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mardi 4 février 2014
Leurs bras se nouent avant de partir chacun dans une direction différente. Des millions d'étoiles de mer meurent d'une mystérieuse maladie sur la côte ouest de l'Amérique du Nord, de l'Alaska au sud de la Californie, rapporte Gawker (en anglais), lundi 3 février. D'autres cas ont été observés sur la côte est. (voir cet ancien article de Nature Alerte de Juin 2013 avec une vidéo: http://naturealerte.blogspot.fr/2013/09/12092013canada-les-eaux-au-large-de-la.html )
Que sait-on de cette maladie ?
Les animaux touchés portent des lésions blanches qui s'étendent rapidement, puis se ramollissent avant que leurs bras ne se nouent et s'arrachent, causant la désintégration de leur corps et leur mort en quelques jours, parfois même en seulement vingt-quatre heures.
L'hécatombe aurait commencé en juin 2013 et frappe différentes variétés d'étoiles de mer vivant sur le littoral et en captivité, précise Jonathan Sleeman, directeur du Centre de recherche de la faune sauvage de l'Institut américain de géophysique (USGS), dans une note publiée sur le site internet (en anglais) de l'organisme.
Les scientifiques qui surveillent les écosystèmes de cette zone n'ont identifié aucune cause de cette mortalité massive. "Nous pensons qu'un élément pathogène comme un parasite, un virus, ou une bactérie pourrait infecter ces étoiles de mer et compromettre leur système immunitaire, ce qui les rendrait vulnérables à des infections bactériennes secondaires responsables des dommages physiques observés", explique à l'AFP Pete Raimondi, professeur de biologie à l'université de Californie, à Santa Cruz
Quelles étoiles de mer sont touchées ?
Parmi les quelque 1 500 espèces recensées, les deux plus touchées sont la Pisaster ochraceus, une étoile de mer de couleur pourpre, et la Pycnopodia helianthoides, aussi appelée Soleil de mer. De couleurs variables, cette dernière est considérée comme la plus grande des étoiles de mer, son diamètre pouvant dépasser un mètre. Mais une dizaine d'autres espèces sont concernées, précise The Columbian (en anglais).
Des populations entières de ces étoiles de mer ont été décimées dans le détroit de Puget, dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), et la mer des Salish en Colombie-Britannique (Canada) ainsi que le long de la côte californienne, indique le document de l'USGS. Le taux de mortalité est estimé à 95%.
A-t-on déjà observé une telle hécatombe ?
Ce phénomène a déjà été observé dans le passé, mais il était lié à un réchauffement des eaux côtières, ce qui n'a pas été le cas en 2013. Dans ces précédents accès de mortalité nettement moins étendus géographiquement, les scientifiques avaient soupçonné un agent pathogène qui se serait développé à la faveur du réchauffement de l'eau, mais sans jamais le confirmer.
En 1983, une vague de mortalité sur la côte sud de la Californie avait presque entièrement éliminé l'étoile de mer Pisaster ochraceus du littoral. Une hécatombe plus limitée s'était produite en 1997, attribuée surtout au réchauffement de l'océan résultant du grand courant du Pacifique Sud El Niño. Une mortalité de masse nettement plus réduite de certaines espèces d'étoiles de mer s'est également produite au printemps 2013 sur la côte est des Etats-Unis.
Quelles conséquences sur l'écosystème ?
L'étoile de mer Pisaster ochraceus est "un prédateur clé dans son écosystème côtier", dit le professeur Pete Raimondi. Cet animal se nourrit de crustacés comme les moules, les berniques et les escargots de mer. Si l'étoile de mer venait à disparaître, les populations de ces mollusques augmenteraient considérablement, ce qui pourrait profondément modifier l'écosystème rocheux situé entre le maximum et le minimum des marées, jugent les scientifiques.
Les larves d'étoiles de mer sont aussi un composant important du plancton, la base de la chaîne alimentaire des océans. Les étoiles de mer ont assez peu de prédateurs, qui peuvent être d'autres étoiles de mer, des mouettes et parfois des loutres de mer.
Que sait-on de cette maladie ?
Les animaux touchés portent des lésions blanches qui s'étendent rapidement, puis se ramollissent avant que leurs bras ne se nouent et s'arrachent, causant la désintégration de leur corps et leur mort en quelques jours, parfois même en seulement vingt-quatre heures.
L'hécatombe aurait commencé en juin 2013 et frappe différentes variétés d'étoiles de mer vivant sur le littoral et en captivité, précise Jonathan Sleeman, directeur du Centre de recherche de la faune sauvage de l'Institut américain de géophysique (USGS), dans une note publiée sur le site internet (en anglais) de l'organisme.
Les scientifiques qui surveillent les écosystèmes de cette zone n'ont identifié aucune cause de cette mortalité massive. "Nous pensons qu'un élément pathogène comme un parasite, un virus, ou une bactérie pourrait infecter ces étoiles de mer et compromettre leur système immunitaire, ce qui les rendrait vulnérables à des infections bactériennes secondaires responsables des dommages physiques observés", explique à l'AFP Pete Raimondi, professeur de biologie à l'université de Californie, à Santa Cruz
Quelles étoiles de mer sont touchées ?
Parmi les quelque 1 500 espèces recensées, les deux plus touchées sont la Pisaster ochraceus, une étoile de mer de couleur pourpre, et la Pycnopodia helianthoides, aussi appelée Soleil de mer. De couleurs variables, cette dernière est considérée comme la plus grande des étoiles de mer, son diamètre pouvant dépasser un mètre. Mais une dizaine d'autres espèces sont concernées, précise The Columbian (en anglais).
Des populations entières de ces étoiles de mer ont été décimées dans le détroit de Puget, dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), et la mer des Salish en Colombie-Britannique (Canada) ainsi que le long de la côte californienne, indique le document de l'USGS. Le taux de mortalité est estimé à 95%.
A-t-on déjà observé une telle hécatombe ?
Ce phénomène a déjà été observé dans le passé, mais il était lié à un réchauffement des eaux côtières, ce qui n'a pas été le cas en 2013. Dans ces précédents accès de mortalité nettement moins étendus géographiquement, les scientifiques avaient soupçonné un agent pathogène qui se serait développé à la faveur du réchauffement de l'eau, mais sans jamais le confirmer.
En 1983, une vague de mortalité sur la côte sud de la Californie avait presque entièrement éliminé l'étoile de mer Pisaster ochraceus du littoral. Une hécatombe plus limitée s'était produite en 1997, attribuée surtout au réchauffement de l'océan résultant du grand courant du Pacifique Sud El Niño. Une mortalité de masse nettement plus réduite de certaines espèces d'étoiles de mer s'est également produite au printemps 2013 sur la côte est des Etats-Unis.
Quelles conséquences sur l'écosystème ?
L'étoile de mer Pisaster ochraceus est "un prédateur clé dans son écosystème côtier", dit le professeur Pete Raimondi. Cet animal se nourrit de crustacés comme les moules, les berniques et les escargots de mer. Si l'étoile de mer venait à disparaître, les populations de ces mollusques augmenteraient considérablement, ce qui pourrait profondément modifier l'écosystème rocheux situé entre le maximum et le minimum des marées, jugent les scientifiques.
Les larves d'étoiles de mer sont aussi un composant important du plancton, la base de la chaîne alimentaire des océans. Les étoiles de mer ont assez peu de prédateurs, qui peuvent être d'autres étoiles de mer, des mouettes et parfois des loutres de mer.
Plus de 400 dauphins morts ont été retrouvés le mois dernier sur les plages du nord du Pérou , c'est deux fois plus qu'en 2012 , ont indiqué les autorités.
Sur la totalité environ 220 dauphins ont été retrouvés rien que dans la dernière semaine de Janvier.
Les autorités n'ont jamais établi la cause de ces hecatombes .
© Nature Alerte
Sur la totalité environ 220 dauphins ont été retrouvés rien que dans la dernière semaine de Janvier.
Les autorités n'ont jamais établi la cause de ces hecatombes .
© Nature Alerte
04/02/2014...USA: Les dauphins sont très malades après la catastrophe de BP dans le golfe du Mexique
Poumons en mauvais état, anomalies hormonales, dentition anormale, plus de trois ans après la pollution massive provoquée par l’accident survenu sur la plateforme pétrolière de British Petroleum dans le golfe du Mexique, les premières études démontrent l’impact de cette catastrophe écologique sur les dauphins.
« Je n’ai jamais vu une telle prévalence d’animaux très malades et avec des problèmes si inhabituels, tels que des anomalies au niveau des hormones surrénales », s’étonne encore Lori Schwake, une scientifique de l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA). La principale auteure de cette recherche résume ainsi son trouble après avoir étudié 32 grands dauphins (Tursiops truncatus) vivant au large de la Louisiane, une région fortement contaminée par l’explosion en 2010 de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon exploitée par British Petroleum dans le golfe du Mexique.
Etat de santé très dégradé
Les travaux menés sur les dauphins étaient destinés à évaluer les dommages sur les ressources naturelles pour déterminer si la marée noire qui a suivi l’explosion de la plateforme pouvait en être responsable. Pour y parvenir, des biologistes marins ont donc capturé et examiné avant de les relâcher là où ils vivent, dans la baie de Barataria en Louisiane, 32 grands dauphins. L’opération a eu lieu en août 2011, seize mois après la marée noire, la plus grande de l’histoire des Etats-Unis. La santé de ces mammifères a été comparée à celle de 27 autres grands dauphins vivant aussi dans le golfe du Mexique, mais dans une zone épargnée par la marée noire (baie de Sarasota, Floride).
Les scientifiques ont ainsi pu relever chez les dauphins de la zone polluée par le pétrole, des cas de pneumonie, de dysfonctionnements hépatiques et le cas d’une femelle portant un fœtus mort. Par ailleurs, trois des dauphins de la baie de Barataria n’avaient presque plus de dents et trois autres n’en avaient plus qu’une sur deux. Toujours dans le même groupe, les animaux présentaient des taux très bas d’hormones des glandes surrénales qui sont essentielles pour répondre au stress.
De plus, 25 % d’entre eux étaient en sous-poids, certains souffraient d’une pneumonie détectée par ultrasons, d’anémie et d’un faible taux de sucre sanguin. L’état de santé de ces dauphins était tellement dégradé que les vétérinaires ont estimé qu’ils ne vivraient pas longtemps après avoir été relâchés. Un sentiment partagé par Lori Schwake de la NOAA qui affirmait « n’avoir jamais vu une proportion aussi élevée de dauphins sauvages aussi sérieusement malades ».
Pétrole contre pesticides
Cette étude a été financée par le pétrolier BP qui en a rejeté les conclusions dès sa parution en décembre dans la revue Environmental Science and Techonology. Le pétrolier qui a rejeté quelque 4,9 milliards de barils de brut lors de l’accident de sa plateforme nie toute relation de cause à effet entre la marée noire et les anomalies repérées sur les dauphins par les scientifiques. Il en veut d’ailleurs pour preuve le millier de cétacés qui s’est échoué sur les côtes du golfe du Mexique depuis février 2010, soit trois mois avant l’explosion de la plateforme. Même si la plupart se sont échoués après la marée noire, ces morts inhabituelles sont restées inexpliquées.
Les chercheurs admettent que leur travail ne prouve pas la responsabilité de la marée noire pour la bonne raison qu’aucune recherche n’avait été faite dans cette zone avant la catastrophe d’avril 2010. Cela dit, l’équipe de Lori Schwake, en comparant des analyses des graisses, montre que les dauphins de Louisiane ont des taux moins importants de pesticides et de substances chimiques ignifuges que ceux vivant au large de la Floride, ce qui suggère que ce ne sont pas ces polluants qui sont la cause des maladies constatées. « Ce que nous voyons dans les dauphins de Louisiane correspond bien à une exposition au pétrole », soutient Lori Schwake.
A propos de la mort mystérieuse d’un millier de cétacés entre février 2010 et janvier 2014, « nous n’avons pas encore trouvé un facteur responsable de cette mortalité de masse, mais nous ne pouvons pas à ce stade écarter le rôle de la marée noire de BP », explique un des scientifiques de NOAA.
« Je n’ai jamais vu une telle prévalence d’animaux très malades et avec des problèmes si inhabituels, tels que des anomalies au niveau des hormones surrénales », s’étonne encore Lori Schwake, une scientifique de l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA). La principale auteure de cette recherche résume ainsi son trouble après avoir étudié 32 grands dauphins (Tursiops truncatus) vivant au large de la Louisiane, une région fortement contaminée par l’explosion en 2010 de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon exploitée par British Petroleum dans le golfe du Mexique.
Etat de santé très dégradé
Les travaux menés sur les dauphins étaient destinés à évaluer les dommages sur les ressources naturelles pour déterminer si la marée noire qui a suivi l’explosion de la plateforme pouvait en être responsable. Pour y parvenir, des biologistes marins ont donc capturé et examiné avant de les relâcher là où ils vivent, dans la baie de Barataria en Louisiane, 32 grands dauphins. L’opération a eu lieu en août 2011, seize mois après la marée noire, la plus grande de l’histoire des Etats-Unis. La santé de ces mammifères a été comparée à celle de 27 autres grands dauphins vivant aussi dans le golfe du Mexique, mais dans une zone épargnée par la marée noire (baie de Sarasota, Floride).
Les scientifiques ont ainsi pu relever chez les dauphins de la zone polluée par le pétrole, des cas de pneumonie, de dysfonctionnements hépatiques et le cas d’une femelle portant un fœtus mort. Par ailleurs, trois des dauphins de la baie de Barataria n’avaient presque plus de dents et trois autres n’en avaient plus qu’une sur deux. Toujours dans le même groupe, les animaux présentaient des taux très bas d’hormones des glandes surrénales qui sont essentielles pour répondre au stress.
De plus, 25 % d’entre eux étaient en sous-poids, certains souffraient d’une pneumonie détectée par ultrasons, d’anémie et d’un faible taux de sucre sanguin. L’état de santé de ces dauphins était tellement dégradé que les vétérinaires ont estimé qu’ils ne vivraient pas longtemps après avoir été relâchés. Un sentiment partagé par Lori Schwake de la NOAA qui affirmait « n’avoir jamais vu une proportion aussi élevée de dauphins sauvages aussi sérieusement malades ».
Pétrole contre pesticides
Cette étude a été financée par le pétrolier BP qui en a rejeté les conclusions dès sa parution en décembre dans la revue Environmental Science and Techonology. Le pétrolier qui a rejeté quelque 4,9 milliards de barils de brut lors de l’accident de sa plateforme nie toute relation de cause à effet entre la marée noire et les anomalies repérées sur les dauphins par les scientifiques. Il en veut d’ailleurs pour preuve le millier de cétacés qui s’est échoué sur les côtes du golfe du Mexique depuis février 2010, soit trois mois avant l’explosion de la plateforme. Même si la plupart se sont échoués après la marée noire, ces morts inhabituelles sont restées inexpliquées.
Les chercheurs admettent que leur travail ne prouve pas la responsabilité de la marée noire pour la bonne raison qu’aucune recherche n’avait été faite dans cette zone avant la catastrophe d’avril 2010. Cela dit, l’équipe de Lori Schwake, en comparant des analyses des graisses, montre que les dauphins de Louisiane ont des taux moins importants de pesticides et de substances chimiques ignifuges que ceux vivant au large de la Floride, ce qui suggère que ce ne sont pas ces polluants qui sont la cause des maladies constatées. « Ce que nous voyons dans les dauphins de Louisiane correspond bien à une exposition au pétrole », soutient Lori Schwake.
A propos de la mort mystérieuse d’un millier de cétacés entre février 2010 et janvier 2014, « nous n’avons pas encore trouvé un facteur responsable de cette mortalité de masse, mais nous ne pouvons pas à ce stade écarter le rôle de la marée noire de BP », explique un des scientifiques de NOAA.
Il y a de moins en moins de glace dans les lacs de l'Arctique - du moins de l'Alaska. C'est l'information tirée de l'analyse minutieuse de 20 ans d'observation par les satellites radar de l'Agence spatiale européenne ER1-1 et ERS-2.
Comment mesurer l'épaisseur de la glace d'un lac depuis l'orbite terrestre ? Pas de magie, juste de la science du radar. Lorsque les satellites envoient leur impulsion radar sur la surface d'un lac gelé, le signal obtenu en retour est différent en fonction de la présence ou non de glace à la surface mais aussi de l'épaisseur de la glace. Lorsque l'onde radar rencontre l'interface du bas de la couche de glace avec l'eau, son réflexion change. Surtout, lorsque la glace du lac touche le fond de ce dernier, la réflexion change radicalement. A l'analyse, il est donc possible de distinguer les périodes où toute la colonne d'eau du lac est gelée et les périodes où il dégèle par le fond.
Selon les auteurs de l'article relatant cette étude , c'est surtout à la fin de l'hiver que la diminution de l'épaisseur de glace se fait sentir.
L'article porte sur une période plus large - 1950/2011 et tente de déterminer par modélisation les conséquences de l'évolution des températures de l'air, mesurées localement, sur la cryosphère. L'observation par satellites a permis de comparer ces modèles aux mesures de terrain afin de vérifier leur capacité à simuler le fonctionnement de la cryosphère. L'autre résultat majeur de l'étude est l'augmentation de 24 jours de la période de l'année où les lacs sont libres de glace durant l'été entre 1950 et 2011.
Les satellites radar ERS-1 et ERS-2 ont eu une brillante carrière, évoquée dans cette note lorsque ERS-2 a mis fin à la sienne. Le satellite Envisat de l'ESA avait lui aussi, parmi d'autres instrument, un tel radar (dit à synthèse d'ouverture), mais il a subitement cessé de fonctionner en mai 2012. Le prochain satellite de l'ESA qui emportera un radar de ce type est le Sentinel-1, dont le lancement est prévu fin mars prochain.
Comment mesurer l'épaisseur de la glace d'un lac depuis l'orbite terrestre ? Pas de magie, juste de la science du radar. Lorsque les satellites envoient leur impulsion radar sur la surface d'un lac gelé, le signal obtenu en retour est différent en fonction de la présence ou non de glace à la surface mais aussi de l'épaisseur de la glace. Lorsque l'onde radar rencontre l'interface du bas de la couche de glace avec l'eau, son réflexion change. Surtout, lorsque la glace du lac touche le fond de ce dernier, la réflexion change radicalement. A l'analyse, il est donc possible de distinguer les périodes où toute la colonne d'eau du lac est gelée et les périodes où il dégèle par le fond.
Selon les auteurs de l'article relatant cette étude , c'est surtout à la fin de l'hiver que la diminution de l'épaisseur de glace se fait sentir.
L'article porte sur une période plus large - 1950/2011 et tente de déterminer par modélisation les conséquences de l'évolution des températures de l'air, mesurées localement, sur la cryosphère. L'observation par satellites a permis de comparer ces modèles aux mesures de terrain afin de vérifier leur capacité à simuler le fonctionnement de la cryosphère. L'autre résultat majeur de l'étude est l'augmentation de 24 jours de la période de l'année où les lacs sont libres de glace durant l'été entre 1950 et 2011.
Les satellites radar ERS-1 et ERS-2 ont eu une brillante carrière, évoquée dans cette note lorsque ERS-2 a mis fin à la sienne. Le satellite Envisat de l'ESA avait lui aussi, parmi d'autres instrument, un tel radar (dit à synthèse d'ouverture), mais il a subitement cessé de fonctionner en mai 2012. Le prochain satellite de l'ESA qui emportera un radar de ce type est le Sentinel-1, dont le lancement est prévu fin mars prochain.
De fortes chutes de neige se sont abattues sur le Nord de l'Afghanistan, le Kyrgyzstan et le Tajikistan faisant 15 morts. Il s'agit des plus importnates chutes de neige depuis 30 ans dans certaines régions.
En Afghanistan, on déplore 10 morts. Le trafic de l'aéroport de Dushanbe a été fortement perturbé.
Au Tadjikistan voisin, les deux aéroports des principales villes du Sud du pays (Kulob et Qurghon-Teppa)ont été fermés. Dans ce pays il est tombé 80 cm de neige en moins de 24 h.
Au Kyryzstan, 5 personnes sont mortes dans des avalanches. L'aéroport de la ville de Jalla-Abad a été fermé
Source : AP
En Afghanistan, on déplore 10 morts. Le trafic de l'aéroport de Dushanbe a été fortement perturbé.
Au Tadjikistan voisin, les deux aéroports des principales villes du Sud du pays (Kulob et Qurghon-Teppa)ont été fermés. Dans ce pays il est tombé 80 cm de neige en moins de 24 h.
Au Kyryzstan, 5 personnes sont mortes dans des avalanches. L'aéroport de la ville de Jalla-Abad a été fermé
Source : AP
Une tempête de neige sans précédent depuis 50 ans a touché les provinces du nord de l'Iran en bordure de la mer Caspienne, provoquant des coupures d'électricité et des opérations de sauvetage, ont rapporté lundi les médias iraniens.
"Dans l'ouest de la province de Mazandaran, la tempête de neige est sans précédent depuis 50 ans et deux mètres de neige sont tombés depuis vendredi", a déclaré un responsable local, cité par l'agence Isna.
Près de 500.000 habitants n'ont plus d'électricité depuis samedi dans le nord du pays, selon les médias alors que les routes menant à la plupart des villages de la région sont impraticables à cause des chutes de neige.
Dans plusieurs provinces du nord du pays, les écoles sont fermées depuis trois jours.
Toujours selon les médias, près de 11.000 automobilistes ont été secourus par les équipes du Croissant rouge iranien dans 18 provinces du pays touchées par la tempête de neige et 3.800 personnes ont été hébergées d'urgence dans des centres. Des vivres et de l'eau potable ont été envoyés dans les régions sinistrés.
La neige a également atteint Téhéran, provoquant des embouteillages dans certains quartiers du nord de la ville où plusieurs écoles primaires étaient fermées lundi.
Source AFP
"Dans l'ouest de la province de Mazandaran, la tempête de neige est sans précédent depuis 50 ans et deux mètres de neige sont tombés depuis vendredi", a déclaré un responsable local, cité par l'agence Isna.
Près de 500.000 habitants n'ont plus d'électricité depuis samedi dans le nord du pays, selon les médias alors que les routes menant à la plupart des villages de la région sont impraticables à cause des chutes de neige.
Dans plusieurs provinces du nord du pays, les écoles sont fermées depuis trois jours.
Toujours selon les médias, près de 11.000 automobilistes ont été secourus par les équipes du Croissant rouge iranien dans 18 provinces du pays touchées par la tempête de neige et 3.800 personnes ont été hébergées d'urgence dans des centres. Des vivres et de l'eau potable ont été envoyés dans les régions sinistrés.
La neige a également atteint Téhéran, provoquant des embouteillages dans certains quartiers du nord de la ville où plusieurs écoles primaires étaient fermées lundi.
Source AFP
Le volcan Sinabung était en sommeil depuis 400 ans mais s'est réveillé en 2010 puis en septembre 2013. Relativement calme depuis la mi-janvier, il a soudainement redoublé d'activité samedi matin, crachat des nuées ardentes jusqu'à 2 km d'altitude.
Depuis septembre, 30.000 personnes ont été évacuées de la région. Mais certains habitants ont été autorisés à rentrer chez eux vendredi suite à l'accalmie enregistrée.
Les recherches de survivants ont été vaines dimanche au pied du volcan indonésien Sinabung, après une nuée ardente qui a englouti 15 personnes et laissé un paysage apocalyptique où le seul signe de vie était un téléphone portable sonnant dans le vide.
Équipés de tronçonneuses et de masques à oxygène, 170 secouristes environ ont repris les fouilles dimanche matin, sous les grondements du volcan tout proche et dans une couche de cendres d'une trentaine de centimètres qui a totalement recouvert le village de Sukameriah, à 2,7 km du cratère.
Dimanche après-midi, et après seulement deux expéditions dans le village, les recherches ont été interrompues en raison de la faible visibilité et de la répétition des secousses.
La région a été transformée en paysage apocalyptique, où des cadavres au visage enflé et à la langue pendante surgissaient de l'épais manteau grisâtre.
Le bilan a été porté dimanche à 15 morts, l'ensemble des victimes se trouvaient dans la zone rouge déclarée no man's land autour du volcan, situé sur l'île de Sumatra (nord-ouest). La plupart d'entre elles étaient des touristes locaux.
Source: © AFP
Depuis septembre, 30.000 personnes ont été évacuées de la région. Mais certains habitants ont été autorisés à rentrer chez eux vendredi suite à l'accalmie enregistrée.
Les recherches de survivants ont été vaines dimanche au pied du volcan indonésien Sinabung, après une nuée ardente qui a englouti 15 personnes et laissé un paysage apocalyptique où le seul signe de vie était un téléphone portable sonnant dans le vide.
Équipés de tronçonneuses et de masques à oxygène, 170 secouristes environ ont repris les fouilles dimanche matin, sous les grondements du volcan tout proche et dans une couche de cendres d'une trentaine de centimètres qui a totalement recouvert le village de Sukameriah, à 2,7 km du cratère.
Dimanche après-midi, et après seulement deux expéditions dans le village, les recherches ont été interrompues en raison de la faible visibilité et de la répétition des secousses.
La région a été transformée en paysage apocalyptique, où des cadavres au visage enflé et à la langue pendante surgissaient de l'épais manteau grisâtre.
Le bilan a été porté dimanche à 15 morts, l'ensemble des victimes se trouvaient dans la zone rouge déclarée no man's land autour du volcan, situé sur l'île de Sumatra (nord-ouest). La plupart d'entre elles étaient des touristes locaux.
Source: © AFP
Les autorités équatoriennes ont déclaré l'état d'alerte autour du volcan Tungurahua, situé dans le centre du pays, et décidé d'évacuer plusieurs centaines d'habitants de villages environnants.
Le Service national de gestion des risques (SNGR) a annoncé samedi avoir décrété dans certaines zones l'alerte orange, dernier niveau avant l'alerte rouge, le degré maximum, après de nouvelles éruptions du volcan qui culmine à 5.029 mètres d'altitude dans la cordillère des Andes, à 135 km au sud de Quito.
Les services d'urgence ont également annoncé sur les réseaux sociaux avoir évacué avec l'aide de la police "tous les habitants" des localités voisines de Chacauco et Bilbao.
Le SNGR a précisé que l'activité du volcan était "élevée" samedi soir, avec d'importantes émissions de cendres dans certaines localités et des projections incandescentes ayant provoqué la fermeture de plusieurs routes.
Toutefois, dans son dernier bilan, l'Institut de géophysique équatorien a signalé une "diminution progressive de l'activité". Les régions de Tungurahua et Chimborazo, proches du volcan, constituent des voies d'accès vers l'Amazonie.
En contrebas du volcan, la ville de Baños accueille en moyenne un million de touristes par an, dont 40% d'étrangers, selon les autorités. Le volcan Tungurahua (un nom qui signifie "gorge de feu" en langage indigène quechua) est en éruption depuis 1999, alternant les périodes d'accalmie et d'activité.
En 2006, six personnes sont mortes pendant une forte éruption. En 2010, une alerte rouge avait entraîné une évacuation massive d'habitants et de touristes.
Source : © AFP
Le Service national de gestion des risques (SNGR) a annoncé samedi avoir décrété dans certaines zones l'alerte orange, dernier niveau avant l'alerte rouge, le degré maximum, après de nouvelles éruptions du volcan qui culmine à 5.029 mètres d'altitude dans la cordillère des Andes, à 135 km au sud de Quito.
Les services d'urgence ont également annoncé sur les réseaux sociaux avoir évacué avec l'aide de la police "tous les habitants" des localités voisines de Chacauco et Bilbao.
Le SNGR a précisé que l'activité du volcan était "élevée" samedi soir, avec d'importantes émissions de cendres dans certaines localités et des projections incandescentes ayant provoqué la fermeture de plusieurs routes.
Toutefois, dans son dernier bilan, l'Institut de géophysique équatorien a signalé une "diminution progressive de l'activité". Les régions de Tungurahua et Chimborazo, proches du volcan, constituent des voies d'accès vers l'Amazonie.
En contrebas du volcan, la ville de Baños accueille en moyenne un million de touristes par an, dont 40% d'étrangers, selon les autorités. Le volcan Tungurahua (un nom qui signifie "gorge de feu" en langage indigène quechua) est en éruption depuis 1999, alternant les périodes d'accalmie et d'activité.
En 2006, six personnes sont mortes pendant une forte éruption. En 2010, une alerte rouge avait entraîné une évacuation massive d'habitants et de touristes.
Source : © AFP
L’air de Delhi serait encore plus dangereux pour la santé que celui de Pékin. Un article récent du New York Times le donne en tout cas à penser. Ce qui a déclenché ces derniers jours, alors que la capitale indienne plongée dans son hiver vit des épisodes de smog à trancher au couteau, une avalanche de textes dans les médias nationaux, grands lecteurs du NYT.
Beaucoup hésitent en vérité à y croire, comme Pékin est depuis longtemps considérée comme la mégapole où la pollution de l’air pose les problèmes les plus affolants au monde. Delhi plus nocive que Pékin? Impossible!
La comparaison indique pourtant que la présence dans l’air de Delhi de particules fines (dites PM2.5, dix fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu) a été dans les trois premières semaines de janvier deux fois supérieures, en moyenne, à celle enregistrée à Pékin. Pendant ces trois semaines, la concentration de PM2.5 aurait franchi presque tous les jours à Delhi la barre des 300 microgrammes par mètre cube, soit au moins 12 fois plus que la limite jugée acceptable par l’OMS.
L’accablant tableau est contesté par certains, notamment parce que les chiffres sur lesquels il s’appuie — ceux du Delhi Pollution Control Committee — manquent notoirement de fiabilité. Mais là n’est pas la question. Le portrait que trace le NYT n’en reste pas moins épouvantable, surlignant une aggravation de la pollution à Delhi depuis cinq ans dans un contexte où ni le gouvernement ni, du reste, la population en général ne semblent vraiment prendre la mesure du problème. On sait pourtant déjà que l’Inde, avec 620 000 morts par année, a l’insigne honneur d’être le pays où le taux de mortalité lié à des maladies respiratoires est le plus élevé au monde.
La grande responsable de cette pollution est l’automobile, mais rien n’est fait si ce n’est que pour en limiter l’impact. Quelque 800 000 véhicules circulaient dans les rues de la capitale dans les années 1970. Il y en a aujourd’hui 7,5 millions , et leur nombre augmente de 1400 par jour. La majorité roule au diesel, carburant moins cher à la pompe que l’essence puisqu’il bénéficie de politiques de subventions gouvernementales.
Dans le quotidien FirstPost, Anumita Roy Chowdhury, directrice du réputé Centre pour la science et l’environnement (CSE), basé à Delhi, souligne en outre que Pékin a le mérite d’en faire davantage que les autorités de la capitale indienne pour prémunir la population quand se produisent des épisodes de pollution extrême. Et s’en désole. «Il nous faudrait un changement complet de paradigme, dit-elle. Regardez-moi ce nombre de voitures au diesel, les ventes ne font qu’augmenter.»
Beaucoup hésitent en vérité à y croire, comme Pékin est depuis longtemps considérée comme la mégapole où la pollution de l’air pose les problèmes les plus affolants au monde. Delhi plus nocive que Pékin? Impossible!
La comparaison indique pourtant que la présence dans l’air de Delhi de particules fines (dites PM2.5, dix fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu) a été dans les trois premières semaines de janvier deux fois supérieures, en moyenne, à celle enregistrée à Pékin. Pendant ces trois semaines, la concentration de PM2.5 aurait franchi presque tous les jours à Delhi la barre des 300 microgrammes par mètre cube, soit au moins 12 fois plus que la limite jugée acceptable par l’OMS.
L’accablant tableau est contesté par certains, notamment parce que les chiffres sur lesquels il s’appuie — ceux du Delhi Pollution Control Committee — manquent notoirement de fiabilité. Mais là n’est pas la question. Le portrait que trace le NYT n’en reste pas moins épouvantable, surlignant une aggravation de la pollution à Delhi depuis cinq ans dans un contexte où ni le gouvernement ni, du reste, la population en général ne semblent vraiment prendre la mesure du problème. On sait pourtant déjà que l’Inde, avec 620 000 morts par année, a l’insigne honneur d’être le pays où le taux de mortalité lié à des maladies respiratoires est le plus élevé au monde.
La grande responsable de cette pollution est l’automobile, mais rien n’est fait si ce n’est que pour en limiter l’impact. Quelque 800 000 véhicules circulaient dans les rues de la capitale dans les années 1970. Il y en a aujourd’hui 7,5 millions , et leur nombre augmente de 1400 par jour. La majorité roule au diesel, carburant moins cher à la pompe que l’essence puisqu’il bénéficie de politiques de subventions gouvernementales.
Dans le quotidien FirstPost, Anumita Roy Chowdhury, directrice du réputé Centre pour la science et l’environnement (CSE), basé à Delhi, souligne en outre que Pékin a le mérite d’en faire davantage que les autorités de la capitale indienne pour prémunir la population quand se produisent des épisodes de pollution extrême. Et s’en désole. «Il nous faudrait un changement complet de paradigme, dit-elle. Regardez-moi ce nombre de voitures au diesel, les ventes ne font qu’augmenter.»
Dimanche 2 février 2014 – Vers 6h50, heure australienne, le Bob Barker a été heurté par le bateau harponneur de la flotte baleinière japonaise, le Yushin Maru N°2, alors que ce dernier coupait la route du navire de Sea Shepherd à 67° 29’ S 164 °01’ W.
Cet incident s’insère dans une attaque des trois bateaux harponneurs de la flotte baleinière japonaise, le Yushin Maru, le Yushin Maru N° 2 et le Yushin Maru n° 3, contre les navires de Sea Shepherd, le Steve Irwin et le Bob Barker, qui a commencé vers 1h du matin, heure australienne. Les bateaux se trouvaient à environ 68°40’S et 163°43’W au moment où l’attaque a commencé.
Cette agression est une tentative de dissuader les navires de Sea Shepherd de tenir leur position actuelle, bloquant la rampe arrière du Nisshin Maru, empêchant ainsi les baleiniers de charger les baleines tuées illégalement dans le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral.
Pendant l’attaque, qui a duré jusqu’à environ 9h (heure australienne), les bateaux harponneurs ont dépassé les bateaux de Sea Shepherd depuis l’arrière, leur coupant la route et s’approchant à moins de 5 mètres. Le Bob Barker a été heurté par le Yushin Maru N°3 à l’occasion de l’une de ces manœuvres dangereuses. Avant la collision, le capitaine Peter Hammarstedt du Bob Barker et le capitaine Siddharth Chakravarty du Steve Irwin ont pu s’écarter de la route des bateaux harponneurs, évitant de peu plusieurs autres collisions pendant que ces bateaux naviguaient en boucle autour des navires de Sea Shepherd.
Les baleiniers ont fait aussi plusieurs tentatives de blocage des hélices des navires de Sea Shepherd en traînant des câbles métalliques devant les bateaux écologistes. De plus, l’équipage des baleiniers a lancé des projectiles à l’équipage du zodiac du Steve Irwin et a tourné ses canons à eau sur l’équipage du zodiac du Bob Barker lorsque celui-ci a essayé de couper les câbles.
Cette saison, grâce à l’action directe de Sea Shepherd, le mois de janvier a été désastreux pour la chasse illégale de la flotte baleinière japonaise. Une interception rapide et une poursuite sans relâche ont permis à la flotte de Sea Shepherd de suspendre la chasse et de prendre position devant la rampe arrière du Nisshin Maru pour en interdire l’accès.
Cet incident s’insère dans une attaque des trois bateaux harponneurs de la flotte baleinière japonaise, le Yushin Maru, le Yushin Maru N° 2 et le Yushin Maru n° 3, contre les navires de Sea Shepherd, le Steve Irwin et le Bob Barker, qui a commencé vers 1h du matin, heure australienne. Les bateaux se trouvaient à environ 68°40’S et 163°43’W au moment où l’attaque a commencé.
Cette agression est une tentative de dissuader les navires de Sea Shepherd de tenir leur position actuelle, bloquant la rampe arrière du Nisshin Maru, empêchant ainsi les baleiniers de charger les baleines tuées illégalement dans le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral.
Pendant l’attaque, qui a duré jusqu’à environ 9h (heure australienne), les bateaux harponneurs ont dépassé les bateaux de Sea Shepherd depuis l’arrière, leur coupant la route et s’approchant à moins de 5 mètres. Le Bob Barker a été heurté par le Yushin Maru N°3 à l’occasion de l’une de ces manœuvres dangereuses. Avant la collision, le capitaine Peter Hammarstedt du Bob Barker et le capitaine Siddharth Chakravarty du Steve Irwin ont pu s’écarter de la route des bateaux harponneurs, évitant de peu plusieurs autres collisions pendant que ces bateaux naviguaient en boucle autour des navires de Sea Shepherd.
Les baleiniers ont fait aussi plusieurs tentatives de blocage des hélices des navires de Sea Shepherd en traînant des câbles métalliques devant les bateaux écologistes. De plus, l’équipage des baleiniers a lancé des projectiles à l’équipage du zodiac du Steve Irwin et a tourné ses canons à eau sur l’équipage du zodiac du Bob Barker lorsque celui-ci a essayé de couper les câbles.
Cette saison, grâce à l’action directe de Sea Shepherd, le mois de janvier a été désastreux pour la chasse illégale de la flotte baleinière japonaise. Une interception rapide et une poursuite sans relâche ont permis à la flotte de Sea Shepherd de suspendre la chasse et de prendre position devant la rampe arrière du Nisshin Maru pour en interdire l’accès.
Après un premier pas début décembre, la flotte d'Intermarché, la Scapêche s'est engagée à arrêter, d'ici début 2015, de pêcher avec des chaluts de fond au-delà de 800 mètres de profondeur. Elle continuera toutefois "à proposer à Intermarché les espèces de grands fonds afin que l'enseigne de distribution garantisse à ses clients, comme elle l'a toujours fait, un choix de produits de qualité", a t-elle annoncé.
Cette position résulte de plusieurs semaines d'échanges avec les associations Bloom, WWF France et la Deep SeaConservation Coalition.
"C'est une bonne nouvelle pour la biodiversité, même si 800 mètres est encore trop profond par rapport à la vulnérabilité des espèces et des milieux océaniques à ces profondeurs, mais c'est un effort concret de la part de la Scapêche qui va vraiment dans le bon sens" déclarait Philippe Germa, directeur général du WWF France.
L'armement du Groupement des Mousquetaires a également proposé aux ONG de partager ses données de capture (composition journalière des captures, positionnement des navires heure par heure, profondeurs de travail) et d'entamer une collaboration à long terme avec elles.
WWF a toutefois tenu à souligner qu'aucun accord n'avait été signé. D'ici le 14 février 2014, les 28 Etats membres de l'UE devront indiquer leur position officielle sur le règlement pêche profonde.
Cette position résulte de plusieurs semaines d'échanges avec les associations Bloom, WWF France et la Deep SeaConservation Coalition.
"C'est une bonne nouvelle pour la biodiversité, même si 800 mètres est encore trop profond par rapport à la vulnérabilité des espèces et des milieux océaniques à ces profondeurs, mais c'est un effort concret de la part de la Scapêche qui va vraiment dans le bon sens" déclarait Philippe Germa, directeur général du WWF France.
L'armement du Groupement des Mousquetaires a également proposé aux ONG de partager ses données de capture (composition journalière des captures, positionnement des navires heure par heure, profondeurs de travail) et d'entamer une collaboration à long terme avec elles.
WWF a toutefois tenu à souligner qu'aucun accord n'avait été signé. D'ici le 14 février 2014, les 28 Etats membres de l'UE devront indiquer leur position officielle sur le règlement pêche profonde.
jeudi 30 janvier 2014
La quantité de mercure déversée entre 1930 et 1970 dans un canal par l'entreprise Lonza à Viège (VS) serait sept à neuf fois plus importante que celle annoncée, estime l'association des Médecins en faveur de l'environnement. Lonza ne partage pas cet avis et maintient sa position.
Ce ne sont pas 28 tonnes de mercure qui auraient été déversées durant ce laps de temps dans le canal d'évacuation «Grossgrundkanal» par l'entreprise chimique Lonza à Viège, mais 200 à 250 tonnes. C'est ce qu'estime l'association des Médecins en faveur de l'environnement (MfE) dans un communiqué diffusé mercredi.
MfE avance ces chiffres en se basant sur une estimation faite par un chimiste employé dans les années 1950 par Lonza. L'association s'appuie également sur deux documents internes de l'entreprise qu'elle a divulgués sur son site internet.
Selon le chimiste, Lonza aurait déversé plus de neuf tonnes de mercure seulement pour l'année 1964. L'ancien collaborateur met en doute le chiffre de 4,5 tonnes de mercure présent aujourd'hui dans le canal et les sols voisins. Selon, lui, les quantités seraient en fait «nettement supérieures».
Pour MfE, Lonza doit agir rapidement. L'entreprise doit donner accès à tous les documents sur sa production à l'aide de mercure et révéler la quantité exacte de mercure déversée dans l'environnement entre 1930 et 1970. L'entreprise doit aussi financer des «études indépendantes» ainsi que «l'élimination complète et l'assainissement des sols et du canal contaminés».
Lonza maintient sa position
«Selon l'état actuel des connaissances, nous ne pouvons pas partager les estimations avancées par MfE», a indiqué mercredi à l'ats Renzo Cicillini, porte-parole de Lonza à Viège. Il rappelle que selon les estimations de l'investigation mandatée en 2011 par le service valaisan de protection de l'environnement, 28 tonnes de mercure ont été déversées dans le canal de 1930 au milieu des années 1970.
Lonza maintient le chiffre de 4,5 tonnes environ de mercure encore présent sur le site industriel de la Lonza, dans le canal et les terres à proximité. L'important pour l'entreprise aujourd'hui est d'assainir les parcelles les plus contaminées et de «trouver des solutions constructives» au problème, en collaboration avec le canton et les communes.
Le canton sur la réserve
L'Etat du Valais a pris connaissance des chiffres avancés par MfE mais a déclaré n'être pas en mesure de les commenter pour l'instant. «Nous allons demander à Lonza de se déterminer officiellement. Nous saurons alors quel crédit il faut accorder à ces données et s'il faut adapter ou non les estimations dont nous disposons», a indiqué à l'ats Cédric Arnold, chef du service valaisan de protection de l'environnement.
Créée en 1987, l'association MfE regroupe environ 2000 membres. Elle compte en majorité des médecins, mais également des dentistes, des vétérinaires ainsi que des étudiants, a précisé l'association sur son site internet.
Parcelles analysées
Les premiers signes de présence de mercure ont été constatés en 2010 et 2011 lors des travaux préparatoires du chantier de l'autoroute. La pollution touche 280 parcelles entre Viège et Niedergesteln (VS). Les analyses effectuées jusqu'à présent ont concerné 36 parcelles de la zone d'habitation de Turtig.
Elles ont montré que 10 des 36 parcelles affichaient une concentration de mercure supérieure à 5 milligrammes par kilo de terre. Elle atteint même par endroits 83 milligrammes. Ces terrains doivent être assainis.
Une deuxième étape d'investigation est en cours. Elle concerne 43 parcelles supplémentaires. En attendant, le canton a émis une interdiction de planter ou de consommer des fruits et légumes sur les parcelles incriminées ou de les utiliser comme places de jeux pour les enfants.
Question en suspens
Lonza préfinancera les coûts de l'identification des zones polluées et l'assainissement des parcelles les plus polluées. La question de la responsabilité des acteurs impliqués est étudiée par l'Etat du Valais.
Lonza souligne enfin que, à l'époque, tout a été fait conformément aux dispositions alors en vigueur. A cette époque, les sédiments du canal ont également été utilisés pour l'agriculture et ont été répandus sur les terrains avoisinants. La responsabilité de la pollution est une question encore en suspens.
Source © ATS
Ce ne sont pas 28 tonnes de mercure qui auraient été déversées durant ce laps de temps dans le canal d'évacuation «Grossgrundkanal» par l'entreprise chimique Lonza à Viège, mais 200 à 250 tonnes. C'est ce qu'estime l'association des Médecins en faveur de l'environnement (MfE) dans un communiqué diffusé mercredi.
MfE avance ces chiffres en se basant sur une estimation faite par un chimiste employé dans les années 1950 par Lonza. L'association s'appuie également sur deux documents internes de l'entreprise qu'elle a divulgués sur son site internet.
Selon le chimiste, Lonza aurait déversé plus de neuf tonnes de mercure seulement pour l'année 1964. L'ancien collaborateur met en doute le chiffre de 4,5 tonnes de mercure présent aujourd'hui dans le canal et les sols voisins. Selon, lui, les quantités seraient en fait «nettement supérieures».
Pour MfE, Lonza doit agir rapidement. L'entreprise doit donner accès à tous les documents sur sa production à l'aide de mercure et révéler la quantité exacte de mercure déversée dans l'environnement entre 1930 et 1970. L'entreprise doit aussi financer des «études indépendantes» ainsi que «l'élimination complète et l'assainissement des sols et du canal contaminés».
Lonza maintient sa position
«Selon l'état actuel des connaissances, nous ne pouvons pas partager les estimations avancées par MfE», a indiqué mercredi à l'ats Renzo Cicillini, porte-parole de Lonza à Viège. Il rappelle que selon les estimations de l'investigation mandatée en 2011 par le service valaisan de protection de l'environnement, 28 tonnes de mercure ont été déversées dans le canal de 1930 au milieu des années 1970.
Lonza maintient le chiffre de 4,5 tonnes environ de mercure encore présent sur le site industriel de la Lonza, dans le canal et les terres à proximité. L'important pour l'entreprise aujourd'hui est d'assainir les parcelles les plus contaminées et de «trouver des solutions constructives» au problème, en collaboration avec le canton et les communes.
Le canton sur la réserve
L'Etat du Valais a pris connaissance des chiffres avancés par MfE mais a déclaré n'être pas en mesure de les commenter pour l'instant. «Nous allons demander à Lonza de se déterminer officiellement. Nous saurons alors quel crédit il faut accorder à ces données et s'il faut adapter ou non les estimations dont nous disposons», a indiqué à l'ats Cédric Arnold, chef du service valaisan de protection de l'environnement.
Créée en 1987, l'association MfE regroupe environ 2000 membres. Elle compte en majorité des médecins, mais également des dentistes, des vétérinaires ainsi que des étudiants, a précisé l'association sur son site internet.
Parcelles analysées
Les premiers signes de présence de mercure ont été constatés en 2010 et 2011 lors des travaux préparatoires du chantier de l'autoroute. La pollution touche 280 parcelles entre Viège et Niedergesteln (VS). Les analyses effectuées jusqu'à présent ont concerné 36 parcelles de la zone d'habitation de Turtig.
Elles ont montré que 10 des 36 parcelles affichaient une concentration de mercure supérieure à 5 milligrammes par kilo de terre. Elle atteint même par endroits 83 milligrammes. Ces terrains doivent être assainis.
Une deuxième étape d'investigation est en cours. Elle concerne 43 parcelles supplémentaires. En attendant, le canton a émis une interdiction de planter ou de consommer des fruits et légumes sur les parcelles incriminées ou de les utiliser comme places de jeux pour les enfants.
Question en suspens
Lonza préfinancera les coûts de l'identification des zones polluées et l'assainissement des parcelles les plus polluées. La question de la responsabilité des acteurs impliqués est étudiée par l'Etat du Valais.
Lonza souligne enfin que, à l'époque, tout a été fait conformément aux dispositions alors en vigueur. A cette époque, les sédiments du canal ont également été utilisés pour l'agriculture et ont été répandus sur les terrains avoisinants. La responsabilité de la pollution est une question encore en suspens.
Source © ATS
Au Quebec l’héritage empoisonné qu’a laissé 160 ans d’industrialisation est difficile à mesurer précisément. Mais une chose est claire: les friches toxiques sont partout, et surtout en plein cœur des villes, à un jet de pierre des quartiers résidentiels.
Les données ouvertes des gouvernements québécois et fédéral répertorient plus de 5 500 terrains toujours contaminés dans la province. Nous les avons placés sur une carte interactive exclusive réalisée par le journal Les Affaires de TC Media. Enquête sur un legs toxique.
Dans les anciens quartiers ouvriers, les ports, sous la station-service la plus près de chez vous… Les terrains contaminés sont partout, démontre notre carte. Mais les géants historiques de l’économie québécoise dominent le tableau : pétrolières, Hydro-Québec, chemins de fer, alumineries, forestières...
Aux quatre coins de la province, les poids lourds industriels ont créé des centaines de milliers d’emplois. Mais ils ont aussi laissé un vaste archipel de sites toxiques : hydrocarbures, BPC, métaux lourds, cyanure, arsenic…
Sur notre carte, chaque point correspond à un terrain que les autorités considèrent toujours souillé, enregistré dans le Répertoire des terrains contaminés québécois ou dans l’Inventaire des sites contaminés fédéraux. Les Affaires a enquêté pour ressortir quelques squelettes des placards, à raison de visites clandestines de terrains, de multiples demandes d’accès à l’information et en obtenant de nombreux documents confidentiels.
Le public dans le brouillard
L’enquête de Les Affaires permet également de mesurer l’épais brouillard dans lequel avance le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) lorsqu’il s’agit de protéger le public et l’environnement contre la pollution industrielle.
«On ne connaît pas l’envergure des terrains contaminés», dit Daniel Gill, professeur à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal et auteur d’une étude sur la réhabilitation de ces sites. Dans la plupart des cas, «l’inscription d’un lieu au Répertoire des terrains contaminés est volontaire», souligne-t-il. «Aucun propriétaire n’a intérêt à l’enregistrer.»
À l’inverse, des travaux de décontamination ont déjà été réalisés sur certains terrains sans que le MDDEFP n’en soit informé.
«C’est sûr qu’on n’a pas un portrait global», convient Renée Gauthier, chef de division, Orientations et développement au service des lieux contaminés et des matières dangereuses du Ministère. «On n’a pas choisi d’exiger que tous les gens ayant un terrain contaminé viennent nous le dire, explique-t-elle. Dans le cas contraire, il y aurait eu une logistique complexe pour garder le contrôle.»
En gros, seuls les terrains industriels sont à déclaration obligatoire. Et l’enquête de Les Affaires démontre que même sur ces sites, l’information arrive au compte-goutte, et leur décontamination peut facilement prendre plus de 10 ans.
Hydrocarbures aromatiques, BPC, plomb, mercure, arsenic… Plusieurs des substances contenues dans ces sites sont pourtant cancérigènes, voire carrément toxiques.
«Ce sont des contaminants avec des effets très graves sur la santé publique, particulièrement celle des enfants, dit Maryse Bouchard, professeure adjointe au Département de santé environnementale et santé au travail à l’Université de Montréal et chercheuse à l’hôpital Sainte-Justine. Et c’est quelque chose qu’on peut éviter.»
Québec manque d’informations sur les terrains contaminés de la province, pense Émilien Pelletier, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine de l’Université du Québec à Rimouski.
«C’est essentiel de savoir où ils sont et de les caractériser beaucoup mieux qu’en ce moment.»
Les propriétaires qui omettent de mettre à jour les informations sur leurs terrains sont en infraction. Selon la Loi sur la qualité de l’environnement, «les industriels doivent remettre un rapport accrédité par un expert» une fois les travaux de décontamination réalisés.
Mais le MDDEFP use rarement des moyens légaux à sa disposition pour s’assurer de l’exactitude des informations sur les terrains contaminés. Les fonctionnaires réactivent surtout les dossiers «oubliés» lorsque la propriété doit changer de propriétaire ou d’usage, dit Mathieu Marchand, responsable du pôle industriel au Ministère.
«Quand il y a des pressions exercées par des promoteurs ou des consultants, qui veulent approcher le propriétaire du terrain, on a des appels pour faire la mise-à-jour.»
Le ministre ne commente pas
Les Affaires a contacté l’attachée de presse d’Yves-François Blanchet, ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. Après avoir lourdement insisté, nous nous sommes fait promettre une entrevue. Mais le cabinet a reculé. Selon Catherine Salvail, le ministre «salue» notre démarche.
«Ce dossier l’interpelle particulièrement, puisqu’il peut engendrer des conséquences importantes pour la santé des citoyens, notamment par son impact sur la nappe phréatique, mais aussi la proximité des résidents des secteurs touchés avec des matières toxiques», écrit-elle dans un courriel, plus de deux mois après notre première demande d’entrevue.
«Dans le plus grand respect pour la complexité et l’ampleur du travail que vous avez effectué, le ministre ne croit pas pouvoir aller au fond des questions que vous aurez certainement, avant d’avoir pu prendre connaissance de votre dossier.»
Terrains contaminés: la carte d’un legs toxique la carte interactive est ici
http://www.terrainscontamines.lesaffaires.com/
Les données ouvertes des gouvernements québécois et fédéral répertorient plus de 5 500 terrains toujours contaminés dans la province. Nous les avons placés sur une carte interactive exclusive réalisée par le journal Les Affaires de TC Media. Enquête sur un legs toxique.
Dans les anciens quartiers ouvriers, les ports, sous la station-service la plus près de chez vous… Les terrains contaminés sont partout, démontre notre carte. Mais les géants historiques de l’économie québécoise dominent le tableau : pétrolières, Hydro-Québec, chemins de fer, alumineries, forestières...
Aux quatre coins de la province, les poids lourds industriels ont créé des centaines de milliers d’emplois. Mais ils ont aussi laissé un vaste archipel de sites toxiques : hydrocarbures, BPC, métaux lourds, cyanure, arsenic…
Sur notre carte, chaque point correspond à un terrain que les autorités considèrent toujours souillé, enregistré dans le Répertoire des terrains contaminés québécois ou dans l’Inventaire des sites contaminés fédéraux. Les Affaires a enquêté pour ressortir quelques squelettes des placards, à raison de visites clandestines de terrains, de multiples demandes d’accès à l’information et en obtenant de nombreux documents confidentiels.
Le public dans le brouillard
L’enquête de Les Affaires permet également de mesurer l’épais brouillard dans lequel avance le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) lorsqu’il s’agit de protéger le public et l’environnement contre la pollution industrielle.
«On ne connaît pas l’envergure des terrains contaminés», dit Daniel Gill, professeur à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal et auteur d’une étude sur la réhabilitation de ces sites. Dans la plupart des cas, «l’inscription d’un lieu au Répertoire des terrains contaminés est volontaire», souligne-t-il. «Aucun propriétaire n’a intérêt à l’enregistrer.»
À l’inverse, des travaux de décontamination ont déjà été réalisés sur certains terrains sans que le MDDEFP n’en soit informé.
«C’est sûr qu’on n’a pas un portrait global», convient Renée Gauthier, chef de division, Orientations et développement au service des lieux contaminés et des matières dangereuses du Ministère. «On n’a pas choisi d’exiger que tous les gens ayant un terrain contaminé viennent nous le dire, explique-t-elle. Dans le cas contraire, il y aurait eu une logistique complexe pour garder le contrôle.»
En gros, seuls les terrains industriels sont à déclaration obligatoire. Et l’enquête de Les Affaires démontre que même sur ces sites, l’information arrive au compte-goutte, et leur décontamination peut facilement prendre plus de 10 ans.
Hydrocarbures aromatiques, BPC, plomb, mercure, arsenic… Plusieurs des substances contenues dans ces sites sont pourtant cancérigènes, voire carrément toxiques.
«Ce sont des contaminants avec des effets très graves sur la santé publique, particulièrement celle des enfants, dit Maryse Bouchard, professeure adjointe au Département de santé environnementale et santé au travail à l’Université de Montréal et chercheuse à l’hôpital Sainte-Justine. Et c’est quelque chose qu’on peut éviter.»
Québec manque d’informations sur les terrains contaminés de la province, pense Émilien Pelletier, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine de l’Université du Québec à Rimouski.
«C’est essentiel de savoir où ils sont et de les caractériser beaucoup mieux qu’en ce moment.»
Les propriétaires qui omettent de mettre à jour les informations sur leurs terrains sont en infraction. Selon la Loi sur la qualité de l’environnement, «les industriels doivent remettre un rapport accrédité par un expert» une fois les travaux de décontamination réalisés.
Mais le MDDEFP use rarement des moyens légaux à sa disposition pour s’assurer de l’exactitude des informations sur les terrains contaminés. Les fonctionnaires réactivent surtout les dossiers «oubliés» lorsque la propriété doit changer de propriétaire ou d’usage, dit Mathieu Marchand, responsable du pôle industriel au Ministère.
«Quand il y a des pressions exercées par des promoteurs ou des consultants, qui veulent approcher le propriétaire du terrain, on a des appels pour faire la mise-à-jour.»
Le ministre ne commente pas
Les Affaires a contacté l’attachée de presse d’Yves-François Blanchet, ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. Après avoir lourdement insisté, nous nous sommes fait promettre une entrevue. Mais le cabinet a reculé. Selon Catherine Salvail, le ministre «salue» notre démarche.
«Ce dossier l’interpelle particulièrement, puisqu’il peut engendrer des conséquences importantes pour la santé des citoyens, notamment par son impact sur la nappe phréatique, mais aussi la proximité des résidents des secteurs touchés avec des matières toxiques», écrit-elle dans un courriel, plus de deux mois après notre première demande d’entrevue.
«Dans le plus grand respect pour la complexité et l’ampleur du travail que vous avez effectué, le ministre ne croit pas pouvoir aller au fond des questions que vous aurez certainement, avant d’avoir pu prendre connaissance de votre dossier.»
Terrains contaminés: la carte d’un legs toxique la carte interactive est ici
http://www.terrainscontamines.lesaffaires.com/
Depuis 8 h ce matin, pompiers, gendarmes et personnels des Voies navigables de France interviennent sur le canal de l’Aa, à Saint-Momelin, au bord de la Départementale 213.
Dans la nuit, une péniche a coulé avec son chargement : 300 tonnes de charbon et 1 200 litres de gasoil. Le carburant s’étant échappé, une nappe malodorante s’est formée sur le canal.
Les Voies navigables de France travaillent à l’installation d’un barrage flottant afin de contenir la pollution.
Les opérations de renflouement devraient durer plusieurs jours. Le trafic fluvial est interrompu.
Source © La voix du Nord
Dans la nuit, une péniche a coulé avec son chargement : 300 tonnes de charbon et 1 200 litres de gasoil. Le carburant s’étant échappé, une nappe malodorante s’est formée sur le canal.
Les Voies navigables de France travaillent à l’installation d’un barrage flottant afin de contenir la pollution.
Les opérations de renflouement devraient durer plusieurs jours. Le trafic fluvial est interrompu.
Source © La voix du Nord
Des scientifiques s’interrogent sur le volet environnemental du projet d’aéroport. Les naturalistes y ont découvert des espèces protégées.
Certaines populations d'amphibiens sont parmi les plus importantes du département.
Le secteur où doit être transféré l'aéroport de Nantes est un bocage humide, avec des haies sur talus, d'une grande rareté en France. Pendant 40 ans, du fait du projet d'aéroport, il a échappé à l'agriculture intensive, aux remembrements, aux engrais. Des rivières y ont leurs sources. On y trouve des espèces rares et menacées. Mais toutes ne figurent pas dans les inventaires du dossier environnemental de l'aéroport. Ainsi le triton de blasius, d’intérêt national, la musaraigne aquatique, très rare, ouencore la loutre qui est pourtant protégée au niveau européen.
Des espèces oubliées
Selon Loïc Marion, un chercheur CNRS en écologie, à Rennes, six espèces rares et protégées par la loi ne sont pas dans l’étude préalable. Pour les insectes, des naturalistes ont compté 600 espèces, alors que seulement 71 figurent dans les dossiers officiels. Un nombre conséquent de plantes n’y est pas non plus.
Le constat s'appuie sur les travaux de 200 spécialistes d’espèces, tous bénévoles, se sont qui mobilisés et ont entrepris, depuis plus d’un an, une contre-expertise, un inventaire le plus exhaustif possible du bocage de Notre-Dame-des-Landes.
Des transferts très limités
Selon le scientifique, il sera extrêmement difficile de compenser à l'identique les milieux qui disparaitront sous les pistes, parkings, routes et autres aménagements. Ils ne peuvent être reconstitués. "A cette échelle, on ne sait pas faire", dit-il.
Quant au "transfert" des espèces protégées, dont parlent le représentant de l'Etat, et le constructeur Vinci, "c'est un abus de langage", estime le scientifique.
En réalité, il n'y aura pas vraiment de transfert, on ne déménagera pas l'ensemble des animaux et végétaux. "Sur 130 espèces protégées, quatre sont concernées : le flûteau nageant, le triton marbré, le triton crêté, le grand capricorne. Et à chaque fois, seuls quelques individus seront transplantés, à titre expérimental. En fonction de nos connaissances, on peut craindre que ça ne marche pas" .
Les naturalistes sont inquiets. La construction de l'aéroport signera, disent-ils, "la destruction de milliers d'individus" appartenant à des espèces rares et protégées, et de leurs habitats.
Certaines populations d'amphibiens sont parmi les plus importantes du département.
Le secteur où doit être transféré l'aéroport de Nantes est un bocage humide, avec des haies sur talus, d'une grande rareté en France. Pendant 40 ans, du fait du projet d'aéroport, il a échappé à l'agriculture intensive, aux remembrements, aux engrais. Des rivières y ont leurs sources. On y trouve des espèces rares et menacées. Mais toutes ne figurent pas dans les inventaires du dossier environnemental de l'aéroport. Ainsi le triton de blasius, d’intérêt national, la musaraigne aquatique, très rare, ouencore la loutre qui est pourtant protégée au niveau européen.
Des espèces oubliées
Selon Loïc Marion, un chercheur CNRS en écologie, à Rennes, six espèces rares et protégées par la loi ne sont pas dans l’étude préalable. Pour les insectes, des naturalistes ont compté 600 espèces, alors que seulement 71 figurent dans les dossiers officiels. Un nombre conséquent de plantes n’y est pas non plus.
Le constat s'appuie sur les travaux de 200 spécialistes d’espèces, tous bénévoles, se sont qui mobilisés et ont entrepris, depuis plus d’un an, une contre-expertise, un inventaire le plus exhaustif possible du bocage de Notre-Dame-des-Landes.
Des transferts très limités
Selon le scientifique, il sera extrêmement difficile de compenser à l'identique les milieux qui disparaitront sous les pistes, parkings, routes et autres aménagements. Ils ne peuvent être reconstitués. "A cette échelle, on ne sait pas faire", dit-il.
Quant au "transfert" des espèces protégées, dont parlent le représentant de l'Etat, et le constructeur Vinci, "c'est un abus de langage", estime le scientifique.
En réalité, il n'y aura pas vraiment de transfert, on ne déménagera pas l'ensemble des animaux et végétaux. "Sur 130 espèces protégées, quatre sont concernées : le flûteau nageant, le triton marbré, le triton crêté, le grand capricorne. Et à chaque fois, seuls quelques individus seront transplantés, à titre expérimental. En fonction de nos connaissances, on peut craindre que ça ne marche pas" .
Les naturalistes sont inquiets. La construction de l'aéroport signera, disent-ils, "la destruction de milliers d'individus" appartenant à des espèces rares et protégées, et de leurs habitats.
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