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mardi 9 juillet 2013
Le gouvernement du district de Fengkai de la province méridionale du Guangdong a averti samedi qu'une section de la rivière Hejiang avait été contaminée par une source de pollution en amont.

Samedi matin, des poissons ont été retrouvés morts dans une section de la rivière après que des substances dangereuses eurent été détectées en amont dans la région voisine du Guangxi, a annoncé le gouvernement de Fengkai.

Le gouvernement de Fengkai a recommandé aux installations d'eau potable et aux résidents locaux de ne pas puiser l'eau ni consommer de produits aquatiques provenant de la rivière Hejiang.


Une enquête a été ouverte pour déterminer la source des polluants.

Le plus gros incendie de forêt de l'histoire de la province a continué à faire des ravages, vendredi, forçant l'évacuation de centaines de résidants des communautés riveraines de la baie James.

L'incendie monstrueux qui dévore la forêt à la Baie-James est typique d'un climat plus chaud qui deviendra la norme avec les changements climatiques, selon les experts.

Contrairement au sud du Québec, il a fait plus chaud et plus sec que la moyenne dans le Nord cette année. «On a eu un printemps chaud, dit Martin Girardin, du Service canadien des forêts. On sait qu'il y a une très bonne corrélation entre les températures en juin et la taille des feux. Pour chaque degré de plus en température moyenne, la taille des feux triple.»

Martin Girardin et Yves Bergeron, de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, ont étudié les sédiments de neuf lacs compris entre Chibougamau et le Témiscamingue pour reconstituer les incendies des 6000 dernières années dans cette région.

Leur recherche a été publiée en décembre dernier dans la prestigieuse revue Proceedings de l'Académie nationale des sciences des États-Unis.

Dans la zone d'étude, le réchauffement devrait atteindre 2 degrés en 2050 et 4 degrés à la fin du siècle, sans hausse des précipitations au printemps et à l'été, ce qui devrait entraîner un assèchement climatique.


Les chercheurs concluent que cette situation occasionnera des incendies de forêt de plus en plus importants.

Les agences de prévention des incendies pourraient être débordées et les communautés seraient plus à risque, estiment les chercheurs
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Selon Yves Bergeron, si les plus gros incendies deviennent plus fréquents, l'écologie de la région pourrait changer.

«On est déjà dans un territoire où il y a beaucoup de feux. Dans le secteur d'Eastmain, le cycle des feux est entre 50 et 100 ans. Si les feux sont plus fréquents et plus gros, il y aura plus de forêts ouvertes.»

Dans les régions plus au sud, où la forêt est exploitée commercialement, la foresterie pourrait souffrir, dit-il.

La fumée des incendies du Québec a voyagé jusqu'en Europe, selon un autre expert, Scott Bachmeier, spécialiste des observations satellites à l'Université du Wisconsin à Madison.

«Il y a des signes que la fumée a atteint l'Europe, dit-il. Et ce ne serait pas surprenant. Ces incendies dégagent des quantités incroyables de fumée. Ils sont très visibles sur les images satellites depuis au moins une semaine et ils grossissent chaque jour.


Un incendie «hors de contrôle» ravage depuis mardi dernier l’Etat américain du Colorado (ouest), entraînant des milliers d’évacuations et la destruction de dizaines de maisons.
Plusieurs incendies frappent actuellement le Colorado, alimentés par des températures élevées, des taux d’humidité très bas et des vents forts. Le plus violent est le Black Forest Fire, qui a englouti, selon le dernier décompte, près de 3500 hectares près de Colorado Springs, la deuxième ville de l’Etat.

Un chiffre qui pourrait atteindre plus de 4500 hectares, une fois que des relevés topographiques plus exacts auront été réalisés, a précisé dans la soirée Terry Maketa, shérif du comté d’El Paso, lors d’un point presse.


Prisonniers transférés

«Le potentiel de progression de cet incendie est énorme», a-t-il ajouté, alors que le brasier est toujours «hors de contrôle». Environ 9500 habitants de la région ont été sommés d’évacuer les lieux la semaine dernière , et plus de 900 prisonniers d’un centre correctionnel proche de Colorado Springs ont dû être transférés dans une autre prison.

Le nombre de maisons entièrement détruites s’élevait à 92 mercredi soir, mais c’est un bilan provisoire, selon le shérif. Aucune disparition n’a été signalée pour le moment dans la région, mais Terry Maketa a fait part de ses inquiétudes.

«Plusieurs personnes ont refusé de quitter leur maison», a-t-il dit. «L’une de nos tâches aujourd’hui sera d’aller voir ces zones où les gens ont refusé d’évacuer les lieux. L’une de mes pires craintes est que ces personnes aient pris des risques et que cela leur ait coûté la vie».

Parmi les autres incendies frappant le Colorado, celui de Royal Gorge, également hors de contrôle, a déjà englouti plus de 1500 hectares et entraîné 250 évacuations, selon le site d’information sur les incendies Inciweb.

Source :24heures.ch


Des vagues hautes de 7m ont frappé une partie du Chili. es régions côtières sont sur qui-vive alors que des vents forts et que les courants de la marée balayent plusieurs parties de la côte d'Amérique du Sud.

Les vidéos ont montré des vagues énormes qui déferlent sur les rues d'Antofagasta au Chili où au moins un blessé a été rapportée à cause de la météo dangereuse.

Au Pérou, des parties du littoral du pays ont été frappées avec les vagues aussi hautes que 5m et le temps a causé l'inondation des rues dans la ville du bord de la mer de Chimbote.


Samedi dernier plus de 1.500 personnes et 300 véhicules ont été pris au piège après que deux glissements de terrain eurent coupé la circulation routière dans le district de Bomi de la région autonome du Tibet (sud-ouest), ont rapporté des secouristes samedi.

Deux glissements de terrain, provoqués par les pluies, se sont produits successivement vendredi après 21h30, occasionnant une interruption de la circulation sur une route dans la région de Niutagou à Bomi.
Samedi à 15h30, aucune victime n'avait été rapportée.

Des secouristes et du matériel ont été envoyés pour dégager la route
.
Samedi dernier quatre compagnies américaines ont annulé au moins 10 vols à l’arrivée ou au départ de l’aéroport international de Mexico en raison de rejets de cendres par le Popocatepetl, au lendemain d’annulations qui avaient bloqué des centaines de passagers dans l’aérogare.

Jeudi, 60 vols de compagnies américaines avaient déjà été annulés en raison d’une augmentation de l’activité du volcan, laissant 600 passagers en attente d’un vol vendredi matin.

Selon le dernier rapport du Centre national de prévention des catastrophes à 11H00 locales (16HOO GMT), le volcan continuait à émettre une colonne de gaz et de cendres atteignant jusqu’à 1,5 km de hauteur.

Le Popocatepetl, second sommet du Mexique, culminant à 5.452 mètres, connaît un regain d’activité depuis le mois de mai. Les autorités ont maintenu pendant 27 jours un niveau d’alerte jaune phase 3, qui précède des mesures d’évacuation de la population, avant de le rabaisser à la phase 2 depuis le 7 juin. 

mercredi 3 juillet 2013
Trente trois espèces de conifères ont été rajoutées à l'édition 2013 de la liste rouge des espèces menacées par l'UICN, l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Cette liste compte désormais 70.294 espèces végétales et animales dont 20.934 sont menacées d'extinction, selon le rapport publié mardi par cette organisation internationale dont le siège est en Suisse.

Parmi les conifères retenus, qui sont les plus anciens et plus grands organismes vivants tels les séquoias, il y a notamment le pin de Monterey en Californie, le plus planté dans le monde et menacé par la maladie et les chèvres sauvages ainsi que le cèdre de l'Atlas, en Algérie et au Maroc, menacé par la sur-exploitation et la maladie. Les séquoias peuvent atteindre une hauteur de 110 mètres et les pins à cône épineux des Montagnes Rocheuses peuvent vivre 5.000 ans.

Des progrès sont constatés pour le cyprès de Lawson, en Californie et dans l'Oregon, qui pourrait passer parmi les espèces moins menacées sous une dizaine d'années grâce aux efforts de protection contre les maladies.

Parmi les espèces animales particulièrement menacées la liste de l'UICN cite les crevettes d'eau douce et les escargots de mer, recherchés par l'industrie pharmaceutique pour les poisons qu'ils sécrètent et appréciés pour la beauté de leur coquille.

"Le tableau d'ensemble est alarmant (...) nous devons concentrer nos efforts de conservation de façon ciblée et efficace si nous voulons sérieusement arrêter la crise d'extinction qui continue de menacer la vie sur terre", souligne Jane Smart, Directeur du groupe de conservation de la biodiversité à l'UICN.

Trois espèces sont ajoutées à la liste des espèces considérées comme disparues, un lézard du Cap Vert, tué par l'introduction des rats et des chats, le petit poisson de Santa Cruz, que l'on trouvait dans la rivière Santa Cruz en Arizona dont le niveau a considérablement baissé et une variété de crevette d'eau douce, victime de l'urbanisation.

Source © AFP
Plus d'un millier de goélands ont été retrouvés morts en mer Caspienne, plus exactement sur l'île de Shalyga, au Kazakhstan. L'information a été confirmée par le gouvernement qui cherche des réponses à cette hécatombe. Des échantillons ont été envoyés à divers laboratoires pour analyses.

Pour l'heure, aucune explication n'a été retenue.
La grêle et l’orage à frappé la Saône-et-Loire cet après-midi et plus particulièrement la commune de Demigny (71) ou l’épisode de grêle a duré tout juste 5 minutes, mais il a suffi pour provoquer quelques dégâts et recouvrir les rues de la commune d’un tapis de grêlons épais de 30 cm.

Les sapeurs pompiers de Saône-et-Loire avaient mobilisé beaucoup de monde pour contribuer aux dégagements et éviter que les habitations ne soient envahies par les eaux avec la fonte de la grêle.
Vingt-deux personnes sont mortes et 210 autres ont été blessées dans le séisme de magnitude 6,1 survenu mardi dans la province indonésienne d'Aceh, selon un nouveau bilan publié mercredi par l'Agence indonésienne des catastrophes naturelles.

22 personnes sont mortes et 210 ont été blessées. Des milliers de bâtiments et de maison ont été endommagés, a indiqué Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l'Agence.

Un précédent bilan avait jusqu'à présent fait état de onze morts et d'une cinquantaine de blessés.

Un hélicoptère a été dépêché dans la province d'Aceh, déjà ravagée en 2004 par un tremblement de terre et un tsunami meurtriers, afin de soutenir les efforts des secours, en particulier à la frontière entre les districts d'Aceh Centre et de Bener Meriah, la région la plus affectée, a précisé le porte-parole.

Un avion a également été envoyé sur zone afin d'évaluer les dégâts par l'intermédiaire de prises de vue aériennes, a-t-il ajouté. La police et l'armée aident les secours qui se concentrent notamment sur une mosquée effondrée sur des enfants qui suivaient une classe de lecture du coran.

Six d'entre eux sont morts tandis que 14 autres seraient toujours sous les décombres, selon les secours.

Le tremblement de terre s'est produit mardi à 07H37 GMT à une profondeur de seulement 10 km et à 55 km au sud de la ville de Bireun, dans le district montagneux de Bener Meriah, sur l'île de Sumatra (nord-ouest).


La région avait déjà été dévastée en 2004 par un très puissant séisme, suivi d'un tsunami, qui avait fait plus de 200.000 morts en Asie.

Environ 300 personnes ont passé la nuit en plein air, dormant dans des terrains de football par exemple, par crainte de retourner chez elles en raison des répliques fréquentes, a indiqué Fauzi, un responsable local de l'Agence qui, comme beaucoup d'Indonésiens, ne porte qu'un seul nom.

Elles ont besoin de nourriture et de tentes, a-t-il ajouté à l'AFP, précisant que 75 personnes environ ont été hospitalisées.

L'Indonésie est située sur l'anneau de feu où entrent fréquemment en collision les plaques tectoniques, ce qui cause régulièrement des tremblements de terre ou des éruptions volcaniques.


Source ©AFP / 03 juillet 2013


Le limogeage d'une seconde ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, après celui de Nicole Bricq également «remerciée», montre que François Hollande «n'a vraiment pas la main verte avec ses alliés gênants», si ce n'est que «l'écologie n'est plus une priorité» estiment mercredi de nombreux éditorialistes de la presse quotidienne.

«Le chef de l'État - mais là, ce n'est pas nouveau, décapite pour la seconde fois le ministère de l'Écologie comme pour mieux indiquer qu'il n'a vraiment pas la main verte avec ses alliés gênants», estime Yann Marec dans Le Midi Libre. «L'écologie n'est plus une priorité», estime-t-il.

Dans Libération, Nicolas Demorand fait chorus. «Après Nicole Bricq remerciée en quelques semaines, Delphine Batho après quelques mois et sans vrai bilan, fait place à Philippe Martin qui gérera ces contradictions sur le fauteuil le moins durable du gouvernement».
 

«Une provocation en duel au petit matin»

«François Hollande disait pendant la campagne qu'il voulait faire de la France la nation de l'excellence environnementale . Il envoie pourtant cette fois, l'exact signal inverse», regrette Olivier Pirot (La Nouvelle République du Centre Ouest)
«Peut-être le Président a-t-il fini par comprendre qu'il peut tenir sa majorité sans dire oui à tout le monde. À tout le moins le test avec les écolos auxquels il a beaucoup donné sans rien recevoir est intéressant», s'amuse Hubert Coudurier dans Le Télégramme.

Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Pascal Coquis n'y va pas par quatre chemins : «Virer deux ministres de l'écologie en un petit peu plus d'un an n'est pas qu'un record, c'est une provocation en duel sur le pré au petit matin.»
 

Un «avertissement» aux écologistes

«La valse des ministres de l'écologie (trois en un an) souligne une absence de réelle considération. Pendant combien de temps encore, les Verts accepteront-ils de mendier quelques avancées ? Il faut en tout cas à leurs ministres un solide appétit de pouvoir pour avaler autant de couleuvres,» affirme Jacques Camus de La Montagne Centre-Presse.

Même s'il croit «difficile (...) pour Cécile Duflot et Pascal Canfin, de continuer à soutenir une politique qui brise les pattes de leur cheval de bataille», Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne) reste réaliste. «Il ne faut pas pour autant s'attendre à les voir ruer dans les brancards, » écrit-il.

«En coulant Delphine Batho, l'Elysée et Matignon adressent un avertissement à l'allié écolo qui, ces temps-ci, faisait entendre des états d'âme sur sa participation au gouvernement», juge Philippe Waucampt du Républicain Lorrain.


«Batho paie une erreur qui la dépasse»

Sur le fond, dans Les Echos, David Barroux revient sur «cette mode qui veut que l'on confie à la même personne le soin de gérer l'écologie et l'énergie part d'un bon sentiment» et affirme que «défendre l'écologie, c'est condamner l'énergie». Et de souligner que «profitant du limogeage de Delphine Batho, il aurait été plus logique que le gouvernement saisisse l'opportunité de disposer sur ces dossiers de deux ministres de plein exercice.»

De son côté, Paul-Henri du Limbert (Le Figaro) profite de l'occasion pour revenir sur la rigueur. «Qu'a dit Delphine Batho, ex-ministre socialiste de l'Écologie? Que dit la gauche du PS? Que la politique engagée, et présentée avec beaucoup d'exagération comme la plus rigoureuse qu'on ait jamais connue, mène à une impasse.»

Alors que dans Ouest-France, Michel Urvoy note au contraire que le départ de la ministre «est aussi un message politique du Président et du Premier ministre à leur majorité, aux autorités européennes et aux bailleurs internationaux qui douteraient de la rigueur annoncée.» «Delphine Batho paie une erreur qui la dépasse,» conclut-il.


 AFP
mardi 2 juillet 2013
"Qu'est-ce que ça veut dire, une variété, quand on réfléchit au mot ?", interroge Jean-François Berthellot, les pieds enfoncés dans la terre collante de ses champs de blé. Dans sa ferme du Roc, dans le Lot-et-Garonne, l'agriculteur, membre du réseau Semences paysannes, en manie une conception quelque peu tombée en désuétude, mais qui a le mérite de donner un sens à l'adjectif "varié" qui s'y cache.

Il en est ainsi de sa Japhabelle, dont il est particulièrement fier. Une variété paysanne – qu'il nomme aussi "population" – haute, robuste, qui mêle des épis plus ou moins barbus, plus ou moins épais, et dont le vert tendre tire, selon les plants, sur le blond, le roux ou le noir bleuté. Elle associe en fait vingt familles de blés différents.

Entre sa banque de graines et ses champs, Jean-François Berthellot a amassé quelque 200 variétés de blé – en plus de ses autres cultures de légumineuses et de céréales. Une collection qu'il tient à conserver de manière vivante aussi, dans une mosaïque de petites parcelles cultivées, pour que les plantes puissent continuer à évoluer et s'adapter à leur environnement. Il y pousse des blés d'Andalousie ou des montagnes de Turquie, de l'amidonnier, ancêtre du blé dur, et même, dans un coin, un nouveau graminé en phase de domestication.



Partant de quelques graines – collectées au gré des échanges avec d'autres agriculteurs ou dans les banques de semences d'Europe et d'ailleurs –, le paysan les sème, puis sélectionne les meilleurs plants, les multiplie d'année en année, et observe, pendant cinq ou six ans : leur croissance, leur résistance aux maladies, aux parasites, au climat, leur capacité à ne pas ployer sous les pluies d'orage, leur brillance et les nuances colorées de leurs épis mûrs, qui le renseignent sur la qualité de leur gluten.

Petit épeautre dans les parcelles expérimentales de Jean-François Berthelot.

UNE VARIÉTÉ VARIÉE, MAIS NON RECONNUE

La diversité génétique de ces variétés leur permet de mieux résister aux maladies – qui contamineront moins facilement l'ensemble de la parcelle, sans ajout de pesticides –, et de s'adapter mieux aux variations des sols et des climats.

Mais la différence, avec une monoculture ou une variété homogène, se fait aussi ressentir dans le produit fini du blé. Le pain par exemple. Le paysan peut en attester : il est aussi meunier et boulanger et a, de fait, la main sur toute la chaîne de production, "du grain au pain". Ce qui lui permet de tester directement les résultats de sa récolte, selon ses propres critères de sélection : "une palette gustative plus colorée, des produits moins uniformisés, de meilleures qualités nutritionnelles, et un gluten plus digestif – avec toutes ces allergies et ces intolérances au gluten causées par la sélection ultrapoussée des blés nains utilisés en agriculture intensive", explique-t-il.

Juridiquement toutefois, la Japhabelle, comme chacune des 90 "variétés-populations" que Jean-François Berthellot a créées, n'est pas reconnue comme une variété. Ce type d'obtention paysanne, devenue rarissime en France, n'entre en fait dans aucune règlementation sur le commerce des semences, dans aucun catalogue officiel.

ÉROSION DE LA BIODIVERSITÉ CULTIVÉE

"Pour moi, il y a un raté historique, estime l'agriculteur. Pendant des milliers d'années, les cultivateurs ont fait de la création variétale. Et au début du XXe siècle, ces savoirs et ces méthodes ont été accaparés par l'industrie semencière, qui n'ont pas les mêmes critères de sélection que nous : la productivité, la conservation dans les circuits longs de la grande distribution... Aujourd'hui encore, on fait tout pour déposséder le paysan de ce travail d'obtention de variétés."  

La filière semencière française est aujourd'hui la troisième plus importante au monde, et, selon l'interprofession (le GNIS), 72 sélectionneurs créent chaque année "plus de 600 nouvelles variétés qui viennent renouveler les 6 000 variétés de toutes les espèces proposées aux agriculteurs dans le catalogue français". En parallèle toutefois, la FAO (branche de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture) estime que trois quarts de la biodiversité cultivée s'est perdue au XXe siècle.

Dans le cas du blé tendre, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité note une "homogénéisation génétique très importante sur le territoire français", "surtout due à la baisse de la diversité génétique à l'intérieur des variétés cultivées" : les "variétés de pays", plus locales et hétérogènes, ont peu à peu été remplacées par des "lignées pures modernes", qui deviennent, à partir de 1964, "le seul type de variétés cultivées et autorisées à la commercialisation".

Conservation d'épis de blés dans la banque de graines de Jean-François Berthellot.

C'est à cette époque que les plantes ne correspondant pas aux critères qui définissent désormais toute nouvelle variété sont exclues du catalogue officiel – catalogue déterminant l'autorisation de leur commercialisation. Toute variété légale se définit alors par : sa distinction (différente des variétés existantes), son homogénéité (plantes identiques les unes aux autres), et sa stabilité (elles conservent les même caractéristiques d'une génération à l'autre). L'objectif étant de protéger les obtenteurs de ces variétés grâce à un titre de propriété intellectuelle, et de garantir au consommateur des variétés pures et bien identifiées.

UNE RÉFORME EUROPÉENNE AMBIGÜE

Si ces règles commerciales ne s'appliquent pas à quelques variétés dites "de niche", dont la vente est limitée aux amateurs et en quantité, elles excluent en tout cas les variétés paysannes comme la Japhabelle. "Sur le terrain, on ne cultive pas un truc conceptuel, qui correspond aux critères de l'industrie, on cultive une variété qui évolue, qui est composée d'individus différents...", explique Jean-François Berthellot.

Toutefois, une vaste réforme européenne du marché des semences en cours paraît entrouvrir une porte, en créant un nouveau catalogue destiné aux variétés hétérogènes. En pratique cependant, des contraintes règlementaires – comme l'obligation de définir les parents qui ont engendré une nouvelle variété – leur barreraient la route, selon le réseau Semences paysannes. Par contre, il ouvrirait la voie aux variétés OGM, qui ne sont pas assez stables génétiquement pour entrer dans le catalogue officiel.

Ce vaste paquet législatif européen prévoit aussi un contrôle accru des agriculteurs qui travaillent avec leurs propres graines : d'une part, en imposant des "auto-contrôles" sur ces semences, qui, "pour les petites exploitations comme nous, vont être insurmontables financièrement", et d'autre part en enregistrant sur un fichier tous ces agriculteurs-semenciers. "Un fichage inadmissible", selon le paysan.

Jean-François Berthellot écoule toutes ses céréales et légumineuses en produits finis (pain, pâtes, paquets de lentils, farine, etc.) et en vente directe à sa ferme, au marché, ou aux magasins bio du coin.


Début juin, des paysans se sont rassemblés devant le siège régional de la DGCCRF (répression des fraudes) à Toulouse, munis de pancartes "légumes clandestins", pour manifester leur inquiétude, et lancer une action de désobéissance civique, suite au contrôle de petits maraîchers dans l'Ariège. Ceux-ci vendaient, sur le marché de Lavelanet, des plants de légumes (tomates, poivrons, courgettes, aubergines...) – une "activité saisonnière annexe" jusqu'ici tolérée, expliquent la Confédération paysanne et le réseau Semences paysannes. Les agents, salariés par le GNIS (interprofession des semenciers) pour le compte de la DGCCRF, leur ont signifié l'obligation de détenir une carte du GNIS et l'interdiction de vendre des plants de variétés non-inscrites au catalogue officiel, sous peine d'une amende de 450 euros.


Lors de cette journée de mobilisation, la répression des fraudes a expliqué à une délégation d'agriculteurs qu'un "plan annuel de contrôles" avait en effet été décidé au siège central de la répression des fraudes, dans un but "pédagogique", rapportent les associations paysannes. Considérant "qu'il s'agit là d'un abus s'inscrivant complètement dans une logique de généralisation du fichage de (...) toutes les activités qui échappent au contrôle des multinationales de la semence", elles ont notamment exprimé leur refus d'adhérer de manière obligatoire au GNIS – qui "s'oppose à [nos] droits élémentaires de reproduire, d'échanger et de vendre les semences et les plants issus de [nos] propres récoltes" –, et revendiqué le droit de vendre et cultiver "toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être toutes inscrites au catalogue". Des élus EELV ont aussi réagi à ce contrôle, dénonçant "une application zélée de la réglementation sur la propriété intellectuelle".


Source © lemonde.fr



Histoire de blé : les variétés de céréales... par agriculture-durable
Des scientifiques réclament la fermeture à la pêche de la zone, au large de la Nouvelle Zélande, où réside les derniers dauphins Maui...

Des scientifiques ont exhorté lundi la Nouvelle-Zélande à interdire immédiatement la pêche dans les eaux habitées par le dauphin le plus rare de la planète, estimant que la perte d'un seul animal supplémentaire pourrait mettre en péril l'espèce.


55 spécimens du dauphin Maui

Le dauphin Maui ne compte plus que 55 spécimens adultes rassemblés au large de l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande, dans des eaux peu profondes. Les experts craignent qu'il disparaisse d'ici 2030.

Arborant des reflets gris et blancs et tenant leur nom d'un demi-dieu polynésien, ces dauphins ne mesurent pas plus d'1,7 mètre.

Lors d'une réunion le 12 juin dernier en Corée du sud, dont les recommandations ont été publiées pour la première fois au cours du week-end dernier, le comité scientifique de la Commission baleinière internationale (CBI) s'est dit extrêmement préocupé par le sort des dauphins Maui.

«Si l'homme cause la mort même d'un seul animal, le risque de disparition de l'espèce s'en trouvera accru compte tenu de sa faible population», a indiqué la commission.


Une action urgente indispensable

Alors que le gouvernement néo-zélandais a précédemment indiqué qu'il allait réfléchir à la fois aux risques encourus par l'espèce et à l'impact économique sur les communautés locales avant de prendre des mesures, la CBI a affirmé qu'une action urgente était indispensable.

«Plutôt que de chercher des preuves scientifiques complémentaires, la priorité devrait être donnée à un plan de gestion immédiat, qui permettrait d'éviter toute prise accidentelle dans les filets maillants des pêcheurs», a indiqué le comité scientifique.


Fermeture totale de toutes les pêche dans cette zone

«Cela inclut la fermeture totale de toutes les pêches dans les zones où il y a un risque pour le dauphin Maui».

L'industrie locale de la pêche dément être à l'origine du déclin des dauphins Maui, estimant être un bouc-émissaire dans cette affaire alors que d'autres causes comme la toxoplasmose des dauphins sont ignorées.



Pour la première fois en 2012, la quantité de nourriture provenant des élevages piscicoles a dépassé la quantité de viande bovine d’élevage.

66 millions de tonnes de poissons d’élevage ont été produits contre 63 millions de tonnes pour la viande de bœuf. C’est ce qu’affirme le Wolrd Policy Institute, un think tank écologiste américain fondé par Lester Brown, qui ajoute qu’à partir de 2013, l’aquaculture devrait dépasser la pêche en terme de volume.

L’aquaculture a connu une croissance très rapide ces dernières décennies. Dans certains cas, cette pratique peut se montrer néfaste pour l’environnement surtout si elle requiert de pêcher des poissons afin de nourrir des espèces carnivores ou si son implantation se fait au détriment des mangroves. Mais, note le magazine New Scientist le 19 juin : « certaines fermes de poisons sont bénéfiques pour l’environnement.
L’aquaculture chinoise, qui représente 62 % de la production mondiale, compte beaucoup sur des espèces comme la carpe argentée. Celle-ci peut être élevée dans les rizières en se nourrissant d’herbe, de plancton et de détritus. Cette méthode durable d’élever les poissons augmente les rendements du riz avec un impact assez limité en matière de pollution. »


Source: © goodplanet.info

L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé samedi avoir découvert des niveaux d'éléments radioactifs encore plus élevés que précédemment dans l'eau souterraine accumulée au pied des réacteurs, dans un nouveau puits creusé plus près de l'océan, et se dit incapable de juger si ladite eau s'écoule ou non en mer, indique l'AFP.

L'exploitant, Tokyo Electric Power (Tepco), a mesuré un niveau de 3.000 becquerels par litre pour les éléments radioactifs produisant des rayons béta, comme le strontium 90, dans le liquide extrait vendredi dernier d'un nouveau point de prélèvement situé entre les réacteurs et la mer.

Ce niveau est plusieurs dizaines de fois supérieur à la dose limite admise pour de l'eau de mer.


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