une zone protégée en Bulgarie, le Lac Vaya, à cause de la rupture d’un pipeline de la raffinerie Neftochim Burgas exploitée par LUKOIL.

Une porte-parole de LUKOIL Bulgarie a confirmé la fuite, ajoutant que cette dernière était désormais sous contrôle et que des équipes de secours travaillaient pour nettoyer la zone.

« Les premières données montrent qu’entre 30 à 40 tonnes de pétrole se sont échappées dans le Lac Vaya, qui est une zone protégée. Il y a une menace pour la faune et la flore sauvages. Des mesures sont en train d’être mises en place pour limiter la pollution » a déclaré la Ministre de l’Environnement Ivelina Vasileva.

« LUKOIL Neftochim Burgas sera sanctionnée pour l’incident ».

Le lac Vaya, aussi appelé Lac Burgas, fait partie des zones humides de Burgas et abrite près de 260 espèces différentes d’oiseaux, dont plus de 60 sont en danger.

Source © Actualité news environnement
La Cour de cassation a rejeté mardi les pourvois formés par des riverains pour obtenir l'annulation des expropriations, dans le cadre du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), près de Nantes, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires, confirmant une information du journal Presse-Océan.

La troisième chambre civile a validé les ordonnances d'expropriation rendues le 18 janvier 2012 visant 39 particuliers, propriétaires de terres et exploitants agricoles impactés par le futur aéroport, selon l'une de ces sources.

Cet arrêt fait suite au rejet, le 28 novembre dernier, par le Conseil d'État, de 26 requêtes de riverains qui souhaitaient faire annuler un arrêté préfectoral du 11 septembre 2011 rendant cessibles leurs parcelles, étape préalable à leur expropriation, survenue par la voie de ces ordonnances.

Ce nouveau revers judiciaire pour les opposants au transfert de l'actuel aéroport Nantes-Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes intervient à la veille de l'examen par le tribunal administratif de Nantes de 17 autres recours, visant cette fois à faire annuler cinq arrêtés préfectoraux, dont quatre dits "loi sur l'eau" et "espèces protégées", pris le 20 décembre 2013 et autorisant le début des travaux.

Le rapporteur public va préconiser lors de l'audience jeudi le rejet des requêtes, ont fait savoir mardi plusieurs associations de protection de l'environnement ayant saisi la juridiction administrative.

Source © AFP
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Depuis mardi soir, les habitants de Vernet-les-Bains, Corneilla-de-Conflent et Casteil en Pyrénées-Orientales, sont contraints de boire de l'eau en bouteille en raison d'une pollution bactériologique détectée sur l'usine de traitement implantée sur les rives du Cady à Casteil et dont la gestion  a été confiée par le SIVOM (Syndicat intercommunal à vocation multiple) à la société Saur.

Les prélèvements effectués le 12 juin dernier par le Centre d'analyse Méditerranéen - et rendus publiques ce mardi 16 juin en milieu d'après-midi  par l'ARS (Agence régionale de la santé)- , font état d'un "taux non conforme aux exigences de qualité en vigueur". La cause de cette pollution bactériologique est, au vu des investigations et en l'état avéré des choses, selon toute vraisemblance due à une absence de chloration.

Ce matin, la Saur procédait donc à l'inspection des installations et au nettoyage des réservoirs de l'usine, ainsi qu'au traitement approprié de l'eau. Par mesure de précaution, sa consommation reste néanmoins déconseillée pendant encore 48 heures. Hormis si elle a au préalable été bouillie pendant dix minutes pour la préparation des aliments.

Dans les trois communes du Conflent concernées par cette restriction, des distributions d'eau en bouteilles ont été mises en place dès mardi soir. Elles se poursuivront au moins jusqu'à vendredi. A Vernet-les-Bains, la population peut ainsi retirer deux bouteilles d'eau par personne, tant sur la place du village  que dans les locaux des ateliers municipaux.

Source © L'indépendant
La Solre a été touchée lundi par une pollution aux hydrocarbures dont l’origine serait accidentelle.  Jusqu’à nouvel ordre, les amateurs de pêche ne pourront plus se rendre sur les bords de la Solre. 

La faute à une pollution accidentelle qui a touché les eaux de la rivière à Rousies lundi.

 La mairie vient de prendre un arrêté municipal interdisant la pêche et la consommation de poissons. Abreuver les animaux est également prohibé par la commune. Principe de précaution oblige, le maire veut éviter tout risque susceptible d’être nuisible à la santé publique. Et les téméraires qui braveront l’interdit s’exposeront à des poursuites.

Lundi, un badaud avait repéré une nappe d’hydrocarbure suspecte dans la Solre, au niveau du boulevard Léon-Liémans. Les pompiers avaient pu remonter la source de la pollution au niveau d’un égout situé un peu plus en amont, près de la zone industrielle de Rousies. Une pollution accidentelle selon les premiers éléments, mais il est difficile d’en savoir plus à l’heure actuelle.

Dans la commune, seules les eaux de la Solre sont frappées par cette interdit

Source © la voix du nord
A la suite des prélèvements effectués sur les eaux de baignade, il a été a détecté une pollution bactériologique de l’eau à la plage Saint François en Corse.

Un arrêté municipal de précaution a été pris pour interdire toutes activités de baignade et de pêche à la plage Saint François.

Des milliers de méduses de type Rhizostoma pulmo se sont échouées sur une plage du pays de Galles dans le Carmarthenshire au Royaume-Uni. 

Elles ont été retrouvé sur la plage de Cefn Sidan ce week-end avec une 50 d'autres qui ont été repéré dans le port de Burry . 

Les membres du conseil de Carmarthenshire affirment que ces méduses qui peuvent atteindre environ 90 cm de diamètre ont été attirés dans la région en raison des températures anormalement chaudes de la mer de ces derniers jours, augmentant du même coup le plancton dont elles se nourrissent et qui y prospère. 

Même si elles ne posent pas une menace pour la santé, il est conseillé de ne pas perturber ou toucher les méduses. 

Rory Dickinson, gestionnaires des parcs locaux a déclaré:

"Elles font une apparition chaque année, mais leur nombre a augmenté cette année, en partie en raison de la vague de chaleur et de l'évolution chimiques des eaux en mer. Le nombre de  méduses dans la région a considérablement augmenté au cours des dernières années en raison du changement climatique. Les hivers relativement doux au Pays de Galles ont permis au plancton d'augmenter et d'attirer leur prédateur naturel, la méduse de baril. 

Le mois dernier, des dizaines de milliers d'entre elles avaient été repéré le long de la côte du Devon et des Cornouailles. 

© Nature Alerte


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Plus de 10 000 villageois vivant à proximité du volcan Sinabung dans l'ouest de l'Indonésie ont été évacués depuis le début du mois, la plupart ces derniers jours, à la suite de violentes éruptions.

Ces derniers jours, environ 7 500 habitants ont quitté leur domicile «en motocyclettes, voitures, camions militaires» après les dernières éruptions, déclare Tri Budiarto, un responsable de l'Agence nationale des catastrophes naturelles.

Quelques 2 500 villageois avaient été évacués au début du mois, lorsque les autorités ont déclenché le plus haut niveau d'alerte à la suite d'une forte augmentation de l'activité volcanique, portant le nombre total à 10 714 personnes, ajoute t-il. Toutes ont trouvé refuge dans des bâtiments publics et lieux de culte à Kabanjahe, une ville à une dizaine de km du volcan, sur l'île de Sumatra.


L'activité volcanique restait élevée mardi. Des quantités de cendres brûlantes, de fumée et de pierres se sont échappées jusqu'à trois kilomètres de distance, à quatre reprises depuis le début de la matinée, déclare Armen Putra, responsable de la Station d'observation du mont Sinabung culminant à près de 2 500 mètres d'altitude. «Une épaisse couche de cendres d'un à deux millimètres recouvre les routes et maisons à une distance de 15 km», ajoute-t-il. «Cela pourrait prendre des semaines avant un apaisement, mais pour le moment, c'est dangereux pour les personnes vivant aux alentours. C'est pourquoi nous leur avons recommandé d'évacuer» la zone, ajoute Armen.

16 morts lors d'une importante éruption en 2014

Le volcan Sinabung s'était réveillé en 2013, après environ 400 ans de sommeil, entraînant alors l'évacuation de plus de 10 000 personnes. La plupart ont regagné depuis leurs villages, mais 6 000 d'entre elles vivent toujours dans des refuges. Une importante éruption en février 2014 avait provoqué la mort de 16 personnes englouties par des nuages de cendres brûlants.

VIDEO. Indonésie : au moins 15 morts après l'éruption du volcan Sinabung (2 février 2014)


Le Sinabung est l'un des 129 volcans actifs en Indonésie, archipel situé sur la «ceinture de feu du Pacifique», un alignement de volcans qui bordent l'océan Pacifique en suivant un ensemble de limites de plaques tectoniques et de failles sismiques. Le volcan Merapi, le plus actif du pays, situé sur la grande île de Java et culminant à près de 2 900 mètres d'altitude, a connu depuis 2010 une série d'éruptions qui ont provoqué la mort de plus de 350 personnes.


Source © Le Parisien

Une petite éruption a été enregistrée au volcan Mont Asama au Japon, qui se trouve à 140 km de Tokyo et pourrait être précurseur d’une éruption plus importante.

Une pluie légère de cendres a fait suite à l’éruption du volcan le plus actif de l’île principale du Japon, Honshu, d’après ce que les autorités météorologiques ont déclaré mardi, prévenant du risque d’autres éruptions, bien qu’aucun blessé ou dommage n’ait été signalé.

La petite éruption du volcan Mont Asama (qui culmine à 2750 mètres) à environ 40 km de la capitale Tokyo, intervient à une époque de forte activité volcanique au Japon et moins d’un an après que 63 personnes soient mortes dans l’éruption d’un autre volcan.

Source © Actu news environnement


La concentration en particules fines dans l’air devrait dépasser les 80 μg/m3 en moyenne sur 24 heures, valeur correspondant au seuil réglementaire d’alerte. Face à cette prévision et conformément à l’arrêté préfectoral relatif à la qualité de l’air, l'alerte rouge est déclenchée sur l'ensemble du territoire. 

Cette pollution est principalement liée au passage des brumes de sables sur l’archipel guadeloupéen, mais également à l’activité humaine (combustion d’énergie fossile, moyens de transport, activités industrielles...).

Le seuil d’alerte correspond à un niveau de concentration de polluants dans l’atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou de dégradation de l’environnement justifiant l’intervention de mesures d’urgences. Ce risque de dépassement est élevé pour les prochaines 24 heures.

Recommandations sanitaires

Il est recommandé aux catégories de la population particulièrement vulnérables (femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, asthmatiques) et sensibles (personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou s’accroissent lors des pics) de :

-Éviter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe.?Éviter les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), autant en plein air qu’à l’intérieur. Reporter les activités qui demandent plus d’effort.
-En cas de gêne respiratoire ou cardiaque (essoufflement, sifflements, palpitations...) :
-Prenez conseil auprès de votre pharmacien ou consultez votre médecin
-Privilégiez les sorties plus brèves et celles qui demandent le moins d’effort ;?Prenez conseil auprès de votre médecin pour savoir si votre traitement médical doit être adapté le cas échéant.
Mesures pour la réduction des émissions
Afin de réduire la pollution, il est recommandé de réduire la vitesse, privilégier le covoiturage, le transport en commun et les modes de déplacement non polluants, arrêter l’utilisation de barbecue et respecter l’interdiction du brûlage des déchets verts à l’air libre.

Source © France Antilles
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Le gouvernement bulgare demande à Bruxelles d’adoucir les normes écologiques de l’UE concernant la pollution atmosphérique et les émissions de CO2.

La Bulgarie est l'Etat membre de l'UE qui a rejeté le plus de CO2 dans l'atmosphère en 2014, selon Eurostat. Au cours de l'année passée, la pollution atmosphérique de ce pays a augmenté de 7,1%, constate l'édition bulgare Investor.

Le trio de tête des pays de l'UE ayant le plus augmenté leurs émissions polluantes comprend également Chypre (+3,5%) et Malte (+2,5%). En Lettonie, en Finlande et en Suède, le niveau de pollution a augmenté respectivement de 2,2%, 0,7% et 0,2%.

Les autres pays de l'UE ont vu une réduction des rejets de gaz polluant, dont notamment la Slovaquie, qui a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 14,1%. Au Danemark, le pourcentage d'émissions polluantes a diminué de 10,7%, en Slovénie de 9,1%, au Royaume-Uni de 8,7% et en France de 8,2%. En moyenne, ce pourcentage a baissé de 5% environ dans l'ensemble de l'Europe par rapport à 2013.

Le 15 juin, dans le cadre du sommet de l'Agence européenne pour l'environnement tenu au Luxembourg, le ministre bulgare de l'environnement Ivelina Vassileva a demandé que les impératifs environnementaux de réduction d'émission de gaz après 2030 soient "plus réalistes" pour les pays membre de l'UE.

"Il faut prendre en considération la compétitivité des Etats qui partagent leurs frontières avec les pays en dehors de l'UE et qui sont exposés aux pollutions transfrontières", a-t-elle déclaré, selon l'Agence télégraphique bulgare.

Mme Vassileva a par ailleurs indiqué que dans le cadre des négociations, la Bulgarie était déterminée à défendre sa position et à décréter un "niveau réaliste d'exigences en matière de pollution atmosphérique", qui serait "en adéquation avec le développement économique des différents Etats membres de l'UE".

Plus de deux millions de décès pourraient être évités dans le monde chaque année si les normes de pollution de l’air préconisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) étaient respectées, surtout en Chine et en Inde, selon une étude publiée ce mardi.

La pollution est responsable de 3,2 millions de morts prématurées par an, selon les estimations de l’OMS, soit davantage que le sida et le paludisme combinés, ont relevé les auteurs de cette étude parue dans la revue Environmental Science and Technology.

« Concevoir des stratégies pour protéger la santé publique »

Les chercheurs se sont concentrés sur des particules en suspension dans l’air inférieur à 2,5 microns (1). Celles-ci peuvent pénétrer profondément dans les poumons, augmentant le risque cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et de maladies pulmonaires comme l’emphysème et le cancer. Et la majorité de la population mondiale vit avec des concentrations supérieures à 10 microgrammes par litre d’air, le maximum souhaitable selon l’OMS. Dans certaines parties d’Inde et de Chine, elles dépassent même les 100 microgrammes.

« Nous avons cherché à déterminer de combien les différentes parties du monde devaient réduire ces particules pour abaisser la mortalité », a expliqué Joshua Apte, de l’université du Texas. Selon lui, le modèle informatique élaboré pour cette étude « pourrait aider à concevoir des stratégies pour protéger la santé publique ».

Abaisser de 68 % la densité de microparticules par rapport au niveau de 2010

L’Inde et la Chine devraient réduire leur niveau moyen de particules de 20 à 30 % pour maintenir leur taux actuel de mortalité, en tenant compte de leur progression démographique, ont estimé les chercheurs. Mais, malgré de telles réductions, la concentration de particules resterait bien supérieure aux recommandations de l’OMS.

Pour atteindre les 10 microgrammes/litre, des mesures drastiques seraient nécessaires : pour réduire de moitié la mortalité due à la pollution de l’air, les pays très pollués devraient abaisser de 68 % la densité de microparticules par rapport au niveau de 2010, selon l’étude. Et si le niveau de pollution atmosphérique restait inchangé, la mortalité en résultant augmenterait de 21 % en Inde et de 23 % en Chine.

En outre, avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes vulnérables aux maladies liées à la pollution progresserait. Les pays d’Asie comptent pour 72 % des 3,2 millions de décès annuels dus à la pollution. Dans les pays moins pollués, comme les Etats-Unis, une réduction de 25 % des concentrations de microparticules sauverait 500.000 vies par an, selon ces chercheurs.

(1). Ces poussières proviennent de la combustion du charbon dans les centrales électriques, des gaz d’échappement automobile et d’autres émissions industrielles. Dans les pays à bas revenus, elles sont surtout produites par des poêles à charbon ou au bois dans les habitations pour cuisiner et se chauffer.

Source © 20 minutes

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