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vendredi 5 septembre 2014
Un mystérieux cratère a été découvert le mois dernier à Circleville, dans l'Utah. Prenant la forme d'un trou sous la surface de l'eau, son origine précise reste inconnue mais il pourrait être dû selon les scientifiques, à un phénomène de "sols rétractables".
De l'art martien à l'éruption volcanique en passant par l'explosion d'un gazoduc, toutes les théories y sont passées. Objectif : expliquer le mystérieux cratère sous-marin qui est soudainement apparu au beau milieu d'une étendue d'eau située dans le sud de l'Utah, aux États-Unis. Sur le moment, les scientifiques ont été très intrigués par le phénomène.
Désormais, des géologues estiment que l'explication est, en réalité, bien plus simple qu'elle n'y paraît. Selon eux, il serait apparu suite à un phénomène appelé "sols rétractables", où le remplissage fréquent du lac aurait causé un effondrement du sol, créant une petite éruption.
Cratère sous-marin
Le cratère a été découvert le mois dernier par Gary Dalton, à Circleville, après qu'il a aperçu un trou plutôt inhabituel dans le lac. "Le soleil était juste à droite. Donc, j'ai aperçu ce satané truc que personne n'avait jamais vu", se rappelle-t-il, repris par le DailyMail. M. Dalton a repéré le trou après qu'une grande partie de l'eau du lac a été drainée pour l'irrigation.
Juste sous la surface de l'eau, il a ainsi vu des cercles concentriques se former, avec un diamètre d'environ sept mètres. Le cercle extérieur est en fait une dépression remplie d'algues. Le cercle interne quant à lui, rappelle la forme des cratères volcaniques. "On dirait de l'art martien. Enfin, je ne sais pas", avançait alors Gary Dalton.
Les experts de l'Utah Geological Survey se sont empressés d'y jeter un coup d'œil et sont, eux-mêmes, restés ébahis. Sans pour autant prôner la piste alien... "Oui, bien sûr, nous avons plusieurs théories. Mais la plupart ont, pour l'instant été réduites en fumée", explique le géologue Bill Lund.
Plusieurs scientifiques penchaient plutôt pour une source d'eau naturelle, déversant son trop-plein acquis avec les pluies récentes depuis le sous-sol du lac. Toutefois, cette théorie a rapidement été mise de côté après observations de photos aériennes prises alors que le lac avait été creusé il y a deux ans et demi.
"C'était un champ de luzerne avant et il n'y avait pas de source à cet endroit. Ça ne peut donc pas être une source", affirme le chercheur.
Pipeline, méthane, séismes ou météorites ?
D'autres théories ont été avancées. Par exemple, un pipeline ayant été percé durant la construction du lac. Toutefois, les experts ont été fermes : aucun pipeline ne passe à cet endroit. Autre possibilité ? Une remontée de méthane provenant de matériaux organiques en décomposition sous le plan d'eau.
Mais M. Lund doute de la véracité de cette théorie car la géologie locale n'est pas susceptible d'être liée à de tels événements. "Si c'était une région de charbon, je passerais un peu plus de temps sur cette hypothèse, mais ce n'est pas le cas", précise-t-il. Aucun tremblement de terre assez puissant n'a été enregistré sur la zone de Circleville. Les scientifiques ont donc également mis cette possibilité de côté.
Au cours de la visite des géologues, Gary Dalton et ses fils ont déplacé une plateforme afin d'observer le cratère de plus près. Et bien qu'une météore soit apparu dans le ciel quelques semaines auparavant, le cratère est bien trop récent pour en être le résultat. De plus, personne à Circleville n'a entendu d'impact...
Les géologues ont pu prendre les mesures de ce mystérieux cratère : la dépression centrale fait environ 17,8 cm de profondeur. Il ont également pu insérer un morceau de métal de 33 cm directement au centre. "Quelque chose est remonté et a créé ce cercle. Mais il s'est ensuite effondré sur lui-même, bouchant ainsi l'aération", décrit le chercheur.
La théorie des sols rétractables
C'est ainsi que la théorie des sols rétractables a émergé. En effet, le lac a été drainé et rempli une douzaine de fois en deux ans. Ainsi, l'ajout de poids répété dans le lac a provoqué un effondrement du sol sous le plan d'eau, créant une minuscule éruption. "Lorsque le sol s'est effondré et compacté, il a rejeté de l'air et de l'eau vers le haut, créant cette chose. Je pense que ça ne s'est produit qu'une seule fois, c'est tout", avance-t-il.
Bien que ce phénomène n'ait jamais été observé sous l'eau, c'est l'explication la plus plausible. Mais "il reste encore beaucoup de questions sans réponse à son propos", conclut Bill Lund.
Source © Maxiscience
De l'art martien à l'éruption volcanique en passant par l'explosion d'un gazoduc, toutes les théories y sont passées. Objectif : expliquer le mystérieux cratère sous-marin qui est soudainement apparu au beau milieu d'une étendue d'eau située dans le sud de l'Utah, aux États-Unis. Sur le moment, les scientifiques ont été très intrigués par le phénomène.
Désormais, des géologues estiment que l'explication est, en réalité, bien plus simple qu'elle n'y paraît. Selon eux, il serait apparu suite à un phénomène appelé "sols rétractables", où le remplissage fréquent du lac aurait causé un effondrement du sol, créant une petite éruption.
Cratère sous-marin
Le cratère a été découvert le mois dernier par Gary Dalton, à Circleville, après qu'il a aperçu un trou plutôt inhabituel dans le lac. "Le soleil était juste à droite. Donc, j'ai aperçu ce satané truc que personne n'avait jamais vu", se rappelle-t-il, repris par le DailyMail. M. Dalton a repéré le trou après qu'une grande partie de l'eau du lac a été drainée pour l'irrigation.
Juste sous la surface de l'eau, il a ainsi vu des cercles concentriques se former, avec un diamètre d'environ sept mètres. Le cercle extérieur est en fait une dépression remplie d'algues. Le cercle interne quant à lui, rappelle la forme des cratères volcaniques. "On dirait de l'art martien. Enfin, je ne sais pas", avançait alors Gary Dalton.
Les experts de l'Utah Geological Survey se sont empressés d'y jeter un coup d'œil et sont, eux-mêmes, restés ébahis. Sans pour autant prôner la piste alien... "Oui, bien sûr, nous avons plusieurs théories. Mais la plupart ont, pour l'instant été réduites en fumée", explique le géologue Bill Lund.
Plusieurs scientifiques penchaient plutôt pour une source d'eau naturelle, déversant son trop-plein acquis avec les pluies récentes depuis le sous-sol du lac. Toutefois, cette théorie a rapidement été mise de côté après observations de photos aériennes prises alors que le lac avait été creusé il y a deux ans et demi.
"C'était un champ de luzerne avant et il n'y avait pas de source à cet endroit. Ça ne peut donc pas être une source", affirme le chercheur.
Pipeline, méthane, séismes ou météorites ?
D'autres théories ont été avancées. Par exemple, un pipeline ayant été percé durant la construction du lac. Toutefois, les experts ont été fermes : aucun pipeline ne passe à cet endroit. Autre possibilité ? Une remontée de méthane provenant de matériaux organiques en décomposition sous le plan d'eau.
Mais M. Lund doute de la véracité de cette théorie car la géologie locale n'est pas susceptible d'être liée à de tels événements. "Si c'était une région de charbon, je passerais un peu plus de temps sur cette hypothèse, mais ce n'est pas le cas", précise-t-il. Aucun tremblement de terre assez puissant n'a été enregistré sur la zone de Circleville. Les scientifiques ont donc également mis cette possibilité de côté.
Au cours de la visite des géologues, Gary Dalton et ses fils ont déplacé une plateforme afin d'observer le cratère de plus près. Et bien qu'une météore soit apparu dans le ciel quelques semaines auparavant, le cratère est bien trop récent pour en être le résultat. De plus, personne à Circleville n'a entendu d'impact...
Les géologues ont pu prendre les mesures de ce mystérieux cratère : la dépression centrale fait environ 17,8 cm de profondeur. Il ont également pu insérer un morceau de métal de 33 cm directement au centre. "Quelque chose est remonté et a créé ce cercle. Mais il s'est ensuite effondré sur lui-même, bouchant ainsi l'aération", décrit le chercheur.
La théorie des sols rétractables
C'est ainsi que la théorie des sols rétractables a émergé. En effet, le lac a été drainé et rempli une douzaine de fois en deux ans. Ainsi, l'ajout de poids répété dans le lac a provoqué un effondrement du sol sous le plan d'eau, créant une minuscule éruption. "Lorsque le sol s'est effondré et compacté, il a rejeté de l'air et de l'eau vers le haut, créant cette chose. Je pense que ça ne s'est produit qu'une seule fois, c'est tout", avance-t-il.
Bien que ce phénomène n'ait jamais été observé sous l'eau, c'est l'explication la plus plausible. Mais "il reste encore beaucoup de questions sans réponse à son propos", conclut Bill Lund.
Source © Maxiscience
Le géant pétrolier BP a été jugé responsable jeudi aux États-Unis de « graves négligences » ayant conduit à la marée noire de 2010 dans le Golfe du Mexique et fait désormais face à plusieurs milliards de dollars de dommages et intérêts.
Une cour fédérale de Louisiane a estimé que le groupe britannique avait été « imprudent » dans la gestion de sa plateforme pétrolière Deepwater Horizon dont l'explosion en avril 2010 a tué 11 personnes et provoqué la plus grande catastrophe environnementale aux États-Unis. « L'écoulement du pétrole a été le résultat de graves négligences de [BP] et d'une faute délibérée » de sa part, écrit le juge Carl Barbier dans sa décision portant sur le volet civil de cette longue procédure judiciaire.
Selon le jugement qui fustige des décisions « fondées sur le profit », BP est de loin le principal fautif et sa responsabilité dans la catastrophe est évaluée très précisément à 67 %. Celle de la société suisse Transocean, qui était propriétaire de la plateforme, s'élève à 30 % tandis que 3 % échoient à l'Américain Halliburton, qui avait construit le coffrage du puits au coeur du sinistre.
En conséquence, le magistrat assure que le géant britannique s'expose à des « dommages et intérêts encore plus élevés » qui pourraient s'élever, selon les médias américains, à 18 milliards de dollars et seront versés aux plaignants dont le gouvernement américain et les États de Louisiane et d'Alabama.
Appel de BP
Le groupe britannique a aussitôt réagi en contestant « vigoureusement » le jugement et en annonçant son intention de faire appel. « La loi est claire : se rendre coupable de négligence grave répond à des critères sévères qui n'ont pas été réunis dans ce cas. BP pense qu'une vue impartiale du dossier ne colle pas avec la conclusion erronée de la cour », a affirmé le groupe dans un communiqué. En juillet 2013, BP avait déjà dénoncé une « frénésie » de demandes, selon lui, « fictives » de compensation.
Le montant exact des dommages et intérêts dépendra du calcul par la justice américaine du nombre de barils de brut déversés dans le Golfe du Mexique et attribués à BP.
Une nouvelle audience, qui doit débuter en janvier, devra permettre de trancher entre l'estimation initiale de l'État américain (4,9 millions de barils) et celle, bien inférieure, de BP (3,1 millions). « Durant ces audiences, BP va essayer de prouver que sa conduite mérite une amende inférieure au montant maximal » prévu par la législation américaine, à savoir 4300 $US par baril déversé à la suite de négligence grave.
La marée noire de 2010 a déjà coûté très cher au groupe britannique. Après avoir plaidé coupable au pénal, BP avait été condamné à payer une amende record de 4,5 milliards et avait également dû verser 7,8 milliards à des particuliers et entreprises affectés par cette catastrophe. Le groupe a par ailleurs versé 10 milliards de compensation aux entreprises, particuliers et autorités locales ayant accepté de ne pas porter l'affaire devant la justice et a dépensé environ 14 milliards pour les opérations de nettoyage des côtes.
Quatre ans après la catastrophe, la faune dans la région continue toutefois à souffrir de la marée noire, les dauphins, les tortues et les thons paraissant particulièrement affectés, avait relevé l'organisation écologiste américaine National Wildlife Federation en avril.
En mars dernier, BP avait décroché une petite victoire en obtenant le droit de briguer à nouveau des contrats fédéraux aux États-Unis dont il avait été exclu en raison de sa responsabilité dans la marée noire. La levée de cette interdiction, pour le moment provisoire, a constitué un soulagement pour le groupe qui tire plus de 30 % de ses bénéfices avant impôts de ses activités américaines.
Le jugement de jeudi a été très mal accueilli à la Bourse de Londres où le titre de BP a chuté de près de 6 % à la clôture.
Source © Le Devoir
Une cour fédérale de Louisiane a estimé que le groupe britannique avait été « imprudent » dans la gestion de sa plateforme pétrolière Deepwater Horizon dont l'explosion en avril 2010 a tué 11 personnes et provoqué la plus grande catastrophe environnementale aux États-Unis. « L'écoulement du pétrole a été le résultat de graves négligences de [BP] et d'une faute délibérée » de sa part, écrit le juge Carl Barbier dans sa décision portant sur le volet civil de cette longue procédure judiciaire.
Selon le jugement qui fustige des décisions « fondées sur le profit », BP est de loin le principal fautif et sa responsabilité dans la catastrophe est évaluée très précisément à 67 %. Celle de la société suisse Transocean, qui était propriétaire de la plateforme, s'élève à 30 % tandis que 3 % échoient à l'Américain Halliburton, qui avait construit le coffrage du puits au coeur du sinistre.
En conséquence, le magistrat assure que le géant britannique s'expose à des « dommages et intérêts encore plus élevés » qui pourraient s'élever, selon les médias américains, à 18 milliards de dollars et seront versés aux plaignants dont le gouvernement américain et les États de Louisiane et d'Alabama.
Appel de BP
Le groupe britannique a aussitôt réagi en contestant « vigoureusement » le jugement et en annonçant son intention de faire appel. « La loi est claire : se rendre coupable de négligence grave répond à des critères sévères qui n'ont pas été réunis dans ce cas. BP pense qu'une vue impartiale du dossier ne colle pas avec la conclusion erronée de la cour », a affirmé le groupe dans un communiqué. En juillet 2013, BP avait déjà dénoncé une « frénésie » de demandes, selon lui, « fictives » de compensation.
Le montant exact des dommages et intérêts dépendra du calcul par la justice américaine du nombre de barils de brut déversés dans le Golfe du Mexique et attribués à BP.
Une nouvelle audience, qui doit débuter en janvier, devra permettre de trancher entre l'estimation initiale de l'État américain (4,9 millions de barils) et celle, bien inférieure, de BP (3,1 millions). « Durant ces audiences, BP va essayer de prouver que sa conduite mérite une amende inférieure au montant maximal » prévu par la législation américaine, à savoir 4300 $US par baril déversé à la suite de négligence grave.
La marée noire de 2010 a déjà coûté très cher au groupe britannique. Après avoir plaidé coupable au pénal, BP avait été condamné à payer une amende record de 4,5 milliards et avait également dû verser 7,8 milliards à des particuliers et entreprises affectés par cette catastrophe. Le groupe a par ailleurs versé 10 milliards de compensation aux entreprises, particuliers et autorités locales ayant accepté de ne pas porter l'affaire devant la justice et a dépensé environ 14 milliards pour les opérations de nettoyage des côtes.
Quatre ans après la catastrophe, la faune dans la région continue toutefois à souffrir de la marée noire, les dauphins, les tortues et les thons paraissant particulièrement affectés, avait relevé l'organisation écologiste américaine National Wildlife Federation en avril.
En mars dernier, BP avait décroché une petite victoire en obtenant le droit de briguer à nouveau des contrats fédéraux aux États-Unis dont il avait été exclu en raison de sa responsabilité dans la marée noire. La levée de cette interdiction, pour le moment provisoire, a constitué un soulagement pour le groupe qui tire plus de 30 % de ses bénéfices avant impôts de ses activités américaines.
Le jugement de jeudi a été très mal accueilli à la Bourse de Londres où le titre de BP a chuté de près de 6 % à la clôture.
Source © Le Devoir
jeudi 4 septembre 2014
La majorité de la population urbaine de la Russie respire un air fortement pollué. C'est une situation que subissent au moins 54 millions de personnes dans 38 villes où les concentrations de polluants sont parfois 10 fois supérieurs aux niveaux acceptables, selon un rapport publié récemment par le service météo et de l'environnement national de Russie.
L'air de Moscou en fait parti, la pollution de l'air est jugé élevé, principalement en raison des niveaux dangereux de dioxyde d'azote, d'ammoniac, de benzopyrène et de formaldéhyde. C'est ce qu'a déclaré la ROSHYDROMET dans son rapport annuel publié cette semaine, bilan d'une surveillance de plus de 200 villes russes et villes l'année dernière.
Aujourd'hui en Russie le nombre total de la population dont les villes atteignent des concentrations «élevées» ou «très élevé» de polluants dans l'air est stupéfiant: 54,2 millions, ou 52 pour cent de la population urbaine totale du pays, selon le rapport.
La ROSHYDROMET a compilé une "liste prioritaire" de 30 villes particulièrement polluées, cela représente tout de même 18,7 millions de personnes, selon le rapport, ajoutant que dans 30 régions russes, la pollution de l'air a été classé comme «élevé» ou «très élevé» dans toutes les villes qui ont été surveillés.
La ROSHYDROMET attribue ce mauvais bilan à la «croissance du transport automobile dans les grandes villes du pays, ainsi qu'à la cremation des déchets et ses rejets de polluants."
La riviere qui traverse Moscou est également très polluée.De polluée en amont de la ville, à "très polluée" en aval, selon le rapport. Même constat pour ses affluents et les petits cours d'eau dans et autour de la ville (comme la rivière Yauza).
"Les cours d'eau les plus lourdement pollués des bassins supérieurs de la Volga au cours des 10 dernières années sont les cours d'eau de la région de Moscou", y compris les rivières Lama, Dubna, Sestra et Kounya, indique le rapport.
© Nature Alerte / source The Moscow Times
L'air de Moscou en fait parti, la pollution de l'air est jugé élevé, principalement en raison des niveaux dangereux de dioxyde d'azote, d'ammoniac, de benzopyrène et de formaldéhyde. C'est ce qu'a déclaré la ROSHYDROMET dans son rapport annuel publié cette semaine, bilan d'une surveillance de plus de 200 villes russes et villes l'année dernière.
Aujourd'hui en Russie le nombre total de la population dont les villes atteignent des concentrations «élevées» ou «très élevé» de polluants dans l'air est stupéfiant: 54,2 millions, ou 52 pour cent de la population urbaine totale du pays, selon le rapport.
La ROSHYDROMET a compilé une "liste prioritaire" de 30 villes particulièrement polluées, cela représente tout de même 18,7 millions de personnes, selon le rapport, ajoutant que dans 30 régions russes, la pollution de l'air a été classé comme «élevé» ou «très élevé» dans toutes les villes qui ont été surveillés.
La ROSHYDROMET attribue ce mauvais bilan à la «croissance du transport automobile dans les grandes villes du pays, ainsi qu'à la cremation des déchets et ses rejets de polluants."
La riviere qui traverse Moscou est également très polluée.De polluée en amont de la ville, à "très polluée" en aval, selon le rapport. Même constat pour ses affluents et les petits cours d'eau dans et autour de la ville (comme la rivière Yauza).
"Les cours d'eau les plus lourdement pollués des bassins supérieurs de la Volga au cours des 10 dernières années sont les cours d'eau de la région de Moscou", y compris les rivières Lama, Dubna, Sestra et Kounya, indique le rapport.
© Nature Alerte / source The Moscow Times
La pollution de l'air couplée à des températures extrêmes constituent un réel danger pour la santé, selon les premières données révélées d'une nouvelle étude en cours.Même si les chercheurs en sont encore à analyser plus précisément les effets combinés de la qualité de l'air et du climat.
Le professeur Schneider et ses collaborateurs du Helmholtz Zentrum München, un institut de recherche fédéral de la santé en Allemagne, ont publié deux études cette année. L'une dans la revue Heart qui examine les changements de température sur la santé cardiaque, et un autre article publié lui dans la revue Science of the Total Environment qui révèle l'influence de la pollution lors de fortes températures et les risques réels pour la santé.
«La plupart des études se concentrent sur l'un ou l'autre", a déclaré Alexandra Schneider, scientifique principal et chef d'équipe de l'institut.
Dans les deux rapports, les chercheurs ont examiné les données de santé publique de trois villes du sud de l'Allemagne - Nuremberg, Munich et Augsburg - entre 1990 et 2006. Ces villes sont normalement dans un environnement de climat tempéré toute l'année. L'équipe s'est uniquement concentrée sur les variétés des maladies cardiovasculaires et causes de décés des 188 000 personnes enregistrées durant cette période. Ils les ont Superposé aux données météo et aux températures subies couplées à la qualité de l'air pour tenter d'en comprendre les variables et ses effets.
Ces documents démontrent que lorsque les températures augmente de 20°C à 25°C, les décès par maladies cardiovasculaires augmentent de 9,5 % et lorsque les températures passent de -1 à - 8°C, les décès augmentent alors de 7,9 %. Ces effets persistent durant deux semaines après les vagues de froid et de chaleur.
La pollution à l'ozone, qui tend à se former pendant les jours les plus chauds et les période caniculaires, modifie profondément le profil des risques, cependant les mécanismes liant la température, la pollution et la mort restent troubles.
"Il y a plusieurs hypothèses, et aucune n'est vraiment confirmé à 100 pour cent pour l'instant", a déclaré Schneider.
Nous savons que les hausses de température peuvent augmenter le risque de formation de caillots sanguin, un facteur important de décés cardiaques. Les personnes âgées et les personnes souffrant de problèmes cardiaques persistants sont alors particulièrement vulnérables.
Avec cette étude en cours, les chercheurs espèrent pouvoir adapter les avertissements publics vers les populations vulnérables spécifiques.
Alexandra Schneider propose dés aujourd'hui que l'émission des alertes soit rapidement combinée: qualité de l'air et température.
© Nature Alerte
Le professeur Schneider et ses collaborateurs du Helmholtz Zentrum München, un institut de recherche fédéral de la santé en Allemagne, ont publié deux études cette année. L'une dans la revue Heart qui examine les changements de température sur la santé cardiaque, et un autre article publié lui dans la revue Science of the Total Environment qui révèle l'influence de la pollution lors de fortes températures et les risques réels pour la santé.
«La plupart des études se concentrent sur l'un ou l'autre", a déclaré Alexandra Schneider, scientifique principal et chef d'équipe de l'institut.
Dans les deux rapports, les chercheurs ont examiné les données de santé publique de trois villes du sud de l'Allemagne - Nuremberg, Munich et Augsburg - entre 1990 et 2006. Ces villes sont normalement dans un environnement de climat tempéré toute l'année. L'équipe s'est uniquement concentrée sur les variétés des maladies cardiovasculaires et causes de décés des 188 000 personnes enregistrées durant cette période. Ils les ont Superposé aux données météo et aux températures subies couplées à la qualité de l'air pour tenter d'en comprendre les variables et ses effets.
Ces documents démontrent que lorsque les températures augmente de 20°C à 25°C, les décès par maladies cardiovasculaires augmentent de 9,5 % et lorsque les températures passent de -1 à - 8°C, les décès augmentent alors de 7,9 %. Ces effets persistent durant deux semaines après les vagues de froid et de chaleur.
La pollution à l'ozone, qui tend à se former pendant les jours les plus chauds et les période caniculaires, modifie profondément le profil des risques, cependant les mécanismes liant la température, la pollution et la mort restent troubles.
"Il y a plusieurs hypothèses, et aucune n'est vraiment confirmé à 100 pour cent pour l'instant", a déclaré Schneider.
Nous savons que les hausses de température peuvent augmenter le risque de formation de caillots sanguin, un facteur important de décés cardiaques. Les personnes âgées et les personnes souffrant de problèmes cardiaques persistants sont alors particulièrement vulnérables.
Avec cette étude en cours, les chercheurs espèrent pouvoir adapter les avertissements publics vers les populations vulnérables spécifiques.
Alexandra Schneider propose dés aujourd'hui que l'émission des alertes soit rapidement combinée: qualité de l'air et température.
© Nature Alerte
Les habitués de la plage du Havre ont été refroidis, mercredi 3 septembre 2014, par la présence de centaines de poissons morts.
Avec la marée montante, les poissons se sont échoués sur la plage
C’est incroyable. On voit des centaines de poissons morts flotter à la surface des eaux. Une nuée de goélands s’est abattue sur ce triste banc mais vraisemblablement, ils n’ont pas été conquis par cette nourriture. »
Les habitués de la plage du Havre ont eu sous leurs yeux, un triste spectacle, mercredi 3 septembre 2014. Au point même que beaucoup se sont demandé s’il était encore possible de se baigner. Le phénomène était particulièrement visible au bout de la promenade maritime, en direction de Sainte-Adresse. Avec la marée montante, les poissons – « des merlans ou des lieux jaunes », relève une Havraise – s’échouaient évidemment sur la plage.
Le Havre, plage préférée des objets flottants !
Interrogée sur les raisons de cette « pollution » inhabituelle, la direction de la Mer et du Littoral (DML) avouait ne pas avoir été informée du phénomène. « D’ordinaire, les professionnels de la mer, les marins en premier lieu, ou les associations environnementales s’empressent de nous alerter. Dans le cas présent, nous n’avons reçu aucun coup de fil. »
Comment expliquer alors la mort et la présence de ces poissons ? « Il peut y avoir plusieurs éléments d’explications », confirme la DML. « Cette mort peut être consécutive à un phénomène toxique ou à celui d’anoxie qui conduit le poisson à l’asphyxie. » 76actu a contacté à son tour l‘Ifremer de Port-en-Bessin (Manche) qui participe à la surveillance du milieu marin et du littoral. Cette dernière qui effectue des relevés réguliers dans la mer, pourra apporter ses précisions sur l’origine de cette mortalité.
Peut-être à cause des grandes marées ?
Quid de leur présence au Havre ? « Ces poissons peuvent venir de loin. N’oublions pas que le week-end d’avant, nous enregistrions de grandes marées. Le coefficient était de 116. Et d’expérience, nous savons qu’il y a des lieux de dépose préférentielle des objets flottants. Le Havre en est une : fréquemment, nous y trouvons en grand nombre étoiles de mer ou méduses. Les poissons, poussés par les vents et les courants, ont suivi le même chemin », analyse la direction de la Mer et du Littoral.
Pas de danger, donc, sauf à vouloir consommer ces poissons ! Il est recommandé de les laisser sur place et d’éviter de les toucher. Attention donc, aux enfants !
Source © 76 actu
Avec la marée montante, les poissons se sont échoués sur la plage
C’est incroyable. On voit des centaines de poissons morts flotter à la surface des eaux. Une nuée de goélands s’est abattue sur ce triste banc mais vraisemblablement, ils n’ont pas été conquis par cette nourriture. »
Les habitués de la plage du Havre ont eu sous leurs yeux, un triste spectacle, mercredi 3 septembre 2014. Au point même que beaucoup se sont demandé s’il était encore possible de se baigner. Le phénomène était particulièrement visible au bout de la promenade maritime, en direction de Sainte-Adresse. Avec la marée montante, les poissons – « des merlans ou des lieux jaunes », relève une Havraise – s’échouaient évidemment sur la plage.
Le Havre, plage préférée des objets flottants !
Interrogée sur les raisons de cette « pollution » inhabituelle, la direction de la Mer et du Littoral (DML) avouait ne pas avoir été informée du phénomène. « D’ordinaire, les professionnels de la mer, les marins en premier lieu, ou les associations environnementales s’empressent de nous alerter. Dans le cas présent, nous n’avons reçu aucun coup de fil. »
Comment expliquer alors la mort et la présence de ces poissons ? « Il peut y avoir plusieurs éléments d’explications », confirme la DML. « Cette mort peut être consécutive à un phénomène toxique ou à celui d’anoxie qui conduit le poisson à l’asphyxie. » 76actu a contacté à son tour l‘Ifremer de Port-en-Bessin (Manche) qui participe à la surveillance du milieu marin et du littoral. Cette dernière qui effectue des relevés réguliers dans la mer, pourra apporter ses précisions sur l’origine de cette mortalité.
Peut-être à cause des grandes marées ?
Quid de leur présence au Havre ? « Ces poissons peuvent venir de loin. N’oublions pas que le week-end d’avant, nous enregistrions de grandes marées. Le coefficient était de 116. Et d’expérience, nous savons qu’il y a des lieux de dépose préférentielle des objets flottants. Le Havre en est une : fréquemment, nous y trouvons en grand nombre étoiles de mer ou méduses. Les poissons, poussés par les vents et les courants, ont suivi le même chemin », analyse la direction de la Mer et du Littoral.
Pas de danger, donc, sauf à vouloir consommer ces poissons ! Il est recommandé de les laisser sur place et d’éviter de les toucher. Attention donc, aux enfants !
Source © 76 actu
A Mailhac, le remplissage des piscines, l’arrosage des jardins et le lavage des véhicules sont interdits jusqu’à nouvel ordre.
Une "baisse anormale de la nappe phréatique a provoqué des problèmes de turbidité (eau trouble)" indiquent les services du Grand Narbonne à propos de la baisse de pression sur le réseau d’eau potable de Mailhac.
Le maire de la commune, Gérard Schivardi a, dans un courrier à la population, exclu tout risque de pollution de l’eau, "la potabilité de l’eau ne serait pas remise en cause", mais... la commune invite ses administrés à consommer l’eau disponible avec parcimonie. Le remplissage des piscines, l’arrosage des jardins et le lavage des véhicules sont interdits jusqu’à nouvel ordre.
La nappe phréatique ne souffrant manifestement pas de sécheresse après les précipitations vécues depuis le printemps, "Les pistes s’orientent vers une évolution de la nappe liée à des mouvements géologiques ou à un forage plus important en amont", a expliqué le service Eau-Assainissement du Grand Narbonne.
En attendant, "les équipes d’astreinte sont prêtes à distribuer de l’eau en bouteille" et les services se sont mis en quête d’autres réseaux et de forages possibles dans les environs, au cas où... "De tout temps, l’eau s’est maintenue à un niveau de moins de 15 mètres, vendredi dernier nous étions à moins 32 mètres !", a indiqué Gérard Schivardi.
Une "baisse anormale de la nappe phréatique a provoqué des problèmes de turbidité (eau trouble)" indiquent les services du Grand Narbonne à propos de la baisse de pression sur le réseau d’eau potable de Mailhac.
Le maire de la commune, Gérard Schivardi a, dans un courrier à la population, exclu tout risque de pollution de l’eau, "la potabilité de l’eau ne serait pas remise en cause", mais... la commune invite ses administrés à consommer l’eau disponible avec parcimonie. Le remplissage des piscines, l’arrosage des jardins et le lavage des véhicules sont interdits jusqu’à nouvel ordre.
La nappe phréatique ne souffrant manifestement pas de sécheresse après les précipitations vécues depuis le printemps, "Les pistes s’orientent vers une évolution de la nappe liée à des mouvements géologiques ou à un forage plus important en amont", a expliqué le service Eau-Assainissement du Grand Narbonne.
En attendant, "les équipes d’astreinte sont prêtes à distribuer de l’eau en bouteille" et les services se sont mis en quête d’autres réseaux et de forages possibles dans les environs, au cas où... "De tout temps, l’eau s’est maintenue à un niveau de moins de 15 mètres, vendredi dernier nous étions à moins 32 mètres !", a indiqué Gérard Schivardi.
Ce jeudi 4 septembre, la France devrait une nouvelle fois être condamnée pour non respect de la directive nitrates. Et l’amende infligée par la Cour de justice de l’Union européenne risque d’être salée.
La France est poursuivie par la Commission européenne pour « ne pas avoir mis en œuvre de manière correcte et complète toutes les exigences énoncées » dans la directive de 1991 qui visait à lutter contre la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole. Les algues vertes sont le signe le plus visible de cette pollution due aux lisiers, fumiers et engrais azotés. Dans l’Hexagone, une large partie des eaux de surface, des nappes phréatiques mais aussi des eaux côtières sont polluées. L’air est, dans les régions agricoles, trop chargé en ammoniac, le gaz nocif qui s’échappe des rebuts azotés.
Une réglementation qui favorise la pollution
La France pourrait faire valoir, pour sa défense, le fait qu’elle a établi – en juillet dernier – une nouvelle cartographie des zones vulnérables aux nitrates agricoles, dans laquelle se trouvent désormais incluses 70% de la surface agricole utile française, et quelque 23 000 communes. A vrai dire, elle n’avait pas trop le choix, puisqu’elle a été condamnée en juin 2013 par la justice européenne pour désignation incomplète de ces zones vulnérables...
Mais désigner n’est pas forcément agir, et c’est justement le manque d’action qui est reproché à la France (la liste des manquements est ici). Pis, l’Hexagone a pris ces dernières années des mesures qui, au final, empêchent de lutter efficacement contre la pollution aux nitrates : un décret de décembre 2013 augmente le seuil au-delà duquel il faut obtenir une série d’autorisations pour lancer un élevage industriel de porcs, les regroupements d’élevage ont été facilités, le plafond d’azote organique qu’une exploitation peut produire a été relevé, etc.
Il est probable que la France ne puisse pas non plus respecter l’objectif de « bon état écologique » de deux tiers des eaux de surface en 2015 fixé par la directive cadre sur l’eau. Ce qui l’expose à de nouvelles amendes.
Source © terra eco
La France est poursuivie par la Commission européenne pour « ne pas avoir mis en œuvre de manière correcte et complète toutes les exigences énoncées » dans la directive de 1991 qui visait à lutter contre la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole. Les algues vertes sont le signe le plus visible de cette pollution due aux lisiers, fumiers et engrais azotés. Dans l’Hexagone, une large partie des eaux de surface, des nappes phréatiques mais aussi des eaux côtières sont polluées. L’air est, dans les régions agricoles, trop chargé en ammoniac, le gaz nocif qui s’échappe des rebuts azotés.
Une réglementation qui favorise la pollution
La France pourrait faire valoir, pour sa défense, le fait qu’elle a établi – en juillet dernier – une nouvelle cartographie des zones vulnérables aux nitrates agricoles, dans laquelle se trouvent désormais incluses 70% de la surface agricole utile française, et quelque 23 000 communes. A vrai dire, elle n’avait pas trop le choix, puisqu’elle a été condamnée en juin 2013 par la justice européenne pour désignation incomplète de ces zones vulnérables...
Mais désigner n’est pas forcément agir, et c’est justement le manque d’action qui est reproché à la France (la liste des manquements est ici). Pis, l’Hexagone a pris ces dernières années des mesures qui, au final, empêchent de lutter efficacement contre la pollution aux nitrates : un décret de décembre 2013 augmente le seuil au-delà duquel il faut obtenir une série d’autorisations pour lancer un élevage industriel de porcs, les regroupements d’élevage ont été facilités, le plafond d’azote organique qu’une exploitation peut produire a été relevé, etc.
Il est probable que la France ne puisse pas non plus respecter l’objectif de « bon état écologique » de deux tiers des eaux de surface en 2015 fixé par la directive cadre sur l’eau. Ce qui l’expose à de nouvelles amendes.
Source © terra eco
Heurts entre la police et des manifestants contre le futur barrage de Sivens dans le Tarn, le 1er septembre.
Le déboisement de la zone du futur barrage de Sivens, dans le Tarn, suscite des échauffourées sporadiques depuis lundi entre forces de l'ordre et opposants au projet. Mercredi 3 septembre, de nouveaux heurts ont éclaté.
Le projet, promu par le conseil général du Tarn avec celui du Tarn-et-Garonne, prévoit de créer une retenue d'eau de plus de 40 hectares, dont 13 hectares dans la zone humide « remarquable » du Testet, notamment pour permettre aux agriculteurs de la vallée d'irriguer leurs cultures. Les travaux, qui ont d'ores et déjà commencé, doivent coûter 8,4 millions d'euros.
« C'est un projet inadapté, dont le coût environnemental et financier est très élevé, au profit de pratiques agricoles qui sont une impasse pour les agriculteurs comme pour la société dans son ensemble », dénonce le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet. Selon lui, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement a dénombré sur le site au moins 94 espèces animales protégées – salamandres, couleuvres, chauve-souris, etc.
Des mesures compensatoires sont prévues, avec la création de nouvelles zones humides sur 19,5 hectares et le déplacement d'espèces protégées, mais jugées insuffisantes par les opposants au barrage.
Gérard Onesta (EELV), vice-président du conseil régional de Midi-Pyrénées, présent sur le site, a lancé mercredi « un appel solennel à Ségolène Royal, ministre de l'écologie, pour qu'elle décide un moratoire, alors que les grosses machines entrent en action et créent une situation irréversible ».
Selon La Croix, certains opposants occupent le terrain depuis octobre dernier, d'autres ont entamé une grève de la faim, et la situation est comparable à la ZAD (zone à défendre) qui s'est constituée près de Nantes contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mercredi, les militants écologistes, dont le nombre a parfois atteint 200 personnes sur le site, ont érigé de nouvelles barricades pour empêcher l'arrivée des matériels d'abattage lourds, tandis que des agriculteurs sympathisants les appuyaient en gênant l'accès de la zone avec leurs tracteurs.
« Cela n'a pas suffi : les tracteurs ont été déplacés par les gendarmes mobiles », a déclaré le porte-parole du Collectif du Testet, Ben Lefetey. D'après le quotidien La Dépêche du Midi, les gendarmes ont « découpé à la tronçonneuse une barricade érigée par les antibarrage, avant de tirer des gaz lacrymogènes pour déloger les contestataires ». « Deux barricades ont été reprises par l'escadron mobile. Le déboisement se poursuit », a indiqué de son côté la gendarmerie du Tarn.
La maire de Lisle-sur-Tarn, Maryline Lherm, favorable au projet, a appelé au calme, mais concentré ses critiques sur les opposants : « Les riverains sont excédés par les agissements d'individus violents, cagoulés (sic) et armés », souligne-t-elle, en précisant que « les habitants des communes concernées se sont exprimées par écrit ou oralement dans le cadre de l'enquête publique, et cela de manière majoritairement favorable » au barrage.
En revanche, France Nature Environnement Midi-Pyrénées et Nature Midi-Pyrénées s'associent au collectif du Testet pour souligner que « des recours juridiques sont toujours en cours » et pour qualifier de « farce » « l'exemplarité environnementale » du projet, revendiquée par le conseil général et la préfecture du Tarn.
Au niveau national, Europe Ecologie-Les Verts exprime « tout son soutien » aux opposants à ce « projet désuet qui répond à la logique d'une agriculture productiviste ». M. Onesta estime qu'un moratoire est d'autant plus indispensable que « le tribunal administratif doit se prononcer dans les prochains jours sur la légalité de l'arrêté préfectoral autorisant le déboisement ».
Source © Le Monde /AFP
Le déboisement de la zone du futur barrage de Sivens, dans le Tarn, suscite des échauffourées sporadiques depuis lundi entre forces de l'ordre et opposants au projet. Mercredi 3 septembre, de nouveaux heurts ont éclaté.
Le projet, promu par le conseil général du Tarn avec celui du Tarn-et-Garonne, prévoit de créer une retenue d'eau de plus de 40 hectares, dont 13 hectares dans la zone humide « remarquable » du Testet, notamment pour permettre aux agriculteurs de la vallée d'irriguer leurs cultures. Les travaux, qui ont d'ores et déjà commencé, doivent coûter 8,4 millions d'euros.
« C'est un projet inadapté, dont le coût environnemental et financier est très élevé, au profit de pratiques agricoles qui sont une impasse pour les agriculteurs comme pour la société dans son ensemble », dénonce le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet. Selon lui, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement a dénombré sur le site au moins 94 espèces animales protégées – salamandres, couleuvres, chauve-souris, etc.
Des mesures compensatoires sont prévues, avec la création de nouvelles zones humides sur 19,5 hectares et le déplacement d'espèces protégées, mais jugées insuffisantes par les opposants au barrage.
Gérard Onesta (EELV), vice-président du conseil régional de Midi-Pyrénées, présent sur le site, a lancé mercredi « un appel solennel à Ségolène Royal, ministre de l'écologie, pour qu'elle décide un moratoire, alors que les grosses machines entrent en action et créent une situation irréversible ».
Selon La Croix, certains opposants occupent le terrain depuis octobre dernier, d'autres ont entamé une grève de la faim, et la situation est comparable à la ZAD (zone à défendre) qui s'est constituée près de Nantes contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mercredi, les militants écologistes, dont le nombre a parfois atteint 200 personnes sur le site, ont érigé de nouvelles barricades pour empêcher l'arrivée des matériels d'abattage lourds, tandis que des agriculteurs sympathisants les appuyaient en gênant l'accès de la zone avec leurs tracteurs.
« Cela n'a pas suffi : les tracteurs ont été déplacés par les gendarmes mobiles », a déclaré le porte-parole du Collectif du Testet, Ben Lefetey. D'après le quotidien La Dépêche du Midi, les gendarmes ont « découpé à la tronçonneuse une barricade érigée par les antibarrage, avant de tirer des gaz lacrymogènes pour déloger les contestataires ». « Deux barricades ont été reprises par l'escadron mobile. Le déboisement se poursuit », a indiqué de son côté la gendarmerie du Tarn.
La maire de Lisle-sur-Tarn, Maryline Lherm, favorable au projet, a appelé au calme, mais concentré ses critiques sur les opposants : « Les riverains sont excédés par les agissements d'individus violents, cagoulés (sic) et armés », souligne-t-elle, en précisant que « les habitants des communes concernées se sont exprimées par écrit ou oralement dans le cadre de l'enquête publique, et cela de manière majoritairement favorable » au barrage.
En revanche, France Nature Environnement Midi-Pyrénées et Nature Midi-Pyrénées s'associent au collectif du Testet pour souligner que « des recours juridiques sont toujours en cours » et pour qualifier de « farce » « l'exemplarité environnementale » du projet, revendiquée par le conseil général et la préfecture du Tarn.
Au niveau national, Europe Ecologie-Les Verts exprime « tout son soutien » aux opposants à ce « projet désuet qui répond à la logique d'une agriculture productiviste ». M. Onesta estime qu'un moratoire est d'autant plus indispensable que « le tribunal administratif doit se prononcer dans les prochains jours sur la légalité de l'arrêté préfectoral autorisant le déboisement ».
Source © Le Monde /AFP
Il est reconnaissable entre tous, avec sa paire d'immenses cornes. Le bouquetin, espèce emblématique des Alpes, est menacé en Haute-Savoie. "Le préfet de Haute-Savoie, sous couvert de sécurité publique, s'apprêterait à faire tuer la totalité des bouquetins restant sur le massif du Bargy ; y compris les jeunes nés en 2014 et les animaux sains", alertent dans un communiqué France nature environnement, la Ligue protection des oiseaux (LPO), Agir pour la biodiversité, la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna) et le Club alpin français. Motif : la crainte de la propagation de la brucellose, une maladie infectieuse qui touche les ruminants et les hommes. Une raison contestée par les ONG et plusieurs autorités scientifiques.
"325 bouquetins, sur les 600 que compte le massif, ont déjà été décimés l'an dernier, déplore Jean-Pierre Crouzat, administrateur de la LPO et de la Frapna Haute-Savoie. Il est aberrant d'abattre des animaux sains pour endiguer l'épizootie."
D'autant que Capra ibex est classé parmi les espèces protégées en France depuis 1981, après avoir quasiment disparu des Alpes à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, sa population est estimée à près de 10 000 individus, grâce à l'interdiction de la chasse, à la création du Parc national de la Vanoise et à un programme de réintroductions depuis les années 1960.
Cette période de faste prend fin en avril 2012, quand la brucellose bovine, une maladie infectieuse due à une bactérie du genre Brucella, resurgit dans une exploitation laitière du sud du massif du Bargy alors qu'elle avait été éradiquée de Haute-Savoie en 1999 (et de France en 2003). Deux personnes tombent malades après avoir consommé du fromage frais produit dans cette ferme. Une enquête met alors en évidence que les bouquetins ont transmis la bactérie aux bovins, jouant le rôle de réservoir "silencieux" entre le dernier foyer en 1999 et la nouvelle épidémie de 2012. Depuis, aucune nouvelle contamination de brucellose n'a eu lieu parmi les cheptels domestiques de Haute-Savoie.
AUSTRIA-ANIMALS
Dans deux rapports rendus publics en juillet et septembre 2013, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) conclut que "le risque de transmission de la brucellose des bouquetins aux cheptels domestiques reste minime", et que la contamination de l'élevage laitier était "vraisemblablement accidentelle et exceptionnelle". Elle estime par ailleurs que, faute d'informations suffisantes sur l'état de la population et la dynamique de l'épidémie, son "analyse ne permet pas de confirmer la nécessité de mettre en œuvre dans l’urgence les actions d’abattage envisagées".
Dans la foulée, le Conseil national de protection de la nature (CNPN), une institution rattachée au ministère de l'écologie, considère, dans un avis, "que si l’éradication du foyer de brucellose chez le bouquetin des Alpes dans le massif du Bargy s’avère indispensable, elle n’a nullement besoin d’être réalisée dans l’urgence", relate sur son blog Matthieu Stelvio, à la tête du collectif Sauvons les bouquetins et à l'origine d'une pétition contre l'abattage signée par 45 000 personnes. Au final, le CNPN retient la solution d'un abattage partiel des caprinés, à savoir les seuls animaux séropositifs sur une durée de trois ans.
FRANCE-ANIMALS-ALPINE-IBEX-BOUQUETIN
Cette position prudente ne sera pas suivie par l'Etat. Le 1er octobre 2013, après un arbitrage du cabinet du premier ministre, le préfet de Haute-Savoie prend un arrêté préfectoral ordonnant l’abattage de tous les bouquetins de cinq ans et plus dans le massif du Bargy, valable pendant un an. "Le lendemain, le massif était bouclé, 240 hommes étaient déployés sur le terrain et 260 animaux ont été abattus en deux jours", raconte Jean-Pierre Crouzat.
"L'Etat a cédé aux lobbies des éleveurs, des chasseurs et certains parlementaires", ajoute-t-il. De fait, en septembre, le député UMP de Haute-Savoie Bernard Accoyer a défendu, dans une lettre au premier ministre de l'époque Jean-Marc Ayrault, l'abattage de tous les bouquetins du Bargy au nom du principe de précaution (qu'il a à d'autres occasions critiqué). Autre raison invoquée : la mise en péril de tout un pan de l’économie haut-savoyarde, à savoir la viande et surtout le lait des vaches, qui sert à produire le fameux Reblochon.
"Nous savons que le préfet est maintenant en train de négocier un abattage de tous les bouquetins et non plus seulement ceux âgés de cinq ans ou plus, assure Jean-Pierre Crouzat. Or, il n'est pas nécessaire de procéder à une nouvelle vague d'abattage massif qui conduirait à l'extinction de cet animal du massif." La préfecture de Haute-Savoie n'a pas souhaité répondre au Monde.
Les ONG proposent une alternative : n'abattre que les individus malades et ainsi préserver la moitié de la population saine – puisque la prévalence de la maladie a été évaluée à 45 %. "L'Anses a produit un test sérologique qui permet de vérifier sur le terrain si l'animal est infecté ou pas", indique M. Crouzat. "Les bouquetins sont par ailleurs appréciés des touristes", avance-t-il, en dernier argument. Reblochon contre tourisme donc.
Source © Audrey Garric
"325 bouquetins, sur les 600 que compte le massif, ont déjà été décimés l'an dernier, déplore Jean-Pierre Crouzat, administrateur de la LPO et de la Frapna Haute-Savoie. Il est aberrant d'abattre des animaux sains pour endiguer l'épizootie."
D'autant que Capra ibex est classé parmi les espèces protégées en France depuis 1981, après avoir quasiment disparu des Alpes à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, sa population est estimée à près de 10 000 individus, grâce à l'interdiction de la chasse, à la création du Parc national de la Vanoise et à un programme de réintroductions depuis les années 1960.
Cette période de faste prend fin en avril 2012, quand la brucellose bovine, une maladie infectieuse due à une bactérie du genre Brucella, resurgit dans une exploitation laitière du sud du massif du Bargy alors qu'elle avait été éradiquée de Haute-Savoie en 1999 (et de France en 2003). Deux personnes tombent malades après avoir consommé du fromage frais produit dans cette ferme. Une enquête met alors en évidence que les bouquetins ont transmis la bactérie aux bovins, jouant le rôle de réservoir "silencieux" entre le dernier foyer en 1999 et la nouvelle épidémie de 2012. Depuis, aucune nouvelle contamination de brucellose n'a eu lieu parmi les cheptels domestiques de Haute-Savoie.
AUSTRIA-ANIMALS
Dans deux rapports rendus publics en juillet et septembre 2013, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) conclut que "le risque de transmission de la brucellose des bouquetins aux cheptels domestiques reste minime", et que la contamination de l'élevage laitier était "vraisemblablement accidentelle et exceptionnelle". Elle estime par ailleurs que, faute d'informations suffisantes sur l'état de la population et la dynamique de l'épidémie, son "analyse ne permet pas de confirmer la nécessité de mettre en œuvre dans l’urgence les actions d’abattage envisagées".
Dans la foulée, le Conseil national de protection de la nature (CNPN), une institution rattachée au ministère de l'écologie, considère, dans un avis, "que si l’éradication du foyer de brucellose chez le bouquetin des Alpes dans le massif du Bargy s’avère indispensable, elle n’a nullement besoin d’être réalisée dans l’urgence", relate sur son blog Matthieu Stelvio, à la tête du collectif Sauvons les bouquetins et à l'origine d'une pétition contre l'abattage signée par 45 000 personnes. Au final, le CNPN retient la solution d'un abattage partiel des caprinés, à savoir les seuls animaux séropositifs sur une durée de trois ans.
FRANCE-ANIMALS-ALPINE-IBEX-BOUQUETIN
Cette position prudente ne sera pas suivie par l'Etat. Le 1er octobre 2013, après un arbitrage du cabinet du premier ministre, le préfet de Haute-Savoie prend un arrêté préfectoral ordonnant l’abattage de tous les bouquetins de cinq ans et plus dans le massif du Bargy, valable pendant un an. "Le lendemain, le massif était bouclé, 240 hommes étaient déployés sur le terrain et 260 animaux ont été abattus en deux jours", raconte Jean-Pierre Crouzat.
"L'Etat a cédé aux lobbies des éleveurs, des chasseurs et certains parlementaires", ajoute-t-il. De fait, en septembre, le député UMP de Haute-Savoie Bernard Accoyer a défendu, dans une lettre au premier ministre de l'époque Jean-Marc Ayrault, l'abattage de tous les bouquetins du Bargy au nom du principe de précaution (qu'il a à d'autres occasions critiqué). Autre raison invoquée : la mise en péril de tout un pan de l’économie haut-savoyarde, à savoir la viande et surtout le lait des vaches, qui sert à produire le fameux Reblochon.
"Nous savons que le préfet est maintenant en train de négocier un abattage de tous les bouquetins et non plus seulement ceux âgés de cinq ans ou plus, assure Jean-Pierre Crouzat. Or, il n'est pas nécessaire de procéder à une nouvelle vague d'abattage massif qui conduirait à l'extinction de cet animal du massif." La préfecture de Haute-Savoie n'a pas souhaité répondre au Monde.
Les ONG proposent une alternative : n'abattre que les individus malades et ainsi préserver la moitié de la population saine – puisque la prévalence de la maladie a été évaluée à 45 %. "L'Anses a produit un test sérologique qui permet de vérifier sur le terrain si l'animal est infecté ou pas", indique M. Crouzat. "Les bouquetins sont par ailleurs appréciés des touristes", avance-t-il, en dernier argument. Reblochon contre tourisme donc.
Source © Audrey Garric
Un sanglier sur trois présente des niveaux élevés de radioactivité dans la région de la Saxe (Allemagne).
Vingt-huit ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, survenue en avril 1986 en Ukraine, les sangliers allemands gardent encore dans leur chair le souvenir de l'explosion de la centrale. Un tiers des porcs sauvages qui peuplent les forêts de Saxe sont radioactifs.
Hors de question de consommer leur viande, précise The Telegraph, qui s'appuie sur des tests récents effectués par le gouvernement de Saxe. Résultat : sur les 750 bêtes chassés en un an, 297 dépassaient la norme de radioactivité fixée à 600 becquerels par kilo, seuil limite pour la consommation humaine.
DES CHAMPIGNONS IRRADIÉS
Ces taux de radioactivité élevés sont "l'héritage" de la catastrophe nucléaire de 1986, explique le quotidien britannique. Bien que la Saxe soit située à plus de 1 000 kilomètres de Tchernobyl, le vent et la pluie ont déplacé le nuage radioactif vers l'ouest, contaminant la faune et la flore des forêts allemandes. Les sangliers sont particulièrement touchés car ils se nourrissent de champignons qui sont encore irradiés.
Face à ce risque sanitaire persistant, le gouvernement de Saxe a interdit toute commercialisation des sangliers au taux de radioactivité trop élevé. Depuis 2012, des tests systématiques sont effectuées sur tous les individus abattus. Lorsque la limite sanitaire est dépassée, les carcasses sont détruites. Au grand dam des chasseurs d'outre-Rhin, qui gagnaient de l'argent en vendant le gibier.
UN MANQUE À GAGNER POUR LES CHASSEURS
Chaque année, plusieurs centaines de milliers d'euros leur sont reversés en compensation. Pour les chasseurs malchanceux, ces sommes sont loin d'atteindre le tarif de vente de la viande, mais elles permettent au moins de couvrir le coût de la chasse.
Le problème des sangliers radioactifs n'est pas prêt de se résoudre en Allemagne. Selon les experts, au vu des niveaux de contamination observés, le retour à la normale n'est pas prévu avant une cinquantaine d'années.
Vingt-huit ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, survenue en avril 1986 en Ukraine, les sangliers allemands gardent encore dans leur chair le souvenir de l'explosion de la centrale. Un tiers des porcs sauvages qui peuplent les forêts de Saxe sont radioactifs.
Hors de question de consommer leur viande, précise The Telegraph, qui s'appuie sur des tests récents effectués par le gouvernement de Saxe. Résultat : sur les 750 bêtes chassés en un an, 297 dépassaient la norme de radioactivité fixée à 600 becquerels par kilo, seuil limite pour la consommation humaine.
DES CHAMPIGNONS IRRADIÉS
Ces taux de radioactivité élevés sont "l'héritage" de la catastrophe nucléaire de 1986, explique le quotidien britannique. Bien que la Saxe soit située à plus de 1 000 kilomètres de Tchernobyl, le vent et la pluie ont déplacé le nuage radioactif vers l'ouest, contaminant la faune et la flore des forêts allemandes. Les sangliers sont particulièrement touchés car ils se nourrissent de champignons qui sont encore irradiés.
Face à ce risque sanitaire persistant, le gouvernement de Saxe a interdit toute commercialisation des sangliers au taux de radioactivité trop élevé. Depuis 2012, des tests systématiques sont effectuées sur tous les individus abattus. Lorsque la limite sanitaire est dépassée, les carcasses sont détruites. Au grand dam des chasseurs d'outre-Rhin, qui gagnaient de l'argent en vendant le gibier.
UN MANQUE À GAGNER POUR LES CHASSEURS
Chaque année, plusieurs centaines de milliers d'euros leur sont reversés en compensation. Pour les chasseurs malchanceux, ces sommes sont loin d'atteindre le tarif de vente de la viande, mais elles permettent au moins de couvrir le coût de la chasse.
Le problème des sangliers radioactifs n'est pas prêt de se résoudre en Allemagne. Selon les experts, au vu des niveaux de contamination observés, le retour à la normale n'est pas prévu avant une cinquantaine d'années.
Lancement ce mercredi matin d'une opération de nettoyage du lac de Louvain-la-Neuve, touché récemment par une pollution au chlore. La faune et la flore en ont souffert, il faut donc à nouveau diminuer sérieusement le niveau de l’eau pour que la vie reprenne. Cela devrait durer quelques mois.
Complètement réaménagé il y a quelques années, le lac de Louvain-la-Neuve va subir une nouvelle cure de jouvence. La pollution au chlore détectée récemment a détruit une partie de la flore, des espèces ont disparu et l’eau a perdu de sa clarté. La présence de carpes aurait accentué les problèmes, ces poissons empêchant la régénération des plantes aquatiques. "Il fallait intervenir, explique Jean-Claude Mangeot, garde-forestier et gestionnaire du site. Pour l'instant, il n'y a plus de végétaux dans le fond du lac. On le sait car le nombre d'oiseaux migrateurs qui s'arrêtent pour ravitailler est moins important. La disparition des truites et des goujons a aussi été un indice important de la dégradation de la qualité de l'eau".
Vidanger pour permettre aux plantes de repousser
Le lac de Louvain-la-Neuve est un bassin d’orage, il récolte les eaux qui ruissellent dans les rues, c'est d'ailleurs probablement de là qu'est venue la pollution. En aval, le trop-plein se déverse dans un petit cours d’eau. Les vannes ont donc été ouvertes ce mercredi matin. Le niveau du lac va baisser pour permettre à la végétation de repousser. "On refermera les vannes quand on sera suffisamment bas, poursuit Jean-Claude Mengeot. Je préfère le faire maintenant car il suffit d'un peu de soleil pour que le processus démarre. Au contact de l'air et de la lumière, la vase va pouvoir se reminéraliser, et quand on remettra de l'eau, la végétation qui aura poussé va se décomposer et alimenter les bactéries qui filtrent l'eau. Le lac sera donc à nouveau propre."
Les oiseaux migrateurs sont moins nombreux depuis la pollution au chlore.
La vidange prendra quelques jours. Ensuite il faudra laisser la nature faire son travail. Le garde-forestier espère pouvoir remettre le lac sous eau en mars, afin de permettre la nidification de plusieurs espèces d’oiseau. Ces quelques mois seront mis à profit pour retirer les déchets jetés dans l'eau par des passants et pour effectuer quelques travaux de consolidation des berges.
Indépendamment de tout problème de pollution, le lac de Louvain-la-Neuve subira pareille revitalisation tous les cinq ans.
Source © Hugues Van Peel - RTBF
Complètement réaménagé il y a quelques années, le lac de Louvain-la-Neuve va subir une nouvelle cure de jouvence. La pollution au chlore détectée récemment a détruit une partie de la flore, des espèces ont disparu et l’eau a perdu de sa clarté. La présence de carpes aurait accentué les problèmes, ces poissons empêchant la régénération des plantes aquatiques. "Il fallait intervenir, explique Jean-Claude Mangeot, garde-forestier et gestionnaire du site. Pour l'instant, il n'y a plus de végétaux dans le fond du lac. On le sait car le nombre d'oiseaux migrateurs qui s'arrêtent pour ravitailler est moins important. La disparition des truites et des goujons a aussi été un indice important de la dégradation de la qualité de l'eau".
Vidanger pour permettre aux plantes de repousser
Le lac de Louvain-la-Neuve est un bassin d’orage, il récolte les eaux qui ruissellent dans les rues, c'est d'ailleurs probablement de là qu'est venue la pollution. En aval, le trop-plein se déverse dans un petit cours d’eau. Les vannes ont donc été ouvertes ce mercredi matin. Le niveau du lac va baisser pour permettre à la végétation de repousser. "On refermera les vannes quand on sera suffisamment bas, poursuit Jean-Claude Mengeot. Je préfère le faire maintenant car il suffit d'un peu de soleil pour que le processus démarre. Au contact de l'air et de la lumière, la vase va pouvoir se reminéraliser, et quand on remettra de l'eau, la végétation qui aura poussé va se décomposer et alimenter les bactéries qui filtrent l'eau. Le lac sera donc à nouveau propre."
Les oiseaux migrateurs sont moins nombreux depuis la pollution au chlore.
La vidange prendra quelques jours. Ensuite il faudra laisser la nature faire son travail. Le garde-forestier espère pouvoir remettre le lac sous eau en mars, afin de permettre la nidification de plusieurs espèces d’oiseau. Ces quelques mois seront mis à profit pour retirer les déchets jetés dans l'eau par des passants et pour effectuer quelques travaux de consolidation des berges.
Indépendamment de tout problème de pollution, le lac de Louvain-la-Neuve subira pareille revitalisation tous les cinq ans.
Source © Hugues Van Peel - RTBF
Des traces de pollution ont été retrouvées dans des échantillons de sols prélevés entre Viège et Gamsen (VS).
La dioxine ne dépasse pas les valeurs limites et ne représente pas de risques significatifs pour la population, a indiqué ce mercredi 3 septembre l'Etat du Valais.
La valeur maximale de dioxines mesurée s'élève à 21 ng I-TEQ/kg dans la zone d'habitation et à 135 ng I-TEQ/kg dans les surfaces agricoles. Toutes deux sont inférieures aux valeurs d'assainissement fixées par l'ordonnance sur les atteintes portées au sol qui s'élèvent respectivement à 100 ng I-TEQ/kg et 1000 ng I-TEQ/kg.
Une expertise du Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA) conclut à l'absence de risque significatif pour la population. Quant aux analyses d'échantillons de viande et de lait de la région, elles n'ont pas permis jusqu'à présent de déceler une valeur anormale de dioxines dans la chaîne alimentaire, précise le canton dans un communiqué.
Héritage du passé
Les dioxines proviennent de l'incinération de déchets contenant du chlore. Or, les usines d'incinération des ordures ménagères et les installations d'incinération de déchets spéciaux sont aujourd'hui équipées pour ne plus laisser échapper ce type de polluant.
«Etant donné que les dioxines ne se dégradent que très lentement, les pollutions retrouvées dans les sols sont le plus souvent un héritage du passé», souligne le canton. Ainsi, la pollution entre Viège et Gamsen pourrait être liée à l'incinération par le passé de déchets sur d'anciennes décharges, à l'usine d'incinération des ordures ménagères ou dans des installations industrielles.
L'incendie de forêt de 2011 pourrait aussi avoir contribué à la pollution, souligne le canton. Selon l'Office fédéral de l'environnement, les dioxines sont aujourd'hui principalement émises lors d'incinérations illégales de déchets en plein air ou dans des cheminées. En Valais, le Conseil d'Etat a promulgué en 2007 un arrêté interdisant les feux de déchets en plein air.
260 échantillons
Les résultats publiés mercredi sont issus d'une campagne d'évaluation des sols du canton, dont une première phase a été menée entre 2008 et 2010 a indiqué Cédric Arnold, chef du Service valaisan de la protection de l'environnement (SPE).
Sur un total de 260 échantillons de sols prélevés, 37 ont montré des valeurs maximales de 21 ng I-TEQ/kg ou de 135 ng I-TEQ/kg. L'EMPA procède actuellement à des analyses supplémentaires pour tenter de déterminer l'origine ou les origines de la pollution.
Le SPE vérifie qu'il n'y a actuellement plus de rejets de dioxines dans la région. Il veille aussi à éviter la dissémination des sols pollués dans le cadre de projets de construction et vérifie que les matériaux excavés sont correctement revalorisés ou éliminés.
Source © ats/Newsnet
La dioxine ne dépasse pas les valeurs limites et ne représente pas de risques significatifs pour la population, a indiqué ce mercredi 3 septembre l'Etat du Valais.
La valeur maximale de dioxines mesurée s'élève à 21 ng I-TEQ/kg dans la zone d'habitation et à 135 ng I-TEQ/kg dans les surfaces agricoles. Toutes deux sont inférieures aux valeurs d'assainissement fixées par l'ordonnance sur les atteintes portées au sol qui s'élèvent respectivement à 100 ng I-TEQ/kg et 1000 ng I-TEQ/kg.
Une expertise du Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA) conclut à l'absence de risque significatif pour la population. Quant aux analyses d'échantillons de viande et de lait de la région, elles n'ont pas permis jusqu'à présent de déceler une valeur anormale de dioxines dans la chaîne alimentaire, précise le canton dans un communiqué.
Héritage du passé
Les dioxines proviennent de l'incinération de déchets contenant du chlore. Or, les usines d'incinération des ordures ménagères et les installations d'incinération de déchets spéciaux sont aujourd'hui équipées pour ne plus laisser échapper ce type de polluant.
«Etant donné que les dioxines ne se dégradent que très lentement, les pollutions retrouvées dans les sols sont le plus souvent un héritage du passé», souligne le canton. Ainsi, la pollution entre Viège et Gamsen pourrait être liée à l'incinération par le passé de déchets sur d'anciennes décharges, à l'usine d'incinération des ordures ménagères ou dans des installations industrielles.
L'incendie de forêt de 2011 pourrait aussi avoir contribué à la pollution, souligne le canton. Selon l'Office fédéral de l'environnement, les dioxines sont aujourd'hui principalement émises lors d'incinérations illégales de déchets en plein air ou dans des cheminées. En Valais, le Conseil d'Etat a promulgué en 2007 un arrêté interdisant les feux de déchets en plein air.
260 échantillons
Les résultats publiés mercredi sont issus d'une campagne d'évaluation des sols du canton, dont une première phase a été menée entre 2008 et 2010 a indiqué Cédric Arnold, chef du Service valaisan de la protection de l'environnement (SPE).
Sur un total de 260 échantillons de sols prélevés, 37 ont montré des valeurs maximales de 21 ng I-TEQ/kg ou de 135 ng I-TEQ/kg. L'EMPA procède actuellement à des analyses supplémentaires pour tenter de déterminer l'origine ou les origines de la pollution.
Le SPE vérifie qu'il n'y a actuellement plus de rejets de dioxines dans la région. Il veille aussi à éviter la dissémination des sols pollués dans le cadre de projets de construction et vérifie que les matériaux excavés sont correctement revalorisés ou éliminés.
Source © ats/Newsnet
Plus de 4.000 usines utilisant des métaux lourds ont été fermées en Chine au cours des trois dernières années, réduisant de plusieurs millions de tonnes la production de batteries contenant du cuivre, du zinc et du plomb.
Le gouvernement central et les gouvernements locaux ont dépensé 41,6 milliards de yuans (6,7 milliards de dollars) ces trois dernières années pour prévenir et traiter la pollution aux métaux lourds, et les émissions de polluants ont été grandement réduites, a expliqué mardi le ministère chinois de la Protection de l'environnement lors d'une réunion.
Des problèmes liés à l'environnement ont aussi entraîné la fermeture temporaire de plus de 1.000 entreprises, lesquelles seront autorisées à rouvrir quand elles auront rectifié leurs situations.
Le gouvernement central et les gouvernements locaux ont dépensé 41,6 milliards de yuans (6,7 milliards de dollars) ces trois dernières années pour prévenir et traiter la pollution aux métaux lourds, et les émissions de polluants ont été grandement réduites, a expliqué mardi le ministère chinois de la Protection de l'environnement lors d'une réunion.
Des problèmes liés à l'environnement ont aussi entraîné la fermeture temporaire de plus de 1.000 entreprises, lesquelles seront autorisées à rouvrir quand elles auront rectifié leurs situations.
Alors que la tempête tropicale Dolly termine actuellement sa course au Mexique, au nord de la ville de Mexico, un autre système tropical gagne en puissance sur la façade ouest du pays, dans le Pacifique. Il s'agit du cyclone Norbert.
Le cyclone Norbert est né il y a quelques heures dans les eaux chaudes du Pacifique, au sud-ouest du Mexique. Gagnant encore en intensité, il se renforce et devrait atteindre le stade de cyclone de catégorie 2 d’ici peu au large de la Basse Californie. Les vents pourront être particulièrement forts dans cette région au cours des journées à venir, une alerte cyclonique a d’ailleurs été lancée.
Au-delà de cela, l’apport d’humidité de Norbert, couplé à celle amenée par Dolly fait craindre de forts orages entre le nord du Mexique et le sud-ouest des Etats-Unis, zone actuellement en état de sécheresse exceptionnelle. Le risque de crue éclair dans la zone est alors à redouter.
Par la suite, le système cyclonique devrait perdre en puissance avant de rentrer dans les terres en Californie entre la région de San Diego et celle de Los Angeles. Même si la fiabilité est encore assez mauvaise, l’arrivée de pluies dans cette région serait une bénédiction, en raison d’une sécheresse qui dure depuis plus d’un an et demi, provoquant de nombreux incendies. A Los Angeles, le déficit pluviométrique depuis le début de l’année 2013 est d’environ 60%.
Le cyclone Norbert est né il y a quelques heures dans les eaux chaudes du Pacifique, au sud-ouest du Mexique. Gagnant encore en intensité, il se renforce et devrait atteindre le stade de cyclone de catégorie 2 d’ici peu au large de la Basse Californie. Les vents pourront être particulièrement forts dans cette région au cours des journées à venir, une alerte cyclonique a d’ailleurs été lancée.
Au-delà de cela, l’apport d’humidité de Norbert, couplé à celle amenée par Dolly fait craindre de forts orages entre le nord du Mexique et le sud-ouest des Etats-Unis, zone actuellement en état de sécheresse exceptionnelle. Le risque de crue éclair dans la zone est alors à redouter.
Par la suite, le système cyclonique devrait perdre en puissance avant de rentrer dans les terres en Californie entre la région de San Diego et celle de Los Angeles. Même si la fiabilité est encore assez mauvaise, l’arrivée de pluies dans cette région serait une bénédiction, en raison d’une sécheresse qui dure depuis plus d’un an et demi, provoquant de nombreux incendies. A Los Angeles, le déficit pluviométrique depuis le début de l’année 2013 est d’environ 60%.
Dans une étude publiée fin août par la revue The Cryosphere, des chercheurs allemands estiment qu'en moyenne, entre janvier 2011 et janvier 2014, les deux grandes calottes polaires se sont délestées annuellement de quelque 500 milliards de tonnes (Gt) – soit autant de glace déversée dans l'océan. Toujours plus rapide, la réduction des deux grands inlandsis est désormais un facteur majeur dans l'élévation du niveau des mers, au côté de la fonte des glaciers d'altitude et de la dilatation des océans (plus ils se réchauffent, plus leur volume augmente).
Les auteurs, conduits par le glaciologue Veit Helm (Alfred Wegener Institute), estiment que, sur ces 500 Gt de glace perdue, environ 375 Gt sont attribuables au Groenland et 125 Gt à l'Antarctique ; leurs résultats confirment des ordres de grandeur connus, mais frappent par l'ampleur de l'accélération observée. La perte de masse de l'Antarctique de l'Ouest a ainsi triplé par rapport à la moyenne relevée au cours de la période 2003-2009, et a doublé pour le Groenland.
« Ce sont de beaux résultats, commente le glaciologue Eric Rignot (université de Californie à Irvine, NASA), qui n'a pas participé à l'étude. Ils sont cohérents avec ceux obtenus par d'autres méthodes de mesure et offrent les dernières données disponibles en date. » Quant à l'accélération observée, ajoute M. Rignot, « elle est forte mais conforme à ce à quoi on pouvait s'attendre ».
Pour établir leurs estimations, les chercheurs allemands ont utilisé le satellite européen Cryosat-2, lancé en avril 2010, dont l'altimètre est capable de mesurer la hauteur des calottes glaciaires avec une précision jusqu'à présent inégalée. Ils ont ensuite comparé ces données avec celles obtenues au cours de la décennie précédente par la mission américaine ICESat.
La tendance obtenue est sans équivoque. « Le signal est désormais tellement fort qu'il n'est plus possible de penser qu'il ne s'agit que d'un phénomène transitoire, estime M. Rignot. Nous sommes devant un phénomène qui est installé durablement. » De fait, plusieurs travaux récents concluent que les grands glaciers de l'Antarctique de l'Ouest s'amenuisent désormais si vite que l'inertie du phénomène rend inévitable leur disparition quasi totale à terme – probablement plusieurs siècles.
En mai, des chercheurs américains avaient ainsi étudié les six plus grands glaciers de l'ouest du continent blanc, contribuant à eux seuls à un dixième de l'élévation du niveau de la mer – actuellement d'environ 3,3 mm par an. Ils avaient conclu que ces six léviathans de glace, qui couvrent ensemble une superficie comparable à celle de la France, étaient engagés dans un déclin sans retour. Au Groenland, d'autres campagnes de mesures ont montré, en février, que le grand glacier Jakobshavn s'écoulait vers la mer à la vitesse vertigineuse de 46 mètres par jour.
Les données obtenues par le satellite Cryosat-2 vont dans le même sens. Cette accélération de la perte de glace des inlandsis polaires a pour principal corollaire une augmentation du niveau marin qui, sans politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pourrait excéder un mètre d'ici à 2100 – la fourchette haute des estimations publiées à l'automne 2013 dans le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
Depuis la fin du XIXe siècle, les océans se sont élevés d'une vingtaine de centimètres en moyenne (avec de fortes disparités). Une réalité déjà tangible dans de nombreuses régions du monde – comme l'Aquitaine ou l'est des Etats-Unis –, où l'élévation des mers, combinée à des épisodes de hautes eaux (tempêtes, marées, etc.), provoque de plus en plus de dégâts.
Source : The Cryosphère
Les auteurs, conduits par le glaciologue Veit Helm (Alfred Wegener Institute), estiment que, sur ces 500 Gt de glace perdue, environ 375 Gt sont attribuables au Groenland et 125 Gt à l'Antarctique ; leurs résultats confirment des ordres de grandeur connus, mais frappent par l'ampleur de l'accélération observée. La perte de masse de l'Antarctique de l'Ouest a ainsi triplé par rapport à la moyenne relevée au cours de la période 2003-2009, et a doublé pour le Groenland.
« Ce sont de beaux résultats, commente le glaciologue Eric Rignot (université de Californie à Irvine, NASA), qui n'a pas participé à l'étude. Ils sont cohérents avec ceux obtenus par d'autres méthodes de mesure et offrent les dernières données disponibles en date. » Quant à l'accélération observée, ajoute M. Rignot, « elle est forte mais conforme à ce à quoi on pouvait s'attendre ».
Pour établir leurs estimations, les chercheurs allemands ont utilisé le satellite européen Cryosat-2, lancé en avril 2010, dont l'altimètre est capable de mesurer la hauteur des calottes glaciaires avec une précision jusqu'à présent inégalée. Ils ont ensuite comparé ces données avec celles obtenues au cours de la décennie précédente par la mission américaine ICESat.
La tendance obtenue est sans équivoque. « Le signal est désormais tellement fort qu'il n'est plus possible de penser qu'il ne s'agit que d'un phénomène transitoire, estime M. Rignot. Nous sommes devant un phénomène qui est installé durablement. » De fait, plusieurs travaux récents concluent que les grands glaciers de l'Antarctique de l'Ouest s'amenuisent désormais si vite que l'inertie du phénomène rend inévitable leur disparition quasi totale à terme – probablement plusieurs siècles.
En mai, des chercheurs américains avaient ainsi étudié les six plus grands glaciers de l'ouest du continent blanc, contribuant à eux seuls à un dixième de l'élévation du niveau de la mer – actuellement d'environ 3,3 mm par an. Ils avaient conclu que ces six léviathans de glace, qui couvrent ensemble une superficie comparable à celle de la France, étaient engagés dans un déclin sans retour. Au Groenland, d'autres campagnes de mesures ont montré, en février, que le grand glacier Jakobshavn s'écoulait vers la mer à la vitesse vertigineuse de 46 mètres par jour.
Les données obtenues par le satellite Cryosat-2 vont dans le même sens. Cette accélération de la perte de glace des inlandsis polaires a pour principal corollaire une augmentation du niveau marin qui, sans politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pourrait excéder un mètre d'ici à 2100 – la fourchette haute des estimations publiées à l'automne 2013 dans le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
Depuis la fin du XIXe siècle, les océans se sont élevés d'une vingtaine de centimètres en moyenne (avec de fortes disparités). Une réalité déjà tangible dans de nombreuses régions du monde – comme l'Aquitaine ou l'est des Etats-Unis –, où l'élévation des mers, combinée à des épisodes de hautes eaux (tempêtes, marées, etc.), provoque de plus en plus de dégâts.
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