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lundi 9 septembre 2013
De fortes pluies à caractère orageux ainsi que des chutes de grêle localement notables ont touché plusieurs régions du Royaume-Uni et ont causé des inondations.
A Redcar, une soixantaine de maisons ont dû être évacuées après avoir été inondées. Des inondations d'habitations et de routes secondaires ont également été rapportées dans les localités de Hartlepool et de Durham.
Dans la ville de Saltburn (Est du pays) 2 véhicules ont été emportés par les eaux de ruissellement. Un petit pont s'est également effondré.
Dans la région du Cornwall (Sud-Ouest du pays), un fort orage accompagné de chute de grêle massive s'est produit dans le secteur de Falmouth où des inondations ont été signalé
Source : BBC
A Redcar, une soixantaine de maisons ont dû être évacuées après avoir été inondées. Des inondations d'habitations et de routes secondaires ont également été rapportées dans les localités de Hartlepool et de Durham.
Dans la ville de Saltburn (Est du pays) 2 véhicules ont été emportés par les eaux de ruissellement. Un petit pont s'est également effondré.
Dans la région du Cornwall (Sud-Ouest du pays), un fort orage accompagné de chute de grêle massive s'est produit dans le secteur de Falmouth où des inondations ont été signalé
Source : BBC
Dans la Somme, les riverains de l'usine Ajinomoto, classée Seveso, devront construire un abri à l'intérieur de leur habitation.
Le futur plan de prévention des risques technologiques de Mesnil-Saint-Nicaire et de Nesle (Somme) suscite la colère d’une quarantaine de familles qui devront aménager une pièce de confinement chez eux. La préfecture a décidé de revoir le zonage autour de l’usine agroalimentaire Ajinomoto, classée Seveso, seuil haut.
L’enquête publique, concernant 530 ha, va débuter le 18 septembre pour un mois.
Du coup, à Nesle, des habitations devront être transformées pour protéger les riverains en cas de fuite d’ammoniac. L’entreprise de 250 salariés est autorisée à en stocker au maximum 787 tonnes.
En cas d’alerte, les riverains devront pouvoir se réfugier dans cette pièce étanche comportant un point d’eau. Pour la préfecture, ces travaux seraient d’environ 7000 €,. 90% seront pris en charge par l’Etat, l’entreprise et les collectivités.
« Il est hors de question que nous faisions ces travaux, s’insurge Patrick Lavenue, dont la maison est concernée. Et beaucoup de propriétaires pensent comme nous. Et en cas d’accident, nous ne savons même pas si nous aurons le temps de nous réfugier dans cette pièce. Et certains foyers ne pourront pas avancer les frais. »
La préfecture de la Somme précise que « les propriétaires auront cinq ans pour effectuer les travaux.
Source: © Le Parisien
Le futur plan de prévention des risques technologiques de Mesnil-Saint-Nicaire et de Nesle (Somme) suscite la colère d’une quarantaine de familles qui devront aménager une pièce de confinement chez eux. La préfecture a décidé de revoir le zonage autour de l’usine agroalimentaire Ajinomoto, classée Seveso, seuil haut.
L’enquête publique, concernant 530 ha, va débuter le 18 septembre pour un mois.
Du coup, à Nesle, des habitations devront être transformées pour protéger les riverains en cas de fuite d’ammoniac. L’entreprise de 250 salariés est autorisée à en stocker au maximum 787 tonnes.
En cas d’alerte, les riverains devront pouvoir se réfugier dans cette pièce étanche comportant un point d’eau. Pour la préfecture, ces travaux seraient d’environ 7000 €,. 90% seront pris en charge par l’Etat, l’entreprise et les collectivités.
« Il est hors de question que nous faisions ces travaux, s’insurge Patrick Lavenue, dont la maison est concernée. Et beaucoup de propriétaires pensent comme nous. Et en cas d’accident, nous ne savons même pas si nous aurons le temps de nous réfugier dans cette pièce. Et certains foyers ne pourront pas avancer les frais. »
La préfecture de la Somme précise que « les propriétaires auront cinq ans pour effectuer les travaux.
Source: © Le Parisien
Le Journal officiel a publié samedi des arrêtés accordant des permis exclusifs de recherche de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dans deux sites en Alsace et en Lorraine.
Un permis d'exploration concernant le secteur de Seebach (Bas-Rhin) est attribué conjointement aux sociétés Bluebach Ressources et Geopetrol, selon un arrêté en date du 27 août des ministères du Redressement productif et de Ecologie.
Le permis est accordé pour 4 ans et couvre une zone de 328 km2.
Un autre permis concernant la zone de Forcelles (Meurthe-et-Moselle) est accordé à la société Terre par un arrêté également en date du 27 août des mêmes ministères. Ce permis est accordé pour 3 ans et couvre une surface de 20 km2.
La demande de permis de recherche de Seebach avait été déposée par Bluebach en novembre 2009 et celle du permis de recherche de Forcelles par la société Terre en juillet 2008, selon un document sur le site du ministère de l'Ecologie.
D'autre part, les sociétés Celtique Energie et Investaq Energie sont bénéficiaires conjointement d'une mutation de permis sur la zone de Claracq (Pyrénées-Atlantiques), indique un autre arrêté du même jour. Celtique Energie était déjà détentrice seule du permis de recherches de Claracq qui expire en novembre 2014, selon le document du ministère.
Les arrêtés ne précisent pas la nature des hydrocarbures recherchés, mais le gouvernement a réaffirmé à maintes reprises son opposition à la technique de fracturation hydraulique utilisée pour l'exploitation des gaz et pétrole de schiste
Source ©AFP / 07 septembre 2013
Un permis d'exploration concernant le secteur de Seebach (Bas-Rhin) est attribué conjointement aux sociétés Bluebach Ressources et Geopetrol, selon un arrêté en date du 27 août des ministères du Redressement productif et de Ecologie.
Le permis est accordé pour 4 ans et couvre une zone de 328 km2.
Un autre permis concernant la zone de Forcelles (Meurthe-et-Moselle) est accordé à la société Terre par un arrêté également en date du 27 août des mêmes ministères. Ce permis est accordé pour 3 ans et couvre une surface de 20 km2.
La demande de permis de recherche de Seebach avait été déposée par Bluebach en novembre 2009 et celle du permis de recherche de Forcelles par la société Terre en juillet 2008, selon un document sur le site du ministère de l'Ecologie.
D'autre part, les sociétés Celtique Energie et Investaq Energie sont bénéficiaires conjointement d'une mutation de permis sur la zone de Claracq (Pyrénées-Atlantiques), indique un autre arrêté du même jour. Celtique Energie était déjà détentrice seule du permis de recherches de Claracq qui expire en novembre 2014, selon le document du ministère.
Les arrêtés ne précisent pas la nature des hydrocarbures recherchés, mais le gouvernement a réaffirmé à maintes reprises son opposition à la technique de fracturation hydraulique utilisée pour l'exploitation des gaz et pétrole de schiste
Source ©AFP / 07 septembre 2013
Fin août, les habitants de Berane - une commune déshéritée du nord du Monténégro, entourée de montagnes et de sources - ont été victimes d’un empoisonnement massif. En cause, l’eau polluée distribuée par la ville. Les autorités n’ont pas fourni la moindre explication, et aucune action en justice n’est envisagée. Le Monténégro, « État écologique » et irresponsable ?
Appauvris et volés par la « transition » capitaliste, les habitants de Berane ont été victimes à la fin du mois d’août d’une redoutable épidémie intestinale. Un homme d’affaires de Podgorica a fait distribuer gratuitement une remorque pleine de bouteilles d’eau, ce qui a provoqué de véritables scènes d’émeutes.
Voici le Monténégro de 2013 : des citoyens affamés et assoiffés qui se battent pour quelques litres d’eau, alors que les environs de leur ville regorgent de sources... Il faut croire que l’eau en bouteilles est meilleure : elle est envoyée par les autorités à ses électeurs fidèles, qui ne se révoltent même plus lorsqu’ils sont victimes d’un empoisonnement de masse.
Plus de mille patients se présentés à l’hôpital de la ville, et des milliers d’autres se sont soignés chez eux, mais personne, à l’exception de l’opposition et de quelques ONG écologistes, n’a soulevé la question de la responsabilité de cet empoisonnement. Ni les autorités locales ni les organes de l’Etat. Pas même le Parquet, qui aurait pourtant dû ouvrir une enquête d’office. Personne n’a eu à répondre du fait que les dispensaires de Berane, durant plusieurs jours, ressemblaient à ceux d’un pays en guerre.
L’épidémie a atteint son apogée dans la nuit du vendredi 24 août. Une vague de patients présentant tous les mêmes symptômes - maux d’estomac, vomissements, coliques, fièvre et déshydratation - a déferlé aux urgences dès 3 heures du matin. Puis des files d’attente se sont formées avant 7 heures devant tous les cabinets médicaux encore fermés. Le plus dur s’est passé au dispensaire des enfants.
« J’étais en congé ce jour-là. Les parents des enfants dont je m’occupe ont commencé à m’appeler. En même temps, mes propres enfants ont aussi commencé à vomir. J’ai couru au dispensaire, où un seul médecin était de permanence en raison du week-end. C’était terrible à voir. Les pleurs des enfants, la nervosité des parents, ma collègue qui n’arrivait pas à consulter, j’ai à peine pu enfiler ma blouse et ouvrir mon cabinet pour venir en aide », raconte une doctoresse.
Des files interminables de malades attendaient de recevoir les perfusions pratiquées dans tous endroits disponibles.
Les mêmes scènes se sont prolongées samedi et dimanche, le lundi amenant une fragile accalmie. Le chef du service des urgences, le docteur Muho Muratović, a confirmé cette stagnation, qui ne signifiait pas que tout danger d’épidémie était écarté. « Les épidémiologistes doivent trouver les causes de l’épidémie et éliminer tout ce qui a provoqué cette maladie massive. Nous ne pouvons pas encore dire avec certitude qu’une autre épidémie ne pourra pas survenir ».
On ne sait pas encore ce qui s’est passé, mais la seule chose certaine est que les ouvriers de la société Bemaks effectuaient des travaux sur le tronçon routier allant de Berane à Lubnice, qui doit se poursuivre vers Kolasin, et qu’ils ont perforé à onze reprises les tuyaux des conduites d’eau urbaines. Le dernier incident s’est produit un jour ou deux avant l’épidémie massive, ce qui correspond à la période d’incubation.
« J’ai pris un verre d’eau au robinet et je ne pouvais pas en croire mes yeux : l’eau avait une couleur foncée et une apparence douteuse », témoigne un habitant.
La source qui fournit Berane en eau, Merića vrelo, se trouve à quelques kilomètres en contrebas du village de Lubnice. L’eau est conduite en pente libre par des tuyaux jusqu’à Banjevac, où est située la station d’eau. Ici se trouve un gardien, tandis que la source et les tuyaux menant à la station ne sont aucunement sécurisés.
Une autre cause pourrait être l’utilisation d’un ancien système par lequel l’eau était pompée à une source monastique dans les bassins situés sur le mont Jasikovac. Ce système est utilisé en cas de panne du nouveau système. On soupçonne désormais que ces bassins ont été remplis et activés sans avoir été préalablement nettoyés.
Entre temps, l’Institut pour la santé publique du Monténégro vient de confirmer que l’eau provenant de la source de Banjevac était impropre à la consommation à cause de traces de bactéries coliformes. Des analyses plus poussées doivent être effectuées à l’Institut de Zagreb.
Pas de responsables, pas de coupables ?
Le directeur du mouvement écologique Ozon, Alekandar Perović, pense que les citoyens auraient du être prévenus à temps : « Les institutions compétentes doivent établir pourquoi les citoyens de Berane n’ont pas été informés de la qualité de l’eau potable. Ils doivent lancer des procédures appropriées afin de sanctionner ceux qui n’ont pas agi selon leurs responsabilités, qu’il s’agisse d’individus inconscients ou d’institutions qui ont commis des fautes graves, dont on ne peut prévoir les conséquences ». Il ajoute que le contrôle de la qualité de l’eau doit être continu et que les usagers doivent, naturellement, être régulièrement informés.
« Pour l’heure, je pense qu’établir les responsabilités est aussi important que d’identifier les causes de l’empoisonnement massif des habitants. Notre organisation estime que l’Entreprise publique de l’eau et des canalisations de Berane avait l’obligation de prévenir les habitants de la mauvaise qualité de l’eau, mais aussi l’administration locale, qui aurait dû donner les conseils nécessaires afin de faire face à ce problème ».
Le mouvement Ozon a appelé le Parquet à ouvrir une procédure, conformément à ses compétences et à la loi pénale du Monténégro. « Je conseille aux citoyens de Berane d’utiliser leurs droits garantis par la Constitution et les autres lois et de lancer une procédure contre ceux qui ont mis en danger leur santé, et même la vie des personnes souffrant de maladies chroniques. S’il est établi que les institutions compétentes sont responsables des fautes qui ont entraîné l’empoisonnement massif de la population, nous attendons des changements au niveau des cadres et que les individus personnellement responsables soient traduits en justice ».
L’avocat Zoran Begović estime que les personnes qui ont fait appel aux médecins peuvent déposer une plainte contre la commune et l’entreprise Vodovod de Berane devant le tribunal compétent pour cause d’empoisonnement, s’il est confirmé que l’eau était imbuvable en raison des bactéries, en demandant des dommages pour les souffrances et la peur endurées.
Source © Tufik Softić / Courrier des Balkans
Appauvris et volés par la « transition » capitaliste, les habitants de Berane ont été victimes à la fin du mois d’août d’une redoutable épidémie intestinale. Un homme d’affaires de Podgorica a fait distribuer gratuitement une remorque pleine de bouteilles d’eau, ce qui a provoqué de véritables scènes d’émeutes.
Voici le Monténégro de 2013 : des citoyens affamés et assoiffés qui se battent pour quelques litres d’eau, alors que les environs de leur ville regorgent de sources... Il faut croire que l’eau en bouteilles est meilleure : elle est envoyée par les autorités à ses électeurs fidèles, qui ne se révoltent même plus lorsqu’ils sont victimes d’un empoisonnement de masse.
Plus de mille patients se présentés à l’hôpital de la ville, et des milliers d’autres se sont soignés chez eux, mais personne, à l’exception de l’opposition et de quelques ONG écologistes, n’a soulevé la question de la responsabilité de cet empoisonnement. Ni les autorités locales ni les organes de l’Etat. Pas même le Parquet, qui aurait pourtant dû ouvrir une enquête d’office. Personne n’a eu à répondre du fait que les dispensaires de Berane, durant plusieurs jours, ressemblaient à ceux d’un pays en guerre.
L’épidémie a atteint son apogée dans la nuit du vendredi 24 août. Une vague de patients présentant tous les mêmes symptômes - maux d’estomac, vomissements, coliques, fièvre et déshydratation - a déferlé aux urgences dès 3 heures du matin. Puis des files d’attente se sont formées avant 7 heures devant tous les cabinets médicaux encore fermés. Le plus dur s’est passé au dispensaire des enfants.
« J’étais en congé ce jour-là. Les parents des enfants dont je m’occupe ont commencé à m’appeler. En même temps, mes propres enfants ont aussi commencé à vomir. J’ai couru au dispensaire, où un seul médecin était de permanence en raison du week-end. C’était terrible à voir. Les pleurs des enfants, la nervosité des parents, ma collègue qui n’arrivait pas à consulter, j’ai à peine pu enfiler ma blouse et ouvrir mon cabinet pour venir en aide », raconte une doctoresse.
Des files interminables de malades attendaient de recevoir les perfusions pratiquées dans tous endroits disponibles.
Les mêmes scènes se sont prolongées samedi et dimanche, le lundi amenant une fragile accalmie. Le chef du service des urgences, le docteur Muho Muratović, a confirmé cette stagnation, qui ne signifiait pas que tout danger d’épidémie était écarté. « Les épidémiologistes doivent trouver les causes de l’épidémie et éliminer tout ce qui a provoqué cette maladie massive. Nous ne pouvons pas encore dire avec certitude qu’une autre épidémie ne pourra pas survenir ».
On ne sait pas encore ce qui s’est passé, mais la seule chose certaine est que les ouvriers de la société Bemaks effectuaient des travaux sur le tronçon routier allant de Berane à Lubnice, qui doit se poursuivre vers Kolasin, et qu’ils ont perforé à onze reprises les tuyaux des conduites d’eau urbaines. Le dernier incident s’est produit un jour ou deux avant l’épidémie massive, ce qui correspond à la période d’incubation.
« J’ai pris un verre d’eau au robinet et je ne pouvais pas en croire mes yeux : l’eau avait une couleur foncée et une apparence douteuse », témoigne un habitant.
La source qui fournit Berane en eau, Merića vrelo, se trouve à quelques kilomètres en contrebas du village de Lubnice. L’eau est conduite en pente libre par des tuyaux jusqu’à Banjevac, où est située la station d’eau. Ici se trouve un gardien, tandis que la source et les tuyaux menant à la station ne sont aucunement sécurisés.
Une autre cause pourrait être l’utilisation d’un ancien système par lequel l’eau était pompée à une source monastique dans les bassins situés sur le mont Jasikovac. Ce système est utilisé en cas de panne du nouveau système. On soupçonne désormais que ces bassins ont été remplis et activés sans avoir été préalablement nettoyés.
Entre temps, l’Institut pour la santé publique du Monténégro vient de confirmer que l’eau provenant de la source de Banjevac était impropre à la consommation à cause de traces de bactéries coliformes. Des analyses plus poussées doivent être effectuées à l’Institut de Zagreb.
Pas de responsables, pas de coupables ?
Le directeur du mouvement écologique Ozon, Alekandar Perović, pense que les citoyens auraient du être prévenus à temps : « Les institutions compétentes doivent établir pourquoi les citoyens de Berane n’ont pas été informés de la qualité de l’eau potable. Ils doivent lancer des procédures appropriées afin de sanctionner ceux qui n’ont pas agi selon leurs responsabilités, qu’il s’agisse d’individus inconscients ou d’institutions qui ont commis des fautes graves, dont on ne peut prévoir les conséquences ». Il ajoute que le contrôle de la qualité de l’eau doit être continu et que les usagers doivent, naturellement, être régulièrement informés.
« Pour l’heure, je pense qu’établir les responsabilités est aussi important que d’identifier les causes de l’empoisonnement massif des habitants. Notre organisation estime que l’Entreprise publique de l’eau et des canalisations de Berane avait l’obligation de prévenir les habitants de la mauvaise qualité de l’eau, mais aussi l’administration locale, qui aurait dû donner les conseils nécessaires afin de faire face à ce problème ».
Le mouvement Ozon a appelé le Parquet à ouvrir une procédure, conformément à ses compétences et à la loi pénale du Monténégro. « Je conseille aux citoyens de Berane d’utiliser leurs droits garantis par la Constitution et les autres lois et de lancer une procédure contre ceux qui ont mis en danger leur santé, et même la vie des personnes souffrant de maladies chroniques. S’il est établi que les institutions compétentes sont responsables des fautes qui ont entraîné l’empoisonnement massif de la population, nous attendons des changements au niveau des cadres et que les individus personnellement responsables soient traduits en justice ».
L’avocat Zoran Begović estime que les personnes qui ont fait appel aux médecins peuvent déposer une plainte contre la commune et l’entreprise Vodovod de Berane devant le tribunal compétent pour cause d’empoisonnement, s’il est confirmé que l’eau était imbuvable en raison des bactéries, en demandant des dommages pour les souffrances et la peur endurées.
Source © Tufik Softić / Courrier des Balkans
dimanche 8 septembre 2013
Les efforts s'intensifient au port de Sept-Îles, au cinquième jour d'un important déversement de mazout lourd.
Une firme de recrutement a le mandat d'embaucher le plus rapidement possible 40 journaliers pour participer à la décontamination des berges. Le mutisme de la minière Cliffs ressources naturelles irrite cependant de plus en plus la population.
Un déversement de quelque 450 000 litres de mazout lourd s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche à l'usine de bouletage de Cliffs Ressources naturelles située à Sept-Îles sur la Côte-Nord.
Guy Desbiens, d'Urgence-Environnement, assure que la majeure partie du mazout s'est déversée à l'intérieur d'un bassin de rétention.
Néanmoins environ 5000 litres d'hydrocarbures se sont écoulés dans le fleuve Saint-Laurent. Dimanche après-midi, les secours installaient des barrages pour confiner le produit. L'opération de pompage pourra ensuite débuter et devrait s'échelonner sur plusieurs jours.
Près de 5000 litres de mazout lourd ont traversé la Baie de Sept-Îles : le mazout est maintenant visible dans les eaux du Vieux Quai et de la marina de Sept-Îles.
Selon les premières informations, le déversement se serait produit lors du transfert du mazout d'un réservoir à un autre.
«Nous avons constaté l'ampleur des dégâts et nous considérons que l'évaluation des 5 000 litres du déversement est probablement sous-évaluée. Le déversement n'est pas encore sous contrôle vu qu'un filet d'huile se dirige vers l'île Grande Basque et que des tâches d'huiles sont en dehors des estacades installées. Sommes-nous devant une catastrophe écologique potentielle et une situation où tout le monde tente de minimiser l'impact du déversement ?» s'est questionné le Chef de la communauté innue, Mike Mckenzie.
Le porte-parole de la Société pour vaincre la pollution sur la Côte-Nord, Jacques Gélineau craint que le ministre vienne minimiser les impacts du déversement de mazout. Le ministre de l’Environnement Yves-François Blanchet fera le point à Sept-Îles, dimanche.
«C’est une véritable catastrophe, a commenté M. Gélineau. J’ai de la difficulté à faire confiance à un ministre qui fait la promotion du pétrole de schiste à Anticosti. Il va tenter de minimiser, comme il l’a fait pour les impacts de Malartic dans la rivière Chaudière. Pourtant, Cliffs est reconnue sur la Côte-Nord. Elle se comporte comme une minière qui ferme son usine de Sept-Îles. Les installations sont désuètes et le ministère de l’Environnement manque d’effectifs pour inspecter ce genre de compagnie.»
Le président de l’Office des pêcheurs de crabe des neiges de la Moyenne-Côte-Nord, Yan Briand se désole de l’accident écologique. «Nous sommes très inquiets, a-t-il dit. Moi, lorsque j’ai vu les images aériennes, j’ai été saisi. Je ne suis pas convaincu de l’efficacité des travaux d’urgence en environnement. Ça semble s’étendre.»
Le ministère des Pêches et des Océans a fermé le secteur de Sept-Îles pour toute activité de capture. Selon Yan Briand, des pêcheurs de crabe commun opéraient dans le secteur et l’élevage de moules de Purmer est menacé. Il soutient que les pêcheurs de crabe des neiges auront besoin de garanties avant le printemps prochain.
Une firme de recrutement a le mandat d'embaucher le plus rapidement possible 40 journaliers pour participer à la décontamination des berges. Le mutisme de la minière Cliffs ressources naturelles irrite cependant de plus en plus la population.
Un déversement de quelque 450 000 litres de mazout lourd s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche à l'usine de bouletage de Cliffs Ressources naturelles située à Sept-Îles sur la Côte-Nord.
Guy Desbiens, d'Urgence-Environnement, assure que la majeure partie du mazout s'est déversée à l'intérieur d'un bassin de rétention.
Néanmoins environ 5000 litres d'hydrocarbures se sont écoulés dans le fleuve Saint-Laurent. Dimanche après-midi, les secours installaient des barrages pour confiner le produit. L'opération de pompage pourra ensuite débuter et devrait s'échelonner sur plusieurs jours.
Près de 5000 litres de mazout lourd ont traversé la Baie de Sept-Îles : le mazout est maintenant visible dans les eaux du Vieux Quai et de la marina de Sept-Îles.
Selon les premières informations, le déversement se serait produit lors du transfert du mazout d'un réservoir à un autre.
«Nous avons constaté l'ampleur des dégâts et nous considérons que l'évaluation des 5 000 litres du déversement est probablement sous-évaluée. Le déversement n'est pas encore sous contrôle vu qu'un filet d'huile se dirige vers l'île Grande Basque et que des tâches d'huiles sont en dehors des estacades installées. Sommes-nous devant une catastrophe écologique potentielle et une situation où tout le monde tente de minimiser l'impact du déversement ?» s'est questionné le Chef de la communauté innue, Mike Mckenzie.
Le porte-parole de la Société pour vaincre la pollution sur la Côte-Nord, Jacques Gélineau craint que le ministre vienne minimiser les impacts du déversement de mazout. Le ministre de l’Environnement Yves-François Blanchet fera le point à Sept-Îles, dimanche.
«C’est une véritable catastrophe, a commenté M. Gélineau. J’ai de la difficulté à faire confiance à un ministre qui fait la promotion du pétrole de schiste à Anticosti. Il va tenter de minimiser, comme il l’a fait pour les impacts de Malartic dans la rivière Chaudière. Pourtant, Cliffs est reconnue sur la Côte-Nord. Elle se comporte comme une minière qui ferme son usine de Sept-Îles. Les installations sont désuètes et le ministère de l’Environnement manque d’effectifs pour inspecter ce genre de compagnie.»
Le président de l’Office des pêcheurs de crabe des neiges de la Moyenne-Côte-Nord, Yan Briand se désole de l’accident écologique. «Nous sommes très inquiets, a-t-il dit. Moi, lorsque j’ai vu les images aériennes, j’ai été saisi. Je ne suis pas convaincu de l’efficacité des travaux d’urgence en environnement. Ça semble s’étendre.»
Le ministère des Pêches et des Océans a fermé le secteur de Sept-Îles pour toute activité de capture. Selon Yan Briand, des pêcheurs de crabe commun opéraient dans le secteur et l’élevage de moules de Purmer est menacé. Il soutient que les pêcheurs de crabe des neiges auront besoin de garanties avant le printemps prochain.
Les autorités des services de la protection civile sont en alerte orange (prévention) aprés qu'un séisme de magnitude 5,9 sur l'échelle de Richter ait secoué le pays vendredi dernier sans faire de victimes, a confirmé hier une source officielle.
L’épicentre de la secousse, enregistrée à 18H13 (00H13 GMT), a été localisé sur la côte pacifique du Guatemala, entre les frontières du Guatemala et du Mexique, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’observatoire. Elle a eu lieu à 68 km de profondeur, a précisé le directeur de la protection civile du Salvador, Jorge Melendez.
Dans l’ouest du pays, les secousses ont provoqué quelques glissements de terrain sur les routes et des coupures d’électricité, ont indiqué les médias locaux.
Le directeur exécutif et Coordonnateur national des préventions des catastrophes (Conred), Alejandro Maldonado, a déclaré aux journalistes que quelque 5.000 personnes ont été déclarés en état d'alerte depuis vendredi soir.
Initialement, l'Institut national de sismologie (INSIVUMEH) a rapporté que le séisme était de 6,5 sur l'échelle de Richter, mais il a plus tard réduit une magnitude de 5,9 .
Après le choc principal on a enregistré pas moins de 10 répliques, particulierement dans les départements de San Marcos, Retalhuleu et Quetzaltenango, le long des côtes du pacifique.
© Nature Alerte
L’épicentre de la secousse, enregistrée à 18H13 (00H13 GMT), a été localisé sur la côte pacifique du Guatemala, entre les frontières du Guatemala et du Mexique, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’observatoire. Elle a eu lieu à 68 km de profondeur, a précisé le directeur de la protection civile du Salvador, Jorge Melendez.
Dans l’ouest du pays, les secousses ont provoqué quelques glissements de terrain sur les routes et des coupures d’électricité, ont indiqué les médias locaux.
Le directeur exécutif et Coordonnateur national des préventions des catastrophes (Conred), Alejandro Maldonado, a déclaré aux journalistes que quelque 5.000 personnes ont été déclarés en état d'alerte depuis vendredi soir.
Initialement, l'Institut national de sismologie (INSIVUMEH) a rapporté que le séisme était de 6,5 sur l'échelle de Richter, mais il a plus tard réduit une magnitude de 5,9 .
Après le choc principal on a enregistré pas moins de 10 répliques, particulierement dans les départements de San Marcos, Retalhuleu et Quetzaltenango, le long des côtes du pacifique.
© Nature Alerte
L'incendie qui a ravagé le parc national de Yosemite est devenu le troisième plus grand feu de l'histoire en Californie. Trois semaines après son déclenchement, il n'est toujours pas maîtrisé, brûlant plus de 100 000 hectares.
Les pompiers ont cependant maîtrisé le sinistre à 80% et l'autoroute 120, une route importante qui conduit de San Francisco jusqu'au coeur du très touristique parc de Yosemite, a été rouverte.
L'incendie, déclenché le 17 août selon les enquêteurs par un chasseur qui n'a pas maîtrisé un feu de camp, a ravagé près de 100.000 hectares, dont une bonne partie à l'intérieur du parc visité par des millions de personnes chaque année. Les vents changeants et une humidité croissante ont permis aux pompiers de contenir les flammes au nord du parc. Plus de 3.600 soldats du feu sont toujours sur place pour éteindre le sinistre.
Plus de 15 millions de litres d'eau et de retardant ont été déversés par voie aérienne sur le feu. Il s'agit du troisième incendie le plus important en Californie depuis le début des relevés en 1932: le feu a brûlé une superficie équivalente à plus de cinq fois la taille de la capitale fédérale Washington DC. Il n'a cependant pas fait de victimes. L'incendie le plus important de l'histoire de la Californie reste celui de 2003 près de San Diego, qui avait détruit 2.820 bâtiments, fait 14 morts et ravagé 110.578 hectares.
Source © L'EXPRESS
Les pompiers ont cependant maîtrisé le sinistre à 80% et l'autoroute 120, une route importante qui conduit de San Francisco jusqu'au coeur du très touristique parc de Yosemite, a été rouverte.
L'incendie, déclenché le 17 août selon les enquêteurs par un chasseur qui n'a pas maîtrisé un feu de camp, a ravagé près de 100.000 hectares, dont une bonne partie à l'intérieur du parc visité par des millions de personnes chaque année. Les vents changeants et une humidité croissante ont permis aux pompiers de contenir les flammes au nord du parc. Plus de 3.600 soldats du feu sont toujours sur place pour éteindre le sinistre.
Plus de 15 millions de litres d'eau et de retardant ont été déversés par voie aérienne sur le feu. Il s'agit du troisième incendie le plus important en Californie depuis le début des relevés en 1932: le feu a brûlé une superficie équivalente à plus de cinq fois la taille de la capitale fédérale Washington DC. Il n'a cependant pas fait de victimes. L'incendie le plus important de l'histoire de la Californie reste celui de 2003 près de San Diego, qui avait détruit 2.820 bâtiments, fait 14 morts et ravagé 110.578 hectares.
Source © L'EXPRESS
vendredi 6 septembre 2013
Nature Alerte soutient et transmet
...
Le Comité de soutien au Capitaine Paul Watson
Pour que la France accueille Paul Watson,
le 1er réfugié politique écologiste
PAUL WATSON, Fondateur et Président de l’ONG internationale de défense des océans SEA SHEPHERD (Berger de la mer) est actuellement en passe de perdre sa liberté, peut être sa vie.
Citoyen d’honneur de la ville française de Saint Jean Cap Ferrat et désigné par Times Magazine comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXème siècle, Paul Watson est un activiste investi dans la défense des océans depuis plus de 40 ans. Dans son combat pour les océans, il s’est attiré de puissants ennemis, au plus haut niveau des Etats.
Paul Watson a été arrêté à Francfort, en Allemagne le 13 mai dernier, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica pour des faits remontant à 2002. Watson avait alors interrompu une opération de pêche illégale aux ailerons de requins dans les eaux du Guatemala (pratique cruelle qui consiste à découper les ailerons de requins et rejeter leurs corps agonisants à la mer). Watson patrouillait alors sous mandat Guatémaltèque. L’année précédente, les braconniers Costa Ricains mis en cause lors de cette opération avaient été inculpés pour pêche illégale au requin dans la Réserve Marine des Galápagos, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité et déclarée Patrimoine en péril par l’Unesco en 2009. Lors de cette opération, Paul Watson n’a blessé personne et n’a endommagé aucun matériel. Il est néanmoins poursuivi par le Costa Rica, dix ans après les faits, pour « mise en danger de la vie d’autrui » alors même que deux juges Costa Ricains successifs avaient déjà prononcé un non lieu à l’époque des faits. Paul Watson fait notamment l’objet d’une notice rouge émise par Interpol qui après l’avoir refusé son inscription dans un premier temps, s’est finalement plié à la volonté du Costa Rica, pays agissant lui même comme « sous-traitant » du Japon.
Car par delà le cas Costa Ricain, Paul Watson s’est surtout attiré les foudres du Japon- troisième puissance économique mondiale- pour ses interventions répétées depuis 8 ans contre la chasse baleinière Japonaise (chasse qui viole le moratoire international sur la chasse baleinière en vigueur depuis 1986) dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En 2010, Wikileaks révélait dans la presse que des négociations secrètes entre le premier Ministre Japonais et la secrétaire d’Etat américain, Hilary Clinton visaient à priver Sea Shepherd de son statut caritatif afin de l’affaiblir financièrement. Dans ces cables, le Japon, rendait Sea Shepherd directement responsable du faible rendement de sa chasse baleinière et des dizaines de millions de dollars de pertes qui s’ensuivent. (Pour la seule année 2011, 172 baleines furent tuées en Antarctique sur un quota fixé à plus de 1000).
En octobre 2011, date de l’émission du mandat d’arrêt Costa Ricain contre Paul Watson, le Japon intentait en parallèle une action contre Sea Shepherd devant la Cour Américaine de Justice pour faire interdire les interventions de l’ONG pour la dans sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En mars 2012, le juge américain statua en faveur de Sea Shepherd en rejetant la plainte japonaise.
Par la suite, un mandat d’arrêt aurait été délivré par le Japon visant des infractions imaginaires qui auraient été commises à l’occasion de la campagne 2010 de Sea Shepherd en Antarctique.
Les mandats d’arrêt issus par le Costa Rica (et par le Japon) reposent sur des procédures hautement contestables dont la finalité politique ne fait pas de doute.
Aujourd’hui traqué par la mafia des ailerons de requins, par l’Etat japonais et son allié l’Etat du Costa Rica, Paul Watson est devenu « l’écologiste à abattre ». C’est un symbole, poursuivi pour l’exemple. Alors que 700 militants écologistes ont été assassinés au cours de la dernière décennie1, réduire le Capitaine Paul Watson au silence, c’est envoyer un message de menace très clair à tous les mouvements de résistance écologiste qui luttent péniblement pour sauver ce qu’il nous reste de biodiversité.
A l’heure où les Nations Unies annoncent la mise en place de l’initiative « Ocean Compact », censée rendre plus efficace la protection effective des Océans, ne laissons pas l’un de leur plus fervents défenseurs être livré aux puissants lobbys qui détruisent impunément la biodiversité marine, mettant ainsi en péril notre avenir et celui de nos enfants.
Déjà en 1992, le Commandant Cousteau tentait de nous alerter : « Les Océans sont en train de mourir sous nos yeux… ». Vingt ans plus tard, l’océan demeure cette vaste zone de non droit dans laquelle les crimes restent impunis et où se joue pourtant, loin des regards de tous, l’avenir de l’humanité.
Car par delà la lutte pour la survie des animaux marins, le combat de Paul Watson est à n’en point douter l’une des plus grandes causes humanitaires au monde. Si les océans meurent, nous mourrons tous, s’il est une évidence à laquelle nous ne pourrons échapper, c’est celle là.
Aujourd’hui, cessons de détourner le regard.
Nous, soussignés, demandons à ce que la France, terre d’accueil historique tournée vers l’Océan et pays des Droits de l’Homme, s’engage à donner l’asile politique au Capitaine Paul Watson, l’un des plus grands héros écologistes de notre époque.
Quand l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir.
site: http://www.seashepherd.fr
Pour signer la pétition c'est ici:
http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_que_la_France_acceuille_Paul_WATSON/
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Le Comité de soutien au Capitaine Paul Watson
Pour que la France accueille Paul Watson,
le 1er réfugié politique écologiste
PAUL WATSON, Fondateur et Président de l’ONG internationale de défense des océans SEA SHEPHERD (Berger de la mer) est actuellement en passe de perdre sa liberté, peut être sa vie.
Citoyen d’honneur de la ville française de Saint Jean Cap Ferrat et désigné par Times Magazine comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXème siècle, Paul Watson est un activiste investi dans la défense des océans depuis plus de 40 ans. Dans son combat pour les océans, il s’est attiré de puissants ennemis, au plus haut niveau des Etats.
Paul Watson a été arrêté à Francfort, en Allemagne le 13 mai dernier, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica pour des faits remontant à 2002. Watson avait alors interrompu une opération de pêche illégale aux ailerons de requins dans les eaux du Guatemala (pratique cruelle qui consiste à découper les ailerons de requins et rejeter leurs corps agonisants à la mer). Watson patrouillait alors sous mandat Guatémaltèque. L’année précédente, les braconniers Costa Ricains mis en cause lors de cette opération avaient été inculpés pour pêche illégale au requin dans la Réserve Marine des Galápagos, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité et déclarée Patrimoine en péril par l’Unesco en 2009. Lors de cette opération, Paul Watson n’a blessé personne et n’a endommagé aucun matériel. Il est néanmoins poursuivi par le Costa Rica, dix ans après les faits, pour « mise en danger de la vie d’autrui » alors même que deux juges Costa Ricains successifs avaient déjà prononcé un non lieu à l’époque des faits. Paul Watson fait notamment l’objet d’une notice rouge émise par Interpol qui après l’avoir refusé son inscription dans un premier temps, s’est finalement plié à la volonté du Costa Rica, pays agissant lui même comme « sous-traitant » du Japon.
Car par delà le cas Costa Ricain, Paul Watson s’est surtout attiré les foudres du Japon- troisième puissance économique mondiale- pour ses interventions répétées depuis 8 ans contre la chasse baleinière Japonaise (chasse qui viole le moratoire international sur la chasse baleinière en vigueur depuis 1986) dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En 2010, Wikileaks révélait dans la presse que des négociations secrètes entre le premier Ministre Japonais et la secrétaire d’Etat américain, Hilary Clinton visaient à priver Sea Shepherd de son statut caritatif afin de l’affaiblir financièrement. Dans ces cables, le Japon, rendait Sea Shepherd directement responsable du faible rendement de sa chasse baleinière et des dizaines de millions de dollars de pertes qui s’ensuivent. (Pour la seule année 2011, 172 baleines furent tuées en Antarctique sur un quota fixé à plus de 1000).
En octobre 2011, date de l’émission du mandat d’arrêt Costa Ricain contre Paul Watson, le Japon intentait en parallèle une action contre Sea Shepherd devant la Cour Américaine de Justice pour faire interdire les interventions de l’ONG pour la dans sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En mars 2012, le juge américain statua en faveur de Sea Shepherd en rejetant la plainte japonaise.
Par la suite, un mandat d’arrêt aurait été délivré par le Japon visant des infractions imaginaires qui auraient été commises à l’occasion de la campagne 2010 de Sea Shepherd en Antarctique.
Les mandats d’arrêt issus par le Costa Rica (et par le Japon) reposent sur des procédures hautement contestables dont la finalité politique ne fait pas de doute.
Aujourd’hui traqué par la mafia des ailerons de requins, par l’Etat japonais et son allié l’Etat du Costa Rica, Paul Watson est devenu « l’écologiste à abattre ». C’est un symbole, poursuivi pour l’exemple. Alors que 700 militants écologistes ont été assassinés au cours de la dernière décennie1, réduire le Capitaine Paul Watson au silence, c’est envoyer un message de menace très clair à tous les mouvements de résistance écologiste qui luttent péniblement pour sauver ce qu’il nous reste de biodiversité.
A l’heure où les Nations Unies annoncent la mise en place de l’initiative « Ocean Compact », censée rendre plus efficace la protection effective des Océans, ne laissons pas l’un de leur plus fervents défenseurs être livré aux puissants lobbys qui détruisent impunément la biodiversité marine, mettant ainsi en péril notre avenir et celui de nos enfants.
Déjà en 1992, le Commandant Cousteau tentait de nous alerter : « Les Océans sont en train de mourir sous nos yeux… ». Vingt ans plus tard, l’océan demeure cette vaste zone de non droit dans laquelle les crimes restent impunis et où se joue pourtant, loin des regards de tous, l’avenir de l’humanité.
Car par delà la lutte pour la survie des animaux marins, le combat de Paul Watson est à n’en point douter l’une des plus grandes causes humanitaires au monde. Si les océans meurent, nous mourrons tous, s’il est une évidence à laquelle nous ne pourrons échapper, c’est celle là.
Aujourd’hui, cessons de détourner le regard.
Nous, soussignés, demandons à ce que la France, terre d’accueil historique tournée vers l’Océan et pays des Droits de l’Homme, s’engage à donner l’asile politique au Capitaine Paul Watson, l’un des plus grands héros écologistes de notre époque.
Quand l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir.
site: http://www.seashepherd.fr
Pour signer la pétition c'est ici:
http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_que_la_France_acceuille_Paul_WATSON/
A Cleveland , dans Ohio, un employé d’une entreprise de Youngstown spécialisée dans le stockage et l’élimination de liquides de forages pétroliers et gaziers a avoué ce matin avoir pratiqué des dizaines de dumping de milliers de gallons d’eaux usées de fracking , et ce à au moins 24 reprises, dans un affluent de la rivière Mahoning .
Michael Guesman comparaissait devant la Cour de district américaine où il a plaidé coupable face à une accusation de déversement de polluants non autorisés, en vertu de la Loi : Clean Water Act . Il encourt une peine d’ un an d’emprisonnement dans une prison fédérale, bien que son temps pourrait être réduit du montant de l’aide qu’il fournit aux procureurs , et suite à son acceptation de la responsabilité de son crime.
M. Guesman 34 ans, originaire de Cortland, dit avoir agi sur les ordres de son patron, Benoît Lupo, directeur de l’entreprise Hardrock Excavation. Selon l’accusation , Il aurait volontairement positionné un tuyau provenant des réservoirs de stockage des flowbacks, eaux usées de fracturation, issues des opérations de fracturation hydraulique – communément appelée « fracking » . Ces déchets liquides ont été versés dans un drain, ” égout fluvial”, communiquant avec la rivière Mahoning. Ce mélange était constitué de saumure, d’eau salée et de boues de forage à base d’huile , contenant du benzène , du toluène et d’autres polluants dangereux.
Le Procureur adjoint, Brad Beeson a expliqué que M. Guesman coopèrait avec les enquêteurs. La peine de condamnation de Benoît Lupo, Directeur de l’entreprise Hardrock, qui n’a pas encore été fixée .
M. Guesman a avoué aux enquêteurs qu’ entre le 1er novembre et le 31 janvier Benoit Lupo lui a demandé de verser les eaux usées de fracturation dans l’égout pluvial au moins 24 fois , toujours la nuit et après que tous les autres employés avaient quitté l’établissement., a précisé le procureur Beeson.
Les enquêteurs ont constaté que ces déchets de fracturation, de couleur noire, ont laissé une odeur, et un reflet huileux sur la Mahoning. La rivière est située à moins d’ un mile de l’installation Hardrock et ses réservoirs de stockage 58.
Le Judge Donald Nugent a prévu de rendre son jugement le 15 novembre prochain.
Benoit Lupo , 62 ans, originaire de Pologne , dans l’Ohio , a plaidé non coupable à ces accusations de violation de la Clean Water Act fédérale.
Un informateur anonyme a alerté les autorités du ministère des Richesses naturelles de l’Ohio , que le dumping abusive de fracturation déchets a été commis et agents de l’Etat a observé le crime comme il était engagé , selon des documents judiciaires .
M. Guesman a dit aux agents que Lupo lui a ordonné de se taire si on l’ interrogeait sur le “dumping” , et de dire aux agents fédéraux , qu’il avait vidé les réservoirs d’eaux usées seulement six fois , alors qu’en fait il l’avait fait au moins quatre fois ce nombre, (documents étatiques).
Le processus de fracturation hydraulique consiste à injecter à haute pression dans un conduit de forage , des milliers de litres d’eau mélangés à des composants chimiques, dans l’objectif de fissurer des formations rocheuses “schisteuses”, les fissures ouvertes permettent la libération de gaz des profondeurs vers la surface de la terre via le conduit de forage. Les eaux usées de fracking sont ressorties du puits. (Difficilement traitables elles sont stockées aux abords des puits, dans des bassins)
L’Ohio autorise l’élimination par réinjection souterraine de ces eaux usées de fracturation ( flowbacks) dans des puits réalisés à cet effet.
Source : Traduction de l’article original : Elisabelle Bourgue pour No Fracking France.
http://www.cleveland.com/metro/index.ssf/2013/08/youngstown_man_admits_dumping.html
Michael Guesman comparaissait devant la Cour de district américaine où il a plaidé coupable face à une accusation de déversement de polluants non autorisés, en vertu de la Loi : Clean Water Act . Il encourt une peine d’ un an d’emprisonnement dans une prison fédérale, bien que son temps pourrait être réduit du montant de l’aide qu’il fournit aux procureurs , et suite à son acceptation de la responsabilité de son crime.
M. Guesman 34 ans, originaire de Cortland, dit avoir agi sur les ordres de son patron, Benoît Lupo, directeur de l’entreprise Hardrock Excavation. Selon l’accusation , Il aurait volontairement positionné un tuyau provenant des réservoirs de stockage des flowbacks, eaux usées de fracturation, issues des opérations de fracturation hydraulique – communément appelée « fracking » . Ces déchets liquides ont été versés dans un drain, ” égout fluvial”, communiquant avec la rivière Mahoning. Ce mélange était constitué de saumure, d’eau salée et de boues de forage à base d’huile , contenant du benzène , du toluène et d’autres polluants dangereux.
Le Procureur adjoint, Brad Beeson a expliqué que M. Guesman coopèrait avec les enquêteurs. La peine de condamnation de Benoît Lupo, Directeur de l’entreprise Hardrock, qui n’a pas encore été fixée .
M. Guesman a avoué aux enquêteurs qu’ entre le 1er novembre et le 31 janvier Benoit Lupo lui a demandé de verser les eaux usées de fracturation dans l’égout pluvial au moins 24 fois , toujours la nuit et après que tous les autres employés avaient quitté l’établissement., a précisé le procureur Beeson.
Les enquêteurs ont constaté que ces déchets de fracturation, de couleur noire, ont laissé une odeur, et un reflet huileux sur la Mahoning. La rivière est située à moins d’ un mile de l’installation Hardrock et ses réservoirs de stockage 58.
Le Judge Donald Nugent a prévu de rendre son jugement le 15 novembre prochain.
Benoit Lupo , 62 ans, originaire de Pologne , dans l’Ohio , a plaidé non coupable à ces accusations de violation de la Clean Water Act fédérale.
Un informateur anonyme a alerté les autorités du ministère des Richesses naturelles de l’Ohio , que le dumping abusive de fracturation déchets a été commis et agents de l’Etat a observé le crime comme il était engagé , selon des documents judiciaires .
M. Guesman a dit aux agents que Lupo lui a ordonné de se taire si on l’ interrogeait sur le “dumping” , et de dire aux agents fédéraux , qu’il avait vidé les réservoirs d’eaux usées seulement six fois , alors qu’en fait il l’avait fait au moins quatre fois ce nombre, (documents étatiques).
Le processus de fracturation hydraulique consiste à injecter à haute pression dans un conduit de forage , des milliers de litres d’eau mélangés à des composants chimiques, dans l’objectif de fissurer des formations rocheuses “schisteuses”, les fissures ouvertes permettent la libération de gaz des profondeurs vers la surface de la terre via le conduit de forage. Les eaux usées de fracking sont ressorties du puits. (Difficilement traitables elles sont stockées aux abords des puits, dans des bassins)
L’Ohio autorise l’élimination par réinjection souterraine de ces eaux usées de fracturation ( flowbacks) dans des puits réalisés à cet effet.
Source : Traduction de l’article original : Elisabelle Bourgue pour No Fracking France.
http://www.cleveland.com/metro/index.ssf/2013/08/youngstown_man_admits_dumping.html
Au moins 21 personnes ont été tuées au Vietnam dans des inondations et glissements de terrain cette semaine, selon un nouveau bilan publié vendredi.
Les autorités recherchent toujours deux autres personnes portées disparues. Quelque 37 maisons et plus de 1.700 hectares de cultures ont été détruites dans cette région montagneuse du nord du pays, a précisé le Département de contrôle des inondations et des tempêtes.
Parmi les morts, neuf personnes ont été emportées par des crues violentes dans la région touristique de Sapa de la province de Lao Cai. Les autorités avaient fait état jeudi d'au moins huit morts et dix disparus dans cette région. L'an dernier, plus de 260 personnes sont mortes dans des inondations au Vietnam.
Les autorités recherchent toujours deux autres personnes portées disparues. Quelque 37 maisons et plus de 1.700 hectares de cultures ont été détruites dans cette région montagneuse du nord du pays, a précisé le Département de contrôle des inondations et des tempêtes.
Parmi les morts, neuf personnes ont été emportées par des crues violentes dans la région touristique de Sapa de la province de Lao Cai. Les autorités avaient fait état jeudi d'au moins huit morts et dix disparus dans cette région. L'an dernier, plus de 260 personnes sont mortes dans des inondations au Vietnam.
Au moins neuf personnes ont été tuées et plusieurs autres blessés mercredi lors d'un glissement de terrain survenue après des pluies torrentielles dans l'Etat de Cross River, dans le sud du Nigeria, a fait savoir jeudi l'Agence de gestion des urgences de l'Etat (SEMA).
David Akate, porte-parole de la SEMA, a déclaré à la presse à Calabar, chef-lieu de l'Etat de Cross River, que le glissement de terrain s'est produit dans la communauté d'Edim Otop dans la métropole de Calabar, après de fortes pluies qui ont duré plus de cinq heures.
David Akate, porte-parole de la SEMA, a déclaré à la presse à Calabar, chef-lieu de l'Etat de Cross River, que le glissement de terrain s'est produit dans la communauté d'Edim Otop dans la métropole de Calabar, après de fortes pluies qui ont duré plus de cinq heures.
L'état de catastrophe naturelle a été décrété dans les régions qui bordent le fleuve Amour, où les inondations durent depuis plus d'un mois.
Des milliers de personnes sont privées de logement et les récoltes sont entièrement détruites.
Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, s'est rendu sur place et a fait appel à l'armée pour épauler les secours. Quelque 3,2 milliards de roubles (73 millions d'euros) ont été débloqués par le gouvernement pour les régions sinistrées.
Des milliers de personnes sont privées de logement et les récoltes sont entièrement détruites.
Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, s'est rendu sur place et a fait appel à l'armée pour épauler les secours. Quelque 3,2 milliards de roubles (73 millions d'euros) ont été débloqués par le gouvernement pour les régions sinistrées.
Les autorités ont constaté que le nombre de tortues de mer qui arrivent sur la côte Pacifique du Nicaragua chaque année est en très forte baisse en 2013 ,ils supposent que ce phénomène inquiétant pourrait être lié au réchauffement climatique.
Seulement 2.000 tortues sont arrivés sur la côte de l'Etat de Rivas en Juillet et en Août. Pour la même période l'année dernière les autorités en avait dénombré 21.350
Mario Rodriguez, responsable de l'environnement, a déclaré jeudi que les agents environnementaux et les bénévoles s'attendaient à accueillir plus de 5.000 tortues lundi, seulement 92 ont atteint la plage.
C'est la plus forte baisse de tortues de mer enregistrés par les autorités.
© Nature Alerte
Seulement 2.000 tortues sont arrivés sur la côte de l'Etat de Rivas en Juillet et en Août. Pour la même période l'année dernière les autorités en avait dénombré 21.350
Mario Rodriguez, responsable de l'environnement, a déclaré jeudi que les agents environnementaux et les bénévoles s'attendaient à accueillir plus de 5.000 tortues lundi, seulement 92 ont atteint la plage.
C'est la plus forte baisse de tortues de mer enregistrés par les autorités.
© Nature Alerte
Le 19 août, les organisations paysannes colombiennes ont lancé une grève nationale massive. Elles ont bloqué les routes, déversé du lait sur les voitures et pratiquement stoppé la production alimentaire à destination des villes.
Le problème ? Les moyens d’existence de ces agriculteurs sont radicalement remis en cause par les politiques du gouvernement.L’État ne fournit presque aucun soutien au secteur de la petite agriculture.
Au lieu de cela, l’Etat adhère à un modèle économique et social qui sert les intérêts d’une riche élite minoritaire.
Les Accords de libre-échange (ALE) signés récemment avec les États-Unis et l’UE entraînent un dumping par rapport aux producteurs colombiens, qui ne peuvent pas rivaliser avec les importations subventionnées.2
Le gouvernement colombien a activement favorisé l’accaparement des terres par des grandes entreprises, dont beaucoup sont étrangères (Monica Semillas du Brésil, Merhav d’Israël, Cargill des États-Unis), afin de promouvoir une agro-industrie orientée vers l’exportation au détriment d’une agriculture familiale orientée vers la souveraineté alimentaire.
Mais les manifestants ont fait valoir que le secteur agricole a besoin d’un réel soutien, notamment sous la forme d’un accès à la terre et d’une baisse des coûts de production. Sinon, les cultivateurs colombiens de pommes de terre et de café, les producteurs de produits laitiers et de viande, sans compter les petits pêcheurs, ne seront pas en mesure de suivre. Ils sont en train d’être expulsés et exterminés.
Le dos au mur, les agriculteurs ont engagé un mouvement de mobilisation dans une partie du pays en juin, qui s’est développé et transformé en une action nationale coordonnée pour le mois d’août. La grève des agriculteurs a été rapidement soutenue par d’autres secteurs : les travailleurs de l’industrie pétrolière, les mineurs, les camionneurs, les professionnels du secteur de la santé et d’autres. Le 29 août, une dizaine de jours après le début de la grève, plus de 20 000 étudiants ont rejoint le mouvement et bloqué la capitale, Bogotá.
La réponse du gouvernement a été chaotique et contradictoire. Les forces de police ont violemment réprimé et blessé un grand nombre de manifestants, sans parler des journalistes. Plus de 250 personnes ont été arrêtées, notamment un important dirigeant syndical, Hubert Jesús Ballesteros Gomez, principalement sur de fausses accusations. Un certain nombre de personnes ont perdu la vie dans les deux camps. À un moment, le gouvernement a reconnu que les griefs des agriculteurs étaient fondés et a proposé quelques concessions. À un autre, il a affirmé quele mouvement était infiltré par les FARC. Le président Santos est même allé affirmer à la télévision que « la grève des paysans n’exist[ait] pas. » Le lendemain, il a été filmé depuis un hélicoptère, inspectant les affrontements et les gaz lacrymogènes qui envahissaient les rues de Bogotá.
La mobilisation a remporté un grand succès en ouvrant un espace de discussion, de conscientisation, de solidarité et de résistance en Colombie. Les étudiants, par exemple, étaient enthousiastes pour soutenir les agriculteurs et appuyer leurs revendications. Ils se sont rassemblés bruyamment contre les OGM et pour la souveraineté alimentaire. Mais ils ont aussi voulu mettre en avant leurs propres exigences en matière d’éducation publique gratuite, ce qui a permis à la mobilisation d’aller dans le sens d’une vague de pression sociale plus large visant à changer les politiques actuelles de la Colombie, sans se cantonner aux préoccupations paysannes.
La Loi 970
La question des semences est devenue très médiatisée. En application de l’ALE signé avec Washington, ainsi que de celui signé avec Bruxelles, Bogotá a l’obligation d’assurer des droits de monopole légal sur les semences vendues par des sociétés américaines et européennes à titre d’incitation pour leur permettre d’investir en Colombie.
Les agriculteurs qui sont pris à vendre des semences de ces variétés conservées à la ferme, ou simplement des semences indigènes qui n’ont pas été officiellement enregistrées, pourraient s’exposer à des amendes ou même à des peines d’emprisonnement. Comme cela s’est passé dans de nombreux autres pays à travers le monde, cette criminalisation des droits des agriculteurs et des peuples autochtones de conserver, échanger et vendre les semences met en péril la biodiversité du pays et son patrimoine.
Même s’il est vrai que le gouvernement colombien a évolué dans ce sens depuis de nombreuses années, et a accepté des politiques de ce type dans le cadre de son adhésion à la Communauté andine ou à l’Organisation mondiale du commerce, beaucoup font remarquer que ce n’est que depuis la signature des ALE avec les États-Unis et l’UE que le gouvernement cherche sérieusement à les mettre en œuvre.
L’année dernière, les autorités colombiennes ont pris d’assaut les entrepôts et des camions de riziculteurs dans Campoalegre, dans la province de Huila, et ont violemment détruit 70 tonnes de riz qui, selon elles, n’avaient pas été traitées conformément à la loi. Cette intervention militarisée pour détruire des semences paysannes a choqué de nombreuses personnes, et a amené une jeune militante chilienne, Victoria Solano, à faire un film sur ce sujet.
Le film s’appelle « 9.70 » parce que c’est le numéro de la loi adoptée en 2010 qui énonce le droit pour l’État de détruire les semences paysannes si elles ne sont pas conformes.
Aujourd’hui, grâce à la force, la ténacité et la légitimité de la protestation des agriculteurs, des gens de tous les milieux de la société colombienne discutent de ce film, comme on peut le voir dans les médias, les réseaux sociaux et dans les rues, et demandent pourquoi le gouvernement mène ces politiques insensées.
Soutenez le mouvement
Les agriculteurs colombiens peuvent très bien nourrir le pays, de façon à fournir des emplois et assurer leur dignité et un environnement sain, cela ne fait aucun doute. Mais le gouvernement est trop fermement attaché à un modèle économique qui répond à des intérêts de copinage et ne prévoit aucune place pour les petites exploitations agricoles familiales. Nous devons tous soutenir la lutte agraire populaire en Colombie pour renverser ce modèle. Il n’est pas trop tard.
Une petite action concrète est possible : le film documentaire « 9.70 » – que vous pouvez regarder en ligne en espagnol à l’adresse http://youtu.be/kZWAqS-El_g - recherche des fonds pour produire une version sous-titrée en anglais afin que davantage de gens dans le monde puissent comprendre ce à quoi sont confrontés les agriculteurs colombiens et les aider à mettre en échec ces politiques. La plus petite contribution est utile.
Allez sur http://idea.me/proyectos/9162/documental970 pour participer. La date limite est le 10 septembre !
Autre action significative, la Coordination latino-américaine de La Via Campesina cherche à lancer des initiatives de solidarité internationale pour soutenir la grève. Allez sur http://goo.gl/9u6RXJ pour en savoir plus.
Encore une fois, il est essentiel d’agir rapidement !
Au-delà de la Colombie, la bataille sur des textes de lois similaires sur les semences fait rage en ce moment à un niveau politique très élevé, et à travers la campagne, au Chili ainsi qu’en Argentine. Une des inquiétudes tient au fait que certains des éléments les plus agressifs adoptés par le gouvernement colombien pourraient aussi se frayer un chemin vers d’autres pays d’Amérique latine. La nécessité d’abolir ces lois est donc vraiment urgente !
Pour aller plus loin :
Grupo Semillas, « Colombia: Las leyes que privatizan y controlan el uso de las semillas, criminalizan las semillas criollas », Bogotá, 26 août 2013
« La historia detrás del 970 », Semana, Bogotá, 24 août 2013
Julia Duranti, « A struggle for survival in Colombia’s countryside », 30 août 2013
Visitez le site bilaterals.org pour une couverture plus complète (en anglais, français et espagnol) sur la grève générale agraire et la lutte contre la loi 970 dans ce cadre.
Pour plus d’informations sur les luttes autour des lois sur les semences en Colombie, veuillez contacter le Grupo Semillas (« Groupe Semences ») à l’adresse
semillas@semillas.org.co ou visitez son site Web:
http://semillas.org.co/.
Pour en savoir plus sur la bataille politique qui se déroule actuellement au Chili, veuillez entrer en contact avec Anamuri, l’Association nationale des femmes rurales et autochtones,secretariag@anamuri.cl.
Pour plus d’informations sur ce qui se passe en Argentine, veuillez contacter Diego Montón à laCoordination latino-américaine de La Vía Campesina,
secretaria.cloc.vc@gmail.com.
Le problème ? Les moyens d’existence de ces agriculteurs sont radicalement remis en cause par les politiques du gouvernement.L’État ne fournit presque aucun soutien au secteur de la petite agriculture.
Au lieu de cela, l’Etat adhère à un modèle économique et social qui sert les intérêts d’une riche élite minoritaire.
Les Accords de libre-échange (ALE) signés récemment avec les États-Unis et l’UE entraînent un dumping par rapport aux producteurs colombiens, qui ne peuvent pas rivaliser avec les importations subventionnées.2
Le gouvernement colombien a activement favorisé l’accaparement des terres par des grandes entreprises, dont beaucoup sont étrangères (Monica Semillas du Brésil, Merhav d’Israël, Cargill des États-Unis), afin de promouvoir une agro-industrie orientée vers l’exportation au détriment d’une agriculture familiale orientée vers la souveraineté alimentaire.
Mais les manifestants ont fait valoir que le secteur agricole a besoin d’un réel soutien, notamment sous la forme d’un accès à la terre et d’une baisse des coûts de production. Sinon, les cultivateurs colombiens de pommes de terre et de café, les producteurs de produits laitiers et de viande, sans compter les petits pêcheurs, ne seront pas en mesure de suivre. Ils sont en train d’être expulsés et exterminés.
Le dos au mur, les agriculteurs ont engagé un mouvement de mobilisation dans une partie du pays en juin, qui s’est développé et transformé en une action nationale coordonnée pour le mois d’août. La grève des agriculteurs a été rapidement soutenue par d’autres secteurs : les travailleurs de l’industrie pétrolière, les mineurs, les camionneurs, les professionnels du secteur de la santé et d’autres. Le 29 août, une dizaine de jours après le début de la grève, plus de 20 000 étudiants ont rejoint le mouvement et bloqué la capitale, Bogotá.
La réponse du gouvernement a été chaotique et contradictoire. Les forces de police ont violemment réprimé et blessé un grand nombre de manifestants, sans parler des journalistes. Plus de 250 personnes ont été arrêtées, notamment un important dirigeant syndical, Hubert Jesús Ballesteros Gomez, principalement sur de fausses accusations. Un certain nombre de personnes ont perdu la vie dans les deux camps. À un moment, le gouvernement a reconnu que les griefs des agriculteurs étaient fondés et a proposé quelques concessions. À un autre, il a affirmé quele mouvement était infiltré par les FARC. Le président Santos est même allé affirmer à la télévision que « la grève des paysans n’exist[ait] pas. » Le lendemain, il a été filmé depuis un hélicoptère, inspectant les affrontements et les gaz lacrymogènes qui envahissaient les rues de Bogotá.
La mobilisation a remporté un grand succès en ouvrant un espace de discussion, de conscientisation, de solidarité et de résistance en Colombie. Les étudiants, par exemple, étaient enthousiastes pour soutenir les agriculteurs et appuyer leurs revendications. Ils se sont rassemblés bruyamment contre les OGM et pour la souveraineté alimentaire. Mais ils ont aussi voulu mettre en avant leurs propres exigences en matière d’éducation publique gratuite, ce qui a permis à la mobilisation d’aller dans le sens d’une vague de pression sociale plus large visant à changer les politiques actuelles de la Colombie, sans se cantonner aux préoccupations paysannes.
La Loi 970
La question des semences est devenue très médiatisée. En application de l’ALE signé avec Washington, ainsi que de celui signé avec Bruxelles, Bogotá a l’obligation d’assurer des droits de monopole légal sur les semences vendues par des sociétés américaines et européennes à titre d’incitation pour leur permettre d’investir en Colombie.
Les agriculteurs qui sont pris à vendre des semences de ces variétés conservées à la ferme, ou simplement des semences indigènes qui n’ont pas été officiellement enregistrées, pourraient s’exposer à des amendes ou même à des peines d’emprisonnement. Comme cela s’est passé dans de nombreux autres pays à travers le monde, cette criminalisation des droits des agriculteurs et des peuples autochtones de conserver, échanger et vendre les semences met en péril la biodiversité du pays et son patrimoine.
Même s’il est vrai que le gouvernement colombien a évolué dans ce sens depuis de nombreuses années, et a accepté des politiques de ce type dans le cadre de son adhésion à la Communauté andine ou à l’Organisation mondiale du commerce, beaucoup font remarquer que ce n’est que depuis la signature des ALE avec les États-Unis et l’UE que le gouvernement cherche sérieusement à les mettre en œuvre.
L’année dernière, les autorités colombiennes ont pris d’assaut les entrepôts et des camions de riziculteurs dans Campoalegre, dans la province de Huila, et ont violemment détruit 70 tonnes de riz qui, selon elles, n’avaient pas été traitées conformément à la loi. Cette intervention militarisée pour détruire des semences paysannes a choqué de nombreuses personnes, et a amené une jeune militante chilienne, Victoria Solano, à faire un film sur ce sujet.
Le film s’appelle « 9.70 » parce que c’est le numéro de la loi adoptée en 2010 qui énonce le droit pour l’État de détruire les semences paysannes si elles ne sont pas conformes.
Aujourd’hui, grâce à la force, la ténacité et la légitimité de la protestation des agriculteurs, des gens de tous les milieux de la société colombienne discutent de ce film, comme on peut le voir dans les médias, les réseaux sociaux et dans les rues, et demandent pourquoi le gouvernement mène ces politiques insensées.
Soutenez le mouvement
Les agriculteurs colombiens peuvent très bien nourrir le pays, de façon à fournir des emplois et assurer leur dignité et un environnement sain, cela ne fait aucun doute. Mais le gouvernement est trop fermement attaché à un modèle économique qui répond à des intérêts de copinage et ne prévoit aucune place pour les petites exploitations agricoles familiales. Nous devons tous soutenir la lutte agraire populaire en Colombie pour renverser ce modèle. Il n’est pas trop tard.
Une petite action concrète est possible : le film documentaire « 9.70 » – que vous pouvez regarder en ligne en espagnol à l’adresse http://youtu.be/kZWAqS-El_g - recherche des fonds pour produire une version sous-titrée en anglais afin que davantage de gens dans le monde puissent comprendre ce à quoi sont confrontés les agriculteurs colombiens et les aider à mettre en échec ces politiques. La plus petite contribution est utile.
Allez sur http://idea.me/proyectos/9162/documental970 pour participer. La date limite est le 10 septembre !
Autre action significative, la Coordination latino-américaine de La Via Campesina cherche à lancer des initiatives de solidarité internationale pour soutenir la grève. Allez sur http://goo.gl/9u6RXJ pour en savoir plus.
Encore une fois, il est essentiel d’agir rapidement !
Au-delà de la Colombie, la bataille sur des textes de lois similaires sur les semences fait rage en ce moment à un niveau politique très élevé, et à travers la campagne, au Chili ainsi qu’en Argentine. Une des inquiétudes tient au fait que certains des éléments les plus agressifs adoptés par le gouvernement colombien pourraient aussi se frayer un chemin vers d’autres pays d’Amérique latine. La nécessité d’abolir ces lois est donc vraiment urgente !
Pour aller plus loin :
Grupo Semillas, « Colombia: Las leyes que privatizan y controlan el uso de las semillas, criminalizan las semillas criollas », Bogotá, 26 août 2013
« La historia detrás del 970 », Semana, Bogotá, 24 août 2013
Julia Duranti, « A struggle for survival in Colombia’s countryside », 30 août 2013
Visitez le site bilaterals.org pour une couverture plus complète (en anglais, français et espagnol) sur la grève générale agraire et la lutte contre la loi 970 dans ce cadre.
Pour plus d’informations sur les luttes autour des lois sur les semences en Colombie, veuillez contacter le Grupo Semillas (« Groupe Semences ») à l’adresse
semillas@semillas.org.co ou visitez son site Web:
http://semillas.org.co/.
Pour en savoir plus sur la bataille politique qui se déroule actuellement au Chili, veuillez entrer en contact avec Anamuri, l’Association nationale des femmes rurales et autochtones,secretariag@anamuri.cl.
Pour plus d’informations sur ce qui se passe en Argentine, veuillez contacter Diego Montón à laCoordination latino-américaine de La Vía Campesina,
secretaria.cloc.vc@gmail.com.
Le 1 septembre 2013 des milliers de Roumains sont descendus dans les rues de plusieurs villes du pays. Ils protestaient notamment contre le projet canadien de mine d’or à Rosia Montana. La gauche s’y opposait également avant d’arriver au pouvoir.
Mais elle vient d’approuver un projet de loi spécial déclarant d’intérêt national cette mine d’or. Le Parlement doit se prononcer mais les manifestants se sentent trahis.
“Cette loi viole d’autres lois constitutionnelles. Celle sur le droit à la propreté pour les habitants de Rosia Montana, celles sur l’héritage et celles pour un environnement sain”, réagit l’un des manifestants.
La mine de Rosia Montana pourrait produire jusqu‘à 300 tonnes d’or, mais son exploitation nécessiterait environ 12000 tonnes de cyanure par an. Une importante source de pollution aux yeux des opposants au projet.
Source: © euronews
"Plusieurs députés européens hongrois et roumains, dont l’ex vice-président de l’assemblée Laszlo Tökes, ont saisi la Commission européenne" pour qu’elle s’oppose au démarrage de l’exploitation de la mine d’or et d’argent de Roşia Montana, écrit Adevărul.
Dans une lettre envoyée au commissaire européen à l’Environnement, Janez Potočnik, les eurodéputés lui demandent d’intervenir "avec fermeté" contre les technologies à base de cyanure envisagées pour l’extraction des métaux précieux. En 2010, rappelle le journal, le Parlement avait déjà demandé à la Commission d’interdire l’utilisation du cyanure dans les mines.
Le 2 septembre, la Hongrie a écrit, à la Roumanie et à la Commission européenne pour s’opposer à la réouverture de Roşia Montana, car elle craint une nouvelle catastrophe écologique à ses frontières : en 2000, à Baia Mare, 100 000 tonnes de cyanure étaient déversées dans les rivières Somes et Tisza, provoquant une catastrophe écologique qui a frappé également la Hongrie.
Mais elle vient d’approuver un projet de loi spécial déclarant d’intérêt national cette mine d’or. Le Parlement doit se prononcer mais les manifestants se sentent trahis.
“Cette loi viole d’autres lois constitutionnelles. Celle sur le droit à la propreté pour les habitants de Rosia Montana, celles sur l’héritage et celles pour un environnement sain”, réagit l’un des manifestants.
La mine de Rosia Montana pourrait produire jusqu‘à 300 tonnes d’or, mais son exploitation nécessiterait environ 12000 tonnes de cyanure par an. Une importante source de pollution aux yeux des opposants au projet.
Source: © euronews
"Plusieurs députés européens hongrois et roumains, dont l’ex vice-président de l’assemblée Laszlo Tökes, ont saisi la Commission européenne" pour qu’elle s’oppose au démarrage de l’exploitation de la mine d’or et d’argent de Roşia Montana, écrit Adevărul.
Dans une lettre envoyée au commissaire européen à l’Environnement, Janez Potočnik, les eurodéputés lui demandent d’intervenir "avec fermeté" contre les technologies à base de cyanure envisagées pour l’extraction des métaux précieux. En 2010, rappelle le journal, le Parlement avait déjà demandé à la Commission d’interdire l’utilisation du cyanure dans les mines.
Le 2 septembre, la Hongrie a écrit, à la Roumanie et à la Commission européenne pour s’opposer à la réouverture de Roşia Montana, car elle craint une nouvelle catastrophe écologique à ses frontières : en 2000, à Baia Mare, 100 000 tonnes de cyanure étaient déversées dans les rivières Somes et Tisza, provoquant une catastrophe écologique qui a frappé également la Hongrie.
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