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L’un des plus beaux endroits d’Irlande du Nord est victime d’un terrible incendie depuis trois jours.
«Dévastateur et tragique». Depuis vendredi matin, les montagnes de Mourne sont victimes d’un «des plus grands incendies de ces dernières années en Irlande du Nord».
Plus de 100 pompiers tentent toujours d’éteindre les flammes qui grignotent ce joyau de biodiversité et de nature. Leurs voisins irlandais et britannique ont déployé des hélicoptères afin de leur venir en aide. «Nous travaillons en étroite collaboration avec de nombreux partenaires sur place et ce soutien a été inestimable. Il s'agit véritablement d'un effort commun pour maîtriser cet incendie», a déclaré au «Guardian», Aidan Jennings, chef adjoint des pompiers et des secours.
Hier soir, il a confié au «Belfast Live» que lui et ses équipes avaient «bien progressé» dans la lutte contre les flammes. «Nous avançons bien, mais ce fut une journée difficile et épuisante pour toutes les personnes impliquées. Tous les pompiers ont travaillé très dur et je tiens à leur rendre hommage. Ils ont dû travailler sous une chaleur intense», a-t-il dit.
"L'impact sur la faune et la flore est inimaginable"
Les montagnes de Mourne sont le paradis des randonneurs qui sont nombreux à emprunter ses sentiers pour contempler des paysages magnifiques. Les images terribles du sommet du comté de Down en feu ont suscité l'inquiétude.
«C'est dévastateur et tragique. L'impact sur la faune et la flore est inimaginable. Soutien total à ceux qui luttent contre les flammes», a tweeté vendredi la Première ministre d’Irlande du Nord, Arlene Foster.
Le secrétaire d’État d'Irlande du Nord Brandon Lewis a quant à lui décrit la scène comme «profondément angoissante», tout en encourageant les pompiers présents sur les lieux. Le ministre de l'Environnement Edwin Poots a déclaré que des «dommages horribles» étaient causés sur une vaste zone, en particulier à la faune et à la biodiversité.
«Cela ne devrait pas se produire, c'est une période de l'année où il y a beaucoup d'herbes sèches et les gens doivent faire très attention à ne pas allumer accidentellement un feu comme celui-ci», a-t-il déclaré.
© Paris Match
« Eviter tout gaspillage et maîtriser sa consommation d’eau. » Voilà le message lancé par la préfecture de Loire-Atlantique depuis ce week-end alors que le printemps s’installe tout juste dans le département.
Après une saison estivale compliquée, le spectre de la sécheresse est de retour, et il arrive particulièrement tôt dans l’année.
« Le manque de précipitation des dernières semaines a fait fortement baisser le débit des cours d’eau, jusqu’à atteindre le seuil d’alerte pour le bassin-versant des Côtiers bretons, à l’ouest du département », indiquent les autorités.
L’ensemble du département de Loire-Atlantique a ainsi été placé en situation de vigilance, et de premières restrictions quant à l’usage de l’eau ont été décidées. Un arrêté préfectoral limite les prélèvements dans les cours d’eau, les retenues et les nappes phréatiques pour les agriculteurs ou les collectivités qui voudraient procéder à l’irrigation des grandes cultures, ou à l’arrosage des espaces verts. Concernant l’eau potable, les particuliers ne sont pas pour l’instant soumis à des interdictions, mais sont appelés à « un usage raisonné ».
Le mois de mars « très en dessous des normales »
Aucun épisode de pluie n’est prévu dans les jours à venir, ce qui pourrait encore aggraver la situation.
« Après une fin d’année 2020 bien arrosée, on note un début d’année 2021 plutôt sec, le mois de mars a été très en dessous des normales » en matière de pluviométrie, indique Météo-France. Un « ensoleillement hors norme » a également été observé sur les Pays-de-la-Loire.
© 20 Minutes
La journée de samedi a été cauchemardesque pour les habitants de Chemin-Grenier et de Souillac, dans le Sud de l’île Maurice. Des pluies diluviennes se sont abattues dans le secteur, inondant les rues et les habitations.
Les précipitations abondantes qui ont touché le Sud de l’île Sœur hier, samedi 24 avril, ont une nouvelle fois conduit à des inondations dans les localités de Chemin-Grenier et de Souillac.
Les prévisionnistes de Météo Maurice avaient prévenus les habitants du secteur, un avis de fortes pluies a en effet été émis dans le secteur. Et, les rues ont vite été impraticables, avec de l’eau arrivant jusqu’à la taille, soit plus d’un mètre d’eau. De l’eau qui s’est ainsi infiltrée également dans les cours et les maisons.
A Chemin-Grenier, c'est la solidarité qui a primé, puisque comme l’indiquent nos confrères de L’Express de Maurice, des groupes de jeunes se sont mobilisés pour venir en aide aux habitants sinistrés. Des vivres ont notamment été distribués.
Les pompiers mauriciens étaient également massivement mobilisés pour venir en aide à la population. Mais dans l’opinion publique, on regrette que les autorités mauriciennes n’aient toujours pas pris de mesures pérennes pour résoudre ces problèmes d’accumulations d’eau à chaque épisode de fortes pluies, souligne aussi le journal Le Mauricien.
Un record de précipitations
A 16h hier, le record de pluviométrie de la journée a été enregistré à Grand-Bassin avec 120,4 mm d’eau. En l’espace de 24 heures, ce sont 400 mm de précipitations qui ont été enregistrés dans le secteur. Du jamais vu en 60 ans.
Les dégâts sont importants notamment du côté des agriculteurs qui ont également vu leurs cultures être inondées. Le gouvernement mauricien a d’ores et déjà annoncé une série d’aides pour les personnes sinistrées.
Les autorités de la municipalité d'Oriximiná, dans l'État de Pará, au nord du Brésil, ont déclaré l'état d'urgence après des jours d'inondations.
Les inondations ont d'abord frappé le 19 avril 2021 après la rupture de digues sur la rivière Trombetas.
Le 22 avril, la municipalité déclarait que 14 020 personnes étaient directement touchées, les rues, les commerces, les bâtiments publics et les infrastructures ont également subi des dommages.
On estime que 3 000 maisons ont été endommagées; Les zones rurales le long de la rivière ont également subi des inondations, des dizaines de communautés ont été touchées.
© NA
Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a annoncé vendredi qu’il entendait interdire à partir de 2024 la fracturation hydraulique, méthode d’extraction d’hydrocarbures controversée pour son impact sur l’environnement, dans l’idée de stopper ensuite progressivement toute exploitation pétrolière au plus tard en 2045.
Etat le plus peuplé et aussi l’un des principaux producteurs de pétrole des Etats-Unis, la Californie deviendrait alors le premier à cesser toute extraction.
L’interdiction de la fracturation hydraulique – environ 2% de la production de pétrole californienne – sera mise en oeuvre par l’agence chargée de gérer les ressources naturelles de l’Etat, qui cessera de délivrer de nouveaux permis au plus tard en janvier 2024.
Parallèlement à cette mesure, le gouverneur Newsom a demandé à l’agence surveillant la pollution atmosphérique d’examiner les moyens « de stopper progressivement l’extraction pétrolière dans tout l’Etat au plus tard en 2045 », indiquent ses services dans un communiqué.
Cet objectif s’articule avec les efforts de la Californie pour lutter contre le changement climatique, notamment l’objectif de « neutralité carbone » de son économie d’ici 2045 et la décision de M. Newsom d’interdire la vente de véhicules neufs à moteur thermique d’ici 2035.
« La crise climatique est réelle et nous continuons à en voir les signes chaque jour », dit l’élu démocrate.
« Etant donné que nous avançons rapidement pour décarboner notre secteur des transports et créer un avenir plus sain pour nos enfants, j’ai dit clairement que je ne voyais pas l’utilité de la fracturation hydraulique dans le futur et, de la même manière, je crois que la Californie doit pouvoir passer à l’après pétrole », explique-t-il dans le communiqué.
Le gouverneur Newsom avait par le passé déclaré qu’il n’avait pas le pouvoir d’interdire la fracturation hydraulique mais il était soumis à de fortes pressions de la part de militants écologistes.
La fracturation hydraulique consiste à extraire du pétrole et des gaz emprisonnés dans le sous-sol en injectant des fluides à forte pression pour fracturer les roches. L’industrie s’est beaucoup développée dans les années 2000 et 2010, faisant des Etats-Unis depuis 2014 le premier producteur pétrolier mondial.
Le coût environnemental et sanitaire est de mieux en mieux documenté: des secousses sismiques d’une part, et la pollution de l’air et de l’eau près des exploitations, avec des conséquences sanitaires pour les riverains, notamment de l’asthme ou des cancers.
Sans compter que les fuites de méthane dans l’atmosphère renforcent le réchauffement climatique.
© AFP
Survival International a lancé aujourd’hui (22 avril, Jour de la Terre) une nouvelle campagne majeure visant à stopper le projet destiné à transformer 30 % de la Terre en aires protégées d’ici 2030.
Le projet, élaboré par des dirigeants du monde entier et des organisations de protection de la nature, devrait être discuté lors du Sommet des dirigeants sur le climat organisé par le président des États-Unis, Joe Biden, les 22 et 23 avril, et faire l’objet d’un accord lors du sommet COP15 qui se tiendra en Chine en octobre.
Survival International a prévenu qu’il s’agirait du “plus grand accaparement de terres de l’histoire”. Trois-cents millions de personnes risquent de perdre leurs terres et leurs moyens de subsistance, la plupart étant des peuples autochtones et tribaux.
Survival International a baptisé ce plan le « Grand mensonge vert » (#BigGreenLie).
Fiore Longo, responsable de la campagne sur la conservation de la nature de Survival, a déclaré aujourd’hui :
« Le projet visant à découper 30 % de la terre en aires protégées est un grand mensonge vert. C’est un projet sans fondement scientifique, qui ne fera rien pour combattre le changement climatique ou la perte de biodiversité, mais qui augmentera la souffrance humaine et la destruction de la nature. Il s’agit d’une distraction meurtrière de ce qui est nécessaire de toute urgence pour garantir la diversité humaine et toute la biodiversité : la reconnaissance des droits des peuples autochtones sur leurs terres. »
Une nouvelle vidéo accompagne le lancement de la campagne ; interprétée par la comédienne et auteure Audrey Vernon, accompagne le lancement de la campagne qui dénonce le #BigGreenLie.
Plus de 230 organisations et experts ont signé une lettre exprimant leurs préoccupations quant à l’objectif des 30 %.
Parmi les principales objections de Survival à ce projet figurent les suivantes :
- L’accaparement des terres : si le plan est mis en œuvre, 300 millions de personnes risquent de perdre leurs terres, qui seront transformées en aires protégées. La création de presque toutes les aires protégées d’Afrique et d’Asie a entraîné le vol de terres sans le consentement libre, informé et préalable (CLIP) des peuples concernés. Des dizaines d’autres risquent d’être créées si le projet des 30×30 est mis en œuvre.
- Abus : les peuples tribaux et autochtones dont les terres ont déjà été transformées en aires protégées font l’objet d’abus effroyables depuis des décennies, notamment de viols, de tortures et de meurtres. La plupart de ces abus ont été commis par des écogardes soutenus et financés par de grandes organisations de protection de la nature, dont le WWF et WCS
- Une fausse solution “sauvage” : le plan des 30×30 n’est que le dernier en date des plans produits par des organisations de conservation de la nature occidentales qui considèrent à tort les terres des peuples autochtones comme des “zones sauvages” à préserver pour le bien commun, plutôt que comme des terres qu’ils ont gérées et protégées au fil du temps. Les peuples autochtones risquent d’être expulsés et dépossédés pour donner l’illusion réconfortante – mais fausse – d’une solution à un problème qu’ils n’ont pas créé.
Fiore Longo de Survival a déclaré aujourd’hui :
« Nous vivons un moment critique. Si les leaders mondiaux se réunissent aujourd’hui et abordent ce sujet comme ils en ont l’habitude, il en résultera encore plus de propositions fausses, non scientifiques, racistes et coloniales, comme le projet des 30 % et les Solutions fondées sur la nature.
« Mais à l’extérieur des couloirs du pouvoir, les critiques se multiplient. De plus en plus de personnes voient clairement qu’il s’agira d’une catastrophe du point de vue des droits humains : les peuples autochtones et d’autres populations locales du Sud paieront le prix d’une destruction de l’environnement qu’elles n’ont pas causée. Et d’un point de vue environnemental, cela ne fonctionnera tout simplement pas : chasser les peuples autochtones de leurs terres pour créer des aires protégées n’aidera pas le climat. Au contraire, les peuples autochtones sont les meilleurs gardiens du monde naturel, et la partie essentielle de la diversité humaine qu’ils représentent est une clé pour protéger la biodiversité. Leurs droits territoriaux doivent être reconnus. »
© Survival International
Nature Alerte vous invite à signer la pétition de Survival International ICI
https://www.survivalinternational.fr/mails/grandmensonge
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La première fois que les gens ici ont aperçu un "sinkhole" il y a quelques années, (ces trous profonds qui apparaissent étrangement en quelques heures), tout le monde a pensé qu'un petit astéroïde avait percuté les rivages de la mer morte.
Puis d'autres de plus en plus nombreux sont apparus (plus de 6000 à ce jour)
L'un a même avalé un immeuble, ici un morceau d'autoroute s'est effondré, un autre s'est ouvert près d'une maison et a forcé ses habitants a déménager.
Des agriculteurs en ont retrouvé dans leurs champs et ont abandonné leurs récoltes.
Bref, les habitants de Ghor Haditha, située dans les terres desséchées de la Jordanie, se sont vite rendus compte que le problème venait littéralement de sous leurs pieds, comme un symptôme de la petite mort de la mer Morte.
Cette région est depuis longtemps classée parmi les pays les plus pauvres en eau.
Ces gouffres sont un signe avant-coureur d'un avenir en équilibre précaire sur la diminution des ressources en eau dans la région. Faut dire que le niveau de la mer Morte a chuté de près de 30 mètres à cause de la sur-exploitation de ses eaux et le réchauffement climatique
Le rivage incrusté de sel de la mer Morte - mer fermée intérieure - se retire à un rythme de 1 à 1,5 mètre par an, et l'eau très salée qui gorgeait son sol est progressivement remplacée par de l'eau douce issue des pluies qui dissolvent complètement les couches de sel souterraines accumulées depuis des millénaires: des cavités se forment et le sol s'effondre en grottes souterraines, et créer des dolines.
Et les gouffres (sinkholes) se comptent maintenant par milliers, comme une éruption cutanée d'une terre totalement malade.
"Quand j'étais plus jeune, l'eau atteignait ce chemin qui mène à ce champ ", nous explique Hassan Kanazri, un producteur de tomates de 63 ans, en désignant un endroit qui est à environ 300 mètres du bord de l'eau désormais." Il nous emmène sur une parcelle de terre d'un brun foncé parsemée de trous; la terre cède sous nos pieds
"Nous ne pouvons plus utiliser de tracteurs ici. La terre est trop faible et cède, nous devons donc labourer manuellement"
Les sinkholes ne sont qu'un symptôme d'un bien plus grand danger dans la région, la soif perpétuelle de la Jordanie s'aggrave.
Ce royaume désertique pratiquement totalement enclavé n'a presque plus de ressources en eau, la baisse annuelle des précipitations dans le pays pourrait même conduire à une réduction de 30% d'ici 2100, selon le Jordan Water Project de l'Université de Stanford;
Les aquifères jordaniens, d'anciens réservoirs d'eaux souterraines qui mettent du temps à se reconstituer, sont pompés à un rythme effréné, la pandémie de Covid a augmenté la demande de 40%, selon le ministère de l'Eau. Le pays accueille 3 million de déplacés
«La situation ici est bien sombre», déclare le porte-parole du ministère de l'Eau, Omar Salameh. "Sans un soutien financier international très important pour exécuter des projets de développement, la Jordanie ne pourra plus se fournir en eau.
Environ 92% du pays reçoit moins de 200 millimètres de précipitations par an, il figure en tête de liste des pays les plus soumis à un stress hydrique, avec seulement neuf pays dans le monde; Selon le World Resources Institute, la région est également un des «points chauds mondial de l'utilisation non durable de l'eau». L'eau disponible est gravement dégradée par les rejet de saumure provenant du dessalement des sols, des pollutions et des eaux usées non traitées.
La mauvaise qualité de l'eau coûte aux gouvernements jusqu'à 2,5% de son produit intérieur brut.
Les étés brûlants aggravent les choses, les températures diurnes moyennes dépassent les 46 degrés Celsius et atteignent près de 32 degrés la nuit.
La croissance de la population aussi aggrave le problème. Dans les années 1950, la population comptait un demi-million de personnes. Elle compte aujourd’hui plus de 10 millions d’âmes. Hors selon les chercheurs l'approvisionnement en eau du pays ne peut pas soutenir une population dépassant 2 millions. Les résidents se contentent aujourd'hui de 135 cubes mètres d'eau par an, l'ONU définit la «rareté absolue»à 500 mètres cubes par an.
Un recensement de 2016 a estimé que le nombre de réfugiés installé dans la région à 2,9 millions, dont 1 million de travailleurs migrants dans le pays.A elle seule
«La crise syrienne a augmenté la demande en eau dans le pays de 20% en moyenne», dit Salameh.
Ce n'est guère mieux du côté de l'offre, où la Jordanie doit faire face à la tyrannie de sa situation géographique.
Allez vers le nord de Ghor Haditha par exemple, passez devant le site du baptême de Jésus-Christ sur le Jourdain (maintenant réduit à un filet d'eau contaminé par les eaux usées); continuer vers l'Est le long de son principal affluent,la rivière Yarmouk, où Lawrence d'Arabie a tenté de faire sauter un train ottoman,et vous rencontrez le barrage d'Al Wehda, un remblai en béton de 360 pieds à la frontière jordanienne avec la Syrie.
Sa capacité de 110 millions de mètres cubes en fait le plus grand barrage de Jordanie, une source fiable de plus d'un tiers de l'approvisionnement en eau du pays. Il est aujourd'hui à moitié plein.
C'est parce que la Syrie, qui contrôle le débit de la rivière Yarmouk en Jordanie, a construit en amont plus de 40 barrages et des milliers de puits pour irriguer ses propres cultures, ne laissant à la Jordanie qu'un cinquième de sa part.
«Nous étions censés agrandir ce barrage et construire une centrale hydroélectrique. Les négociations avec la Syrie devaient nous assurer notre cota d'eau, et les Syriens obtiendraient de nous de l'électricité », a déclaré Munther Maayeh, l'un des gestionnaires du barrage. Mais l'eau délivrée que nous recevons des Syriens n'est pas suffisante pour cela.
Israël pour sa part, en vertu de l'accord de paix de 1994, procède régulièrement à des transferts de l'eau du Jourdain jusqu'au son état, elle a ainsi détourné quelque 600 millions de mètres cubes d'eau de la mer de Galilée - une autre mer intérieure -du Jourdain. Résultat une plongée de 90% du débit de la rivière
Du coup la Jordanie s'est de plus en plus tournée vers des ressources en eau non renouvelables telles que les aquifères. La Jordanie en a 12, mais pompe déjà plus de 160% de ce qu'elle ne le devrait pour qu'ils puissent se reconstituer; 10 sont désormais presque épuisés
La faiblesse de l'offre associée à la demande croissante a donc contraint le gouvernement à rationner sa distribution d'eau. Concrètement, cela signifie que la plupart des foyers ne reçoivent plus d'eau municipale qu'une fois par semaine.
Beaucoup de nos habitants se tournent désormais vers le forage illégal de puits, dit Salameh. Pire les besoins en énergie pour le pompage de l'eau représentent déjà plus d'un sixième de la production totale d'électricité du pays, selon le gouvernement. Les subventions de l'État à l'agriculture, un secteur qui consomme un peu plus de 50% de l'approvisionnement en eau de la Jordanie tout en ne contribuant qu'à 3% à 4% de son PIB, est bien trop coûteuses. les principales cultures de la Jordanie sont les tomates et les concombres, des plantes à faible profit qui consomment beaucoup d'eau. Les agriculteurs doivent urgemment à l'avenir choisir des cultures plus rentables et moins gourmandes en eau.
© Nature Alerte
Les États-membres et le Parlement européens se sont mis d'accord sur un objectif à la veille d'un sommet international sur le climat initié par Joe Biden.
Eurodéputés et États de l'UE se sont mis d'accord mercredi 21 avril pour adopter l'objectif d'une réduction nette d'«au moins 55%» des émissions de gaz à effet de serre de l'UE d'ici 2030, par rapport au niveau de 1990, ont annoncé la Commission européenne et plusieurs parlementaires.
Cet objectif faisait l'objet d'âpres négociations entre, d'une part, les Vingt-Sept, qui s'étaient entendus en novembre sur une réduction de 55%, et le Parlement européen, qui réclamait un objectif d'au moins 60%. Cet accord intervient à la veille d'un sommet international sur le climat initié par le président américain Joe Biden
© AFP
Une large partie de falaise s'est effondré sur une plage près de Néfyn dans le nord du pays de galles
Cet énorme glissement de terrain a grignoté de moitié les jardins des maisons situées à son sommet et qui se retrouvent désormais au bord de la falaise.
Il semble que les falaises de la région soient particulièrement déstabilisées ces derniers temps, de nombreux glissements de terrain plus petits ont été observés le long du littoral au cours des derniers mois.
La police a déclaré: "Il est conseillé au public d'éviter la zone jusqu'à nouvel ordre" des mesures de sécurité ont limité l'accès à certaines parties de la plage.
© NA
Le temps presse pour s’attaquer à la crise climatique, avertit l’ONU
Genève (AFP) – 2021 doit être l’année de l’action contre le changement climatique « dont les répercussions sont déjà trop coûteuses pour les populations de la planète », a exhorté l’ONU lundi, avant un sommet sur le climat organisé par Joe Biden.
« Nous sommes au bord du précipice », a mis en garde le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors de la présentation, en compagnie de Petteri Taalas, le patron de l’Organisation météorologique mondiale, de son rapport annuel.
Les pays « doivent agir maintenant pour protéger les populations contre les effets désastreux du changement climatique », a-t-il ajouté.
Le rapport rappelle que l’année dernière a été l’une des trois plus chaudes jamais enregistrées et que les concentrations de gaz à effet de serre ont augmenté malgré le ralentissement économique lié à la pandémie.
Pour l’ONU, 2021 est donc une année « cruciale » pour tenter de freiner les effets « désastreux » du changement climatique. L’organisation compte sur une série de sommets clés, qui commencent cette semaine, pour offrir aux dirigeants de la planète l’occasion d’agir.
Une alliance « essentielle »
Le rapport est publié peu avant le sommet sur le climat organisé par le président américain Joe Biden jeudi et vendredi: quarante dirigeants mondiaux ont été invités à participer à ces discussions virtuelles visant à galvaniser les efforts des principales économies pour lutter contre la crise climatique.
L' »occasion » pour les pays qui ne l’ont pas encore fait d’annoncer de nouveaux objectifs climatiques ambitieux, a souligné Antonio Guterres.
Washington doit notamment dévoiler ses nouvelles cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030.
Samedi, la Chine et les Etats-Unis, les deux plus grands pollueurs du monde, se sont engagés à « coopérer » dans la lutte contre le changement climatique. Une alliance « essentielle », a souligné le chef de l’ONU.
Ce sommet devrait être l’occasion de mieux informer afin de faire « changer les mentalités », selon la jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg.
« Tant que nous ne traitons pas la crise(climatique) comme une crise, nous n’arriverons pas à obtenir de changement profond », a-t-elle déclaré lors d’une autre conférence de presse, organisée par l’OMS.
M. Guterres compte par ailleurs sur la conférence des Nations unies sur le climat, la COP26, en novembre pour que des « changements radicaux » interviennent enfin.
Faire plus, et plus vite sur le climat
Les niveaux d’ambition actuels en matière de climat sont en effet bien en deçà de ce qui serait nécessaire, estime-t-il.
« Les pays doivent s’engager à atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2050 », a-t-il déclaré, ajoutant: « Nous devons faire plus, et plus vite, dès maintenant ».
L’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique prévoit de plafonner le réchauffement de la planète en dessous de deux degrés par rapport au niveau préindustriel, tandis que les pays poursuivront leurs efforts pour limiter l’augmentation à 1,5 C.
Mais l’Organisation météorologique mondiale (OMM) estime qu’il y a au moins une probabilité sur cinq que la température moyenne mondiale dépasse déjà temporairement la barre des 1,5°C d’ici à 2024.
« Tous les indicateurs climatiques clés (…) mettent en lumière l’aspect durable et implacable du changement climatique », résume Petteri Taalas.38°C au nord du cercle polaire
En 2020, les concentrations des principaux gaz à effet de serre – dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote – ont continué d’augmenter malgré la réduction temporaire des émissions liée à la pandémie de Covid-19, qui a fait ralentir les économies.
Par ailleurs, selon le rapport, 2020 a été l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, avec par exemple des températures ayant atteint 38°C à Verkhoyansk en Russie le 20 juin, du jamais-vu au nord du cercle polaire.
L’élévation du niveau de la mer s’accélère, tandis que le stockage de la chaleur et l’acidification des océans augmentent, diminuant la capacité de l’océan à modérer le changement climatique.
Le rapport pointe également que l’étendue minimale de la glace de mer dans l’Arctique en septembre 2020 a été la deuxième plus faible jamais enregistrée.
En outre, un nombre sans précédent de 30 tempêtes dans l’Atlantique a été enregistré avec à la clé au moins 400 décès et coûté 41 milliards de dollars de dégâts.
Des vagues de chaleur extrêmes, de graves sécheresses et des incendies de forêt ont également entraîné des dizaines de milliards de dollars de pertes et de nombreux décès.
Enfin, quelque 9,8 millions de déplacements, dus en grande partie aux risques et catastrophes hydrométéorologiques, ont été enregistrés au cours du premier semestre de 2020.
© AFP
Les émissions de CO2 liées à l'énergie devraient connaître un rebond majeur en 2021
Après un recul de 5,8% en 2020, les émissions devraient connaître cette année un rebond de 4,8%, notamment du fait de la résurgence du charbon.
Un effet rebond à prévoir. Les émissions de gaz à effet de serre liées à la production et à la consommation d'énergie devraient rebondir au point de frôler en 2021 leur sommet d'avant-Covid-19, du fait de la reprise de la demande mondiale pour tous les combustibles fossiles et notamment la résurgence du charbon, estime l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Après un repli historique de 5,8% en 2020 lié à la pandémie et ses mesures de confinement, les émissions liées à l'énergie (soit environ les trois quarts du total mondial tous secteurs confondus) devraient connaître cette année un rebond de 4,8% (+1,5 milliard de tonnes, à 33 milliards de tonnes).
Ce serait la deuxième plus forte hausse annuelle jamais enregistrée pour ces émissions à l'origine du réchauffement planétaire, après le rebond post-crise financière en 2010. En effet toutes les énergies fossiles devraient voir leur demande augmenter «significativement» en 2021, et notablement le charbon, le plus émetteur de tous, dans les pays émergents.
La demande de charbon devrait croître de 4,5%, dépassant son niveau de 2019 pour approcher ses sommets de 2014. Sa croissance, tirée par le secteur électrique, devrait être de 60% supérieure à celle des renouvelables (qui pourtant se développent aussi). La demande de gaz devrait également dépasser son niveau de 2019. Celle de pétrole repart fortement, mais ne devrait pas retrouver son sommet de 2019 du fait des incertitudes pesant sur le secteur aérien.
Du côté des renouvelables, la production électrique devrait croître de 8%, pour fournir quelque 30% de l'électricité mondiale (contre moins de 27% en 2019). Solaire et éolien en particulier devraient connaître une croissance annuelle record: la production électrique d'origine éolienne devrait croître de 17% par rapport à 2020, celle d'origine photovoltaïque de près de 18%. La Chine représente environ la moitié de ces progrès.
La reprise est tout sauf soutenable pour le climat
Mais in fine, les émissions globales liées à l'énergie en 2021 finiraient tout juste à 1,2% sous le niveau de 2019 (à 400 milliards de tonnes de moins). «Voila un sombre avertissement, qui montre que la reprise économique après la crise du Covid est à ce jour tout sauf soutenable pour notre climat», souligne le directeur de l'AIE Fatih Birol, dans un communiqué.
«A moins que les gouvernements n'agissent rapidement pour commencer à réduire les émissions, il est probable que nous affrontions une situation pire encore en 2022», prévient l'économiste, pour qui «le sommet sur le climat organisé par le président américain Joe Biden cette semaine est un moment critique pour s'engager à des actions claires et immédiates avant la COP26 de Glasgow».
L’UFC-Que choisir pointe une nouvelle fois du doigt les perturbateurs endocriniens. Plus d’un million de consommateurs, surtout en zones rurales, boivent une eau polluée essentiellement par des pesticides, dénonce mardi l’association de consommateurs.
Basée sur les résultats d’analyses réalisés pour le compte des Agences régionales de santé (ARS) et l’ONG Générations futures, l’association a mis à jour son étude nationale sur la qualité de l’eau potable et mis en ligne une carte interactive. Celle-ci révèle tout de même que la qualité de l’eau progresse : « 98 % des consommateurs ont accès à une eau conforme à la totalité des critères sanitaires, soit une progression de plus de deux points par rapport à la précédente étude de 2017 ».
Le cas des zones rurales et de montagne
Cette amélioration s’explique par trois facteurs : « dans des grandes villes, des réseaux contaminés ont été fermés, la loi NOTRe a incité à des groupements de compétences au niveau des intercommunalités dans l’objectif de mettre des moyens financiers au pot commun et il y a eu des améliorations techniques », explique Olivier Andrault d’UFC-Que Choisir, qui a piloté l’étude.
Des problèmes subsistent toutefois, en particulier dans des zones rurales et de montagne. Selon UFC-Que Choisir, « les pollutions agricoles constituent toujours les premières causes de contaminations : 450.000 consommateurs boivent ainsi une eau dépassant les normes maximales en pesticides et 148.000 une eau contaminée par les nitrates ». L’association cite notamment les villes de Château-Gontier ( Mayenne), Langres (Haute-Marne) pour les pesticides et Berck (Pas-de-Calais), Chinon ( Indre-et-Loire) pour les nitrates.
Les factures d’eau payent la dépollution
Par ailleurs, « ce paradoxe de la bonne qualité de l’eau potable s’explique par la mise en place de coûteux traitements de dépollution », selon l’étude. « Le coût de la dépollution des pollutions agricoles représente entre 750 millions et 1,3 milliard d’euros par an, intégralement financé par les consommateurs via leurs factures d’eau ».
L’UFC-Que Choisir et Générations futures s’inquiètent de la disparité, selon les départements, des pesticides recherchés dans l’eau potable. « 750 molécules de pesticides ou de dérivés peuvent être rencontrées dans la nature, en moyenne on n’en recherche en France que 206 », explique Olivier Andrault. « Dans certains territoires comme l’Aisne, qui est pourtant un département agricole avec des grandes cultures intensives très utilisatrices de pesticides, on peut descendre à douze ».
Agir au nom du principe de précaution
Les associations s’inquiètent aussi de la présence de pesticides soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. L’étude « révèle ainsi la présence de pesticides soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens dans 28 % en moyenne des analyses considérées comme conformes à la réglementation ». Par conséquent, les auteurs demandent que la commercialisation de ces pesticides soit interdite au nom du principe de précaution.
Un garde-côtes inspecte des coquilles de palourdes géantes saisies, sur une plage de la province de Palawan, aux Philippines, le 16 avril 2021. (HANDOUT / PHILIPPINE COAST GUARD (PCG) / AFP)
Les autorités philippines ont annoncé samedi 17 avril la saisie record de 200 tonnes de coquillages géants, notamment des bénitiers, des espèces menacées. Pour une telle quantité, la valeur de cette saisie serait de près de 25 millions de dollars sur le marché noir. Ces immenses mollusques bivalves, parmi les plus grands du monde, sont recherchés pour remplacer l'ivoire maintenant interdit.
Quatre suspects ont été arrêtés lors de cette saisie qui dépasse très largement les 80 tonnes de celle du mois dernier dans la même région, déjà l'une des plus importantes effectuées. Si leur rôle dans cette affaire est confirmé, ils encourent jusqu'à huit ans de prison et des amendes s'élevant à 50 000 euros.
"Crime intergénérationnel"
Les protecteurs de l'environnement s'alarment de ce braconnage de plus en plus important, et dévastateur pour l'écosystème marin. En mer, ces coquilles géantes abritent en effet toutes sortes d'algues qui sont une source de nourriture pour une grande quantité de poissons, y compris ceux pêchés par les humains. "Enlever ces coquillages géants à leur habitat naturel est en quelque sorte un crime intergénérationnel", a déclaré à l'AFP Jovic Fabello, du Conseil de Palawan pour le développement durable. "Cela va affecter de façon permanente l'écosystème marin et les générations futures seront privées de ses ressources", a-t-il ajouté.
Le cacique Raoni Metuktire, défenseur emblématique de la forêt amazonienne, a mis en garde vendredi le président américain Joe Biden contre les « mensonges » de son homologue brésilien Jair Bolsonaro, qui s’est engagé jeudi à éradiquer la déforestation illégale d’ici 2030.
« Il a dit beaucoup de mensonges », a déclaré le chef indigène au plateau labial dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par l’Institut Raoni.
« Si ce mauvais président vous dit quelque chose, ignorez-le. Il veut autoriser la déforestation et stimuler les intrusions sur nos terres », a-t-il ajouté dans son message de quatre minutes adressé à Joe Biden, enregistré dans sa langue Kayapo, sous-titré en anglais et en portugais.
Raoni a également réclamé au président américain de l’aide « pour trouver une voie, une solution pour préserver l’environnement ».
« Aidez-moi et je vous aiderai aussi, pour qu’on puisse faire de bonnes choses. Je ne sais pas prononcer votre nom, mais vous me connaissez. Je m’appelle Raoni et je ne suis pas là pour plaisanter. J’ai toujours lutté pour la forêt », a-t-il poursuivi.
« Je suis triste parce que tout ce que j’ai fait pour l’environnement est de plus en plus menacé », a résumé le cacique de 90 ans, qui semblait en bonne forme après avoir été hospitalisé à deux reprises l’an dernier, une première fois à cause d’ulcères gastriques et la deuxième après avoir été malade du Covid-19.
Jeudi, la présidence brésilienne a aussi envoyé un message à Joe Biden, une lettre de sept pages dans laquelle le gouvernement Bolsonaro réclame une aide financière de la communauté internationale pour tenir ses engagements pris lors de l’accord de Paris sur le Climat en 2015.
Cette missive a été envoyée une semaine avant le sommet virtuel sur le climat organisé par M. Biden, avec une quarantaine de dirigeants mondiaux, dont le président brésilien.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro, en janvier 2019, la déforestation et les feux de forêt en Amazonie ont atteint des niveaux extrêmement préoccupants.
Lors de son premier discours devant l’ONU, en septembre 2019, le dirigeant d’extrême droite avait fortement critiqué Raoni, l’accusant d’être à la solde de puissances étrangères menaçant la souveraineté du Brésil.
En janvier, le cacique a demandé à la Cour pénale internationale d’enquêter pour « crimes contre l’humanité » contre Jair Bolsonaro, accusé de « persécuter » les peuples autochtones en détruisant leur habitat et en bafouant leurs droits fondamentaux.
© AFP
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a admis dix nouveaux sites en Suisse, en France et en Italie sur la Liste verte des aires protégées et conservées de l’UICN, le standard mondial reconnaissant les sites les mieux gérés de la planète. Trois sites existants de la Liste verte en République de Corée et un en Italie ont vu leur statut renouvelé. La Liste verte de l’UICN compte aujourd’hui 59 sites dans 16 pays à travers le monde.
« Les sites admis sur la Liste verte de l’UICN se sont distingués par une gestion exemplaire, une gouvernance équitable et un engagement à long terme en faveur d’une conservation réussie », a déclaré le Directeur général de l’UICN, Dr Bruno Oberle. « Des aires protégées et conservées efficaces sont essentielles si nous voulons mettre un terme à la perte dramatique de vie sur Terre à laquelle nous assistons. Alors que l’UICN et la communauté internationale appellent à la protection de 30 % de la surface de notre planète d’ici 2030, les sites de la Liste verte de l’UICN fournissent les meilleurs exemples d’efficacité et d’inclusivité pour que nos efforts soient couronnés de succès. »
Le Parc National Suisse devient le premier site de la Liste verte de Suisse. Créé en 1914 dans le canton des Grisons, le parc est désigné réserve naturelle stricte (catégorie Ia de l’UICN) et fait partie de la réserve de biosphère de l’UNESCO Engiadina Val Müstair. Le parc couvre 170 km2 de forêts, de prairies subalpines et alpines, ainsi que de roches et d’éboulis. Des espèces menacées à l’échelle nationale comme l’aigle royal (Aquila chrysaetos) et le gypaète barbu (Gypaetus barbatus) se reproduisent à l’intérieur de ses frontières.
Sept des sites nouvellement certifiés sont en France, ce qui porte le total du pays à 22, soit le nombre le plus élevé au monde à ce jour. Il s'agit notamment des réserves biologiques dirigées de la forêt de la Coloraie du Volcan, un site combinant des écosystèmes côtiers et forestiers uniques à La Réunion, ainsi que de la plus haute aire protégée de France, la réserve naturelle nationale des Contamines-Montjoie dans les Alpes françaises. Les autres sites nouvellement inscrits en France sont les réserves naturelles nationales du Haut-Giffre et des Aiguilles Rouges, le site Natura 2000 Bassin du Drugeon, les Marais des basses vallées de l'Essonne et de la Juine, le Domaine de la Tour du Valat, et la réserve naturelle nationale de Sainte-Victoire.
Deux aires protégées en Italie ont été ajoutées à la Liste verte de l’UICN, le parc national Arcipelago Toscano et le parc national Foreste Casentinesi, Monte Falterona et Campigna, tandis que le statut de liste verte du premier parc national du pays, Gran Paradiso, a été renouvelé. Archipel de sept îles méditerranéennes, dont l’île d’Elbe, présentant une grande diversité florale endémiquele parc national Arcipelago Toscano fait partie de la réserve de biosphère de l’UNESCO Isole di Toscana. Le parc national Foreste Casentinesi, Monte Falterona et Campigna, dans les montagnes des Apennins, conserve l’une des plus grandes forêts de hêtres anciennes d’Italie, est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO et est également reconnu au titre du diplôme européen des espaces protégés.
Le Comité de la Liste verte de l’UICN, qui examine les candidatures au nom de l’UICN, a également renouvelé le statut de Liste verte des parcs nationaux de Jirisan, Odaesan et Seoraksan en République de Corée. Jirisan est le premier parc national établi en République de Corée et est connu comme une « montagne de vie » pour sa biodiversité considérable ainsi que pour ses atouts culturels. Le parc conserve avec succès l’ours noir asiatique menacé à l’échelle mondiale (Ursus thibetanus) ainsi que de nombreuses autres espèces écologiquement significatives. Il protège également plus de 300 sites culturels dont l’un des principaux temples du pays, le temple Ssanggyesa. Le parc national d’Odaesan est connu pour ses cinq pics montagneux et pour la conservation réussie de ses zones humides reconnues d’importance internationale au titre de la Convention de Ramsar. Il abrite et protège également un temple vieux de 1000 ans, désigné trésor national. Le parc national de Seoraksan conserve le Goral à longue queue, menacé à l’échelle mondiale (Naemorhedus caudatus). Les trois sites avaient été inscrits sur la Liste verte de l’UICN pour la première fois en 2014.
« Nous sommes encouragés par le fait qu’un nombre record d’aires protégées et conservées se sont nouvellement qualifiées pour le statut convoité de Liste verte de l’UICN, démontrant leur efficacité à offrir des bénéfices aux populations et à la nature. Leur réalisation incite les plus de 500 sites candidats dans 50 pays qui ont officiellement exprimé leur intérêt à rejoindre la Liste verte pour améliorer leur gestion et leur gouvernance », a déclaré Trevor Sandwith, Directeur du Programme global des aires protégées et conservées de l’UICN.
Les sites de la Liste verte de l’UICN ont fait preuve d’excellence sur la base d’une évaluation rigoureuse par rapport au standard de la Liste verte de l’UICN qui comprend 17 critères structurés en quatre composantes : bonne gouvernance, conception et planification robustes, gestion efficace et résultats effectifs en matière de conservation.
© UICN
SES-B5 Aires protégées, Liste Verte UICN, Thierry Lefèbvre from Anne Teyssèdre on Vimeo.



















