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vendredi 14 novembre 2014
Elle a été baptisée SolaRoad et est la toute première piste cyclable solaire. Elle a été inaugurée sous un ciel gris ce jeudi aux Pays-Bas, dans la banlieue d’Amsterdam.
Certes, elle ne fait que 70 mètres de long, a coûté 3 millions d’euros et produit 20% d‘électricité de moins que les panneaux solaires orientables sur les toits, mais le gouvernement lui prédit un grand avenir. “ Ce système n’est pas économiquement rentable, a admis le ministre de l’Economie, Henk Kamp, mais nous allons le rendre rentable, on y travaille très dur depuis cinq ans et nous allons y parvenir. “
Les cellules photovoltaïques sont serties de béton et recouvertes d’une couche d’un centimètre de verre trempé antidérapant. Cette technologie pourrait très vite équiper 20% des 140.000 kilomètres du réseau routier néerlandais et ainsi alimenter les feux signalétiques voire, à terme, recharger des millions de véhicules électriques pour une mobilité durable.
Source © 2014 euronews
Et pourquoi pas des routes solaires...???...
Certes, elle ne fait que 70 mètres de long, a coûté 3 millions d’euros et produit 20% d‘électricité de moins que les panneaux solaires orientables sur les toits, mais le gouvernement lui prédit un grand avenir. “ Ce système n’est pas économiquement rentable, a admis le ministre de l’Economie, Henk Kamp, mais nous allons le rendre rentable, on y travaille très dur depuis cinq ans et nous allons y parvenir. “
Les cellules photovoltaïques sont serties de béton et recouvertes d’une couche d’un centimètre de verre trempé antidérapant. Cette technologie pourrait très vite équiper 20% des 140.000 kilomètres du réseau routier néerlandais et ainsi alimenter les feux signalétiques voire, à terme, recharger des millions de véhicules électriques pour une mobilité durable.
Source © 2014 euronews
Et pourquoi pas des routes solaires...???...
Près de 40% des sites du Patrimoine Mondial naturel sont confrontés à un avenir relativement sombre, 8% d’entre eux étant évalués dans une situation critique.
Plus de 60% des zones naturelles inscrites à la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité sont susceptibles d’être préservées sur le long terme, tandis que d’autres sont confrontés à des menaces critiques, telles que les espèces invasives, l’impact du tourisme, du braconnage, des barrages et du déboisement, d’après le Bilan 2014 du Patrimoine Mondial de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) publié lors du IUCN World Parks Congress.
Le rapport publié par l’UICN est la première évaluation mondiale du Patrimoine Mondial naturel, et le premier à reconnaître les succès en matière de conservation dans certains des endroits les plus iconiques. Il est basé sur des évaluations d’experts portant sur l’ensemble des 228 sites du Patrimoine Mondial naturel. Jusqu’à présent, seulement la moitié des sites listés avaient été surveillés régulièrement par le biais de la Convention de l’UNESCO sur le Patrimoine Mondial.
D’après le rapport, 21% des sites du Patrimoine Mondial naturel ont de bonnes perspectives en matière de conservation, 42% sont classées comme « bonnes avec quelques inquiétudes », 29% sont confrontés à des inquiétudes significatives, et 8% des sites sont évalués comme « critiques ».
Plus de 60% des zones naturelles inscrites à la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité sont susceptibles d’être préservées sur le long terme De ces nombreuses valeurs que ces sites possèdent, la biodiversité est reconnue comme celle portant le plus grand niveau de menace.
« Les sites du Patrimoine Mondial ont la désignation internationale la plus prestigieuse et ceux qui les gèrent devraient faire preuve de leadership exemplaire pour toutes les zones protégées » a déclaré Julia Marton Lefèvre, directrice générale de l’UICN.
« Grâce au Bilan de l’UICN sur le Patrimoine Mondial, nous pouvons voir quels sites ont été bien préservés et encourager la Convention sur le Patrimoine Mondial à sécuriser la protection à long terme de tous les sites sous son égide ».
Le Bilan de l’UICN vise à suivre les tendances et les changements généraux ayant lieu dans les sites, en prenant en compte les menaces, la protection et la gestion, et l’état des Valeurs du Patrimoine Mondial, telles que la biodiversité, les écosystèmes et les caractéristiques géologiques.
Les sites du Patrimoine Mondial ayant un bon statut de conservation comprennent le Parc National Uluru-Kata Tjuta – reconnu dans le monde entier comme le symbole de l’Australie – et le Mont Huangshan, dont les paysages spectaculaires ont captivé les artistes et les poètes chinois depuis des siècles. Les caractéristiques naturelles de ces sites sont en bon état et devraient être préservées dans la durée, à condition que les mesures actuelles de conservation soient maintenues.
D’autres sites évalués comme « bons comprennent le Parc National des Volcans d’Hawaii, et la Mer de sable de Namibie.La Grande Barrière de Corail, dont l’écosystème fragile et la biodiversité marine sont menacés, ont été évalués comme un site de « préoccupation significative ». Certains sites cependant ne sont pas dans le radar de la Convention malgré les graves problèmes qui les met en péril. Par exemple, le rapport identifie des préoccupations quant aux impacts de la pêche sur la conservation du Parc National de Komodo en Indonésie, qui abrite les dragons de Komodo.
Affectés par des menaces graves, 19 sites ont une perspective critique et nécessite une intervention urgente et à grande échelle pour protéger leurs valeurs. Un grand nombre d’entre eux sont listés par l’UNESCO comme des sites du Patrimoine mondial « en danger », tels que la Selous Game Reserve, où le braconnage a considérablement réduit le nombre d’éléphants.
Source © Sandra BESSON / actu environnement
Plus de 60% des zones naturelles inscrites à la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité sont susceptibles d’être préservées sur le long terme, tandis que d’autres sont confrontés à des menaces critiques, telles que les espèces invasives, l’impact du tourisme, du braconnage, des barrages et du déboisement, d’après le Bilan 2014 du Patrimoine Mondial de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) publié lors du IUCN World Parks Congress.
Le rapport publié par l’UICN est la première évaluation mondiale du Patrimoine Mondial naturel, et le premier à reconnaître les succès en matière de conservation dans certains des endroits les plus iconiques. Il est basé sur des évaluations d’experts portant sur l’ensemble des 228 sites du Patrimoine Mondial naturel. Jusqu’à présent, seulement la moitié des sites listés avaient été surveillés régulièrement par le biais de la Convention de l’UNESCO sur le Patrimoine Mondial.
D’après le rapport, 21% des sites du Patrimoine Mondial naturel ont de bonnes perspectives en matière de conservation, 42% sont classées comme « bonnes avec quelques inquiétudes », 29% sont confrontés à des inquiétudes significatives, et 8% des sites sont évalués comme « critiques ».
Plus de 60% des zones naturelles inscrites à la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité sont susceptibles d’être préservées sur le long terme De ces nombreuses valeurs que ces sites possèdent, la biodiversité est reconnue comme celle portant le plus grand niveau de menace.
« Les sites du Patrimoine Mondial ont la désignation internationale la plus prestigieuse et ceux qui les gèrent devraient faire preuve de leadership exemplaire pour toutes les zones protégées » a déclaré Julia Marton Lefèvre, directrice générale de l’UICN.
« Grâce au Bilan de l’UICN sur le Patrimoine Mondial, nous pouvons voir quels sites ont été bien préservés et encourager la Convention sur le Patrimoine Mondial à sécuriser la protection à long terme de tous les sites sous son égide ».
Le Bilan de l’UICN vise à suivre les tendances et les changements généraux ayant lieu dans les sites, en prenant en compte les menaces, la protection et la gestion, et l’état des Valeurs du Patrimoine Mondial, telles que la biodiversité, les écosystèmes et les caractéristiques géologiques.
Les sites du Patrimoine Mondial ayant un bon statut de conservation comprennent le Parc National Uluru-Kata Tjuta – reconnu dans le monde entier comme le symbole de l’Australie – et le Mont Huangshan, dont les paysages spectaculaires ont captivé les artistes et les poètes chinois depuis des siècles. Les caractéristiques naturelles de ces sites sont en bon état et devraient être préservées dans la durée, à condition que les mesures actuelles de conservation soient maintenues.
D’autres sites évalués comme « bons comprennent le Parc National des Volcans d’Hawaii, et la Mer de sable de Namibie.La Grande Barrière de Corail, dont l’écosystème fragile et la biodiversité marine sont menacés, ont été évalués comme un site de « préoccupation significative ». Certains sites cependant ne sont pas dans le radar de la Convention malgré les graves problèmes qui les met en péril. Par exemple, le rapport identifie des préoccupations quant aux impacts de la pêche sur la conservation du Parc National de Komodo en Indonésie, qui abrite les dragons de Komodo.
Affectés par des menaces graves, 19 sites ont une perspective critique et nécessite une intervention urgente et à grande échelle pour protéger leurs valeurs. Un grand nombre d’entre eux sont listés par l’UNESCO comme des sites du Patrimoine mondial « en danger », tels que la Selous Game Reserve, où le braconnage a considérablement réduit le nombre d’éléphants.
Source © Sandra BESSON / actu environnement
Ronald, un habitant de Nivelles en Brabant wallon, a filmé mardi le ruisseau qui passe derrière son habitation, chaussée de Braine-le-Comte à Nivelles. La raison était évidente: la Thines était devenue toute blanche, opaque! "Cet aspect laiteux a duré environ une heure", a-t-il expliqué à RTLinfo.be via notre page Alertez-nous en nous envoyant la vidéo ci-contre. "Je me suis frotté deux fois les yeux. Est-ce que je rêve?
Est-ce un reflet?", s’est-il demandé. Il est alors allé voir de plus près et s’est dit qu’une fois de plus, malheureusement, certains riverains "qui traitent parfois la rivière comme une poubelle" avaient encore frappé.
3.500 litres dans la nature
Sur les conseils d'une voisine engagée pour l'environnement, Ronald a contacté SOS Pollution. Ils ont envoyé un agent et ont enjoint Ronald à prévenir les pompiers de Nivelles. "Ils sont arrivés en 15 minutes", s'est réjoui notre témoin. Avec l'agent de la division Environnement du Service Public de Wallonie (SPW), ils ont remonté le ruisseau et détecté l'origine du problème: "Une erreur de manipulation d’un transporteur industriel", explique le SPW. "Une partie de son chargement s’est renversé sur le sol et a coulé dans le réseau d’égouttage." Résultat: 3500 litres du produit se sont répandus et une partie s’est déversée dans la Thines.
Rien à craindre
Plus de peur que de mal cependant. Le produit étant composé d’amidon, de cellulose, d’huile et de gélatine, donc de matières organiques, "c’était impressionnant parce que c’était blanc, mais ça n’a pas eu d’incidence sur l’environnement", assure le SPW
Environnement. Il a fini par se diluer dans l'eau et a poursuivi son chemin. Un procès-verbal a néanmoins été adressé à la société responsable du transport du produit.
Source © rtl.be
Est-ce un reflet?", s’est-il demandé. Il est alors allé voir de plus près et s’est dit qu’une fois de plus, malheureusement, certains riverains "qui traitent parfois la rivière comme une poubelle" avaient encore frappé.
3.500 litres dans la nature
Sur les conseils d'une voisine engagée pour l'environnement, Ronald a contacté SOS Pollution. Ils ont envoyé un agent et ont enjoint Ronald à prévenir les pompiers de Nivelles. "Ils sont arrivés en 15 minutes", s'est réjoui notre témoin. Avec l'agent de la division Environnement du Service Public de Wallonie (SPW), ils ont remonté le ruisseau et détecté l'origine du problème: "Une erreur de manipulation d’un transporteur industriel", explique le SPW. "Une partie de son chargement s’est renversé sur le sol et a coulé dans le réseau d’égouttage." Résultat: 3500 litres du produit se sont répandus et une partie s’est déversée dans la Thines.
Rien à craindre
Plus de peur que de mal cependant. Le produit étant composé d’amidon, de cellulose, d’huile et de gélatine, donc de matières organiques, "c’était impressionnant parce que c’était blanc, mais ça n’a pas eu d’incidence sur l’environnement", assure le SPW
Environnement. Il a fini par se diluer dans l'eau et a poursuivi son chemin. Un procès-verbal a néanmoins été adressé à la société responsable du transport du produit.
Source © rtl.be
Le département américain de l'Agriculture a donné son feu vert vendredi 7 novembre à la culture d'une variété de pomme de terre génétiquement modifiée pour l'alimentation humaine.
Mise au point par le groupe J.R. Simplot, Innate permet d'éliminer l'acrylamide, une substance a priori cancérogène lorsque la pomme de terre est cuite à très haute température, comme c'est le cas pour les frites. Autre avantage : elle serait peu sensible aux chocs.
Des associations de consommateurs ont pourtant déjà appelé McDonald's à rejeter cette variété. Des firmes de l'agroalimentaire ont aussi sommé les agriculteurs de ne pas cultiver Innate.
Source © La France Agricole
Mise au point par le groupe J.R. Simplot, Innate permet d'éliminer l'acrylamide, une substance a priori cancérogène lorsque la pomme de terre est cuite à très haute température, comme c'est le cas pour les frites. Autre avantage : elle serait peu sensible aux chocs.
Des associations de consommateurs ont pourtant déjà appelé McDonald's à rejeter cette variété. Des firmes de l'agroalimentaire ont aussi sommé les agriculteurs de ne pas cultiver Innate.
Source © La France Agricole
À l'origine du plan cancer sous Chirac, le professeur Dominique Belpomme*, cancérologue de renom, a été le premier à ouvrir une consultation en médecine environnementale et à alerter sur le rôle des champs électromagnétiques dans différentes maladies comme celle d'Alzheimer.
En 2004, il s'était entouré de scientifiques et d'écologistes pour lancer l'Appel de Paris. Dix ans après, alors que s'ouvre, ce vendredi à la maison de l'Unesco, le colloque anniversaire, Dominique Belpomme espère faire reconnaître la pollution comme "crime de santé publique".
Le Point.fr : Il y a dix ans, vous lanciez l'Appel de Paris, une déclaration internationale visant à alerter sur les dangers de la pollution chimique (signée notamment par Claude Levi-Strauss et les Nobel François Jacob, Jean Dausset et Luc Montagnier, Nicolas Hulot...). Qu'est-ce qui a changé depuis ?
Dominique Belpomme : Il y a eu des effets positifs plus ou moins directs, comme le système REACH au niveau européen (un système intégré d'enregistrement, d'évaluation, d'autorisation et de restrictions des substances chimiques, NDLR) ou le Grenelle de l'environnement en France, mais c'est insuffisant face au défi que nous avons à relever, d'autant que le nombre de victimes a considérablement augmenté. Le plus grave, c'est qu'il y a un déni politique quasi complet vis-à-vis des données scientifiques actuelles.
La révolution médico-scientifique est faite ; on sait maintenant que la plupart des maladies sont liées à des facteurs environnementaux, et pas uniquement à des facteurs liés aux modes de vie. Mais les savants ne sont plus écoutés par les pouvoirs publics comme au temps de Pasteur...
Qu'attendez-vous de ce nouveau colloque ?
Puisque les politiques n'ont pas compris, il faut passer à la morale et au droit. Mon but est de faire reconnaître par la Cour pénale internationale la pollution et la destruction de la nature comme crimes de santé publique.
Vous dites que trois cancers sur quatre sont liés à l'environnement. Vous faites même un lien entre pollution et autisme...
On a des malformations congénitales en augmentation considérable. Un enfant sur dix naît aujourd'hui avec une malformation congénitale ou une maladie rare. On est passé d'un facteur de 1 à 1 000 en vingt ans.
Le meilleur exemple, c'est en effet l'autisme : un enfant sur 80 naît autiste dans les pays dits développés ; il y a 20 ans, c'était un enfant sur 10 000. Pour l'autisme, on sait maintenant que c'est lié à la pollution chimique (avec les pesticides organo-chlorés et le mercure notamment dans les amalgames dentaires des mères) et à la pollution des champs électromagnétiques.
Comment êtes-vous sûr que cette augmentation des maladies est liée à la pollution ?
Nous avons des études épidémiologiques concordantes, et surtout une approche toxicologique qui nous permet de reproduire la maladie en laboratoire (chez l'animal notamment) et de constater les mêmes lésions. Et enfin, une approche biologique. Ce qui nous permet de dire irréfutablement que nous sommes dans des liens de cause à effet concernant les polluants et les maladies actuelles.
Quelles sont ces nouvelles "maladies de l'environnement" ?
Le cancer est en augmentation exponentielle, mais aussi le diabète de type II, les allergies (un Français sur trois est allergique)... On vient de démontrer que l'obésité est également une maladie de l'environnement, causée par des polluants chimiques notamment. À cela s'ajoute la maladie d'Alzheimer, qui, selon les prévisions de l'OMS, devrait doubler tous les 10 à 12 ans.
Lors de ce colloque, vous, avec d'autres scientifiques, souhaitez alerter le grand public sur une pollution invisible et omniprésente en ville : les champs électromagnétiques.
En plus de la pollution chimique vient s'ajouter maintenant la pollution électromagnétique (émise par les antennes-relais, portables, Wi-Fi..., NDLR). Nous pouvons maintenant affirmer avec une quasi-certitude que les champs électromagnétiques sont néfastes pour la santé.
On dit qu'il n'y a pas d'études concluantes. L'ex-secrétaire d'État au Numérique Fleur Pellerin a déclaré que la dangerosité des ondes n'était pas "étayée", le ministère de l'Éducation nationale développe le Wi-Fi dans les écoles...
Nous sommes dans des discours d'opinion ; il y a des milliers d'études ! Le rapport BioInitiative (qui fait la synthèse de 3 000 à 4 000 articles scientifiques) démontre que les champs électromagnétiques présentent un risque cancérigène, que ce soit pour les basses ou les hautes fréquences.
Le risque pour un enfant de faire une leucémie est multiplié par deux si cet enfant habite à moins de 600 mètres d'une ligne à haute tension (basses fréquences). Concernant les hautes fréquences (ou radiofréquences, comme les portables et téléphones sur socle, dits DECT), on constate essentiellement des tumeurs cérébrales homolatérales. L'étude Interphone démontre un risque multiplié par cinq de cancers du cerveau chez les sujets de moins de 20 ans.
Dans vos consultations, vous recevez des patients dits "électro-hypersensibles"...
J'ai vu le plus grand nombre de malades dans le monde (1 200). Ce sont des gens qui ont abusé six fois sur dix du portable ou du DECT, ou qui ont une véritable addiction à l'ordinateur (en mode Wi-Fi), ou encore qui ont la malchance d'habiter à côté d'un transformateur électrique, d'une ligne à haute tension ou d'un pylône antenne-relais. Les symptômes sont souvent des migraines, acouphènes avec pertes d'équilibre, malaises, eczéma, raideur de la nuque, troubles cognitifs, pertes de mémoire immédiate, absences...
Ces gens-là arrivent après un parcours médical impressionnant, ils ont parfois vu trois neurologues avant qu'on ne leur dise : "C'est dans votre tête !" Alors qu'ils sont dans des situations pré-Alzheimer ! J'ai vu un gamin de 15 ans arriver ici au bras de sa mère car il était incapable de s'orienter. Il avait dormi quatre ou cinq ans avec son portable sous l'oreiller ! Les champs électromagnétiques ont un rôle à jouer dans l'Alzheimer, mais aussi, d'après mes travaux, dans certaines scléroses en plaques ou dans la maladie de Parkinson.
Le professeur Dominique Belpomme est cancérologue, président de l'Artac (Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse). Il est l'auteur de Ces maladies créées par l'homme (Albin Michel 2004) et Guérir du cancer ou s'en protéger (Fayard, 2005).
Source © ÉMILIE TREVERT / Le Point
En 2004, il s'était entouré de scientifiques et d'écologistes pour lancer l'Appel de Paris. Dix ans après, alors que s'ouvre, ce vendredi à la maison de l'Unesco, le colloque anniversaire, Dominique Belpomme espère faire reconnaître la pollution comme "crime de santé publique".
Le Point.fr : Il y a dix ans, vous lanciez l'Appel de Paris, une déclaration internationale visant à alerter sur les dangers de la pollution chimique (signée notamment par Claude Levi-Strauss et les Nobel François Jacob, Jean Dausset et Luc Montagnier, Nicolas Hulot...). Qu'est-ce qui a changé depuis ?
Dominique Belpomme : Il y a eu des effets positifs plus ou moins directs, comme le système REACH au niveau européen (un système intégré d'enregistrement, d'évaluation, d'autorisation et de restrictions des substances chimiques, NDLR) ou le Grenelle de l'environnement en France, mais c'est insuffisant face au défi que nous avons à relever, d'autant que le nombre de victimes a considérablement augmenté. Le plus grave, c'est qu'il y a un déni politique quasi complet vis-à-vis des données scientifiques actuelles.
La révolution médico-scientifique est faite ; on sait maintenant que la plupart des maladies sont liées à des facteurs environnementaux, et pas uniquement à des facteurs liés aux modes de vie. Mais les savants ne sont plus écoutés par les pouvoirs publics comme au temps de Pasteur...
Qu'attendez-vous de ce nouveau colloque ?
Puisque les politiques n'ont pas compris, il faut passer à la morale et au droit. Mon but est de faire reconnaître par la Cour pénale internationale la pollution et la destruction de la nature comme crimes de santé publique.
Vous dites que trois cancers sur quatre sont liés à l'environnement. Vous faites même un lien entre pollution et autisme...
On a des malformations congénitales en augmentation considérable. Un enfant sur dix naît aujourd'hui avec une malformation congénitale ou une maladie rare. On est passé d'un facteur de 1 à 1 000 en vingt ans.
Le meilleur exemple, c'est en effet l'autisme : un enfant sur 80 naît autiste dans les pays dits développés ; il y a 20 ans, c'était un enfant sur 10 000. Pour l'autisme, on sait maintenant que c'est lié à la pollution chimique (avec les pesticides organo-chlorés et le mercure notamment dans les amalgames dentaires des mères) et à la pollution des champs électromagnétiques.
Comment êtes-vous sûr que cette augmentation des maladies est liée à la pollution ?
Nous avons des études épidémiologiques concordantes, et surtout une approche toxicologique qui nous permet de reproduire la maladie en laboratoire (chez l'animal notamment) et de constater les mêmes lésions. Et enfin, une approche biologique. Ce qui nous permet de dire irréfutablement que nous sommes dans des liens de cause à effet concernant les polluants et les maladies actuelles.
Quelles sont ces nouvelles "maladies de l'environnement" ?
Le cancer est en augmentation exponentielle, mais aussi le diabète de type II, les allergies (un Français sur trois est allergique)... On vient de démontrer que l'obésité est également une maladie de l'environnement, causée par des polluants chimiques notamment. À cela s'ajoute la maladie d'Alzheimer, qui, selon les prévisions de l'OMS, devrait doubler tous les 10 à 12 ans.
Lors de ce colloque, vous, avec d'autres scientifiques, souhaitez alerter le grand public sur une pollution invisible et omniprésente en ville : les champs électromagnétiques.
En plus de la pollution chimique vient s'ajouter maintenant la pollution électromagnétique (émise par les antennes-relais, portables, Wi-Fi..., NDLR). Nous pouvons maintenant affirmer avec une quasi-certitude que les champs électromagnétiques sont néfastes pour la santé.
On dit qu'il n'y a pas d'études concluantes. L'ex-secrétaire d'État au Numérique Fleur Pellerin a déclaré que la dangerosité des ondes n'était pas "étayée", le ministère de l'Éducation nationale développe le Wi-Fi dans les écoles...
Nous sommes dans des discours d'opinion ; il y a des milliers d'études ! Le rapport BioInitiative (qui fait la synthèse de 3 000 à 4 000 articles scientifiques) démontre que les champs électromagnétiques présentent un risque cancérigène, que ce soit pour les basses ou les hautes fréquences.
Le risque pour un enfant de faire une leucémie est multiplié par deux si cet enfant habite à moins de 600 mètres d'une ligne à haute tension (basses fréquences). Concernant les hautes fréquences (ou radiofréquences, comme les portables et téléphones sur socle, dits DECT), on constate essentiellement des tumeurs cérébrales homolatérales. L'étude Interphone démontre un risque multiplié par cinq de cancers du cerveau chez les sujets de moins de 20 ans.
Dans vos consultations, vous recevez des patients dits "électro-hypersensibles"...
J'ai vu le plus grand nombre de malades dans le monde (1 200). Ce sont des gens qui ont abusé six fois sur dix du portable ou du DECT, ou qui ont une véritable addiction à l'ordinateur (en mode Wi-Fi), ou encore qui ont la malchance d'habiter à côté d'un transformateur électrique, d'une ligne à haute tension ou d'un pylône antenne-relais. Les symptômes sont souvent des migraines, acouphènes avec pertes d'équilibre, malaises, eczéma, raideur de la nuque, troubles cognitifs, pertes de mémoire immédiate, absences...
Ces gens-là arrivent après un parcours médical impressionnant, ils ont parfois vu trois neurologues avant qu'on ne leur dise : "C'est dans votre tête !" Alors qu'ils sont dans des situations pré-Alzheimer ! J'ai vu un gamin de 15 ans arriver ici au bras de sa mère car il était incapable de s'orienter. Il avait dormi quatre ou cinq ans avec son portable sous l'oreiller ! Les champs électromagnétiques ont un rôle à jouer dans l'Alzheimer, mais aussi, d'après mes travaux, dans certaines scléroses en plaques ou dans la maladie de Parkinson.
Le professeur Dominique Belpomme est cancérologue, président de l'Artac (Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse). Il est l'auteur de Ces maladies créées par l'homme (Albin Michel 2004) et Guérir du cancer ou s'en protéger (Fayard, 2005).
Source © ÉMILIE TREVERT / Le Point
Un essaim de tremblements de terre qui secoue le Nevada depuis le 12 Juillet dernier, s'est intensifié la semaine dernière. Il est centré prés de la frontière nord-ouest de l'État à environ 65 km au sud-est de la ville de Lakeview en Oregon.
Le laboratoire de sismologie de Reno a déclaré dans un communiqué, que deux tremblements de terre de magnitude 4,7, et plus de 50 de magnitude 3 y ont eu lieu la semaine dernière.
101 séismes de magnitude 3 et huit de magnitude 4 ont secoué la région depuis le 12 Juillet.
L'essaim actuellement observé ressemble étrangement à celui qui est arrivé à Reno dans le Nevada, en 2008, et qui avait duré environ 2 mois.
© Nature Alerte
Le laboratoire de sismologie de Reno a déclaré dans un communiqué, que deux tremblements de terre de magnitude 4,7, et plus de 50 de magnitude 3 y ont eu lieu la semaine dernière.
101 séismes de magnitude 3 et huit de magnitude 4 ont secoué la région depuis le 12 Juillet.
L'essaim actuellement observé ressemble étrangement à celui qui est arrivé à Reno dans le Nevada, en 2008, et qui avait duré environ 2 mois.
© Nature Alerte
Le 10 novembre, suite aux pluies des derniers jours, le contenu d'un bassin de rétention et de décantation d'eaux usées de la raffinerie Total La Mède à Châteauneuf-les-Martigues, s'est déversé dans le canal reliant Marseille au Rhône.
Les hydrocarbures se sont répandus sur quatre hectares, souillant une partie du canal et de la côte (rive sud de l'étang de Berre). Plusieurs oiseaux ont déjà péri !
Dans les criques et les anses, comme au « Port de la pointe », une épaisse couche de résidus peu visqueux et très odoriférants a envahi le littoral.
Une trentaine de pompiers sont intervenus pour dépolluer la zone à l'aide de pose de barrages et de pompage.
La LPO PACA reste en alerte
En quelques heures, le centre régional de sauvegarde de la LPO PACA s'est préparé à l'accueil d'oiseaux mazoutés et son réseau de collecte et de transport des oiseaux en détresse, est alerté. Quelques oiseaux ont été observés. Un seul oiseau, un Grèbe à cou noir, a pu être récupéré et acheminé au centre ornithologique de Pont de Gau (commune de Sainte Marie de la Mer).
Depuis 3 jours, des équipes LPO prospectent l'étang pour y consigner les secteurs impactés et ramasser les oiseaux mazoutés.
Une réunion s'est organisée hier en préfecture pour faire l'état des lieux. Aujourd'hui la pollution semble confinée même si des boulettes ont été signalées aux alentours de l'étang de Berre.
En cas de découverte d'un oiseau mazouté vivant ou mort contactez le plus rapidement possible la LPO PACA au 04 42 55 68 83 ou 04 90 74 52 44.
Dans tous les cas, Les ornithologues sont invités également à photographier et à saisir leurs observations d'oiseaux morts et non-récupérables sur le site de www.faune-paca.org.
La LPO PACA reste vigilante et a demandé l'ouverture d'une enquête pour pollution.
Informations complémentaires
En cas de découverte d'un oiseau mazouté, protégez-vous et utilisez des gants. Pour les oiseaux vivants, attention aux coups de becs, et placer l'oiseau dans un carton. Les oiseaux échoués retrouvés vivants doivent être transférés le plus rapidement possible vers les centres de sauvegarde.
Pour plus d'informations, contacter notre cellule de conseils téléphoniques au centre régional de sauvegarde de la faune sauvage : 04 90 74 52 44.
Les hydrocarbures se sont répandus sur quatre hectares, souillant une partie du canal et de la côte (rive sud de l'étang de Berre). Plusieurs oiseaux ont déjà péri !
Dans les criques et les anses, comme au « Port de la pointe », une épaisse couche de résidus peu visqueux et très odoriférants a envahi le littoral.
Une trentaine de pompiers sont intervenus pour dépolluer la zone à l'aide de pose de barrages et de pompage.
La LPO PACA reste en alerte
En quelques heures, le centre régional de sauvegarde de la LPO PACA s'est préparé à l'accueil d'oiseaux mazoutés et son réseau de collecte et de transport des oiseaux en détresse, est alerté. Quelques oiseaux ont été observés. Un seul oiseau, un Grèbe à cou noir, a pu être récupéré et acheminé au centre ornithologique de Pont de Gau (commune de Sainte Marie de la Mer).
Depuis 3 jours, des équipes LPO prospectent l'étang pour y consigner les secteurs impactés et ramasser les oiseaux mazoutés.
Une réunion s'est organisée hier en préfecture pour faire l'état des lieux. Aujourd'hui la pollution semble confinée même si des boulettes ont été signalées aux alentours de l'étang de Berre.
En cas de découverte d'un oiseau mazouté vivant ou mort contactez le plus rapidement possible la LPO PACA au 04 42 55 68 83 ou 04 90 74 52 44.
Dans tous les cas, Les ornithologues sont invités également à photographier et à saisir leurs observations d'oiseaux morts et non-récupérables sur le site de www.faune-paca.org.
La LPO PACA reste vigilante et a demandé l'ouverture d'une enquête pour pollution.
Informations complémentaires
En cas de découverte d'un oiseau mazouté, protégez-vous et utilisez des gants. Pour les oiseaux vivants, attention aux coups de becs, et placer l'oiseau dans un carton. Les oiseaux échoués retrouvés vivants doivent être transférés le plus rapidement possible vers les centres de sauvegarde.
Pour plus d'informations, contacter notre cellule de conseils téléphoniques au centre régional de sauvegarde de la faune sauvage : 04 90 74 52 44.
jeudi 13 novembre 2014
La cuve de récupération des eaux de ruissellement de la raffinerie Total, située sur les communes de Martigues et Châteauneuf-les-Martigues, a débordé à la suite des fortes pluies de le week-end dernier.
Le groupe industriel a aussitôt déployé des barrages flottants pour contenir la pollution et procédé à des opérations de pompage des eaux. «Le confinement de la partie du canal qui contient ces eaux chargées d'hydrocarbures s'est poursuivi, indique la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué. Deux milles mètres supplémentaires de barrage absorbant sont en cours de déploiement, afin d'éviter les fuites vers l'étang de Berre.»
Une «catastrophe écologique»
Des experts du Centre de documentation, de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) sont arrivés sur place pour évaluer les dégâts et «conseiller l'industriel».
Dans un communiqué, la Ligue de protection des oiseaux cité par le site Maritima, Total est responsable d'une «catastrophe écologique». «La pollution s'est répandue dans l'étang de Berre et dans certaines criques et anses, comme au Port de la pointe à Berre l'Étang et à l'embouchure de la Touloubre à Saint-Chamas, s'alarme la LPO. Une couche de résidus noirs, visqueux et malodorants a envahi le littoral. Des oiseaux ont été observés complètement englués.»
La LPO a invité les riverains de l'étang de Berre à collecter, avec des gants, les oiseaux découverts encore vivants, de les placer dans un carton puis d'appeler le 04 90 74 52 44.
Source © 20 Minutes
Le groupe industriel a aussitôt déployé des barrages flottants pour contenir la pollution et procédé à des opérations de pompage des eaux. «Le confinement de la partie du canal qui contient ces eaux chargées d'hydrocarbures s'est poursuivi, indique la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué. Deux milles mètres supplémentaires de barrage absorbant sont en cours de déploiement, afin d'éviter les fuites vers l'étang de Berre.»
Une «catastrophe écologique»
Des experts du Centre de documentation, de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) sont arrivés sur place pour évaluer les dégâts et «conseiller l'industriel».
Dans un communiqué, la Ligue de protection des oiseaux cité par le site Maritima, Total est responsable d'une «catastrophe écologique». «La pollution s'est répandue dans l'étang de Berre et dans certaines criques et anses, comme au Port de la pointe à Berre l'Étang et à l'embouchure de la Touloubre à Saint-Chamas, s'alarme la LPO. Une couche de résidus noirs, visqueux et malodorants a envahi le littoral. Des oiseaux ont été observés complètement englués.»
La LPO a invité les riverains de l'étang de Berre à collecter, avec des gants, les oiseaux découverts encore vivants, de les placer dans un carton puis d'appeler le 04 90 74 52 44.
Source © 20 Minutes
Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell a admis jeudi que la pollution causée par deux fuites de pétrole en 2008 au Nigeria avait été plus importante que prévu, mais sans donner de nouveaux chiffres.
«Nous acceptons que le volume total de pétrole déversé après les deux fuites ait dépassé les estimations», a indiqué la filiale de Shell au Nigeria, SPDC, dans un communiqué.
L'enquête initiale avait conclu au déversement de 4.144 barils. ( environ 660 000 litres )
Cet aveu fait suite à des informations d'Amnesty International qui dit s'être procuré des documents de justice dans lesquels Shell accepte l'idée d'avoir sous-évalué l'ampleur et l'impact de la pollution dans le delta du Niger.
Un procès doit se tenir en mai 2015 devant la Haute Cour de Londres après une action en justice intentée au Royaume-Uni par 15.000 habitants de la communauté de Bodo, au sud du Nigeria, qui réclament des indemnisations à Shell.
Dans le cadre du litige, Shell a demandé un nouveau rapport d'expertise pour évaluer l'impact sur l'environnement et les quantités de pétrole déversées.
Amnesty parle pour sa part de «plus de 100.000 barils» ( 1 million 500 000 litres ) et les experts cités par les plaignants estiment même que les fuites de 2008 ont déversé l'équivalent de 500.000 à 600.000 barils (95 millions de litres) sur 6.000 hectares, privant fermiers et pêcheurs de leurs moyens de subsistance.
Shell Petroleum Development Company (SPDC) avait reconnu en 2011 sa responsabilité pour les fuites mais contestait les chiffres du cabinet d'avocat londonien Leigh Day qui représente les victimes. Shell estime que la majorité du pétrole répandu provient de tentatives pour pomper illégalement du pétrole sur les oléoducs.
Les victimes ont rejeté en 2013 la proposition d'indemnisation de Shell qu'ils ont qualifié de «dérisoire», ouvrant ainsi la voie à un procès.
Selon des sources proches du dossier, Shell avait proposé à l'époque 7,5 milliards de naira (35 millions d'euros, 46 millions de dollars) de dédommagements et chaque villageois aurait touché environ 275.000 naira (1.300 euros, 1.700 dollars) si l'on soustrait une somme forfaitaire devant être versée à la communauté.
Source © 20 minutes
«Nous acceptons que le volume total de pétrole déversé après les deux fuites ait dépassé les estimations», a indiqué la filiale de Shell au Nigeria, SPDC, dans un communiqué.
L'enquête initiale avait conclu au déversement de 4.144 barils. ( environ 660 000 litres )
Cet aveu fait suite à des informations d'Amnesty International qui dit s'être procuré des documents de justice dans lesquels Shell accepte l'idée d'avoir sous-évalué l'ampleur et l'impact de la pollution dans le delta du Niger.
Un procès doit se tenir en mai 2015 devant la Haute Cour de Londres après une action en justice intentée au Royaume-Uni par 15.000 habitants de la communauté de Bodo, au sud du Nigeria, qui réclament des indemnisations à Shell.
Dans le cadre du litige, Shell a demandé un nouveau rapport d'expertise pour évaluer l'impact sur l'environnement et les quantités de pétrole déversées.
Amnesty parle pour sa part de «plus de 100.000 barils» ( 1 million 500 000 litres ) et les experts cités par les plaignants estiment même que les fuites de 2008 ont déversé l'équivalent de 500.000 à 600.000 barils (95 millions de litres) sur 6.000 hectares, privant fermiers et pêcheurs de leurs moyens de subsistance.
Shell Petroleum Development Company (SPDC) avait reconnu en 2011 sa responsabilité pour les fuites mais contestait les chiffres du cabinet d'avocat londonien Leigh Day qui représente les victimes. Shell estime que la majorité du pétrole répandu provient de tentatives pour pomper illégalement du pétrole sur les oléoducs.
Les victimes ont rejeté en 2013 la proposition d'indemnisation de Shell qu'ils ont qualifié de «dérisoire», ouvrant ainsi la voie à un procès.
Selon des sources proches du dossier, Shell avait proposé à l'époque 7,5 milliards de naira (35 millions d'euros, 46 millions de dollars) de dédommagements et chaque villageois aurait touché environ 275.000 naira (1.300 euros, 1.700 dollars) si l'on soustrait une somme forfaitaire devant être versée à la communauté.
Source © 20 minutes
Face à l'hécatombe exceptionnelle d'abeilles l'hiver dernier, deux organisations apicoles ont lancé, mercredi 12 novembre, un appel inédit aux dons d'essaim pour aider les apiculteurs de l'Ariège et des Pyrénées-Orientales.
« Puisque l'Etat est déficient sur le sujet, on lance une opération de solidarité pour que nos collègues puissent reconstituer leurs colonies », a annoncé Alain David, coordinateur de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP).
Cette opération sera menée conjointement par la FFAP, qui représente cent cinquante à deux cents apiculteurs professionnels, et la section apicole de la Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire, très investi dans les sujets environnementaux. « Dans l'urgence, il faut au moins qu'on puisse apporter un soutien, et un effort, de un à cinq essaims, seront demandés à nos apiculteurs », a poursuivi Thierry Dolivet, de la Confédération paysanne, apiculteur dans la Creuse.
Quelque cent cinquante essaims ont déjà été promis et seront livrés au début du printemps prochain, selon la FFAP. Les services vétérinaires de l'Ariège ont lancé en février une mission pour évaluer l'éventualité d'un lien entre ces pertes et la désinsectisation du bétail dans le cadre de la lutte contre la fièvre catarrhale ovine (FCO). Selon Alain David, les services de l'Etat « sont venus constater mais rien n'a été fait ».
« Les bêtes qui vont dans les estives (veaux, moutons, vaches...) sont traitées avec des produits antiparasitaires que l'on retrouve dans les déjections et qui polluent l'environnement. Et c'est cela qui pourrait être la cause de cette surmortalité importante », explique-t-il.
De son côté, le ministère de l'agriculture n'a pas réagi dans l'immédiat.
La France et l'Europe sont en déficit d'abeilles en raison d'une surmortalité multifactorielle des colonies, liée à une dégradation de leur environnement et aux pesticides, jugés par les apiculteurs comme l'une des causes majeures de la disparition de ces hyménoptères.
Bruxelles a interdit en 2013 et pour deux ans l'usage des trois pesticides néonicotinoïdes jugés responsables en partie de cette situation. Insuffisant pour les apiculteurs, qui réclament un moratoire étendu à toutes les autres molécules, alors qu'en 2013 la production de miel en France a été inférieure à 15 000 tonnes, soit moitié moins qu'en 1995, pour un nombre de ruches presque équivalent.
Source © le monde
« Puisque l'Etat est déficient sur le sujet, on lance une opération de solidarité pour que nos collègues puissent reconstituer leurs colonies », a annoncé Alain David, coordinateur de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP).
Cette opération sera menée conjointement par la FFAP, qui représente cent cinquante à deux cents apiculteurs professionnels, et la section apicole de la Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire, très investi dans les sujets environnementaux. « Dans l'urgence, il faut au moins qu'on puisse apporter un soutien, et un effort, de un à cinq essaims, seront demandés à nos apiculteurs », a poursuivi Thierry Dolivet, de la Confédération paysanne, apiculteur dans la Creuse.
Quelque cent cinquante essaims ont déjà été promis et seront livrés au début du printemps prochain, selon la FFAP. Les services vétérinaires de l'Ariège ont lancé en février une mission pour évaluer l'éventualité d'un lien entre ces pertes et la désinsectisation du bétail dans le cadre de la lutte contre la fièvre catarrhale ovine (FCO). Selon Alain David, les services de l'Etat « sont venus constater mais rien n'a été fait ».
« Les bêtes qui vont dans les estives (veaux, moutons, vaches...) sont traitées avec des produits antiparasitaires que l'on retrouve dans les déjections et qui polluent l'environnement. Et c'est cela qui pourrait être la cause de cette surmortalité importante », explique-t-il.
De son côté, le ministère de l'agriculture n'a pas réagi dans l'immédiat.
La France et l'Europe sont en déficit d'abeilles en raison d'une surmortalité multifactorielle des colonies, liée à une dégradation de leur environnement et aux pesticides, jugés par les apiculteurs comme l'une des causes majeures de la disparition de ces hyménoptères.
Bruxelles a interdit en 2013 et pour deux ans l'usage des trois pesticides néonicotinoïdes jugés responsables en partie de cette situation. Insuffisant pour les apiculteurs, qui réclament un moratoire étendu à toutes les autres molécules, alors qu'en 2013 la production de miel en France a été inférieure à 15 000 tonnes, soit moitié moins qu'en 1995, pour un nombre de ruches presque équivalent.
Source © le monde
Roger Voyer, un retraité yonnais, a été la cible d'un essaim de frelons asiatiques. Face à l'attaque de cette espèce très agressive, l'homme n'a pas survécu.
Jeudi 30 octobre, vers 17 h 30, un retraité de Château-Fromage, à La Roche, était au volant de son tracteur, occupé à pousser des écorces contre un talus lorsque la fourche de sa machine a heurté quelque chose... Il vient de déranger un nid de frelons asiatiques, logé là dans le buisson, à environ un mètre du sol.
Attaque immédiate
L'attaque est immédiate. Une armada fuse sur Roger Voyer qui se débat dans sa cabine. Il est piqué au visage, sur les bras, des dizaines de fois... La victime court chez lui, hurle à sa femme : « Vite, vite, des frelons viennent de me piquer... Appelle le médecin ! » La dame s'exécute, ressort, et découvre son mari gisant sur la pelouse. « Tout s'est passé très vite, en quelques minutes, il a perdu connaissance », témoigne son épouse.
Roger n'est pas décédé sur coup. À l'arrivée du Samu, il est en arrêt cardiaque. Les secours le font revenir, mais son cœur s'arrête trois fois. Il est transporté dans un état critique au centre hospitalier départemental, « quand, il est parti, j'ai su que c'était fini », exprime sa femme. « Il était gonflé, tuméfié... »
Source © Ouest France
Jeudi 30 octobre, vers 17 h 30, un retraité de Château-Fromage, à La Roche, était au volant de son tracteur, occupé à pousser des écorces contre un talus lorsque la fourche de sa machine a heurté quelque chose... Il vient de déranger un nid de frelons asiatiques, logé là dans le buisson, à environ un mètre du sol.
Attaque immédiate
L'attaque est immédiate. Une armada fuse sur Roger Voyer qui se débat dans sa cabine. Il est piqué au visage, sur les bras, des dizaines de fois... La victime court chez lui, hurle à sa femme : « Vite, vite, des frelons viennent de me piquer... Appelle le médecin ! » La dame s'exécute, ressort, et découvre son mari gisant sur la pelouse. « Tout s'est passé très vite, en quelques minutes, il a perdu connaissance », témoigne son épouse.
Roger n'est pas décédé sur coup. À l'arrivée du Samu, il est en arrêt cardiaque. Les secours le font revenir, mais son cœur s'arrête trois fois. Il est transporté dans un état critique au centre hospitalier départemental, « quand, il est parti, j'ai su que c'était fini », exprime sa femme. « Il était gonflé, tuméfié... »
Source © Ouest France
Pour dénoncer l'attitude de leur premier ministre face au réchauffement climatique , près de 400 personnes se sont rassemblées sur une plage de Sydney, jeudi, et ont mis leur tête dans le sable, symbolisant l'autruche qui refuse de voir les choses en face (même si ce geste n'est pas si simple).
Reuters raconte :
"Des gens avec des bébés, des enfants et des cadres bien habillés ont creusé des trous dans la plage pour y mettre leur tête. Pat Norman, un des organisateurs, criait dans un mégaphone : 'Obama a signé, Xi Jinping a signé, tout le monde a signé, sauf un homme.' 'Tony Abbott', ont répondu les manifestants en criant."
Il faut dire que Tony Abbott n'a jamais été un grand fan de la lutte contre le réchauffement climatique. En 2009, alors dans l'opposition, il avait qualifié ce phénomène de "connerie", ajoutant que le charbon, dont l'Australie est le deuxième exportateur mondial, était "bon pour l'humanité". Arrivé au pouvoir, il est non seulement revenu sur la taxe carbone mais a aussi largement réduit le budget de nombreuses agences et fonds environnementaux.
Source © le monde
Reuters raconte :
"Des gens avec des bébés, des enfants et des cadres bien habillés ont creusé des trous dans la plage pour y mettre leur tête. Pat Norman, un des organisateurs, criait dans un mégaphone : 'Obama a signé, Xi Jinping a signé, tout le monde a signé, sauf un homme.' 'Tony Abbott', ont répondu les manifestants en criant."
Il faut dire que Tony Abbott n'a jamais été un grand fan de la lutte contre le réchauffement climatique. En 2009, alors dans l'opposition, il avait qualifié ce phénomène de "connerie", ajoutant que le charbon, dont l'Australie est le deuxième exportateur mondial, était "bon pour l'humanité". Arrivé au pouvoir, il est non seulement revenu sur la taxe carbone mais a aussi largement réduit le budget de nombreuses agences et fonds environnementaux.
Source © le monde
Les deux premiers pollueurs de la planète se sont mis d’accord mercredi 12 novembre pour réduire leurs émissions respectives de gaz à effet de serre.
Si les objectifs affichés peuvent paraître ambitieux, il n'en est rien dans les faits. Une attitude qui tue dans l’œuf toute volonté d'agir au niveau international.
Pourquoi l’accord entre la Chine et les États-Unis vient de plomber le grand sommet sur le climat en 2015
Atlantico : Côté chinois, on s'engage à atteindre un pic d’émissions "autour de 2030", tout en essayant "d’y arriver plus tôt", côté américain, on avance une réduction de 26 à 28 % d’ici 2025, avec pour point de départ 2005. Dans quelle mesure un accord scellé aujourd'hui peut-il avoir une influence sur l'issue du grand sommet sur le climat qui se déroulera à Paris fin 2015 ?
Christian Gollier : C’est effectivement une première étape. On va assister dans les 12 mois à venir à une course aux annonces d’engagements sur le climat, avec à la clé une espèce de concours de beauté pour savoir qui est le plus vertueux des pays. Mais rien ne sera joué avant la COP-21 de Paris.
C’est là que les engagements formels seront pris dans le cadre d’un accord global. C’est là aussi qu’on va pouvoir comparer les engagements. Les moins vertueux seront montrés du doigt, ce qui ne sera pas bon pour les opinions publiques de ces pays, au moins dans ceux qui croient à la réalité du changement climatique. Rappelons par exemple que le peuple américain semble encore majoritairement climato-sceptique.
Cet accord est-il ambitieux, ou au contraire trop "faisable", comme le disent certains observateurs ? Peut-on vraiment parler d'effort ?
Face au phénomène de smog londonien il y a 50 ans, le gouvernement anglais avait été forcé d’adapter les normes anti-pollution du pays, à une époque où le risque de changement climatique était inconnu. Le gouvernement chinois est confronté au même problème aujourd’hui, avec un mécontentement de centaines de millions de citadins, victimes d’une pollution létale aux microparticules émises notamment par leurs centrales au charbon. Sommé d’agir par son opinion publique, cet engagement annoncé hier pourrait n’être qu’un bénéfice climatique induit de ce problème de pollution locale. C’est donc une bonne nouvelle, mais beaucoup d’experts pensent que la prise en compte complémentaire du risque climatique mondial rend cet engagement trop peu ambitieux. De plus, rien n’est dit sur la hauteur du pic de 2030, ni sur la stratégie qui serait suivie pour atteindre cet objectif. Il faut en effet savoir que les expérimentations de mécanismes régionaux de réduction des émissions ne semblent pas très encourageantes à ce stade.
Les engagements pris par les deux grandes puissances en amont de ce sommet sur le climat coupent-ils l'herbe sous les pieds des autres puissances qui pourraient vouloir exiger des efforts plus conséquents ?
Dans toute cette affaire, on parle d’une externalité globale, une situation dans laquelle chacun voudrait jouer le rôle de "passager clandestin" en bénéficiant des efforts des autres sans participer soi-même à cet effort collectif indispensable. En fin de compte, tout dépendra de la perception sur la crédibilité et le volontarisme de ces engagements, qui restent à ce jour de façade tant que ne sont pas énoncés les mécanismes de mise en œuvre. Et l’Europe n’a pas vraiment de leçon à donner au reste du monde. Après tout, des pans entiers de nos économies ne font aucun effort visible, tandis que le prix des permis d’émission en Europe se traine à des niveaux tellement bas qu’il n’incite pas grand monde à prendre le problème à bras le corps. La faute en incombe aux Etats qui ont inondé le marché de permis pour satisfaire de puissants lobbies. Encore une fois, chaque pays joue à ce stade un jeu de rôle un peu convenu, sans grande conviction, dans lequel les envolées lyriques observées récemment n’engagent que ceux qui sont prêts à les écouter.
A quelles conditions les engagements pris mercredi par la Chine et les Etat-Unis auraient-ils pu s’accompagner d’effets vertueux sur le sommet de 2015 ?
Il aurait fallu réunir plusieurs conditions absentes à ce jour. Avant tout, il faudrait que soit mis en place un mécanisme de pénalité pour les pays qui ne respectent pas leurs engagements, voire aussi un mécanisme de bonus pour les pays les plus vertueux. Mais cela nécessiterait que soit mis en place un système international de mesure et de contrôle des émissions. On en est encore très loin ! Il faudrait aussi que puisse être instauré un mécanisme de coordination entre pays. Un des gros risques liés à un accord d’engagements multilatéraux, c’est que le coût des efforts entrepris dans certains pays ou certains secteurs soit très disparate, avec d’importantes inefficacités à la clé.
Dans un tel contexte, on peut s’attendre à accroître massivement les coûts des efforts, pour un bénéfice global médiocre. Il faut donc réfléchir à des possibilités d’uniformisation des coûts de mitigation, de manière à aller chercher dans le monde les sources de réduction d’émission les moins coûteuses. Un marché de permis inter-régional est donc indispensable. J’ai l’impression que plus on se rapproche de la conférence de Paris, moins cette condition nécessaire d’efficacité est évoquée. Cela me laisse penser que tout cela n’est pas sérieux, et que les engagements ne pourront pas être tenus.
Finalement, il reste l’épineuse question que les pays en développement continuent à imposer comme un prérequis à toute négociation, celle des compensations financières qu’ils exigent.
Source © Propos recueillis par Gilles Boutin / Atlantico
Si les objectifs affichés peuvent paraître ambitieux, il n'en est rien dans les faits. Une attitude qui tue dans l’œuf toute volonté d'agir au niveau international.
Pourquoi l’accord entre la Chine et les États-Unis vient de plomber le grand sommet sur le climat en 2015
Atlantico : Côté chinois, on s'engage à atteindre un pic d’émissions "autour de 2030", tout en essayant "d’y arriver plus tôt", côté américain, on avance une réduction de 26 à 28 % d’ici 2025, avec pour point de départ 2005. Dans quelle mesure un accord scellé aujourd'hui peut-il avoir une influence sur l'issue du grand sommet sur le climat qui se déroulera à Paris fin 2015 ?
Christian Gollier : C’est effectivement une première étape. On va assister dans les 12 mois à venir à une course aux annonces d’engagements sur le climat, avec à la clé une espèce de concours de beauté pour savoir qui est le plus vertueux des pays. Mais rien ne sera joué avant la COP-21 de Paris.
C’est là que les engagements formels seront pris dans le cadre d’un accord global. C’est là aussi qu’on va pouvoir comparer les engagements. Les moins vertueux seront montrés du doigt, ce qui ne sera pas bon pour les opinions publiques de ces pays, au moins dans ceux qui croient à la réalité du changement climatique. Rappelons par exemple que le peuple américain semble encore majoritairement climato-sceptique.
Cet accord est-il ambitieux, ou au contraire trop "faisable", comme le disent certains observateurs ? Peut-on vraiment parler d'effort ?
Face au phénomène de smog londonien il y a 50 ans, le gouvernement anglais avait été forcé d’adapter les normes anti-pollution du pays, à une époque où le risque de changement climatique était inconnu. Le gouvernement chinois est confronté au même problème aujourd’hui, avec un mécontentement de centaines de millions de citadins, victimes d’une pollution létale aux microparticules émises notamment par leurs centrales au charbon. Sommé d’agir par son opinion publique, cet engagement annoncé hier pourrait n’être qu’un bénéfice climatique induit de ce problème de pollution locale. C’est donc une bonne nouvelle, mais beaucoup d’experts pensent que la prise en compte complémentaire du risque climatique mondial rend cet engagement trop peu ambitieux. De plus, rien n’est dit sur la hauteur du pic de 2030, ni sur la stratégie qui serait suivie pour atteindre cet objectif. Il faut en effet savoir que les expérimentations de mécanismes régionaux de réduction des émissions ne semblent pas très encourageantes à ce stade.
Les engagements pris par les deux grandes puissances en amont de ce sommet sur le climat coupent-ils l'herbe sous les pieds des autres puissances qui pourraient vouloir exiger des efforts plus conséquents ?
Dans toute cette affaire, on parle d’une externalité globale, une situation dans laquelle chacun voudrait jouer le rôle de "passager clandestin" en bénéficiant des efforts des autres sans participer soi-même à cet effort collectif indispensable. En fin de compte, tout dépendra de la perception sur la crédibilité et le volontarisme de ces engagements, qui restent à ce jour de façade tant que ne sont pas énoncés les mécanismes de mise en œuvre. Et l’Europe n’a pas vraiment de leçon à donner au reste du monde. Après tout, des pans entiers de nos économies ne font aucun effort visible, tandis que le prix des permis d’émission en Europe se traine à des niveaux tellement bas qu’il n’incite pas grand monde à prendre le problème à bras le corps. La faute en incombe aux Etats qui ont inondé le marché de permis pour satisfaire de puissants lobbies. Encore une fois, chaque pays joue à ce stade un jeu de rôle un peu convenu, sans grande conviction, dans lequel les envolées lyriques observées récemment n’engagent que ceux qui sont prêts à les écouter.
A quelles conditions les engagements pris mercredi par la Chine et les Etat-Unis auraient-ils pu s’accompagner d’effets vertueux sur le sommet de 2015 ?
Il aurait fallu réunir plusieurs conditions absentes à ce jour. Avant tout, il faudrait que soit mis en place un mécanisme de pénalité pour les pays qui ne respectent pas leurs engagements, voire aussi un mécanisme de bonus pour les pays les plus vertueux. Mais cela nécessiterait que soit mis en place un système international de mesure et de contrôle des émissions. On en est encore très loin ! Il faudrait aussi que puisse être instauré un mécanisme de coordination entre pays. Un des gros risques liés à un accord d’engagements multilatéraux, c’est que le coût des efforts entrepris dans certains pays ou certains secteurs soit très disparate, avec d’importantes inefficacités à la clé.
Dans un tel contexte, on peut s’attendre à accroître massivement les coûts des efforts, pour un bénéfice global médiocre. Il faut donc réfléchir à des possibilités d’uniformisation des coûts de mitigation, de manière à aller chercher dans le monde les sources de réduction d’émission les moins coûteuses. Un marché de permis inter-régional est donc indispensable. J’ai l’impression que plus on se rapproche de la conférence de Paris, moins cette condition nécessaire d’efficacité est évoquée. Cela me laisse penser que tout cela n’est pas sérieux, et que les engagements ne pourront pas être tenus.
Finalement, il reste l’épineuse question que les pays en développement continuent à imposer comme un prérequis à toute négociation, celle des compensations financières qu’ils exigent.
Source © Propos recueillis par Gilles Boutin / Atlantico
Confronté à une première série de survols de centrales nucléaires par des drones, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait annoncé fin octobre sur les ondes de France Info: «Des dispositifs de neutralisation existent. Ces dispositifs, je ne m'étendrai pas sur leurs modalités parce que je n'ai pas à le faire.»
Et ces dispositifs viennent d'être mis en place. Ainsi, «un certain nombre de moyens techniques», dont des radars militaires, «ont été déployés à proximité des sites et des centrales nucléaires récemment survolés par des drones», a indiqué, mercredi, une source officielle française, qui a demandé à ne pas être identifiée.
Top secret
Cette source réagissait à la diffusion mercredi sur Twitter, par un membre de Greenpeace, Yannick Rousselet, chargé des questions nucléaires et basé à Cherbourg, de la photo d'un radar militaire de type ANGD, avec la légende «la protection de La Hague et Flamanville vis-à-vis des drones s'organise».
«Vous comprendrez aisément que nous n'allons pas communiquer, pour des raisons d'efficacité, sur le type de moyens déployés et sur les lieux où ils sont déployés», a ajouté cette source. La mise en place de radars ANGD «entre dans le cadre général de cette politique».
Depuis début octobre, de mystérieux survols de sites nucléaires en France par des drones ont été enregistrés, non revendiqués à ce jour. Le dernier en date a eu lieu en début de semaine à Cattenom (Moselle). Avant cela, 19 survols de drones avaient été constatés par EDF sur 16 sites différents, sans que les responsables et leurs motivations aient pu être clairement identifiés.
Et ces dispositifs viennent d'être mis en place. Ainsi, «un certain nombre de moyens techniques», dont des radars militaires, «ont été déployés à proximité des sites et des centrales nucléaires récemment survolés par des drones», a indiqué, mercredi, une source officielle française, qui a demandé à ne pas être identifiée.
Top secret
Cette source réagissait à la diffusion mercredi sur Twitter, par un membre de Greenpeace, Yannick Rousselet, chargé des questions nucléaires et basé à Cherbourg, de la photo d'un radar militaire de type ANGD, avec la légende «la protection de La Hague et Flamanville vis-à-vis des drones s'organise».
«Vous comprendrez aisément que nous n'allons pas communiquer, pour des raisons d'efficacité, sur le type de moyens déployés et sur les lieux où ils sont déployés», a ajouté cette source. La mise en place de radars ANGD «entre dans le cadre général de cette politique».
Depuis début octobre, de mystérieux survols de sites nucléaires en France par des drones ont été enregistrés, non revendiqués à ce jour. Le dernier en date a eu lieu en début de semaine à Cattenom (Moselle). Avant cela, 19 survols de drones avaient été constatés par EDF sur 16 sites différents, sans que les responsables et leurs motivations aient pu être clairement identifiés.
Des conditions météo extrêmes concernent le bassin méditerranéen en liaison avec la circulation de plusieurs minimums dépressionnaires, entre le Portugal et la Grèce en passant par le sud de la France et l'Italie. Pour la deuxième semaine consécutive, le nord de l'Italie subit à nouveau de très violentes intempéries.
En raison du contraste thermique et d'un puissant jet stream qui plonge depuis l'Atlantique nord vers la Méditerranée, une dépression s'est creusée au large de la Provence. Elle engendre la remontée de l'air doux très humide en direction de l'Italie et des Balkans tandis que dans un flux d'ouest plus frais très dynamique, une très forte instabilité se développe du Portugal jusqu'au Maroc ainsi que sur l'ouest de la France.
Alerte en Italie et en Suisse
C’est dans le nord de l'Italie que les pluies les plus abondantes se produisent avec du vent fort. Les services météorologiques italiens maintiennent de nombreuses alertes, notamment en Ligure et sur le Piémontais. Ces pluies soutenues présentent un caractère subit, ce qui augmente le risque d'inondations locales et de glissements de terrain, notamment dans la région de Gênes où il est tombé 200mm de pluies en quelques heures
lundi soir. En bord de mer, des trombes marines ont été observé. Une forte houle de 2 à 3 m occasionne de multiples dégâts en bord de mer. Elle est notamment présente au large de l'Adriatique et remonte sur Venise menacée par un nouvel "acqua alta".
Les lacs Majeur et de Côme menacent de déborder
On relève déjà depuis dimanche des cumuls de pluies entre 50 et 150 mm sur le sud-est de la France, le sud de la Suisse et en Italie (Lugano, Stabio, Bergame, Gênes ou Nice) et on en attend encore autant d'ici jeudi. En montagne il neige abondamment sur les Alpes françaises, italiennes et suisses ainsi que sur la chaîne des Appenins. Au-dessus de 2000 mètres, les cumuls de neige fraîche atteingnent les 50 cm à 1,50m selon les massifs.
Toute cette neige et ces importantes accumulations de pluies font réagir les lacs qui atteignent leur cote d'alerte : ainsi, le Lac Majeur a inondé plusieurs quartiers de la ville de Verbania et Locarno est également touchée. La région de Lugano est menacée par la montée rapide des eaux du lac du même nom. Ces pluies saturent les les sols. Et vu l'intensité des pluies encore à venir, les risque de glissements de terrain deviennent très importants
Les Balkans également concernées
Les pays de l'ex-Yougoslavie connaîtront également des conditions fortement perturbées. On attend entre mercredi et vendredi 50 à 150 mm de pluies en Slovénie et en Croatie. La Grèce sera impactée à partir de vendredi. Ces mauvaises conditions météo persistent depuis le début de l'été dernier sur le bassin méditerranéen, confronté à de fréquents épisodes d'intempéries. La situation n'est pas à une accalmie durable car le retour de hautes pressions n'est pas envisagé dans l'immédiat, au contraire puisqu'entre samedi et dimanche prochain d'autres violents orages frapperont encore le sud de la France, l'Italie, la Suisse et les Balkans.
En Italie La vague d'intempéries qui touche le nord depuis lundi a fait une cinquième victime jeudi, alors que les inondations et glissements de terrain continuent de faire des dizaines de millions d'euros de dégâts.
Jeudi matin à Moscazzano, au sud-est de Milan, les pompiers ont retrouvé le corps sans vie d'un employé communal de 36 ans près d'un moulin inondé, où il avait tenté d'empêcher l'eau d'atteindre un restaurant un peu plus loin.
Plus au nord, les pompiers ont aussi retrouvé le corps d'un septuagénaire tombé dans le lac Majeur alors qu'il essayait d'arrimer plus solidement son bateau dans le port d'Ispra.
Depuis le début de la semaine, des glissements de terrains avaient déjà tué deux personnes âgées en Ligurie et une autre (un septuagénaire) à Crevacuore près de Turin. Des enquêtes pour homicide involontaire ont été ouvertes pour ce qui concerne ces deux drames.
A Milan, les rivières Seveso et Lambro sont sorties de leur lit, inondant des rues et la gare Garibaldi. Même si la pluie a cessé jeudi, une soixantaine d'écoles de la ville étaient encore fermées par mesure de précaution.
Source © Le Figaro / lachainemeteo.com
En raison du contraste thermique et d'un puissant jet stream qui plonge depuis l'Atlantique nord vers la Méditerranée, une dépression s'est creusée au large de la Provence. Elle engendre la remontée de l'air doux très humide en direction de l'Italie et des Balkans tandis que dans un flux d'ouest plus frais très dynamique, une très forte instabilité se développe du Portugal jusqu'au Maroc ainsi que sur l'ouest de la France.
Alerte en Italie et en Suisse
C’est dans le nord de l'Italie que les pluies les plus abondantes se produisent avec du vent fort. Les services météorologiques italiens maintiennent de nombreuses alertes, notamment en Ligure et sur le Piémontais. Ces pluies soutenues présentent un caractère subit, ce qui augmente le risque d'inondations locales et de glissements de terrain, notamment dans la région de Gênes où il est tombé 200mm de pluies en quelques heures
lundi soir. En bord de mer, des trombes marines ont été observé. Une forte houle de 2 à 3 m occasionne de multiples dégâts en bord de mer. Elle est notamment présente au large de l'Adriatique et remonte sur Venise menacée par un nouvel "acqua alta".
Les lacs Majeur et de Côme menacent de déborder
On relève déjà depuis dimanche des cumuls de pluies entre 50 et 150 mm sur le sud-est de la France, le sud de la Suisse et en Italie (Lugano, Stabio, Bergame, Gênes ou Nice) et on en attend encore autant d'ici jeudi. En montagne il neige abondamment sur les Alpes françaises, italiennes et suisses ainsi que sur la chaîne des Appenins. Au-dessus de 2000 mètres, les cumuls de neige fraîche atteingnent les 50 cm à 1,50m selon les massifs.
Toute cette neige et ces importantes accumulations de pluies font réagir les lacs qui atteignent leur cote d'alerte : ainsi, le Lac Majeur a inondé plusieurs quartiers de la ville de Verbania et Locarno est également touchée. La région de Lugano est menacée par la montée rapide des eaux du lac du même nom. Ces pluies saturent les les sols. Et vu l'intensité des pluies encore à venir, les risque de glissements de terrain deviennent très importants
Les Balkans également concernées
Les pays de l'ex-Yougoslavie connaîtront également des conditions fortement perturbées. On attend entre mercredi et vendredi 50 à 150 mm de pluies en Slovénie et en Croatie. La Grèce sera impactée à partir de vendredi. Ces mauvaises conditions météo persistent depuis le début de l'été dernier sur le bassin méditerranéen, confronté à de fréquents épisodes d'intempéries. La situation n'est pas à une accalmie durable car le retour de hautes pressions n'est pas envisagé dans l'immédiat, au contraire puisqu'entre samedi et dimanche prochain d'autres violents orages frapperont encore le sud de la France, l'Italie, la Suisse et les Balkans.
En Italie La vague d'intempéries qui touche le nord depuis lundi a fait une cinquième victime jeudi, alors que les inondations et glissements de terrain continuent de faire des dizaines de millions d'euros de dégâts.
Jeudi matin à Moscazzano, au sud-est de Milan, les pompiers ont retrouvé le corps sans vie d'un employé communal de 36 ans près d'un moulin inondé, où il avait tenté d'empêcher l'eau d'atteindre un restaurant un peu plus loin.
Plus au nord, les pompiers ont aussi retrouvé le corps d'un septuagénaire tombé dans le lac Majeur alors qu'il essayait d'arrimer plus solidement son bateau dans le port d'Ispra.
Depuis le début de la semaine, des glissements de terrains avaient déjà tué deux personnes âgées en Ligurie et une autre (un septuagénaire) à Crevacuore près de Turin. Des enquêtes pour homicide involontaire ont été ouvertes pour ce qui concerne ces deux drames.
A Milan, les rivières Seveso et Lambro sont sorties de leur lit, inondant des rues et la gare Garibaldi. Même si la pluie a cessé jeudi, une soixantaine d'écoles de la ville étaient encore fermées par mesure de précaution.
Source © Le Figaro / lachainemeteo.com
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