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jeudi 28 août 2014
«Les preuves sont incontestables : le changement climatique menace la santé de l'être humain», a déclaré la directrice générale de l'OMS Margaret Chan en ouvrant à Genève une conférence de trois jours à laquelle participent plus de 300 experts.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) veut provoquer une prise de conscience dans le monde sur les maladies induites par le changement climatique, afin de sauver des millions de vie par an.
Selon l'OMS, le changement climatique pourrait provoquer 250 000 décès de plus chaque année à partir de 2030, causés par la malnutrition, la malaria, la diarrhée et les vagues de chaleur.
Les coûts directs sur la santé liés au changement climatique sont estimés entre deux et quatre milliards de dollars par an d'ici 2030.
Pour le professeur Alistair Woodward, l'un des auteurs du Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC), le monde s'oriente actuellement plutôt vers un réchauffement global de quatre degrés à la fin du 21e siècle, plutôt que de deux degrés.
Selon lui, il serait possible d'épargner deux millions de vies par année si les gouvernements parviennent à s'entendre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Pour un autre scientifique ayant contribué aux rapports du GIEC, le Dr Diarmid Campbell-Lendrum, le développement des maladies infectieuses est une menace sérieuse. La malaria, qui tue actuellement 800 000 personnes par an, la dengue et la schistosomiase pourraient s'étendre à de nouvelles régions en Asie et en Afrique.
Pour l'OMS, il est désormais temps d'agir.
La pollution de l'air est actuellement à l'origine de sept millions de décès prématurés par an, a ainsi rappelé la Dre Maria Neira, directrice à l'OMS pour la santé publique et l'environnement.
«Si nous réduisons les émissions de gaz à effet de serre, nous diminuerons en même temps la pollution de l'air et les maladies cardio-vasculaires et respiratoires qui lui sont liées», a-t-elle déclaré.
La conférence doit adopter vendredi des recommandations destinées notamment au sommet sur le climat prévu à New York le 23 septembre et à la conférence des États parties à la Convention de l'ONU sur le climat prévue en 2015 à Paris.
Source © AFP
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) veut provoquer une prise de conscience dans le monde sur les maladies induites par le changement climatique, afin de sauver des millions de vie par an.
Selon l'OMS, le changement climatique pourrait provoquer 250 000 décès de plus chaque année à partir de 2030, causés par la malnutrition, la malaria, la diarrhée et les vagues de chaleur.
Les coûts directs sur la santé liés au changement climatique sont estimés entre deux et quatre milliards de dollars par an d'ici 2030.
Pour le professeur Alistair Woodward, l'un des auteurs du Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC), le monde s'oriente actuellement plutôt vers un réchauffement global de quatre degrés à la fin du 21e siècle, plutôt que de deux degrés.
Selon lui, il serait possible d'épargner deux millions de vies par année si les gouvernements parviennent à s'entendre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Pour un autre scientifique ayant contribué aux rapports du GIEC, le Dr Diarmid Campbell-Lendrum, le développement des maladies infectieuses est une menace sérieuse. La malaria, qui tue actuellement 800 000 personnes par an, la dengue et la schistosomiase pourraient s'étendre à de nouvelles régions en Asie et en Afrique.
Pour l'OMS, il est désormais temps d'agir.
La pollution de l'air est actuellement à l'origine de sept millions de décès prématurés par an, a ainsi rappelé la Dre Maria Neira, directrice à l'OMS pour la santé publique et l'environnement.
«Si nous réduisons les émissions de gaz à effet de serre, nous diminuerons en même temps la pollution de l'air et les maladies cardio-vasculaires et respiratoires qui lui sont liées», a-t-elle déclaré.
La conférence doit adopter vendredi des recommandations destinées notamment au sommet sur le climat prévu à New York le 23 septembre et à la conférence des États parties à la Convention de l'ONU sur le climat prévue en 2015 à Paris.
Source © AFP
La Zambie a mis fin à près de deux ans d'interdiction des safaris de chasse, sauf pour les lions et les léopards, le manque à gagner s'avérant trop important pour les caisses de l'Etat, a-t-on appris mercredi au ministère du Tourisme.
"Nous avons perdu trop de recettes depuis l'interdiction de la chasse et l'Autorité zambienne de protection de la nature (ZAWA) a de nombreux problèmes d'argent", a expliqué la ministre du Tourisme Jean Kapata. Des droits de chasse seront prélevés, a-t-elle indiqué, sans donner de détails.
La chasse ne pourra avoir lieu que sous la stricte supervision de la ZAWA, et l'interdiction est maintenue pour les félins.
Depuis janvier 2013, il n'était plus possible de venir chasser en Zambie. Cette interdiction avait été présentée comme une mesure de protection de la population locale de félins et saluée à l'époque par les défenseurs de l'environnement.
Les mauvaises langues y avaient vu cependant surtout un geste politique après un scandale à la tête de la ZAWA, chargée de la protection de la nature mais aussi d'octroyer les concessions de chasse. Soupçonnés de corruption, plusieurs hauts responsables de la ZAWA, dont son directeur, avaient été renvoyés juste avant.
Lors de l'annonce de l'interdiction, la ministre du Tourisme de l'époque, Sylvia Masebo, avait expliqué: "Nous n'avons pas assez de félins pour les besoins de la chasse. Les félins ont disparu."
La ZAWA avait contesté cette décision, craignant des retombées négatives pour le tourisme et soulignant que la population de félins locale avoisinait les 3.500 spécimens et permettait à la Zambie de s'imposer comme destination de chasse prisée face aux pays voisins. Environ 55 félins étaient chassés chaque année avant l'interdiction.
La Zambie abrite quelques belles réserves animalières mais l'attraction numéro un dans le pays reste les célèbres chutes Victoria, à la frontière avec le Zimbabwe, dont les deux pays se partagent le flot des visiteurs.
Source © AFP
"Nous avons perdu trop de recettes depuis l'interdiction de la chasse et l'Autorité zambienne de protection de la nature (ZAWA) a de nombreux problèmes d'argent", a expliqué la ministre du Tourisme Jean Kapata. Des droits de chasse seront prélevés, a-t-elle indiqué, sans donner de détails.
La chasse ne pourra avoir lieu que sous la stricte supervision de la ZAWA, et l'interdiction est maintenue pour les félins.
Depuis janvier 2013, il n'était plus possible de venir chasser en Zambie. Cette interdiction avait été présentée comme une mesure de protection de la population locale de félins et saluée à l'époque par les défenseurs de l'environnement.
Les mauvaises langues y avaient vu cependant surtout un geste politique après un scandale à la tête de la ZAWA, chargée de la protection de la nature mais aussi d'octroyer les concessions de chasse. Soupçonnés de corruption, plusieurs hauts responsables de la ZAWA, dont son directeur, avaient été renvoyés juste avant.
Lors de l'annonce de l'interdiction, la ministre du Tourisme de l'époque, Sylvia Masebo, avait expliqué: "Nous n'avons pas assez de félins pour les besoins de la chasse. Les félins ont disparu."
La ZAWA avait contesté cette décision, craignant des retombées négatives pour le tourisme et soulignant que la population de félins locale avoisinait les 3.500 spécimens et permettait à la Zambie de s'imposer comme destination de chasse prisée face aux pays voisins. Environ 55 félins étaient chassés chaque année avant l'interdiction.
La Zambie abrite quelques belles réserves animalières mais l'attraction numéro un dans le pays reste les célèbres chutes Victoria, à la frontière avec le Zimbabwe, dont les deux pays se partagent le flot des visiteurs.
Source © AFP
Plusieurs groupes environnementalistes américains ont engagé une procédure mardi auprès des autorités fédérales pour demander la protection des papillons monarques en déclin de plus de 90 % ces vingt dernières années.
Le « Center for Biological Diversity » et « the Center for Food Safety » réclament que ce grand papillon orange et noir, célèbre en Amérique du Nord, bénéficie de la protection de la loi sur les espèces en danger d'extinction.
Ces insectes migrateurs pourraient avoir perdu en superficie un habitat de la taille de la France dont près d'un tiers de leur zone d'accouplement en été, un phénomène attribué au recours de plus en plus étendu aux cultures génétiquement modifiées (OGM) et à l'herbicide Roundup, dans les plaines du Midwest où naissent la plupart de ces papillons.
« Les monarques connaissent une disparition rapide qui pourrait conduire à leur extinction et les menaces auxquelles ils sont confrontées sont désormais tellement importantes que la loi sur la protection des espèces en danger doit s'appliquer le plus tôt possible alors qu'il est encore temps d'inverser ce déclin », insiste Lincoln Brower, un expert reconnu de ces papillon qui les étudie depuis 1954, cité par l'AFP.
La plupart des cultures OGM sont résistantes au Roundup, l'herbicide qui permet de détruire dans le maïs et le soja les mauvaises herbes dont le laiteron, la seule nourriture de la chenille du papillon monarque.
« Protéger les monarques bénéficiera aussi aux pollinisateurs et autres insectes utiles, ce qui contribuera à protéger notre production alimentaire », fait valoir Bill Freese, un chercheur de l'ONG Center for Food Safety à Washington.
Le monarque se trouve partout aux Etats-Unis durant l'été mais l'hiver, ceux qui se trouvaient à l'est des Rocheuses migrent vers le centre du Mexique et ceux à l'ouest de ces montagnes se retrouvent sur les arbres le long de la côte californienne.
La population de ces papillons atteignait un nombre record d'environ un milliard dans le milieu des années 1990 et ils ne seraient aujourd'hui que 35 millions, selon la dernière estimation faite l'hiver dernier, le plus bas nombre jamais enregistré.
Le « Center for Biological Diversity » et « the Center for Food Safety » réclament que ce grand papillon orange et noir, célèbre en Amérique du Nord, bénéficie de la protection de la loi sur les espèces en danger d'extinction.
Ces insectes migrateurs pourraient avoir perdu en superficie un habitat de la taille de la France dont près d'un tiers de leur zone d'accouplement en été, un phénomène attribué au recours de plus en plus étendu aux cultures génétiquement modifiées (OGM) et à l'herbicide Roundup, dans les plaines du Midwest où naissent la plupart de ces papillons.
« Les monarques connaissent une disparition rapide qui pourrait conduire à leur extinction et les menaces auxquelles ils sont confrontées sont désormais tellement importantes que la loi sur la protection des espèces en danger doit s'appliquer le plus tôt possible alors qu'il est encore temps d'inverser ce déclin », insiste Lincoln Brower, un expert reconnu de ces papillon qui les étudie depuis 1954, cité par l'AFP.
La plupart des cultures OGM sont résistantes au Roundup, l'herbicide qui permet de détruire dans le maïs et le soja les mauvaises herbes dont le laiteron, la seule nourriture de la chenille du papillon monarque.
« Protéger les monarques bénéficiera aussi aux pollinisateurs et autres insectes utiles, ce qui contribuera à protéger notre production alimentaire », fait valoir Bill Freese, un chercheur de l'ONG Center for Food Safety à Washington.
Le monarque se trouve partout aux Etats-Unis durant l'été mais l'hiver, ceux qui se trouvaient à l'est des Rocheuses migrent vers le centre du Mexique et ceux à l'ouest de ces montagnes se retrouvent sur les arbres le long de la côte californienne.
La population de ces papillons atteignait un nombre record d'environ un milliard dans le milieu des années 1990 et ils ne seraient aujourd'hui que 35 millions, selon la dernière estimation faite l'hiver dernier, le plus bas nombre jamais enregistré.
Les grandes pluies tombées dans le sud du pays entre Lundi et mardi matin ont provoqué la mort ou la disparition de 12 personnes au total, a fait savoir hier l’Agence nationale de gestion des urgences de Corée du Sud (NEMA).
Le cumul des pluies à la ville de Busan et dans les régions environnantes se situe entre 100 et 200 mm. Jusqu’à 247 mm de pluies ont été enregistrés lundi à Changwon, dans la province du Gyeongsang du Sud, à 80 km de Busan.
Après un accident de bus qui s’est renversé sur le flanc hier après-midi à Changwon, une personne est morte et six autres passagers sont toujours portés disparus. Un autre homme est porté disparu après avoir été surpris par la montée des eaux.
A Busan, ces pluies torrentielles ont provoqué la mort de quatre personnes et la disparition d’une personne. Les grandes pluies ont fait plus de 400 sinistrés à Busan et Ulsan, ville situé à 58 km au nord-est de Busan. Un centre d'animation pour personnes âgées, 86 maisons, 3 usines, 2 immeubles et 34 voitures ont été inondés à Busan.
Le cumul des pluies à la ville de Busan et dans les régions environnantes se situe entre 100 et 200 mm. Jusqu’à 247 mm de pluies ont été enregistrés lundi à Changwon, dans la province du Gyeongsang du Sud, à 80 km de Busan.
Après un accident de bus qui s’est renversé sur le flanc hier après-midi à Changwon, une personne est morte et six autres passagers sont toujours portés disparus. Un autre homme est porté disparu après avoir été surpris par la montée des eaux.
A Busan, ces pluies torrentielles ont provoqué la mort de quatre personnes et la disparition d’une personne. Les grandes pluies ont fait plus de 400 sinistrés à Busan et Ulsan, ville situé à 58 km au nord-est de Busan. Un centre d'animation pour personnes âgées, 86 maisons, 3 usines, 2 immeubles et 34 voitures ont été inondés à Busan.
Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la Californie subit actuellement sa pire période de sécheresse depuis 1895.
La Californie traverse actuellement la pire sécheresse de son histoire. L'État le plus peuplé des États-Unis mettra des années à s'en remettre, ce qui fera de l'eau une ressource de plus en plus convoitée. De quoi donner vie à une citation célèbre attribuée à Mark Twain: «En Californie, le whiskey est destiné à être bu, tandis que l'eau conduit à la bagarre.» Explications en quatre temps.
UNE SÉCHERESSE HISTORIQUE
Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la Californie subit actuellement sa pire période de sécheresse depuis 1895. Les principaux réservoirs d'eau potable de l'État sont largement sous leur moyenne historique. Plus de 80% du territoire californien est maintenant frappé de sécheresse «extrême» ou «exceptionnelle». «Cette sécheresse sévit depuis 3 ans. Ce n'est pas une situation normale, on ne voit pas souvent ça d'un point de vue statistique. Il faudra des années pour s'en remettre», affirme Brian Fuchs, du National Drought Mitigation Center, organisme qui répertorie les épisodes de sécheresse aux États-Unis.
DE L'EAU, S.V.P.
La sécheresse est telle cette année que le gouverneur Jerry Brown a de nouveau décrété l'état d'urgence en avril dernier. Les autorités souhaitaient obtenir une réduction volontaire de la consommation d'eau de 20%. Faute de résultats, l'État a finalement décidé d'imposer une amende de 500$ à toute personne ne respectant pas les consignes d'utilisation de l'eau potable, qui interdisent notamment le lavage des voitures et l'arrosage des pelouses. Mais le problème dépasse la simple consommation de Monsieur et Madame Tout-le-Monde.
La Californie, c'est aussi 60% de la production américaine de fruits et 51% de la production de légumes. Les fermes drainent jusqu'à 80% de l'eau californienne. «Notre plus grand défi, actuellement, note Brian Fuchs, c'est d'évaluer correctement les quantités d'eau disponibles en fonction des besoins de la population et de ceux de l'industrie agricole.» La règlementation est d'ailleurs jugée insuffisante. L'État n'a pas encore de politique de gestion des eaux souterraines, une situation qui devrait être corrigée sous peu.
UN COUP DE POUCE D'EL NIÑO
C'est un euphémisme, mais les solutions ne pleuvent pas en Californie pour faire face à cette sécheresse. Au printemps dernier, les experts croyaient que l'arrivée prochaine d'El Niño pourrait donner un sérieux coup de pouce au climat californien. Ce phénomène météo apporte généralement des précipitations plus importantes, mais les experts ont revu récemment à la baisse les chances qu'El Niño survienne dans les prochains mois - les probabilités sont passées de 90% à 65%. Théoriquement, la sécheresse pourrait donc se poursuivre en 2015. «Nous ne savons pas encore quelles seront les accumulations de neige pendant l'hiver prochain. S'il n'y a pas assez de neige, l'été prochain pourrait être encore plus difficile», rappelle Brian Fuchs.
DE L'ESPOIR, MAIS À QUEL PRIX?
Les eaux souterraines représentent 40% de l'approvisionnement en eau potable en Californie. Cette proportion peut passer à 60% en période de sécheresse, estime la California Water Fondation. Mais ironiquement, cette même sécheresse peut rendre encore plus difficile l'accès aux sources souterraines, note Brian Fuchs. Mais toute cette eau ne va pas disparaître, même avec une sécheresse, signale Michel A. Bouchard, professeur de géologie à Polytechnique Montréal. Les sources d'eau potable souterraine sont généralement plus importantes que les sources de surface, explique-t-il. «Au pire, la sécheresse californienne va faire reculer le niveau de la nappe phréatique. Mais cela pourrait faire augmenter les coûts pour ensuite extraire l'eau à une plus grande profondeur.» La Californie n'a donc pas fini de se préoccuper de son approvisionnement en eau potable.
En chiffres:
31%
Sources: AFP, NOAA, United States Drought Monitor, California Water Fondation
La Californie traverse actuellement la pire sécheresse de son histoire. L'État le plus peuplé des États-Unis mettra des années à s'en remettre, ce qui fera de l'eau une ressource de plus en plus convoitée. De quoi donner vie à une citation célèbre attribuée à Mark Twain: «En Californie, le whiskey est destiné à être bu, tandis que l'eau conduit à la bagarre.» Explications en quatre temps.
UNE SÉCHERESSE HISTORIQUE
Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la Californie subit actuellement sa pire période de sécheresse depuis 1895. Les principaux réservoirs d'eau potable de l'État sont largement sous leur moyenne historique. Plus de 80% du territoire californien est maintenant frappé de sécheresse «extrême» ou «exceptionnelle». «Cette sécheresse sévit depuis 3 ans. Ce n'est pas une situation normale, on ne voit pas souvent ça d'un point de vue statistique. Il faudra des années pour s'en remettre», affirme Brian Fuchs, du National Drought Mitigation Center, organisme qui répertorie les épisodes de sécheresse aux États-Unis.
DE L'EAU, S.V.P.
La sécheresse est telle cette année que le gouverneur Jerry Brown a de nouveau décrété l'état d'urgence en avril dernier. Les autorités souhaitaient obtenir une réduction volontaire de la consommation d'eau de 20%. Faute de résultats, l'État a finalement décidé d'imposer une amende de 500$ à toute personne ne respectant pas les consignes d'utilisation de l'eau potable, qui interdisent notamment le lavage des voitures et l'arrosage des pelouses. Mais le problème dépasse la simple consommation de Monsieur et Madame Tout-le-Monde.
La Californie, c'est aussi 60% de la production américaine de fruits et 51% de la production de légumes. Les fermes drainent jusqu'à 80% de l'eau californienne. «Notre plus grand défi, actuellement, note Brian Fuchs, c'est d'évaluer correctement les quantités d'eau disponibles en fonction des besoins de la population et de ceux de l'industrie agricole.» La règlementation est d'ailleurs jugée insuffisante. L'État n'a pas encore de politique de gestion des eaux souterraines, une situation qui devrait être corrigée sous peu.
UN COUP DE POUCE D'EL NIÑO
C'est un euphémisme, mais les solutions ne pleuvent pas en Californie pour faire face à cette sécheresse. Au printemps dernier, les experts croyaient que l'arrivée prochaine d'El Niño pourrait donner un sérieux coup de pouce au climat californien. Ce phénomène météo apporte généralement des précipitations plus importantes, mais les experts ont revu récemment à la baisse les chances qu'El Niño survienne dans les prochains mois - les probabilités sont passées de 90% à 65%. Théoriquement, la sécheresse pourrait donc se poursuivre en 2015. «Nous ne savons pas encore quelles seront les accumulations de neige pendant l'hiver prochain. S'il n'y a pas assez de neige, l'été prochain pourrait être encore plus difficile», rappelle Brian Fuchs.
DE L'ESPOIR, MAIS À QUEL PRIX?
Les eaux souterraines représentent 40% de l'approvisionnement en eau potable en Californie. Cette proportion peut passer à 60% en période de sécheresse, estime la California Water Fondation. Mais ironiquement, cette même sécheresse peut rendre encore plus difficile l'accès aux sources souterraines, note Brian Fuchs. Mais toute cette eau ne va pas disparaître, même avec une sécheresse, signale Michel A. Bouchard, professeur de géologie à Polytechnique Montréal. Les sources d'eau potable souterraine sont généralement plus importantes que les sources de surface, explique-t-il. «Au pire, la sécheresse californienne va faire reculer le niveau de la nappe phréatique. Mais cela pourrait faire augmenter les coûts pour ensuite extraire l'eau à une plus grande profondeur.» La Californie n'a donc pas fini de se préoccuper de son approvisionnement en eau potable.
En chiffres:
- 38 MILLIONS
- La Californie est l'État le plus peuplé des États-Unis avec 38 millions d'habitants.
- 120 Ans
- Les 6 premiers mois de l'année 2014 ont été les plus chauds en 120 ans en Californie.
31%
- L'un des plus importants réservoirs d'eau potable en Californie, celui du lac Shasta, est actuellement à 31% de sa capacité maximale. Son niveau moyen historique est habituellement à 47%.
Sources: AFP, NOAA, United States Drought Monitor, California Water Fondation
Selon un projet de rapport des Nations Unies , les activités humaines risquent de causer des dommages irréversibles et très étendus à la planète à moins d'entreprendre urgemment des actions importantes pour tenter de limiter les émissions de combustibles fossiles en croissance constantes depuis plus d'un siècle.
D'après ce document obtenu par Bloomberg, le réchauffement climatique engendre déjà d'importants impacts négatifs sur tous les continents et océans de la planète. Avec l'augmentation croissante des gaz à effet de serre nous risquons désormais de déclencher « de graves répercussions, envahissantes et irréversibles pour les personnes et les écosystèmes ».
« Sans mesures d'atténuation supplémentaires urgentes, le réchauffement mondial
conduira avant la fin du XXI siècle à un risque très élevé d'impacts graves, massifs et irréversibles à l'échelle mondiale », a déclaré le Groupe d'experts intergouvernemental des Nations Unies sur les changements climatiques .
Ce document, la plus importante synthèse de l'ONU sur le réchauffement climatique, résume des centaines d'articles scientifiques. Il a été conçu pour présenter un état des lieux des impacts du réchauffement sur la planète aux chefs de gouvernement et décideurs du monde entier.
D'après ce document obtenu par Bloomberg, le réchauffement climatique engendre déjà d'importants impacts négatifs sur tous les continents et océans de la planète. Avec l'augmentation croissante des gaz à effet de serre nous risquons désormais de déclencher « de graves répercussions, envahissantes et irréversibles pour les personnes et les écosystèmes ».
« Sans mesures d'atténuation supplémentaires urgentes, le réchauffement mondial
conduira avant la fin du XXI siècle à un risque très élevé d'impacts graves, massifs et irréversibles à l'échelle mondiale », a déclaré le Groupe d'experts intergouvernemental des Nations Unies sur les changements climatiques .
Ce document, la plus importante synthèse de l'ONU sur le réchauffement climatique, résume des centaines d'articles scientifiques. Il a été conçu pour présenter un état des lieux des impacts du réchauffement sur la planète aux chefs de gouvernement et décideurs du monde entier.
mercredi 27 août 2014
Le volcan islandais Bardarbunga a été secoué mardi par un séisme de magnitude 5,7, le plus puissant depuis qu'il est entré en activité le 16 août, montrant qu'une éruption restait toujours possible.
Le Bardarbunga, immense volcan situé sous le plus grand glacier du pays, est considéré comme assez dangereux pour menacer, s'il entre en éruption, le trafic aérien dans le nord de l'Europe et l'Atlantique-Nord, comme l'Eyjafjallajökull en 2010.
Ce séisme, enregistré par l'institut météorologique islandais, est le plus violent dans la région depuis 1996. Le niveau d'alerte pour l'aviation en Islande reste à "orange" depuis dimanche. Samedi, il avait été élevé un cran au-dessus, à "rouge", le niveau maximal, car les scientifiques soupçonnaient une éruption. Tous les aéroports du pays étaient restés ouverts.
L'activité sismique reste intense dans la région, la terre ayant tremblé plus de 20 fois par heure mardi matin. L'évolution ultérieure du volcan reste impossible à prédire, cette activité pouvant durer de longues semaines, s'arrêter ou déboucher sur une éruption, petite ou grande.
Le Bardarbunga, immense volcan situé sous le plus grand glacier du pays, est considéré comme assez dangereux pour menacer, s'il entre en éruption, le trafic aérien dans le nord de l'Europe et l'Atlantique-Nord, comme l'Eyjafjallajökull en 2010.
Ce séisme, enregistré par l'institut météorologique islandais, est le plus violent dans la région depuis 1996. Le niveau d'alerte pour l'aviation en Islande reste à "orange" depuis dimanche. Samedi, il avait été élevé un cran au-dessus, à "rouge", le niveau maximal, car les scientifiques soupçonnaient une éruption. Tous les aéroports du pays étaient restés ouverts.
L'activité sismique reste intense dans la région, la terre ayant tremblé plus de 20 fois par heure mardi matin. L'évolution ultérieure du volcan reste impossible à prédire, cette activité pouvant durer de longues semaines, s'arrêter ou déboucher sur une éruption, petite ou grande.
Un lac, situé dans un site du patrimoine culturel chinois dans la province du Shanxi -en Chine du nord-, a complètement disparu du jour au lendemain sans raison apparente.
L'information a premièrement été diffusée sur le site web officiel du gouvernement local le 2 août. Le gouvernement du Shanxi a fait appel à des spécialistes pour enquêter sur le mystère et surtout remplir de nouveau le lac.
Situé dans le comté de Guangling dans le nord-est de Shanxi, le Temple du Dieu de l'eau ou Shuishentang est un temple datant de la dynastie Ming (1368-1644). Etabli au milieu d'un lac qui couvrait environ 24.000 mètres carrés, ce site pittoresque est protégé par l'Etat depuis 2006.
Selon les résidents locaux, le lac a disparu du jour au lendemain et celui-ci ne s'était jamais tarie avant, selon Liu Zhong, directeur du bureau de gestion du site.
Des documents publiés par le gouvernement local rapportent tout de même que le niveau de l'eau avait commencé à baisser vers le 10 Juillet, en pleine période de sécheresse.
Aujourd'hui, le lac n'est rien de plus qu'une flaque d'eau entourée de boue craquelée et de nombreux poissons morts. Les touristes comme les locaux sont dépités face à cet événement. « Le temple est un endroit pittoresque. Il fait partie de notre patrimoine. Nous avons grandi autour du temple et il est difficile d'accepter cette dure réalité", témoigne Qi Zhanbin, un habitant local de 42 ans.
En plus d'être un site culturel, le lac offre également l'irrigation des champs environnants et l'eau alimente deux réservoirs. "Les réservoirs peuvent contenir 8.580.000 mètres cubes utilisés pour l'irrigation d'environ 700 hectares de champs»
, a déclaré Jiao Xianggui, un officiel du comté.
Pour l'instant, les pistes se dirigent vers les précipitations trop faibles qui ont diminué 40% par rapport à l'année dernière dans la région. D'aucuns spéculent également que des paysans locaux auraient pu drainer illégalement de l'eau du lac pour alimenter leurs champs. La partie nord de la Chine a subi une grave sécheresse cet été. Dans le Shanxi, 54 rivières sont à sec, et 225 réservoirs sont presque vides.
L'information a premièrement été diffusée sur le site web officiel du gouvernement local le 2 août. Le gouvernement du Shanxi a fait appel à des spécialistes pour enquêter sur le mystère et surtout remplir de nouveau le lac.
Situé dans le comté de Guangling dans le nord-est de Shanxi, le Temple du Dieu de l'eau ou Shuishentang est un temple datant de la dynastie Ming (1368-1644). Etabli au milieu d'un lac qui couvrait environ 24.000 mètres carrés, ce site pittoresque est protégé par l'Etat depuis 2006.
Selon les résidents locaux, le lac a disparu du jour au lendemain et celui-ci ne s'était jamais tarie avant, selon Liu Zhong, directeur du bureau de gestion du site.
Des documents publiés par le gouvernement local rapportent tout de même que le niveau de l'eau avait commencé à baisser vers le 10 Juillet, en pleine période de sécheresse.
Aujourd'hui, le lac n'est rien de plus qu'une flaque d'eau entourée de boue craquelée et de nombreux poissons morts. Les touristes comme les locaux sont dépités face à cet événement. « Le temple est un endroit pittoresque. Il fait partie de notre patrimoine. Nous avons grandi autour du temple et il est difficile d'accepter cette dure réalité", témoigne Qi Zhanbin, un habitant local de 42 ans.
En plus d'être un site culturel, le lac offre également l'irrigation des champs environnants et l'eau alimente deux réservoirs. "Les réservoirs peuvent contenir 8.580.000 mètres cubes utilisés pour l'irrigation d'environ 700 hectares de champs»
, a déclaré Jiao Xianggui, un officiel du comté.
Pour l'instant, les pistes se dirigent vers les précipitations trop faibles qui ont diminué 40% par rapport à l'année dernière dans la région. D'aucuns spéculent également que des paysans locaux auraient pu drainer illégalement de l'eau du lac pour alimenter leurs champs. La partie nord de la Chine a subi une grave sécheresse cet été. Dans le Shanxi, 54 rivières sont à sec, et 225 réservoirs sont presque vides.
La neige jour un rôle fondammental dans la croissance et la disparition de la banquise arctique. Or, une nouvelle recherche menée par la NASA et l'Université de Washington (Seattle - Etats-Unis) confirme que la neige de printemps sur la banquise arctique s'est réduite de manière significative au cours des 50 dernières années.
L'épaisseur de la neige qui recouvre la banquise arctique (pôle Nord) est suivie depuis les années 1950 grâce aux mesures effectuées par les scientifiques russes et plus récemment par les programmes de recherche de la NASA comme la mission BROMEX et l'opération IceBridge.
Les chercheurs ont constaté que, depuis la période soviétique, le manteau neigeux de printemps s'est aminci de 22 à 35 cm dans l'Ouest de l'Arctique et de 14,5 cm à 33 cm dans les mers de Beaufort et des Tchouktches, au nord et à l'ouest de l'Alaska, malgré l'incertitude notable dans les estimations historiques.
Cependant, ce résultat n'est pas une surprise car l'étude a bénéficié de milliers de mesures directes de l'épaisseur de la neige sur la banquise et celles-ci ont permis de valider les observations radars menées de 2009 à 2013. Au final, environ un tiers de l'hémisphère nord occidental et près de la moitié de l'Alaska sont concernés par ce phénomène.
Or, " la couverture de neige est comme un bouclier qui permet d'isoler la banquise ", a expliqué Son Nghiem du Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie, chercheur principal pour BROMEX et co-auteur de la nouvelle étude.
Dorénavant, " la couverture neigeuse est devenue si mince que ce bouclier est devenu un voile " ajoute Son Nghiem. En effet, en hiver, la neige protège la banquise des températures glaciales et freine son développement ; au printemps et en été l'albédo de la neige évite à la banquise de se réchauffer trop rapidement et l'isole donc des rayons du soleil.
La diminution de la couverture neigeuse sur la banquise pourrait s'expliquer par le gel de plus en plus tardif de la mer : les précipitations neigeuses lourdes de septembre et d'octobre qui devraient recouvrir la banquise en formation tombent maintenant dans l'eau qui n'est pas encore suffisamment refroidie pour geler.
Cette régression a des implications qui feront l'objet d'études par les scientifiques. Les auteurs de l'étude suggèrent que l'apparition tardive de la banquise pourrait modifier la façon dont la chaleur est transportée dans l'Arctique, ce qui pourrait affecter les modèles de précipitations. " Cela sera une question très intéressante à l'avenir ", a déclaré le premier auteur Melinda Webster, étudiante diplômée d'océanographie à l'Université de Washington.
L'épaisseur de la neige qui recouvre la banquise arctique (pôle Nord) est suivie depuis les années 1950 grâce aux mesures effectuées par les scientifiques russes et plus récemment par les programmes de recherche de la NASA comme la mission BROMEX et l'opération IceBridge.
Les chercheurs ont constaté que, depuis la période soviétique, le manteau neigeux de printemps s'est aminci de 22 à 35 cm dans l'Ouest de l'Arctique et de 14,5 cm à 33 cm dans les mers de Beaufort et des Tchouktches, au nord et à l'ouest de l'Alaska, malgré l'incertitude notable dans les estimations historiques.
Cependant, ce résultat n'est pas une surprise car l'étude a bénéficié de milliers de mesures directes de l'épaisseur de la neige sur la banquise et celles-ci ont permis de valider les observations radars menées de 2009 à 2013. Au final, environ un tiers de l'hémisphère nord occidental et près de la moitié de l'Alaska sont concernés par ce phénomène.
Or, " la couverture de neige est comme un bouclier qui permet d'isoler la banquise ", a expliqué Son Nghiem du Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie, chercheur principal pour BROMEX et co-auteur de la nouvelle étude.
Dorénavant, " la couverture neigeuse est devenue si mince que ce bouclier est devenu un voile " ajoute Son Nghiem. En effet, en hiver, la neige protège la banquise des températures glaciales et freine son développement ; au printemps et en été l'albédo de la neige évite à la banquise de se réchauffer trop rapidement et l'isole donc des rayons du soleil.
La diminution de la couverture neigeuse sur la banquise pourrait s'expliquer par le gel de plus en plus tardif de la mer : les précipitations neigeuses lourdes de septembre et d'octobre qui devraient recouvrir la banquise en formation tombent maintenant dans l'eau qui n'est pas encore suffisamment refroidie pour geler.
Cette régression a des implications qui feront l'objet d'études par les scientifiques. Les auteurs de l'étude suggèrent que l'apparition tardive de la banquise pourrait modifier la façon dont la chaleur est transportée dans l'Arctique, ce qui pourrait affecter les modèles de précipitations. " Cela sera une question très intéressante à l'avenir ", a déclaré le premier auteur Melinda Webster, étudiante diplômée d'océanographie à l'Université de Washington.
40 milliards de tonnes. C’est le CO2 qu’a rejeté l’humanité en 2014. Un chiffre qui n’a cessé de grandir, donc, et qui est bien dû aux activités humaines, selon l’étude menée par Le Quéré et son équipe, parue dans Earth System Science Data, qui concentre les données.
40 milliards de tonnes, c’est beaucoup : c’est plus de 100 fois ce que les volcans rejettent, comme l’explique l’astronome Phil Plait. Par rapport à la taille de l’atmosphère cela reste évidemment « petit » (0,0010% de l’air terrien), mais le CO2 a la fameuse manie de s’accumuler et c’est alors la concentration qu’il faut examiner : 400 ppm (parts par million), soit 0,04%. Selon la Courbe Keeling (ci-dessous), on ajoute 2ppm par an :
Pas de panique, diront certains : on peut encore sauver la Terre, mais qu’on ne se voile pas non plus la face vis à vis des activités humaines.
OCO-2, un programme de la NASA dédié au CO2
La NASA, d’ailleurs, a pris le problème à bras le corps il y a longtemps. Après un premier essai infructueux en 2009, en juillet 2014 elle lançait un nouveau satellite en orbite : The Orbiting Carbon Observatory-2, soit l’Observatoire du Carbone en Orbite 2 (OCO-2).
Le but du satellite : mesurer le niveau de CO2 dans l’air avec une grande précision et ce par région. Le tout rapidement : 24 mesures prises par seconde, soit plus d’un million de relevés par jour, le tout en restant sensible aux nuages, ce qui diminue certes le nombre de mesures utilisables par jour (100.000 néanmoins).
Du jamais vu. C’est ainsi qu’ils affirment toujours que le niveau en dioxyde de carbone est bien 150 fois plus élevé qu’au début de l’ère industrielle.
40 milliards de tonnes, c’est beaucoup : c’est plus de 100 fois ce que les volcans rejettent, comme l’explique l’astronome Phil Plait. Par rapport à la taille de l’atmosphère cela reste évidemment « petit » (0,0010% de l’air terrien), mais le CO2 a la fameuse manie de s’accumuler et c’est alors la concentration qu’il faut examiner : 400 ppm (parts par million), soit 0,04%. Selon la Courbe Keeling (ci-dessous), on ajoute 2ppm par an :
Pas de panique, diront certains : on peut encore sauver la Terre, mais qu’on ne se voile pas non plus la face vis à vis des activités humaines.
OCO-2, un programme de la NASA dédié au CO2
La NASA, d’ailleurs, a pris le problème à bras le corps il y a longtemps. Après un premier essai infructueux en 2009, en juillet 2014 elle lançait un nouveau satellite en orbite : The Orbiting Carbon Observatory-2, soit l’Observatoire du Carbone en Orbite 2 (OCO-2).
Le but du satellite : mesurer le niveau de CO2 dans l’air avec une grande précision et ce par région. Le tout rapidement : 24 mesures prises par seconde, soit plus d’un million de relevés par jour, le tout en restant sensible aux nuages, ce qui diminue certes le nombre de mesures utilisables par jour (100.000 néanmoins).
Du jamais vu. C’est ainsi qu’ils affirment toujours que le niveau en dioxyde de carbone est bien 150 fois plus élevé qu’au début de l’ère industrielle.
Le 20 août, la NASA a annoncé la détection d'une quantité inexpliquée de tétrachlorure de carbone (CCl4) dans l'atmosphère. Ce composé chimique chloré, qui appauvrit la couche d'ozone, est interdit par le Protocole de Montréal, signé en septembre 1987 par 24 pays et par la Communauté européenne.
Les Etats parties se sont ainsi engagés à interdire l'utilisation du tétrachlorure de carbone avant le 1er janvier 1996. Entre 2007 et 2012, les Etats parties n'ont signalé aucune émission de cette substance dangereuse, utilisée dans les extincteurs et pour le nettoyage à sec dans les pressings.
Or, avec zéro émissions entre 2007 et 2012, les concentrations atmosphériques de tétrachlorure de carbone sont censées diminuer d'environ 4% par an, contre 1% actuellement. Les observations de la Nasa démontrent ainsi que les émissions mondiales de tétrachlorure de carbone s'élèvent en moyenne à 39.000 tonnes par an, soit l'équivalent de 30% du montant maximum des émissions répertoriées avant la signature du protocole.
D'après le scientifique de la NASA Qing Liang, cette présence dans l'atmosphère peut s'expliquer par des fuites industrielles, des émissions issues de sites contaminés ou encore par des sources de tétrachlorure de carbone pour l'instant inconnues.
"Il s'agirait plutôt d'une production indirecte du composé chimique par des processus industriels qui n'aurait pas été prise en compte dans les estimations jusqu'à présent", via le traitement des eaux au chlore par exemple, explique Alain Hauchecorne, spécialiste du Latmos dont les propos sont rapportés par La Croix.
Autre facteur : le temps de décomposition de la substance dans l'atmosphère est 40 fois plus élevé que ce qui avait été anticipé, souligne la Nasa.
Les Etats parties se sont ainsi engagés à interdire l'utilisation du tétrachlorure de carbone avant le 1er janvier 1996. Entre 2007 et 2012, les Etats parties n'ont signalé aucune émission de cette substance dangereuse, utilisée dans les extincteurs et pour le nettoyage à sec dans les pressings.
Or, avec zéro émissions entre 2007 et 2012, les concentrations atmosphériques de tétrachlorure de carbone sont censées diminuer d'environ 4% par an, contre 1% actuellement. Les observations de la Nasa démontrent ainsi que les émissions mondiales de tétrachlorure de carbone s'élèvent en moyenne à 39.000 tonnes par an, soit l'équivalent de 30% du montant maximum des émissions répertoriées avant la signature du protocole.
D'après le scientifique de la NASA Qing Liang, cette présence dans l'atmosphère peut s'expliquer par des fuites industrielles, des émissions issues de sites contaminés ou encore par des sources de tétrachlorure de carbone pour l'instant inconnues.
"Il s'agirait plutôt d'une production indirecte du composé chimique par des processus industriels qui n'aurait pas été prise en compte dans les estimations jusqu'à présent", via le traitement des eaux au chlore par exemple, explique Alain Hauchecorne, spécialiste du Latmos dont les propos sont rapportés par La Croix.
Autre facteur : le temps de décomposition de la substance dans l'atmosphère est 40 fois plus élevé que ce qui avait été anticipé, souligne la Nasa.
Source © Cyrielle Chazal / Actu-Environnement
Les reptiles de Madagascar, malgré de nets progrès des initiatives de conservation, sont encore largement menacés d'après l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).
Les reptiles figurent parmi les créatures les plus déconcertantes vivant à Madagascar mais près de 40% d’entre elles sont confrontées à un risque d’extinction, d’après la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).
Une étude publiée dans le journal PLOS ONE indique que la gestion réussie des zones protégées de Madagascar est essentielle pour la survie d’un grand nombre de ces espèces de reptiles.
Dans l’article, Risque d’extinction et conservation des reptiles de Madagascar, les auteurs analysent les modèles de distribution géographique de plus de 370 espèces de reptiles étudiées et les menaces auxquelles ces dernières sont confrontées.
La déforestation est la principale menace pesant sur les serpents et les lézards de l’île
Madagascar est réputée pour ses espèces uniques d’animaux et de plantes, dont beaucoup sont endémiques. Peu de touristes quittent l’île sans être ébahis par ses caméléons multicolores, ses serpents géants et ses geckos. Cependant, une grande partie de la faune et la flore sauvages de Madagascar est affectée par la destruction de son habitat.
La déforestation est la principale menace pesant sur les serpents et les lézards de l’île – y compris les caméléons et les geckos. Toutes les espèces malgaches de tortues de mer et d’eau douce ont été classées dans la liste des espèces en danger de disparition. On peut les trouver au moins partiellement dans les zones protégées, et cependant, la capture illégale de certaines espèces pour la nourriture ou le commerce d’animaux exotiques a entraîné leur déclin ces dernières années.
huit espèces de reptiles menacées vivent exclusivement dans des sites sans statut de conservation. Bien que ces résultats soient alarmants, l’étude fournit également de nouvelles informations permettant de mieux informer la planification nationale et les interventions pour réduire le taux de perte d’habitat et limiter les menaces, notamment dans les zones protégées. La surveillance du commerce et l’engagement de la communauté sont identifiées comme des mesures complémentaires clés pour sauvegarder ces espèces.
L’étude donne aussi quelques raisons d’être optimistes. Aucune extinction n’a encore été signalée.
Les reptiles figurent parmi les créatures les plus déconcertantes vivant à Madagascar mais près de 40% d’entre elles sont confrontées à un risque d’extinction, d’après la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).
Une étude publiée dans le journal PLOS ONE indique que la gestion réussie des zones protégées de Madagascar est essentielle pour la survie d’un grand nombre de ces espèces de reptiles.
Dans l’article, Risque d’extinction et conservation des reptiles de Madagascar, les auteurs analysent les modèles de distribution géographique de plus de 370 espèces de reptiles étudiées et les menaces auxquelles ces dernières sont confrontées.
La déforestation est la principale menace pesant sur les serpents et les lézards de l’île
Madagascar est réputée pour ses espèces uniques d’animaux et de plantes, dont beaucoup sont endémiques. Peu de touristes quittent l’île sans être ébahis par ses caméléons multicolores, ses serpents géants et ses geckos. Cependant, une grande partie de la faune et la flore sauvages de Madagascar est affectée par la destruction de son habitat.
La déforestation est la principale menace pesant sur les serpents et les lézards de l’île – y compris les caméléons et les geckos. Toutes les espèces malgaches de tortues de mer et d’eau douce ont été classées dans la liste des espèces en danger de disparition. On peut les trouver au moins partiellement dans les zones protégées, et cependant, la capture illégale de certaines espèces pour la nourriture ou le commerce d’animaux exotiques a entraîné leur déclin ces dernières années.
huit espèces de reptiles menacées vivent exclusivement dans des sites sans statut de conservation. Bien que ces résultats soient alarmants, l’étude fournit également de nouvelles informations permettant de mieux informer la planification nationale et les interventions pour réduire le taux de perte d’habitat et limiter les menaces, notamment dans les zones protégées. La surveillance du commerce et l’engagement de la communauté sont identifiées comme des mesures complémentaires clés pour sauvegarder ces espèces.
L’étude donne aussi quelques raisons d’être optimistes. Aucune extinction n’a encore été signalée.
Des centaines de panaches de méthane jaillissant du fond marin ont été repérés sur la côte atlantique des États-Unis
Ces émanations de méthane pourraient expliquer une série d'événements passés (,mortalités de masse d'animaux et de poissons, etc.) et, logiquement, une cascade d'événements à venir.
Dans une découverte inattendue, des centaines de panaches de gaz jaillissant du fond marin ont été repérés lors d'un balayage de la côte Est des États-Unis.
Même si les explorateurs de l'océan n'ont pas encore testé le gaz, les bulles sont presque certainement du méthane, rapportent aujourd'hui les chercheurs dans la revue Nature Geoscience (du 24 août).
Ces émanations de méthane pourraient expliquer une série d'événements passés (,mortalités de masse d'animaux et de poissons, etc.) et, logiquement, une cascade d'événements à venir.
Dans une découverte inattendue, des centaines de panaches de gaz jaillissant du fond marin ont été repérés lors d'un balayage de la côte Est des États-Unis.
Même si les explorateurs de l'océan n'ont pas encore testé le gaz, les bulles sont presque certainement du méthane, rapportent aujourd'hui les chercheurs dans la revue Nature Geoscience (du 24 août).
Une zone morte de 13 000 km² dans le Golfe du Mexique continue à augmenter de manière générale et équivaut désormais à la superficie de l’Etat du Connecticut.
Les scientifiques ont déclaré qu’une « zone morte » dans le Golfe du Mexique était devenue aussi grande que l’Etat du Connecticut.
La zone, qui mesure près de 13 000 km² est la deuxième plus grande zone morte au monde mais reste plus petite que les années précédentes. Elle ne contient pas d’oxygène, ou trop peu, au niveau du fond du Golfe, pour faire vivre les poissons et les crevettes.
La première cause de ce phénomène annuel sont les écoulements des fermes le long du fleuve Mississippi, qui se jette dans le Golfe, d’après Gene Turner, un chercheur de l’Institut d’Ecologie Côtière de l’Université de la Louisiane.
Il semble que la zone se soit stabilisée en taille mais cela pourrait s’aggraver à nouveau. Les nutriments de ces écoulements alimentent la croissance des algues, qui consomment l’oxygène en coulant vers le fond du Golfe.« Cela montre bien comment nous utilisons et nous abusons de nos ressources naturelles » a déclaré Gene Turner.
Gene Turner a déclaré que la zone avait au moins deux fois ces dernières années atteint la taille du Massachusetts, soit 21 000 km².
La zone morte du Golfe, qui fluctue en taille mais mesurait 13 468 km² cet été, est dépassée par une seule zone similaire dans la Mer Baltique autour de la Finlande, d’après Gene Turner.
Le nombre de zones mortes dans le monde est actuellement de 550 et augmente depuis des décennies, d’après un rapport de Gene Turner et Nancy Rabalais du Consortium marin des Universités de Louisiane.
Les scientifiques affirment qu’une croissance des champs agricoles le long du fleuve Mississippi dans les années 1960 a commencé à faire augmenter la pollution. Dans les années 1970, les taux d’oxygène dans certaines parties du Golfe sont passés en-dessous des besoins des poissons des fonds marins. La superficie de la zone a presque toujours augmenté depuis.
Les inondations, les sécheresses, les tempêtes et d’autres facteurs affectent le volume de nutriments s’écoulant dans le Golfe et sont à l’origine des fluctuations annuelles.
« Il semble que la zone se soit stabilisée en taille mais cela pourrait s’aggraver à nouveau » en fonction des changements de taux de pollution, d’après Nancy Rabalais.
Le rapport indique que les politiques agricoles fédérales impactent la quantité de pollution dans le fleuve. Gene Turner a déclaré que les champs de maïs sont l’un des plus grands contributeurs au problème.
Les scientifiques ont déclaré qu’une « zone morte » dans le Golfe du Mexique était devenue aussi grande que l’Etat du Connecticut.
La zone, qui mesure près de 13 000 km² est la deuxième plus grande zone morte au monde mais reste plus petite que les années précédentes. Elle ne contient pas d’oxygène, ou trop peu, au niveau du fond du Golfe, pour faire vivre les poissons et les crevettes.
La première cause de ce phénomène annuel sont les écoulements des fermes le long du fleuve Mississippi, qui se jette dans le Golfe, d’après Gene Turner, un chercheur de l’Institut d’Ecologie Côtière de l’Université de la Louisiane.
Il semble que la zone se soit stabilisée en taille mais cela pourrait s’aggraver à nouveau. Les nutriments de ces écoulements alimentent la croissance des algues, qui consomment l’oxygène en coulant vers le fond du Golfe.« Cela montre bien comment nous utilisons et nous abusons de nos ressources naturelles » a déclaré Gene Turner.
Gene Turner a déclaré que la zone avait au moins deux fois ces dernières années atteint la taille du Massachusetts, soit 21 000 km².
La zone morte du Golfe, qui fluctue en taille mais mesurait 13 468 km² cet été, est dépassée par une seule zone similaire dans la Mer Baltique autour de la Finlande, d’après Gene Turner.
Le nombre de zones mortes dans le monde est actuellement de 550 et augmente depuis des décennies, d’après un rapport de Gene Turner et Nancy Rabalais du Consortium marin des Universités de Louisiane.
Les scientifiques affirment qu’une croissance des champs agricoles le long du fleuve Mississippi dans les années 1960 a commencé à faire augmenter la pollution. Dans les années 1970, les taux d’oxygène dans certaines parties du Golfe sont passés en-dessous des besoins des poissons des fonds marins. La superficie de la zone a presque toujours augmenté depuis.
Les inondations, les sécheresses, les tempêtes et d’autres facteurs affectent le volume de nutriments s’écoulant dans le Golfe et sont à l’origine des fluctuations annuelles.
« Il semble que la zone se soit stabilisée en taille mais cela pourrait s’aggraver à nouveau » en fonction des changements de taux de pollution, d’après Nancy Rabalais.
Le rapport indique que les politiques agricoles fédérales impactent la quantité de pollution dans le fleuve. Gene Turner a déclaré que les champs de maïs sont l’un des plus grands contributeurs au problème.
Les taux de mercure dans la couche supérieure de l’océan ont triplé depuis le années 1870, faisant augmenter le risque de contamination pour les espèces aquatiques et les hommes.
Les taux de mercure dans la couche haute de l’océan ont triplé depuis le début de la Révolution Industrielle et les activités humaines sont les principales responsables, d’après un rapport publié dans le journal Nature.
Bien que plusieurs modèles informatiques aient estimé la quantité de mercure marin, la nouvelle analyse fournit la première mesure mondiale. Elle comble une pièce essentielle du tableau mondial environnemental, suivant non seulement la quantité de mercure dans les océans mondiaux mais aussi l’endroit d’où il provient et la profondeur à laquelle on peut le trouver.
« Personne n’avait essayé d’obtenir un aperçu plus complet de tous les océans et d’obtenir une estimation du mercure total à la surface et dans les eaux plus profondes » a déclaré David Streets, un scientifique spécialisé dans les politiques énergétiques et environnementales au Laboratoire National d’Argonne à Lemont dans l’Illinois, qui n’a pas été impliqué dans l’étude.
On commence à dépasser la capacité des formations d’eau profonde à retenir une partie du mercure
Les chercheurs ont réuni des milliers d’échantillons d’eau lors de huit croisières de recherche dans les océans Atlantique et Pacifique entre 2006 et 2011. Pour déterminer comment les taux de mercure ont évolué dans le temps, ils ont comparé des échantillons d’eau de mer à des profondeurs allant jusqu’à 5 kilomètres. L’eau plus proche de la surface a été plus récemment exposée à la pollution au mercure venant des terres et de l’air.
Leur analyse révèle que les activités humaines, principalement la combustion des carburants fossiles, mais aussi les activités minières, ont stimulé les taux de mercure sur les 100 premiers mètres à la surface de l’océan par un facteur de 3,4 depuis le début de la Révolution Industrielle. La quantité totale de mercure anthropogène dans les mers du monde correspond désormais à 290 moles, le taux le plus élevé dans les océans Arctique et Atlantique.
« Ils ont vraiment été capables de se plonger avec leur étude » a déclaré Noelle Eckley Selin, un chimiste atmosphérique du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, qui n’a pas été impliqué dans l’étude.
Les chercheurs disent que les régimes de circulation de l’océan ont aidé à réduire les effets d’une partie de l’augmentation du mercure marin. Les régimes de circulation qui conduisent l’eau très froide salée et dense à couler dans les profondeurs de l’océan transportent de grandes quantités de mercure venant des eaux moins profondes où la vie abonde.
Cela fournit une certaine protection à la vie marine, alors que les effets toxiques du mercure sont magnifiés avec chaque niveau de la chaîne alimentaire. Par exemple les taux de mercure dans un prédateur du haut de la chaîne comme le thon sont dix millions de fois plus élevés que ceux dans l’eau de mer alentour.
Mais le co-auteur de l’étude Carl Lamborg, un géochimiste marin de la Woods Hole Oceanographic Institution dans le Massachusetts, a déclaré que la capacité des eaux profondes à séquestrer le mercure pourrait bientôt être réduite à néant. Les hommes sont en bonne voie d’émettre autant de mercure dans les 50 prochaines années qu’ils ne l’ont fait au cours des 150 dernières années.
« On commence à dépasser la capacité des formations d’eau profonde à retenir une partie du mercure, le résultat net étant que de plus en plus de nos émissions seront présentes dans les eaux peu profondes » a déclaré Carl Lamborg.
Cela fait augmenter la probabilité que les taux de mercure dans les espèces alimentaires clés augmentent, augmentant aussi l’exposition des hommes.
Entre 5 à 10% des femmes américaines en âge d’être enceinte ont déjà des taux de mercure qui font augmenter le risque de problèmes neuro-développementaux chez leurs enfants.
Source © actualites news environnement
Les taux de mercure dans la couche haute de l’océan ont triplé depuis le début de la Révolution Industrielle et les activités humaines sont les principales responsables, d’après un rapport publié dans le journal Nature.
Bien que plusieurs modèles informatiques aient estimé la quantité de mercure marin, la nouvelle analyse fournit la première mesure mondiale. Elle comble une pièce essentielle du tableau mondial environnemental, suivant non seulement la quantité de mercure dans les océans mondiaux mais aussi l’endroit d’où il provient et la profondeur à laquelle on peut le trouver.
« Personne n’avait essayé d’obtenir un aperçu plus complet de tous les océans et d’obtenir une estimation du mercure total à la surface et dans les eaux plus profondes » a déclaré David Streets, un scientifique spécialisé dans les politiques énergétiques et environnementales au Laboratoire National d’Argonne à Lemont dans l’Illinois, qui n’a pas été impliqué dans l’étude.
On commence à dépasser la capacité des formations d’eau profonde à retenir une partie du mercure
Les chercheurs ont réuni des milliers d’échantillons d’eau lors de huit croisières de recherche dans les océans Atlantique et Pacifique entre 2006 et 2011. Pour déterminer comment les taux de mercure ont évolué dans le temps, ils ont comparé des échantillons d’eau de mer à des profondeurs allant jusqu’à 5 kilomètres. L’eau plus proche de la surface a été plus récemment exposée à la pollution au mercure venant des terres et de l’air.
Leur analyse révèle que les activités humaines, principalement la combustion des carburants fossiles, mais aussi les activités minières, ont stimulé les taux de mercure sur les 100 premiers mètres à la surface de l’océan par un facteur de 3,4 depuis le début de la Révolution Industrielle. La quantité totale de mercure anthropogène dans les mers du monde correspond désormais à 290 moles, le taux le plus élevé dans les océans Arctique et Atlantique.
« Ils ont vraiment été capables de se plonger avec leur étude » a déclaré Noelle Eckley Selin, un chimiste atmosphérique du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, qui n’a pas été impliqué dans l’étude.
Les chercheurs disent que les régimes de circulation de l’océan ont aidé à réduire les effets d’une partie de l’augmentation du mercure marin. Les régimes de circulation qui conduisent l’eau très froide salée et dense à couler dans les profondeurs de l’océan transportent de grandes quantités de mercure venant des eaux moins profondes où la vie abonde.
Cela fournit une certaine protection à la vie marine, alors que les effets toxiques du mercure sont magnifiés avec chaque niveau de la chaîne alimentaire. Par exemple les taux de mercure dans un prédateur du haut de la chaîne comme le thon sont dix millions de fois plus élevés que ceux dans l’eau de mer alentour.
Mais le co-auteur de l’étude Carl Lamborg, un géochimiste marin de la Woods Hole Oceanographic Institution dans le Massachusetts, a déclaré que la capacité des eaux profondes à séquestrer le mercure pourrait bientôt être réduite à néant. Les hommes sont en bonne voie d’émettre autant de mercure dans les 50 prochaines années qu’ils ne l’ont fait au cours des 150 dernières années.
« On commence à dépasser la capacité des formations d’eau profonde à retenir une partie du mercure, le résultat net étant que de plus en plus de nos émissions seront présentes dans les eaux peu profondes » a déclaré Carl Lamborg.
Cela fait augmenter la probabilité que les taux de mercure dans les espèces alimentaires clés augmentent, augmentant aussi l’exposition des hommes.
Entre 5 à 10% des femmes américaines en âge d’être enceinte ont déjà des taux de mercure qui font augmenter le risque de problèmes neuro-développementaux chez leurs enfants.
Source © actualites news environnement
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