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mardi 4 février 2014
Nouvel avis de tempête sur la façade atlantique. 16 h 00
Les Côtes-d'Armor, le Finistère et le Morbihan sont placés mardi 4 février en vigilance orange en raison des vents violents. Une alerte orange "inondations" concerne les Landes, également placées sous surveillances pour des risques de crues, tout comme le Finistère.
Enfin, l'alerte orange "vagues-submersion" concerne la Charente-Maritime, les Côtes-d'Armor, le Finistère, la Gironde, les Landes, la Loire-Atlantique, le Morbihan, les Pyrénées-Atlantiques et la Vendée.
• Les rafales de vent atteindront en fin de journée mardi et au cours de la nuit prochaine, 90 à 110 km/h dans l'intérieur des terres, et jusqu'à 120 à 130 km/h sur les côtes, voire 140 km/h sur les endroits les plus exposés. A 15 heures, des rafales de 94 km/h ont été mesurées à Penmarch, 104 km/h à la Pointe Saint-Mathieu et jusqu'à 117 km/h à Ouessant.
• Dans un contexte de littoral fragilisé, le déferlement de fortes vagues associé à des marées encore hautes entraine un phénomène "vagues-submersion" remarquable et nécessite une attention toute particulière, prévient Météo France.
Mercredi, les conditions se dégraderont encore avec des vagues qui s'amplifient progressivement sur le littoral Atlantique et l'ouest de la Manche. Les vagues atteindront à nouveau des hauteurs remarquables.
• La Laïta, petit fleuve déjà sorti de son lit récemment, est placée en vigilance orange pour des risques de crue et d'inondations.
Les Côtes-d'Armor, le Finistère et le Morbihan sont placés mardi 4 février en vigilance orange en raison des vents violents. Une alerte orange "inondations" concerne les Landes, également placées sous surveillances pour des risques de crues, tout comme le Finistère.
Enfin, l'alerte orange "vagues-submersion" concerne la Charente-Maritime, les Côtes-d'Armor, le Finistère, la Gironde, les Landes, la Loire-Atlantique, le Morbihan, les Pyrénées-Atlantiques et la Vendée.
• Les rafales de vent atteindront en fin de journée mardi et au cours de la nuit prochaine, 90 à 110 km/h dans l'intérieur des terres, et jusqu'à 120 à 130 km/h sur les côtes, voire 140 km/h sur les endroits les plus exposés. A 15 heures, des rafales de 94 km/h ont été mesurées à Penmarch, 104 km/h à la Pointe Saint-Mathieu et jusqu'à 117 km/h à Ouessant.
• Dans un contexte de littoral fragilisé, le déferlement de fortes vagues associé à des marées encore hautes entraine un phénomène "vagues-submersion" remarquable et nécessite une attention toute particulière, prévient Météo France.
Mercredi, les conditions se dégraderont encore avec des vagues qui s'amplifient progressivement sur le littoral Atlantique et l'ouest de la Manche. Les vagues atteindront à nouveau des hauteurs remarquables.
• La Laïta, petit fleuve déjà sorti de son lit récemment, est placée en vigilance orange pour des risques de crue et d'inondations.
La multinationale agrochimique suisse Syngenta a réussi à faire breveter un poivron, provoquant ainsi une véritable mobilisation de représentants de toute l’Europe pour demander son annulation.
C’est la première fois que le brevetage d’un légume suscite, en Europe, un tel tollé, une telle résistance. Avec, à la clé, une petite question toute simple : des entreprises privées peuvent-elles «inventer » et s’approprier des organismes vivants, des plantes, des animaux, en les faisant breveter ?
Le saviez-vous ? comme dirait Nicolas Hulot aux « Guignols de l’info » : en mai 2013, l’Office européen des brevets octroyait à Syngenta un brevet garantissant à la firme suisse les droits exclusifs sur un poivron issu du croisement entre un poivron commercialisé et une variété originaire de Jamaïque, connue pour sa capacité à résister à plusieurs insectes nuisibles. Ce qui, de facto, empêchera à l’avenir d’autres sélectionneurs d’utiliser librement cette variété, même s’il ne s’agit là en aucun cas d’une « invention ».
Depuis des temps immémoriaux, la sélection végétale, la production de semences, ont toujours été assurées par les agriculteurs et les agricultrices, qui les ont améliorées, multipliées, échangées, et conservées… Jusqu’à ce que les entreprises agrochimiques commencent à investir dans une agriculture high-tech, en faisant breveter des végétaux - transgéniques ou non, puisque les brevets sont de plus en plus souvent délivrés sur des plantes cultivées de manière traditionnelle.
Le 3 février 2014 donc, des représentants d’une vaste coalition européenne - 34 organisations de 27 pays - ont officiellement déposé un recours demandant l’annulation de ce brevet par l’Office européen des brevets. Ils demandent également que les plantes et les animaux ne puissent plus être brevetés.
Ces dernières années, le mouvement contre les brevets portant sur des variétés végétales et des races animales s’est renforcé, pour lutter contre la privatisation du vivant et l'accaparement du patrimoine commun de l’humanité par les grandes entreprises agrochimiques et pharmaceutiques, qui déposent des brevets. Reste qu'au regard des enjeux, la mobilisation devrait être encore beaucoup plus intense, et dépasser le cadre des organisations d’agriculteurs, de sélectionneurs et d’ONG.
En mai 2012, le Parlement européen avait pourtant adopté une résolution demandant à l’Office européen des brevets de ne plus accorder de brevet sur des produits obtenus par sélection traditionnelle. Mais jusqu’à présent, cet Office, soumis à un intense lobbying, n’a pas encore mis en œuvre cette recommandation, ce dont Syngenta, Monsanto ou DuPont Pioneer, qui se partagent le marché mondial des semences, tirent largement profit.
C’est la première fois que le brevetage d’un légume suscite, en Europe, un tel tollé, une telle résistance. Avec, à la clé, une petite question toute simple : des entreprises privées peuvent-elles «inventer » et s’approprier des organismes vivants, des plantes, des animaux, en les faisant breveter ?
Le saviez-vous ? comme dirait Nicolas Hulot aux « Guignols de l’info » : en mai 2013, l’Office européen des brevets octroyait à Syngenta un brevet garantissant à la firme suisse les droits exclusifs sur un poivron issu du croisement entre un poivron commercialisé et une variété originaire de Jamaïque, connue pour sa capacité à résister à plusieurs insectes nuisibles. Ce qui, de facto, empêchera à l’avenir d’autres sélectionneurs d’utiliser librement cette variété, même s’il ne s’agit là en aucun cas d’une « invention ».
Depuis des temps immémoriaux, la sélection végétale, la production de semences, ont toujours été assurées par les agriculteurs et les agricultrices, qui les ont améliorées, multipliées, échangées, et conservées… Jusqu’à ce que les entreprises agrochimiques commencent à investir dans une agriculture high-tech, en faisant breveter des végétaux - transgéniques ou non, puisque les brevets sont de plus en plus souvent délivrés sur des plantes cultivées de manière traditionnelle.
Le 3 février 2014 donc, des représentants d’une vaste coalition européenne - 34 organisations de 27 pays - ont officiellement déposé un recours demandant l’annulation de ce brevet par l’Office européen des brevets. Ils demandent également que les plantes et les animaux ne puissent plus être brevetés.
Ces dernières années, le mouvement contre les brevets portant sur des variétés végétales et des races animales s’est renforcé, pour lutter contre la privatisation du vivant et l'accaparement du patrimoine commun de l’humanité par les grandes entreprises agrochimiques et pharmaceutiques, qui déposent des brevets. Reste qu'au regard des enjeux, la mobilisation devrait être encore beaucoup plus intense, et dépasser le cadre des organisations d’agriculteurs, de sélectionneurs et d’ONG.
En mai 2012, le Parlement européen avait pourtant adopté une résolution demandant à l’Office européen des brevets de ne plus accorder de brevet sur des produits obtenus par sélection traditionnelle. Mais jusqu’à présent, cet Office, soumis à un intense lobbying, n’a pas encore mis en œuvre cette recommandation, ce dont Syngenta, Monsanto ou DuPont Pioneer, qui se partagent le marché mondial des semences, tirent largement profit.
Une des tours de la Bibliothèque nationale de France a été évacué à titre après la découverte d'un problème dans la qualité de l'air, a annoncé ce mardi la BNF.
La Bibliothèque nationale de France a évacué à titre préventif une tour de bureaux du site François Mitterrand après avoir constaté des problèmes de qualité de l'air, a annoncé mardi la BNF qui avait déjà subi en janvier une inondation. Les salles de lecture et les espaces publics ne sont pas concernés par cet incident. Une vérification générale du système de diffusion d'air conditionné est en cours à titre préventif, précise la BNF dans un communiqué.
Après le signalement par des personnels de problèmes concernant la qualité de l'air dans leur espace de travail, une vérification sur les installations techniques a conclu "à la présence en quantité significative d'éléments de laine minérale dans les batteries à débit variable qui alimentent en air conditionné l'ensemble des étages de bureaux de la tour 1 du site François-Mitterrand", explique la BNF. "Ces éléments proviennent d'une dégradation anormale du système situé en aval du filtrage de l'air extérieur, destiné à atténuer la nuisance sonore émise par les centrales de traitement d'air" (appelé "silencieux à baffles parallèles"). "Un tel dispositif est prévu pour avoir la même durée de vie que le bâtiment et n'est pas censé nécessiter des opérations de maintenance préventive", précise la Bibliothèque, ouverte au public depuis 1996.
Les résultats des analyses attendus dans une dizaine de jours
Dès la découverte du phénomène, la BNF a procédé à un diagnostic des installations concernées. En complément, des prélèvements de poussière sont effectués à partir de ce mardi par un laboratoire extérieur agréé. Dans l'attente des résultats qui prendront une dizaine de jours, la direction de la Bibliothèque a décidé, en application du principe de précaution, d'évacuer tous les personnels travaillant dans les sept étages de la Tour 1.
Les étages de magasin de stockage des collections situés au-dessus de ces bureaux, alimentés par un dispositif différent, ne sont pas concernés par le phénomène. A la mi-janvier, une importante fuite d'eau dans trois magasins de stockage de la BNF avait endommagé près de 12.000 ouvrages, "sans entraîner de perte irrémédiable pour le patrimoine", avait assuré la direction. Etablissement public, la BNF, ainsi dénommée depuis 1994, est la plus importante bibliothèque de France et l'une des plus grandes au monde.
Source © AFP
La Bibliothèque nationale de France a évacué à titre préventif une tour de bureaux du site François Mitterrand après avoir constaté des problèmes de qualité de l'air, a annoncé mardi la BNF qui avait déjà subi en janvier une inondation. Les salles de lecture et les espaces publics ne sont pas concernés par cet incident. Une vérification générale du système de diffusion d'air conditionné est en cours à titre préventif, précise la BNF dans un communiqué.
Après le signalement par des personnels de problèmes concernant la qualité de l'air dans leur espace de travail, une vérification sur les installations techniques a conclu "à la présence en quantité significative d'éléments de laine minérale dans les batteries à débit variable qui alimentent en air conditionné l'ensemble des étages de bureaux de la tour 1 du site François-Mitterrand", explique la BNF. "Ces éléments proviennent d'une dégradation anormale du système situé en aval du filtrage de l'air extérieur, destiné à atténuer la nuisance sonore émise par les centrales de traitement d'air" (appelé "silencieux à baffles parallèles"). "Un tel dispositif est prévu pour avoir la même durée de vie que le bâtiment et n'est pas censé nécessiter des opérations de maintenance préventive", précise la Bibliothèque, ouverte au public depuis 1996.
Les résultats des analyses attendus dans une dizaine de jours
Dès la découverte du phénomène, la BNF a procédé à un diagnostic des installations concernées. En complément, des prélèvements de poussière sont effectués à partir de ce mardi par un laboratoire extérieur agréé. Dans l'attente des résultats qui prendront une dizaine de jours, la direction de la Bibliothèque a décidé, en application du principe de précaution, d'évacuer tous les personnels travaillant dans les sept étages de la Tour 1.
Les étages de magasin de stockage des collections situés au-dessus de ces bureaux, alimentés par un dispositif différent, ne sont pas concernés par le phénomène. A la mi-janvier, une importante fuite d'eau dans trois magasins de stockage de la BNF avait endommagé près de 12.000 ouvrages, "sans entraîner de perte irrémédiable pour le patrimoine", avait assuré la direction. Etablissement public, la BNF, ainsi dénommée depuis 1994, est la plus importante bibliothèque de France et l'une des plus grandes au monde.
Source © AFP
L'exploitation à ciel ouvert des sables bitumineux d'Athabasca dans la province de l'Alberta, à l'ouest du Canada, serait deux à trois fois plus polluante et risquée pour l'environnement et la santé humaine qu'estimé initialement, selon une étude canadienne publiée lundi aux États-Unis.
Cette recherche montre que les émissions d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) calculées initialement pour autoriser l'exploitation des sables bitumineux de la région d'Athabasca sont probablement trop faibles, notent les auteurs de ces travaux parus dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
«Nous avons notamment découvert que les estimations officielles des émissions d'un groupe particulier de ces substances toxiques (HAP) utilisées dans les études d'impact environnemental sont trop basses, ce qui fait que la possibilité d'un risque pour la santé humaine et l'environnent a été sous-estimée», précise Frank Wania, professeur de sciences environnementales à l'Université de Toronto (Canada), qui a conduit cette étude.
Pour parvenir à ces conclusions ces chercheurs ont analysé les données sur les émissions de HAP rejetées directement dans l'atmosphère par l'extraction du bitume et également celles provenant de l'évaporation des bassins de décantation, qui «pourraient être une source beaucoup plus importante de ces contaminants dans l'air qu'estimé», explique-t-il.
Les auteurs de l'étude ont également comparé les estimations officielles d'hydrocarbures et leur densité dans la région d'Athabasca à celles de 200 pays dans le monde. Ils ont constaté que ces estimations avaient été largement sous-estimées: elles étaient quasiment les plus faibles, même inférieures à celles du Groenland où il n'y a pas d'exploitation d'hydrocarbure.
«Ceci est un autre indicateur que les estimations officielles d'émissions de HAP de l'Alberta sont inexactes et incomplètes», souligne le professeur Wania.
Source majeure d'inquiétude
Mais celui-ci note aussi une évolution encourageante depuis ces toutes dernières années puisque l'agence environnementale fédérale canadienne, en collaboration avec le gouvernement de la province d'Alberta, a accru ses activités de surveillance de l'impact de l'exploitation des schistes bitumineux dans cette région.
En 2010, un rapport d'experts de l'académie canadienne des arts, des lettres et des sciences, la Société Royale du Canada, concluait à «des impacts minimaux du développement des sables bitumineux sur la qualité de l'air de la région à l'exception des problèmes posés par les émissions toxiques d'oxyde d'azote les deux dernières années».
«Le contrôle de ces émissions et le risque d'acidification régionale demeurent des préoccupations valables», ajoutaient ces experts.
Le potentiel de pollution de ces hydrocarbures est une source majeure d'inquiétude des groupes américains de protection de l'environnement opposés au projet d'oléoduc Keystone XL, entre l'ouest du Canada et les raffineries du Golfe du Mexique aux États-Unis.
Le Département d'État américain a publié vendredi un rapport d'étape qui conclut à l'absence d'impact significatif sur la plupart des ressources le long du tracé proposé du projet. Le président Barack Obama devra trancher.
Les schistes bitumineux de l'Alberta représentent la troisième plus grande réserve prouvée de pétrole brut dans le monde. Elle devrait contribuer pour 2280 milliards de dollars canadiens au Produit intérieur brut du pays de 2010 à 2035.
Actuellement, la plus grande partie du bitume est extraite à ciel ouvert, ce qui nécessite d'enlever la végétation et entraîne une perte d'habitat, de couloir de migration pour les oiseaux et de zones de reproduction pour la faune sauvage.
Le plus grand gisement exploitable de bitume s'étend sur 4800 kilomètres carré. Il s'agit de celui d'Athabasca et des environs de la région de Fort McMurray, dans le nord-est de la province.
Le processus d'extraction du bitume en surface et jusqu'à cent mètres de profondeur consiste à le séparer des autres éléments formant ces sables bitumineux avec de l'eau chaude à haute pression.
L'eau chargée des résidus de l'extraction est acheminée dans des bassins de décantation. Elle contient de petites quantités de résidus de bitume, du sable, de l'argile, des métaux dissouts et des composants organiques, notamment les HAP dont seize sont classés comme d'importants polluants par l'Agence américaine de protection de l'Environnement (EPA).
Source © la presse.ca
Cette recherche montre que les émissions d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) calculées initialement pour autoriser l'exploitation des sables bitumineux de la région d'Athabasca sont probablement trop faibles, notent les auteurs de ces travaux parus dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
«Nous avons notamment découvert que les estimations officielles des émissions d'un groupe particulier de ces substances toxiques (HAP) utilisées dans les études d'impact environnemental sont trop basses, ce qui fait que la possibilité d'un risque pour la santé humaine et l'environnent a été sous-estimée», précise Frank Wania, professeur de sciences environnementales à l'Université de Toronto (Canada), qui a conduit cette étude.
Pour parvenir à ces conclusions ces chercheurs ont analysé les données sur les émissions de HAP rejetées directement dans l'atmosphère par l'extraction du bitume et également celles provenant de l'évaporation des bassins de décantation, qui «pourraient être une source beaucoup plus importante de ces contaminants dans l'air qu'estimé», explique-t-il.
Les auteurs de l'étude ont également comparé les estimations officielles d'hydrocarbures et leur densité dans la région d'Athabasca à celles de 200 pays dans le monde. Ils ont constaté que ces estimations avaient été largement sous-estimées: elles étaient quasiment les plus faibles, même inférieures à celles du Groenland où il n'y a pas d'exploitation d'hydrocarbure.
«Ceci est un autre indicateur que les estimations officielles d'émissions de HAP de l'Alberta sont inexactes et incomplètes», souligne le professeur Wania.
Source majeure d'inquiétude
Mais celui-ci note aussi une évolution encourageante depuis ces toutes dernières années puisque l'agence environnementale fédérale canadienne, en collaboration avec le gouvernement de la province d'Alberta, a accru ses activités de surveillance de l'impact de l'exploitation des schistes bitumineux dans cette région.
En 2010, un rapport d'experts de l'académie canadienne des arts, des lettres et des sciences, la Société Royale du Canada, concluait à «des impacts minimaux du développement des sables bitumineux sur la qualité de l'air de la région à l'exception des problèmes posés par les émissions toxiques d'oxyde d'azote les deux dernières années».
«Le contrôle de ces émissions et le risque d'acidification régionale demeurent des préoccupations valables», ajoutaient ces experts.
Le potentiel de pollution de ces hydrocarbures est une source majeure d'inquiétude des groupes américains de protection de l'environnement opposés au projet d'oléoduc Keystone XL, entre l'ouest du Canada et les raffineries du Golfe du Mexique aux États-Unis.
Le Département d'État américain a publié vendredi un rapport d'étape qui conclut à l'absence d'impact significatif sur la plupart des ressources le long du tracé proposé du projet. Le président Barack Obama devra trancher.
Les schistes bitumineux de l'Alberta représentent la troisième plus grande réserve prouvée de pétrole brut dans le monde. Elle devrait contribuer pour 2280 milliards de dollars canadiens au Produit intérieur brut du pays de 2010 à 2035.
Actuellement, la plus grande partie du bitume est extraite à ciel ouvert, ce qui nécessite d'enlever la végétation et entraîne une perte d'habitat, de couloir de migration pour les oiseaux et de zones de reproduction pour la faune sauvage.
Le plus grand gisement exploitable de bitume s'étend sur 4800 kilomètres carré. Il s'agit de celui d'Athabasca et des environs de la région de Fort McMurray, dans le nord-est de la province.
Le processus d'extraction du bitume en surface et jusqu'à cent mètres de profondeur consiste à le séparer des autres éléments formant ces sables bitumineux avec de l'eau chaude à haute pression.
L'eau chargée des résidus de l'extraction est acheminée dans des bassins de décantation. Elle contient de petites quantités de résidus de bitume, du sable, de l'argile, des métaux dissouts et des composants organiques, notamment les HAP dont seize sont classés comme d'importants polluants par l'Agence américaine de protection de l'Environnement (EPA).
Source © la presse.ca
Météo France: avis de coup de vent sur trois départements bretons
Les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Morbihan ont été placés ce mardi matin en vigilance orange par Météo France.
Dans son bulletin de 06 h 00, Météo France annonce que cet événement débutera mardi à 16 h 00 et se terminera mercredi à 03 h 00.
Actuellement, précise l’agence de prévision dans son communiqué, « une nouvelle dépression très creuse circule sur l’Atlantique en direction de l’Irlande et génère des vents tempétueux ».
Si le vent, de secteur sud, est « faible ou modéré » mardi matin, il va « se renforcer progressivement et les rafales maximales atteindront en fin de journée et soirée, 90 à 110 km/h dans l’intérieur des terres, et jusqu’à 120 à 130 km/h sur les côtes, voire 140 km/h sur les endroits les plus exposés », précise le bulletin météo.
Météo France prévoit aussi « de nouvelles précipitations, modérées, mais dont l’écoulement vers la mer pourra être contrarié par ce vent fort, ainsi que par une houle de sud-ouest qui s’amplifiera la nuit prochaine sur le littoral atlantique ».
Source © Ouest France
Les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Morbihan ont été placés ce mardi matin en vigilance orange par Météo France.
Dans son bulletin de 06 h 00, Météo France annonce que cet événement débutera mardi à 16 h 00 et se terminera mercredi à 03 h 00.
Actuellement, précise l’agence de prévision dans son communiqué, « une nouvelle dépression très creuse circule sur l’Atlantique en direction de l’Irlande et génère des vents tempétueux ».
Si le vent, de secteur sud, est « faible ou modéré » mardi matin, il va « se renforcer progressivement et les rafales maximales atteindront en fin de journée et soirée, 90 à 110 km/h dans l’intérieur des terres, et jusqu’à 120 à 130 km/h sur les côtes, voire 140 km/h sur les endroits les plus exposés », précise le bulletin météo.
Météo France prévoit aussi « de nouvelles précipitations, modérées, mais dont l’écoulement vers la mer pourra être contrarié par ce vent fort, ainsi que par une houle de sud-ouest qui s’amplifiera la nuit prochaine sur le littoral atlantique ».
Source © Ouest France
Les énormes vagues qui ont frappé dimanche le littoral du nord de l'Espagne ont causé de nombreux dégâts matériels dont la destruction de "la plus grand exposition de calamars géants" du monde, ont annoncé ses responsables.
"La tempête a complètement détruit le rez-de-chaussée et le premier étage", a expliqué à l'AFP Luis Laria, directeur du Centre du Calamar Géant situé dans le port de Luarca, dans les Asturies.
"Quatre exemplaires parmi les plus emblématiques ont disparu" sur les 14 que comptaient le centre, soit "la plus grande exposition existant dans le monde" dédiée au calamar géant, a-t-il ajouté.
L'un des spécimens perdus mesurait près de 14 mètres de long.
Derrière lui résonnait le bruit des travaux de "déblaiements pour tenter de sortir les calamars géants qui sont sous tous les décombres de ce désastre", expliquait-il par téléphone.
"Nous pourrions récupérer l'exposition permanente mais les dégâts aussi bien sur l'infrastructure que sur le musée son considérables", ajoutait-il, estimant les dégâts à quelque deux millions d'euros.
Le centre est dédié exclusivement à l'étude de l'Architeuthis dux, "le calamar que décrivait Jules Verne dans +20.000 lieues sous les mers+", a précisé Luis Laria.
"Nous parlons de dégâts non seulement économiques mais aussi émotionnels car il s'agit de 20 ans de travail", témoignait-il.
Des vagues géantes de plus de 10 mètres de haut se sont abattues dimanche sur le littoral du nord de l'Espagne, causant de nombreux dégâts.
Les services de secours recherchaient toujours lundi le corps d'un adolescent emporté la veille par une vague en Galice.
Au Pays Basque, des torrents d'eau de mer ont envahi les rues de la ville touristique de Saint-Sébastien.
Source: © AFP
"La tempête a complètement détruit le rez-de-chaussée et le premier étage", a expliqué à l'AFP Luis Laria, directeur du Centre du Calamar Géant situé dans le port de Luarca, dans les Asturies.
"Quatre exemplaires parmi les plus emblématiques ont disparu" sur les 14 que comptaient le centre, soit "la plus grande exposition existant dans le monde" dédiée au calamar géant, a-t-il ajouté.
L'un des spécimens perdus mesurait près de 14 mètres de long.
Derrière lui résonnait le bruit des travaux de "déblaiements pour tenter de sortir les calamars géants qui sont sous tous les décombres de ce désastre", expliquait-il par téléphone.
"Nous pourrions récupérer l'exposition permanente mais les dégâts aussi bien sur l'infrastructure que sur le musée son considérables", ajoutait-il, estimant les dégâts à quelque deux millions d'euros.
Le centre est dédié exclusivement à l'étude de l'Architeuthis dux, "le calamar que décrivait Jules Verne dans +20.000 lieues sous les mers+", a précisé Luis Laria.
"Nous parlons de dégâts non seulement économiques mais aussi émotionnels car il s'agit de 20 ans de travail", témoignait-il.
Des vagues géantes de plus de 10 mètres de haut se sont abattues dimanche sur le littoral du nord de l'Espagne, causant de nombreux dégâts.
Les services de secours recherchaient toujours lundi le corps d'un adolescent emporté la veille par une vague en Galice.
Au Pays Basque, des torrents d'eau de mer ont envahi les rues de la ville touristique de Saint-Sébastien.
Source: © AFP
La mañana - Arrasado el Museo del Calamar en Luarca
Leurs bras se nouent avant de partir chacun dans une direction différente. Des millions d'étoiles de mer meurent d'une mystérieuse maladie sur la côte ouest de l'Amérique du Nord, de l'Alaska au sud de la Californie, rapporte Gawker (en anglais), lundi 3 février. D'autres cas ont été observés sur la côte est. (voir cet ancien article de Nature Alerte de Juin 2013 avec une vidéo: http://naturealerte.blogspot.fr/2013/09/12092013canada-les-eaux-au-large-de-la.html )
Que sait-on de cette maladie ?
Les animaux touchés portent des lésions blanches qui s'étendent rapidement, puis se ramollissent avant que leurs bras ne se nouent et s'arrachent, causant la désintégration de leur corps et leur mort en quelques jours, parfois même en seulement vingt-quatre heures.
L'hécatombe aurait commencé en juin 2013 et frappe différentes variétés d'étoiles de mer vivant sur le littoral et en captivité, précise Jonathan Sleeman, directeur du Centre de recherche de la faune sauvage de l'Institut américain de géophysique (USGS), dans une note publiée sur le site internet (en anglais) de l'organisme.
Les scientifiques qui surveillent les écosystèmes de cette zone n'ont identifié aucune cause de cette mortalité massive. "Nous pensons qu'un élément pathogène comme un parasite, un virus, ou une bactérie pourrait infecter ces étoiles de mer et compromettre leur système immunitaire, ce qui les rendrait vulnérables à des infections bactériennes secondaires responsables des dommages physiques observés", explique à l'AFP Pete Raimondi, professeur de biologie à l'université de Californie, à Santa Cruz
Quelles étoiles de mer sont touchées ?
Parmi les quelque 1 500 espèces recensées, les deux plus touchées sont la Pisaster ochraceus, une étoile de mer de couleur pourpre, et la Pycnopodia helianthoides, aussi appelée Soleil de mer. De couleurs variables, cette dernière est considérée comme la plus grande des étoiles de mer, son diamètre pouvant dépasser un mètre. Mais une dizaine d'autres espèces sont concernées, précise The Columbian (en anglais).
Des populations entières de ces étoiles de mer ont été décimées dans le détroit de Puget, dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), et la mer des Salish en Colombie-Britannique (Canada) ainsi que le long de la côte californienne, indique le document de l'USGS. Le taux de mortalité est estimé à 95%.
A-t-on déjà observé une telle hécatombe ?
Ce phénomène a déjà été observé dans le passé, mais il était lié à un réchauffement des eaux côtières, ce qui n'a pas été le cas en 2013. Dans ces précédents accès de mortalité nettement moins étendus géographiquement, les scientifiques avaient soupçonné un agent pathogène qui se serait développé à la faveur du réchauffement de l'eau, mais sans jamais le confirmer.
En 1983, une vague de mortalité sur la côte sud de la Californie avait presque entièrement éliminé l'étoile de mer Pisaster ochraceus du littoral. Une hécatombe plus limitée s'était produite en 1997, attribuée surtout au réchauffement de l'océan résultant du grand courant du Pacifique Sud El Niño. Une mortalité de masse nettement plus réduite de certaines espèces d'étoiles de mer s'est également produite au printemps 2013 sur la côte est des Etats-Unis.
Quelles conséquences sur l'écosystème ?
L'étoile de mer Pisaster ochraceus est "un prédateur clé dans son écosystème côtier", dit le professeur Pete Raimondi. Cet animal se nourrit de crustacés comme les moules, les berniques et les escargots de mer. Si l'étoile de mer venait à disparaître, les populations de ces mollusques augmenteraient considérablement, ce qui pourrait profondément modifier l'écosystème rocheux situé entre le maximum et le minimum des marées, jugent les scientifiques.
Les larves d'étoiles de mer sont aussi un composant important du plancton, la base de la chaîne alimentaire des océans. Les étoiles de mer ont assez peu de prédateurs, qui peuvent être d'autres étoiles de mer, des mouettes et parfois des loutres de mer.
Que sait-on de cette maladie ?
Les animaux touchés portent des lésions blanches qui s'étendent rapidement, puis se ramollissent avant que leurs bras ne se nouent et s'arrachent, causant la désintégration de leur corps et leur mort en quelques jours, parfois même en seulement vingt-quatre heures.
L'hécatombe aurait commencé en juin 2013 et frappe différentes variétés d'étoiles de mer vivant sur le littoral et en captivité, précise Jonathan Sleeman, directeur du Centre de recherche de la faune sauvage de l'Institut américain de géophysique (USGS), dans une note publiée sur le site internet (en anglais) de l'organisme.
Les scientifiques qui surveillent les écosystèmes de cette zone n'ont identifié aucune cause de cette mortalité massive. "Nous pensons qu'un élément pathogène comme un parasite, un virus, ou une bactérie pourrait infecter ces étoiles de mer et compromettre leur système immunitaire, ce qui les rendrait vulnérables à des infections bactériennes secondaires responsables des dommages physiques observés", explique à l'AFP Pete Raimondi, professeur de biologie à l'université de Californie, à Santa Cruz
Quelles étoiles de mer sont touchées ?
Parmi les quelque 1 500 espèces recensées, les deux plus touchées sont la Pisaster ochraceus, une étoile de mer de couleur pourpre, et la Pycnopodia helianthoides, aussi appelée Soleil de mer. De couleurs variables, cette dernière est considérée comme la plus grande des étoiles de mer, son diamètre pouvant dépasser un mètre. Mais une dizaine d'autres espèces sont concernées, précise The Columbian (en anglais).
Des populations entières de ces étoiles de mer ont été décimées dans le détroit de Puget, dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), et la mer des Salish en Colombie-Britannique (Canada) ainsi que le long de la côte californienne, indique le document de l'USGS. Le taux de mortalité est estimé à 95%.
A-t-on déjà observé une telle hécatombe ?
Ce phénomène a déjà été observé dans le passé, mais il était lié à un réchauffement des eaux côtières, ce qui n'a pas été le cas en 2013. Dans ces précédents accès de mortalité nettement moins étendus géographiquement, les scientifiques avaient soupçonné un agent pathogène qui se serait développé à la faveur du réchauffement de l'eau, mais sans jamais le confirmer.
En 1983, une vague de mortalité sur la côte sud de la Californie avait presque entièrement éliminé l'étoile de mer Pisaster ochraceus du littoral. Une hécatombe plus limitée s'était produite en 1997, attribuée surtout au réchauffement de l'océan résultant du grand courant du Pacifique Sud El Niño. Une mortalité de masse nettement plus réduite de certaines espèces d'étoiles de mer s'est également produite au printemps 2013 sur la côte est des Etats-Unis.
Quelles conséquences sur l'écosystème ?
L'étoile de mer Pisaster ochraceus est "un prédateur clé dans son écosystème côtier", dit le professeur Pete Raimondi. Cet animal se nourrit de crustacés comme les moules, les berniques et les escargots de mer. Si l'étoile de mer venait à disparaître, les populations de ces mollusques augmenteraient considérablement, ce qui pourrait profondément modifier l'écosystème rocheux situé entre le maximum et le minimum des marées, jugent les scientifiques.
Les larves d'étoiles de mer sont aussi un composant important du plancton, la base de la chaîne alimentaire des océans. Les étoiles de mer ont assez peu de prédateurs, qui peuvent être d'autres étoiles de mer, des mouettes et parfois des loutres de mer.
Plus de 400 dauphins morts ont été retrouvés le mois dernier sur les plages du nord du Pérou , c'est deux fois plus qu'en 2012 , ont indiqué les autorités.
Sur la totalité environ 220 dauphins ont été retrouvés rien que dans la dernière semaine de Janvier.
Les autorités n'ont jamais établi la cause de ces hecatombes .
© Nature Alerte
Sur la totalité environ 220 dauphins ont été retrouvés rien que dans la dernière semaine de Janvier.
Les autorités n'ont jamais établi la cause de ces hecatombes .
© Nature Alerte
04/02/2014...USA: Les dauphins sont très malades après la catastrophe de BP dans le golfe du Mexique
Poumons en mauvais état, anomalies hormonales, dentition anormale, plus de trois ans après la pollution massive provoquée par l’accident survenu sur la plateforme pétrolière de British Petroleum dans le golfe du Mexique, les premières études démontrent l’impact de cette catastrophe écologique sur les dauphins.
« Je n’ai jamais vu une telle prévalence d’animaux très malades et avec des problèmes si inhabituels, tels que des anomalies au niveau des hormones surrénales », s’étonne encore Lori Schwake, une scientifique de l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA). La principale auteure de cette recherche résume ainsi son trouble après avoir étudié 32 grands dauphins (Tursiops truncatus) vivant au large de la Louisiane, une région fortement contaminée par l’explosion en 2010 de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon exploitée par British Petroleum dans le golfe du Mexique.
Etat de santé très dégradé
Les travaux menés sur les dauphins étaient destinés à évaluer les dommages sur les ressources naturelles pour déterminer si la marée noire qui a suivi l’explosion de la plateforme pouvait en être responsable. Pour y parvenir, des biologistes marins ont donc capturé et examiné avant de les relâcher là où ils vivent, dans la baie de Barataria en Louisiane, 32 grands dauphins. L’opération a eu lieu en août 2011, seize mois après la marée noire, la plus grande de l’histoire des Etats-Unis. La santé de ces mammifères a été comparée à celle de 27 autres grands dauphins vivant aussi dans le golfe du Mexique, mais dans une zone épargnée par la marée noire (baie de Sarasota, Floride).
Les scientifiques ont ainsi pu relever chez les dauphins de la zone polluée par le pétrole, des cas de pneumonie, de dysfonctionnements hépatiques et le cas d’une femelle portant un fœtus mort. Par ailleurs, trois des dauphins de la baie de Barataria n’avaient presque plus de dents et trois autres n’en avaient plus qu’une sur deux. Toujours dans le même groupe, les animaux présentaient des taux très bas d’hormones des glandes surrénales qui sont essentielles pour répondre au stress.
De plus, 25 % d’entre eux étaient en sous-poids, certains souffraient d’une pneumonie détectée par ultrasons, d’anémie et d’un faible taux de sucre sanguin. L’état de santé de ces dauphins était tellement dégradé que les vétérinaires ont estimé qu’ils ne vivraient pas longtemps après avoir été relâchés. Un sentiment partagé par Lori Schwake de la NOAA qui affirmait « n’avoir jamais vu une proportion aussi élevée de dauphins sauvages aussi sérieusement malades ».
Pétrole contre pesticides
Cette étude a été financée par le pétrolier BP qui en a rejeté les conclusions dès sa parution en décembre dans la revue Environmental Science and Techonology. Le pétrolier qui a rejeté quelque 4,9 milliards de barils de brut lors de l’accident de sa plateforme nie toute relation de cause à effet entre la marée noire et les anomalies repérées sur les dauphins par les scientifiques. Il en veut d’ailleurs pour preuve le millier de cétacés qui s’est échoué sur les côtes du golfe du Mexique depuis février 2010, soit trois mois avant l’explosion de la plateforme. Même si la plupart se sont échoués après la marée noire, ces morts inhabituelles sont restées inexpliquées.
Les chercheurs admettent que leur travail ne prouve pas la responsabilité de la marée noire pour la bonne raison qu’aucune recherche n’avait été faite dans cette zone avant la catastrophe d’avril 2010. Cela dit, l’équipe de Lori Schwake, en comparant des analyses des graisses, montre que les dauphins de Louisiane ont des taux moins importants de pesticides et de substances chimiques ignifuges que ceux vivant au large de la Floride, ce qui suggère que ce ne sont pas ces polluants qui sont la cause des maladies constatées. « Ce que nous voyons dans les dauphins de Louisiane correspond bien à une exposition au pétrole », soutient Lori Schwake.
A propos de la mort mystérieuse d’un millier de cétacés entre février 2010 et janvier 2014, « nous n’avons pas encore trouvé un facteur responsable de cette mortalité de masse, mais nous ne pouvons pas à ce stade écarter le rôle de la marée noire de BP », explique un des scientifiques de NOAA.
« Je n’ai jamais vu une telle prévalence d’animaux très malades et avec des problèmes si inhabituels, tels que des anomalies au niveau des hormones surrénales », s’étonne encore Lori Schwake, une scientifique de l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA). La principale auteure de cette recherche résume ainsi son trouble après avoir étudié 32 grands dauphins (Tursiops truncatus) vivant au large de la Louisiane, une région fortement contaminée par l’explosion en 2010 de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon exploitée par British Petroleum dans le golfe du Mexique.
Etat de santé très dégradé
Les travaux menés sur les dauphins étaient destinés à évaluer les dommages sur les ressources naturelles pour déterminer si la marée noire qui a suivi l’explosion de la plateforme pouvait en être responsable. Pour y parvenir, des biologistes marins ont donc capturé et examiné avant de les relâcher là où ils vivent, dans la baie de Barataria en Louisiane, 32 grands dauphins. L’opération a eu lieu en août 2011, seize mois après la marée noire, la plus grande de l’histoire des Etats-Unis. La santé de ces mammifères a été comparée à celle de 27 autres grands dauphins vivant aussi dans le golfe du Mexique, mais dans une zone épargnée par la marée noire (baie de Sarasota, Floride).
Les scientifiques ont ainsi pu relever chez les dauphins de la zone polluée par le pétrole, des cas de pneumonie, de dysfonctionnements hépatiques et le cas d’une femelle portant un fœtus mort. Par ailleurs, trois des dauphins de la baie de Barataria n’avaient presque plus de dents et trois autres n’en avaient plus qu’une sur deux. Toujours dans le même groupe, les animaux présentaient des taux très bas d’hormones des glandes surrénales qui sont essentielles pour répondre au stress.
De plus, 25 % d’entre eux étaient en sous-poids, certains souffraient d’une pneumonie détectée par ultrasons, d’anémie et d’un faible taux de sucre sanguin. L’état de santé de ces dauphins était tellement dégradé que les vétérinaires ont estimé qu’ils ne vivraient pas longtemps après avoir été relâchés. Un sentiment partagé par Lori Schwake de la NOAA qui affirmait « n’avoir jamais vu une proportion aussi élevée de dauphins sauvages aussi sérieusement malades ».
Pétrole contre pesticides
Cette étude a été financée par le pétrolier BP qui en a rejeté les conclusions dès sa parution en décembre dans la revue Environmental Science and Techonology. Le pétrolier qui a rejeté quelque 4,9 milliards de barils de brut lors de l’accident de sa plateforme nie toute relation de cause à effet entre la marée noire et les anomalies repérées sur les dauphins par les scientifiques. Il en veut d’ailleurs pour preuve le millier de cétacés qui s’est échoué sur les côtes du golfe du Mexique depuis février 2010, soit trois mois avant l’explosion de la plateforme. Même si la plupart se sont échoués après la marée noire, ces morts inhabituelles sont restées inexpliquées.
Les chercheurs admettent que leur travail ne prouve pas la responsabilité de la marée noire pour la bonne raison qu’aucune recherche n’avait été faite dans cette zone avant la catastrophe d’avril 2010. Cela dit, l’équipe de Lori Schwake, en comparant des analyses des graisses, montre que les dauphins de Louisiane ont des taux moins importants de pesticides et de substances chimiques ignifuges que ceux vivant au large de la Floride, ce qui suggère que ce ne sont pas ces polluants qui sont la cause des maladies constatées. « Ce que nous voyons dans les dauphins de Louisiane correspond bien à une exposition au pétrole », soutient Lori Schwake.
A propos de la mort mystérieuse d’un millier de cétacés entre février 2010 et janvier 2014, « nous n’avons pas encore trouvé un facteur responsable de cette mortalité de masse, mais nous ne pouvons pas à ce stade écarter le rôle de la marée noire de BP », explique un des scientifiques de NOAA.
Il y a de moins en moins de glace dans les lacs de l'Arctique - du moins de l'Alaska. C'est l'information tirée de l'analyse minutieuse de 20 ans d'observation par les satellites radar de l'Agence spatiale européenne ER1-1 et ERS-2.
Comment mesurer l'épaisseur de la glace d'un lac depuis l'orbite terrestre ? Pas de magie, juste de la science du radar. Lorsque les satellites envoient leur impulsion radar sur la surface d'un lac gelé, le signal obtenu en retour est différent en fonction de la présence ou non de glace à la surface mais aussi de l'épaisseur de la glace. Lorsque l'onde radar rencontre l'interface du bas de la couche de glace avec l'eau, son réflexion change. Surtout, lorsque la glace du lac touche le fond de ce dernier, la réflexion change radicalement. A l'analyse, il est donc possible de distinguer les périodes où toute la colonne d'eau du lac est gelée et les périodes où il dégèle par le fond.
Selon les auteurs de l'article relatant cette étude , c'est surtout à la fin de l'hiver que la diminution de l'épaisseur de glace se fait sentir.
L'article porte sur une période plus large - 1950/2011 et tente de déterminer par modélisation les conséquences de l'évolution des températures de l'air, mesurées localement, sur la cryosphère. L'observation par satellites a permis de comparer ces modèles aux mesures de terrain afin de vérifier leur capacité à simuler le fonctionnement de la cryosphère. L'autre résultat majeur de l'étude est l'augmentation de 24 jours de la période de l'année où les lacs sont libres de glace durant l'été entre 1950 et 2011.
Les satellites radar ERS-1 et ERS-2 ont eu une brillante carrière, évoquée dans cette note lorsque ERS-2 a mis fin à la sienne. Le satellite Envisat de l'ESA avait lui aussi, parmi d'autres instrument, un tel radar (dit à synthèse d'ouverture), mais il a subitement cessé de fonctionner en mai 2012. Le prochain satellite de l'ESA qui emportera un radar de ce type est le Sentinel-1, dont le lancement est prévu fin mars prochain.
Comment mesurer l'épaisseur de la glace d'un lac depuis l'orbite terrestre ? Pas de magie, juste de la science du radar. Lorsque les satellites envoient leur impulsion radar sur la surface d'un lac gelé, le signal obtenu en retour est différent en fonction de la présence ou non de glace à la surface mais aussi de l'épaisseur de la glace. Lorsque l'onde radar rencontre l'interface du bas de la couche de glace avec l'eau, son réflexion change. Surtout, lorsque la glace du lac touche le fond de ce dernier, la réflexion change radicalement. A l'analyse, il est donc possible de distinguer les périodes où toute la colonne d'eau du lac est gelée et les périodes où il dégèle par le fond.
Selon les auteurs de l'article relatant cette étude , c'est surtout à la fin de l'hiver que la diminution de l'épaisseur de glace se fait sentir.
L'article porte sur une période plus large - 1950/2011 et tente de déterminer par modélisation les conséquences de l'évolution des températures de l'air, mesurées localement, sur la cryosphère. L'observation par satellites a permis de comparer ces modèles aux mesures de terrain afin de vérifier leur capacité à simuler le fonctionnement de la cryosphère. L'autre résultat majeur de l'étude est l'augmentation de 24 jours de la période de l'année où les lacs sont libres de glace durant l'été entre 1950 et 2011.
Les satellites radar ERS-1 et ERS-2 ont eu une brillante carrière, évoquée dans cette note lorsque ERS-2 a mis fin à la sienne. Le satellite Envisat de l'ESA avait lui aussi, parmi d'autres instrument, un tel radar (dit à synthèse d'ouverture), mais il a subitement cessé de fonctionner en mai 2012. Le prochain satellite de l'ESA qui emportera un radar de ce type est le Sentinel-1, dont le lancement est prévu fin mars prochain.
De fortes chutes de neige se sont abattues sur le Nord de l'Afghanistan, le Kyrgyzstan et le Tajikistan faisant 15 morts. Il s'agit des plus importnates chutes de neige depuis 30 ans dans certaines régions.
En Afghanistan, on déplore 10 morts. Le trafic de l'aéroport de Dushanbe a été fortement perturbé.
Au Tadjikistan voisin, les deux aéroports des principales villes du Sud du pays (Kulob et Qurghon-Teppa)ont été fermés. Dans ce pays il est tombé 80 cm de neige en moins de 24 h.
Au Kyryzstan, 5 personnes sont mortes dans des avalanches. L'aéroport de la ville de Jalla-Abad a été fermé
Source : AP
En Afghanistan, on déplore 10 morts. Le trafic de l'aéroport de Dushanbe a été fortement perturbé.
Au Tadjikistan voisin, les deux aéroports des principales villes du Sud du pays (Kulob et Qurghon-Teppa)ont été fermés. Dans ce pays il est tombé 80 cm de neige en moins de 24 h.
Au Kyryzstan, 5 personnes sont mortes dans des avalanches. L'aéroport de la ville de Jalla-Abad a été fermé
Source : AP
Une tempête de neige sans précédent depuis 50 ans a touché les provinces du nord de l'Iran en bordure de la mer Caspienne, provoquant des coupures d'électricité et des opérations de sauvetage, ont rapporté lundi les médias iraniens.
"Dans l'ouest de la province de Mazandaran, la tempête de neige est sans précédent depuis 50 ans et deux mètres de neige sont tombés depuis vendredi", a déclaré un responsable local, cité par l'agence Isna.
Près de 500.000 habitants n'ont plus d'électricité depuis samedi dans le nord du pays, selon les médias alors que les routes menant à la plupart des villages de la région sont impraticables à cause des chutes de neige.
Dans plusieurs provinces du nord du pays, les écoles sont fermées depuis trois jours.
Toujours selon les médias, près de 11.000 automobilistes ont été secourus par les équipes du Croissant rouge iranien dans 18 provinces du pays touchées par la tempête de neige et 3.800 personnes ont été hébergées d'urgence dans des centres. Des vivres et de l'eau potable ont été envoyés dans les régions sinistrés.
La neige a également atteint Téhéran, provoquant des embouteillages dans certains quartiers du nord de la ville où plusieurs écoles primaires étaient fermées lundi.
Source AFP
"Dans l'ouest de la province de Mazandaran, la tempête de neige est sans précédent depuis 50 ans et deux mètres de neige sont tombés depuis vendredi", a déclaré un responsable local, cité par l'agence Isna.
Près de 500.000 habitants n'ont plus d'électricité depuis samedi dans le nord du pays, selon les médias alors que les routes menant à la plupart des villages de la région sont impraticables à cause des chutes de neige.
Dans plusieurs provinces du nord du pays, les écoles sont fermées depuis trois jours.
Toujours selon les médias, près de 11.000 automobilistes ont été secourus par les équipes du Croissant rouge iranien dans 18 provinces du pays touchées par la tempête de neige et 3.800 personnes ont été hébergées d'urgence dans des centres. Des vivres et de l'eau potable ont été envoyés dans les régions sinistrés.
La neige a également atteint Téhéran, provoquant des embouteillages dans certains quartiers du nord de la ville où plusieurs écoles primaires étaient fermées lundi.
Source AFP
Le volcan Sinabung était en sommeil depuis 400 ans mais s'est réveillé en 2010 puis en septembre 2013. Relativement calme depuis la mi-janvier, il a soudainement redoublé d'activité samedi matin, crachat des nuées ardentes jusqu'à 2 km d'altitude.
Depuis septembre, 30.000 personnes ont été évacuées de la région. Mais certains habitants ont été autorisés à rentrer chez eux vendredi suite à l'accalmie enregistrée.
Les recherches de survivants ont été vaines dimanche au pied du volcan indonésien Sinabung, après une nuée ardente qui a englouti 15 personnes et laissé un paysage apocalyptique où le seul signe de vie était un téléphone portable sonnant dans le vide.
Équipés de tronçonneuses et de masques à oxygène, 170 secouristes environ ont repris les fouilles dimanche matin, sous les grondements du volcan tout proche et dans une couche de cendres d'une trentaine de centimètres qui a totalement recouvert le village de Sukameriah, à 2,7 km du cratère.
Dimanche après-midi, et après seulement deux expéditions dans le village, les recherches ont été interrompues en raison de la faible visibilité et de la répétition des secousses.
La région a été transformée en paysage apocalyptique, où des cadavres au visage enflé et à la langue pendante surgissaient de l'épais manteau grisâtre.
Le bilan a été porté dimanche à 15 morts, l'ensemble des victimes se trouvaient dans la zone rouge déclarée no man's land autour du volcan, situé sur l'île de Sumatra (nord-ouest). La plupart d'entre elles étaient des touristes locaux.
Source: © AFP
Depuis septembre, 30.000 personnes ont été évacuées de la région. Mais certains habitants ont été autorisés à rentrer chez eux vendredi suite à l'accalmie enregistrée.
Les recherches de survivants ont été vaines dimanche au pied du volcan indonésien Sinabung, après une nuée ardente qui a englouti 15 personnes et laissé un paysage apocalyptique où le seul signe de vie était un téléphone portable sonnant dans le vide.
Équipés de tronçonneuses et de masques à oxygène, 170 secouristes environ ont repris les fouilles dimanche matin, sous les grondements du volcan tout proche et dans une couche de cendres d'une trentaine de centimètres qui a totalement recouvert le village de Sukameriah, à 2,7 km du cratère.
Dimanche après-midi, et après seulement deux expéditions dans le village, les recherches ont été interrompues en raison de la faible visibilité et de la répétition des secousses.
La région a été transformée en paysage apocalyptique, où des cadavres au visage enflé et à la langue pendante surgissaient de l'épais manteau grisâtre.
Le bilan a été porté dimanche à 15 morts, l'ensemble des victimes se trouvaient dans la zone rouge déclarée no man's land autour du volcan, situé sur l'île de Sumatra (nord-ouest). La plupart d'entre elles étaient des touristes locaux.
Source: © AFP
Les autorités équatoriennes ont déclaré l'état d'alerte autour du volcan Tungurahua, situé dans le centre du pays, et décidé d'évacuer plusieurs centaines d'habitants de villages environnants.
Le Service national de gestion des risques (SNGR) a annoncé samedi avoir décrété dans certaines zones l'alerte orange, dernier niveau avant l'alerte rouge, le degré maximum, après de nouvelles éruptions du volcan qui culmine à 5.029 mètres d'altitude dans la cordillère des Andes, à 135 km au sud de Quito.
Les services d'urgence ont également annoncé sur les réseaux sociaux avoir évacué avec l'aide de la police "tous les habitants" des localités voisines de Chacauco et Bilbao.
Le SNGR a précisé que l'activité du volcan était "élevée" samedi soir, avec d'importantes émissions de cendres dans certaines localités et des projections incandescentes ayant provoqué la fermeture de plusieurs routes.
Toutefois, dans son dernier bilan, l'Institut de géophysique équatorien a signalé une "diminution progressive de l'activité". Les régions de Tungurahua et Chimborazo, proches du volcan, constituent des voies d'accès vers l'Amazonie.
En contrebas du volcan, la ville de Baños accueille en moyenne un million de touristes par an, dont 40% d'étrangers, selon les autorités. Le volcan Tungurahua (un nom qui signifie "gorge de feu" en langage indigène quechua) est en éruption depuis 1999, alternant les périodes d'accalmie et d'activité.
En 2006, six personnes sont mortes pendant une forte éruption. En 2010, une alerte rouge avait entraîné une évacuation massive d'habitants et de touristes.
Source : © AFP
Le Service national de gestion des risques (SNGR) a annoncé samedi avoir décrété dans certaines zones l'alerte orange, dernier niveau avant l'alerte rouge, le degré maximum, après de nouvelles éruptions du volcan qui culmine à 5.029 mètres d'altitude dans la cordillère des Andes, à 135 km au sud de Quito.
Les services d'urgence ont également annoncé sur les réseaux sociaux avoir évacué avec l'aide de la police "tous les habitants" des localités voisines de Chacauco et Bilbao.
Le SNGR a précisé que l'activité du volcan était "élevée" samedi soir, avec d'importantes émissions de cendres dans certaines localités et des projections incandescentes ayant provoqué la fermeture de plusieurs routes.
Toutefois, dans son dernier bilan, l'Institut de géophysique équatorien a signalé une "diminution progressive de l'activité". Les régions de Tungurahua et Chimborazo, proches du volcan, constituent des voies d'accès vers l'Amazonie.
En contrebas du volcan, la ville de Baños accueille en moyenne un million de touristes par an, dont 40% d'étrangers, selon les autorités. Le volcan Tungurahua (un nom qui signifie "gorge de feu" en langage indigène quechua) est en éruption depuis 1999, alternant les périodes d'accalmie et d'activité.
En 2006, six personnes sont mortes pendant une forte éruption. En 2010, une alerte rouge avait entraîné une évacuation massive d'habitants et de touristes.
Source : © AFP
L’air de Delhi serait encore plus dangereux pour la santé que celui de Pékin. Un article récent du New York Times le donne en tout cas à penser. Ce qui a déclenché ces derniers jours, alors que la capitale indienne plongée dans son hiver vit des épisodes de smog à trancher au couteau, une avalanche de textes dans les médias nationaux, grands lecteurs du NYT.
Beaucoup hésitent en vérité à y croire, comme Pékin est depuis longtemps considérée comme la mégapole où la pollution de l’air pose les problèmes les plus affolants au monde. Delhi plus nocive que Pékin? Impossible!
La comparaison indique pourtant que la présence dans l’air de Delhi de particules fines (dites PM2.5, dix fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu) a été dans les trois premières semaines de janvier deux fois supérieures, en moyenne, à celle enregistrée à Pékin. Pendant ces trois semaines, la concentration de PM2.5 aurait franchi presque tous les jours à Delhi la barre des 300 microgrammes par mètre cube, soit au moins 12 fois plus que la limite jugée acceptable par l’OMS.
L’accablant tableau est contesté par certains, notamment parce que les chiffres sur lesquels il s’appuie — ceux du Delhi Pollution Control Committee — manquent notoirement de fiabilité. Mais là n’est pas la question. Le portrait que trace le NYT n’en reste pas moins épouvantable, surlignant une aggravation de la pollution à Delhi depuis cinq ans dans un contexte où ni le gouvernement ni, du reste, la population en général ne semblent vraiment prendre la mesure du problème. On sait pourtant déjà que l’Inde, avec 620 000 morts par année, a l’insigne honneur d’être le pays où le taux de mortalité lié à des maladies respiratoires est le plus élevé au monde.
La grande responsable de cette pollution est l’automobile, mais rien n’est fait si ce n’est que pour en limiter l’impact. Quelque 800 000 véhicules circulaient dans les rues de la capitale dans les années 1970. Il y en a aujourd’hui 7,5 millions , et leur nombre augmente de 1400 par jour. La majorité roule au diesel, carburant moins cher à la pompe que l’essence puisqu’il bénéficie de politiques de subventions gouvernementales.
Dans le quotidien FirstPost, Anumita Roy Chowdhury, directrice du réputé Centre pour la science et l’environnement (CSE), basé à Delhi, souligne en outre que Pékin a le mérite d’en faire davantage que les autorités de la capitale indienne pour prémunir la population quand se produisent des épisodes de pollution extrême. Et s’en désole. «Il nous faudrait un changement complet de paradigme, dit-elle. Regardez-moi ce nombre de voitures au diesel, les ventes ne font qu’augmenter.»
Beaucoup hésitent en vérité à y croire, comme Pékin est depuis longtemps considérée comme la mégapole où la pollution de l’air pose les problèmes les plus affolants au monde. Delhi plus nocive que Pékin? Impossible!
La comparaison indique pourtant que la présence dans l’air de Delhi de particules fines (dites PM2.5, dix fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu) a été dans les trois premières semaines de janvier deux fois supérieures, en moyenne, à celle enregistrée à Pékin. Pendant ces trois semaines, la concentration de PM2.5 aurait franchi presque tous les jours à Delhi la barre des 300 microgrammes par mètre cube, soit au moins 12 fois plus que la limite jugée acceptable par l’OMS.
L’accablant tableau est contesté par certains, notamment parce que les chiffres sur lesquels il s’appuie — ceux du Delhi Pollution Control Committee — manquent notoirement de fiabilité. Mais là n’est pas la question. Le portrait que trace le NYT n’en reste pas moins épouvantable, surlignant une aggravation de la pollution à Delhi depuis cinq ans dans un contexte où ni le gouvernement ni, du reste, la population en général ne semblent vraiment prendre la mesure du problème. On sait pourtant déjà que l’Inde, avec 620 000 morts par année, a l’insigne honneur d’être le pays où le taux de mortalité lié à des maladies respiratoires est le plus élevé au monde.
La grande responsable de cette pollution est l’automobile, mais rien n’est fait si ce n’est que pour en limiter l’impact. Quelque 800 000 véhicules circulaient dans les rues de la capitale dans les années 1970. Il y en a aujourd’hui 7,5 millions , et leur nombre augmente de 1400 par jour. La majorité roule au diesel, carburant moins cher à la pompe que l’essence puisqu’il bénéficie de politiques de subventions gouvernementales.
Dans le quotidien FirstPost, Anumita Roy Chowdhury, directrice du réputé Centre pour la science et l’environnement (CSE), basé à Delhi, souligne en outre que Pékin a le mérite d’en faire davantage que les autorités de la capitale indienne pour prémunir la population quand se produisent des épisodes de pollution extrême. Et s’en désole. «Il nous faudrait un changement complet de paradigme, dit-elle. Regardez-moi ce nombre de voitures au diesel, les ventes ne font qu’augmenter.»
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