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En Inde, 45 feux de forêts se sont déclarés en 24 heures dans l'état de l'Uttarakhand dans le nord du pays. Au moins cinq personnes auraient été tués dans ces incendies.
Selon le ministre de l'Intérieur, Amit Shah, 12 000 agents forestiers ont été déployés pour des opérations de lutte contre les incendies.
Plus de 1 000 incendies de forêt ont été recensés ces six derniers mois dans la région.
Les données du Département des forêts montrent que 1028 incidents d'incendies ont touchés la région et ont détruit plus de 1359 hectares de forêt depuis le 1er octobre 2020
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La rivière Magpie de la province canadienne du Québec, a obtenu la désignation de «personnalité juridique» pour sa protection par le conseil municipal
En Février dernier, la rivière Magpie, qui coule sur un tronçon de plus 200 km dans le nord du Quebec, a été reconnue comme "personnalité juridique" et a obtenu des droits : Le conseil Innu d'Ekuanitshit a accordé à la rivière neuf droits qui incluent le droit de couler, le droit de poursuivre son évolution naturelle, le droit de maintenir sa biodiversité,mais aussi celui de remplir ses fonctions essentielles et entre autres celui de se régénérer.
La résolution municipale lui affirme son droit de vivre, d’exister et de couler, d’évoluer naturellement, et que tout sera fait pour la protéger de la pollution et de l'agression, la communauté lui assurera son intégrité: En cas d'agression la municipalité assure d’engager des poursuites judiciaires
Prenez en de la graine
Voilà une initiative qui mériterait d'être copier dans le Monde entier, et pourquoi pas en France, Mesdames et Messieurs les maires de France et de Navarre, prenez exemple et "En avant" plutôt que "prendre du retard".
© Nature Alerte
Nature Alerte vous invite à soutenir le prochain film de Marie-Monique Robin avec la participation de Juliette Binoche: "La fabrique des pandémies: préserver la biodiversité c'est protéger notre santé" (cliquez sur le lien ci-dessous):
Au moins 44 personnes sont mortes, dimanche 4 avril, lors d'inondations et de glissements de terrain sur l'île de Florès, dans l'est de l'Indonésie. Les secours redoutent un plus lourd bilan. "Beaucoup de personnes sont encore sous la boue", a déclaré à l'AFP Raditya Jati, le porte-parole de l'agence nationale de gestion des catastrophes.
La déforestation pointée du doigt
Ces pluies torrentielles ont entraîné des inondations dans plusieurs districts de l'île de Florès, dimanche vers une heure du matin, quelques heures avant le début des célébrations de Pâques. Des dizaines de maisons ont été recouvertes de boue et des ponts et routes ont été détruits dans la partie orientale de l'île.
La seule voie d'accès est désormais maritime, depuis l'île d'Adonara, "mais les précipitations et une forte houle n'ont pas permis d'effectuer la traversée", a expliqué Raditya Jati à l'AFP. Des conditions météorologiques extrêmes devraient perdurer tout au long de la semaine dans cette région. Les glissements de terrain et les crues subites sont courants dans l'archipel indonésien, notamment à la saison des pluies. Mais les défenseurs de l'environnement soulignent que la déforestation favorise ces catastrophes.
Etat de la situation le 05 Avril 2021
8:00
Plus de 75 personnes ont péri et des dizaines d’autres sont toujours portées disparues, la plupart des décès ont eu lieu à Dili, la capitale. qui dénombre déjà 22 décès.
Le déluge a fait déborder des réservoirs d’eau et inondé des milliers de maisons, des ponts ont été détruit
Dans l’est de l’île indonésienne de Florès, de nombreuses maisons, routes et ponts étaient recouverts de boue, ce qui compliquait la tâche des sauveteurs tentant d’atteindre les zones les plus touchées.
A Lembata, une île située à mi-distance entre Florès et Timor, les accès routiers ont été coupés, ce qui a obligé les autorités à déployer des machines de chantier pour rouvrir les routes. Certains villages situés sur des hauteurs ont en partie été emportés vers le littoral dans des glissements de terrain.
Pour les années 2019 et 2020, de nouveaux records de faibles concentrations d’oxygène ont été enregistrés à 300 mètres de profondeur dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent.
Les effets des changements climatiques sont bien réels dans le golfe du Saint-Laurent, où le réchauffement des eaux a entraîné une baisse spectaculaire du niveau d’oxygène au cours des 50 dernières années.
C’est l’un des constats présentés jeudi par la biologiste Marjolaine Blais, de l’Institut Maurice-Lamontagne, affilié à Pêches et Océans Canada.
Pour les années 2019 et 2020, de nouveaux records de faibles concentrations d’oxygène ont été enregistrés à 300 mètres de profondeur dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent.
« Depuis 1970, les concentrations d’oxygène ont diminué de plus de 50 % », signale d’ailleurs Marjolaine Blais, spécialisée en sciences aquatiques.
Pendant la même période, la température de l’eau a augmenté de 1,6 °C dans le golfe du Saint-Laurent. Or, les eaux qui se réchauffent contiennent moins d’oxygène.
Conséquences pour plusieurs espèces
Cette baisse d’oxygène risque d’avoir des conséquences importantes pour plusieurs espèces, comme la morue, le turbot et la crevette nordique. « On a une teneur en oxygène qui est très problématique, affirme Mme Blais. Il n’y en a pas assez, ce qui risque d’amener des changements dans l’aire de distribution de plusieurs espèces. »
À terme, par exemple, le crabe des neiges, qui apprécie les eaux froides, pourrait migrer encore plus au nord.
Les impacts pourraient aussi être catastrophiques pour la morue, dont la surpêche a mené l’espèce au bord de l’extinction.
Chaque année, depuis 1998, Pêches et Océans Canada évalue les conditions biochimiques dans le golfe du Saint-Laurent grâce au Programme de monitorage de la zone atlantique. Ces analyses permettent également de faire le bilan de santé des nutriments et des planctons disponibles.
Diminution du plancton
Le constat n’est guère plus réjouissant pour ce que l’on considère comme le premier maillon de la chaîne alimentaire. Selon les derniers relevés, la biomasse de phytoplancton et de zooplancton a diminué dans une proportion de 15 % à 40 % au cours des 10 dernières années.
On n’a pas encore établi avec certitude la cause de ce phénomène que l’on observe depuis quelques années, mais l’hypothèse la plus probable demeure le réchauffement des eaux, avance Mme Blais.
Le zooplancton serait le plus touché par le réchauffement.
Selon la biologiste, cette diminution du plancton affecte de nombreux maillons de la chaîne alimentaire marine, au premier chef les plus petits poissons qui dépendent de cette biomasse.
Ces deux menaces, baisse de l’oxygène et baisse du plancton, risquent de provoquer des changements importants dans la biodiversité du golfe du Saint-Laurent.
Les concentrations d’oxygène dans les océans diminuent partout sur la planète. Un groupe international de scientifiques avait d’ailleurs sonné l’alarme à ce sujet dans un article paru dans la revue Nature en 2018.
© LA PRESSE
Mauvaise nouvelle pour les personnes souffrant du rhume des foins: en Suisse, la saison des pollens commence toujours plus tôt et s’avère plus intense d’année en année. Les changements climatiques sont en cause, révèle une étude.
L’augmentation des températures sur ces trente dernières années a considérablement influé sur le début, la durée et l’intensité de la saison des pollens, indique jeudi dans un communiqué l’Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH).
Pour au moins quatre espèces allergènes, la saison du pollen commence désormais plus tôt et se révèle plus forte et longue chez d’autres. Les personnes allergiques souffrent donc plus longtemps et les réactions sont plus vives.
20% de la population
Les allergies au pollen sont par ailleurs de plus en plus répandues. Aujourd’hui, 20% de la population suisse souffre du rhume des foins, contre seulement 1% il y a 100 ans, précise Swiss TPH.
L’enquête, réalisée en collaboration avec l’Office fédéral de météorologie et de climatologie (MétéoSuisse), est considérée comme la plus complète sur le sujet dans le pays.
Les chercheurs ont analysé les données relatives aux pollens, recueillies entre 1990 et 2020 dans les 14 stations de suivi en Suisse, et étudié les concentrations de pollen de 12 espèces de plantes différentes.
Le Swiss TPH va poursuivre ses recherches dans le domaine afin de mieux comprendre les effets du pollen sur la santé, qui pourraient se révéler bien plus sévères qu’imaginés.
© ATS
Samedi 3 avril 2021 Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a déclaré l'état d'urgence pour la région de Tampa après qu'une fuite importante d'un grand lac de rétention ait été constaté dans l'ancienne mine de phosphate de Piney Point. Les digues de retenu menacent d'éclater: le système de stockage d'eau polluée est rempli de matières «légèrement radioactives».
Les craintes montent à Tampa, dans Le comté de Manatee en Floride, après qu'un ordre d'évacuation d'urgence ait été déclenché pour évacuer les riverains du site industriel de Piney Point, où un lac de retenu d'eaux usées contenant 3000 millions de litres d'eau radioactives risquent fort d'éclater et de déclencher une véritable catastrophe environnementale
«En collaboration avec le Département de la protection de l'environnement de Floride, nous avons estimé que la menace était imminente et avons ordonné une évacuation immédiate», a déclaré Jacob Saur, directeur de la sécurité publique du comté de Manatee.
L'ordre d'évacuation comprend les personnes qui vivent au sud de Buckeye Road East, de la 31 eme street Terrace East à Oneil Road et au nord de la 113th Street East. Ces résidents doivent évacuer leurs maisons immédiatement.
La Croix-Rouge a été appelée pour aider les résidents qui ont besoin d'aide pour la recherche d'un abri, ont déclaré les autorités.
La découverte d'une brèche le long de la paroi Est du réservoir de New Gypsum Stack South vendredi après-midi, fait craindre que des millions de litres d'eau polluée n'inondent les quartiers avoisinants avec l'effondrement des digues de gypse du lac de retenu qui contient des eaux usées «légèrement radioactives».
L'eau du réservoir en péril contient surtout du phosphore et de l'azote provenant de l'ancienne mine de phosphate.
Pour tenter d'empêcher l'effondrement de la digue, la FDEP a approuvé lundi une solution d'urgence permettant aux opérateurs du site à commencer le pompage de l'eau du réservoir en la déversant directement dans la baie de Tampa pour soulager la pression sur les digues. Les exploitants du site ont doublé le taux de ce rejet, qui renvoie maintenant plus 800 000 litres d'eau par minute dans l'océan.
Même à ce rythme, les responsables disent qu'il faudra près de deux semaines pour vider complètement l'étang qui fuit. Une explosion d'algues nocives est désormais à craindre dans la baie, polluant sa faune et sa flore. Les exploitants du site ont déjà déversé plus de 120 millions de litres de cette eau polluées dans la baie de Tampa , ce qui, selon les scientifiques, pourrait entraîner une prolifération d'algues généralisée.
Si les digues s'effondrent, les ingénieurs craignent que les millions de litres d'eaux usées stockées sur le site inondent les propriétés voisines avant de se déverser dans les cours d'eau avoisinants, tels que Bishop Harbour, Cockroach Bay et Tampa Bay.
© Nature Alerte
En décidant de ne pas rendre publics les résultats du rapport scientifique sur la pollution en Sibérie, le comité scientifique sibérien de l'Académie des sciences de Russie s'est mis la population de cette immense région sur le dos, dans certaine régions la population se révolte
La réunion, qui s'est tenue le 29 mars à Novossibirsk, a réuni le présidium de la section sibérienne de l'Académie des sciences de Russie. Après lecture du rapport des scientifiques dirigés par le professeur Igor Ptashnik, les scientifiques du consortium ont décidé de garder secrètes les données qui en émergent, et de ne pas les rendre public; Elles révèlent une véritable tragédie écologique sur tout le territoire sibérien:
On y apprend en autre que toutes les voies navigables de la Sibérie sont polluées à 80%, que le niveau de pollution de l'air dans les villes Sibériennes y est 78 % plus élevé que dans les villes de l'ouest de la Russie européenne. les conséquences sont sans appel, on constate en Sibérie un niveau très élevé de maladies cancéreuses répandues dans toute la population
Ce rapport des scientifiques et la décision qu'a prise la réunion a fuité dans la presse grâce à un correspondant de presse de la Novaya Gazeta, qui a pu visionner la vidéo de la réunion.
A Krasnoïarsk par exemple, ville située au cœur de la Sibérie sur les rives du fleuve Yenisei, et ville la plus polluée du monde indique le rapport, la situation est vraiment dramatique, au point que de nombreux enfants naissent déjà atteints de leucémie.
Plus de 15 villes sibériennes révèlent un taux élevé de benzopyrène dans l'air, l'un des éléments les plus cancérigènes produits par la combustion de substances organiques à haute température. Le niveau de cette substance dépasse les niveaux d'alarme de plus de 10 fois; plus de 100 fois dans certaines régions, telles que Kyzyl, Zima, Minusinsk, Norilsk et à Krasnoïarsk.
L'état des aquifères en Sibérie sont particulièrement inquiétants, à proximité des grands fleuves et bassins sibériens, tels que Tuva, Khakhasia, Altaj, les taux de pollution sont supérieurs de 70% à la norme. Même à Novosibirsk, la capitale de la Sibérie centrale, plus de 80% des aquifères sont pollués. À Tomsk, l'une des plus grandes villes du sud-ouest de la Sibérie, la situation est similaire.
À Krasnoïarsk, Kemerovo et dans la province des montagnes de l'Altaï, à la frontière entre la Chine, la Mongolie et le Kazakhstan, le cancer et les maladies infantiles dues à la pollution sont très répandus.La situation s'aggrave avec l'effet du réchauffement climatique, qui entraîne une nouvelle détérioration de la qualité de l'air, même dans les régions traditionnellement très froides, comme les provinces de Bratsk et Norilsk.
Il est surprenant que les scientifiques aient décidé de ne pas rendre public ces données. La raison invoquée "éviter de trop effrayer la population avec un alarmisme exagéré, d'autant plus qu'il nous est impossible d'intervenir rapidement",mais aussi "pour éviter de fomenter des campagnes de dénigrement contre la Russie, déjà si répandues dans tout le pays et dans le monde ".
Révélée par la presse locale cette nouvelle a provoqué un véritable scandale en Sibérie. La population se révolte, des manifestations sont en cours.
La discussion sur la lutte contre la pollution en Russie fait rage depuis des années; négligée par le régime post-soviétique de Vladimir Poutine, le pays qui fonde son économie sur l'exploitation de ses ressources, se trouve aujourd'hui confronté à la concurrence mondiale de sources alternatives, sans être suffisamment préparé.
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Déjà en 2020
Ottawa (AFP) – Le Canada a annoncé mercredi qu’il allait limiter l’utilisation de deux pesticides néonicotinoïdes pour certaines cultures, renonçant finalement à les interdire comme il envisageait de le faire il y a trois ans.
Santé Canada avait proposé en 2018 d’interdire l’utilisation de deux types de ces pesticides qualifiés de « tueurs d’abeilles », la clothianidine et le thiaméthoxame, en raison notamment des risques sur les organismes aquatiques.
Mais après des évaluations scientifiques et une vaste consultation publique, Santé Canada a conclu que « certaines utilisations sont sans danger pour les insectes aquatiques » si elles sont bien encadrées, même si « certaines autres utilisations présentent des risques préoccupants ».
Le ministère a donc décidé d’appliquer des « mesures d’atténuation et des restrictions supplémentaires », notamment une limitation de l’utilisation de ces produits et la mise en place de « zones tampon » autour des secteurs concernés.
Ces nouvelles régulations s’appliqueront à plusieurs cultures de fruits et légumes, notamment certaines laitues, pommes de terre, myrtilles (appelées bleuets au Canada), maïs ou soja.
Les compagnies fabriquant ces pesticides auront deux ans pour modifier les consignes d’utilisation sur leurs produits, précise le ministère.
Le Canada ne s’est pas prononcé sur l’utilisation du troisième type de néonicotinoîde homologué au Canada, l’imidaclopride.
Les néonicotinoïdes, jugés responsables du déclin du nombre d’abeilles dans le monde, sont interdits en Europe depuis 2018.
En France, le Conseil d’Etat a validé mi-mars leur réautorisation provisoire dans la filière de la betterave sucrière, pour faire face à la chute des récoltes après l’invasion d’un puceron vecteur de la jaunisse.
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Un lac bolivien qui était autrefois une oasis de beauté est devenu une véritable décharge de plastique à ciel ouvert.
Le lac Uru Uru, dans l'ouest de la Bolivie, est désormais recouvert d'une montagnes de déchets à perte de vue. Ils proviennent de la ville voisine d'Oruro via la rivière Tagarete, où tous les habitants y déversent leurs déchets. Cette voie navigable totalement polluée par les sociétés minières locales, n'a pas d'autre issu que le lac, donc tous ces déchets s'y sont accumulés depuis des années et y sont restés bloqués.
L’eau du lac est désormais de couleur brun noir parce que les métaux lourds tels que le cadmium, le zinc et l’arsenic issus des mines voisines s'y déversent sans autre procès .
Le lac, situé à plus de 4 km au-dessus du niveau de la mer dans les Andes, était pourtant autrefois connu pour ses communautés de pêcheurs et abritait la plus grande population de flamants roses de la région.
Le lac Uru Uru était autrefois une véritable oasis de beauté naturelle pleine de vie. Il est devenu un bassin rempli d'eau croupie de bouteilles en plastique et de déchets issus de l'activité humaine de ces dernières années.
Aujourd'hui le lac et la rivière Tagarete qui traverse la ville voisine d'Oruru sont recouverts d'une montagnes de détritus à perte de vue Le lac a perdu la quasi-totalité de son eau lors d'une longue sécheresse en 2016. À l'époque, les experts ont décrit cette sécheresse comme exceptionnelle et la surexploitation de la ressource en eau pour le fonctionnement des mines voisines l'ont totalement desséché.
Toute la faune et la flore sauvage a disparu
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Avant
Le rapport annuel a enregistré la destruction en 2020 de 4,2 millions d’hectares de forêts primaires tropicales. Le pays le plus touché reste le Brésil.
La surface de forêt vierge tropicale détruite en 2020 est équivalente à la taille des Pays-Bas. Le rapport annuel du Global Forest Watch, basé sur des données par satellite, a ainsi enregistré la destruction en 2020 de 4,2 millions d’hectares de forêts primaires tropicales, cruciales pour la biodiversité de la planète et le stockage du carbone, soit 12 % de plus que l’année précédente.
Au total, les tropiques ont perdu 12,2 millions d’hectares de couverture forestière (qui inclut tous types de forêts et plantations) en 2020.
L’impact du changement climatique
Sans surprise, le moteur principal de cette destruction est toujours l’agriculture. Mais les chercheurs pointent aussi du doigt cette année les vagues de chaleur et la sécheresse qui ont alimenté des incendies dévastateurs en Australie, en Sibérie et jusqu’aux confins de l’Amazonie.
Ces pertes sont « une urgence climatique, une crise de la biodiversité, une catastrophe humanitaire et des opportunités économiques perdues », a commenté Frances Seymour, du World Resources Institute qui pilote ce rapport.
Selon les chercheurs, la pandémie a pu avoir quelques impacts négatifs, avec des arbres abattus illégalement dans des forêts laissées sans protection par exemple ou l’arrivée massive de gens dans des zones rurales. Mais ils soulignent surtout que cette crise n’a pas permis de changer la trajectoire de destruction forestière et ils mettent en garde contre une aggravation de la situation en cas d’allègement des règles pour faciliter la relance économique.
En outre, la partie de « plus mauvais augure » des données 2020 montre que les forêts ont elles-mêmes été victimes du changement climatique, a souligné Frances Seymour lors d’une conférence de presse. « Les zones humides brûlent (…). La nature nous murmurait depuis un moment que la menace arrivait. Désormais, elle crie », a-t-elle insisté.
2,64 gigatonnes de CO2 libérés par ces destructions
Les très riches écosystèmes forestiers couvrent plus de 30 % de la surface terrestre et les forêts tropicales abritent entre 50 et 90 % des espèces terrestres.
Avec le reste de la végétation et les sols, les forêts sont aussi un énorme puits de carbone, absorbant environ un tiers du CO2 émis par les activités humaines chaque année. Mais leur disparition se poursuit inexorablement.
Les quelque 4 millions d’hectares de forêts tropicales détruites en 2020 ont libéré 2,64 gigatonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions annuelles de 570 millions de voitures. « Plus nous attendons pour stopper la déforestation, (…) plus nos puits de carbone naturels risquent de partir en fumée », a prévenu Frances Seymour.
L’Indonésie réussit à réduire le rythme de sa déforestation
Le pays le plus touché est le Brésil, où la déforestation n’a cessé d’augmenter depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro. La forêt primaire a encore perdu 1,7 million d’hectares en 2020, une hausse de 25 % en un an, selon le rapport. La majorité de cette destruction a frappé l’Amazonie, avec des déforestations délibérées mais aussi des incendies hors de contrôle, partis de brûlis sur des terres déjà déboisées qui se sont propagés.
Le feu a également ravagé les zones humides du Pantanal, paradis de biodiversité entre le Brésil et la Bolivie, qui monte sur la troisième marche de ce classement 2020 de la déforestation tropicale (derrière la République démocratique du Congo).
L’Indonésie a en revanche réussi à réduire le rythme de sa déforestation de 17 % par rapport à 2019, descendant ainsi du podium pour la première fois depuis le premier rapport de Global Forest Watch il y a vingt ans. La destruction forestière ralentit dans le pays pour la quatrième année consécutive, selon les chercheurs, qui soulignent une année 2020 de météo plus humide mais aussi des politiques publiques qui semblent avoir « un impact à long terme pour réduire la disparition de la forêt ».
Selon une étude publiée lundi dans Nature Ecology & Evolution, l’appétit grandissant des pays riches pour divers produits agricoles comme le café ou le soja a accéléré le rythme de la déforestation sous les tropiques.
© Le Monde avec AFP
ci-dessous une longue vidéoconférence d'un petit tour du monde du problème '(en anglais)
Quelque 1.200 agriculteurs du sud-ouest ont manifesté mardi à Mont-de-Marsan devant la préfecture des Landes pour dénoncer une « baisse des autorisations de prélèvement d’eau » pour l’irrigation après une décision de justice, selon la préfecture et les syndicats.
Les manifestants appuyés par 70 tracteurs, venus également du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées, se sont rassemblés jusqu’en début d’après-midi à l’appel des Jeunes Agriculteurs (JA) de Nouvelle-Aquitaine devant la préfecture dont ils ont arrosé la cour d’eau, après avoir déversé de la terre et du foin devant un bâtiment administratif un peu plus loin.
« Aujourd’hui, s’attaquer à l’eau, c’est s’attaquer à l’acte de production. Nous ne comprenons pas que certains mouvements trop idéologiques nient cette réalité », a fait savoir la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, venue sur place pour apporter son soutien aux agriculteurs.
Les manifestants dénoncent un jugement de février dernier du tribunal administratif de Pau qui entraînerait selon les JA, des « baisses significatives des volumes prélevés dès cette saison 2021 », touchant ainsi « toute l’économie agricole ». Les baisses pourraient être de « 30 à 50% pour l’été prochain », s’alarment-ils.
Le tribunal, saisi par plusieurs associations environnementales, avait alors annulé l’autorisation unique pluriannuelle de prélèvement d’eau, accordée depuis août 2017 au syndicat mixte Irrigadour, en charge de la gestion collective de l’eau.
La décision du tribunal prévoit une période transitoire avec des « prélèvements plafonnés » avant une annulation définitive, le 31 mai 2022, de l’autorisation de prélèvement d’eau sur le périmètre du bassin de l’Adour.
« Mes salades, elles ont besoin d’eau. Demain, on va devoir importer de la nourriture », s’inquiète auprès de l’AFP Cathy Degert, maraîchère dans la région, venue manifester pour dénoncer « le non-sens » et « la démagogie infernale » de la situation.
La mobilisation « va durer tant que ça ne sera pas rétabli, parce que sans eau, il n’y pas de nourriture et donc pas d’agriculture », prévient Bastien Porte, agriculteur en polyculture-élevage.
Selon la Chambre de commerce et d’industrie des Landes, la « réduction d’irrigation pourrait entrainer un grave préjudice » pour le secteur du bassin de l’Adour, avec un « risque majeur » de délocalisation des activités agro-industrielles.
Selon l’association de protection de l’environnement Sepanso, une des associations à l’initiative du recours, « les prélèvements passés étaient excessifs, les cours d’eau sont au plus bas, ça pose des problèmes environnementaux », a indiqué à l’AFP Georges Cingal, président de la fédération landaise.
© AFP
L'observatoire de Safdarjung à New Delhi, en Inde, a enregistré une température maximale de 40,1 ° C (104,1 ° F) ce lundi 29 mars 2021, ce qui en fait le jour de mars le plus chaud que la ville ait connu depuis 1945.
C'est 8 ° C (14,4 ° F) plus élevé que la normale, a déclaré Kuldeep Srivastava, le chef du centre de prévision régional du Département météorologique indien (IMD).
«C'est la journée la plus chaude depuis le 31 mars 1945, lorsque la capitale enregistrait un maximum de 40,5 ° C (104,9 ° F).
Hier, Najafgarh a enregistré 41,8 ° C (107,2 ° F), Narela a enregistré 41,7 ° C (107 ° F), Pitampura 41,6 ° C (106,8 ° F) et Pusa 41,5 ° C (106,7 ° F), selon données fournies par IMD.
Des conditions de canicule sont très probables dans certaines zones du pays avec des conditions de canicule sévères dans des zones isolées au-dessus du Rajasthan occidental a partir du 30 mars.
© Nature Alerte
La préfecture du Bas-Rhin a confirmé le 26 mars deux cas sur des poules d’une basse-cour d’agrément à Brumath et sur un cygne retrouvé mort à Strasbourg.
La maladie n’est pas transmissible aux humains, il est donc toujours possible de consommer « en toute sécurité de la viande d’origine aviaire, des œufs, du foie gras et plus généralement tout produit alimentaire de volaille », assure la préfecture.
Autant vous rassurer tout de suite. Si le virus H5N8, hautement pathogène, circule activement dans la faune sauvage en Europe par l’intermédiaire des oiseaux migrateurs, il est non transmissible aux humains affirme la préfecture du Bas-Rhin dans un communiqué. Il est donc toujours possible de consommer « en toute sécurité de la viande d’origine aviaire, des œufs, du foie gras et plus généralement tout produit alimentaire de volaille », assure la préfecture du Bas-Rhin.
Cette dernière a confirmé le 26 mars deux cas d’influenza aviaire sur des poules d’une basse-cour d’agrément à Brumath et sur un cygne retrouvé mort à Strasbourg. Il s’agit des deuxième et troisième cas détectés dans le Bas-Rhin depuis l’apparition du virus en France en novembre 2020, après un premier cas à Sélestat le 19 mars indique encore le communiqué.
« La mobilisation doit être collective »
Pour prévenir tout risque de diffusion indique la préfecture, des mesures ont été mises en place. Pour le cas découvert à Brumath, une zone de protection d’un rayon de 3 km autour de la basse-cour et une zone de surveillance d’un rayon de 10 km sont mises en place. Des mesures sanitaires strictes doivent y être observées. Les mouvements de volailles et d’oiseaux captifs sont interdits dans ce périmètre réglementé.
Pour le cas de Strasbourg, une zone de contrôle temporaire d’un rayon de 5 km autour dela découverte du cadavre de cygne infecté a été mise en place. Elle concerne les communes de Bischheim, Hoenheim, Schiltigheim, Souffelweyersheim et Strasbourg.
La préfecture du Bas-Rhin rappelle que la mobilisation doit être collective. « Tous les propriétaires de volatiles, qu’ils soient exploitants agricoles ou simples particuliers, doivent déclarer leurs basses-cours. Les mesures de biosécurité doivent être strictement respectées pour éviter la contamination de leurs animaux par des oiseaux sauvages, notamment dans les basses-cours de particuliers : claustration des volailles, vigilance, et alerte en cas de mortalité et de signes cliniques anormaux. La vente de volailles vivantes, directement aux particuliers, est interdite. »
Elles jurent de continuer à occuper les lieux jusqu'à ce que leurs demandes soient satisfaites: Elles réclament le déplacement de la direction de Chevron Nigeria Limited ainsi que la présence de représentants du gouvernement fédéral du Nigéria sur place pour constater les dégâts, et pour entamer des négociations.
Un déversement qui dure selon eux depuis six semaines, sans recours, sans réponse, sans information, ni de Chevron Nigeria Limited, ni de l'État Nigérian.
Fiyewei, le porte-parole du royaume de Gbaramatu et le chef Godspower Gbenekama, TDA, on fait une déclaration commune au nom des communautés affectées:
«Nous unissons nos voix pour crier au gouvernement, ainsi qu'à toutes les personnes bien intentionnées, ONG, Presse, etc, de prier la société Chevron Nigeria Ltd de faire ce qui est de son devoir pour faire face à ces déversements de pétrole qui ravagent toute l'activité économique de nos royaumes depuis plus de six semaines, Nous avons déjà subi leurs effets dévastateurs depuis des décennies.
"nous appelons les Nigérians mais aussi le monde entier à l'aide, afin tout le monde soient informés de l'état actuel de nos royaumes, il y a urgence"
«Les femmes du royaume de Gbaramatu, ainsi que les communautés touchées d'Okerenkoko, Ikpokpo, Opuedebubor, Kenghangbene, Azama, Benikrukru, Kokodiagbene, Oporoza, Inikorogha , Kunukunuma, Pepeama ont promis de continuer à occuper les raffineries d'Otunana et d'Abiteye, jusqu'à ce que leurs demandes soient satisfaites
Elles réclament le démarrage immédiat des activités de nettoyage de la marée noire, ainsi que l'entame de négociations correctives pour la destruction de la source de vie économique du peuple Gbaramatu, elles réclament également la présence physique du directeur général de Chevron Nigeria Limited et des membres du gouvernement, afin d'assurer l'honnêteté et la transparence de leurs discussions afin de s'assurer que les paroles seront suivies d'actions.
© Nature Alerte
Un tiers des terres agricoles dans le monde sont à « haut risque » de pollution par des résidus de pesticides, qui peuvent se retrouver dans les nappes phréatiques et menacer la biodiversité, selon une étude publiée lundi.
Des chercheurs en Australie ont étudié 59 herbicides, 21 insecticides et 19 fongicides et ont estimé leurs niveaux d’utilisation dans 168 pays en se basant sur des données de l’agence des Nations-Unies chargée de l’alimentation et de l’agriculture (la FAO) et de l’Institut américain de géophysique (USGS).
Ils ont ensuite utilisé un modèle mathématique pour estimer les niveaux de résidus de pesticides dans l’environnement.
Il en ressort, selon cette étude publiée dans Nature Geoscience, que 64% des terres agricoles, soit environ 24,5 millions de km2, sont menacées d’être polluées par plus d’un principe actif et 31% sont à haut risque.
Ce résultat « est significatif car la pollution potentielle est généralisée, et certaines régions menacées abritent une grande biodiversité et souffrent de pénurie d’eau », souligne l’auteure principale de l’étude, Fiona Tang, de l’université de Sydney.
Une région est considérée à "haut risque" quand les niveaux de concentration d’un pesticide sont estimés à au moins 1.000 fois le niveau où ces concentrations n’ont pas d’effet néfaste.
L’Asie est la zone la plus touchée, avec 4,9 millions de km2 à haut risque, dont 2,9 millions en Chine. En Europe, la Russie, l’Ukraine et l’Espagne concentrent l’essentiel (62%) des zones à haut risque.
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette forte pollution, comme un usage excessif de pesticides, leur niveau de toxicité mais aussi des facteurs environnementaux comme des températures froides ou un sol pauvre en carbone qui jouent sur leur dégradation dans l’environnement.
L’étude ne se penche pas directement sur les impacts sur la santé humaine, mais les chercheurs indiquent que le passage des pesticides dans les eaux potables pourrait représenter un risque et demandent une meilleure analyse de la pollution des rivières, des estuaires et des cours d’eau.
Elle appelle aussi à une transition vers une « agriculture durable », avec une réduction de l’usage des pesticides et du gaspillage alimentaire.
© AFP


























