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La CJUE a capitulé face aux multinationales semencières et à la Commission européenne. Dans un arrêt rendu ce matin, elle estime en effet que les OGM, issus de techniques mutagènes de multiplication in vitro de cellules végétales ou animales isolées (dites mutagenèse in vitro), doivent être exemptés de l'application de la réglementation OGM.
Ces techniques sont pourtant toutes brevetables et n'ont donc rien de «naturel» ni de traditionnel. Indispensables à la production de tous les OGM anciens ou nouveaux, elles ont été développées peu avant 2001 en même temps que la transgenèse.
Elles génèrent les mêmes modifications génétiques intentionnelles et non intentionnelles et donc les mêmes risques sanitaires et environnementaux. Des risques qui justifient les obligations réglementaires actuelles d'évaluation des risques, d'étiquetage et de traçabilité.
La réglementation européenne ne peut pas dire tout et son contraire. Seules les techniques traditionnelles peuvent être exemptées de la réglementation OGM, mais elles ne sont pas brevetables. Si les techniques de mutagenèse in vitro sont brevetables, c'est qu'elles ne sont pas traditionnelles et qu'elles produisent donc des OGM réglementés.
La Confédération paysanne œuvrera pour que le Conseil d'État mette un terme à ces abus juridiques. Il s'agit de défendre le droit des paysans et paysannes, des citoyens et citoyennes de cultiver, de manger sans OGM et d'empêcher la confiscation de toute la biodiversité cultivée par les brevets d'une poignée de sociétés transnationales.
La Confédération paysanne
2 Naturellement, une cellule somatique végétale ou animale isolée ne se multiplie pas pour donner de nouveaux clones, elle meurt.
Des centaines d’agriculteurs français ont investi la capitale mercredi. Cible de leur courroux? La décision de renoncer aux insecticides néonicotinoïdes pour la culture de la betterave sucrière. Incroyable mais vrai...
Une longue file de tracteurs s’est ébranlée de la porte de Versailles en direction des Invalides, dans le centre de Paris. et 425 km de bouchons se sont dés lors formés en Ile-de-France à partir de 6 heures du matin, bref ni la consommation d’essence de leurs tracteurs de pauvres ni la pollution de l'air engendrée par cette manifestation ne les dérangent. Pour eux l'avenir de la planète et de leurs enfants sa passe forcement par le porte monnaie.
425 km de Bouchons, un chiffre « exceptionnel pour cette heure-ci », selon le site Sytadin. D’est en d’ouest, des centaines de tracteurs convergeaient vers Paris mercredi matin pour la première fois depuis trois ans, afin de manifester contre les « contraintes » pesant sur l’agriculture. (mais qui sont donc leurs clients avec tant de sucre) « Près de 500 tracteurs » et « plus de 2.000 paysans » sont annoncés par le premier syndicat agricole, la FNSEA.
«Des mesures qui s’empilent en notre défaveur»: juchés sur leur tracteur, des centaines d’agriculteurs ont afflué, mercredi, à Paris, pour manifester contre les restrictions d’usage des pesticides et d’autres obligations, une première depuis trois ans. (avec l'achat et l'accaparement des terres agricoles françaises par les grandes industries alimentaires de ces dernières années on pense forcement à une manifestation de lobbying)
Une longue file d’engins s’est ébranlée vers 9h de la porte de Versailles, où de nombreux policiers ont été déployés pour encadrer la manifestation, qui doit se diriger vers les Invalides, dans le centre. Vers 9h30, le cumul de bouchons était de 304 kilomètres en Île-de-France.
Déclencheur de la mobilisation: la décision du gouvernement, le 23 janvier, de renoncer à autoriser les insecticides néonicotinoïdes (décision européenne d'ailleurs) pour la culture de la betterave sucrière, à la suite d’une décision de la Cour de justice de l’Union européenne. Ces derniers mois, les agriculteurs se sont aussi rassemblés par petits groupes, ici pour dénoncer la hausse de leurs coûts de production du fait de la flambée des prix de l’énergie, là pour réclamer de stocker de l’eau d’irrigation.(et vlan passe moi la flotte)
Déjà leur dernière grosse mobilisation remontait au 27 novembre 2019, quand un millier de tracteurs avaient mené des opérations escargot sur le périphérique parisien. Les manifestants dénonçaient un durcissement des règles concernant l’épandage de pesticides de synthèse.
«Pression environnementaliste»
Grégoire Bouillant, céréalier de 40 ans, est parti vers 5h du matin de sa ferme du Val-d’Oise pour arriver, à 20km/h, à la porte de Versailles, où se tiendra dans moins d’un mois le Salon international de l’agriculture. Il dénonce une «pression environnementaliste» et des «mesures qui ne cessent de s’empiler en notre défaveur». «On veut montrer au gouvernement qu’on ne peut pas interdire des moyens de production sans alternative», ajoute Cyril Milard, président d’une antenne du syndicat de la FNSEA.
«À ce rythme-là, l’agriculture va disparaître.» ( genre...mega baratin)
Damien Greffin, cultivateur et militant syndical
Les néonicotinoïdes, toxiques pour les abeilles et interdits depuis 2018, bénéficiaient d’une dérogation depuis deux ans. Ce qui permettait de les appliquer préventivement sur les semences de betteraves pour les prémunir de la jaunisse. «Comme utilisateur de néonicotinoïdes, je n’ai pas l’impression d’empoisonner le monde», s’agace le cultivateur et militant syndical Damien Greffin. (ben vi ben non il est pas au courant de la perte totale de la biodiversité dans les campagnes le pauvre) Pour lui, «à ce rythme-là, l’agriculture va disparaître». Il cite l’interdiction de l’insecticide phosmet, qui «compromet» la culture de cerises, ou celle – prochaine – d’un désherbant pour les endives.
Plus largement, selon la FNSEA, «les agriculteurs se retrouvent aujourd’hui en butte à des contraintes sanitaires et réglementaires de tous ordres, qui freinent les projets innovants dans les territoires, en matière d’irrigation, de bâtiments d’élevages…»
...AU SECOURS...c'est la honte...pensent ils simplement à nos enfants...
«Pratiques dignes de l’agriculture des années 1960»
À l’inverse, un autre syndicat, la Confédération paysanne, a déploré que «d’autres» manifestent «pour continuer à utiliser des néonicotinoïdes et refuser toute avancée écologique». L’ONG environnementale Générations futures a rappelé, elle, que les néonicotinoïdes étaient «plus toxiques que le tristement célèbre DDT», interdit dans les années 1970, dénonçant des pratiques «dignes de l’agriculture des années 1960, pas de celle des années 2020».
© AFP
Des Incendies monstres ravagent actuellement le Chili. Des centaines de milliers d’hectares de forêt ont été brûlés. Et une grande partie du pays est sous la fumée.
L’été dernier, de terribles incendies ont ravagé la forêt des Landes. Plus de 30 000 hectares sont partis en fumée. Un chiffre qui semble aujourd’hui dérisoire comparé à celui publié ce matin pour les feux de forêt en cours au Chili. En moins d’une semaine, pas moins de 270 000 hectares ont brûlé. Et ce n’est pas fini. Puisque 275 feux de forêt actifs ont été recensés dans le pays.
270 000 hectares, c’est plus que la superficie totale… du Luxembourg ! Et cela vient placer cette saison des feux 2022/2023 à la deuxième place des saisons des feux les plus dévastatrices après celle de 2016/2017. Cette année-là, quelque 570 000 hectares de forêt été partis en fumée.
Lorsque l’on se penche sur les dates des saisons des incendies les plus violentes, il apparaît clairement que toutes ont eu lieu au cours des dix dernières années. En cause, la « méga-sécheresse » — comme la qualifie l’OMM, l'Organisation météorologique mondiale — qui frappe le Chili depuis une décennie maintenant. La plus longue de ces 1 000 dernières années. Le tout amplifié par une canicule sans précédent sur une large part du continent sud-américain et des vents violents qui participent à la propagation rapide des flammes.
Des feux de forêt probablement d’origine criminelle
Les autorités ont annoncé l’arrestation de plusieurs personnes soupçonnées d’avoir allumé intentionnellement ces feux de forêt.
Pour l’heure, les incendies n’ont pas affecté l’industrie minière du pays. Rappelons que le Chili est le premier producteur de cuivre au monde. Mais ses mines sont principalement situées dans le nord du pays. Les incendies, en revanche, touchent le secteur agricole et forestier. Et surtout, selon les chiffres officiels, 26 personnes auraient déjà perdu la vie depuis le début de ces incendies au Chili. Plus de 1 200 personnes auraient été blessées. Et environ 800 maisons détruites.
Des soutiens arrivent de plusieurs pays pour aider le Chili à lutter contre ces feux de forêt. D’Argentine, d’Espagne, du Mexique, du Brésil, de la Colombie, du Portugal, du Paraguay, du Pérou ou encore du Venezuela. À l’image de ce qui a été fait cet été en Gironde, des opérations de terrain sont en cours pour essayer de couper la route aux feux. Mais l’épaisse fumée qui se dégage des incendies rend les interventions terrestres difficiles. Et mettent plus encore en danger la santé des habitants.
© Futura science
La Syrie, après la Turquie, a sollicité l'aide de l'Union européenne pour des secours à la suite du violent séisme qui a frappé les deux pays, a annoncé mercredi le commissaire européen Janez Lenarcic, encourageant les États membres de l'UE à apporter cette assistance.
Le pape appelle à la solidarité
Le pape François a appelé mercredi à la solidarité internationale avec la Turquie et la Syrie, deux jours après le terrible séisme dont le bilan dépasse désormais les 11.200 morts. «Je remercie ceux qui s'engagent pour porter secours, et j'encourage tout le monde à être solidaire avec ces terres en partie déjà martyrisées par une longue guerre», a déclaré le pape argentin à la fin de son audience générale hebdomadaire au Vatican. «Prions ensemble pour que ces frères et sœurs puissent aller de l'avant face à cette tragédie».
Les Casques blancs implorent de l'aide
Les Casques blancs, les secouristes des zones rebelles en Syrie, ont imploré mercredi la communauté internationale d'envoyer des équipes les aider, dans une course contre la montre pour sauver les personnes coincées sous les décombres après un séisme meurtrier.
«Nous demandons à la communauté internationale d'assumer ses responsabilités à l'égard des victimes civiles. Il faut que des équipes internationales de sauvetage entrent dans nos régions», a affirmé à l'AFP le porte-parole des Casques blancs, Mohammad al-Chebli. «C'est une véritable course contre la montre, des gens meurent toutes les secondes sous les décombres», a-t-il ajouté.
Les Casques blancs, qui s'appuient sur des années d'expérience acquises pendant la guerre en Syrie, constituent le fer de lance des opérations de secours dans le nord du pays tenu par les rebelles à la suite du séisme. «Selon nos informations, des centaines de familles sont toujours portées disparues ou sont coincées sous les décombres», a ajouté le porte-parole.
Les secouristes se pressent
Dans un froid glacial, les sauveteurs mènent une course contre la montre pour tenter de porter secours aux rescapés du tremblement de terre d'une magnitude de 7,8, survenu lundi à l'aube et qui a secoué le Sud-Est de la Turquie et le Nord de la Syrie voisine. Le mauvais temps complique la tâche des secours et le ministre turc de l'Intérieur a averti mardi que les prochaines 48 heures seraient «cruciales» pour retrouver des survivants.
La route qui mène à la ville turque d'Antakya (l'ancienne Antioche), dans la province de Hatay particulièrement touchée, est encombrée de camions d'aide, d'engins de chantiers et d'ambulances qui slaloment entre les voitures des particuliers qui fuient. La ville est à terre, noyée dans un épais nuage de poussière due aux engins de déblaiement qui fouillent les décombres. À perte de vue, ce ne sont qu'immeubles effondrés ou partiellement écroulés. Même ceux qui tiennent encore sont profondément lézardés et personne n'ose y rester. «Antakya est finie», répètent les habitants.
À Gaziantep, ville turque proche de l'épicentre, une habitante a déjà perdu l'espoir de retrouver vivante sa tante enfouie sous les décombres. «C'est trop tard. Maintenant nous attendons nos morts», confie-t-elle.
© AFP
Contre la réforme des retraites, ce mardi 7 février, de nouvelles manifestations sont organisées partout en France.
Dans les cortèges, des ONG environnementales battront le pavé aux côtés des syndicats, sous la bannière de l'Alliance écologique et sociale, lancée en janvier 2020, pour faire du social et du climat un même combat. Les deux sujets nécessitent en effet un changement de modèle économique.
Ce mardi 7 février, pour la troisième fois consécutive, les organisations membres de l’Alliance écologique et sociale manifesteront contre la réforme des retraites. Des ONG comme Greenpeace, Oxfam, Extinction Rebellion ou encore Les Amis de la Terre défileront main dans la main aux côtés des syndicats pour défendre les droits des travailleurs mais aussi la défense de la planète. Car les deux sujets sont bel et bien liés, malgré les apparences.
"Cela s’inscrit dans la logique de notre collectif qui vise à lier le social et l’environnement. L’enjeu immédiat ici est clairement social, donc on n’a pas vocation à se substituer aux syndicats, explique François Chartier, porte-parole de l’Alliance et chargé de campagne océan et pétrole au sein de Greenpeace. Par contre, notre message est aussi de dire que c’est le même modèle économique qui maltraite les travailleuses et travailleurs et détruit notre environnement. C’est pourquoi nous appelons tous nos militants à se mobiliser".
"Les classes moyennes et défavorisées sont les plus impactées dans les deux cas"
L’ONG a d’ailleurs publié une note pour expliquer dans le détail pourquoi elle soutenait la mobilisation contre la réforme. Dans son argumentaire, elle explique notamment que le texte viendra "aggraver les inégalités", "impactant en priorité les classes moyennes et défavorisées", elles-mêmes déjà les plus touchées par le changement climatique.
Greenpeace déplore également que la question du partage des richesses n'ait pas été mise sur la table pour équilibrer notre système de retraites. "C’est le sens de la demande que nous portons à travers l’ISF climatique qui permettrait de dégager des financements pour la transition écologique, tout comme la taxe sur les superprofits engrangés par des grandes entreprises depuis le début de la crise", explique l’ONG.
Le risque est aussi de voir une partie des Français, parmi les plus favorisés, se tourner vers la retraite par capitalisation, dont les financements ne sont pas alignés avec les objectifs de l’Accord de Paris, comme le rappelle Reclaim Finance. "En plus de principaux acteurs de la gestion des fonds d’épargne retraite en France, les géants américains encore moins scrupuleux comme Blackrock pourraient saisir les nouveaux débouchés qui leur sont offerts", souligne l'ONG.
"Logique productiviste"
Plus globalement, ce que dénoncent les écologistes est la vision productiviste sur laquelle s’appuie le gouvernement qui, en choisissant de repousser l’âge légal de départ à la retraite, va de facto augmenter la production et la consommation de biens, dont on sait qu’elles aggravent la crise climatique. En outre, dans ses prévisions, le gouvernement oublie de prendre en compte l'impact du changement climatique. Or, celui-ci aura forcément un impact sur les scénarios de croissance d'ici 2050 et le pourcentage de PIB dédié au système de retraite. Pourtant pas de trace des mots "changement climatique" dans l’étude d’impact publiée par le gouvernement.
"Cette orientation tourne le dos à toute perspective de sobriété et de diminution des prélèvements et des dégradations des ressources naturelles, s’inquiète Vincent Gay, sociologue à l’Université Paris-Diderot, membre d’Attac, dans une tribune publiée sur le site de l'association. Le logiciel du gouvernement reste enfermé dans une logique productiviste où l’augmentation du travail marchandisé reste un objectif majeur, alors qu’il est urgent d’aller vers une diminution du temps de travail et de repenser le rapport au travail dans le contexte de crise climatique".
Des débats qui sont aujourd’hui peu traités bien qu’ils soient essentiels à une transition écologique et sociale. Dans son rapport "Pas d’emplois sur une planète morte", publié en mai 2021, l’Alliance écologique et sociale propose notamment de passer à la semaine de 32 heures sans perte de salaire. Un sujet majeur pour le partage du travail, la meilleure conciliation vie privé/vie professionnelle mais aussi pour la planète. Car se déplacer autrement, cuisiner des produits de saison, réparer ses objets, jardiner, ou faire du bénévolat… tout ce qui sera nécessaire à la transition demande du temps.
© Alvarez/novethic
Une femme a assisté mardi matin à un phénomène étrange à Zurich en Suisse. «Je rentrai à vélo du fitness et j’ai vu une nuée d’oiseaux s’écraser au sol à grande vitesse. Je me suis rendue sur place pour voir ce qui leur arrivait, mais une grande partie d’entre eux étaient déjà morts», confie la témoin.
Elle les a observés l’un après l’autre et seuls six vivaient encore. «J’étais sous le choc. Ils sont d’un coup tombés du ciel et sont ensuite restés immobiles au sol». Voulant en savoir plus, elle a photographié les oiseaux et envoyé les clichés à la station ornithologique de Sempach. Un spécialiste a indiqué ne pas pouvoir donner de raison sur ce qui s’est passé.
Il est bien possible que les volatiles aient fui devant un prédateur. Il est connu qu’en présence d’un rapace, les oiseaux ne sont plus très attentifs aux autres dangers. «Dans leur fuite panique, il leur arrive même de percuter des bâtiments ou le sol», explique un spécialiste. Il est également possible que les oiseaux soient entrés en collision avec une vitre. Et de rappeler «qu’on estime que plusieurs millions d’oiseaux meurent chaque année en Suisse après s’être heurtés à des surfaces vitrées.»
© 20 Minutes
Quelques heures après un premier séisme qui a déjà tué plus de 1 400 personnes, un nouveau tremblement de terre a frappé le pays à la mi_journée, selon l’Institut américain d’études géologiques.
Une réplique a de nouveau agité la région en fin de matinée, selon Institut américain d’études géologiques (USGS). Selon l’USGS, ce nouveau tremblement de terre était de magnitude 7,5. Il s’est produit à la mi-journée sur place (11 h 24 en France), à 4 km au sud-est de la ville turque d’Ekinozu.
Cette réplique a particulièrement surpris les habitants et les services de secours. Elle a même été enregistrée en direct à la télévision par le média HBR, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.
Le séisme, a touché le sud-est de la Turquie. Il laisse craindre le pire pour la région, qui tente tant bien que mal de venir en aide aux nombreux habitants ensevelis sous les milliers d’immeubles effondrés.
Avant l’aube, c’est un tremblement de terre de magnitude 7,8 qui a frappé la Turquie et la Syrie, avec des secousses ressenties jusqu’en Égypte et en Irak. Selon des bilans provisoires, plus de 1 400 décès sont à déplorer, dont au moins 912 rien qu’en Turquie, où se trouve l’épicentre du séisme.
En Syrie, selon les chiffres du ministère de la Santé rapportés par l’agence de presse officielle Sana, 371 personnes ont été tuées et 1 089 blessées dans les zones gouvernementales. Les Casques blancs, des secouristes qui se trouvent en zones rebelles, ont fait eux état de 221 morts et 419 blessés, ajoutant que ce bilan était provisoire.
NA
Le nombre de rhinocéros braconnés en Namibie a atteint un niveau record en 2022; Les autorités du pays affirment que 87 rhinocéros ont été tués l'année dernière contre 45 en 2021, la plupart ont été braconnés dans le plus grand parc du pays.
Lundi, le porte-parole du ministère de l'Environnement, des Forêts et du Tourisme, Romeo Muyunda, a déclaré que des braconniers avaient tué 61 rhinocéros noirs et 26 blancs, principalement dans le plus grand parc de Namibie,
"Nous notons avec une vive inquiétude que le parc national d'Etosha est devenu un point chaud du braconnage", a déclaré Muyunda, ajoutant que le ministère a ordonné aux responsables du parc d'intensifier leurs efforts contre la criminalité liée aux espèces sauvages dans le parc.
Ce pays d'Afrique australe abrite les seuls rhinocéros noirs en liberté au monde et abrite également un tiers des rhinocéros noirs restants dans le monde.
La population de rhinocéros d'Afrique a été décimée au fil des décennies pour répondre à la demande du marché de corne de rhinocéros très prisée en Asie comme médicament supposé ou porté comme bijou protecteur
Le braconnage des rhinocéros sévit en Afrique australe depuis des décennies, en particulier en Afrique du Sud et au Botswana voisins, ce qui a conduit à des programmes de lutte contre le braconnage, notamment à une surveillance très stricte et a "l'écornage" ou dit autrement au retrait des cornes des rhinocéros pour décourager le braconnage.
La Namibie abrite également la deuxième plus grande population de rhinocéros blancs au monde après l'Afrique du Sud.
On estime qu'environ 200 rhinocéros noirs vivent en liberté en Namibie, principalement dans le nord-est du pays
© NA
Selon de nouvelles recherches, publiées le 17 janvier 2023, plus de la moitié des espèces connues de requins et de raies des récifs coralliens sont désormais menacées d'extinction, principalement à cause de la surpêche.
Selon l'étude les tendances démographiques dans le monde sont en déclin pour 94 espèces de requins et de raies des récifs coralliens
Les requins de récif et les raies sont généralement capturés pour la consommation humaine et, dans une moindre mesure, pour être utilisés dans des vêtements ou des accessoires de mode, ou encore dans des présentoirs d'aquarium, comme nourriture pour les animaux domestiques et dans la médecine traditionnelle.
La surpêche semble être la principale cause du déclin de la population, suivie de prés par le changement climatique, la perte et de la dégradation de l'habitat, le développement résidentiel et commercial .
"Peu de politiques ont été mises en place pour protéger les requins et les raies de récif", a déclaré l'auteure principale le professeur Sherman, chercheuse postdoctorale à l'Université Simon Fraser au Canada
"La protection de ces espèces sont difficiles car elles se trouvent principalement dans des pays à très forte population côtière qui dépendent totalement des ressources de l'océan pour se nourrir et survivre", a-t-elle ajouté. "Ces pays ont également tendance à avoir un grand nombre de petits bateaux et de petits marchés répartis sur toute la côte, ce qui rend très difficile la mise en œuvre d'une politique efficace de protection"
Les auteurs de l'étude, qui selon le professeur Sherman sont pour la plupart membres d'un groupe de spécialistes des requins de l'UICN, ont placé 14 espèces dans la catégorie "en danger critique d'extinction", ce qui les rend presque éteintes à l'état sauvage ; 24 espèces sont en « en voie de disparition », ce qui indique une réduction de la population de 50 à 70 % au cours des trois dernières générations ; et de 41 espèces dites «vulnérable» car leur population ont diminué d'environ 20 à 50% au cours des trois dernières générations. Les auteurs y signalent également que les tendances démographiques sont en profond déclin pour 94 espèces de requins et de raies des récifs coralliens ; des deux groupes, les raies sont plus menacées que les requins.
"Malgré cette situation critique, il y a très peu de législations de limitation sur la capture de ces espèces en voie critique d'extinction"
Les risques d'extinction les plus élevés dans le monde se retrouvent chez les grandes espèces largement répandues, telles que le requin bouledogue (Carcharhinus leucas) et la raie manta de récif (Mobula alfredi), toutes deux présentes dans les eaux de plus de 60 pays.
Le risque est également particulièrement prononcé dans les pays où la pression de pêche est très forte et où la législation de protection est la plus faible, comme le Brésil, la Tanzanie et l'Indonésie, selon l'étude.
Nous constatons que les requins les plus menacés se trouvent dans l'Atlantique Ouest, tandis que les raies sont plus vulnérables en Asie et en Afrique du Sud-Est.
Les efforts de conservation des requins et des raies nécessitent une coopération mondiale", a déclaré Sherman, notant également que les réglementations commerciales internationales destinées à les protéger manquent toujours à l'appel et nous ne parvenons donc pas à résoudre le problème.
Il existe pourtant des solutions d'urgence possibles comme par exemple les endroits comme les îles du Pacifique, où les requins de récif et les raies y sont assez abondants, pourraient servir de refuges pour des espèces menacées et les moins répandues, et elles pourraient devenir la clé des efforts de conservation selon l'étude, encore faut il qu'une mobilisation mondiale se mette en place de toute urgence.
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Le «Bulletin of the Atomic Scientists» a dévoilé lors d’une conférence de presse à Washington son nouvel horaire, censé mesurer l’imminence d’une catastrophe mondiale. Il est désormais minuit moins 90 secondes.
Il est minuit moins 90 secondes et cela signifie que l’humanité n’a jamais été aussi proche d’un cataclysme planétaire: c’est en tout cas ce qu’a annoncé mardi, en citant notamment la guerre en Ukraine, le groupe de scientifiques gérant l’horloge de l’apocalypse, qui surveille non pas le temps mais la fin des temps.
Le «Bulletin of the Atomic Scientists», chargé de ce projet symbolique depuis 1947, a dévoilé lors d’une conférence de presse à Washington son nouvel horaire, censé mesurer l’imminence d’une catastrophe mondiale. Il a été avancé de 10 secondes et marque désormais minuit moins 90 secondes, se rapprochant de minuit, l’heure fatidique que les scientifiques espèrent ne jamais voir atteinte. C’est un record depuis sa création. Depuis 2020, l’horloge était à 100 secondes de minuit.
«Nous avançons l’horloge, et c’est le plus près qu’elle ait jamais été de minuit», a dit le groupe en dévoilant le nouvel horaire. «Les menaces à peine voilées de la Russie sur un usage d’armes nucléaires rappellent au monde qu’une escalade du conflit – accidentellement, délibérément ou par erreur – est un risque terrible. La possibilité que le conflit puisse échapper à tout contrôle reste élevée», a-t-il averti.
Crise climatique
«Nous vivons à une époque de danger sans précédent, et l’horloge de l’apocalypse représente cette réalité», a expliqué Rachel Bronson, la présidente du Bulletin of the Atomic Scientists.
Avancer l’horaire «est une décision que nos experts ne prennent pas à la légère. Le gouvernement américain, ses alliés de l’Otan et l’Ukraine ont à leur disposition une multitude de canaux de dialogue; nous exhortons les dirigeants à faire leur maximum pour les examiner tous afin de reculer l’horloge», a-t-elle ajouté. C’est pourquoi le communiqué du groupe d’experts est disponible en anglais, en russe et en ukrainien, une première, a-t-elle précisé.
Outre la guerre en Ukraine et le danger nucléaire, les scientifiques ont pris en compte «les menaces persistantes représentées par la crise climatique» ainsi que le fait que les «événements dévastateurs, comme la pandémie de Covid-19, ne peuvent plus être considérés comme des faits rares n’arrivant qu’une fois tous les cent ans». Le groupe d’experts a aussi évoqué la désinformation et les technologies de surveillance.
«Comme un médecin»
La Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), prix Nobel de la paix en 2017, a vu dans l’annonce un signal d’alarme à ne pas balayer d’un revers de la main et a appelé à «des actes urgents pour éviter une catastrophe nucléaire». Mais la nouvelle a aussi été accueillie, sur Twitter par exemple, par certains commentaires sceptiques, interrogeant l’utilité de l’horloge de l’apocalypse ou sa fiabilité. «Nous ne prédisons pas l’avenir», a dit le groupe d’experts sur son site, anticipant les critiques.
Le Bulletin of the Atomic Scientists «est un peu comme un médecin faisant un diagnostic. Nous examinons les données comme les médecins examinent les tests de laboratoire et les radiographies, et nous prenons aussi en compte des facteurs plus difficiles à quantifier, comme les médecins le font lorsqu’ils parlent avec les patients et les membres de leur famille».
«Puis nous arrivons à un jugement qui résume ce qui pourrait se passer si les dirigeants et les citoyens n’agissent pas pour soigner les maladies», expliquent les scientifiques. Le Bulletin of the Atomic Scientists a été fondé en 1945 par Albert Einstein et des scientifiques ayant travaillé sur le projet «Manhattan», qui produisit la première bombe atomique.
À l’origine, après la Seconde Guerre mondiale, l’horloge indiquait minuit moins 7 minutes. En 1991, à la fin de la Guerre froide, elle avait reculé jusqu’à 17 minutes avant minuit. En 1953, ainsi qu’en 2018 et 2019, elle affichait minuit moins 2.
© AFP

Ce bloc de glace de 1 550 kilomètres carrés, soit l’équivalent de 15 fois la superficie de Paris, se détachait inexorablement de la Barrière de Brunt. Mais le changement climatique ne serait pas directement à l’origine de la formation de cet iceberg, selon les scientifiques, qui ont indiqué lundi 23 janvier que ce phénomène serait plus naturel qu’il n’y paraît.
Il s’est détaché de la banquise le dimanche 22 Janvier 2023 entre 19h et 20h GMT lors d’une marée de forte amplitude qui a agrandi une fissure existante sur la glace, baptisée Chasm-1, a détaillé le British Antarctic Survey (BAS) dans un communiqué.
Sur une compilation crée à partir des images capturées entre 2018 et 2022 par le programme européen Copernicus, il est possible d'y voir la lente séparation s’effectuer
« Ce détachement était attendu et constitue un comportement naturel de la barrière de Brunt. Il n’est pas lié au changement climatique », a clarifié le glaciologue Dominic Hodgson, cité dans le communiqué.
Néanmoins 2022 reste une année record pour la fonte des glaces
Il y a deux ans, un iceberg d’une taille quasiment identique s’était déjà formé dans la même zone, baptisée Barrière de Brunt, et sur laquelle se situe la station de recherches britannique Halley VI. Les glaciologues, présents sur place de novembre à mars, y observent depuis une dizaine d’années la progression de vastes fissures dans la glace.
En 2016, le BAS avait décidé de déplacer d’une vingtaine de kilomètres cette station, craignant qu’elle ne se retrouve sur un iceberg à la dérive à la suite de la fonte des glaces.
Le continent subit toutefois les affres du réchauffement du climat, avec des températures records enregistrées l’an dernier, comme ailleurs sur la planète. L’étendue de la glace y a atteint en février 2022 le minimum jamais enregistré en 44 ans d’observations satellites, indiquait récemment le rapport annuel du programme européen sur le changement climatique Copernicus.
En 2021, la fonte complète d’un iceberg, à 4 000 km au nord du lieu où il s’était détaché de la banquise en 2017, avait relâché plus de 150 milliards de tonnes d’eau douce mêlée à des nutriments, inquiétant les scientifiques de l’impact du phénomène sur un écosystème déjà fragile.

Une étude publiée le 11 janvier 2023 indique que la température des océans du globe a battu un nouveau record en 2022. Un niveau de chaleur qui n’est pas sans avoir de nombreuses répercussions environnementales, climatiques ou même économiques.
« Une nouvelle année de chaleur record pour les océans ». Le titre de l’étude publiée le 11 janvier 2023 dans le journal Advances in atmospheric sciences est on ne peut plus clair : les eaux du globe n’en finissent plus de battre des records de température.
En 2022, la quantité de chaleur contenue dans nos océans et mers s’est accrue de 10 zettajoules (soit l’équivalent de 100 fois la production mondiale d’électricité), et a ainsi battu le précédent record établi… en 2021. Des records avaient également été battus en 2020 et 2019.
Ce réchauffement structurel a une première conséquence, palpable jusque sur nos côtes : il contribue à faire monter le niveau des mers et des océans.
Car si la fonte des glaces continentales est responsable d’une partie de cette élévation, la hausse de la température des mers est responsable de l’autre partie, en raison d’un phénomène appelé « dilatation thermique », qui amène l’eau à occuper plus de place lorsqu’elle se réchauffe.
« Les molécules soumises à la chaleur ont tendance à s’agiter et à s’éloigner les unes des autres. Par conséquent, le volume qu’elles occupent à nombre égal est plus important lorsque la température s’élève », détaille Futura Sciences . Or, ce volume d’eau plus important ne peut techniquement se traduire que par une hausse du niveau des mers.
Des phénomènes extrêmes plus intenses
Cette chaleur accrue a aussi pour conséquence une intensification de certains phénomènes météorologiques extrêmes.
« L’accumulation de chaleur dans les océans nourrit la convection et la formation de cyclones », explique ainsi à Ouest-France Catherine Jeandel, océanographe et géochimiste au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). En d’autres termes : un océan plus chaud fournit plus de « carburant » aux cyclones, typhons et autres ouragans, ce qui les rend plus sévères et intenses.
Les épisodes de pluies extrêmes sont également intensifiés par le réchauffement des mers et des océans. C’est par exemple le cas des épisodes méditerranéens, qu’évoque Catherine Jeandel. « Si la Méditerranée est plus chaude que d’habitude à la fin de l’été, si elle a encaissé beaucoup de chaleur, l’évaporation va être plus importante et la masse d’air qui va être poussée par les vents vers les Cévennes et les Alpes va être plus chargée en eau. Et quand elle rencontrera une masse d’air froid, cela se fera avec plus d’intensité. » Les pluies qui s’abattront à cette occasion seront donc elles aussi plus intenses.
La biodiversité marine en souffrance
La hausse tendancielle de la température des océans a également un très fort impact sur la biodiversité marine.
Pour illustrer les risques en la matière, Catherine Jeandel reprend à nouveau l’exemple de la Méditerranée et de la vague de chaleur marine qu’elle a subie cet été. Des températures « 6 °C plus élevées que les moyennes » y ont alors été relevées, note la chercheuse, expliquant qu’une telle chaleur avait eu, pour certaines espèces de coraux méditerranéens, l’effet d’un « incendie ».
À chaque vague de chaleur marine, la biodiversité prend ainsi « un sacré coup, avec la fragilisation des espèces endémiques, des écosystèmes et des milieux de pêches », résume-t-elle.
À plus long terme, le réchauffement des océans pousse également certains poissons à migrer, et permet l’arrivée d’autres espèces invasives, originaires d’eau traditionnellement plus chaudes. Une arrivée qui nuit aux écosystèmes locaux.
« On compte plus de 900 espèces qui sont arrivées par Suez et s’épanouissent en Méditerranée, notamment en Méditerranée orientale », recense Catherine Jeandel. Or, rappelle-t-elle, « les espèces invasives sont une cause majeure de l’effondrement de la biodiversité ». « La modification (du type d’espèces présentes dans un secteur) ne se fait pas sans un effondrement : par exemple, si le poisson-lion et le poisson-lapin broutent très vite des herbiers de posidonie (des herbes marines typiques de la Méditerranée), ça va être une véritable catastrophe pour toutes les espèces qui y sont hébergées. »
Et une telle fragilisation des écosystèmes a également un fort impact économique, note la chercheuse : « Dans le golfe du Lion, l’arrivée des crabes bleus qui mangent les anguilles oblige à basculer d’une économie à une autre, puisque les premiers mangent les secondes. »
Le réchauffement des océans fait par ailleurs entrer la planète dans un cercle vicieux. Car si elles constituent un formidable puits de carbone (elles ont absorbé 93 % de la chaleur émise en excès par l’humanité depuis 1970), les mers du globe sont de moins en moins aptes à jouer ce rôle lorsqu’elles se réchauffent.
« Les gaz sont moins solubles dans une eau plus chaude », rappelle à LCI Laurent Bopp, directeur de recherche au CNRS et spécialiste du lien entre climat et cycle du carbone océanique. Donc, « plus l’océan est chaud, moins il est capable d’absorber du CO2 et plus une part importante de nos émissions reste dans l’atmosphère ».
S’il est par nature moins palpable que celui de l’atmosphère, le réchauffement des océans doit donc tout autant être surveillé. Sinon plus.
Plus d’un million de personnes sont menacées par une épidémie de choléra dans la province éthiopienne d’Oromia, a alerté mardi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
Le nombre de cas de personnes affectées ayant augmenté de 30% depuis le début du mois de janvier 2023.
Selon OCHA, des nouveaux cas quotidiens ont été signalés et de nouveaux patients ont été admis dans les sous-divisions administratives (woredas) de Goro, Nenesebo et Girja.
« Selon l’Institut éthiopien de santé publique (EPHI), plus d’un million de personnes sont à haut risque dans les dix woredas touchés », a fait valoir OCHA dans son dernier rapport épidémiologique sur ce pays de la Corne de l’Afrique.
Au 30 janvier 2023, 1.055 cas de choléra ont été signalés, dont 28 décès associés, a détaillé l’agence onusienne, relevant qu’un million de personnes sont à haut risque dans les 10 woredas affectés.
Le 27 août 2022, le premier cas de choléra a été signalé dans le woreda Harana Buluk de la zone de Bale, dans la région d’Oromia du sud de l’Éthiopie.
Selon OCHA, l’épidémie de choléra s’est étendue à 66 villages ou « kebeles » de 8 sous-divisions administratives (woredas) dans les zones de Bale, Guji et West Arsi d’Oromia, mais aussi dans la zone de Liban (région Somali).
Hausse des niveaux de malnutrition dans l’Oromia
Face à cette menace, les autorités sanitaires éthiopiennes et les partenaires humanitaires ont entamé, le 13 janvier dernier, une campagne de vaccination orale contre le choléra dans les régions de Somali et d’Oromia. Selon un décompte effectué le 30 janvier, plus de 76.000 personnes à risque ont reçu une dose, ce qui représente 99% de la population totale ciblée.
Par ailleurs, les agences humanitaires surveillent de près les nouvelles épidémies dans la région du sud-ouest de l’Éthiopie. Une équipe zonale de réponse rapide (RRT) a été déployée dans le woreda de Sheko de la zone de Bench Sheko et dans la ville de Konta, « suite à des rumeurs de cas ».
Selon OCHA, les tests d’échantillons sont en cours d’investigation. « De même, de fortes inquiétudes existent quant à une possible escalade de l’épidémie de choléra dans la zone de Dawa de la région Somali en raison du nombre croissant de cas confirmés signalés dans le comté voisin de Marsabit, au Kenya », a ajouté l’agence onusienne.
Cette alerte de choléra intervient alors que les niveaux de malnutrition dans la région ont augmenté ces dernières années en raison de la sécheresse et des conflits. De plus, OCHA estime que la situation sécuritaire dans la région d’Oromia reste très volatile et entraîne des conséquences humanitaires dévastatrices.
Des centaines de milliers de personnes continuent d’être déracinées de leurs terres dans l’ouest de l’Oromia, y compris de l’autre côté de la frontière avec la région d’Amhara. « Les personnes déplacées restent en grande partie sans assistance en raison des difficultés d’accès », a conclu OCHA.
Le volcan sous-marin East Epi, situé au Vanuatu, dans le Pacifique, est entré en éruption ce mercredi.
Un périmètre de sécurité de 10 km a été établi autour du volcan sous-marin. Les avions et les bateaux sont déroutés pour éviter la zone
Le volcan sous-marin East Epi, situé au Vanuatu, dans le Pacifique, est entré en éruption ce mercredi, projetant des cendres jusqu’à 100 mètres de hauteur.
De la vapeur avait été signalée au-dessus du site, puis le volcan avait commencé mercredi matin à projeter des cendres. L’activité volcanique a commencé peu avant 8 heures locales, selon le département local de météorologie. Philip Dick, responsable au sein du gouvernement, a déclaré que le sol avait commencé à trembler et que de la fumée était visible au-dessus du site dès les premières heures. « Puis les explosions ont commencé - il y a encore une mauvaise odeur de soufre dans les villages voisins ».
Le volcan sous-marin situé à l'Est d'Epi est entré en éruption ce matin. Il est conseillé aux personnes qui se trouvent sur les iles d'Epi, Tongoa et environnantes de rester à l'écart des côtes.
Un périmètre de sécurité de 10 km a été établi autour du volcan sous-marin, qui se trouve à 68 km au nord de Port-Vila, la capitale de cet État du Pacifique. Les autorités ont recommandé aux navires et aux avions d’éviter la zone. Les habitants des îles voisines d’Epi et de Tongoa ont été invités à éviter la côte. Les autorités ont relevé l’alerte volcanique au premier niveau (sur cinq.)
Le Vanuatu se trouve dans une zone de forte activité sismique, aussi appelée « ceinture de feu du Pacifique », à la rencontre de plaques tectoniques.
© AFP
En 2022, pour une troisième année consécutive le phénomène climatique de La Niña semble déréglé.
La Niña s'est ce phénomêne océanique qui se caractérise par le réchauffement d'un immense réservoir d'eau superficielle qui s'étend du centre de l'Océan Pacifique jusqu'aux côtes du Pérou et de l'Equateur.
Totalement déréglé, cette année encore, La Niña a apporté beaucoup de pluie en Australie et en Asie du Sud-Est et bien au contraire des conditions de sécheresses extrêmes de l'autre côté du Pacifique.
Même si ces phénomènes climatiques sont observés et connus depuis longtemps par les scientifiques du monde entier, il reste que derrière ces variations constatées ces dernières années, se cachent les signes troublants qui annoncent que l'ensemble du cycle mondial de l'eau est en train de changer.
Une toute nouvelle étude de recherche qui surveille de près le cycle mondial de l'eau vient de le confirmer et c'est très inquiétant.
"Nous analysons nos observations issues des données de plus de 40 satellites qui surveillent en permanence l'atmosphère et la surface de la Terre. Nous les fusionnons avec les données de milliers de stations météorologiques et de surveillance de l'eau sur terre, et pour la première fois, nous avons compilé et analysé des téraoctets de données pour pouvoir brosser un tableau complet du cycle mondial de l'eau sur un an.
Les conclusions publiées la semaine dernière sont alarmantes:
le cycle de l'eau sur la Terre est clairement en train de changer.
Nous constatons qu'à l'échelle mondiale, l’atmosphère se réchauffe et devient de plus en plus sec, ce qui signifie que les sécheresses dans le monde se développent plus rapidement et plus fréquemment. Le phénomène La Niña renforce les alizés d'Est qui apportent de fortes pluies en Asie du Sud-Est et en Australie. En 2022, il s'est combinée aux eaux chaudes du nord de l'océan Indien pour provoquer des inondations généralisées dans une bande qui s'étend de l'Iran à la Nouvelle-Zélande, et presque partout entre les deux. Les inondations les plus dévastatrices se sont produites au Pakistan, où environ 8 millions ont été touché par des inondations massives tout le long du fleuve Indus. L'Australie a également connu plusieurs épisodes de graves inondations
En revanche, et comme c'est typique pour La Niña, les précipitations de ces derniéres années a été beaucoup moins abondantes de l'autre côté de l'océan Pacifique. La sécheresse a gagné depuis plusieurs années tout l'ouest des États-Unis et le centre de l'Amérique du Sud qui voit tous les lacs de ces régions tomber à des niveaux historiquement bas.
Une autre année de sécheresse a également été constatée en Afrique et a décimé complètement les récoltes et conduit à une aggravation rapide de la situation humanitaire dans toute la Corne de l'Afrique.
Bien que nos données ne suggèrent pas de changement dans les quantités moyennes des précipitations mondiales, on constate néanmoins des tendances inquiétantes dans la répartition de ces précipitations dans plusieurs régions du monde. Les régions de mousson de l'Inde et du nord de l'Australie sont de plus en plus humides. En revanche certaines parties des Amériques et de l'Afrique s'assèche, y compris l'ouest des États-Unis, qui a connu sa 23e année de sécheresse en 2022.
Si les niveaux mensuels des précipitations totales restent les mêmes, ces précipitations sont observées sur des périodes beaucoup plus courtes et de plus en plus fréquentes, ce phénomène est observé dans le monde entier. Comme le souligne notre rapport, des précipitations anormalement intenses ont frappées des pays du monde entier en 2022, Le Brésil, le Nigéria et l Afrique du Sud à l'Afghanistan, l'Inde et le Pakistan.
Ces averses ont provoqué des crues soudaines et des glissements de terrain, tuant sur leurs passages des milliers de personnes tout en dévastant des territoires entiers, forçant tristement à déplacer des millions de réfugiés climatiques.
Les températures moyennes de l'air dans le monde augmentent. Les vagues de chaleur augmentent en intensité et en durée et cela a été particulièrement perceptible en 2022. En plus de déclencher de terribles catastrophes naturelles comme les canicules, ces températures anormalement élevées affectent également le cycle de l'eau.
En 2022, d'intenses vagues de chaleur en Europe et en Chine ont conduit à ce que l'on appelle des "sécheresses éclair". Celles-ci se produisent lorsque l'air chaud et sec provoque l'évaporation rapide de l'eau des sols et des systèmes aquatiques intérieurs. Ainsi de nombreuses rivières d'Europe se sont asséchées, exposant même des artefacts historiques cachés depuis des siècles.
Bref la pression sur les ressources en eau augmente partout dans le monde, l'agriculture souffre, la biodiversité disparaît, les forêts s'assèchent plus rapidement, le manque d'eau augmente la gravité des risques d'incendies. En 2022, tout les continents ont connu des incendies majeurs ...
Le changement climatique a désormais touché notre approvisionnement en eau...et les températures mondiales continuent de grimper en flèches...nous vivons une urgence absolue...Il faut absolument changer nos habitudes d'enfants gâtés si nous voulons du moins assurer un avenir vivable aux nôtres.
© NA




















