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vendredi 15 mai 2015
L’Asie a été durement affectée par la Révolution verte, qui, des années 60 aux années 80, a remplacé les semences paysannes par des variétés à haut rendement pour un grand nombre de cultures. 

Depuis les années 90, la région est devenue la cible des producteurs de semences génétiquement modifiées venant de l’ouest, ainsi que des distributeurs chinois de riz hybride qui cherchent à contrôler l’approvisionnement des semences. Ces mêmes gouvernements, entreprises et fondations qui font la promotion de ces semences modifiées font pression sur la région afin d’obtenir un changement de la législation semencière. 

Pour les pays asiatiques, cela signifierait l’adoption de brevets et de lois sur la protection des obtentions végétales applicables aux semences ainsi que des régimes de certification de semences. Cependant, ces tentatives rencontrent une assez forte résistance. En conséquence, peu de pays asiatiques sont membres de l’UPOV ou autorisent l’utilisation de semences OGM. Mais la pression pour accorder des droits de propriété sur les semences aux entreprises et autoriser les OGM s’intensifie, particulièrement par le biais des accords de libre-échange.

Inde : défense de la souveraineté des semences

De multiples attaques sur l’agriculture paysanne ont provoqué de massives mobilisations en Inde ces dernières années. Les paysans et paysannes ont protesté contre les semences de coton OGM qui leur étaient imposées par une campagne de publicité agressive car elles provoquent endettement et fraude. Ils ont également protesté contre la loi de 2001 sur la protection des variétés végétales et les droits paysans qui pénalisait les échanges de semences paysannes. Ces dix dernières années, ils ont aussi bloqué un projet de loi sur les semences qui aurait pénalisé la commercialisation locale des semences par les paysans en les forçant à enregistrer toutes les variétés. Plus récemment, les paysans et paysannes ont réagi contre l’établissement d’un registre de la biodiversité locale instauré par le gouvernement conformément à la Loi sur la diversité biologique de 2002.

En théorie, l’établissement d’un registre de la biodiversité locale peut être une bonne idée, afin d’aider les populations locales à préserver les connaissances associées aux semences locales et à leurs utilisations. Cependant de nombreux paysans et paysannes ont identifié certains problèmes inhérents aux registres. Les savoirs et semences des paysans et paysannes sont répertoriés sans leur contrôle, entrés dans des bases de données et placés dans les mains « d’experts » étrangers aux villages. D’autres ont déclaré que les registres sont ouverts à la biopiraterie et donnent accès aux chercheurs et aux entreprises qui veulent accéder aux semences et aux savoirs paysans afin de créer des variétés industrielles ou des médicaments brevetés. Par conséquent, suite à des protestations très populaires en 2004, plusieurs milliers de gram panchayats, les représentants du gouvernement dans les villages; ont refusé de participer à l’élaboration du registre. La Loi sur la biodiversité comporte une règle controversée sur l’accès et le partage des avantages. Il y est spécifié que les paysans et paysannes qui donnent leurs semences aux chercheurs à des fins de développement et de commercialisation sont en droit de réclamer un paiement. Certains villages sont d’accord avec ce principe, d’autres déclarent que s’ils refusent la privatisation de leurs semences, ils doivent aussi refuser tout paiement résultant de cette privatisation.

En dehors de ces luttes, les paysans et paysannes continuent de s’occuper de leurs semences à leur façon et de les défendre. Il y a, par exemple, un réseau de conservation de semences au niveau national dont les responsables se rencontrent chaque année et organisent des caravanes pour distribuer des semences. À cause de la Révolution verte, il ne reste plus qu’1 % des 200 000 variétés de riz paysan indien, ce qui explique que de nombreuses initiatives travaillent sur les variétés locales de riz. Une autre culture-clé est le millet, que la Révolution verte a remplacé par des cultures de rente telles que le blé, le riz et la canne à sucre. De nos jours, dans les zones sèches, le millet est menacé par les cultures de maïs, une semence qui, en Inde, est largement contrôlée par les entreprises internationales comme culture de rente. Les paysans et paysannes du Sud de l’Inde se concentrent sur la richesse du raagi, une variété de millet indien. Bien qu’il n’y ait pas de marché pour les milliers de variétés de raagi, les paysans et paysannes lui accordent une grande valeur de par ses qualités médicinales et son contenu nutritionnel élevé.

La défense des semences s’inscrit dans le cadre de la défense des systèmes agricoles traditionnels, démontrant que la souveraineté des semences est capitale pour la souveraineté alimentaire.

Indonésie : des paysans et paysannes emprisonnés pour avoir produit des semences

Depuis plus de 10 ans, les paysans et paysannes indonésiens de l’Est de Java ont été criminalisés sous le prétexte qu’ils avaient enfreint les droits d’une entreprise dénommée BISI, filiale de l’entreprise thaïlandaise Charoen Pokhpand. Bien que BISI n’ait apporté aucune preuve, des paysans et paysannes ont été convoqués devant le tribunal et quatorze d’entre eux condamnés, certains jusqu’à de courtes peines d’emprisonnement. Dans la plupart des cas, aucun avocat n’a été mis à disposition des paysans qui ne comprenaient pas ce qu’ils avaient fait de mal.

Les paysans et paysannes s’étaient livrés à des expériences sur la sélection et le croisement de différentes variétés de maïs avec leurs voisins. Les paysans ont été remarqués parce que certains avaient travaillé sous contrat avec BISI, des années auparavant. Cela a suffi pour que l’entreprise déclare que les paysans avaient volé ses semences et ses techniques de fertilisation. Ces condamnations cherchaient à envoyer un message d’intimidation clair aux paysans, les avertissant de ne pas sélectionner, ni partager leurs semences, mais de les acheter exclusivement à l’entreprise. Ce même scénario s’est répété au nord de la Thaïlande.

Selon les termes de la Loi sur la culture des plantes de 1992, un premier paysan a été condamné pour avoir reproduit et distribué des semences en 2003. Après des années de lutte par les organisations paysannes et après avoir contacté les gouvernements au niveau local et national, une coalition de groupes a réussi à porter l’affaire devant la Cour constitutionnelle de justice. Ils ont soutenu que la loi traitait les paysans injustement, comme s’ils étaient de grandes entreprises semencières. Finalement, en 2013, la Cour a décidé que la Loi de 1992 était anticonstitutionnelle. Selon les termes de l’article 33 de la Constitution indonésienne, toutes les ressources essentielles à l’existence de la population, dont les semences, doivent être gérées par l’État, toute privatisation devenant ainsi illégale. En conséquence, a déclaré le Tribunal, les paysans et paysannes n’ont plus besoin de permission pour collecter, reproduire ou distribuer des semences locales.

En dépit de cette victoire, d’autres lois continuent de garantir la propriété privée. Par exemple, selon les termes de la Loi de 2000 sur la protection des obtentions végétales, les paysans et paysannes peuvent être condamnés à des peines de prison pouvant atteindre les cinq ans et à des amendes pouvant s’élever jusqu’à un milliard de roupies (65 000 €) s’ils utilisent les semences protégées des entreprises sans autorisation. 

Les organisations paysannes indonésiennes restent donc très critiques par rapport à la Loi sur la protection des obtentions végétales que le gouvernement doit impérativement respecter car elle fait partie des obligations selon l’accord sur les ADPIC de l’OMC. Cependant, jusqu’à présent, aucun paysan n’a été poursuivi selon les termes de cette loi.

Philippines : les fausses promesses du « riz doré »

La législation sur la biosécurité devait mettre en place un cadre de précautions et réglementer les avancées des OGM. Mais, elle a souvent eu l’effet contraire et a plutôt soutenu et légitimé les avancées des OGM, ou les a plantés de manière sélective. 

Aux Philippines, nous avons l’exemple du « riz doré », un riz OGM qui a été modifié pour contenir du bêta-carotène qui, une fois ingéré, se convertit en vitamine A. Dans le cas des aubergines OGM, la Cour suprême des Philippines a décidé récemment que des essais sur le terrain ne pouvaient avoir lieu car les règlements sur la biosécurité s’y opposent et car le droit constitutionnel des Philippins à un environnement sain ne peut être garanti. Cependant des normes différentes sont appliquées dans le cas du riz doré qui a été financé à hauteur de millions de dollars et qui est la tête d’affiche de l’industrie qui s’acharne à démontrer que les OGM peuvent être bénéfiques pour l’Humanité en apportant une meilleure nutrition.

Les paysans et paysannes ont tenté d’engager un dialogue avec le ministère de l’Agriculture pour faire entendre leur refus de cette culture, mais malgré tout le gouvernement philippin a continué à soutenir le riz doré. Les paysans maintiennent que, par les divers écosystèmes de leur environnement, ils ont accès à des aliments qui contiennent assez de nutriments, dont la vitamine A, sans avoir à courir les risques présentés par les OGM. Ils ont déclaré que, ce dont ils avaient besoin, c’était d’un plus grand soutien pour leurs systèmes agricoles traditionnels plutôt que de cultures qui menacent leurs écosystèmes et leur santé.

Les négociations avec le gouvernement philippin n’aboutissant pas, le 13 août 2013, les paysans ont arraché un champ expérimental de riz doré à Pili, Sud Camarines, où des essais étaient effectués. Cette action a envoyé un message clair sur la position des paysans qui ne vont pas tolérer les avancées des OGM. Cependant, les paysans et paysannes ont été furieux de lire dans les média que cette action aurait été orchestrée par des ONG internationales qui les auraient utilisés pour arracher les pousses de riz et ils se sont retrouvés accusés de « vandalisme ». Les paysans, hommes et femmes, ont répondu que c’était bien leur décision d’avoir eu recours à la désobéissance civile pour défendre le riz, une plante qui se trouve au cœur de leur régime alimentaire, de leur existence et de leur culture. Alors que les financiers et les partisans du riz doré continuent leurs efforts de commercialisation de cette culture aux Philippines, en Indonésie et bientôt au Bangladesh, les paysans et paysannes philippins continuent à se mobiliser, et à protester, jurant qu’ils vont continuer à s’opposer aux avancées des OGM.

Corée du Sud : campagne des paysannes pour les semences autochtones

Le point central de la lutte des paysannes en Corée est leur demande de soutien de la part du gouvernement pour les variétés locales de semences. Dans cette lutte, il a d’abord été important de démontrer à l’opinion publique et aux représentants du gouvernement l’importance de ces semences. Des conférences et des expositions sur les semences autochtones et leur valeur ont finalement débouchés sur des demandes de législations régionales pour la protection et la promotion de ces semences. La première de ces législations semencières a été instaurée en 2008, aujourd’hui six des neuf régions en Corée du Sud en ont.

La législation de Gangwon en est un exemple. Elle stipule que le gouvernement doit développer un programme de promotion des semences autochtones, des produits qui en découlent et de leur consommation. La législation stipule également que le gouverneur de la région doit encourager la recherche, la collection de semences et répertorier les semences autochtones de la région. Cependant à Gangwon le gouvernement ne fait pas cela seul. Un conseil a été instauré en coopération avec les paysannes qui jouent un rôle important dans l’élaboration, la révision et l’évaluation des mesures politiques avec la direction du ministère de l’Agriculture. La participation des paysannes dans ces conseils n’est en place que dans deux des six régions où ces législations existent, mais le mouvement demande à ce qu’elle se généralise. Un aspect commun à toutes les législations régionales semencières est un soutien direct aux semences paysannes par le biais de la distribution de semences autochtones ainsi que de subventions pour les paysannes qui les utilisent. En plus de ces législations régionales, les paysannes continuent à demander la promotion spéciale de variétés locales, en conservant les semences historiques de chaque village.

Thaïlande : résistance aux accords de libre-échange afin de protéger les semences locales

Pendant des années, les paysans et paysannes de Thaïlande ont résisté aux pressions des États-Unis et de l’Europe qui les poussaient à adopter des lois strictes sur la propriété intellectuelle des semences. Après l’adhésion de la Thaïlande à l’OMC, le pays a adopté une loi sur la protection des obtentions végétales, en 1999. Cette loi était une solution partielle pour éviter des législations plus strictes comme l’UPOV qui auraient sérieusement menacé les 25 millions de paysans et paysannes thaïlandais. Bien qu’elle soit moins restrictive que l’UPOV, la loi de 1999 limite l’usage que peuvent faire les paysans des variétés protégées par un COV. Les paysans ont le droit de réutiliser les semences protégées mais sous certaines conditions ils doivent avoir acquis les semences d’origine eux-mêmes, ils ne peuvent les réutiliser que dans leur propre ferme, la semence ne peut donc être ni partagée ni échangée, et dans certains cas il y a aussi des restrictions de quantité.

Dans le contexte des négociations des accords de libre-échange (ALE) avec la Thaïlande, les États-Unis et l’Europe ont exercé des pressions sur le pays pour qu’il adopte des droits plus stricts sur la propriété et créer ainsi des flux de revenus pour l’industrie semencière. Par le biais des ALE avec les États-Unis, l’industrie semencière voulait que la Thaïlande adopte l’UPOV 91 et autorise des brevets industriels complets sur les plantes. En réponse, les paysans, paysannes et les autres mouvements sociaux ont construit de fortes coalitions qui ont interrompu les négociations de l’ALE. En 2006, 10 000 paysans et paysannes, accompagnés de leurs alliés, ont fait face à la police et ont bloqué le siège des négociations de l’ALE entre la Thaïlande et les États-Unis.Ces négociations n’ont pas repris depuis.

En 2013, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Chiang Mai, où les pourparlers des ALE avec l’Union européenne avaient lieu. Selon certaines fuites, Bruxelles aurait demandé que la Thaïlande applique l’UPOV 91, ce à quoi les paysans et paysannes s’opposaient résolument. Les pourparlers de l’ALE entre l’UE et la Thaïlande sont au point mort mais les négociations avec l’Association européenne de libre-échange seront bientôt terminées. Les paysans et paysannes doivent rester vigilants.


Source © Mondialisation.ca
La grêle tombée mercredi soir en Alsace a fortement endommagé le vignoble de Dambach-la-Ville dans le Bas-Rhin. Dans certains secteurs, les vignes ont été détruites à 100 %.

« Une soixantaine d’ha de vignes ont été touchés sur le ban de Dambach, dont 40 ha dans le grand cru local du Frankstein », témoigne Didier Pettermann, vigneron dans la commune et premier vice-président de l’Association des Viticulteurs d’Alsace (AVA). Il évalue les pertes entre 80 % et 100 %.

Cet épisode météorologique aura de lourdes conséquences pour la viticulture locale : « une perte sèche de récolte sur les parcelles grêlées, l’absence de bois de taille, ce qui entraînera un manque à gagner pour les prochaines récoltes qui pourraient être réduites de moitié », détaille-t-il.
jeudi 14 mai 2015
Le Lac Mead, le plus grand réservoir d'eau aux États-Unis, a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré. 

Son niveau est actuellement à seulement 38 % de sa capacité, il n'a jamais été aussi bas depuis 1930, l'année où il fut rempli, a déclaré un porte-parole du Bureau des Réclamations américaine.

Si la sécheresse qui se prolonge en Californie est finalement reconnue comme un méga-sécheresse, alors personne ne pourra dire que nous ne soyons pas prévenus, ajoute t il.

Le lac Mead est la principale réserve d'eau pour la Californie, mais aussi pour le Nevada et l'Arizona, il peut contenir dans sa pleine capacité la quantité ahurissante de 35 kilomètres cubes d'eau. Il a jusqu'ici bien tenu son rôle mais la situation n'a fait qu'empirer depuis de nombreuses années. Si son niveau actuelle venait encore à faiblir avant cet été, et ce malgré le faible apport des fontes des couverts neigeux de son alentour pour le réapprovisionner et qui semble peu probable, alors le rationnement officielle débutera pour l'Arizona et le Nevada. 

La production hydroélectrique du barrage Hoover, à laquelle le lac doit son existence, pourrait également en souffrir. 

Des restrictions d'eau sont déjà en place en Californie, mais des hydrologues affirment qu'il faudrait plutôt engager un programme de rationnement drastique pour éviter la catastrophe et tirent la sonnette d'alarme. 

Une sécheresse doit durer au moins deux décennies pour être considérée comme un méga-sécheresse. Si la sécheresse que traverse la Californie n'en est pas encore là, elle la subit depuis 15 ans et a déjà été classée comme la pire sécheresse des 1200 dernières années à la toucher.

© Nature Alerte


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Le caribou des bois dans le nord la Colombie-Britannique risque désormais l'extinction et pourrait devenir la première sous-population d'une espèce à disparaître au Canada alors que celle ci est sous la protection du gouvernement. 

"Actuellement, nous observons le déclin, la disparition, et peut-être même à l'extinction du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou), une espèce clé emblématiques et culturels de la région" ont déclare Chris Johnson et Libby Ehler, chercheurs de l'Université du Nord. 

Le gouvernement poursuit pourtant sa stratégie de sauvegarde qui comprend la reproduction en captivité, la protection et le contrôle des prédateurs dans leurs habitats. Depuis plusieurs années, une réserve de 2,2 millions d'hectares de terres et forets a été mise en place pour protéger l'habitat. Mais malgré cela, le troupeau de Burnt Pine s'est localement éteint en 2009, et les quelques autres troupeaux observés font désormais moins de 50 individus. 

"Bien que les facteurs conduisant à l'extinction d'une espèce sont complexes, les impacts cumulatifs du développement industriel dans la région sont corrélatif, sinon, le facteur causal principal de ce déclin spectaculaire." Nos dernières études ont révélé que le développement industriel, y compris l'exploitation forestière, les forages pétroliers et gaziers, la construction importante de pipelines et de routes dans nos forets a totalement fracturé l'habitat du caribou. 

Dans un e-mail, Steve Thomson, ministre des Forêts, des Terres et des Ressources naturelles pour la Colombie-Britannique, a déclaré que le gouvernement «reconnaît que la restauration et la protection de l'habitat sont un élément nécessaire à la sauvegarde des derniers troupeaux de caribous. Cependant, nous savons aussi que la protection de l'habitat ne suffit pas. Voilà pourquoi nous allons aussi prendre des mesures concernant leur prédateur le loup". 

Craig Pettitt, un administrateur de la Valhalla Wilderness Society, l'un des premiers sonneurs d'alerte environnemental concernant le caribou, a déclaré que ces dernières recherches prouvent que la stratégie de protection du gouvernement ne fonctionne pas. 

"Nous avons maintenant des preuves scientifiques que les caribous sont en train de disparaître à cause du développement industriel dans leur habitat", at-il dit. 

"Pour les sauver nous devons mettre un terme définitif à la destruction des forets" 

M. Pettitt affirme que le gouvernement s'obstine à ne sauver que les hautes terres d'altitude, qui a peu ou pas de valeur pour l'exploitation forestière, tout en permettant le développement anarchique dans les riches fonds des vallées, sans prendre de mesure concernant les valeurs des ressources nécessaires à la protection de la faune.  

Dans une déclaration commune, plusieurs ONG ont déclaré que «l'abattage à venir des prédateurs des caribous sans protection suffisante de l'habitat est totalement futile." 

© Nature Alerte




Les scientifiques avertissent que la population des campagnols amphibie (rat d'eau) au Pays de Galles est actuellement en déclin extrêmement rapide et risque désormais l'extinction. 

Le chercheur  Glandwr Cymru a observé une "baisse spectaculaire" des campagnols amphibie dans les régions de Powys, du Denbighshire et du Wrexham au cours des 15 dernières années 

Stuart Moodie confirme même que les rats d'eau sont probablement les mammifères les plus touchés par le déclin rapide des espèces au Royaume-Uni

Cette baisse impressionnante de la population des rats d'eau est attribuée à la perte de son habitat, de l'agriculture intensives et de la pollution.

Les scientifiques exhortent la population et riverains des rivières et des canaux à enregistrer et à déclarer leurs observations aux autorités pour aider à prévenir son extinction. 

© Nature Alerte


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La Chine découvre la face sombre d'une croissance effrénée. Après la pollution de l'air, de la terre et de l'eau, le pays accumule de gigantesques décharges automobiles. Comment se débarrasser de ces épaves ?

Des images d'immenses et monstrueux cimetières de voitures récemment diffusées par la télévision chinoise ont semé l'effroi dans le pays. "C'est la rançon du frénétique appétit des Chinois pour l'automobile depuis dix-quinze ans", explique le journaliste de France 2. La Chine n'est pas devenue le premier marché mondial sans casse. Les voisins de ces tas d'épaves s'inquiètent.

Des Chinois pas préparés pour la gestion des déchets

À Hangzhou, 9 millions d'habitants, une des villes les plus riches et les plus chics de Chine, mais aussi l'une des plus polluées, le taux de voiture est le plus élevé du pays : une pour trois habitants. La municipalité a donc pris le taureau par les cornes. Devant l'effroi suscité par ces images, le gouvernement local presse les gérants de cimetières de voitures à faire disparaître au plus vite ces épaves.

Le problème, c'est qu'ils ne sont pas équipés. Pas de compresseur, pas de broyeur, on travaille à la main, à l'ancienne sans même porter de lunettes protectrices et ça ne va pas vite. Pollution de l'air, de la terre et de l'eau, les Chinois sont aujourd'hui confrontés à de nombreux problèmes auxquels ils n'avaient pas pensé et pour lesquels ils sont très mal préparés.


Source © Francetv.info



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Quelque 200 gendarmes ont procédé mardi matin, dans le calme, à l'évacuation de deux zones à défendre (ZAD) en Charente-Maritime, occupées au total par une trentaine de personnes dont seize ont été placées en garde à vue.

Les évacuations de onze zadistes à Echillais, près de Rochefort-sur-Mer, installés depuis le 31 décembre 2014 sur le site d'un futur super-incinérateur, et de 16 autres protestant sur l'île d'Oléron contre un projet de filières conchylicoles, ont débuté à partir de 06h00 et se sont achevées sans incident, a indiqué la préfète de la Charente-Maritime, Béatrice Abollivier.

« A la demande des élus concernés, le concours de la force publique a été accordé pour l'exécution des décisions de justice ordonnant l'expulsion, rendues par le tribunal administratif de Poitiers le 12 janvier et le 21 avril 2015 », a précisé la préfecture dans un communiqué.

« Les décisions de justice ont toujours vocation à être appliquées », a déclaré le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a salué « le professionnalisme des forces de l'ordre ayant permis que les évacuations se déroulent sans aucun incident », selon des propos rapportés à l'AFP par son porte-parole, Pierre-Henry Brandet.

« Nous allons engager une contestation plus forte »

Les 16 zadistes (onze hommes et cinq femmes), qui avaient investi le 11 avril une demeure abandonnée à Boyardville, sur l'île d'Oléron, ont été placés en garde à vue dans différentes brigades du département pour délit de vol d'électricité. Certains d'entre eux, dont le nombre n'a pas été précisé, sont également poursuivis pour violences contre des agents de la force publique pour des faits antérieurs à l'évacuation. Les onze zadistes d'Echillais n'ont pas été interpellés.

Les zadistes de Charente-Maritime ne comptent pas renoncer pour autant. « On n'a plus le choix puisque les élus n'écoutent plus. Nous allons donc engager une contestation plus forte. On va lancer un appel au regroupement des citoyens pour bloquer le pont du Martrou - qui enjambe la Charente à Rochefort - et les routes », a dit à un correspondant de l'AFP le porte-parole des zadistes et membre du collectif Pays rochefortais alert', Thierry Kieffer, opposé au projet de super incinérateur.

Source © La france Agricole



Le parquet de Paris a classé sans suite une plainte visant à dénoncer « le scandale sanitaire » de la pollution de l’air, notamment à Paris. Une enquête pour « mise en danger d’autrui » avait été ouverte en mars 2014 après la plainte de l’ONG Écologie sans frontière, soutenue par l’association Respire, et bravo à ces deux associations.

Elle avait été déposée à un moment où Paris connaissait des pics de pollution tels que la capitale avait décidé l’instauration de la circulation alternée pour la première fois depuis 1997. La plainte s’appuyait sur le lien toujours plus précis établi par la science entre la pollution de l’air et certaines maladies comme l’asthme, les bronchiolites ou des cancers. 

Elle avait toutefois reçu un accueil mitigé parmi les plus grosses associations de défense de l’environnement, beaucoup doutant de l’efficacité de la démarche, à croire que les grandes ONG au financements douteux ne puissent se mouiller sur les dossiers épineux quand les plus petites auraient plutôt besoin de leurs soutiens, étrange, oui vraiment étrange, quoi que il faudrait pouvoir gratter pour découvrir peut être des raisons non avouées.

Certains dossiers ne semblent pas pouvoir s'ouvrir, ni ouvrir les yeux de nos soit disant plus gros defenseurs de l'environnement , faudrait peut être leur envoyer par "ondes" téléphoniques ou wifi  polluantes des messages beaucoup plus clairs ou simplement de cesser de financer leurs jolies pubs inutiles...

Nature Alerte




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Gare aux excès de vitesse dans Paris ! Les automobilistes vont être invités à lever le pied dans le centre de la capitale dès cette année. Un préalable à la généralisation de la limitation de vitesse à 30 km/h souhaitée par Anne Hidalgo, la maire PS de Paris.

Les nouvelles mesures seront examinées lors du prochain Conseil de Paris, les 26 et 27 mai prochains.

« L’objectif est d’apaiser la circulation et de lutter contre la pollution », explique Christophe Najdovski, l’adjoint (EELV) chargé des transports. La vitesse sera limitée à 30 km/h dans les quatre arrondissements du centre (Ier, IIe, IIIe et IVe) dès cette année et jusqu’au boulevard Saint-Germain (VIe). Il est également prévu de compléter le maillage des zones 30 existantes dans les XIe, XIIe et XXe arrondissements.

La mesure s’étendra aussi à quelques nouveaux secteurs, dans le VIIIe, autour du Triangle d’Or, dans le XIIIe le long de l’avenue de France ou le XVIIe aux abords de l’Etoile. Sur l’ensemble de ce périmètre, les cyclistes pourront circuler à contresens. La création de nouvelles zones de rencontre — où la vitesse est limitée à 20 km/h — est également prévue dans les secteurs très fréquentés par les piétons comme l’île Saint-Louis.

La droite craint une thrombose de la Ville

Nouveauté, la Ville veut élargir la mesure aux grands axes dans l’hypercentre de la capitale : boulevard Sébastopol ou rue de Rivoli où la vitesse est autorisée actuellement jusqu’à 50 km/h. « Il faut une cohérence de l’ensemble pour que les automobilistes s’y retrouvent », plaide-t-on dans l’entourage de l’adjoint.

Cette dernière proposition fait hurler la droite. « La Ville va thromboser l’hypercentre de Paris », s’alarme Julie Boillot, conseillère de Paris (UMP), néanmoins favorable à la généralisation de la zone 30 dans le centre de Paris… à l’exception des grands axes !

Pour Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, c’est toute la politique conduite par Anne Hidalgo en matière de circulation qui est critiquable. « Elle est dans l’idéologie et pas dans le pragmatisme », tempête-t-il. Pour limiter le trafic de transit et lutter contre la pollution, Pierre Chasseray propose plutôt de créer quatre parkings géants gratuits et surveillés aux portes de Paris.

Clés


  • 22 km2. La surface couverte par les zones 30 et les zones de rencontre (secteurs où la vitesse est limitée à 20 km/h et où les piétons sont prioritaires, y compris sur la chaussée).
  • 9,8 km2. La surface sur laquelle s’étendront les nouvelles zones 30 et zones de rencontre programmées cette année.
  • 50 %. La réalisation de ces objectifs 2015 conduirait à augmenter la surface couverte de près de 50 %, pour atteindre environ un tiers du territoire, contre 21 % aujourd’hui.
  • 3,1 %. L’augmentation du nombre d’accidents de la route à Paris et en petite couronne entre 2013 et 2014.
  • 15,5 %. La baisse du nombre d’accidents (627) sur le périphérique entre 2013 et 2014. Le nombre de blessés a également reculé de 14,5 % sur la même période.


Source © le parisien



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Les mini-tornades peuvent aussi toucher la France. Mercredi soir, le département des Vosges en a fait l'expérience, rapporte France Info. 

De violents orages ainsi que de la grêle et des rafales de vent ont ainsi touché le secteur de Gerbépal, entre Epinal et Colmar.

Aucune victime n'est à déplorer, mais des dégâts matériels ont été constatés sur les toitures d'une vingtaine de maisons et des routes ont été entravées par des arbres jonchant la chausée. 

D'après la radio, les secours ainso qu'EDF et les services de la sous-préfecture sont intervenus rapidement.


Source © 20 minutes
Lorsqu’il a aperçu le petit cabri avec sa mère, dans une forêt à 1.800 m d’altitude, dans la vallée d’Ustou, Jordi Estèbe n’a pas cherché à s’en approcher, bien au contraire. Chargé de l’étude du bouquetin au Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, ce spécialiste sait qu’il ne faut pas les déranger.

Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui a dû lui manquer de voir le premier spécimen naître dans le massif français depuis la disparition de cette espèce il y a cent ans. Le cabri est le nom donné au bouquetin de moins d’un an.

Bonne acclimation

« Cette femelle est l’une des dix bouquetins lâchés le 20 avril dernier, elle s’est isolée pour mettre bas. Nous espérons avoir d’autres naissances dans les prochains jours, nous avons constaté qu’il y avait d’autres femelles gestantes », explique Jordi Estébe.

Depuis le premier lâcher l’été dernier, l’Ariège a accueilli 32 spécimens, dont trois sont morts depuis. 

D’autres ont été relâchés dans les Hautes-Pyrénées par le Parc national des Pyrénées (PNP). Tous semblent bien s’acclimater, ce qui laisse présager des reproductions à venir.

Un nouveau lâcher est prévu dans les jours à venir en Ariège et un autre devrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année.

Source © 20 Minutes


Après plusieurs mois de repos presque total, et presque trois ans et demi après son réveil, le nouveau cratère du sud-est de l'Etna est à nouveau entré en éruption. 

Après une faible activité strombolienne qui a commencé tôt le 12 mai 2015, l'activité sur le flanc nord-est de l'Etna a diminué le 13, puis est redevenue plus vigoureuse dans la soirée d'avant hier, écrit Boris Behncke . 

Des émissions de cendres provenant d'un évent au sommet du nouveau cratère du sud-est sont accompagnés par des émissions de lave et des explosions mineures à partir d'une courte fissure à la base nord-est de son cône. 

© Nature Alerte





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Un puissant séisme de magnitude 6,8 s'est produit tôt mercredi matin au large des côtes du nord-est du Japon, sans faire de dégâts.

Les autorités japonaises n'ont pas émis d'alerte au tsunami et aucun dommage matériel n'a pour le moment été signalé. Le séisme a été enregistré à 06H12 locales (23H12 HB mardi) au large de la préfecture de Miyagi, sur l'île principale Honshu, dans l'océan Pacifique et à une profondeur de 38,9 km, selon l'Institut américain de géophysique (USGS). Il a été ressenti à Tokyo. 

"Des fortes répliques peuvent se produire pendant la semaine à venir", a averti lors d'une conférence de presse un responsable de l'agence météorologique, Yohei Hasegawa, à Tokyo. 

M. Hasegawa a précisé que d'éventuelles nouvelles secousses pourraient être accompagnées d'un risque de tsunami et qu'il fallait donc "rester très vigilant"

"On peut penser que ce tremblement de terre est une secousse secondaire découlant du séisme du 11 mars 2011" à Fukushima, a-t-il ajouté. 

Une grande partie de la zone secouée, de l'île septentrionale de Hokkaido à Tokyo, avait été meurtrie il y a un peu plus de quatre ans par violent séisme, suivi d'un tsunami qui avait frappé la région, faisant plus de 18.000 morts et provoquant l'accident nucléaire de Fukushima. 

Cette fois, selon la chaîne de télévision publique NHK, les opérateurs des centrales atomiques de la région (dont le complexe dévasté de Fukushima Daiichi) ont fait savoir qu'aucune nouvelle anomalie n'avait été relevée. 

La circulation de certains trains a été temporairement suspendue pour permettre le contrôle des voies, mais ont été remis en service quelques dizaines de minutes plus tard, selon NHK. 

Tous les réacteurs du Japon sont actuellement stoppés pour des mises en conformité aux nouvelles normes rendues plus strictes, avant une éventuelle remise en exploitation. 

Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur la planète.

Source © Belga
Le puissant séisme qui s'est produit mardi au Népal a coûté la vie à 83 personnes, ont affirmé les autorités locales mercredi.

Soixante-cinq personnes sont mortes au Népal dans les heures qui ont suivi ce tremblement de terre de magnitude 7.4 sur l'échelle de Richter. Dix-sept victimes sont également recensées en Inde, la plupart des morts étant comptabilisés dans l'État du Bihar, à la frontière méridionale du Népal. On compte aussi un mort en Chine.

Selon un porte-parole de la police, il y a également près de 2.000 blessés. Les régions les plus touchées sont celles de Dolakha et de Sindhupalchowk, situées au nord-est de la capitale Katmandou, à proximité de l'épicentre du séisme.

Le tremblement de terre de mardi a également causé une dizaine de glissements de terrain, ce qui fait craindre une augmentation du nombre de victimes.

Le Népal avait déjà été touché par un séisme de magnitude 7.8 le 25 avril, lequel avait fait plus de 8.000 morts et près de 20.000 blessés.

Source © Belga
Des millions de pneus ont été immergés dans les mers et océans à partir des années 1960 avec l'idée d'en faire des récifs artificiels. Un demi-siècle après, le bilan n'est pas réjouissant et la France commence à extraire les siens pour stopper les détériorations du milieu marin.

Selon des publications scientifiques, environ 200 sites à travers le monde ont accueilli ces décharges immergées, notamment en Amérique du Nord, en Asie, en Australie, au Moyen-Orient ou en Europe. 

Parmi les principaux pays adeptes de cette pratique: les Etats-Unis, la Malaisie, Israël et la France.

Dans ce dernier pays, l'Agence des aires marines protégées a entrepris cette semaine de retirer une partie des 25.000 pneus immergés dans les années 1980 en Méditerranée, entre les villes de Cannes et d'Antibes, sur la Côte d'Azur.

Le récif, comme d'autres dans le monde constitués de pneus attachés les uns aux autres, n'a pas résisté à la houle et aux courants. Les pneus se sont éparpillés, détériorant le paysage sous-marin et les écosystèmes voisins. Ces récifs "présentent une colonisation nettement moindre que les récifs en béton (40% de moins)", constate l'Agence.

"Si la colonisation n'a jamais eu lieu, c'est parce que les pneus usagés sont recouverts d'hydrocarbures et que leur décomposition progressive libère dans l'environnement des métaux lourds toxiques pour les organismes marins", explique à l'AFP Jacky Bonnemains, porte-parole de l'association écologiste Robin des Bois.

"Les pneus ne font pas partie du milieu marin!", lance, comme une évidence, Gérard Véron, du laboratoire des ressources halieutiques de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), en mentionnant les "produits toxiques" qui en émanent.

L'opération de retrait pilote menée dans le sud de la France porte sur quelque 2.500 pneus. Après évaluation, la totalité de ces pneus pourrait être retirée en 2016, afin de "restaurer le milieu marin", selon l'Agence des aires marines protégées, basée à Brest (ouest).

Ils avaient été immergés sur ce site, le plus important en France, afin de développer la production halieutique et soutenir la pêche professionnelle artisanale, en recréant un habitat artificiel dans une zone qui en était dépourvue. A l'époque, les pneus étaient jugés "non polluants" et "totalement inertes", rappelle l'Agence.

- Poteaux électriques et cages d'escalier -

Créer des récifs artificiels s'est toujours fait dans de nombreuses régions du monde, fait valoir l'Organisation maritime internationale (OMI). Il y a trois mille ans, des pierres servant à lester les cages à filet pour la pêche au thon avaient ainsi été abandonnées en Méditerranée, s'accumulant et formant avec le temps des sites qui attiraient les poissons.

Afin d'augmenter la ressource, notamment sur la façade méditerranéenne, la France a recyclé à partir de 1968 des matériaux usagés comme des poteaux électriques, des cages d'escalier en béton, des épaves , puis des pneumatiques.

La France compte 90.000 m3 de récifs artificiels, selon l'Agence des aires marines, largement distancée en la matière par le Japon, qui reste au premier rang mondial des volumes immergés avec plus de 20 millions de m3, essentiellement dans un objectif halieutique.

Les Etats-Unis arrivent en deuxième position avec plus de 1.000 sites aménagés. En Floride, près de deux millions de pneus ont été placés en 1972 dans les eaux au large de Fort Lauderdale, sur proposition du géant américain du pneumatique Goodyear.

"Goodyear avait dit +ça va être utile aux pêcheurs et à la mer+", se souvient Jacky Bonnemains. "C'était pour donner à une action volontaire d'abandon de déchets dans l'environnement un verni d'utilité", estime l'écologiste.

En Floride comme ailleurs, suite aux nombreuses tempêtes et ouragans, les pneus ont fini par se défaire de leurs liens et sont venus s'échouer sur les plages tout en endommageant les récifs coralliens environnants.

"La menace est sérieuse", juge sur son site internet le département de protection de l'environnement de l'Etat de Floride, qui a procédé à un retrait partiel de pneumatiques entre 2007 et 2010. Il note dans le même temps "la complexité" et "l'ampleur du défi" pour la protection de l'environnement.


Source © AFP

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