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jeudi 20 novembre 2014
Les autorité de contrôle de la pollution de l'air de Beijing ont lancé mercredi une alerte au smog et encouragé les habitants à rester chez eux.
Le bureau municipal des mesures d'urgence en cas de grave pollution de l'air a émis une alerte bleue, le niveau le plus faible du système d'alerte à quatre couleurs, pour mercredi et jeudi.
L'indice de la qualité de l'air de Beijing a atteint 348 mercredi à 16h. L'indice des PM 2,5, particules fines et particulièrement dangereuses, s'est également élevé à 348, selon les chiffres publiés sur le site Internet du Centre de surveillance de la protection environnementale de Beijing.
Le bureau a ordonné aux émetteurs locaux de polluants de prendre des mesures pour réduire leurs émissions et a conseillé aux habitants de rester chez eux et de porter des masques à l'extérieur. Les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardio-cérébrovasculaires sont appelés à limiter leurs activités en plein air.
L'air devrait s'assainir progressivement jeudi soir grâce à l'arrivée d'un front froid.
De nombreuses villes des régions voisines, notamment dans les provinces du Hebei, du Shanxi, du Shandong et du Liaoning, sont également enveloppées par un important smog.
Source © Xinhua
Le bureau municipal des mesures d'urgence en cas de grave pollution de l'air a émis une alerte bleue, le niveau le plus faible du système d'alerte à quatre couleurs, pour mercredi et jeudi.
L'indice de la qualité de l'air de Beijing a atteint 348 mercredi à 16h. L'indice des PM 2,5, particules fines et particulièrement dangereuses, s'est également élevé à 348, selon les chiffres publiés sur le site Internet du Centre de surveillance de la protection environnementale de Beijing.
Le bureau a ordonné aux émetteurs locaux de polluants de prendre des mesures pour réduire leurs émissions et a conseillé aux habitants de rester chez eux et de porter des masques à l'extérieur. Les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardio-cérébrovasculaires sont appelés à limiter leurs activités en plein air.
L'air devrait s'assainir progressivement jeudi soir grâce à l'arrivée d'un front froid.
De nombreuses villes des régions voisines, notamment dans les provinces du Hebei, du Shanxi, du Shandong et du Liaoning, sont également enveloppées par un important smog.
Source © Xinhua
L’image est un cliché des guides touristiques : une girafe et des zèbres, au milieu de la savane, des gratte-ciel en arrière-plan. Flanqué d’une capitale en croissance exponentielle, le parc national de Nairobi est unique en son genre. Mais menacé.
Le Congrès mondial des parcs naturels veut préserver la biodiversité
Nairobi est l’une des villes qui croissent « le plus vite en Afrique, donc il y a une énorme pression sur le parc », avance Paula Kahumbu, directrice de l’ONG Wildlife direct.
La réserve et ses 117 km2, rappelle-t-elle, représentent 15 % de la superficie de la capitale kényane. Et les pressions sur le plus ancien parc d’Afrique de l’Est, dessiné par les colons britanniques dans les années 40, viennent de toutes parts : infrastructures de transport, usines, habitations plus ou moins sauvages…
Au sud, le parc a déjà dû faire face au développement d’une vaste zone urbaine, Rongai, qui a privé la faune d’un couloir de migration naturel en direction d’autres parcs naturels comme Amboseli et le célèbre Masaï Mara. Ailleurs, il a été fragilisé par l’arrivée d’usines de ciment et de leurs nuages de poussières.
Mais aujourd’hui, une nouvelle bataille mobilise les « amis » du parc : deux grands projets d’infrastructure, une rocade et une ligne de chemin de fer, vitales pour moderniser le transport de marchandises dans la région, mais que leurs promoteurs envisagent de faire passer à travers le sanctuaire.
Les groupes de défense de l’environnement ne remettent pas en cause le développement d’infrastructures nécessaires pour désengorger la capitale de quelque quatre millions d’habitants.
Nairobi, qui se targue d’accueillir de plus en plus de sièges régionaux de multinationales et de jouer un rôle économique toujours croissant en Afrique de l’Est, est paralysée par un trafic saturé de voitures et de poids lourds qui relient le port de Mombasa aux pays voisins en traversant son centre.
« Le Kenya est un pays en développement, nous avons besoin de routes, de lignes de chemin de fer, (…) de ponts », reconnaît le député Francis Nyenze. « Mais il est regrettable que la plupart des grands projets d’infrastructure au Kenya mangent des parties de parc ».
Les défenseurs de l’environnement sont d’autant plus mobilisés qu’à l’origine, pour la route du moins, un couloir, à l’extérieur du parc, avait été prévu. Mais qui, disent-ils, a peu à peu été découpé et vendu dans des conditions douteuses à des promoteurs, qui y ont fait pousser des immeubles comme des champignons.
« Comment les gens ont-ils pu acquérir des titres de propriété pour ces maisons ? », s’interroge M. Nyenze. « Pourquoi le gouvernement ne détruit-il pas ces maisons, qui se trouvent sur le chemin de la rocade sud ? »
Pas question donc de s’opposer par principe à des projets nécessaires à l’économie kényane.
Mais « nous voulons que les règles soient respectées », d’autant plus que d’autres parcs sont sous pression, renchérit Nigel Hunter, de l’East African Wildlife Society. Celui de Nakuru, plus au nord-ouest, a lui aussi failli être coupé par une route.
En clair, dit-il : tout empiétement sur une réserve doit être approuvé par le Parlement.
Et dans l’idéal, si les infrastructures devaient malgré tout empiéter sur le parc de Nairobi, il faudrait une compensation : par exemple racheter des terrains au sud pour rouvrir le couloir de migration.
Car le risque existe aujourd’hui de voir la réserve se transformer en une « île (…), ce qu’elle n’a jamais été », avance M. Hunter. Voire qu’elle disparaisse d’ici « dix à vingt ans », renchérit M. Nyenze.
Au fil des ans, la population du parc de Nairobi a déjà considérablement évolué.Les obstacles qui se sont multipliés sur le chemin de la migration dissuadent désormais les gnous de s’y aventurer, et les guépards, tués dans des accidents sur des routes adjacentes, désertent aussi désormais le parc, explique Mme Kahumbu.
Les conflits entre les lions et le bétail des communautés vivant toujours plus près du parc se sont aussi développés : de plus en plus de troupeaux de vaches ou de chèvres sont décimés, entraînant des opérations de représailles contre les prédateurs.
« Plus on réduit le parc, plus on réduit les territoires des animaux », dit aussi Ali Tanvir, président de l’association des Amis du Parc national de Nairobi. Il y a donc également des risques accrus de lutte de territoire entre les traditionnels occupants de la réserve, comme les rhinocéros et les lions.
Sans parler des dégâts causés par les braconniers, qui n’hésitent pas à venir chasser ici, à quelques mètres du siège de l’organisme de gestion de la faune et de la flore kényane le Kenya Wildlife Service. Les rhinocéros et leurs cornes sont revendus à prix d’or sur les marchés asiatiques.
Pourtant, estime Mme Kahumbu, « plus Nairobi croît (…), plus elle devient ce centre de développement pour l’Afrique de l’Est, et plus le parc devient important ».La réserve, qui recèle plus de 550 espèces d’oiseaux et attire quelque 150.000 visiteurs par an, est importante « pour la population du pays, pour l’économie du pays », mais aussi pour cette bouffée d’oxygène qu’elle apporte en réduisant « la pollution » urbaine.
Le Congrès mondial des parcs naturels veut préserver la biodiversité
Nairobi est l’une des villes qui croissent « le plus vite en Afrique, donc il y a une énorme pression sur le parc », avance Paula Kahumbu, directrice de l’ONG Wildlife direct.
La réserve et ses 117 km2, rappelle-t-elle, représentent 15 % de la superficie de la capitale kényane. Et les pressions sur le plus ancien parc d’Afrique de l’Est, dessiné par les colons britanniques dans les années 40, viennent de toutes parts : infrastructures de transport, usines, habitations plus ou moins sauvages…
Au sud, le parc a déjà dû faire face au développement d’une vaste zone urbaine, Rongai, qui a privé la faune d’un couloir de migration naturel en direction d’autres parcs naturels comme Amboseli et le célèbre Masaï Mara. Ailleurs, il a été fragilisé par l’arrivée d’usines de ciment et de leurs nuages de poussières.
Mais aujourd’hui, une nouvelle bataille mobilise les « amis » du parc : deux grands projets d’infrastructure, une rocade et une ligne de chemin de fer, vitales pour moderniser le transport de marchandises dans la région, mais que leurs promoteurs envisagent de faire passer à travers le sanctuaire.
Les groupes de défense de l’environnement ne remettent pas en cause le développement d’infrastructures nécessaires pour désengorger la capitale de quelque quatre millions d’habitants.
Nairobi, qui se targue d’accueillir de plus en plus de sièges régionaux de multinationales et de jouer un rôle économique toujours croissant en Afrique de l’Est, est paralysée par un trafic saturé de voitures et de poids lourds qui relient le port de Mombasa aux pays voisins en traversant son centre.
« Le Kenya est un pays en développement, nous avons besoin de routes, de lignes de chemin de fer, (…) de ponts », reconnaît le député Francis Nyenze. « Mais il est regrettable que la plupart des grands projets d’infrastructure au Kenya mangent des parties de parc ».
Les défenseurs de l’environnement sont d’autant plus mobilisés qu’à l’origine, pour la route du moins, un couloir, à l’extérieur du parc, avait été prévu. Mais qui, disent-ils, a peu à peu été découpé et vendu dans des conditions douteuses à des promoteurs, qui y ont fait pousser des immeubles comme des champignons.
« Comment les gens ont-ils pu acquérir des titres de propriété pour ces maisons ? », s’interroge M. Nyenze. « Pourquoi le gouvernement ne détruit-il pas ces maisons, qui se trouvent sur le chemin de la rocade sud ? »
Pas question donc de s’opposer par principe à des projets nécessaires à l’économie kényane.
Mais « nous voulons que les règles soient respectées », d’autant plus que d’autres parcs sont sous pression, renchérit Nigel Hunter, de l’East African Wildlife Society. Celui de Nakuru, plus au nord-ouest, a lui aussi failli être coupé par une route.
En clair, dit-il : tout empiétement sur une réserve doit être approuvé par le Parlement.
Et dans l’idéal, si les infrastructures devaient malgré tout empiéter sur le parc de Nairobi, il faudrait une compensation : par exemple racheter des terrains au sud pour rouvrir le couloir de migration.
Car le risque existe aujourd’hui de voir la réserve se transformer en une « île (…), ce qu’elle n’a jamais été », avance M. Hunter. Voire qu’elle disparaisse d’ici « dix à vingt ans », renchérit M. Nyenze.
Au fil des ans, la population du parc de Nairobi a déjà considérablement évolué.Les obstacles qui se sont multipliés sur le chemin de la migration dissuadent désormais les gnous de s’y aventurer, et les guépards, tués dans des accidents sur des routes adjacentes, désertent aussi désormais le parc, explique Mme Kahumbu.
Les conflits entre les lions et le bétail des communautés vivant toujours plus près du parc se sont aussi développés : de plus en plus de troupeaux de vaches ou de chèvres sont décimés, entraînant des opérations de représailles contre les prédateurs.
« Plus on réduit le parc, plus on réduit les territoires des animaux », dit aussi Ali Tanvir, président de l’association des Amis du Parc national de Nairobi. Il y a donc également des risques accrus de lutte de territoire entre les traditionnels occupants de la réserve, comme les rhinocéros et les lions.
Sans parler des dégâts causés par les braconniers, qui n’hésitent pas à venir chasser ici, à quelques mètres du siège de l’organisme de gestion de la faune et de la flore kényane le Kenya Wildlife Service. Les rhinocéros et leurs cornes sont revendus à prix d’or sur les marchés asiatiques.
Pourtant, estime Mme Kahumbu, « plus Nairobi croît (…), plus elle devient ce centre de développement pour l’Afrique de l’Est, et plus le parc devient important ».La réserve, qui recèle plus de 550 espèces d’oiseaux et attire quelque 150.000 visiteurs par an, est importante « pour la population du pays, pour l’économie du pays », mais aussi pour cette bouffée d’oxygène qu’elle apporte en réduisant « la pollution » urbaine.
Première mondiale : un bus électrique qui se recharge à chaque arrêt
L'Aéroport Nice Côte d'Azur accueille depuis le 17 octobre dernier, une nouvelle technologie de mobilité électrique. Pour effectuer la liaison entre les terminaux 1 et 2, un bus électrique un peu particulier a été mis en service : à chaque arrêt, il reçoit une "dose" d'électricité suffisante pour rejoindre l'arrêt suivant.
Porté par Transdev, exploitant de l'Aéroport Nice Côte d'Azur, développé et breveté par la société PVI et subventionné par l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie (Ademe), ce projet de système de recharge ultra-rapide (biberonnage) permet de s'affranchir des problématiques de l'électrique en termes d'autonomie, tout en limitant l'infrastructure urbaine et les besoins en énergie. "L'un des atouts majeurs de Watt
System réside dans le fait que la solution ne nécessite pas d'infrastructures lourdes pour la mettre en place. Pouvoir utiliser tous les arrêts existants sans en créer de nouveaux, ni en déplacer ; utiliser le réseau électrique en place sans nouvelles installations dédiées sont autant d'avantages faisant qu'Aéroports de la Côte d'Azur ait été reconnu et retenu comme terrain d'expérimentation", commente Eric Millet, le chef du département Mobilité Stationnement d'Aéroport Nice Côte d'Azur.
A chaque arrêt, pendant le temps d'échange passagers - soit 20 secondes environ -, un bras robotisé situé sur le toit du bus vient se raccorder automatiquement à un totem accumulateur d'énergie intégré au mobilier urbain et alimenté par le réseau électrique standard (9 à 36 kW). Une fois la recharge effectuée, le bus dispose d'une autonomie jusqu'à 600 à 800 mètres lui permettant de rejoindre l'arrêt suivant sur lequel le rechargement se fera à nouveau. Le dispositif est complété par un pack additionnel de batteries qui permet au véhicule de poursuivre son trajet s'il ne marque pas un arrêt ou lors de son retour au dépôt.
Une navette prototype, sera testée durant neuf mois sur l'Aéroport Nice Côte d'Azur pour une mise en exploitation progressive de janvier 2015 à juin 2015, en complément des cinq navettes thermiques existantes.
Source © Actu environnement
L'Aéroport Nice Côte d'Azur accueille depuis le 17 octobre dernier, une nouvelle technologie de mobilité électrique. Pour effectuer la liaison entre les terminaux 1 et 2, un bus électrique un peu particulier a été mis en service : à chaque arrêt, il reçoit une "dose" d'électricité suffisante pour rejoindre l'arrêt suivant.
Porté par Transdev, exploitant de l'Aéroport Nice Côte d'Azur, développé et breveté par la société PVI et subventionné par l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie (Ademe), ce projet de système de recharge ultra-rapide (biberonnage) permet de s'affranchir des problématiques de l'électrique en termes d'autonomie, tout en limitant l'infrastructure urbaine et les besoins en énergie. "L'un des atouts majeurs de Watt
System réside dans le fait que la solution ne nécessite pas d'infrastructures lourdes pour la mettre en place. Pouvoir utiliser tous les arrêts existants sans en créer de nouveaux, ni en déplacer ; utiliser le réseau électrique en place sans nouvelles installations dédiées sont autant d'avantages faisant qu'Aéroports de la Côte d'Azur ait été reconnu et retenu comme terrain d'expérimentation", commente Eric Millet, le chef du département Mobilité Stationnement d'Aéroport Nice Côte d'Azur.
A chaque arrêt, pendant le temps d'échange passagers - soit 20 secondes environ -, un bras robotisé situé sur le toit du bus vient se raccorder automatiquement à un totem accumulateur d'énergie intégré au mobilier urbain et alimenté par le réseau électrique standard (9 à 36 kW). Une fois la recharge effectuée, le bus dispose d'une autonomie jusqu'à 600 à 800 mètres lui permettant de rejoindre l'arrêt suivant sur lequel le rechargement se fera à nouveau. Le dispositif est complété par un pack additionnel de batteries qui permet au véhicule de poursuivre son trajet s'il ne marque pas un arrêt ou lors de son retour au dépôt.
Une navette prototype, sera testée durant neuf mois sur l'Aéroport Nice Côte d'Azur pour une mise en exploitation progressive de janvier 2015 à juin 2015, en complément des cinq navettes thermiques existantes.
Source © Actu environnement
mardi 18 novembre 2014
« Pour Grothendieck, l’urgence écologique était devenue plus importante que les maths »
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Entretien avec Christian Escriva
Reporterre publie un document exceptionnel : l’interview de Christian Escriva, qui fut pendant dix ans l’ami et le confident d’Alexandre Grothendieck, avant que le génial mathématicien ne trépasse à Lasserre, le petit village où il a vécu seul les vingt-trois dernières années de sa vie. Son témoignage éclaire d’un jour nouveau le mythe qu’est devenu Grothendieck.
Présenté dans les médias comme le « plus grand mathématicien du XXe siècle », Alexandre Grothendieck est décédé jeudi 13 novembre à l’hôpital de Saint-Girons (Ariège) à l’âge de 86 ans. Une cérémonie aura lieu ce lundi à sa mémoire, dans un lieu d’Ariège tenu secret en accord avec ses dernières volontés.
Le nom du génial scientifique ne disait sans doute rien à Rémi Fraisse, mais dans sa retraite de Lasserre, petit village des Pyrénées où il vivait depuis vingt ans, Alexandre Grothendieck a dû se sentir proche du jeune militant écologiste comme il devait se sentir en affinité avec les zadistes de Sivens ou de Notre-Dame-des-Landes.
Le nom de ce grand mathématicien atypique restera en effet à jamais associé à la naissance de l’écologie politique comme l’a opportunément rappelé la parution de Survivre et vivre. Critique de la science, naissance de l’écologie, auquel Reporterre a consacré un article en avril dernier. Survivre et vivre connut de 1970 à 1975 plus qu’un succès d’estime – le tirage de la revue a atteint douze mille exemplaires.
Dès le premier numéro paru en août 1970, Alexandre Grothendiek y affiche sa radicalité. Il dénonce le fait que « les savants poursuivent trop souvent leurs travaux sans souci des applications qui peuvent être faites, qu’elles soient utiles ou nuisibles, et de l’influence qu’ils peuvent avoir sur la vie quotidienne et l’avenir des hommes ». De l’homme lui-même le livre parle très peu. Alexandre Grothendieck était en effet quelqu’un d’énigmatique qui vivait en ermite.
Quel personnage étonnant pourtant que ce génie de la géométrie algébrique né en 1928 à Berlin d’un père anarchiste russe et d’une mère allemande socialiste révolutionnaire qui, lorsqu’ils quittent l’Allemagne en 1933 pour aller se battre aux côtés des républicains espagnols le confie à un pasteur du Sud de la France. Lauréat en 1966 de la médaille Fields, le prix Nobel des mathématiques, il le refusa pour des raisons politiques et utilisa surtout comme tribune son poste au Collège de France.
Réalisées en un temps très court, ses découvertes inspirent encore les mathématiciens. Lui s’est retiré brusquement de la communauté scientifique et de ses institutions en 1971 pour couler en accord avec ses convictions des jours que l’on espère paisibles. Il refusait tout contact avec les medias mais raconte sa vie dans Récoltes et Semailles, un texte autobiographique disponible sur Internet.
Reporterre a eu la chance de rencontrer samedi Christian Escriva. Aujourd’hui producteur de plantes médicinales dans les Alpes, Christian Escriva a fait des études universitaires de physique théorique, puis de philosophie et de psychanalyse. Il fut le confident et l’ami de l’illustre mathématicien qu’il rencontra à la faculté de Montpellier où celui-ci venait d’être nommé après son départ de l’IHES (Institut des Hautes Etudes Scientifiques) et son éviction du Collège de France, jusqu’à son départ pour Lasserre.
Christian Escriva a connu les différents lieux que fréquenta Alexandre Grothendieck vers Lodève, vers Gordes (où il habita dans la maison de l’ethnologue Robert Jaulin) et vers Mormoiron, dans le Vaucluse. Il l’a revu il y a quinze jours, en Ariège, alerté de l’aggravation de son état de santé par l’un des cinq enfants qu’Alexandre Grothendieck eut de trois femmes différentes.
- Christian Escriva -
Son témoignage apporte un éclairage particulier et personnel sur le génial mathématicien qui fut une personnalité originale préoccupée par l’urgence écologique et engagée dans une démarche intérieure tournée vers la spiritualité et la méditation.
Reporterre - Où et comment avez vous connu Alexandre Grothendieck ?
Christian Escriva - J’ai connu Alexandre Grothendieck en 1973 alors qu’il venait d’être nommé professeur à l’Université de Montpellier. J’étais à l’époque étudiant en mathématiques en troisième année. Il n’a pas été mon professeur mais j’ai assisté à plusieurs de ses cours, il enseignait alors en deuxième année d’université.
Quel genre de professeur était ce ?
Alexandre Grothendieck était un professeur passionné et atypique. Il était animé d’un feu particulier et ses méthodes pédagogiques peu conventionnelles n’étaient pas toujours appréciées de ses collègues. Voici une anecdote qu’il m’a racontée à ce sujet : pour un examen il avait demandé à ses étudiants de venir avec du papier bristol, une paire de ciseaux, de la colle et des feutres. Il leur demanda de réaliser un polyèdre et d’en colorier les arêtes d’une certaine manière : un problème de théorie des groupes ! Tous ses étudiants eurent une excellente note.
Lors de la réunion pédagogique qui suivit, les autres professeurs lui reprochèrent ces résultats trop brillants à leurs yeux. L’un d’eux dit : « Les étudiants ne sont quand même pas là pour s’amuser ! » Alexandre rétorqua : « Ah bon ? Moi cela fait trente ans que je fais des mathématiques et je n’ai jamais cessé de m’amuser ».
Un mot sur le mathématicien qu’il a été.
On le dit « plus grand mathématicien du monde » mais je laisse à ses pairs mathématiciens le soin d’en parler. L’histoire la plus connue à ce sujet est celle des « 14 problèmes ». Alexandre Grothendieck était encore un jeune mathématicien lorsqu’il fut recommandé à Laurent Schwartz et Jean Dieudonné. Les deux mathématiciens lui confièrent une liste de quatorze problèmes en lui demandant d’en retenir un comme sujet de thèse. Quelques mois plus tard, il revint les voir en ayant tout résolu !
Alexandre me dit un jour qu’en somme il accomplissait en une semaine ce qu’un mathématicien normal et assez doué mettait une année à accomplir ! Il était capable de travailler dans une tension intellectuelle phénoménale !
Comment vivait-t-il cette capacité hors norme ?
Très simplement. Il en parlait en toute modestie, cela le faisait même parfois rire. Mais selon certains mathématiciens qui l’ont connu (et je le pense aussi) lorsqu’il était à l’IHES (Institut des Hautes Études Scientifiques), la tension intellectuelle dans laquelle il travaillait, difficilement soutenable pendant une très longue période, est l’une des raisons pour lesquelles il mit fin à sa carrière « officielle » de mathématicien. On dirait aujourd’hui de manière un peu triviale qu’il a « craqué ». Mais ce n’est qu’un facteur parmi d’autres : il y a selon moi des raisons bien plus profondes
Qu’est-il arrivé pour qu’il change ainsi complètement de vie en 1970 ?
Il y a d’abord, c’est indéniable et c’est l’élément le plus souvent mis en avant, l’antimilitarisme d’Alexandre Grothendieck. Il a toujours eu à ce sujet des positions extrêmement fortes et claires qui lui venaient de son enfance. En 1970, il apprit que l’IHES était en partie financé par les militaires et cela a été un raz de marée pour lui. Il me dit un jour qu’il comprit qu’en somme les scientifiques se prostituaient pour les militaires ! Mais la proportion de financement militaire du budget de l’IHES était en fait minime. Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut aborder un aspect plus profond de sa personnalité.
C’est-à-dire ?
Alexandre avait pris conscience aux Etats-Unis de l’urgence écologique ; il y avait donné une série de conférences après avoir obtenu la médaille Fields en 1966. Ceci l’amena à créer en 1970 avec deux autres mathématiciens, Claude Chevalley et Pierre Samuel, le groupe Survivre et Vivre, pacifiste, écologique et très marqué par le mouvement hippie. Alexandre collabora étroitement à Survivre et Vivre jusqu’en 1973 avant de prendre du recul et de s’engager dans une recherche spirituelle, tout en estimant que la situation écologique était décidément dramatique .
- Une réunion de rédaction à Survivre et vivre -.
Pouvez vous en dire plus ?
Alexandre était revenu des Etats-Unis imprégné entre autres des thèses spirituelles du médecin-poète américain R.M. Bucke, auteur de l’ouvrage Cosmic consciousness (Conscience cosmique), qui n’est pas traduit en français à ma connaissance. Nous avons souvent et longuement réfléchi sur les idées exprimées dans cet ouvrage dans lequel, pour le dire très vite, Bucke développe la thèse selon laquelle l’humanité est appelée à muter et les hommes à atteindre des niveaux de conscience particuliers, comme l’ont fait notamment Shakespeare, Spinoza, Socrate, D-H Thoreau ou encore Walt Whitman, qu’il évoque dans le livre.
Alexandre avait également un immense intérêt pour Krishnamurti, Gandhi, la Bhagavad Gîta, le Tao Te King... C’est dire qu’Alexandre Grothendieck a quitté ce monde scientifique, dans lequel il avait toute sécurité matérielle et reconnaissance pour différentes raisons. Pendant les années où je l’ai régulièrement fréquenté, entre 1973 et 1983, l’essentiel de son énergie était absorbée par cette recherche intérieure.
Quelle était sa vie à l’époque ?
Ces années ont été des années d’ouverture sur le monde. Alexandre Grothendieck a été professeur à l’Université de Montpellier jusqu’en 1988. Il habitait Villecun, un petit village au dessus de Lodève jusqu’au début des années 80, dans une maison où il vivait ce qu’on appellerait aujourd’hui la décroissance. Sur ce point là aussi, quand on y pense, il était précurseur.
Comment cela se passait-il ?
J’ai bien connu cette maison car il m’est arrivé d’y passer des semaines entières avec lui. Il vivait très simplement en faisant attention à tout ce qu’il mangeait : il était particulièrement sensible à la qualité " bio " de la nourriture, sans être absolument végétarien. La maison était alimentée en électricité qu’il n’utilisait quasiment pas, sauf peut-être pour faire fonctionner une perceuse ! Alexandre s’éclairait à la bougie et à la lampe à pétrole ; la cuisinière et le chauffage étaient au bois. Il faisait lui-même son bois et ses courses, une fois par semaine. Il avait encore une voiture, on la qualifierait aujourd’hui d’épave !
Etait-t-il impliqué dans des mouvements ? Voyait-il beaucoup de monde ?
Non, il n’était plus impliqué dans le militantisme écologique mais c’était une période d’ouverture pendant laquelle il voyait, non pas énormément de monde, mais beaucoup de gens tout de même. Alexandre était exceptionnellement communicatif et pouvait parler des heures et des heures d’affilée. Le mouvement Survivre et Vivre avait imaginé le concept de « dissidence » selon lequel il fallait quitter les grandes villes, vivre dans la nature et expérimenter de nouveaux modes de vie.
Il vivait cela. Il avait créé une association qui avait acheté des terrains sur lesquels des personnes s’étaient installées. A Paris, ses velléités communautaires avaient vite tourné court. Alexandre avait au fond un tempérament très solitaire et il était sans doute difficile de vivre avec un être tel que lui.
Que s’est-il passé ensuite ?
La période pendant laquelle il a vécu à Villecun a été une période pendant laquelle il a été selon moi heureux. Il a habité ensuite peu de temps dans la maison de son ami l’anthropologue Robert Jaulin, près de Gordes. Puis il a vécu pendant quelques années dans une autre maison près de Mormoiron, toujours dans le Vaucluse, qu’il a quittée pour s’installer à Lasserre, dans l’Ariège en 1991, à 63 ans donc. A partir de cette époque, il n’a plus voulu voir personne, ni ses amis ni sa famille. Cela a été une volonté délibérée et comme à son habitude, sans faille.
Vous-même ne l’avez donc plus revu ?
Non. Les lettres que je lui ai adressées sont toutes revenues avec la mention « retour à l’envoyeur ». Alexandre a continué à vivre dans un esprit de décroissance. Il n’avait plus de voiture, son téléphone était sur liste rouge et il avait tout organisé pour avoir le moins de contacts possible. Il s’était arrangé pour que quelqu’un lui fasse ses courses et évitait d’être en contact même avec le facteur. Il avait imaginé un système de pince à linge pour être prévenu quand il avait du courrier !
Comment pensez-vous qu’il a vécu cette période ?
A mes yeux, et ayant eu avec lui une relation très amicale et très proche , je sais qu’il avait pris la décision de vivre la dernière partie de sa vie dans la solitude et la méditation. Il a fait ce choix d’une manière libre et consciente. Vu de l’extérieur, ceci pourrait apparaître comme une forme de folie. Mais je sais qu’Alexandre a toujours été dans ce qu’on nommerait communément "la démesure". Il me disait régulièrement qu’au fond il s’accommoderait bien d’être emprisonné : en prison, disait-il, il aurait toute latitude pour méditer !
La lecture du texte autobiographique Récoltes et semailles qu’il a écrit en 1988 alors qu’il habitait encore Mormoiron et qui est à mon avis impubliable, laisse à penser qu’il vivait dans une sorte d’amertume, voire d’aigreur. Il se plaint beaucoup dans ce texte que ses idées ont été « pillées » à partir du moment où il a quitté la scène des mathématiques. Mais ceci n’est qu’un aspect de ses dispositions intérieures.
A-t-il continué ses travaux de mathématicien ?
Selon les très rares témoignages que j’ai pu avoir, oui. Il aurait notamment refait les calculs des grands cosmophysiciens sur les différents modèles d’univers. Alexandre ne pouvait s’empêcher de faire des mathématiques, c’était une seconde nature chez lui. Alexandre vivait entouré de plantes. Je pense que sa recherche intérieure et son inquiétude pour la situation écologique avaient pris chez lui le pas sur toute autre chose.
Il me disait souvent que s’il avait 25 ans aujourd’hui, la préoccupation de travailler sur cette situation dramatique que nous vivons sur le plan écologique aurait absorbé l’essentiel de son énergie : il ne se serait, me disait-il, certainement pas consacré aux mathématiques !
Source © Propos recueillis par Philippe Desfilhes / Reporterre
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Mort de Serge Moscovici, esprit brillant de la pensée écologique
Triste semaine pour l'écologie. Après le mathématicien génial et écologiste radical, Alexandre Grothendieck, c'est Serge Moscovici qui vient de s'éteindre à 89 ans.
Philosophe, anthropologue, psychosociologue et pionnier de la pensée écologiste, Serge Moscovici, ce fut d'abord une vie, avec un grand V. Né en Roumanie en 1925, où il échappe de peu aux persécutions antisémites avant plusieurs années de travail forcé, il se réfugie en France en 1948 au terme d'une longue odyssée à travers l'Europe. Et c'est à Paris qu'il se choisit son destin, celui d'un aventurier de la pensée, à cheval entre la France, où il enseignera à Jussieu, à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et les Etats-Unis, où il interviendra à Princeton, Stanford et plus tard, à la New School for Social Research à New York.
Esprit brillant, iconoclaste, et inlassable curieux, il est (entre autres bijoux!) l'auteur de deux livres cultes de la pensée écologique, Essai sur l'histoire humaine de la nature et La société contre nature. Deux ouvrages brillants et originaux dans lesquels il lance l'idée d'écologie politique, le père de l'actuel commissaire européen aux affaires économiques et sociales Pierre Moscovici invente un « naturalisme subversif », s'interroge sur la fonction de la science et le sens du progrès.
L'écologie, insistait-il, ne se réduit pas à sa dimension économique ou technico-scientifique, mais pose des questions existentielles et réside dans un choix « culturel », un sens donné au « vivre ensemble ».
Nous l'avions longuement rencontré en 2008 dans son appartement du 12e arrondissement, pour une des rares interviews qu'il aie données ces dernières années. Nous avions parlé de mai 68, et beaucoup d'écologie. Morceaux choisis, en forme d'invitation à se (re)plonger dans cette pensée vivifiante, car oui, il faut lire Serge Moscovici !
La nature, LA grande question des temps modernes
« Je fais partie d'une génération née au milieu des destructions de la guerre qui a vu proliférer une culture de la mort, avec les camps de concentration et la bombe atomique. Pour moi, il ne faisait aucun doute que la question naturelle allait devenir LA grande question des temps modernes, qu'elle allait même supplanter la question sociale.
« Quand nous avons créé une section d'anthropologie à Jussieu, l'anthropologue Robert Jaulin, le philosophe Jean-Toussaint Desanti et moi-même, nous nous sommes très rapidement retrouvés devant plus de mille personnes. La majorité n'étaient pas étudiants en sciences sociales, mais en médecine ou en sciences dites “dures”.
Cette émergence de scientifiques critiques envers la science est très particulière à Mai 68. C'est à ce moment là qu'ils ont commencé à se structurer, à construire des groupes. Et à ouvrir des horizons libérateurs à la fois en matière d'histoire ou de philosophie des sciences mais aussi de réflexion sur nos rapports à la nature. Autour des mathématiciens Pierre Samuel et Alexandre Grothendieck s'est retrouvée toute une pléiade de chercheurs qui se sont engagés à fond dans la défense de la nature. Contrairement à une idée reçue selon laquelle les scientifiques seraient indifférents aux problématiques posées par la science, ils furent les premiers à contester, informer et nous ouvrir les yeux. »
Parler de nature, pas d'environnement
« L'idée d'“environnement” nous vient de la biologie ancienne, darwinienne : c'est un élément extérieur à l'homme, une sorte de bulle dans laquelle il est enfermé et face à laquelle il réagit et s'adapte. Mon idée de la nature consiste précisément à critiquer cette notion d'environnement. Il est impossible de penser l'environnement indépendemment de l'homme et de la culture, ou de la société. La nature n'est pas quelque chose d'extérieur. Nous ne nous y adaptons pas ; nous en dépendons car nous l'avons faite autant qu'elle nous a faits. C'est même en faisant la nature que nous la connaissons. La nature est un produit de l'histoire humaine. »
L'écologie politique
« J'ai toujours beaucoup cru à la position de minorité active, qui correspond à la réalité d'un petit mouvement en formation – ce qui est toujours le cas de l'écologie politique. Ce positionnement a des avantages, il est plus adapté à des actions de proximité, et permet toutes sortes d'expérimentations sociales, comme les socialistes l'ont fait au XIXe siècle avec les phalanstères, les mutuelles... (…)
Etre une minorité permet d'être plus libre dans son expression et à la société d'être plus attentive à ce que vous faites. Elle provoque un bouillonnement d'idées et de pratiques nouvelles. Une grande partie des changements sociaux sont d'ailleurs l'œuvre de minorités, même si cela prend du temps.
En général, la première génération perd. Puis la seconde est mieux acceptée et peu à peu, ce qui était considéré comme une utopie se banalise. Voilà pourquoi j'étais – et reste – convaincu que nous ne devions pas essayer d'être un parti comme les autres (.)
Le Parti socialiste a mis un siècle pour s'inscrire dans une culture, se structurer et conquérir le pouvoir. Alors, c'est croire au miracle que de penser que le paysage électoral peut changer tout d'un coup. Et puis, j'ai toujours été convaincu que le mouvement écologique ne se réduisait pas à la seule sphère politique, mais qu'il était aussi un mouvement social, et culturel. »
C'est quoi, parler d'écologie ?
« Ce discours protecteur qui fonctionne par injonctions – “Mange plutôt ceci! Mange plutôt cela! Fais attention aux produits chimiques, aux ondes électromagnétiques...” – me fait penser à de l'élevage par stabulation. On se comporte avec les hommes comme avec les animaux : on les isole de leur milieu, on les parque, on les protège ; des techniciens s'occupent de leur santé et de leur espace. »
« S'interroger sur l'augmentation de la température, sur l'air que l'on respire, ne suffit pas. Par exemple, quand on parle de la pollution urbaine, on passe à côté du problème essentiel, celui de la sur-massification : aujourd'hui, tout le monde est préparé dès son plus jeune âge à faire partie d'une foule, d'une masse... Mais comment vit-on dans des villes de 30 ou 40 millions d'habitants?
En tant qu'écologiste, la question des armements de destruction massive me préoccupe. L'écologie, et avec elle, la pensée critique sur la nature et la science est née avec Hiroshima. Voilà pourquoi la politique de la nature est d'abord une politique de la science, qui devrait permettre de s'interroger : que fait-on de la science, quels types de connaissances produit-on, et à quel rythme introduit-on du changement?
Aujourd'hui, on pense qu'il n'y a qu'une alternative – soit c'est le progrès qui décide, soit c'est le marché. Mais c'est faux. On peut choisir, ou pas, de produire une connaissance ou de l'utiliser. (…)
Le libéralisme a appris aux individus à penser en termes d'économie de marché. Le socialisme en termes de rapports sociaux. L'écologie devrait nous apprendre à penser notre vie, et à faire des choix, en nous appuyant sur une politique de la nature.
Et puis, pourquoi faudrait-il sensibiliser les gens à ce qu'on appelle la “nature” par la pédagogie de la peur et de la catastrophe ? Pourquoi ne dit-on pas plutôt que l'on peut se développer et inventer des solutions sans être constamment sous la menace? (…) Il faudrait que le discours écologiste se réinstaure sur la confiance. »
Une écologie en cours de formation
« Ces histoires de nature échappent encore à beaucoup de monde. Y compris aux intellectuels qui sont très rares à s'y intéresser. En grande partie parce que la nature reste une question très difficile à saisir, qui demanderait de rapprocher des domaines très éloignés les uns des autres : la sociologie, la physique, la biologie, l'anthropologie... Et même la religion, qui pose des questions intellectuellement passionnantes : si le modèle de la nature, c'est Dieu, comment expliquer que cela ne marche pas?
Bref, pour l'instant, on n'accepte pas que la question naturelle soit au coeur de toutes les questions que nous posons aujourd'hui. Cela prendra du temps. L'écologie est encore en cours de formation. »
La première affaire remonte à 2006, et les scientifiques pensaient bien ne jamais revoir ce genre de scène. Pourtant, depuis lors, plusieurs otaries à fourrure ont été prises en flagrant délit de coïts avec des manchots royaux, rapporte la BBC, qui relaie un article du journal Polar Biology et publie des vidéos le prouvant.
Ces cas étranges, relevés dans l’Antarctique-Sud, intriguent fortement les scientifiques.
«Honnêtement, je ne m’attendais pas à observer à nouveau ce que nous avons vu en 2006, et surtout pas en de multiples occasions», explique Nico de Bruyn, chercheur à l’université de Pretoria, en Afrique du Sud, qui avoue, comme les co-auteurs de l’article, ne pas savoir précisément pourquoi les otaries agissent de la sorte.
Sexe inter-espèces
A chaque incident auquel ils ont assisté, la scène s’est déroulée selon un schéma précis: une otarie chasse puis capture un manchot, avec qui elle tente de copuler plusieurs fois, chacune d’elles durant cinq minutes, le tout entrecoupé de pauses. Sur quatre rapports sexuels répertoriés, trois manchots ont été laissés libres par le mammifère; le quatrième, lui, a été tué et dévoré. Un comportement plus classique chez l’otarie à fourrure, le manchot lui servant régulièrement de repas.
Jamais jusque-là des pinnipèdes n’avaient été vus avoir un rapport sexuel avec une espèce d’une autre classe biologique. A défaut de bien comprendre cette manière d’agir, les scientifiques avancent l'hypothèse d’un relâchement de «frustration sexuelle» en pleine saison de la reproduction. Les otaries ayant la capacité d’apprendre, ce comportement se serait répandu parmi les colonies. L’hypothèse d’un problème de «reconnaissance» de l’espèce, elle, a été écartée.
Source © 20 Minutes
Des coïts entre otaries et manchots intriguent... par 20Minutes
Ces cas étranges, relevés dans l’Antarctique-Sud, intriguent fortement les scientifiques.
«Honnêtement, je ne m’attendais pas à observer à nouveau ce que nous avons vu en 2006, et surtout pas en de multiples occasions», explique Nico de Bruyn, chercheur à l’université de Pretoria, en Afrique du Sud, qui avoue, comme les co-auteurs de l’article, ne pas savoir précisément pourquoi les otaries agissent de la sorte.
Sexe inter-espèces
A chaque incident auquel ils ont assisté, la scène s’est déroulée selon un schéma précis: une otarie chasse puis capture un manchot, avec qui elle tente de copuler plusieurs fois, chacune d’elles durant cinq minutes, le tout entrecoupé de pauses. Sur quatre rapports sexuels répertoriés, trois manchots ont été laissés libres par le mammifère; le quatrième, lui, a été tué et dévoré. Un comportement plus classique chez l’otarie à fourrure, le manchot lui servant régulièrement de repas.
Jamais jusque-là des pinnipèdes n’avaient été vus avoir un rapport sexuel avec une espèce d’une autre classe biologique. A défaut de bien comprendre cette manière d’agir, les scientifiques avancent l'hypothèse d’un relâchement de «frustration sexuelle» en pleine saison de la reproduction. Les otaries ayant la capacité d’apprendre, ce comportement se serait répandu parmi les colonies. L’hypothèse d’un problème de «reconnaissance» de l’espèce, elle, a été écartée.
Source © 20 Minutes
Des coïts entre otaries et manchots intriguent... par 20Minutes
La maladie extrêmement inquiétante qui touchent presque toutes les populations d' étoiles de mer sur les cotes des Etats Unis depuis plus d'un an se caractérise par la perte de leurs bras et la putréfaction rapide de leur corps. La première hécatombe a été constaté en 2013, et la maladie affecte aujourd'hui au moins 20 espèces d'étoiles de mer tout le long de la côte du Pacifique.
Découvrir la racine d'une maladie si récemment constaté n'était pas chose facile.
"Il y a environ 10 millions de virus dans une goutte d'eau de mer," explique dans un communiqué, " Kevin Lafferty, un spécialiste des maladies marines, dans un récent communiqué. Il s'agissait donc de rechercher une aiguille dans une botte de foin."
Selon l'étude du professeur Hewson et ses collègues, c'est en comparant les échantillons d'étoiles de mer malades mais vivantes à des échantillons du siècle passé, recueillis dans les données des musées et des instituts marins qu'ils ont pu identifié le virus SSaDV (Sea Star Associated Densovirus) comme responsable de la maladie
Les chercheurs ont remarqué lors de leur recherche qu'un vieux virus semble avoir discrètement circuler dans le Pacifique pendant les 72 dernières années, il semble même qu'il ait été détécté dés 1942, puis de nouveau en 1980, en 1987 et en 1991. Toutefois, la raison pour laquelle la maladie voit aujourd'hui son essors soudain reste une profonde énigme.
Les auteurs de l'étude suggèrent que la maladie peut avoir atteint le seuil épidémique en raison de la surpopulation des étoile de mer ou voir des changements environnementaux, ou encore qu'une mutation infime dans la souche du virus se soit depuis peu déclenché.
Il y a urgence a approfondir nos recherches car les enjeux sont important, en effet l'étoile de mer est un animal clé dans la chaîne alimentaire des fonds marins .
© Nature Alerte
Découvrir la racine d'une maladie si récemment constaté n'était pas chose facile.
"Il y a environ 10 millions de virus dans une goutte d'eau de mer," explique dans un communiqué, " Kevin Lafferty, un spécialiste des maladies marines, dans un récent communiqué. Il s'agissait donc de rechercher une aiguille dans une botte de foin."
Selon l'étude du professeur Hewson et ses collègues, c'est en comparant les échantillons d'étoiles de mer malades mais vivantes à des échantillons du siècle passé, recueillis dans les données des musées et des instituts marins qu'ils ont pu identifié le virus SSaDV (Sea Star Associated Densovirus) comme responsable de la maladie
Les chercheurs ont remarqué lors de leur recherche qu'un vieux virus semble avoir discrètement circuler dans le Pacifique pendant les 72 dernières années, il semble même qu'il ait été détécté dés 1942, puis de nouveau en 1980, en 1987 et en 1991. Toutefois, la raison pour laquelle la maladie voit aujourd'hui son essors soudain reste une profonde énigme.
Les auteurs de l'étude suggèrent que la maladie peut avoir atteint le seuil épidémique en raison de la surpopulation des étoile de mer ou voir des changements environnementaux, ou encore qu'une mutation infime dans la souche du virus se soit depuis peu déclenché.
Il y a urgence a approfondir nos recherches car les enjeux sont important, en effet l'étoile de mer est un animal clé dans la chaîne alimentaire des fonds marins .
© Nature Alerte
Ça va décidément mal pour les amphibiens. Après les grenouilles, voici le tour des salamandres. Et dans la chaîne des responsabilités, l’humain n’est jamais bien loin.
Depuis un quart de siècle, un champignon fait des ravages chez plusieurs espèces de grenouilles, à travers le monde. C’est un autre champignon qui, cette fois, semble s’attaquer aux salamandres avec l’aide du commerce international d’animaux exotiques.
Les salamandres d’Asie sont porteuses de l’infection (Batrachochytrium salamandrivorans) mais ne semblent pas en être affectées. Le problème, c’est que leurs cousines d’Europe en sont affectées, elles. L’Europe, où ces salamandres sont importées pour satisfaire à la demande pour un animal de compagnie «exotique». L’an dernier, des chercheurs européens ont conclu à un taux de mortalité de 96% aux Pays-Bas.
L’Amérique du Nord pourrait bien être la suivante sur la liste, lit-on dans une recherche publiée le 31 octobre dans Science. En laboratoire, des salamandres d’Amérique ont été testées: elles non plus ne sont pas résistantes au champignon. Bien qu’aucune infection n’ait été observée en Amérique, d’aucuns craignent que ce ne soit qu’une question de temps: un autre cousin, le triton chinois, a été importé par millions aux États-Unis.
C’est d’ailleurs l’expérience vécue avec l’autre champignon, celui qui s’attaque aux grenouilles (Batrachochytrium dendrobatidis) qui provoque cette inquiètude chez les biologistes. Bien qu’on ne connaisse pas ses origines, le fait que la contamination se soit répandue à travers le monde —conduisant à l’extinction de plusieurs espèces— pourrait également avoir pour cause le commerce mondial d’animaux.
La solution serait donc en théorie toute simple: interdire l’importation de ces animaux jusqu’à ce qu’on en sache plus. Plus largement, rédiger des lois exigeant que toute nouvelle espèce animal importée pour des animaleries exotiques soit testée pour d’éventuelles maladies tout aussi exotiques. Les propriétaires d’animaleries, de même que les millions d’Européens ou de Nord-Américains qui attendent leur salamandre asiatique ou leur triton venu d’ailleurs —sans parler de centaines d’autres espèces— vont hurler.
Source © Science Presse
Depuis un quart de siècle, un champignon fait des ravages chez plusieurs espèces de grenouilles, à travers le monde. C’est un autre champignon qui, cette fois, semble s’attaquer aux salamandres avec l’aide du commerce international d’animaux exotiques.
Les salamandres d’Asie sont porteuses de l’infection (Batrachochytrium salamandrivorans) mais ne semblent pas en être affectées. Le problème, c’est que leurs cousines d’Europe en sont affectées, elles. L’Europe, où ces salamandres sont importées pour satisfaire à la demande pour un animal de compagnie «exotique». L’an dernier, des chercheurs européens ont conclu à un taux de mortalité de 96% aux Pays-Bas.
L’Amérique du Nord pourrait bien être la suivante sur la liste, lit-on dans une recherche publiée le 31 octobre dans Science. En laboratoire, des salamandres d’Amérique ont été testées: elles non plus ne sont pas résistantes au champignon. Bien qu’aucune infection n’ait été observée en Amérique, d’aucuns craignent que ce ne soit qu’une question de temps: un autre cousin, le triton chinois, a été importé par millions aux États-Unis.
C’est d’ailleurs l’expérience vécue avec l’autre champignon, celui qui s’attaque aux grenouilles (Batrachochytrium dendrobatidis) qui provoque cette inquiètude chez les biologistes. Bien qu’on ne connaisse pas ses origines, le fait que la contamination se soit répandue à travers le monde —conduisant à l’extinction de plusieurs espèces— pourrait également avoir pour cause le commerce mondial d’animaux.
La solution serait donc en théorie toute simple: interdire l’importation de ces animaux jusqu’à ce qu’on en sache plus. Plus largement, rédiger des lois exigeant que toute nouvelle espèce animal importée pour des animaleries exotiques soit testée pour d’éventuelles maladies tout aussi exotiques. Les propriétaires d’animaleries, de même que les millions d’Européens ou de Nord-Américains qui attendent leur salamandre asiatique ou leur triton venu d’ailleurs —sans parler de centaines d’autres espèces— vont hurler.
Source © Science Presse
18/11/2014...France, Maine-et-Loire: Cuve à fioul défectueuse. 1 000 l d'hydrocarbures dans la Moine
Ce dimanche, à Montaucon-Montigné, environ 1 000 l de fioul se sont échappés d'une cuve domestique et se sont répandus dans la Moine. La pollution a été maîtrisée.
Ce dimanche, des pêcheurs ont alerté les sapeurs-pompiers en constatant qu'une nappe irisée s'étendait sur la Moine, au niveau du seul pont enjambant la rivière à Montfaucon. Sur place, les secours ont constaté qu'un produit de la famille des hydrocarbures mêlé à des eaux de pluie s'écoulait en effet d'une canalisation dans la rivière.
Les pompiers de la caserne montoise, n'étant pas équipés, ont fait appel à leurs collègues de Cholet pour faire face à la situation. Ces derniers ont apporté des feuilles et un boudin absorbant qui ont été posées sur l'eau au niveau du déversement des eaux de pluie et sous le pont pour absorber la pollution qui s'était un peu étendue
. Les pompiers ont ensuite fait du porte-à-porte pour identifier la source de la pollution. Il s'agirait d'une fuite d'une cuve à fioul d'une des maisons de la rue Chassiac. 1 000 l de fioul domestique se sont échappés. Cette fuite aurait contaminé le puits de la maison et c'est ainsi que la pollution aurait gagné la Moine.
Source © Ouest France
Ce dimanche, des pêcheurs ont alerté les sapeurs-pompiers en constatant qu'une nappe irisée s'étendait sur la Moine, au niveau du seul pont enjambant la rivière à Montfaucon. Sur place, les secours ont constaté qu'un produit de la famille des hydrocarbures mêlé à des eaux de pluie s'écoulait en effet d'une canalisation dans la rivière.
Les pompiers de la caserne montoise, n'étant pas équipés, ont fait appel à leurs collègues de Cholet pour faire face à la situation. Ces derniers ont apporté des feuilles et un boudin absorbant qui ont été posées sur l'eau au niveau du déversement des eaux de pluie et sous le pont pour absorber la pollution qui s'était un peu étendue
. Les pompiers ont ensuite fait du porte-à-porte pour identifier la source de la pollution. Il s'agirait d'une fuite d'une cuve à fioul d'une des maisons de la rue Chassiac. 1 000 l de fioul domestique se sont échappés. Cette fuite aurait contaminé le puits de la maison et c'est ainsi que la pollution aurait gagné la Moine.
Source © Ouest France
La Commission internationale pour la conservation des thonidés (CICTA) était réunie depuis le 10 novembre en session annuelle, afin notamment de fixer le quota de prise du thon rouge, dont le stock se reconstitue selon les dernières études scientifiques.
Les pays pêcheurs de thon rouge en Méditerranée et Atlantique Est ont pris lundi, pour la première fois depuis l'imposition en 2007 de strictes mesures de contrôle des prises, la décision de relever significativement le quota de pêche de ce poisson, suscitant l'inquiétude des défenseurs de l'environnement.
Réunis à Gênes(Italie), les membres de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Cicta) ont adopté la proposition de l'Union européenne de relever de 20% par an pendant trois ans le quota de prises du thon rouge, dont le stock se reconstitue.
Fixée à 13 500 tonnes pour 2014, l'autorisation passera à 16 142 T en 2015 et 19 296 T en 2016. Le quota pour 2017, établi pour l'instant à 23 155 tonnes, sera réexaminé sur la base d'une réévaluation du stock prévue pour 2016. Le texte adopté souligne la volonté dans l'immédiat de maintenir un quota «en deçà du niveau des estimations les plus prudentes».
Pour les 49 membres de l'instance (UE + 48 pays, dont Japon, États-Unis), pris entre enjeux économiques et préservation de la ressource, la pression était forte depuis que son comité scientifique avait annoncé la reconstitution spectaculaire du plus gros stock de thon rouge au monde, formé de poissons évoluant entre la Méditerranée et l'Atlantique Est.
Selon cette étude, le stock de reproducteurs était estimé à 585 000 tonnes en 2013 (150 000 T en 2008). Les scientifiques, ne pouvant cependant préciser si ce stock est reconstitué ou en passe de l'être, ont juste souligné qu'une hausse «progressive et modérée» du quota ne devrait pas remettre en cause le programme de reconstitution prévu sur 15 ans.
«C'est dur pour le WWF de considérer 20% d'augmentation annuelle sur les trois années à venir comme une approche 'modérée'. Nous sommes préoccupés à l'idée que les immenses efforts de conservation de ces dernières années puissent disparaître rapidement», a réagi
Sergi Tudela, du WWF. Selon lui, «la réunion a été compliquée. Le cas du thon rouge confirme qu'il est parfois plus difficile de gérer un succès qu'une crise».
«Une hausse de plus de 70% (sur trois ans) n'est ni modérée, ni progressive», souligne l'ONG Pew Environment, regrettant le «pari» fait par la Cicta.
Discussions serrées
L'ONG Oceana, qui privilégiait également une approche plus prudente, relève que les nouveaux quotas «restent dans les limites scientifiques», mais dénonce «fermement l'incapacité de la Cicta à gérer le reste des espèces».
Aucune proposition n'a été formulée en faveur d'une régulation de la pêche à l'espadon dont la situation «ne va pas dans le bon sens», selon les scientifiques.
Pour la 6e année, la Cicta a également rejeté une demande de contrôle accru pour protéger les requins de la pêche visant leurs seuls ailerons. Une décision bloquée par une minorité de pays, emmenée par la Chine et le Japon, souligne Oceana.
«Tout le monde repart un peu mécontent», car «chacun a fait des sacrifices», a expliqué le représentant de la délégation japonaise, Shingo Ota, à l'AFP, relevant que Tokyo aurait souhaité un quota accru de 33% dès la première année.
Le gouvernement français a salué «une hausse progressive» et les pêcheurs ont «pris note même s'ils auraient souhaité une hausse plus prononcée» dès 2015.
Les discussions ont été serrées concernant la répartition du quota (59,2% pour l'UE, suivie du Maroc, Japon, Tunisie, Libye), certains pays méditerranéens réclamant une révision.
La Libye pourra rattraper une part de la pêche non réalisée en 2011, année de guerre, soit 50 T sur trois ans. «Ce n'est pas assez, mais au moins nous voulions cette reconnaissance», a dit son délégué, Arebi Omar Khattali.
L'Algérie, dont le quota avait été réduit en 2010, aura droit à des prises supplémentaires, mais elle est loin de récupérer ses 5% d'avant. «Nous aurions aimé que ce soit l'occasion de solder ce problème, mais c'est un pas non négligeable», a concédé le délégué Kamel Neghli, regrettant le manque de transparence de la répartition.
La Cicta a aussi augmenté, à 2000 T annuelles, le quota de pêche au thon rouge dans l'Atlantique Ouest, très limité (1750 T en 2014) après une chute des stocks.
Pour le thon tropical enfin, le plus consommé au monde, elle a décidé de créer un groupe de travail sur les «dispositifs de concentration de poissons». Ce qui satisfait à moitié les pêcheurs français, qui auraient voulu, en attendant, un gel du nombre de DCP, une technique piégeant les poissons sans distinction de taille ni d'espèce, très utilisée notamment par les Espagnols.
Source © AFP
Les pays pêcheurs de thon rouge en Méditerranée et Atlantique Est ont pris lundi, pour la première fois depuis l'imposition en 2007 de strictes mesures de contrôle des prises, la décision de relever significativement le quota de pêche de ce poisson, suscitant l'inquiétude des défenseurs de l'environnement.
Réunis à Gênes(Italie), les membres de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Cicta) ont adopté la proposition de l'Union européenne de relever de 20% par an pendant trois ans le quota de prises du thon rouge, dont le stock se reconstitue.
Fixée à 13 500 tonnes pour 2014, l'autorisation passera à 16 142 T en 2015 et 19 296 T en 2016. Le quota pour 2017, établi pour l'instant à 23 155 tonnes, sera réexaminé sur la base d'une réévaluation du stock prévue pour 2016. Le texte adopté souligne la volonté dans l'immédiat de maintenir un quota «en deçà du niveau des estimations les plus prudentes».
Pour les 49 membres de l'instance (UE + 48 pays, dont Japon, États-Unis), pris entre enjeux économiques et préservation de la ressource, la pression était forte depuis que son comité scientifique avait annoncé la reconstitution spectaculaire du plus gros stock de thon rouge au monde, formé de poissons évoluant entre la Méditerranée et l'Atlantique Est.
Selon cette étude, le stock de reproducteurs était estimé à 585 000 tonnes en 2013 (150 000 T en 2008). Les scientifiques, ne pouvant cependant préciser si ce stock est reconstitué ou en passe de l'être, ont juste souligné qu'une hausse «progressive et modérée» du quota ne devrait pas remettre en cause le programme de reconstitution prévu sur 15 ans.
«C'est dur pour le WWF de considérer 20% d'augmentation annuelle sur les trois années à venir comme une approche 'modérée'. Nous sommes préoccupés à l'idée que les immenses efforts de conservation de ces dernières années puissent disparaître rapidement», a réagi
Sergi Tudela, du WWF. Selon lui, «la réunion a été compliquée. Le cas du thon rouge confirme qu'il est parfois plus difficile de gérer un succès qu'une crise».
«Une hausse de plus de 70% (sur trois ans) n'est ni modérée, ni progressive», souligne l'ONG Pew Environment, regrettant le «pari» fait par la Cicta.
Discussions serrées
L'ONG Oceana, qui privilégiait également une approche plus prudente, relève que les nouveaux quotas «restent dans les limites scientifiques», mais dénonce «fermement l'incapacité de la Cicta à gérer le reste des espèces».
Aucune proposition n'a été formulée en faveur d'une régulation de la pêche à l'espadon dont la situation «ne va pas dans le bon sens», selon les scientifiques.
Pour la 6e année, la Cicta a également rejeté une demande de contrôle accru pour protéger les requins de la pêche visant leurs seuls ailerons. Une décision bloquée par une minorité de pays, emmenée par la Chine et le Japon, souligne Oceana.
«Tout le monde repart un peu mécontent», car «chacun a fait des sacrifices», a expliqué le représentant de la délégation japonaise, Shingo Ota, à l'AFP, relevant que Tokyo aurait souhaité un quota accru de 33% dès la première année.
Le gouvernement français a salué «une hausse progressive» et les pêcheurs ont «pris note même s'ils auraient souhaité une hausse plus prononcée» dès 2015.
Les discussions ont été serrées concernant la répartition du quota (59,2% pour l'UE, suivie du Maroc, Japon, Tunisie, Libye), certains pays méditerranéens réclamant une révision.
La Libye pourra rattraper une part de la pêche non réalisée en 2011, année de guerre, soit 50 T sur trois ans. «Ce n'est pas assez, mais au moins nous voulions cette reconnaissance», a dit son délégué, Arebi Omar Khattali.
L'Algérie, dont le quota avait été réduit en 2010, aura droit à des prises supplémentaires, mais elle est loin de récupérer ses 5% d'avant. «Nous aurions aimé que ce soit l'occasion de solder ce problème, mais c'est un pas non négligeable», a concédé le délégué Kamel Neghli, regrettant le manque de transparence de la répartition.
La Cicta a aussi augmenté, à 2000 T annuelles, le quota de pêche au thon rouge dans l'Atlantique Ouest, très limité (1750 T en 2014) après une chute des stocks.
Pour le thon tropical enfin, le plus consommé au monde, elle a décidé de créer un groupe de travail sur les «dispositifs de concentration de poissons». Ce qui satisfait à moitié les pêcheurs français, qui auraient voulu, en attendant, un gel du nombre de DCP, une technique piégeant les poissons sans distinction de taille ni d'espèce, très utilisée notamment par les Espagnols.
Source © AFP
Le Japon a promis mardi de réduire des deux tiers ses objectifs de prises de baleines dans l'Antarctique, dans le but de convaincre la communauté internationale de l'autoriser à y reprendre la chasse aux cétacés à des fins scientifiques.
Les Japonais envisagent de reprendre la prospection dans l'océan Antarctique l'année prochaine, en dépit d'une interdiction prononcée par la plus haute instance juridique des Nations unies.
Les Nippons avaient été contraints de renoncer à la prochaine saison 2014-2015 de prises de baleines dans cette zone, après un arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) qui, saisie par l'Australie, a jugé que le Japon détournait à des fins commerciales une activité présentée comme étant destinée à la recherche animale. Toutefois, comme le redoutaient les organisations écologistes, Tokyo espère contourner cette décision en donnant à la mission controversée une tournure plus scientifique afin de recommencer en 2015-2016.
Dans le nouveau plan présenté à la Commission baleinière internationale (CBI) et à son comité scientifique, le Japon a fixé un nouvel objectif annuel de 333 petits rorquals, contre environ 900 dans le cadre du précédent programme condamné, a précisé le gouvernement dans un communiqué.
Ce niveau de capture est présenté comme "nécessaire" pour obtenir des informations sur l'âge de la population baleinière, données dont le Japon dit avoir besoin afin de définir le plafond de capture sans nuire à l'espèce et pour en préserver la durabilité.
Tokyo a également limité la période de recherche à 12 années à partir de l'exercice 2015, en réponse aux critiques de la Cour sur la durée indéterminée de son précédent programme.
"Nous allons expliquer le nouveau plan de façon précise afin d'obtenir l'assentiment des autres pays", a déclaré aux journalistes le ministre de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche, Koya Nishikawa.
Les Japonais envisagent de reprendre la prospection dans l'océan Antarctique l'année prochaine, en dépit d'une interdiction prononcée par la plus haute instance juridique des Nations unies.
Les Nippons avaient été contraints de renoncer à la prochaine saison 2014-2015 de prises de baleines dans cette zone, après un arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) qui, saisie par l'Australie, a jugé que le Japon détournait à des fins commerciales une activité présentée comme étant destinée à la recherche animale. Toutefois, comme le redoutaient les organisations écologistes, Tokyo espère contourner cette décision en donnant à la mission controversée une tournure plus scientifique afin de recommencer en 2015-2016.
Dans le nouveau plan présenté à la Commission baleinière internationale (CBI) et à son comité scientifique, le Japon a fixé un nouvel objectif annuel de 333 petits rorquals, contre environ 900 dans le cadre du précédent programme condamné, a précisé le gouvernement dans un communiqué.
Ce niveau de capture est présenté comme "nécessaire" pour obtenir des informations sur l'âge de la population baleinière, données dont le Japon dit avoir besoin afin de définir le plafond de capture sans nuire à l'espèce et pour en préserver la durabilité.
Tokyo a également limité la période de recherche à 12 années à partir de l'exercice 2015, en réponse aux critiques de la Cour sur la durée indéterminée de son précédent programme.
"Nous allons expliquer le nouveau plan de façon précise afin d'obtenir l'assentiment des autres pays", a déclaré aux journalistes le ministre de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche, Koya Nishikawa.
Source © Belga
Elle grossit presque à vue d’œil et fume encore par intermittence. Après un an d’existence, l’île japonaise de Nishinoshima n’a pas encore fini sa crise d’adolescence et est toujours en pleine croissance, selon le quotidien Yomiuri Shimbun, qui estime que sa surface a été multipliée par huit depuis l’éruption volcanique qui lui a donné naissance en novembre 2013.
Pour faire cette évaluation, le journal a envoyé un avion, avec à son bord un géologue vulcanologue, survoler la zone des îles Ogasawara, à environ un millier de kilomètres de Tokyo. Selon cet expert, Nobuo Geshi, l’éruption n’a pas faibli en l’espace d’une année, et aucun signe ne semble annoncer sa fin. «La lave coule principalement en direction du nord de l’île et se déverse dans les eaux peu profondes», ajoute-t-il.
Les rochers se sont accumulés dans la partie centrale de Nishinoshima, formant une colline ressemblant à un bol renversé qui mesure aujourd’hui 100 mètres de hauteur, pour 400 à 500 mètres de diamètre. Les Tokyoïtes ont quand même encore quelques années devant eux avant que Nishinoshima ne menace de frapper à leur porte.
Source © 20 Minutes
Pour faire cette évaluation, le journal a envoyé un avion, avec à son bord un géologue vulcanologue, survoler la zone des îles Ogasawara, à environ un millier de kilomètres de Tokyo. Selon cet expert, Nobuo Geshi, l’éruption n’a pas faibli en l’espace d’une année, et aucun signe ne semble annoncer sa fin. «La lave coule principalement en direction du nord de l’île et se déverse dans les eaux peu profondes», ajoute-t-il.
Les rochers se sont accumulés dans la partie centrale de Nishinoshima, formant une colline ressemblant à un bol renversé qui mesure aujourd’hui 100 mètres de hauteur, pour 400 à 500 mètres de diamètre. Les Tokyoïtes ont quand même encore quelques années devant eux avant que Nishinoshima ne menace de frapper à leur porte.
Source © 20 Minutes
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| photo: |
Désormais bien connu, le phénomène de trombe marine, qui est bien souvent confondu avec une tornade, n'est pas aussi violent. C'est une colonne d'air et d'eau en rotation engendrée, en raison d’une forte dépression, par l’aspiration d’air d’un cumulo-nimbus.
Cet effet tourbillonnaire de courte durée peut se produire en pleine mer comme sur terre et n’est pas sans danger pour les personnes qui se trouveraient alors dans cette zone.
On doit ces clichés à nos internautes!
Source © corse matin
Après Lyonnaise des eaux, c'est au tour de l'entreprise Veolia Eau d'être condamnée pour coupure illégale par le Tribunal d'instance de Bourges, mercredi 12 novembre.
Le distributeur avait interrompu l'approvisionnement en eau le 23 juillet au 7 octobre 2014 à une famille du Cher.
Le Tribunal a interdit à Veolia de procéder à de nouvelles coupures de ce branchement d'eau durant deux ans, sous peine de devoir payer 100 euros par jour de violation de cette interdiction. L'entreprise devra également verser 6.620 euros de dommages-intérêts à la famille et 2.000 euros pour les frais engagés (au titre de l'article 700 du code de procédure civiles).
L'association France Libertés qui les soutenait recevra quant à elle 1.000 euros de dommages-intérêts et 2.000 pour les frais engagés.
Source © Dorothée Laperche /Actu-Environnement
Le distributeur avait interrompu l'approvisionnement en eau le 23 juillet au 7 octobre 2014 à une famille du Cher.
Le Tribunal a interdit à Veolia de procéder à de nouvelles coupures de ce branchement d'eau durant deux ans, sous peine de devoir payer 100 euros par jour de violation de cette interdiction. L'entreprise devra également verser 6.620 euros de dommages-intérêts à la famille et 2.000 euros pour les frais engagés (au titre de l'article 700 du code de procédure civiles).
L'association France Libertés qui les soutenait recevra quant à elle 1.000 euros de dommages-intérêts et 2.000 pour les frais engagés.
Source © Dorothée Laperche /Actu-Environnement
lundi 17 novembre 2014
La Grande-Bretagne a signalé dimanche 16 novembre 2014 de nouveaux cas de grippe aviaire dans une ferme d'élevage de canards au nord du pays, mais a déclaré que le risque pour la santé publique était "très faible".
Il ne s'agit pas de la souche H5N1"Une zone de restriction a été mise en place autour de la ferme et l'abattage a commencé", a déclaré une porte-parole du ministère de l'Environnement, de l'alimentation et des affaires rurales.
"Nous avons confirmé un cas de grippe aviaire dans une ferme d'élevage de canards dans le Yorkshire", a déclaré cette porte-parole, précisant que "le risque pour la santé publique est très faible et (qu') il n'y a pas de risque pour la chaîne alimentaire".
H5N1. Le cas de grippe aviaire détecté dans une ferme d'élevage de canards dans le nord de l'Angleterre n'est pas issu de la souche mortelle, H5N1. "Nous savons que le virus est issu d'une souche H5 mais pas N1 , il est hautement pathogène", ont déclaré les autorités britanniques. "Sur la base de ce que nous savons de la souche à ce jour, cette souche ne présente pas une menace pour la santé publique", ont-elle néanmoins précisé.
H et N : le nom de code des grippes. Derrière ces lettres se cachent deux noms barbares : hémagglutinine et neuraminidase. Il s’agit de deux protéines présentes à la surface du virus. L’hémagglutinine intervient dans l’infection et permet au virus de pénétrer dans la cellule. La neuraminidase, elle, participe à la dissémination des particules virales qui se sont multipliées dans la cellule en leur permettant de se détacher de celle-ci. Il existe 16 formes d’hémagglutinine (H1 à H16) et 9 formes de neuraminidase (N1 à N9) pour les virus dits de type A auxquels appartiennent H7N9, H5N1 ou H1N1.
Plusieurs souches du virus détectées en Europe
La souche H5N1 de la grippe aviaire a fait plus de 400 morts, surtout en Asie du sud-est, depuis son apparition en 2003.
Une nouvelle souche, H7N9, a tué plus de 170 personnes depuis son apparition en 2013.
En septembre 2014, l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a mis en garde contre la nouvelle forme A (H5N6), particulièrement pathogène. Début novembre, une souche supplémentaire de la grippe aviaire, baptisée H5N8, a été signalée dans un élevage de dindes du nord de l'Allemagne, pour la première fois en Europe.
H5N8. Dimanche 16 novembre 2014, les Pays-Bas ont décrété une interdiction temporaire du transport de volailles après que cette souche H5N8 ait été détectée dans un élevage du centre du pays.
Cette forme "hautement pathogène" de la grippe aviaire est très dangereuse pour les animaux et "la contamination peut se faire depuis un animal vers les humains", a rappelé le ministère néerlandais des Affaires économiques.
La grippe aviaire est mortelle pour les poulets et constitue un danger pour la santé de l'homme, qui peut tomber malade en manipulant des volailles infectées.
Source © Science et avenir
Il ne s'agit pas de la souche H5N1"Une zone de restriction a été mise en place autour de la ferme et l'abattage a commencé", a déclaré une porte-parole du ministère de l'Environnement, de l'alimentation et des affaires rurales.
"Nous avons confirmé un cas de grippe aviaire dans une ferme d'élevage de canards dans le Yorkshire", a déclaré cette porte-parole, précisant que "le risque pour la santé publique est très faible et (qu') il n'y a pas de risque pour la chaîne alimentaire".
H5N1. Le cas de grippe aviaire détecté dans une ferme d'élevage de canards dans le nord de l'Angleterre n'est pas issu de la souche mortelle, H5N1. "Nous savons que le virus est issu d'une souche H5 mais pas N1 , il est hautement pathogène", ont déclaré les autorités britanniques. "Sur la base de ce que nous savons de la souche à ce jour, cette souche ne présente pas une menace pour la santé publique", ont-elle néanmoins précisé.
H et N : le nom de code des grippes. Derrière ces lettres se cachent deux noms barbares : hémagglutinine et neuraminidase. Il s’agit de deux protéines présentes à la surface du virus. L’hémagglutinine intervient dans l’infection et permet au virus de pénétrer dans la cellule. La neuraminidase, elle, participe à la dissémination des particules virales qui se sont multipliées dans la cellule en leur permettant de se détacher de celle-ci. Il existe 16 formes d’hémagglutinine (H1 à H16) et 9 formes de neuraminidase (N1 à N9) pour les virus dits de type A auxquels appartiennent H7N9, H5N1 ou H1N1.
Plusieurs souches du virus détectées en Europe
La souche H5N1 de la grippe aviaire a fait plus de 400 morts, surtout en Asie du sud-est, depuis son apparition en 2003.
Une nouvelle souche, H7N9, a tué plus de 170 personnes depuis son apparition en 2013.
En septembre 2014, l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a mis en garde contre la nouvelle forme A (H5N6), particulièrement pathogène. Début novembre, une souche supplémentaire de la grippe aviaire, baptisée H5N8, a été signalée dans un élevage de dindes du nord de l'Allemagne, pour la première fois en Europe.
H5N8. Dimanche 16 novembre 2014, les Pays-Bas ont décrété une interdiction temporaire du transport de volailles après que cette souche H5N8 ait été détectée dans un élevage du centre du pays.
Cette forme "hautement pathogène" de la grippe aviaire est très dangereuse pour les animaux et "la contamination peut se faire depuis un animal vers les humains", a rappelé le ministère néerlandais des Affaires économiques.
La grippe aviaire est mortelle pour les poulets et constitue un danger pour la santé de l'homme, qui peut tomber malade en manipulant des volailles infectées.
Source © Science et avenir
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