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jeudi 11 septembre 2014
Une caméra infrarouge a filmé une colonne tournante de gaz et de cendres de plus d’1,5 km de haut au-dessus du volcan Bardarbunga qui est entré en éruption en Islande.
C’est la première observation d’une tornade sur la zone active du volcan islandais. Une équipe de la société norvégienne Nicarnica l’a décrit comme «très probable composé de gaz volcaniques et des particules de cendres», selon le « Belfast Telegraph ‘.
Les experts estiment que la tornade aurait pour origine les effets de la lave, mais ne peut toujours pas expliquer le mécanisme de la formation de ce phénomène inhabituel.
C’est la première observation d’une tornade sur la zone active du volcan islandais. Une équipe de la société norvégienne Nicarnica l’a décrit comme «très probable composé de gaz volcaniques et des particules de cendres», selon le « Belfast Telegraph ‘.
Les experts estiment que la tornade aurait pour origine les effets de la lave, mais ne peut toujours pas expliquer le mécanisme de la formation de ce phénomène inhabituel.
Sur le site de Sivens, depuis plusieurs mois des citoyens se mobilisent dans l’indifférence pour se faire entendre autour d’un projet de barrage dans La zone humide du Testet qui est rattachée à la commune de L’Isle-sur-Tarn, dans le département du Tarn (81).
Le blog Tant qu’il y aura des bouilles reprend étape par étape tout le processus et la mise en place des pouvoirs publics dans ce barrage. Car effectivement il s’agit bien d’une affaire publique, d’où cette surprise de voir si peu que si peu de personnes au courant.
Le Conseil général du Tarn ainsi que celui du Tarn et Garonne, l’agence de l’eau sur Adour-Garonne mais également des fonds européens vont en effet financer les 8.4 millions d’euros estimés pour le projet et l’entretien du barrage.
Certains diront « encore une affaire d’écolos ». Faisons donc l’impasse sur l’utilité ou pas de ce barrage et concentrons-nous sur le débat démocratique avant sa validation. Certains citoyens demandent qu’il y ait un débat. Ils souhaitent se retrouver autour d’une table afin que chacun puisse exprimer son avis, et faire connaître son opinion. Ouvrir de nouvelles pistes, car il faut bien l’avouer, personne ne peut croire que des analyses faites il y a plus de 10 ans soient encore valables, changement climatique oblige.
Ce mardi 09 septembre, un rassemblement devant la préfecture de Toulouse avait lieu avec des militants et des manifestants. Une petite délégation a pu rentrer et rencontrer le préfet afin de lui faire part d’une demande de moratoire.
La ministre en charge de l’Ecologie, Ségolène Royale, n’a cependant pas accédé à leur demande de moratoire mais a nommé des experts rémunérés pour travailler sur un nouveau rapport. Une bonne chose en somme, sauf que les bucherons ont continué tout de même leur travail, n’ayant aucun ordre d’arrêter. A quoi sert cette analyse si le chantier continue ?
Effectivement, Monsieur Carcenac, président du Conseil Général du Tarn a fait savoir aux journalistes qu’il continuerait ce projet même si aucun agriculteur n’utilisait l’eau du barrage…
L’entêtement de ce non-débat entraîne une radicalisation des manifestants qui attendent que les pouvoirs publics prennent en considération ce qu’ils ont à dire.
Faut-il attendre un accident pour être enfin entendus ? La démocratie n’a jamais été autant mise en avant, que ce soit dans les médias ou sur le net, et pourtant elle est ici bafouée. Ce moratoire sera certainement la lumière du bout du tunnel, celle qui permettra de croire que la démocratie est bien synonyme de dialogue et d’écoute et pas seulement un vote.
Source © Céline Laporte/ green et vert
Le blog Tant qu’il y aura des bouilles reprend étape par étape tout le processus et la mise en place des pouvoirs publics dans ce barrage. Car effectivement il s’agit bien d’une affaire publique, d’où cette surprise de voir si peu que si peu de personnes au courant.
Le Conseil général du Tarn ainsi que celui du Tarn et Garonne, l’agence de l’eau sur Adour-Garonne mais également des fonds européens vont en effet financer les 8.4 millions d’euros estimés pour le projet et l’entretien du barrage.
Certains diront « encore une affaire d’écolos ». Faisons donc l’impasse sur l’utilité ou pas de ce barrage et concentrons-nous sur le débat démocratique avant sa validation. Certains citoyens demandent qu’il y ait un débat. Ils souhaitent se retrouver autour d’une table afin que chacun puisse exprimer son avis, et faire connaître son opinion. Ouvrir de nouvelles pistes, car il faut bien l’avouer, personne ne peut croire que des analyses faites il y a plus de 10 ans soient encore valables, changement climatique oblige.
Ce mardi 09 septembre, un rassemblement devant la préfecture de Toulouse avait lieu avec des militants et des manifestants. Une petite délégation a pu rentrer et rencontrer le préfet afin de lui faire part d’une demande de moratoire.
La ministre en charge de l’Ecologie, Ségolène Royale, n’a cependant pas accédé à leur demande de moratoire mais a nommé des experts rémunérés pour travailler sur un nouveau rapport. Une bonne chose en somme, sauf que les bucherons ont continué tout de même leur travail, n’ayant aucun ordre d’arrêter. A quoi sert cette analyse si le chantier continue ?
Effectivement, Monsieur Carcenac, président du Conseil Général du Tarn a fait savoir aux journalistes qu’il continuerait ce projet même si aucun agriculteur n’utilisait l’eau du barrage…
L’entêtement de ce non-débat entraîne une radicalisation des manifestants qui attendent que les pouvoirs publics prennent en considération ce qu’ils ont à dire.
Faut-il attendre un accident pour être enfin entendus ? La démocratie n’a jamais été autant mise en avant, que ce soit dans les médias ou sur le net, et pourtant elle est ici bafouée. Ce moratoire sera certainement la lumière du bout du tunnel, celle qui permettra de croire que la démocratie est bien synonyme de dialogue et d’écoute et pas seulement un vote.
Source © Céline Laporte/ green et vert
mercredi 10 septembre 2014
Au cœur de l’Amazonie, dans le département français d'outre-mer de Guyane, un drame sanitaire et écologique se joue : l’orpaillage clandestin pollue les rivières et intoxique les Amérindiens. Trois auteurs accusent l'État de désengagement.
La cosmogonie des Wayanas fait peu de cas du cours de l’or. "La Terre est notre mère, l’or est son cœur. Si on lui arrache, elle meurt", résume Aïkumalé Alemin. Ce porte-parole wayana, peuple amérindien de la région du Haut-Maroni, en Guyane française, ne s’apitoie pas, ne s’énerve pas. Il constate, avec pudeur et dignité : plus de 10 000 orpailleurs clandestins sont en train de piller sa terre, d’empoisonner son fleuve au mercure, de polluer ses rives et d’intoxiquer son peuple, en toute impunité.
Wayana "de nom et de sang", Aïku, comme il se fait appeler, est français. La Guyane est la plus vaste région de l’Hexagone. À la fin des années 1960, la République a sommé les Amérindiens d’adopter la nationalité française.
Aujourd’hui, ces citoyens lointains – 10 000 Amérindiens en Guyane, dont 1 000 Wayanas - meurent en silence.
Dans "Les abandonnés de la République", paru cette semaine chez Albin Michel, Alexandra Mathieu, Yves Géry et Christophe Gruner livrent une enquête sur le drame sanitaire et environnemental des populations amérindiennes, dont le malaise se traduit par des vagues de suicides, touchant jusqu’aux enfants.
"Chère République française. Les Amérindiens attendent ta visite, écrivent-ils. Ils attendent que les promesses que tu leur as faites soient tenues".
Aïku est las d’attendre. Alors, pour la première fois de sa vie, il a fait le voyage jusqu’en métropole. Il est le porte-voix de ceux qui, soutenus par deux associations – Solidarité Guyane et l’Onag (Organisation des nations autochtones de Guyane), ont déposé une plainte, puis un recours en avril dernier, devant le tribunal administratif de Cayenne, sur les dommages liés au mercure. La décision du juge a d'ores et déjà été reportée.
"L’affaire du mercure en Guyane est une vieille histoire et nous dénonçons l’inaction de l’administration. Elle savait, elle devait agir, mais elle ne l’a pas fait", dénonce l’avocat en charge du dossier, William Bourdon. "L’intoxication au mercure est répertoriée et avérée. C’est une question de santé publique, l’État a une responsabilité", a-t-il martelé lors d’une conférence de presse, à Paris.
Le mercure tue à petit feu : il provoque une altération du développement neurologique et physique de ceux qui l’ingèrent. Les enfants en sont les premières victimes. Utilisé par les orpailleurs pour le lessivage des paillettes d’or, le mercure s’écoule dans les cours d’eau où il est assimilé par les poissons carnassiers, base de l’alimentation des Amérindiens. "Nous avons gardé un mode de vie traditionnel. Nous vivons de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Chez nous, il n’y a pas de supermarché et de toute façon, les familles n’auraient pas les moyens d’y acheter des denrées", explique Aïkumalé.
D’après les relevés effectués par l’Institut national de veille sanitaire (INVS) et l’Inserm, les populations Amérindiennes présentent une concentration de mercure bien supérieure aux valeurs seuil de l’OMS. "Si rien n’est fait à court terme, on va vers une forme de génocide", dénonce Jean-Pierre Havard, responsable de Solidarité Guyane, qui, tous les ans, relève les taux de mercure.
Agent de santé dans son village d’Antecume Pata, à trois heures de pirogue au sud de Maripasoula (ville proche de la frontière avec le Suriname), Aïkumalé est aux premières loges pour constater les effets dévastateurs de la pollution des eaux : problèmes dermatologiques, infection ophtalmologiques, polyarthrite, etc… Autant de maux nouveaux qui se multiplient chez les Wayanas à qui les autorités sanitaires n'ont d'autres recommations que d’arrêter de consommer du poisson. Une acculturation forcée et irréaliste pour un peuple dont la vie s'organise avec et autour du fleuve. "Tous nos besoins sont dans la rivière, on y mange, on s’y lave…La culture du Haut-Maroni est-elle seulement reconnue ?", s’interroge Aïkumale, qui sait que le mercure n’est que l’un des multiples maux qui met son monde en péril.
Du "paradis vert " à la cité
Avec l'envolée des cours de l’or, les exploitants illégaux - "garimpeiros" - se sont multipliés ces vingt dernières années. Selon les estimations de la gendarmerie nationale en 2013, plus de 10 000 orpailleurs clandestins occupent près de 500 sites en Guyane. Ces camps, créés ex-nihilo, réunissent jusqu’à mille chercheurs d'or, originaires du Suriname et du Brésil voisins. Ils s’installent quelques semaines dans ce "far west" amazonien, où les paillettes d’or servent de monnaie d’échange, avant de se volatiliser par les tunnels dont ils ont sillonné la terre. Derrière eux, ils laissent des friches putrides, des terres aux "veines ouvertes", des forêts éventrées : d’après WWF, 10 000 hectares de l’Amazonie guyanaise ont été sacrifiées à ce trafic.
"Ils viennent avec leur bulldozers, leurs prostituées, leurs maladies. Ils jettent leurs déchets qui sont consommés par les animaux que nous chassons et cela nous rend malades […] Avant, la forêt portait le nom de 'paradis vert', puis avec l’arrivée massive de l’orpaillage c’est devenue le 'paradis noir' ; maintenant c’est la 'cité verte'", poursuit Aïku.
Multipliant les vols de pirogues et les pillages d’abattis – cultures traditionnelles des Amérindiens - les garimperos ont créé un climat d’insécurité dans la forêt. En 2012, deux militaires français ont été tués par les trafiquants. "Les garimpeiros sont des mercenaires. Les hommes n’osent plus aller pêcher, les femmes ont peur de sortir du village." Des viols ont-ils été signalés ? "Pas encore, répond Aïku, mais ça ne saurait tarder".
Des gendarmes qui "décorent le village"
Face au fléau de l’orpaillage clandestin, des actions ont été menées par les forces de gendarmerie. En 2008, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a mis en place une vaste opération de répression nommée "Harpie". En 2012, les soldats et les gendarmes ont confisqué un peu plus de 8 kg d’or. Une goutte d’eau par rapport aux 5 à 10 tonnes produites chaque année par cette activité illégale, selon la direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement.
Difficile de contrôler cette forêt amazonienne qui occupe près de 80 000 km2, soit près de 90 % du territoire guyanais. Mais pour Aïku, l'incapacité des autorités françaises à enrayer le phénomène est l’aveu de leur désinvestissement total. "Les gendarmes ne servent que de décor, dans le village. Dans le mien, ils sont cinq. Que peuvent-ils faire ? Compter les pirogues qui passent sur le fleuve ?", ironise-t-il.
Face à cette ruée vers l’or qui dure depuis dix ans, des Amérindiens ont fini par prendre les armes pour se faire justice eux-mêmes. D’autres ont cédé à l’argent facile et participent au transport de l’or clandestin à travers cette forêt qu’ils connaissent mieux que personne. Une aberration pour beaucoup. "Des jeunes partent à l’orpaillage et ils reviennent drogués, sans repère. Dans la vie, il est important d’évoluer mais sans oublier nos racines. Je suis allé à l’école pour connaître deux mondes, pas pour faire disparaître le mien", explique avec sagesse Aïkumalé, évacuant le débat qu'il juge stérile entre tradition et modernité. Car ce qui se joue n’est pas seulement le maintien à tout prix d’un mode de vie, mais la survie d’un peuple, d’un monde. Le notre.
Source © Aïkumale Alemin, porte-parole wayana, à Paris. © Sarah Leduc
La cosmogonie des Wayanas fait peu de cas du cours de l’or. "La Terre est notre mère, l’or est son cœur. Si on lui arrache, elle meurt", résume Aïkumalé Alemin. Ce porte-parole wayana, peuple amérindien de la région du Haut-Maroni, en Guyane française, ne s’apitoie pas, ne s’énerve pas. Il constate, avec pudeur et dignité : plus de 10 000 orpailleurs clandestins sont en train de piller sa terre, d’empoisonner son fleuve au mercure, de polluer ses rives et d’intoxiquer son peuple, en toute impunité.
Wayana "de nom et de sang", Aïku, comme il se fait appeler, est français. La Guyane est la plus vaste région de l’Hexagone. À la fin des années 1960, la République a sommé les Amérindiens d’adopter la nationalité française.
Aujourd’hui, ces citoyens lointains – 10 000 Amérindiens en Guyane, dont 1 000 Wayanas - meurent en silence.
Dans "Les abandonnés de la République", paru cette semaine chez Albin Michel, Alexandra Mathieu, Yves Géry et Christophe Gruner livrent une enquête sur le drame sanitaire et environnemental des populations amérindiennes, dont le malaise se traduit par des vagues de suicides, touchant jusqu’aux enfants.
"Chère République française. Les Amérindiens attendent ta visite, écrivent-ils. Ils attendent que les promesses que tu leur as faites soient tenues".
Aïku est las d’attendre. Alors, pour la première fois de sa vie, il a fait le voyage jusqu’en métropole. Il est le porte-voix de ceux qui, soutenus par deux associations – Solidarité Guyane et l’Onag (Organisation des nations autochtones de Guyane), ont déposé une plainte, puis un recours en avril dernier, devant le tribunal administratif de Cayenne, sur les dommages liés au mercure. La décision du juge a d'ores et déjà été reportée.
"L’affaire du mercure en Guyane est une vieille histoire et nous dénonçons l’inaction de l’administration. Elle savait, elle devait agir, mais elle ne l’a pas fait", dénonce l’avocat en charge du dossier, William Bourdon. "L’intoxication au mercure est répertoriée et avérée. C’est une question de santé publique, l’État a une responsabilité", a-t-il martelé lors d’une conférence de presse, à Paris.
Le mercure tue à petit feu : il provoque une altération du développement neurologique et physique de ceux qui l’ingèrent. Les enfants en sont les premières victimes. Utilisé par les orpailleurs pour le lessivage des paillettes d’or, le mercure s’écoule dans les cours d’eau où il est assimilé par les poissons carnassiers, base de l’alimentation des Amérindiens. "Nous avons gardé un mode de vie traditionnel. Nous vivons de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Chez nous, il n’y a pas de supermarché et de toute façon, les familles n’auraient pas les moyens d’y acheter des denrées", explique Aïkumalé.
D’après les relevés effectués par l’Institut national de veille sanitaire (INVS) et l’Inserm, les populations Amérindiennes présentent une concentration de mercure bien supérieure aux valeurs seuil de l’OMS. "Si rien n’est fait à court terme, on va vers une forme de génocide", dénonce Jean-Pierre Havard, responsable de Solidarité Guyane, qui, tous les ans, relève les taux de mercure.
Agent de santé dans son village d’Antecume Pata, à trois heures de pirogue au sud de Maripasoula (ville proche de la frontière avec le Suriname), Aïkumalé est aux premières loges pour constater les effets dévastateurs de la pollution des eaux : problèmes dermatologiques, infection ophtalmologiques, polyarthrite, etc… Autant de maux nouveaux qui se multiplient chez les Wayanas à qui les autorités sanitaires n'ont d'autres recommations que d’arrêter de consommer du poisson. Une acculturation forcée et irréaliste pour un peuple dont la vie s'organise avec et autour du fleuve. "Tous nos besoins sont dans la rivière, on y mange, on s’y lave…La culture du Haut-Maroni est-elle seulement reconnue ?", s’interroge Aïkumale, qui sait que le mercure n’est que l’un des multiples maux qui met son monde en péril.
Du "paradis vert " à la cité
Avec l'envolée des cours de l’or, les exploitants illégaux - "garimpeiros" - se sont multipliés ces vingt dernières années. Selon les estimations de la gendarmerie nationale en 2013, plus de 10 000 orpailleurs clandestins occupent près de 500 sites en Guyane. Ces camps, créés ex-nihilo, réunissent jusqu’à mille chercheurs d'or, originaires du Suriname et du Brésil voisins. Ils s’installent quelques semaines dans ce "far west" amazonien, où les paillettes d’or servent de monnaie d’échange, avant de se volatiliser par les tunnels dont ils ont sillonné la terre. Derrière eux, ils laissent des friches putrides, des terres aux "veines ouvertes", des forêts éventrées : d’après WWF, 10 000 hectares de l’Amazonie guyanaise ont été sacrifiées à ce trafic.
"Ils viennent avec leur bulldozers, leurs prostituées, leurs maladies. Ils jettent leurs déchets qui sont consommés par les animaux que nous chassons et cela nous rend malades […] Avant, la forêt portait le nom de 'paradis vert', puis avec l’arrivée massive de l’orpaillage c’est devenue le 'paradis noir' ; maintenant c’est la 'cité verte'", poursuit Aïku.
Multipliant les vols de pirogues et les pillages d’abattis – cultures traditionnelles des Amérindiens - les garimperos ont créé un climat d’insécurité dans la forêt. En 2012, deux militaires français ont été tués par les trafiquants. "Les garimpeiros sont des mercenaires. Les hommes n’osent plus aller pêcher, les femmes ont peur de sortir du village." Des viols ont-ils été signalés ? "Pas encore, répond Aïku, mais ça ne saurait tarder".
Des gendarmes qui "décorent le village"
Face au fléau de l’orpaillage clandestin, des actions ont été menées par les forces de gendarmerie. En 2008, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a mis en place une vaste opération de répression nommée "Harpie". En 2012, les soldats et les gendarmes ont confisqué un peu plus de 8 kg d’or. Une goutte d’eau par rapport aux 5 à 10 tonnes produites chaque année par cette activité illégale, selon la direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement.
Difficile de contrôler cette forêt amazonienne qui occupe près de 80 000 km2, soit près de 90 % du territoire guyanais. Mais pour Aïku, l'incapacité des autorités françaises à enrayer le phénomène est l’aveu de leur désinvestissement total. "Les gendarmes ne servent que de décor, dans le village. Dans le mien, ils sont cinq. Que peuvent-ils faire ? Compter les pirogues qui passent sur le fleuve ?", ironise-t-il.
Face à cette ruée vers l’or qui dure depuis dix ans, des Amérindiens ont fini par prendre les armes pour se faire justice eux-mêmes. D’autres ont cédé à l’argent facile et participent au transport de l’or clandestin à travers cette forêt qu’ils connaissent mieux que personne. Une aberration pour beaucoup. "Des jeunes partent à l’orpaillage et ils reviennent drogués, sans repère. Dans la vie, il est important d’évoluer mais sans oublier nos racines. Je suis allé à l’école pour connaître deux mondes, pas pour faire disparaître le mien", explique avec sagesse Aïkumalé, évacuant le débat qu'il juge stérile entre tradition et modernité. Car ce qui se joue n’est pas seulement le maintien à tout prix d’un mode de vie, mais la survie d’un peuple, d’un monde. Le notre.
Source © Aïkumale Alemin, porte-parole wayana, à Paris. © Sarah Leduc
Un séisme de magnitude de 6,2 s'est produit mardi dans le centre de l'Indonésie, a annoncé l'Institut américain de géophysique (USGS), provoquant la panique chez des habitants qui ont précipitamment quitté leurs maisons.
L'USGS avait annoncé dans un premier temps une magnitude de 6,5, avant de la réviser légèrement à la baisse. Les autorités indonésiennes ont écarté tout risque de tsunami.
La secousse a eu lieu dans la mer des Moluques (océan Pacifique) à 09H46 (02H46 GMT - 04h46 HB) à une profondeur de 30 km, dans une zone située à 130 km au sud-est de la ville de Modayag, a précisé l'USGS.
Le tremblement de terre a été ressenti dans des grandes villes telles que Manodo et Gorontalo, sur l'île de Sulawesi. "Les gens de Manado ont ressenti la secousse et précipitamment quitté leurs maisons", a déclaré un porte-parole de l'Agence nationale des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho.
Le chef de l'Agence indonésienne de météorologie, climatologie et géophysique, Mochammad Riyadi, a observé pour sa part qu'"aucun dégât ni victime" n'avait été signalé jusqu'ici.
Sulawesi est la quatrième plus grande île d'Indonésie mais elle représente seulement 7% de la population de ce pays d'Asie du Sud-Est qui totalise 250 millions d'habitants.
L'Indonésie se trouve sur "la ceinture de feu du Pacifique", une zone où des plaques tectoniques se heurtent, provoquant une activité sismique et volcanique fréquente.
Source © thinkstock.
L'USGS avait annoncé dans un premier temps une magnitude de 6,5, avant de la réviser légèrement à la baisse. Les autorités indonésiennes ont écarté tout risque de tsunami.
La secousse a eu lieu dans la mer des Moluques (océan Pacifique) à 09H46 (02H46 GMT - 04h46 HB) à une profondeur de 30 km, dans une zone située à 130 km au sud-est de la ville de Modayag, a précisé l'USGS.
Le tremblement de terre a été ressenti dans des grandes villes telles que Manodo et Gorontalo, sur l'île de Sulawesi. "Les gens de Manado ont ressenti la secousse et précipitamment quitté leurs maisons", a déclaré un porte-parole de l'Agence nationale des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho.
Le chef de l'Agence indonésienne de météorologie, climatologie et géophysique, Mochammad Riyadi, a observé pour sa part qu'"aucun dégât ni victime" n'avait été signalé jusqu'ici.
Sulawesi est la quatrième plus grande île d'Indonésie mais elle représente seulement 7% de la population de ce pays d'Asie du Sud-Est qui totalise 250 millions d'habitants.
L'Indonésie se trouve sur "la ceinture de feu du Pacifique", une zone où des plaques tectoniques se heurtent, provoquant une activité sismique et volcanique fréquente.
Source © thinkstock.
Un spécimen adulte de moustique tigre qui peut véhiculer le virus de la dengue ou du chikungunya a été détecté vendredi dernier dans une commune de Seine-et-Marne, a indiqué ce mercredi l'Agence régionale de santé (ARS), confirmant une information du Parisien.
L'insecte a été signalé dans une entreprise d'importation de pneus située dans la commune de Chalmaison, près de Provins. «Il s'agit d'une détection ponctuelle dans le cadre d'un programme de surveillance. Il n'y a pas d'implantation du moustique tigre en Ile-de-France», a souligné Agathe Lobet, porte-parole de l'ARS.
Opération de fumigation
«Ce sont vraisemblablement des oeufs, pondus dans un pays où le moustique tigre est implanté, qui ont cheminé à l'intérieur des pneus. Ils ont éclos une fois sur place», a expliqué Grégory Lambert, entomologiste médical à l'Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) Méditerranée, qui prévoit une opération de fumigation pour éradiquer les larves et les moustiques adultes vendredi sur le site de 3,6 hectares de la société.
Les pneus étant un endroit de reproduction favori du moustique, cette société a été placée sous surveillance depuis plus d'une dizaine d'années par l'EID. Le moustique-tigre y avait déjà été repéré en 2008 et 2010 et des opérations d'éradication similaires avaient empêché l'insecte de s'implanter.
Le moustique-tigre, longtemps cantonné à l'Asie du sud-est, est désormais implanté sur le continent américain et dans une partie de l'Europe, dont le sud de la France
Source © AFP
L'insecte a été signalé dans une entreprise d'importation de pneus située dans la commune de Chalmaison, près de Provins. «Il s'agit d'une détection ponctuelle dans le cadre d'un programme de surveillance. Il n'y a pas d'implantation du moustique tigre en Ile-de-France», a souligné Agathe Lobet, porte-parole de l'ARS.
Opération de fumigation
«Ce sont vraisemblablement des oeufs, pondus dans un pays où le moustique tigre est implanté, qui ont cheminé à l'intérieur des pneus. Ils ont éclos une fois sur place», a expliqué Grégory Lambert, entomologiste médical à l'Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) Méditerranée, qui prévoit une opération de fumigation pour éradiquer les larves et les moustiques adultes vendredi sur le site de 3,6 hectares de la société.
Les pneus étant un endroit de reproduction favori du moustique, cette société a été placée sous surveillance depuis plus d'une dizaine d'années par l'EID. Le moustique-tigre y avait déjà été repéré en 2008 et 2010 et des opérations d'éradication similaires avaient empêché l'insecte de s'implanter.
Le moustique-tigre, longtemps cantonné à l'Asie du sud-est, est désormais implanté sur le continent américain et dans une partie de l'Europe, dont le sud de la France
Source © AFP
La parc national des Calanques vient d'autoriser Altéo à rejeter au large du parc les effluents liquides issus du traitement de la bauxite. Cette décision est contestée par Ségolène Royal qui a indiqué ne pas valider la décision en l'état.
Lundi 8 septembre, le conseil d'administration du parc national des Calanques a donné son autorisation à la poursuite pendant 30 ans des rejets des résidus liquides issus du traitement de la bauxite de l'usine d'alumine Altéo à Gardanne (Bouches-du-Rhône), rapporte l'AFP.
Une décision anticipée
"Le conseil d'administration a décidé d'autoriser ces rejets, mais avec des conditions fermes", a expliqué, lors d'une conférence de presse, Didier Réault, adjoint au maire de Marseille et président du parc, ajoutant que la décision s'impose au préfet. Le résultat du vote à bulletin secret a donné 30 voix pour la poursuite des rejets, 16 voix contre et 2 abstentions, précise La Provence.
Ces rejets s'accompagneront de "meilleurs contrôles et d'un meilleur suivi des eaux rejetées", a assuré le président du Parc, précisant que la poursuite de ces rejets pourraient être interrompus par arrêté préfectoral, si le groupe ne respectait pas ses engagements. L'exploitant de l'usine Altéo s'est engagé à réduire les volumes déversés de l'équivalent de "2.000 camions par an à 2 camions par an", explique l'élu marseillais.
Tous les ans, l'industriel devra rendre compte "dans le détail" de ses efforts pour réduire la quantité et la toxicité de ses rejets. De plus, l'Etat et le conseil scientifique du parc évalueront tous les cinq ans les progrès réalisés, a expliqué Didier Réault.
Cette décision n'est pas une réelle surprise, les textes règlementaires l'ayant largement anticipée. En effet, le décret d'avril 2012 créant le Parc national interdit, au sein du parc, de déposer, d'abandonner ou de jeter, à l'exception des emplacements désignés à cet effet, toute une série de déchets, matériaux ou objets. Néanmoins, l'article 22 vient apporter deux exceptions : les "rejets issus des stations d'épuration dans les zones [déjà] affectées par ces rejets" et les rejets de "résidus de traitement de bauxite issus de l'usine d'exploitation de l'alumine située à Gardanne" restent autorisés. Seul bémol, l'article 22 stipule que la seconde exception est "limitée jusqu'au 31 décembre 2015 s'agissant des résidus solides qualifiés de « boues rouges »". Le passage de rejets de boues rouges contenant des résidus solides à des rejets liquides avait bien été prévu dès la création du parc. A noter toutefois que les deux exceptions ci-dessus avaient fait l'objet d'un recours devant le Conseil d'Etat, recours rejeté en novembre 2013.
Cependant, le feu vert donné à Altéo par le parc national des Calanques est loin de faire consensus, y compris au plus haut de l'Etat. Ainsi, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, a marqué sa désapprobation via le site Internet Twitter. "Le CA du parc des Calanques a émis un avis positif aux boues rouges. Je ne donne pas de feu vert. Contrôles complémentaires indispensables", a-t-elle commenté dans un premier message complété par un second précisant que "parc naturel des Calanques et boues rouges : l'avis du CA n'est qu'un avis. En aucun cas une autorisation que je ne donnerai pas en l'état". Pour l'instant, la ministre ne dit pas être fermement opposée au projet et fait surtout part de ses doutes quant à la mise en œuvre de ces rejets, et en particulier les contrôles prévus.
Cette position n'est pas tout à fait identique à celle affichée en mars 2013 par Delphine Batho, alors en poste à Roquelaure. Dans une lettre que le collectif des opposants aux rejets de l'usine de Gardanne a fait circuler, la ministre indiquait que "ces rejets de boues rouges ne sont plus acceptables et doivent cesser". Elle appelait alors à ce que l'arrêté préfectoral encadrant ces rejets soit "strictement respecté". De plus, elle était beaucoup plus explicite que l'actuelle ministre de l'Ecologie au sujet des rejets liquides. "A l'issue de l'échéance du 31 décembre 2015, l'exploitant envisage de poursuivre les rejets en mer des eaux de procédé issues de la neutralisation et de le déshydratation des boues rouges", expliquait-elle, affirmant "[ne pas être] favorable à une telle demande".
Scientifiques et élus locaux
De même, comme le vote le traduit, la décision ne fait pas l'unanimité au sein du conseil d'administration du parc. Yves Lancelot, membre du conseil d'administration du parc, océanographe et ancien directeur de recherche au CNRS, a fait part de son désaccord. "C'est dramatique, ça me choque beaucoup", a-t-il commenté à l'issue du vote, expliquant qu'"on ne connaît pas [les risques], c'est bien le problème ! Pour le moment, il y a des inconnues énormes", rapporte l'AFP. Par ailleurs, il a émis de sérieux doutes sur la possibilité de "vérifier réellement ce que fait l'industriel", rapporte La Provence, ajoutant que l'opérateur de l'usine "va continuer à faire le minimum syndical, comme il l'a toujours fait". Et de déplorer que le conseil d'administration du parc "compte moins d'une douzaine de scientifiques et d'associatifs" parmi ses 51 membres. Effectivement, le conseil d'administration est "en majorité composé d'acteurs locaux (60%)", explique le parc national. Ces derniers sont des élus des collectivités locales concernées et des personnalités à compétence locale désignées par la ministre de l'Ecologie.
Néanmoins, la décision du conseil d'administration du parc est aussi salué par certains acteurs, à l'image de François-Michel Lambert, député écologiste de la circonscription sur laquelle se situe l'usine qui emploie environ 500 personnes. Jugeant que le dossier "fait l'objet de beaucoup d'approximations", il indique "[être] pour la recherche de solutions efficaces et disponibles afin de réduire au plus vite les pollutions générées par Altéo". Jugeant qu'"interdire aujourd'hui tout rejet solide et liquide dans la Méditerranée, c'est entrainer la fermeture immédiate de l'usine car aucune technologie de substitution n'est disponible", il "privilégie (…) pleinement le type de démarche enclenchée par le conseil d'administration du Parc des Calanques, qui favorise le partenariat entre le Parc des Calanques, Altéo, les services de l'Etat, les associations protectrices de l'environnement et les élus locaux".
Pour rappel, l'usine d'Alteo produit depuis 1893 de l'alumine à partir de la bauxite, selon le procédé Bayer de dissolution de l'alumine par de la soude, procédé mis au point quelques années auparavant. Depuis 1966, l'usine de Gardanne bénéficie du droit de rejeter les résidus du traitement de la bauxite "à une profondeur de 230 m dans le canyon de Cassidaigne, en plein cœur marin", rappelle le rapport annuel 2013 du parc. Cette autorisation prévoit la fin de tout rejet en mer de matières en suspension au 31 décembre 2015, conformément à l'arrêté préfectoral de 1996.
Lundi 8 septembre, le conseil d'administration du parc national des Calanques a donné son autorisation à la poursuite pendant 30 ans des rejets des résidus liquides issus du traitement de la bauxite de l'usine d'alumine Altéo à Gardanne (Bouches-du-Rhône), rapporte l'AFP.
Une décision anticipée
"Le conseil d'administration a décidé d'autoriser ces rejets, mais avec des conditions fermes", a expliqué, lors d'une conférence de presse, Didier Réault, adjoint au maire de Marseille et président du parc, ajoutant que la décision s'impose au préfet. Le résultat du vote à bulletin secret a donné 30 voix pour la poursuite des rejets, 16 voix contre et 2 abstentions, précise La Provence.
Ces rejets s'accompagneront de "meilleurs contrôles et d'un meilleur suivi des eaux rejetées", a assuré le président du Parc, précisant que la poursuite de ces rejets pourraient être interrompus par arrêté préfectoral, si le groupe ne respectait pas ses engagements. L'exploitant de l'usine Altéo s'est engagé à réduire les volumes déversés de l'équivalent de "2.000 camions par an à 2 camions par an", explique l'élu marseillais.
Tous les ans, l'industriel devra rendre compte "dans le détail" de ses efforts pour réduire la quantité et la toxicité de ses rejets. De plus, l'Etat et le conseil scientifique du parc évalueront tous les cinq ans les progrès réalisés, a expliqué Didier Réault.
Cette décision n'est pas une réelle surprise, les textes règlementaires l'ayant largement anticipée. En effet, le décret d'avril 2012 créant le Parc national interdit, au sein du parc, de déposer, d'abandonner ou de jeter, à l'exception des emplacements désignés à cet effet, toute une série de déchets, matériaux ou objets. Néanmoins, l'article 22 vient apporter deux exceptions : les "rejets issus des stations d'épuration dans les zones [déjà] affectées par ces rejets" et les rejets de "résidus de traitement de bauxite issus de l'usine d'exploitation de l'alumine située à Gardanne" restent autorisés. Seul bémol, l'article 22 stipule que la seconde exception est "limitée jusqu'au 31 décembre 2015 s'agissant des résidus solides qualifiés de « boues rouges »". Le passage de rejets de boues rouges contenant des résidus solides à des rejets liquides avait bien été prévu dès la création du parc. A noter toutefois que les deux exceptions ci-dessus avaient fait l'objet d'un recours devant le Conseil d'Etat, recours rejeté en novembre 2013.
Cependant, le feu vert donné à Altéo par le parc national des Calanques est loin de faire consensus, y compris au plus haut de l'Etat. Ainsi, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, a marqué sa désapprobation via le site Internet Twitter. "Le CA du parc des Calanques a émis un avis positif aux boues rouges. Je ne donne pas de feu vert. Contrôles complémentaires indispensables", a-t-elle commenté dans un premier message complété par un second précisant que "parc naturel des Calanques et boues rouges : l'avis du CA n'est qu'un avis. En aucun cas une autorisation que je ne donnerai pas en l'état". Pour l'instant, la ministre ne dit pas être fermement opposée au projet et fait surtout part de ses doutes quant à la mise en œuvre de ces rejets, et en particulier les contrôles prévus.
Cette position n'est pas tout à fait identique à celle affichée en mars 2013 par Delphine Batho, alors en poste à Roquelaure. Dans une lettre que le collectif des opposants aux rejets de l'usine de Gardanne a fait circuler, la ministre indiquait que "ces rejets de boues rouges ne sont plus acceptables et doivent cesser". Elle appelait alors à ce que l'arrêté préfectoral encadrant ces rejets soit "strictement respecté". De plus, elle était beaucoup plus explicite que l'actuelle ministre de l'Ecologie au sujet des rejets liquides. "A l'issue de l'échéance du 31 décembre 2015, l'exploitant envisage de poursuivre les rejets en mer des eaux de procédé issues de la neutralisation et de le déshydratation des boues rouges", expliquait-elle, affirmant "[ne pas être] favorable à une telle demande".
Scientifiques et élus locaux
De même, comme le vote le traduit, la décision ne fait pas l'unanimité au sein du conseil d'administration du parc. Yves Lancelot, membre du conseil d'administration du parc, océanographe et ancien directeur de recherche au CNRS, a fait part de son désaccord. "C'est dramatique, ça me choque beaucoup", a-t-il commenté à l'issue du vote, expliquant qu'"on ne connaît pas [les risques], c'est bien le problème ! Pour le moment, il y a des inconnues énormes", rapporte l'AFP. Par ailleurs, il a émis de sérieux doutes sur la possibilité de "vérifier réellement ce que fait l'industriel", rapporte La Provence, ajoutant que l'opérateur de l'usine "va continuer à faire le minimum syndical, comme il l'a toujours fait". Et de déplorer que le conseil d'administration du parc "compte moins d'une douzaine de scientifiques et d'associatifs" parmi ses 51 membres. Effectivement, le conseil d'administration est "en majorité composé d'acteurs locaux (60%)", explique le parc national. Ces derniers sont des élus des collectivités locales concernées et des personnalités à compétence locale désignées par la ministre de l'Ecologie.
Néanmoins, la décision du conseil d'administration du parc est aussi salué par certains acteurs, à l'image de François-Michel Lambert, député écologiste de la circonscription sur laquelle se situe l'usine qui emploie environ 500 personnes. Jugeant que le dossier "fait l'objet de beaucoup d'approximations", il indique "[être] pour la recherche de solutions efficaces et disponibles afin de réduire au plus vite les pollutions générées par Altéo". Jugeant qu'"interdire aujourd'hui tout rejet solide et liquide dans la Méditerranée, c'est entrainer la fermeture immédiate de l'usine car aucune technologie de substitution n'est disponible", il "privilégie (…) pleinement le type de démarche enclenchée par le conseil d'administration du Parc des Calanques, qui favorise le partenariat entre le Parc des Calanques, Altéo, les services de l'Etat, les associations protectrices de l'environnement et les élus locaux".
Pour rappel, l'usine d'Alteo produit depuis 1893 de l'alumine à partir de la bauxite, selon le procédé Bayer de dissolution de l'alumine par de la soude, procédé mis au point quelques années auparavant. Depuis 1966, l'usine de Gardanne bénéficie du droit de rejeter les résidus du traitement de la bauxite "à une profondeur de 230 m dans le canyon de Cassidaigne, en plein cœur marin", rappelle le rapport annuel 2013 du parc. Cette autorisation prévoit la fin de tout rejet en mer de matières en suspension au 31 décembre 2015, conformément à l'arrêté préfectoral de 1996.
En inde, les rendements agricoles indiens baissent du fait de la pollution à l'ozone.
Entre 2000 et 2010, la pollution à l'ozone a entraîné chaque année en Inde la perte de 3,5 millions de tonnes de blé et de 2,1 millions de tonnes de riz, soit au total 9,2 % des besoins annuels en céréales du pays (62 millions de tonnes), révèle une étude menée par une équipe indo-américaine de chercheurs, publiée en août dans la revue Geophysical Research Letters, de l'American Geophysical Union (AGU).
« La pollution à l'ozone a un impact considérable sur les cultures assurant la sécurité alimentaire en Inde, écrivent les auteurs de l'étude. Les pertes de rendement enregistrées pour le riz et le blé représentent de quoi nourrir 94 millions d'Indiens vivant en dessous du seuil de pauvreté. »
Cette étude est la première qui mesure l'impact de l'ozone sur les cultures du sous-continent indien. Elle porte sur quatre des plus importantes productions agricoles du pays : le riz – principale céréale assurant la sécurité alimentaire de la population indienne –, le blé, le soja et le coton.
L'ozone troposphérique, situé dans les dix premiers kilomètres de l'atmosphère, est formé à partir de polluants dits « précurseurs », transformés sous l'effet des rayons solaires et de la chaleur. Il s'agit notamment des oxydes d'azote (NOx), du monoxyde de carbone (CO) ou des composés organiques volatils (COV), générés par la combustion de matières organiques (gaz, charbon, fioul, carburant, bois) et quelques procédés industriels.
La pollution à l'ozone est particulièrement élevée en Inde du fait de la hausse de la circulation automobile, de la production d'électricité par combustion du charbon et de l'incinération de déchets à ciel ouvert. Elle est toutefois inégale selon la période de l'année et les régions : elle redouble sous l'effet des hautes températures, entre mai et juin, et la plaine fertile indo-gangétique est l'une des plus touchées.
L'ozone, qui provoque troubles respiratoires et morts prématurées, est surtout généré dans les grandes villes indiennes, avant de se transporter facilement vers des zones éloignées. Dans les campagnes, l'ozone réduit l'activité de photosynthèse, nuisant au développement des plantes, et entraîne d'importantes baisses de rendements et de qualité. Les cultures proches des grandes villes sont les plus touchées.
Au sein de l'agriculture indienne, qui fait vivre plus de 58 % de la population, c'est la culture du coton qui est le plus durement affectée par la pollution à l'ozone, avec une perte annuelle de plus de 5,3 % de la production nationale, suivi du blé (5 %), du soja (2, %) et du riz (2,1 %).
Mais en termes de volume, le blé et le riz affichent les plus grosses pertes de rendement. Les 2,1 millions de tonnes de riz perdues représentent la moitié des exportations de cette céréale par l'Inde entre 2000 et 2010, et les 3,1 millions de tonnes de blé le double de la production vendue à l'export. Au total, à l'échelle nationale, les chercheurs évaluent à 1,29 milliard de dollars (1 milliard d'euros) le manque à gagner chaque année pour le pays.
Depuis la révolution verte menée dans les années 1970 par l'Inde, la hausse de la production agricole n'a que modestement fait reculer la malnutrition : près de la moitié des enfants âgés de moins de 5 ans sont toujours mal nourris.
Aujourd'hui, la pollution à l'ozone pourrait aggraver le phénomène et menacer la sécurité alimentaire du pays, qui est devenu exportateur agricole depuis peu. Les auteurs de l'étude appellent les autorités indiennes à se doter d'une législation pour contrôler et réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aucune réforme n'est pour l'instant envisagée.
Lors de la Conférence internationale sur la promotion de l'information sur le climat pour l'agriculture et la sécurité alimentaire, organisée en Turquie en avril, Gufran Beig, de l'Institut indien de météorologie tropicale, préconisait pour sa part trois solutions : l'adaptation des cultures à cette nouvelle pollution atmosphérique, en remplaçant par exemple le blé par d'autres céréales ; la réduction de la pollution atmosphérique ; la protection des rendements agricoles par l'introduction de nouvelles variétés résistantes à l'ozone.
Source © Le Monde
Entre 2000 et 2010, la pollution à l'ozone a entraîné chaque année en Inde la perte de 3,5 millions de tonnes de blé et de 2,1 millions de tonnes de riz, soit au total 9,2 % des besoins annuels en céréales du pays (62 millions de tonnes), révèle une étude menée par une équipe indo-américaine de chercheurs, publiée en août dans la revue Geophysical Research Letters, de l'American Geophysical Union (AGU).
« La pollution à l'ozone a un impact considérable sur les cultures assurant la sécurité alimentaire en Inde, écrivent les auteurs de l'étude. Les pertes de rendement enregistrées pour le riz et le blé représentent de quoi nourrir 94 millions d'Indiens vivant en dessous du seuil de pauvreté. »
Cette étude est la première qui mesure l'impact de l'ozone sur les cultures du sous-continent indien. Elle porte sur quatre des plus importantes productions agricoles du pays : le riz – principale céréale assurant la sécurité alimentaire de la population indienne –, le blé, le soja et le coton.
L'ozone troposphérique, situé dans les dix premiers kilomètres de l'atmosphère, est formé à partir de polluants dits « précurseurs », transformés sous l'effet des rayons solaires et de la chaleur. Il s'agit notamment des oxydes d'azote (NOx), du monoxyde de carbone (CO) ou des composés organiques volatils (COV), générés par la combustion de matières organiques (gaz, charbon, fioul, carburant, bois) et quelques procédés industriels.
La pollution à l'ozone est particulièrement élevée en Inde du fait de la hausse de la circulation automobile, de la production d'électricité par combustion du charbon et de l'incinération de déchets à ciel ouvert. Elle est toutefois inégale selon la période de l'année et les régions : elle redouble sous l'effet des hautes températures, entre mai et juin, et la plaine fertile indo-gangétique est l'une des plus touchées.
L'ozone, qui provoque troubles respiratoires et morts prématurées, est surtout généré dans les grandes villes indiennes, avant de se transporter facilement vers des zones éloignées. Dans les campagnes, l'ozone réduit l'activité de photosynthèse, nuisant au développement des plantes, et entraîne d'importantes baisses de rendements et de qualité. Les cultures proches des grandes villes sont les plus touchées.
Au sein de l'agriculture indienne, qui fait vivre plus de 58 % de la population, c'est la culture du coton qui est le plus durement affectée par la pollution à l'ozone, avec une perte annuelle de plus de 5,3 % de la production nationale, suivi du blé (5 %), du soja (2, %) et du riz (2,1 %).
Mais en termes de volume, le blé et le riz affichent les plus grosses pertes de rendement. Les 2,1 millions de tonnes de riz perdues représentent la moitié des exportations de cette céréale par l'Inde entre 2000 et 2010, et les 3,1 millions de tonnes de blé le double de la production vendue à l'export. Au total, à l'échelle nationale, les chercheurs évaluent à 1,29 milliard de dollars (1 milliard d'euros) le manque à gagner chaque année pour le pays.
Depuis la révolution verte menée dans les années 1970 par l'Inde, la hausse de la production agricole n'a que modestement fait reculer la malnutrition : près de la moitié des enfants âgés de moins de 5 ans sont toujours mal nourris.
Aujourd'hui, la pollution à l'ozone pourrait aggraver le phénomène et menacer la sécurité alimentaire du pays, qui est devenu exportateur agricole depuis peu. Les auteurs de l'étude appellent les autorités indiennes à se doter d'une législation pour contrôler et réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aucune réforme n'est pour l'instant envisagée.
Lors de la Conférence internationale sur la promotion de l'information sur le climat pour l'agriculture et la sécurité alimentaire, organisée en Turquie en avril, Gufran Beig, de l'Institut indien de météorologie tropicale, préconisait pour sa part trois solutions : l'adaptation des cultures à cette nouvelle pollution atmosphérique, en remplaçant par exemple le blé par d'autres céréales ; la réduction de la pollution atmosphérique ; la protection des rendements agricoles par l'introduction de nouvelles variétés résistantes à l'ozone.
Source © Le Monde
La teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre a atteint un nouveau pic en 2013, en raison de la hausse accélérée des concentrations de dioxyde de carbone, d'après le bulletin annuel de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) sur les gaz à effet de serre.
La nécessité d'une action internationale concertée face à l'accélération des changements climatiques dont les effets pourraient s'avérer dévastateurs n'en est que plus urgente.
Il ressort de ce bulletin que le forçage radiatif, qui a pour effet de réchauffer le climat, s'est accru de 34% entre 1990 et 2013 à cause des gaz à effet de serre persistants comme le dioxyde de carbone (CO2), le méthane et le protoxyde d'azote.
En 2013, la concentration de CO2 dans l'atmosphère représentait 142% de ce qu'elle était à l'époque préindustrielle (1750), et celles du méthane et du protoxyde d'azote respectivement 253% et 121%.
Les observations effectuées par le réseau de la Veille de l'atmosphère globale (VAG) de l'OMM révèlent que le taux d'accroissement du CO2 atmosphérique entre 2012 et 2013 représente la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013. Des données préliminaires laissent supposer que cela pourrait être dû à la réduction des quantités de CO2 absorbées par la biosphère terrestre alors que les émissions de ce gaz continuent de croître.
Le Bulletin de l'OMM sur les gaz à effet de serre rend compte des concentrations - et non des émissions - de ces gaz dans l'atmosphère. Par émissions, on entend les quantités de gaz qui pénètrent dans l'atmosphère et, par concentrations, celles qui y restent à la faveur des interactions complexes qui se produisent entre l'atmosphère, la biosphère et les océans. L'océan absorbe aujourd'hui environ le quart des émissions totales de CO2 et la biosphère un autre quart, limitant ainsi l'accroissement du CO2 atmosphérique.
Or l'absorption du CO2 par les océans est lourde de conséquences: le rythme actuel d'acidification des océans semble en effet sans précédent depuis au moins 300 millions d'années, selon les résultats d'une étude.
«Nous savons avec certitude que le climat est en train de changer et que les conditions météorologiques deviennent plus extrêmes à cause des activités humaines telles que l'exploitation des combustibles fossiles», a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud.
«Le bulletin sur les gaz à effet de serre souligne que la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, loin de diminuer, a augmenté l'an dernier à un rythme inégalé depuis près de 30 ans», a poursuivi M. Jarraud. «Nous devons inverser cette tendance en réduisant les émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre dans tous les domaines d'activité. Le temps joue contre nous.»
«Le dioxyde de carbone demeure pendant des centaines d'années dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans l'océan. L'effet cumulé des émissions passées, présentes et futures de ce gaz se répercutera à la fois sur le réchauffement du climat et sur l'acidification des océans. Les lois de la physique ne sont pas négociables.»
«Le bulletin sur les gaz à effet de serre fournit aux décideurs des éléments scientifiques sur lesquels ils peuvent s'appuyer. Nous possédons les connaissances et nous disposons des leviers nécessaires pour prendre des mesures visant à limiter à 2°C l'augmentation de la température et donner ainsi une chance à notre planète tout en préservant l'avenir des générations futures. Plaider l'ignorance ne peut plus être une excuse pour ne pas agir.»
«La décision d'inclure dans ce numéro du Bulletin de l'OMM sur les gaz à effet de serre une section sur l'acidification des océans était nécessaire et vient fort à propos. Il est grand temps que l'océan, qui est le facteur déterminant du climat de la planète, soit dorénavant au centre du débat sur le changement climatique», a fait valoir Wendy Watson-Wright, Secrétaire exécutive de la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO.
«Si l'on estime que le réchauffement planétaire n'est pas une raison suffisante de réduire les émissions de CO2, il devrait en être autrement pour l'acidification des océans, dont les effets se font déjà sentir et ne feront que se renforcer dans les décennies à venir. Je partage l'inquiétude du Secrétaire général de l'OMM: le temps, effectivement, joue contre nous.»
Le dioxyde de carbone a contribué pour 80% à l'augmentation, entre 1990 et 2013, du forçage radiatif induit par les gaz à effet de serre persistants, qui s'est accru de 34% durant cette période, selon l'Indice annuel d'accumulation des gaz à effet de serre publié par l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA).
En 2013, en moyenne mondiale, la teneur de l'atmosphère en CO2 était de 396,0 parties par million (ppm), soit 2,9 ppm de plus qu'en 2012, ce qui représente la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013. Les concentrations de CO2 fluctuent d'une saison et d'une région à l'autre. Si le rythme d'accroissement actuel se maintient, la teneur annuelle moyenne de l'atmosphère en CO2 à l'échelle du globe devrait dépasser le seuil symbolique de 400 parties par million en 2015 ou 2016.
Le méthane (CH4) est le deuxième plus important gaz à effet de serre. Environ 40% des rejets de CH4 dans l'atmosphère sont d'origine naturelle (zones humides, termites, etc.) et 60% d'origine humaine (élevage de bétail, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges, combustion de biomasse, etc.). Le CH4 atmosphérique a atteint un nouveau pic en 2013 - 1824parties par milliard (ppb) environ - en raison de l'accroissement des émissions anthropiques. Après une période de stabilisation, la teneur de l'atmosphère en méthane augmente de nouveau depuis 2007.
Les émissions de protoxyde d'azote dans l'atmosphère sont d'origine naturelle (environ 60 %) et humaine (environ 40 %), puisqu'elles proviennent notamment des océans, des sols, de la combustion de biomasse, des engrais et de divers processus industriels. La concentration atmosphérique de ce gaz a atteint quelque 325,9 parties par milliard en 2013. Sur une période de 100ans, l'impact du protoxyde d'azote sur le climat est 298fois supérieur à celui du dioxyde de carbone, à émissions égales. Le N2O joue aussi un rôle important dans la destruction de la couche d'ozone stratosphérique qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs émis par le soleil.
Le dernier Bulletin de l'OMM sur les gaz à effet de serre contient une nouvelle section sur l'acidification des océans établie en collaboration avec la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO, dans le cadre de son Projet international de coordination des données sur le carbone océanique (IOCCP), le Comité scientifique pour les recherches océaniques (SCOR) et le Centre de coordination de l'action internationale relative à l'acidification des océans relevant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
L'océan absorbe aujourd'hui le quart des émissions anthropiques de CO2, limitant ainsi l'accroissement du CO2 atmosphérique causé par l'exploitation des combustibles fossiles. L'absorption de quantités accrues de ce gaz par les mers du globe modifie le cycle des carbonates marins et entraîne une acidification de l'eau de mer. Celle-ci est déjà mesurable vu que les océans absorbent environ 4kg de CO2 par jour et par personne.
Le rythme actuel d'acidification des océans semble sans précédent depuis au moins 300 millions d'années, si l'on en croit les données indirectes livrées par les paléo-archives. Le processus d'acidification continuera de s'accélérer au moins jusqu'au milieu du siècle, d'après les projections établies à l'aide de modèles du système terrestre.
Les conséquences que l'acidification des océans peut avoir pour les organismes marins sont complexes. La réaction des organismes calcifiants tels que les coraux, les algues, les mollusques et certains planctons est une grande source d'inquiétude vu que leur aptitude à former leur coquille ou leur exosquelette (via la calcification) dépend de la quantité d'ions carbonates. Pour beaucoup d'entre eux, l'augmentation de l'acidité a une influence néfaste sur la calcification. Parmi les autres conséquences de l'acidification sur les organismes marins on peut citer la réduction de leurs taux de survie et de développement, l'altération de leurs fonctions physiologiques et une diminution de la biodiversité.
La nécessité d'une action internationale concertée face à l'accélération des changements climatiques dont les effets pourraient s'avérer dévastateurs n'en est que plus urgente.
Il ressort de ce bulletin que le forçage radiatif, qui a pour effet de réchauffer le climat, s'est accru de 34% entre 1990 et 2013 à cause des gaz à effet de serre persistants comme le dioxyde de carbone (CO2), le méthane et le protoxyde d'azote.
En 2013, la concentration de CO2 dans l'atmosphère représentait 142% de ce qu'elle était à l'époque préindustrielle (1750), et celles du méthane et du protoxyde d'azote respectivement 253% et 121%.
Les observations effectuées par le réseau de la Veille de l'atmosphère globale (VAG) de l'OMM révèlent que le taux d'accroissement du CO2 atmosphérique entre 2012 et 2013 représente la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013. Des données préliminaires laissent supposer que cela pourrait être dû à la réduction des quantités de CO2 absorbées par la biosphère terrestre alors que les émissions de ce gaz continuent de croître.
Le Bulletin de l'OMM sur les gaz à effet de serre rend compte des concentrations - et non des émissions - de ces gaz dans l'atmosphère. Par émissions, on entend les quantités de gaz qui pénètrent dans l'atmosphère et, par concentrations, celles qui y restent à la faveur des interactions complexes qui se produisent entre l'atmosphère, la biosphère et les océans. L'océan absorbe aujourd'hui environ le quart des émissions totales de CO2 et la biosphère un autre quart, limitant ainsi l'accroissement du CO2 atmosphérique.
Or l'absorption du CO2 par les océans est lourde de conséquences: le rythme actuel d'acidification des océans semble en effet sans précédent depuis au moins 300 millions d'années, selon les résultats d'une étude.
«Nous savons avec certitude que le climat est en train de changer et que les conditions météorologiques deviennent plus extrêmes à cause des activités humaines telles que l'exploitation des combustibles fossiles», a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud.
«Le bulletin sur les gaz à effet de serre souligne que la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, loin de diminuer, a augmenté l'an dernier à un rythme inégalé depuis près de 30 ans», a poursuivi M. Jarraud. «Nous devons inverser cette tendance en réduisant les émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre dans tous les domaines d'activité. Le temps joue contre nous.»
«Le dioxyde de carbone demeure pendant des centaines d'années dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans l'océan. L'effet cumulé des émissions passées, présentes et futures de ce gaz se répercutera à la fois sur le réchauffement du climat et sur l'acidification des océans. Les lois de la physique ne sont pas négociables.»
«Le bulletin sur les gaz à effet de serre fournit aux décideurs des éléments scientifiques sur lesquels ils peuvent s'appuyer. Nous possédons les connaissances et nous disposons des leviers nécessaires pour prendre des mesures visant à limiter à 2°C l'augmentation de la température et donner ainsi une chance à notre planète tout en préservant l'avenir des générations futures. Plaider l'ignorance ne peut plus être une excuse pour ne pas agir.»
«La décision d'inclure dans ce numéro du Bulletin de l'OMM sur les gaz à effet de serre une section sur l'acidification des océans était nécessaire et vient fort à propos. Il est grand temps que l'océan, qui est le facteur déterminant du climat de la planète, soit dorénavant au centre du débat sur le changement climatique», a fait valoir Wendy Watson-Wright, Secrétaire exécutive de la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO.
«Si l'on estime que le réchauffement planétaire n'est pas une raison suffisante de réduire les émissions de CO2, il devrait en être autrement pour l'acidification des océans, dont les effets se font déjà sentir et ne feront que se renforcer dans les décennies à venir. Je partage l'inquiétude du Secrétaire général de l'OMM: le temps, effectivement, joue contre nous.»
Le dioxyde de carbone a contribué pour 80% à l'augmentation, entre 1990 et 2013, du forçage radiatif induit par les gaz à effet de serre persistants, qui s'est accru de 34% durant cette période, selon l'Indice annuel d'accumulation des gaz à effet de serre publié par l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA).
En 2013, en moyenne mondiale, la teneur de l'atmosphère en CO2 était de 396,0 parties par million (ppm), soit 2,9 ppm de plus qu'en 2012, ce qui représente la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013. Les concentrations de CO2 fluctuent d'une saison et d'une région à l'autre. Si le rythme d'accroissement actuel se maintient, la teneur annuelle moyenne de l'atmosphère en CO2 à l'échelle du globe devrait dépasser le seuil symbolique de 400 parties par million en 2015 ou 2016.
Le méthane (CH4) est le deuxième plus important gaz à effet de serre. Environ 40% des rejets de CH4 dans l'atmosphère sont d'origine naturelle (zones humides, termites, etc.) et 60% d'origine humaine (élevage de bétail, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges, combustion de biomasse, etc.). Le CH4 atmosphérique a atteint un nouveau pic en 2013 - 1824parties par milliard (ppb) environ - en raison de l'accroissement des émissions anthropiques. Après une période de stabilisation, la teneur de l'atmosphère en méthane augmente de nouveau depuis 2007.
Les émissions de protoxyde d'azote dans l'atmosphère sont d'origine naturelle (environ 60 %) et humaine (environ 40 %), puisqu'elles proviennent notamment des océans, des sols, de la combustion de biomasse, des engrais et de divers processus industriels. La concentration atmosphérique de ce gaz a atteint quelque 325,9 parties par milliard en 2013. Sur une période de 100ans, l'impact du protoxyde d'azote sur le climat est 298fois supérieur à celui du dioxyde de carbone, à émissions égales. Le N2O joue aussi un rôle important dans la destruction de la couche d'ozone stratosphérique qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs émis par le soleil.
Le dernier Bulletin de l'OMM sur les gaz à effet de serre contient une nouvelle section sur l'acidification des océans établie en collaboration avec la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO, dans le cadre de son Projet international de coordination des données sur le carbone océanique (IOCCP), le Comité scientifique pour les recherches océaniques (SCOR) et le Centre de coordination de l'action internationale relative à l'acidification des océans relevant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
L'océan absorbe aujourd'hui le quart des émissions anthropiques de CO2, limitant ainsi l'accroissement du CO2 atmosphérique causé par l'exploitation des combustibles fossiles. L'absorption de quantités accrues de ce gaz par les mers du globe modifie le cycle des carbonates marins et entraîne une acidification de l'eau de mer. Celle-ci est déjà mesurable vu que les océans absorbent environ 4kg de CO2 par jour et par personne.
Le rythme actuel d'acidification des océans semble sans précédent depuis au moins 300 millions d'années, si l'on en croit les données indirectes livrées par les paléo-archives. Le processus d'acidification continuera de s'accélérer au moins jusqu'au milieu du siècle, d'après les projections établies à l'aide de modèles du système terrestre.
Les conséquences que l'acidification des océans peut avoir pour les organismes marins sont complexes. La réaction des organismes calcifiants tels que les coraux, les algues, les mollusques et certains planctons est une grande source d'inquiétude vu que leur aptitude à former leur coquille ou leur exosquelette (via la calcification) dépend de la quantité d'ions carbonates. Pour beaucoup d'entre eux, l'augmentation de l'acidité a une influence néfaste sur la calcification. Parmi les autres conséquences de l'acidification sur les organismes marins on peut citer la réduction de leurs taux de survie et de développement, l'altération de leurs fonctions physiologiques et une diminution de la biodiversité.
EV-68. Un virus respiratoire semble se répandre de façon importante aux Etats-Unis depuis le début du mois d'août ont annoncé les autorités sanitaires américaines. 12 Etats ont déjà rapporté l'existence de foyers apparents aux Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), a précisé Anne Schuchat, directrice du Centre national pour la vaccination et les maladies respiratoires.
Aucun décès n'a été rapporté, mais les enfants et adolescents sont les plus touchés par ce virus qui a nécessité de nombreuses hospitalisations. Les symptômes ont été constatés chez plusieurs centaines d'entre eux, mais tous n'ont pas nécessité d'hospitalisation.
Un virus connu mais rare
Le virus coupable s'appelle EV-68, un entérovirus identifié en 1962 en Californie et considéré comme assez rare. Entre 2009 et 2013, seuls 79 cas ont été enregistrés.
"Ce n'est pas un nouveau virus, mais EV-68 est assez rare et on ne sait pas grand chose sur lui par rapport à d'autres virus de sa catégorie", a ajouté Mme Schuchat.
"La situation évolue rapidement et je ne serais pas surprise s'il y avait davantage de foyers", ajoute-t-elle.
Cette percée du virus semble être particulièrement importante" explique le Dr Dick Zoutman de l’université Queen’s de Kingston au Canada.
"Si votre enfant semble avoir des difficultés à respirer vous devez voir rapidement un médecin", a conclu Mme Schuchat.
Le virus se transmet apparemment quand un malade tousse ou éternue, ou quand quelqu'un touche une surface infectée.Il n'existe pas de vaccin contre EV-68 et les experts ne comprennent pas pourquoi ce virus est en train de se répandre de cette manière actuellement.
Les premiers foyers ont été relevés au mois d'août à Kansas City, dans le Missouri (centre) et à Chicago, dans l'Illinois (nord). Les jeunes malades avaient de six mois à 16 ans. Depuis, le Colorado, la Caroline du Nord, la Géorgie, l'Ohio, l'Iowa, le Kansas, le Kentucky et l'Oklahoma ont également rapportés des cas. D'autres foyers de la maladie ont été détectés au Japon et aux Philippines, a-t-elle noté
Aucun décès n'a été rapporté, mais les enfants et adolescents sont les plus touchés par ce virus qui a nécessité de nombreuses hospitalisations. Les symptômes ont été constatés chez plusieurs centaines d'entre eux, mais tous n'ont pas nécessité d'hospitalisation.
Un virus connu mais rare
Le virus coupable s'appelle EV-68, un entérovirus identifié en 1962 en Californie et considéré comme assez rare. Entre 2009 et 2013, seuls 79 cas ont été enregistrés.
"Ce n'est pas un nouveau virus, mais EV-68 est assez rare et on ne sait pas grand chose sur lui par rapport à d'autres virus de sa catégorie", a ajouté Mme Schuchat.
"La situation évolue rapidement et je ne serais pas surprise s'il y avait davantage de foyers", ajoute-t-elle.
Cette percée du virus semble être particulièrement importante" explique le Dr Dick Zoutman de l’université Queen’s de Kingston au Canada.
"Si votre enfant semble avoir des difficultés à respirer vous devez voir rapidement un médecin", a conclu Mme Schuchat.
Le virus se transmet apparemment quand un malade tousse ou éternue, ou quand quelqu'un touche une surface infectée.Il n'existe pas de vaccin contre EV-68 et les experts ne comprennent pas pourquoi ce virus est en train de se répandre de cette manière actuellement.
Les premiers foyers ont été relevés au mois d'août à Kansas City, dans le Missouri (centre) et à Chicago, dans l'Illinois (nord). Les jeunes malades avaient de six mois à 16 ans. Depuis, le Colorado, la Caroline du Nord, la Géorgie, l'Ohio, l'Iowa, le Kansas, le Kentucky et l'Oklahoma ont également rapportés des cas. D'autres foyers de la maladie ont été détectés au Japon et aux Philippines, a-t-elle noté
10 mammifères marins de toutes sortes se sont échoués sur nos côtes depuis le début de l'année, dont 8 pour la seule commune de Trinité. Un nombre qui interpelle mais pas encore alarmant. Premières explications.
Non, il n'y a pas eu deux échouages successifs le week-end dernier sur les plages de Trinité. En réalité, il s'agissait du même animal, une baleine à bec de Cuvier, arrivée sur la plage dite des surfeurs le vendredi et déplacée sur celle de l'Anse l'Étang, compte tenu de sa corpulence. L'animal, généralement assez discret et difficile à observer en mer, pesait près de 600 kilos pour 6 mètres de long.
Depuis le début de l'année néanmoins, les autorités comptabilisent un nombre assez important de cétacés venu s'échouer sur nos côtes. « Nous avons 10 échouages tous cétacés confondus là où, habituellement nous n'en observions que 3 ou 4 par an » , commente Fabien Védié, référent Milieu Marin à la Deal (Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) de Martinique. « Le plus signifiant, sur ces 10 animaux, c'est que 8 se sont échoués à Trinité » .
Ceux-ci sont quasiment tous des cétacés dits « grands plongeurs » : des globicéphales surtout, mais aussi un cachalot nain ou encore cette baleine à bec. Ils vivent plutôt au large des côtes dans des habitats profonds, qui ne sont pas forcément les mêmes d'ailleurs, selon les espèces.
Alors pourquoi se sont-ils tous retrouvés sur les plages trinitéennes dans ce cas, outre le fait que la configuration des courants et des deux baies de Trinité peuvent s'y prêter ? À ce jour, s'ils n'ont pas d'explications certaines, les spécialistes peuvent déjà avancer un certain nombre d'éléments.
Les cétacés sont arrivés en plutôt bonne composition, ce qui signifie qu'ils ne sont pas morts au milieu de l'Atlantique mais plutôt au large des côtes martiniquaises. Un repérage de terrain a d'ores et déjà écarté une activité polluante dans la zone. L'examen visuel externe et interne des animaux n'a pas non plus relevé de lésions particulières (collision avec un bateau, braconnage, pêche...) ou de maladies. « Leur estomac n'a pas montré d'encombrement d'éléments plastiques » , précise aussi Fabien Védié.
Sur la base de ces premières constatations, l'analyse des prélèvements de tissus ou d'organes, effectuée par l'Observatoire Pelagis de La Rochelle, pourrait être déterminante. « Tous ces cas sont-ils liés ou pas ? Nous ne le savons pas encore. On a fermé des hypothèses mais d'autres restent encore possibles. Comme ces animaux ont dérivé, l'origine serait plutôt à chercher au large » . Une des pistes envisagées est une éventuelle perturbation sonore d'origine anthropique (dûe à l'action de l'homme). Les cétacés, qui se déplacent grâce à leur sonar, pourraient avoir été désorientés. Une hypothèse parmi d'autres.
« Cette série d'échouages n'est pas alarmante mais nous restons vigilants. Leur nombre nous pose un peu question et nous interpelle afin d'affiner davantage notre diagnostic. Nous continuons les investigations et allons tenter de pratiquer des prélèvements et des examens anatomiques un peu plus poussés sur les prochains animaux, même si c'est très délicat à faire ».
Surtout, ne pas les manipuler
C'est un mauvais réflexe à surtout éviter. Même vivants, les cétacés ne doivent pas être manipulés avant l'arrivée des personnes habilitées à le faire. Outre leur statut d'espèces protégées, ils sont également soumis à l'arrêté ministériel de 2011 qui interdit toute manipulation.
À cela, plusieurs raisons. S'ils sont vivants, ces animaux très puissants peuvent être dangereux pour l'homme, avec leurs nageoires par exemple. Ils sont aussi parfois porteurs de bactéries transmissibles à l'humain et susceptibles d'engendrer des problèmes respiratoires. Une mauvaise manipulation peut également être dangereuse pour le cétacé lui-même.
« Très souvent, l'animal, même vivant, est déjà condamné. Cela ne sert, dans ce cas, de toute façon à rien de tenter de le remettre à la mer » , précise encore Fabien Védié de la Deal.
Dans le cas de cétacés morts, l'examen et les mesures diverses, la nécropsie et l'état de conservation du cadavre sont des éléments importants pour les scientifiques. Ils permettent à la fois de connaître les causes éventuelles de la mort mais aussi de recueillir des données permettant une meilleure gestion de ces populations.
Pas anodin, compte tenu de la création du sanctuaire Agoa, une aire marine protégée dans les Antilles françaises.
Sur leur territoire, les mairies sont responsables de l'évacuation des animaux, notamment de leurs carcasses. Pour des raisons sanitaires, elles ont, en revanche, l'obligation de laisser accéder aux mammifères d'abord les personnes habilitées. Elles sont cinq actuellement mais, d'ici la fin de l'année, de nouvelles devraient être formées.
Que faire en cas de découverte ?
Qu'ils soient morts ou vivants, il est interdit de toucher les cétacés. En cas de découverte, contacter immédiatement la Deal au numéro d'urgence 0696.84.84.98, le SDIS ou le Cross AG qui feront le lien.
Source: © martinique.franceantilles.fr
Non, il n'y a pas eu deux échouages successifs le week-end dernier sur les plages de Trinité. En réalité, il s'agissait du même animal, une baleine à bec de Cuvier, arrivée sur la plage dite des surfeurs le vendredi et déplacée sur celle de l'Anse l'Étang, compte tenu de sa corpulence. L'animal, généralement assez discret et difficile à observer en mer, pesait près de 600 kilos pour 6 mètres de long.
Depuis le début de l'année néanmoins, les autorités comptabilisent un nombre assez important de cétacés venu s'échouer sur nos côtes. « Nous avons 10 échouages tous cétacés confondus là où, habituellement nous n'en observions que 3 ou 4 par an » , commente Fabien Védié, référent Milieu Marin à la Deal (Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) de Martinique. « Le plus signifiant, sur ces 10 animaux, c'est que 8 se sont échoués à Trinité » .
Ceux-ci sont quasiment tous des cétacés dits « grands plongeurs » : des globicéphales surtout, mais aussi un cachalot nain ou encore cette baleine à bec. Ils vivent plutôt au large des côtes dans des habitats profonds, qui ne sont pas forcément les mêmes d'ailleurs, selon les espèces.
Alors pourquoi se sont-ils tous retrouvés sur les plages trinitéennes dans ce cas, outre le fait que la configuration des courants et des deux baies de Trinité peuvent s'y prêter ? À ce jour, s'ils n'ont pas d'explications certaines, les spécialistes peuvent déjà avancer un certain nombre d'éléments.
Les cétacés sont arrivés en plutôt bonne composition, ce qui signifie qu'ils ne sont pas morts au milieu de l'Atlantique mais plutôt au large des côtes martiniquaises. Un repérage de terrain a d'ores et déjà écarté une activité polluante dans la zone. L'examen visuel externe et interne des animaux n'a pas non plus relevé de lésions particulières (collision avec un bateau, braconnage, pêche...) ou de maladies. « Leur estomac n'a pas montré d'encombrement d'éléments plastiques » , précise aussi Fabien Védié.
Sur la base de ces premières constatations, l'analyse des prélèvements de tissus ou d'organes, effectuée par l'Observatoire Pelagis de La Rochelle, pourrait être déterminante. « Tous ces cas sont-ils liés ou pas ? Nous ne le savons pas encore. On a fermé des hypothèses mais d'autres restent encore possibles. Comme ces animaux ont dérivé, l'origine serait plutôt à chercher au large » . Une des pistes envisagées est une éventuelle perturbation sonore d'origine anthropique (dûe à l'action de l'homme). Les cétacés, qui se déplacent grâce à leur sonar, pourraient avoir été désorientés. Une hypothèse parmi d'autres.
« Cette série d'échouages n'est pas alarmante mais nous restons vigilants. Leur nombre nous pose un peu question et nous interpelle afin d'affiner davantage notre diagnostic. Nous continuons les investigations et allons tenter de pratiquer des prélèvements et des examens anatomiques un peu plus poussés sur les prochains animaux, même si c'est très délicat à faire ».
Surtout, ne pas les manipuler
C'est un mauvais réflexe à surtout éviter. Même vivants, les cétacés ne doivent pas être manipulés avant l'arrivée des personnes habilitées à le faire. Outre leur statut d'espèces protégées, ils sont également soumis à l'arrêté ministériel de 2011 qui interdit toute manipulation.
À cela, plusieurs raisons. S'ils sont vivants, ces animaux très puissants peuvent être dangereux pour l'homme, avec leurs nageoires par exemple. Ils sont aussi parfois porteurs de bactéries transmissibles à l'humain et susceptibles d'engendrer des problèmes respiratoires. Une mauvaise manipulation peut également être dangereuse pour le cétacé lui-même.
« Très souvent, l'animal, même vivant, est déjà condamné. Cela ne sert, dans ce cas, de toute façon à rien de tenter de le remettre à la mer » , précise encore Fabien Védié de la Deal.
Dans le cas de cétacés morts, l'examen et les mesures diverses, la nécropsie et l'état de conservation du cadavre sont des éléments importants pour les scientifiques. Ils permettent à la fois de connaître les causes éventuelles de la mort mais aussi de recueillir des données permettant une meilleure gestion de ces populations.
Pas anodin, compte tenu de la création du sanctuaire Agoa, une aire marine protégée dans les Antilles françaises.
Sur leur territoire, les mairies sont responsables de l'évacuation des animaux, notamment de leurs carcasses. Pour des raisons sanitaires, elles ont, en revanche, l'obligation de laisser accéder aux mammifères d'abord les personnes habilitées. Elles sont cinq actuellement mais, d'ici la fin de l'année, de nouvelles devraient être formées.
Que faire en cas de découverte ?
Qu'ils soient morts ou vivants, il est interdit de toucher les cétacés. En cas de découverte, contacter immédiatement la Deal au numéro d'urgence 0696.84.84.98, le SDIS ou le Cross AG qui feront le lien.
Source: © martinique.franceantilles.fr
Jusqu’à maintenant, le biologiste du GREMM Robert Michaud était pratiquement le seul scientifique que les médias citaient (et re-re-re-citaient) dans le dossier du terminal pétrolier que TransCanada veut installer à Cacouna. L’entreprise, rappelons-le, voudrait transborder sur bateaux une partie du pétrole que son futur oléoduc Énergie Est acheminera de l’Alberta vers l’Atlantique. M. Michaud estime que le projet ajouterait un stress supplémentaire à une espèce déjà fragile, d’autant plus que la zone touchée est critique pour le béluga, qui s’en servent comme d’une pouponnière.
En général, le «syndrôme de l’expertise unique» peut indiquer l’un ou l’autre de deux problèmes : ou bien le sujet est tellement explosif qu’il n’y a qu’un seul expert qui accepte de se mouiller publiquement ; ou alors ledit spécialiste est isolé/discrédité dans la communauté scientifique, mais les journalistes se réfèrent quand même constamment à lui parce qu’il est à peu près le seul qui accrédite une thèse alarmiste et qui garde ainsi l’histoire «en vie». C’est une habitude médiatique très discutable, il va sans dire, mais cela le rend médiatiquement beaucoup plus utile que les experts majoritaires, qui «tuent l’histoire».
Les quelques échanges que j’avais eu par le passé avec M. Michaud ne me donnaient absolument aucune raison de penser qu’il puisse être ce genre d’«expert» mais, d’un autre côté, je me disais que j’avais trop vu d’exemples d’expertises minoritaires/douteuses montées en épingle afin de mousser des non-histoires pour ne pas y regarder de plus près. Alors dans le cadre d’un dossier faisant le point sur le déclin de la population des bélugas , j’ai posé la question au vétérinaire de l’Université de Montréal Stéphane Lair, qui dirige le programme d’autopsies des bélugas du Saint-Laurent (en vertu duquel toutes les carcasses retrouvées sur les berges sont examinées). La citation laisse peu de place au doute :
«Dans ce contexte-là [de déclin démographique, NDLR], quand on voit la possibilité d’avoir un autre stress très important dans une zone clé pour la reproduction, nous autres, on pense qu’on s’en va vers la catastrophe.
«Les mesures mises en place par le gouvernement provincial, c’est n’importe quoi. Cinq cents mètres de distance? Ce n’est rien. Les bélugas vont peut-être éviter le secteur, mais ça ne réglera pas le problème : il y a des raisons pour lesquelles ils allaient là. C’est pour mettre bas et nourrir leurs jeunes. Et là, on sait qu’ils ont déjà des problèmes de mise bas. Puis, on sait aussi que les animaux sauvages ont besoin de calme pour mettre bas, et que si un animal est stressé à ce moment-là, il va y avoir des différences dans la sécrétion de certaines hormones qui doivent faciliter la mise bas, l’enclenchement de la production de lait et l’attachement entre la mère et son veau. [...] Si la mère est dérangée à cette période-là, je ne vois pas comment ça pourrait ne pas avoir d’impact sur la population.
Les avis précédents, au sujet d’un projet de port méthanier autrefois, disaient de ne pas faire d’activité durant la période de reproduction. Là, je ne sais pas pourquoi, mais c’est la même situation et ça aurait changé…»
Bref, deux des plus grands spécialistes des bélugas que nous ayons au Québec s’entendent...
Source : blogues.lapresse.ca
En général, le «syndrôme de l’expertise unique» peut indiquer l’un ou l’autre de deux problèmes : ou bien le sujet est tellement explosif qu’il n’y a qu’un seul expert qui accepte de se mouiller publiquement ; ou alors ledit spécialiste est isolé/discrédité dans la communauté scientifique, mais les journalistes se réfèrent quand même constamment à lui parce qu’il est à peu près le seul qui accrédite une thèse alarmiste et qui garde ainsi l’histoire «en vie». C’est une habitude médiatique très discutable, il va sans dire, mais cela le rend médiatiquement beaucoup plus utile que les experts majoritaires, qui «tuent l’histoire».
Les quelques échanges que j’avais eu par le passé avec M. Michaud ne me donnaient absolument aucune raison de penser qu’il puisse être ce genre d’«expert» mais, d’un autre côté, je me disais que j’avais trop vu d’exemples d’expertises minoritaires/douteuses montées en épingle afin de mousser des non-histoires pour ne pas y regarder de plus près. Alors dans le cadre d’un dossier faisant le point sur le déclin de la population des bélugas , j’ai posé la question au vétérinaire de l’Université de Montréal Stéphane Lair, qui dirige le programme d’autopsies des bélugas du Saint-Laurent (en vertu duquel toutes les carcasses retrouvées sur les berges sont examinées). La citation laisse peu de place au doute :
«Dans ce contexte-là [de déclin démographique, NDLR], quand on voit la possibilité d’avoir un autre stress très important dans une zone clé pour la reproduction, nous autres, on pense qu’on s’en va vers la catastrophe.
«Les mesures mises en place par le gouvernement provincial, c’est n’importe quoi. Cinq cents mètres de distance? Ce n’est rien. Les bélugas vont peut-être éviter le secteur, mais ça ne réglera pas le problème : il y a des raisons pour lesquelles ils allaient là. C’est pour mettre bas et nourrir leurs jeunes. Et là, on sait qu’ils ont déjà des problèmes de mise bas. Puis, on sait aussi que les animaux sauvages ont besoin de calme pour mettre bas, et que si un animal est stressé à ce moment-là, il va y avoir des différences dans la sécrétion de certaines hormones qui doivent faciliter la mise bas, l’enclenchement de la production de lait et l’attachement entre la mère et son veau. [...] Si la mère est dérangée à cette période-là, je ne vois pas comment ça pourrait ne pas avoir d’impact sur la population.
Les avis précédents, au sujet d’un projet de port méthanier autrefois, disaient de ne pas faire d’activité durant la période de reproduction. Là, je ne sais pas pourquoi, mais c’est la même situation et ça aurait changé…»
Bref, deux des plus grands spécialistes des bélugas que nous ayons au Québec s’entendent...
Source : blogues.lapresse.ca
Les apiculteurs de la péninsule du Yucatán ont remporté un procès contre le géant Monsanto, après deux ans de procédures. Ils s'opposaient à la décision du Ministère de l'Agriculture d'autoriser la plantation d'OGM.
Le juge a révoqué l'autorisation et demandé que, conformément à la constitution mexicaine, des référendums soient tenus dans les communautés autochtones Santa Elena, Ticul, Oxkutzcab, Tekax, Tzucacab, Peto et Tizimin avant tout changement en la matière.
Le Mexique est un des plus grands exportateurs de miel, le 3e au monde, et 40% de cette production a lieu au Yucatán. 25 000 familles en vivent. Avec les difficultés qu'ont les apiculteurs et les incertitudes liées au syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles, phénomène complexe et multifactoriel, on comprend aisément leur inquiétude. De plus, le miel est principalement exporté en Europe, où il perd la certification bio lorsque les abeilles sont sur un territoire où se cultivent des OGM.
La victoire est encore loin d'être définitive, Monsanto, soutenu par les autorités fédérales, a déjà lancé 74 appels contre le jugement. On se rappellera qu'il y a peu ils avaient carrément demandé la destitution du juge qui les avait déboutés! Cependant, c'est un espoir pour les états voisins du Quintana Roo et du Chiapas, où la même question se pose.
Le juge a révoqué l'autorisation et demandé que, conformément à la constitution mexicaine, des référendums soient tenus dans les communautés autochtones Santa Elena, Ticul, Oxkutzcab, Tekax, Tzucacab, Peto et Tizimin avant tout changement en la matière.
Le Mexique est un des plus grands exportateurs de miel, le 3e au monde, et 40% de cette production a lieu au Yucatán. 25 000 familles en vivent. Avec les difficultés qu'ont les apiculteurs et les incertitudes liées au syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles, phénomène complexe et multifactoriel, on comprend aisément leur inquiétude. De plus, le miel est principalement exporté en Europe, où il perd la certification bio lorsque les abeilles sont sur un territoire où se cultivent des OGM.
La victoire est encore loin d'être définitive, Monsanto, soutenu par les autorités fédérales, a déjà lancé 74 appels contre le jugement. On se rappellera qu'il y a peu ils avaient carrément demandé la destitution du juge qui les avait déboutés! Cependant, c'est un espoir pour les états voisins du Quintana Roo et du Chiapas, où la même question se pose.
mardi 9 septembre 2014
En deux ans un nouveau morbillivirus touchant les cétacés s'est propagé dans une lagune de Floride, des centaines de lamantins, de pélicans et de dauphins en sont déjà morts.
Megan volés, un chercheur de l'Institut de recherche du Hubbs-SeaWorld, a déclaré mardi, que cette nouvelle maladie se propage rapidement dans les voies navigables de la Floride, qui comprend en autre l'Indian River Lagoon,ou de nombreux décès ont déjà été constaté ces derniers mois.
14 dauphins dont neuf veaux ont été été retrouvés morts en Août dernier au nord de du Kennedy Space Center et quatre autres dauphins sur une plage voisine. D'autres cas ont été signalés dans le nord, et ce jusqu'à la ville de Jacksonville.
L'Indian River Lagoon est situé au sud du Centre spatial Kennedy, et a déjà été le théâtre de morts inexpliquées de cétacées en 2012 et en 2013
"nous craignons que ce nouveau virus infecte de nombreux animaux de la région" a expliqué le chercheur dans un communiqué.
© Nature Alerte
Megan volés, un chercheur de l'Institut de recherche du Hubbs-SeaWorld, a déclaré mardi, que cette nouvelle maladie se propage rapidement dans les voies navigables de la Floride, qui comprend en autre l'Indian River Lagoon,ou de nombreux décès ont déjà été constaté ces derniers mois.
14 dauphins dont neuf veaux ont été été retrouvés morts en Août dernier au nord de du Kennedy Space Center et quatre autres dauphins sur une plage voisine. D'autres cas ont été signalés dans le nord, et ce jusqu'à la ville de Jacksonville.
L'Indian River Lagoon est situé au sud du Centre spatial Kennedy, et a déjà été le théâtre de morts inexpliquées de cétacées en 2012 et en 2013
"nous craignons que ce nouveau virus infecte de nombreux animaux de la région" a expliqué le chercheur dans un communiqué.
© Nature Alerte
Sept années de recherche ont prouvé que le changement climatique est la plus grande menace pour les espèces d'oiseaux d'Amérique du Nord.
Ainsi 50 % des espèces d'oiseaux d'Amérique du Nord, comme l'oriole de Baltimore ou le colibri roux, le plongeon huard ou l'aigle chauve, sont désormais sous la menace réélle du changement climatique et beaucoup d'entre eux pourraient s'éteindre rapidement, affirme une nouvelle étude de la société Audubon.
"314 espèces d'oiseaux américains sont déjà confrontés à une baisse dramatique de leur populations, et si les tendances actuelles se poursuivent, nous courrons un grand risque de les voir disparaître définitivement" a rappelé David Yarnold dans un communiqué.
"Il est insupportable d'imaginer que nous allons perdre une grande partie de ces oiseaux pour toujours», a déclaré Gary Langham, scientifique en chef et responsable de l'étude .
"Nos chercheurs ont constaté que depuis 50 ans, 126 des 588 espèces d'oiseaux répertoriées dans l'étude ont déjà perdu plus de la moitié de leurs population et sont toujours en déclin. Pire encore, 188 espèces devraient disparaître d'ici 2080".
Ainsi l'état du Maryland perdrait son oriole de Baltimore, mascotte de l'état, qui ne serait plus en mesure de se reproduire dans le milieu de l'Atlantique. La Louisiane perdrait le pélican brun, le Minnesota le plongeon huard, etc, etc...L'Idaho, le Mississippi, le New Hampshire, le Nevada, la Pennsylvanie, l'Utah, le Vermont et l'état de Washington perdraient eux aussi leurs oiseaux mascottes.
Le pygargue à tête blanche, autrefois considéré comme un succès de conservation aux états unis, pourrait ainsi perdre 75% de sa population d'ici 2080. D'autres, tels que le cygne trompette, perdrait la quasi-totalité de leurs population d'ici la fin du siècle, selon les projections de l'étude.
Ce rapport a tout de même révélé que 274 oiseaux pourraient maintenir ou augmenter leur population. Néanmoins il révéle aussi que si ces oiseaux trouvent désormais plus de place pour se développer sur le territoire americain, ils devront aussi faire face à la concurrence de nouvelle espèces à venir, ainsi qu'à de nouveaux prédateurs.
Les chercheurs de la société Audubon ont étudié au peigne fin plus d'un siècle d'observations d'ornithologues amateurs et l'historique des données de plus de 40 ans de l'US Geological Survey. Ils ont combiné ces données avec 17 modèles climatiques possibles.
Cette étude n'a pas prise en compte la montée des océans qui pourrait d'ici peu noyer de nombreuses zones marécageuses du pays, ni le déclin dramatique des insectes, source principale de nourriture de nombreuses espèces d'oiseaux.
David Yarnold a décrit ces résultats comme "Un appel urgent à l'action".
Bref Le groupe de chercheurs lance un cri d'alarme et appelle les citoyens du pays à intervenir afin que le gouvernement agisse rapidement en faveur des réductions des émissions de carbone responsables du changement climatique, et rappele aux autorités que des mesures urgentes visant à préserver les habitats des oiseaux d'amerique sont désormais devenues indispensables.
© Nature Alerte
Ainsi 50 % des espèces d'oiseaux d'Amérique du Nord, comme l'oriole de Baltimore ou le colibri roux, le plongeon huard ou l'aigle chauve, sont désormais sous la menace réélle du changement climatique et beaucoup d'entre eux pourraient s'éteindre rapidement, affirme une nouvelle étude de la société Audubon.
"314 espèces d'oiseaux américains sont déjà confrontés à une baisse dramatique de leur populations, et si les tendances actuelles se poursuivent, nous courrons un grand risque de les voir disparaître définitivement" a rappelé David Yarnold dans un communiqué.
"Il est insupportable d'imaginer que nous allons perdre une grande partie de ces oiseaux pour toujours», a déclaré Gary Langham, scientifique en chef et responsable de l'étude .
"Nos chercheurs ont constaté que depuis 50 ans, 126 des 588 espèces d'oiseaux répertoriées dans l'étude ont déjà perdu plus de la moitié de leurs population et sont toujours en déclin. Pire encore, 188 espèces devraient disparaître d'ici 2080".
Ainsi l'état du Maryland perdrait son oriole de Baltimore, mascotte de l'état, qui ne serait plus en mesure de se reproduire dans le milieu de l'Atlantique. La Louisiane perdrait le pélican brun, le Minnesota le plongeon huard, etc, etc...L'Idaho, le Mississippi, le New Hampshire, le Nevada, la Pennsylvanie, l'Utah, le Vermont et l'état de Washington perdraient eux aussi leurs oiseaux mascottes.
Le pygargue à tête blanche, autrefois considéré comme un succès de conservation aux états unis, pourrait ainsi perdre 75% de sa population d'ici 2080. D'autres, tels que le cygne trompette, perdrait la quasi-totalité de leurs population d'ici la fin du siècle, selon les projections de l'étude.
Ce rapport a tout de même révélé que 274 oiseaux pourraient maintenir ou augmenter leur population. Néanmoins il révéle aussi que si ces oiseaux trouvent désormais plus de place pour se développer sur le territoire americain, ils devront aussi faire face à la concurrence de nouvelle espèces à venir, ainsi qu'à de nouveaux prédateurs.
Les chercheurs de la société Audubon ont étudié au peigne fin plus d'un siècle d'observations d'ornithologues amateurs et l'historique des données de plus de 40 ans de l'US Geological Survey. Ils ont combiné ces données avec 17 modèles climatiques possibles.
Cette étude n'a pas prise en compte la montée des océans qui pourrait d'ici peu noyer de nombreuses zones marécageuses du pays, ni le déclin dramatique des insectes, source principale de nourriture de nombreuses espèces d'oiseaux.
David Yarnold a décrit ces résultats comme "Un appel urgent à l'action".
Bref Le groupe de chercheurs lance un cri d'alarme et appelle les citoyens du pays à intervenir afin que le gouvernement agisse rapidement en faveur des réductions des émissions de carbone responsables du changement climatique, et rappele aux autorités que des mesures urgentes visant à préserver les habitats des oiseaux d'amerique sont désormais devenues indispensables.
© Nature Alerte
De nombreux pays asiatiques situés entre le Pakistan et le Bangladesh sont confrontés à l’un des plus importants épisodes de pluies de mousson depuis ces 20 à 30 dernières années.
Dans le Cachemire Indien, l’une des zones les plus touchées par les inondations, la situation s’aggrave de jour en jour.
Selon les médias locaux, le nombre de victimes aurait augmenté à plus de 100, après que les fortes pluies aient provoqué des glissements de terrain.
Jeudi, c’est un bus qui a été emporté par les courants, provoquant la mort de 60 personnes.
Au Pakistan, le nombre de morts s’élève aujourd’hui à 128.
Plus de 4000 maisons à travers le pays se sont effondrées ou partiellement effondrées, laissant de nombreuses personnes sans domicile.
Des dizaines de ponts ont été endommagés ou emportés, et il est à craindre que le nombre de morts puisse encore s'aggraver dans les prochains jours.
A la frontière entre l'Inde et le Pakistan, les secours redoublent d'efforts pour mettre à l'abri des dizaines de milliers de personnes prises au piège des inondations provoquées par les pluies de la mousson.
Pris au piège, les rescapés de ces crues historiques, causées par les pluies de la mousson, trouvent refuge sur les toits des maisons en attendant une aide qui tarde à venir. "On est envahis depuis six jours, témoigne un rescapé. Au début ça allait, mais depuis deux jours, le niveau des eaux a beaucoup monté".
Très isolées, certaines zones ne sont accessibles que par les airs. Les autorités indiennes ont envoyé des commandos pour récupérer par hélicoptère les personnes sinistrées. Ceux qui ont déjà réussi à fuir attendent, eux aussi, de l'aide.
La décrue dans cette vallée du Cachemire n'est pas attendue avant plusieurs jours. Les glissements de terrain et la propagation des maladies sont aujourd'hui de sérieuses menaces qui pèsent sur la région.
Dans le Cachemire Indien, l’une des zones les plus touchées par les inondations, la situation s’aggrave de jour en jour.
Selon les médias locaux, le nombre de victimes aurait augmenté à plus de 100, après que les fortes pluies aient provoqué des glissements de terrain.
Jeudi, c’est un bus qui a été emporté par les courants, provoquant la mort de 60 personnes.
Au Pakistan, le nombre de morts s’élève aujourd’hui à 128.
Plus de 4000 maisons à travers le pays se sont effondrées ou partiellement effondrées, laissant de nombreuses personnes sans domicile.
Des dizaines de ponts ont été endommagés ou emportés, et il est à craindre que le nombre de morts puisse encore s'aggraver dans les prochains jours.
A la frontière entre l'Inde et le Pakistan, les secours redoublent d'efforts pour mettre à l'abri des dizaines de milliers de personnes prises au piège des inondations provoquées par les pluies de la mousson.
Pris au piège, les rescapés de ces crues historiques, causées par les pluies de la mousson, trouvent refuge sur les toits des maisons en attendant une aide qui tarde à venir. "On est envahis depuis six jours, témoigne un rescapé. Au début ça allait, mais depuis deux jours, le niveau des eaux a beaucoup monté".
Très isolées, certaines zones ne sont accessibles que par les airs. Les autorités indiennes ont envoyé des commandos pour récupérer par hélicoptère les personnes sinistrées. Ceux qui ont déjà réussi à fuir attendent, eux aussi, de l'aide.
La décrue dans cette vallée du Cachemire n'est pas attendue avant plusieurs jours. Les glissements de terrain et la propagation des maladies sont aujourd'hui de sérieuses menaces qui pèsent sur la région.
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