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vendredi 28 novembre 2014
Les intempéries ont fait cinq morts en 24 heures, dont trois femmes, dans le Var, qui a une fois encore payé un lourd tribut aux dérèglements climatiques de l'automne. L'homme, dont le corps a été retrouvé à la mi-journée, n'était pas jusque-là comptabilisé parmi les personnes disparues recherchées, dont une enfant de huit ans.
Jeudi soir, une femme de 68 ans, non originaire du Var avait été retrouvée morte à La Londe-les-Maures, selon la Préfecture du département, qui faisait alors état de trois disparus, dont une mère et sa fille.
Les corps retrouvés vendredi, le premier à nouveau à La Londe-les-Maures, le second dans le port de Hyères, sont ceux de deux femmes, d'une trentaine et d'une quarantaine d'années, selon les informations de la préfecture et du ministère de l'Intérieur. Plusieurs plongeurs des sapeurs-pompiers et des gendarmes en treillis fouillaient les berges et le lit de la rivière Maravenne à la recherche de "tout ce qui peut servir d'indice", a indiqué un militaire.
Selon un témoin qui souhaitait rester anonyme, c'est ainsi une femme de 42 qui a été retrouvée morte vendredi. Sa fille de 8 ans est toujours portée disparue. "Elles ont été emportées par les eaux alors qu'elles tentaient de sortir de leur voiture au niveau d'un pont qui enjambe la rivière", selon ce témoin.
A la mi-journée, le corps d'un homme d'une cinquantaine d'années a été retrouvé sur la commune de Cogolin, dans un ruisseau du massif des Maures. Dans la commune de Sérignan, dans l'Hérault, balayée par une minitornade, un couple a été enseveli dans sa maison et on a craint le pire. Finalement l'homme et la femme ont été récupérés indemnes. Leur enfant, légèrement blessé, avait été lui pris en charge auparavant par les secours.
"Tout a explosé en moins d'une minute"
Arbres déracinés, toitures arrachées, campings dévastés: le "phénomène" a touché "un secteur d'environ 200 m de rayon à Sérignan plage", selon le maire, Jacques Dupin. "Tout a explosé en moins d'une minute", a témoigné Jacky Leulier, patron du camping Aloha à Sérignan-Plage. Sa femme poursuit, en larmes: "Les fenêtres ont explosé. Des morceaux de tuiles se sont enfoncés dans le mur de la chambre. Avec mon mari, on a eu juste le temps de se coucher sous le lit".
Une minitornade avec des bourrasques à 165 km/h a aussi produit de nombreux dégâts matériels à Nissan-lez-Enserune. En milieu de matinée, la pluie avait cessé dans le Var, en proie à de forts vents, alors que des trombes d'eau continuaient de s'abattre sur l'Hérault. Plus à l'ouest, dans l'Aveyron, selon les secours, "les sapeurs-pompiers ont fait 33 interventions liées aux inondations depuis ce matin, mais il n'y a rien de dramatique. Une vingtaine de maisons ont ainsi été inondées par un cours d'eau à Coupiac.
Dix sauveteurs aquatiques, munis de quatre embarcations, ont fait des reconnaissances mais pas de sauvetage". En Corse-du-Sud, les pompiers surveillaient particulièrement le barrage du Rizzanese, qui a atteint "le seuil de déclenchement de l'état de crue", même si aucune conséquence importante des délestages effectués n'avait été signalée en milieu de journée. C'est donc une fois de plus le Var, et tout particulièrement la commune de La Londe-les-Maures (8.000 habitants), qui a payé le plus lourd tribut aux intempéries.
Le 19 janvier, un précédent épisode climatique avait déjà fait un mort dans cette commune située entre Hyères et le Lavandou. Selon Bernard Cazeneuve, cinq hélicoptères ayant effectué 60 hélitreuillages, 40 militaires, 500 pompiers ainsi que 150 gendarmes ont été déployés dans le sud-est. Il a remercié et salué l'ensemble des services de l?État présents sur place et adressé ses "condoléances" et sa "solidarité" aux familles endeuillées.
Source © AFP
Jeudi soir, une femme de 68 ans, non originaire du Var avait été retrouvée morte à La Londe-les-Maures, selon la Préfecture du département, qui faisait alors état de trois disparus, dont une mère et sa fille.
Les corps retrouvés vendredi, le premier à nouveau à La Londe-les-Maures, le second dans le port de Hyères, sont ceux de deux femmes, d'une trentaine et d'une quarantaine d'années, selon les informations de la préfecture et du ministère de l'Intérieur. Plusieurs plongeurs des sapeurs-pompiers et des gendarmes en treillis fouillaient les berges et le lit de la rivière Maravenne à la recherche de "tout ce qui peut servir d'indice", a indiqué un militaire.
Selon un témoin qui souhaitait rester anonyme, c'est ainsi une femme de 42 qui a été retrouvée morte vendredi. Sa fille de 8 ans est toujours portée disparue. "Elles ont été emportées par les eaux alors qu'elles tentaient de sortir de leur voiture au niveau d'un pont qui enjambe la rivière", selon ce témoin.
A la mi-journée, le corps d'un homme d'une cinquantaine d'années a été retrouvé sur la commune de Cogolin, dans un ruisseau du massif des Maures. Dans la commune de Sérignan, dans l'Hérault, balayée par une minitornade, un couple a été enseveli dans sa maison et on a craint le pire. Finalement l'homme et la femme ont été récupérés indemnes. Leur enfant, légèrement blessé, avait été lui pris en charge auparavant par les secours.
"Tout a explosé en moins d'une minute"
Arbres déracinés, toitures arrachées, campings dévastés: le "phénomène" a touché "un secteur d'environ 200 m de rayon à Sérignan plage", selon le maire, Jacques Dupin. "Tout a explosé en moins d'une minute", a témoigné Jacky Leulier, patron du camping Aloha à Sérignan-Plage. Sa femme poursuit, en larmes: "Les fenêtres ont explosé. Des morceaux de tuiles se sont enfoncés dans le mur de la chambre. Avec mon mari, on a eu juste le temps de se coucher sous le lit".
Une minitornade avec des bourrasques à 165 km/h a aussi produit de nombreux dégâts matériels à Nissan-lez-Enserune. En milieu de matinée, la pluie avait cessé dans le Var, en proie à de forts vents, alors que des trombes d'eau continuaient de s'abattre sur l'Hérault. Plus à l'ouest, dans l'Aveyron, selon les secours, "les sapeurs-pompiers ont fait 33 interventions liées aux inondations depuis ce matin, mais il n'y a rien de dramatique. Une vingtaine de maisons ont ainsi été inondées par un cours d'eau à Coupiac.
Dix sauveteurs aquatiques, munis de quatre embarcations, ont fait des reconnaissances mais pas de sauvetage". En Corse-du-Sud, les pompiers surveillaient particulièrement le barrage du Rizzanese, qui a atteint "le seuil de déclenchement de l'état de crue", même si aucune conséquence importante des délestages effectués n'avait été signalée en milieu de journée. C'est donc une fois de plus le Var, et tout particulièrement la commune de La Londe-les-Maures (8.000 habitants), qui a payé le plus lourd tribut aux intempéries.
Le 19 janvier, un précédent épisode climatique avait déjà fait un mort dans cette commune située entre Hyères et le Lavandou. Selon Bernard Cazeneuve, cinq hélicoptères ayant effectué 60 hélitreuillages, 40 militaires, 500 pompiers ainsi que 150 gendarmes ont été déployés dans le sud-est. Il a remercié et salué l'ensemble des services de l?État présents sur place et adressé ses "condoléances" et sa "solidarité" aux familles endeuillées.
Source © AFP
28/11/2014...Pérou: La ruée vers l'or provoque une catastrophe écologique dans l'Amazonie péruvienne
Le Pérou, pays hôte dans moins d'une semaine de la Conférence de l'ONU sur le climat, assiste, impuissant, à une catastrophe écologique dans la région amazonienne de Madre de Dios, livrée à une insatiable ruée vers l'or aux conséquences dramatiques.
Là où il y a quelques années régnait la forêt amazonienne dans son extraordinaire biodiversité, des plaies béantes apparaissent : lacs regorgeant de mercure, terrains ravagés par les pelleteuses, campements de fortune et leur lot de prostitution et de misère.
Au total, près de 50.000 hectares de forêt amazonienne à la frontière avec le Brésil ont déjà disparu.
"Ce qui se passe ici, c'est qu'il y a énormément d'or. Et des gens pauvres arrivent de partout pour le trouver", résume Raul Ramos, un mineur qui travaille dans la zone depuis plus de 10 ans.
Pour le directeur de l'Institut de recherches de la forêt amazonienne péruvienne (IIAP) Ronald Corvera, soigner cette zone de cauchemar écologique prendrait "au moins 40 ans".
Selon les scientifiques, les forêts d'Amazonie pompent plus de dioxyde de carbone qu'elles n'en rejettent dans l'atmosphère et atténuent le réchauffement climatique.
C'est sur ce thème crucial pour l'avenir de la planète que la communauté internationale se retrouvera du 1er au 12 décembre à Lima pour la 20e conférence annuelle de l'ONU sur le climat, avant celle de Paris en 2015.
Les campements de milliers de mineurs illégaux installés sur la rive des fleuves sont devenus de véritables villages, des zones de non-droit violentes, où fleurissent les maisons closes et où les étrangers et journalistes ne sont pas les bienvenus.
Dans un des campements, La Pampa, le plus grand et le plus dangereux, des bagarres éclatent en permanence pour de l'or ou des femmes.
"Il y a plusieurs morts par semaine, parfois les corps restent là abandonnés pendant des jours. Les gens disparaissent aussi, on les tue et on les enterre", confie un mineur illégal sous couvert d'anonymat.
Impuissantes ou complices, les autorités restent à l'écart du problème.
La police choisit de ne pas intervenir et se laisse aussi tenter. "Dans une intervention récente, on a mis sur la table 106 kilos d'or pour que la police dégage", ajoute ce mineur.
- Du mercure dans le sang -
A Huepete, vieux campement minier devenu ville d'une seule rue en terre, les organisations écologistes et la presse tentent de dénoncer la situation.
"Contre les orpailleurs illégaux, il n'y a pas de trêve. Les opérations de police se poursuivent", assure pourtant le général en retraite Aldo Soto, un des officiels sur place. Ce qui a permis des destructions de matériel et des arrestations.
A Madre de Dios, après la fièvre du caoutchouc, du bois précieux, est venue la ruée vers l'or : "Les gens vivent de ce qu'ils arrachent à la nature", relève Eduardo Salhuana, dirigeant de la Fédération des mineurs de Madre de Dios.
Sans doute avec la Conférence sur le climat, "on va mentir au monde entier parce qu'ici rien n'a changé", déplore-t-il.
En travaillant nuit et jour, les orpailleurs arrivent à extraire jusqu'à 400 grammes d'or, selon Raul Ramos, qui raconte que "les mineurs gagnent environ 25.000 dollars par kilo".
Dans cette zone, les réserves d'or sont estimées à près de 500 milliards de dollars, soit 15 fois la dette extérieure du Pérou, selon une étude de l'école de commerce péruvienne ESAN.
Malgré la pollution, la région conserve son potentiel touristique et reçoit quelque 100.000 visiteurs étrangers, attirés par les réserves amazoniennes comme Tambopata.
"L'exploitation minière dans les zones forestières de l'Amazonie n'est pas possible, ce n'est pas compatible", affirme Eddy Pena, directeur de la Société péruvienne de droit environnemental de Puerto Maldonado, capitale de la région Madre de Dios.
Les orpailleurs illégaux, qui utilisent du mercure pour amalgamer les particules, poussières ou paillettes minuscules, en reversent entre 30 et 40 tonnes dans les rivières chaque année, selon le gouvernement péruvien, contaminant l'eau et les poissons.
Selon une étude de l'Université américaine de Stanford, les populations indigènes présentent un taux de mercure dans le sang jusqu'à cinq fois supérieur à celui admis par l'OMS.
Le Pérou est le cinquième producteur mondial d'or. Mais selon les autorités, 20% de sa production proviendrait de mines illégales.
Source © AFP
Là où il y a quelques années régnait la forêt amazonienne dans son extraordinaire biodiversité, des plaies béantes apparaissent : lacs regorgeant de mercure, terrains ravagés par les pelleteuses, campements de fortune et leur lot de prostitution et de misère.
Au total, près de 50.000 hectares de forêt amazonienne à la frontière avec le Brésil ont déjà disparu.
"Ce qui se passe ici, c'est qu'il y a énormément d'or. Et des gens pauvres arrivent de partout pour le trouver", résume Raul Ramos, un mineur qui travaille dans la zone depuis plus de 10 ans.
Pour le directeur de l'Institut de recherches de la forêt amazonienne péruvienne (IIAP) Ronald Corvera, soigner cette zone de cauchemar écologique prendrait "au moins 40 ans".
Selon les scientifiques, les forêts d'Amazonie pompent plus de dioxyde de carbone qu'elles n'en rejettent dans l'atmosphère et atténuent le réchauffement climatique.
C'est sur ce thème crucial pour l'avenir de la planète que la communauté internationale se retrouvera du 1er au 12 décembre à Lima pour la 20e conférence annuelle de l'ONU sur le climat, avant celle de Paris en 2015.
Les campements de milliers de mineurs illégaux installés sur la rive des fleuves sont devenus de véritables villages, des zones de non-droit violentes, où fleurissent les maisons closes et où les étrangers et journalistes ne sont pas les bienvenus.
Dans un des campements, La Pampa, le plus grand et le plus dangereux, des bagarres éclatent en permanence pour de l'or ou des femmes.
"Il y a plusieurs morts par semaine, parfois les corps restent là abandonnés pendant des jours. Les gens disparaissent aussi, on les tue et on les enterre", confie un mineur illégal sous couvert d'anonymat.
Impuissantes ou complices, les autorités restent à l'écart du problème.
La police choisit de ne pas intervenir et se laisse aussi tenter. "Dans une intervention récente, on a mis sur la table 106 kilos d'or pour que la police dégage", ajoute ce mineur.
- Du mercure dans le sang -
A Huepete, vieux campement minier devenu ville d'une seule rue en terre, les organisations écologistes et la presse tentent de dénoncer la situation.
"Contre les orpailleurs illégaux, il n'y a pas de trêve. Les opérations de police se poursuivent", assure pourtant le général en retraite Aldo Soto, un des officiels sur place. Ce qui a permis des destructions de matériel et des arrestations.
A Madre de Dios, après la fièvre du caoutchouc, du bois précieux, est venue la ruée vers l'or : "Les gens vivent de ce qu'ils arrachent à la nature", relève Eduardo Salhuana, dirigeant de la Fédération des mineurs de Madre de Dios.
Sans doute avec la Conférence sur le climat, "on va mentir au monde entier parce qu'ici rien n'a changé", déplore-t-il.
En travaillant nuit et jour, les orpailleurs arrivent à extraire jusqu'à 400 grammes d'or, selon Raul Ramos, qui raconte que "les mineurs gagnent environ 25.000 dollars par kilo".
Dans cette zone, les réserves d'or sont estimées à près de 500 milliards de dollars, soit 15 fois la dette extérieure du Pérou, selon une étude de l'école de commerce péruvienne ESAN.
Malgré la pollution, la région conserve son potentiel touristique et reçoit quelque 100.000 visiteurs étrangers, attirés par les réserves amazoniennes comme Tambopata.
"L'exploitation minière dans les zones forestières de l'Amazonie n'est pas possible, ce n'est pas compatible", affirme Eddy Pena, directeur de la Société péruvienne de droit environnemental de Puerto Maldonado, capitale de la région Madre de Dios.
Les orpailleurs illégaux, qui utilisent du mercure pour amalgamer les particules, poussières ou paillettes minuscules, en reversent entre 30 et 40 tonnes dans les rivières chaque année, selon le gouvernement péruvien, contaminant l'eau et les poissons.
Selon une étude de l'Université américaine de Stanford, les populations indigènes présentent un taux de mercure dans le sang jusqu'à cinq fois supérieur à celui admis par l'OMS.
Le Pérou est le cinquième producteur mondial d'or. Mais selon les autorités, 20% de sa production proviendrait de mines illégales.
Source © AFP
Les bassins de décantation des résidus provenant de l'exploitation des sables bitumineux rejettent des polluants toxiques dans l'atmosphère, selon une nouvelle étude gouvernementale canadienne.
La quantité de contaminants serait d'ailleurs cinq fois plus élevée que les estimations précédentes. En fait, plus d'une tonne de produits chimiques cancérigènes, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), sont rejetés dans l'air en Alberta chaque année.
L'auteure de l'étude, Elisabeth Galarneau, n'a toutefois pas été en mesure d'estimer l'impact environnemental des sables bitumineux, puisque les scientifiques ne savent pas encore où vont ces polluants lorsqu'ils sont dégagés dans l'air.
Les recherches antérieures avaient évalué les conséquences environnementales des sables bitumineux à l'aide de calculs mathématiques, alors que Mme Galarneau a prélevé des échantillons sur le terrain.
L'étude, qui sera publiée le mois prochain dans un journal scientifique, a été menée par Environnement Canada dans le cadre du programme conjoint des gouvernements du Canada et de l'Alberta sur la surveillance environnementale des sables bitumineux.
Source © La presse.ca
La quantité de contaminants serait d'ailleurs cinq fois plus élevée que les estimations précédentes. En fait, plus d'une tonne de produits chimiques cancérigènes, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), sont rejetés dans l'air en Alberta chaque année.
L'auteure de l'étude, Elisabeth Galarneau, n'a toutefois pas été en mesure d'estimer l'impact environnemental des sables bitumineux, puisque les scientifiques ne savent pas encore où vont ces polluants lorsqu'ils sont dégagés dans l'air.
Les recherches antérieures avaient évalué les conséquences environnementales des sables bitumineux à l'aide de calculs mathématiques, alors que Mme Galarneau a prélevé des échantillons sur le terrain.
L'étude, qui sera publiée le mois prochain dans un journal scientifique, a été menée par Environnement Canada dans le cadre du programme conjoint des gouvernements du Canada et de l'Alberta sur la surveillance environnementale des sables bitumineux.
Source © La presse.ca
L'épidémie de chikungunya a fait 4 décès : trois d'entre eux sont des personnes âgées qui souffraient déjà d'autres pathologies. Le quatrième est un nourrisson de huit jours : le chikungunya lui avait été transmis par sa mère, à la naissance.
Comme l'explique l'Institut Pasteur, cette maladie infectieuse tropicale, qui se transmet à l’homme par des piqûres de moustiques de genre Aedes, peut aussi être contractée par le nouveau-né si sa mère a été piquée pendant le dernier trimestre de sa grossesse.
"On n'est pas encore au pic de l'épidémie, ça continue d'augmenter", a déclaré à l'AFP Priscillia Bompard, épidémiologiste au bureau de veille sanitaire.
Le gouvernement exhorte la population à détruire les gîtes à moustiques, qui transmettent le virus. Un insecticide est pulvérisé dans les quartiers les plus touchés.
Toutes les iles des archipels sont touchés. La fréquentation a doublé aux urgences de l'hôpital du Taaone, qui a demandé le renfort d'autres médecins, d'autant plus que les personnels de santé sont aussi touchés.
Source © science et Avenir
Comme l'explique l'Institut Pasteur, cette maladie infectieuse tropicale, qui se transmet à l’homme par des piqûres de moustiques de genre Aedes, peut aussi être contractée par le nouveau-né si sa mère a été piquée pendant le dernier trimestre de sa grossesse.
"On n'est pas encore au pic de l'épidémie, ça continue d'augmenter", a déclaré à l'AFP Priscillia Bompard, épidémiologiste au bureau de veille sanitaire.
Le gouvernement exhorte la population à détruire les gîtes à moustiques, qui transmettent le virus. Un insecticide est pulvérisé dans les quartiers les plus touchés.
Toutes les iles des archipels sont touchés. La fréquentation a doublé aux urgences de l'hôpital du Taaone, qui a demandé le renfort d'autres médecins, d'autant plus que les personnels de santé sont aussi touchés.
Source © science et Avenir
Les 1 200 habitants de Cha das Caldeiras ont été évacués et accueillis dans des abris de secours. C'est la première éruption sur l'île de Fogo depuis 1995 et la plus importante depuis 1951.
Le Premier ministre Jose Maria Neves s'est rendu jeudi sur place et a lancé un appel à l'aide internationale.
Des spécialistes sont déjà arrivés du Portugal et des îles Canaries pour surveiller l'activité sismique.
Source © Ouest france
Le Premier ministre Jose Maria Neves s'est rendu jeudi sur place et a lancé un appel à l'aide internationale.
Des spécialistes sont déjà arrivés du Portugal et des îles Canaries pour surveiller l'activité sismique.
Source © Ouest france
jeudi 27 novembre 2014
Plus de 90 000 foyers sont toujours privés d'électricité à Brisbane en Australie après que deux violents orages aient frappé le Queensland.
L'armée a été appelé en renfort d'urgence pour nettoyer les nombreux dégâts causés par la chute des gros grêlons qui allaient jusqu'à la taille d'un orange et qui accompagnait ces orages qui se sont abattu sur la ville.
Les assureurs annoncent déjà cet orage comme un événement catastrophique.
Les routes sont jonchées de verre brisé, les lignes électriques sont tombées à terre, de nombreux arbres ont été arraché, et même des baies vitrées d’immeubles ont explosé. Quelques rues du centre de la ville se sont transformées en véritables rivières .
Des gros grêlons catapulté par les vents destructeurs allant jusqu'à 141 km/h ont touché et détruit les baies vitrées des bâtiments de grande hauteur. Au moins quatre avions légers ont été retournées par les vents violents à l'aéroport d'Archerfield causant des centaines de milliers de dollars de dommages sur son passage.
Campbell Newman a appelé tout le personnel d'urgence disponibles pour aider au nettoyage de la ville ..."Le ministre de la Défense autorisé l'appel au force de défense de l'armée et les troupes de la caserne de brisbane à soutenir le SES" de toute urgence, a déclaré le journal Seven Network.
L'orage a frappé juste après 16 heures, provoquant immédiatement le chaos dans circulation, la plupart des services de trains et d'autobus ont immédiatement annulé ou retardé.De nombreux toits et auvents ont été arrachés , y compris celui de l'église du Kangaroo Point Wesley Uniting Church, construite en 1980. Des crues éclair ont également été signalé dans l' Inala à l'ouest de Brisbane et à Bowen Hills dans le nord. Un certain nombre d'écoles ont été gravement endommagées et resteront fermées vendredi.
Les services d'urgence de la ville ont reçu plus de 1000 appels à l'aide, y compris d'une femme qui aurait été ecrasé par la chute d'un arbre. Le parlement a été suspendu pendant 15 minutes
La tempête s'est désormais affaiblie et se dirige vers le nord
© Nature Alerte
L'armée a été appelé en renfort d'urgence pour nettoyer les nombreux dégâts causés par la chute des gros grêlons qui allaient jusqu'à la taille d'un orange et qui accompagnait ces orages qui se sont abattu sur la ville.
Les assureurs annoncent déjà cet orage comme un événement catastrophique.
Les routes sont jonchées de verre brisé, les lignes électriques sont tombées à terre, de nombreux arbres ont été arraché, et même des baies vitrées d’immeubles ont explosé. Quelques rues du centre de la ville se sont transformées en véritables rivières .
Des gros grêlons catapulté par les vents destructeurs allant jusqu'à 141 km/h ont touché et détruit les baies vitrées des bâtiments de grande hauteur. Au moins quatre avions légers ont été retournées par les vents violents à l'aéroport d'Archerfield causant des centaines de milliers de dollars de dommages sur son passage.
Campbell Newman a appelé tout le personnel d'urgence disponibles pour aider au nettoyage de la ville ..."Le ministre de la Défense autorisé l'appel au force de défense de l'armée et les troupes de la caserne de brisbane à soutenir le SES" de toute urgence, a déclaré le journal Seven Network.
L'orage a frappé juste après 16 heures, provoquant immédiatement le chaos dans circulation, la plupart des services de trains et d'autobus ont immédiatement annulé ou retardé.De nombreux toits et auvents ont été arrachés , y compris celui de l'église du Kangaroo Point Wesley Uniting Church, construite en 1980. Des crues éclair ont également été signalé dans l' Inala à l'ouest de Brisbane et à Bowen Hills dans le nord. Un certain nombre d'écoles ont été gravement endommagées et resteront fermées vendredi.
Les services d'urgence de la ville ont reçu plus de 1000 appels à l'aide, y compris d'une femme qui aurait été ecrasé par la chute d'un arbre. Le parlement a été suspendu pendant 15 minutes
La tempête s'est désormais affaiblie et se dirige vers le nord
© Nature Alerte
Alors qu’il a souvent été affirmé et rapporté que le monde a perdu 50% de ses zones humides en un siècle, ces affirmations n’ont en fait jamais été véritablement étayées jusqu’à présent. Un rapport publié le 23 septembre dernier par Nick C. Davidson, chercheur australien, qui a analysé 189 études internationales atteste que les disparitions de zones humides sont bien plus importantes encore que ce qui était admis jusqu’à présent, et ne cessent de s’accélérer.
Un véritable cri d’alarme d’une brûlante actualité.
La Convention Ramsar de gestion et de protection des zones humides a-t-elle servi à quelque chose depuis 1971 ? s’interroge en substance l’auteur.
Car la réalité est bien plus terrible que l’hypothèse couramment admise qui consiste – consistait - à dire que "depuis 1900 le monde a perdu la moitié de ses zones humides exprimées en surface". La moitié ? Seulement ?
En fait, depuis 1700, le monde entier aurait perdu 87% de ses zones humides selon un décompte réalisé à partir de 189 études scientifiques compilées.
Depuis 1900, notre monde a perdu 64-71% de ses zones humides, voire plus en Asie.
Les zones humides continentales ont largement plus souffert que les zones humides côtières, sur ces 3 siècles passés (-57-61%) et encore plus durant le dernier écoulé avec -69-75% (surtout Amérique du Nord, Europe). Néanmoins celles-ci, les côtières, connaissent une accélération de leur destruction surtout en Asie actuellement.
Avec pour celles-ci un rythme de 4,2 fois plus rapide sur le long terme et 3 fois plus pour le 20ème siècle au regard des continentales.
Même si le dénombrement possède des biais statistiques et de catégorisation, la tendance générale est avérée.
Ces zones humides continentales ou littorales, réservoirs d’eau qui fonctionnent comme des éponges, épuratrices des eaux, et qui stockent du carbone (ce qu’oublie de mentionner l’auteur), sont en déclin accéléré en Asie et avaient déjà fortement décliné en Europe, après une période de destruction forcenée de 1945 à 1990, même si le rythme de destruction et de "conversion" se ralentit. Normal, c’est une loi. Les dernières à détruire ont un coût marginal de destruction croissant, dirait un économiste lambda.
L’auteur ajoute avec une modération certaine, que les "conversions" en réservoirs de barrages, rizières inondées/irriguées, bassins de pisciculture... ne compensent que modérément les destructions de zones humides naturelles et/ou entretenues par l’homme.
Mais ces conversions sont elles des "reconstructions" de zones humides ? L’auteur a-t-il vraiment observé ce qu’est un marnage de réservoir de barrage ? Et une rizière qui connaît des assecs ?
Le terme "conversion" ne masque-t-il pas le terme "compensation" que veulent nous vendre les "assècheurs" et autres draineurs lors des études d’impacts ?
Pour vendre quels droits à "aménager" des zones humides que l’on doit plutôt "ménager" ?
Tel est l’un des enjeux actuels du devenir de la Convention Ramsar, enjeu qui pointe par ailleurs dans les négociations de la COP21 Climat. Après l’atténuation (mitigation) manquée du changement climatique, puis l’adaptation, toujours hypothétique, voici venu le temps de "loss and damage" (chiffrage des pertes et dégâts ou coûts de l’inaction) qui sera débattu dès la COP 20-Climat à Lima, puis lors de la COP21 à Paris en 2015.
Des zones humides au climat, en passant par la biodiversité ou la dégradation des terres, sommes-nous en train de rédiger l’acte notarié de décès de nos écosystèmes dont des repreneurs fort intéressés veulent s’arracher les dépouilles au travers de rachats compensatoires trompeurs ?
Un véritable cri d’alarme d’une brûlante actualité.
La Convention Ramsar de gestion et de protection des zones humides a-t-elle servi à quelque chose depuis 1971 ? s’interroge en substance l’auteur.
Car la réalité est bien plus terrible que l’hypothèse couramment admise qui consiste – consistait - à dire que "depuis 1900 le monde a perdu la moitié de ses zones humides exprimées en surface". La moitié ? Seulement ?
En fait, depuis 1700, le monde entier aurait perdu 87% de ses zones humides selon un décompte réalisé à partir de 189 études scientifiques compilées.
Depuis 1900, notre monde a perdu 64-71% de ses zones humides, voire plus en Asie.
Les zones humides continentales ont largement plus souffert que les zones humides côtières, sur ces 3 siècles passés (-57-61%) et encore plus durant le dernier écoulé avec -69-75% (surtout Amérique du Nord, Europe). Néanmoins celles-ci, les côtières, connaissent une accélération de leur destruction surtout en Asie actuellement.
Avec pour celles-ci un rythme de 4,2 fois plus rapide sur le long terme et 3 fois plus pour le 20ème siècle au regard des continentales.
Même si le dénombrement possède des biais statistiques et de catégorisation, la tendance générale est avérée.
Ces zones humides continentales ou littorales, réservoirs d’eau qui fonctionnent comme des éponges, épuratrices des eaux, et qui stockent du carbone (ce qu’oublie de mentionner l’auteur), sont en déclin accéléré en Asie et avaient déjà fortement décliné en Europe, après une période de destruction forcenée de 1945 à 1990, même si le rythme de destruction et de "conversion" se ralentit. Normal, c’est une loi. Les dernières à détruire ont un coût marginal de destruction croissant, dirait un économiste lambda.
L’auteur ajoute avec une modération certaine, que les "conversions" en réservoirs de barrages, rizières inondées/irriguées, bassins de pisciculture... ne compensent que modérément les destructions de zones humides naturelles et/ou entretenues par l’homme.
Mais ces conversions sont elles des "reconstructions" de zones humides ? L’auteur a-t-il vraiment observé ce qu’est un marnage de réservoir de barrage ? Et une rizière qui connaît des assecs ?
Le terme "conversion" ne masque-t-il pas le terme "compensation" que veulent nous vendre les "assècheurs" et autres draineurs lors des études d’impacts ?
Pour vendre quels droits à "aménager" des zones humides que l’on doit plutôt "ménager" ?
Tel est l’un des enjeux actuels du devenir de la Convention Ramsar, enjeu qui pointe par ailleurs dans les négociations de la COP21 Climat. Après l’atténuation (mitigation) manquée du changement climatique, puis l’adaptation, toujours hypothétique, voici venu le temps de "loss and damage" (chiffrage des pertes et dégâts ou coûts de l’inaction) qui sera débattu dès la COP 20-Climat à Lima, puis lors de la COP21 à Paris en 2015.
Des zones humides au climat, en passant par la biodiversité ou la dégradation des terres, sommes-nous en train de rédiger l’acte notarié de décès de nos écosystèmes dont des repreneurs fort intéressés veulent s’arracher les dépouilles au travers de rachats compensatoires trompeurs ?
Source © MARC LAIMÉ / les eaux glacees
Comme les espèces marines, les poissons d'eau douce sont contaminés par les microplastiques, selon une étude parue mercredi montrant que ces polluants touchent 10% d'un échantillon de goujons, un poisson très répandu dans les cours d'eau européens.
Selon l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS), "ces résultats sont les premiers à démontrer la présence de microplastiques chez un poisson d'eau douce".
L'étude menée par l'INERIS, avec l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA), a porté sur 812 individus mâles et femelles issus de 33 sites répartis sur plusieurs cours d'eau français. Elle montre que "10% des goujons analysés sont contaminés par des microplastiques" de nature diverse (microfibres, microbilles, fragments).
Les microplastiques sont des particules de plastique de moins de 5 mm, issues notamment des produits d'entretien, des cosmétiques, des fibres synthétiques.
"Il y a bien une contamination des goujons, de l'ordre de 10%, comparable à la fourchette dans les milieux marins", essentiellement par des fibres et des microbilles, a déclaré le responsable de l'unité Ecotoxicologie de l'INERIS, Jean-Marc Porcher, au cours d'une conférence de presse.
Selon des études, les niveaux de contamination en milieu marin vont de 2% à 40% selon les espèces, rappelle l'INERIS.
L'institut a choisi le goujon comme "espèce sentinelle" car ce petit poisson sédentaire, qui accomplit tout son cycle de vie en eau douce, est très répandu dans les cours d'eau européens. Il vit sur le substrat sableux ou graveleux des fonds de rivières.
D'autres études n'ont pas constaté de contamination chez d'autres espèces de poissons d'eau douce (brème, gardon, brochet...), malgré la présence de microplastiques dans l'eau ou le sédiment.
L'institut avance une explication possible: le goujon "pourrait être plus exposé à l'ingestion de microplastiques" parce qu'"il se nourrit non pas dans la colonne d'eau mais en fouillant le sable et les graviers au fond du cours d'eau". "Il est plus exposé aux microplastiques qui sont sur le sol", explique M. Porcher.
Source © AFP
Selon l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS), "ces résultats sont les premiers à démontrer la présence de microplastiques chez un poisson d'eau douce".
L'étude menée par l'INERIS, avec l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA), a porté sur 812 individus mâles et femelles issus de 33 sites répartis sur plusieurs cours d'eau français. Elle montre que "10% des goujons analysés sont contaminés par des microplastiques" de nature diverse (microfibres, microbilles, fragments).
Les microplastiques sont des particules de plastique de moins de 5 mm, issues notamment des produits d'entretien, des cosmétiques, des fibres synthétiques.
"Il y a bien une contamination des goujons, de l'ordre de 10%, comparable à la fourchette dans les milieux marins", essentiellement par des fibres et des microbilles, a déclaré le responsable de l'unité Ecotoxicologie de l'INERIS, Jean-Marc Porcher, au cours d'une conférence de presse.
Selon des études, les niveaux de contamination en milieu marin vont de 2% à 40% selon les espèces, rappelle l'INERIS.
L'institut a choisi le goujon comme "espèce sentinelle" car ce petit poisson sédentaire, qui accomplit tout son cycle de vie en eau douce, est très répandu dans les cours d'eau européens. Il vit sur le substrat sableux ou graveleux des fonds de rivières.
D'autres études n'ont pas constaté de contamination chez d'autres espèces de poissons d'eau douce (brème, gardon, brochet...), malgré la présence de microplastiques dans l'eau ou le sédiment.
L'institut avance une explication possible: le goujon "pourrait être plus exposé à l'ingestion de microplastiques" parce qu'"il se nourrit non pas dans la colonne d'eau mais en fouillant le sable et les graviers au fond du cours d'eau". "Il est plus exposé aux microplastiques qui sont sur le sol", explique M. Porcher.
Source © AFP
Une importante pollution au gasoil a été constatée ce mercredi matin dans la baie du Lazaret, à La Seyne.
Selon la préfecture maritime, qui a déployé un dispositif antipollution, la nappe d'hydrocarbures provient du site militaire du Lazaret, géré par le Service essence des armées.
"Les sites du Lazaret haut et du lazaret bas possèdent des installations de stockage d'hydrocarbures et de distribution de produits pétroliers. Il y a un réseau d'évacuation des eaux pluviales avec des pièges à hydrocarbures (des bacs de rétention pour récupérer les eaux). Avec les forts épisodes pluvieux d'hier et de cette nuit (dans la nuit de mardi à mercredi, ndlr), ces installations ont été saturées", explique l'officier de communication de la préfecture maritime.
Selon lui, il s'agit d'un "phénomène tout-à-fait exceptionnel" dû aux intempéries.
D'importants moyens ont été déployés pour traiter cette pollution : deux remorqueurs de la base navale de Toulon, ainsi que 7 zodiacs et embarcations légères dont la mission était de "brasser" la nappe d'hydrocarbures.
Un barrage flottant a également été mis en place en fin de matinée, afin de concentrer la pollution dans une zone. Des produits absorbants ont également été employés. "En fin de matinée, les experts de la cellule-antipollution ont observé une décroissance de la pollution et l'arrêt des rejets au niveau du point de déversement", indique encore la préfecture maritime. Les opérations se poursuivront ce jeudi.
La nappe d'hydrocarbures a touché trois fermes aquacoles sur six dans la baie du Lazaret. Les gérants des fermes aquacoles ont cessé leurs activités ce mardi, à titre préventif.
Source © Var Matin
Selon la préfecture maritime, qui a déployé un dispositif antipollution, la nappe d'hydrocarbures provient du site militaire du Lazaret, géré par le Service essence des armées.
"Les sites du Lazaret haut et du lazaret bas possèdent des installations de stockage d'hydrocarbures et de distribution de produits pétroliers. Il y a un réseau d'évacuation des eaux pluviales avec des pièges à hydrocarbures (des bacs de rétention pour récupérer les eaux). Avec les forts épisodes pluvieux d'hier et de cette nuit (dans la nuit de mardi à mercredi, ndlr), ces installations ont été saturées", explique l'officier de communication de la préfecture maritime.
Selon lui, il s'agit d'un "phénomène tout-à-fait exceptionnel" dû aux intempéries.
D'importants moyens ont été déployés pour traiter cette pollution : deux remorqueurs de la base navale de Toulon, ainsi que 7 zodiacs et embarcations légères dont la mission était de "brasser" la nappe d'hydrocarbures.
Un barrage flottant a également été mis en place en fin de matinée, afin de concentrer la pollution dans une zone. Des produits absorbants ont également été employés. "En fin de matinée, les experts de la cellule-antipollution ont observé une décroissance de la pollution et l'arrêt des rejets au niveau du point de déversement", indique encore la préfecture maritime. Les opérations se poursuivront ce jeudi.
La nappe d'hydrocarbures a touché trois fermes aquacoles sur six dans la baie du Lazaret. Les gérants des fermes aquacoles ont cessé leurs activités ce mardi, à titre préventif.
Source © Var Matin
Vers 18h30 ce mercredi 26 novembre une importante pollution a été détectée au centre ville de Mirecourt (Vosges). 4000 litres de fioul se sont répandus et menacent de polluer le Madon.
La pollution viendrait d'une fuite sur la cuve enterrée d'un particulier qui se faisait livrer en toute fin d'après midi. Une forte odeur s'est répandue aux alentours, et la couleur rouge caractéristique présente dans les évacuations d'eaux pluviales a tout de suite alerté les agents municipaux qui ont aussitôt appelé les pompiers.
D'après les secours 4000 litres se seraient répandus dans la nature et dans les conduites d'eaux pluviales.
"On avait surtout deux objectifs" explique le commandant Didier Miller responsable des secours : "protéger la station d'épuration et éviter une pollution sur le Madon ou pour les populations"
Les opérations de secours se sont concentrées sur le Cours Stanislas, près du Madon.
Les pompiers sont intervenus sur une cuve de récupération des eaux à proximité de la rivière. 300 litres de fioul ont pu être récupérés, avec l'aide d'une équipe de pompage spécialisée dans les hydrocarbures.
Le maire de Mirecourt, Yves Séjouné, s'est rendu sur place et a mobilisé les agents de la ville pour éviter que la pollution ne gagne la station d'épuration. Une surveillance est en cours. "C'est vrai qu'on était inquiets" a déclaré le premier magistrat : "avec tous les efforts qu'on fait pour améliorer la qualité de l'eau du Madon, cela aurait été une catastrophe".
En tout une vingtaine de pompiers est intervenue sur place. On ignore pour l'instant où sont passés les 3700 litres qui n'ont pu être récupérés.
Source © Lodoïs Gravel France 3 Lorraine
La pollution viendrait d'une fuite sur la cuve enterrée d'un particulier qui se faisait livrer en toute fin d'après midi. Une forte odeur s'est répandue aux alentours, et la couleur rouge caractéristique présente dans les évacuations d'eaux pluviales a tout de suite alerté les agents municipaux qui ont aussitôt appelé les pompiers.
D'après les secours 4000 litres se seraient répandus dans la nature et dans les conduites d'eaux pluviales.
"On avait surtout deux objectifs" explique le commandant Didier Miller responsable des secours : "protéger la station d'épuration et éviter une pollution sur le Madon ou pour les populations"
Les opérations de secours se sont concentrées sur le Cours Stanislas, près du Madon.
Les pompiers sont intervenus sur une cuve de récupération des eaux à proximité de la rivière. 300 litres de fioul ont pu être récupérés, avec l'aide d'une équipe de pompage spécialisée dans les hydrocarbures.
Le maire de Mirecourt, Yves Séjouné, s'est rendu sur place et a mobilisé les agents de la ville pour éviter que la pollution ne gagne la station d'épuration. Une surveillance est en cours. "C'est vrai qu'on était inquiets" a déclaré le premier magistrat : "avec tous les efforts qu'on fait pour améliorer la qualité de l'eau du Madon, cela aurait été une catastrophe".
En tout une vingtaine de pompiers est intervenue sur place. On ignore pour l'instant où sont passés les 3700 litres qui n'ont pu être récupérés.
Source © Lodoïs Gravel France 3 Lorraine
Dans une lettre ouverte adressée mardi à Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, l'Unaf (union nationale de l'apiculture française) « demande de toute urgence une reconnaissance officielle de l'Etat quant à la responsabilité des pesticides comme cause première de mortalité des ruchers des apiculteurs des Pyrénées-Orientales et de l'Ariège, constatées au cours de l'hiver 2014. »
Les experts du ministère de l'Agriculture ont présenté le 17 novembre aux apiculteurs sinistrés les résultats d'analyses de l'enquête officielle destinée à déterminer les causes de cette hécatombe.
« Les résultats annoncés corroborent bien ceux déjà obtenus par des experts mandatés par les apiculteurs. Ce n'est pas moins de 18 molécules pesticides différentes qui ont été identifiées parmi des prélèvements provenant de 52 apiculteurs sur les 58 ayant déclaré des pertes de cheptel ! », annonce l'Unaf qui regrette toutefois que le « discours ne change pas et une fois encore c'est l'opportune thèse de la multifactorialité qui demeure ».
Pour le syndicat apicole, c'est « inacceptable ». « Si comme chacun le reconnaît, il existe plusieurs causes dans les surmortalités d'abeilles, concomitantes ou isolées, seul un élément supplémentaire peut déclencher une telle hécatombe aussi rapide et d'une telle ampleur dans des exploitations de plusieurs apiculteurs et sur un territoire bien déterminé... »
L'Unaf demande « une reconnaissance officielle de la responsabilité des pesticides »
Pour l'Unaf, « le facteur déclencheur réside bien dans l'emploi de certains pesticides à usage vétérinaire employés par les éleveurs. Evoquer la multifactorialité, c'est une fois encore ne pas vouloir affronter la réalité et ne pas vouloir œuvrer à la sauvegarde des abeilles... »
Le syndicat demande ainsi à Stéphane le Foll « une reconnaissance officielle de la responsabilité des pesticides comme cause première de ces mortalités, une aide exceptionnelle d'urgence pour venir en aide aux apiculteurs sinistrés, une transparence de l'Etat vis-à-vis des différentes méthodes et résultats d'analyses qu'il pourrait entreprendre dans ce dossier. L'Unaf souhaite aussi une « implication des acteurs locaux dans la future enquête épidémiologique avec la prise en compte réelle des enjeux de terrain. »
« Au cours de l'hiver 2013/2014, de nombreux apiculteurs pyrénéens et ariégeois ont subi de très lourdes pertes sur leurs ruchers avec des mortalités massives de 80 à 100 % sur plus de 5 000 ruches et des affaiblissements importants de leurs ruchers en zone de montagne » rappelle l'Unaf.
Source © La France Agricole
Les experts du ministère de l'Agriculture ont présenté le 17 novembre aux apiculteurs sinistrés les résultats d'analyses de l'enquête officielle destinée à déterminer les causes de cette hécatombe.
« Les résultats annoncés corroborent bien ceux déjà obtenus par des experts mandatés par les apiculteurs. Ce n'est pas moins de 18 molécules pesticides différentes qui ont été identifiées parmi des prélèvements provenant de 52 apiculteurs sur les 58 ayant déclaré des pertes de cheptel ! », annonce l'Unaf qui regrette toutefois que le « discours ne change pas et une fois encore c'est l'opportune thèse de la multifactorialité qui demeure ».
Pour le syndicat apicole, c'est « inacceptable ». « Si comme chacun le reconnaît, il existe plusieurs causes dans les surmortalités d'abeilles, concomitantes ou isolées, seul un élément supplémentaire peut déclencher une telle hécatombe aussi rapide et d'une telle ampleur dans des exploitations de plusieurs apiculteurs et sur un territoire bien déterminé... »
L'Unaf demande « une reconnaissance officielle de la responsabilité des pesticides »
Pour l'Unaf, « le facteur déclencheur réside bien dans l'emploi de certains pesticides à usage vétérinaire employés par les éleveurs. Evoquer la multifactorialité, c'est une fois encore ne pas vouloir affronter la réalité et ne pas vouloir œuvrer à la sauvegarde des abeilles... »
Le syndicat demande ainsi à Stéphane le Foll « une reconnaissance officielle de la responsabilité des pesticides comme cause première de ces mortalités, une aide exceptionnelle d'urgence pour venir en aide aux apiculteurs sinistrés, une transparence de l'Etat vis-à-vis des différentes méthodes et résultats d'analyses qu'il pourrait entreprendre dans ce dossier. L'Unaf souhaite aussi une « implication des acteurs locaux dans la future enquête épidémiologique avec la prise en compte réelle des enjeux de terrain. »
« Au cours de l'hiver 2013/2014, de nombreux apiculteurs pyrénéens et ariégeois ont subi de très lourdes pertes sur leurs ruchers avec des mortalités massives de 80 à 100 % sur plus de 5 000 ruches et des affaiblissements importants de leurs ruchers en zone de montagne » rappelle l'Unaf.
Source © La France Agricole
L’Ours polaire, espèce menacée. L’affirmation semble une évidence. Le réchauffement climatique provoque la fonte des glaces, qui prive l’espèce d’une bonne partie de son habitat.
Dans la revue PLoS One du 27 octobre, une équipe de l’université de l’Alberta va nettement plus loin. Dates et chiffres à l’appui, elle annonce que, si rien n’est fait d’ici la fin du siècle, l’animal culte pourrait franchir un « point de non-retour » qui conduira à son extinction.
Du poisson au caribou, du morse au narval, rien de ce qui vit sur la glace ou dans l’eau n’est à l’abri de l’instinct prédateur du colosse à fourrure blanche. Mais son énergie, l’ours la tire d’une source essentielle, presque unique : le phoque. Et plus particulièrement de la graisse du mammifère marin, beaucoup plus riche en calories que la viande. « Sans elle, il lui est impossible de vivre dans les conditions extrêmes du grand nord », explique le biologiste Stephen Hamilton, premier signataire de l’étude.
Entre les deux espèces, le petit jeu est bien rodé. Pour éviter l’ours, le phoque plonge sous la banquise. Pour attraper le phoque, l’ours attend que celui-ci remonte à la surface respirer dans les trous formés dans la glace. Que ces derniers s’élargissent et le phoque triomphe. « Il n’est pas idiot : il va là où l’ours ne peut pas l’attraper », sourit le Pr Andrew Derocher, cosignataire de l’étude et spécialiste mondial de l’animal.
Or c’est bien de cela qu’il s’agit : de la proportion et de l’épaisseur de la glace de mer. Les chercheurs se sont penchés sur l’archipel arctique canadien. Un territoire rassemblant un quart des quelque 25 000 individus estimés dans le monde, jusqu’ici considérés comme le plus à l’abri du réchauffement. Cette immense « réserve », ils l’ont scindée en sept zones, elles-mêmes découpées en « pixels ». Puis ils ont fait tourner les modèles climatiques.
Chaque fois, ils ont choisi des hypothèses « conservatrices ». Ainsi, ils ont supposé que, d’ici à 2100, le réchauffement pourrait atteindre 3,5 °C au pôle, loin des prévisions les plus pessimistes. Puis ils ont simulé l’évolution, mois par mois, de trois paramètres : la « concentration en glace de mer », autrement dit la proportion de surface gelée ; l’épaisseur de la couche de glace et celle de la couche de neige.
Du premier paramètre, on l’a compris, dépend la capacité de l’ours à chasser. Le deuxième lui offre sa stabilité en période de gel ou de débacle. Quant au troisième, il apparaît aussi essentiel, car c’est dans les paquets de neige que les phoques annelés – les préférés des ours, avec leurs cousins « barbus » – creusent leurs abris.
Or, d’ici à 2100, tous les voyants seront au rouge. Alors qu’aujourd’hui aucune partie de l’archipel ne connaît de période sans glace, celles-ci dureront plus de cinq mois dans quatre des sept secteurs -deux à quatre mois dans les trois autres. Même effondrement pour l’épaisseur de la glace (divisée par deux à cinq, suivant les secteurs) et celle de la couche de neige (divisée par deux à trois, en moyenne).
Ces conditions pourraient conduire à « affamer » 20 % des mâles, indique l’étude. Mais les femelles et les petits souffriront plus encore. En effet, après l’accouplement, au printemps, les femelles s’installent sur la terre ferme, jusqu’à la naissance de leur portée, au printemps suivant. Pendant toute cette période, elles ne s’alimentent pas. Que la débacle survienne trop tôt et elles renonceront à s’accoupler, faute de réserves énergétiques suffisantes. Que le regel intervienne trop tard et elles ne pourront ni chasser, ni se nourrir, ni alimenter les oursons.
Disparaître ou s’adapter ? En réalité, il n’y a pas d’alternative, soulignent les chercheurs. « Une espèce n’est pas comme un individu, insiste Stephen Hamilton. Il lui faut le temps nécessaire à la transmission de nouveaux traits génétiques. Là, le changement qui s’annonce est beaucoup trop brutal. » Le sud de la Suède est là pour le rappeler : lors du dernier âge glaciaire, des ours polaires y vivaient encore sur les bords de la Baltique. Avec le réchauffement, cette population a dû mettre cap au nord.
Source © Le Monde
Dans la revue PLoS One du 27 octobre, une équipe de l’université de l’Alberta va nettement plus loin. Dates et chiffres à l’appui, elle annonce que, si rien n’est fait d’ici la fin du siècle, l’animal culte pourrait franchir un « point de non-retour » qui conduira à son extinction.
Du poisson au caribou, du morse au narval, rien de ce qui vit sur la glace ou dans l’eau n’est à l’abri de l’instinct prédateur du colosse à fourrure blanche. Mais son énergie, l’ours la tire d’une source essentielle, presque unique : le phoque. Et plus particulièrement de la graisse du mammifère marin, beaucoup plus riche en calories que la viande. « Sans elle, il lui est impossible de vivre dans les conditions extrêmes du grand nord », explique le biologiste Stephen Hamilton, premier signataire de l’étude.
Entre les deux espèces, le petit jeu est bien rodé. Pour éviter l’ours, le phoque plonge sous la banquise. Pour attraper le phoque, l’ours attend que celui-ci remonte à la surface respirer dans les trous formés dans la glace. Que ces derniers s’élargissent et le phoque triomphe. « Il n’est pas idiot : il va là où l’ours ne peut pas l’attraper », sourit le Pr Andrew Derocher, cosignataire de l’étude et spécialiste mondial de l’animal.
Or c’est bien de cela qu’il s’agit : de la proportion et de l’épaisseur de la glace de mer. Les chercheurs se sont penchés sur l’archipel arctique canadien. Un territoire rassemblant un quart des quelque 25 000 individus estimés dans le monde, jusqu’ici considérés comme le plus à l’abri du réchauffement. Cette immense « réserve », ils l’ont scindée en sept zones, elles-mêmes découpées en « pixels ». Puis ils ont fait tourner les modèles climatiques.
Chaque fois, ils ont choisi des hypothèses « conservatrices ». Ainsi, ils ont supposé que, d’ici à 2100, le réchauffement pourrait atteindre 3,5 °C au pôle, loin des prévisions les plus pessimistes. Puis ils ont simulé l’évolution, mois par mois, de trois paramètres : la « concentration en glace de mer », autrement dit la proportion de surface gelée ; l’épaisseur de la couche de glace et celle de la couche de neige.
Du premier paramètre, on l’a compris, dépend la capacité de l’ours à chasser. Le deuxième lui offre sa stabilité en période de gel ou de débacle. Quant au troisième, il apparaît aussi essentiel, car c’est dans les paquets de neige que les phoques annelés – les préférés des ours, avec leurs cousins « barbus » – creusent leurs abris.
Or, d’ici à 2100, tous les voyants seront au rouge. Alors qu’aujourd’hui aucune partie de l’archipel ne connaît de période sans glace, celles-ci dureront plus de cinq mois dans quatre des sept secteurs -deux à quatre mois dans les trois autres. Même effondrement pour l’épaisseur de la glace (divisée par deux à cinq, suivant les secteurs) et celle de la couche de neige (divisée par deux à trois, en moyenne).
Ces conditions pourraient conduire à « affamer » 20 % des mâles, indique l’étude. Mais les femelles et les petits souffriront plus encore. En effet, après l’accouplement, au printemps, les femelles s’installent sur la terre ferme, jusqu’à la naissance de leur portée, au printemps suivant. Pendant toute cette période, elles ne s’alimentent pas. Que la débacle survienne trop tôt et elles renonceront à s’accoupler, faute de réserves énergétiques suffisantes. Que le regel intervienne trop tard et elles ne pourront ni chasser, ni se nourrir, ni alimenter les oursons.
Disparaître ou s’adapter ? En réalité, il n’y a pas d’alternative, soulignent les chercheurs. « Une espèce n’est pas comme un individu, insiste Stephen Hamilton. Il lui faut le temps nécessaire à la transmission de nouveaux traits génétiques. Là, le changement qui s’annonce est beaucoup trop brutal. » Le sud de la Suède est là pour le rappeler : lors du dernier âge glaciaire, des ours polaires y vivaient encore sur les bords de la Baltique. Avec le réchauffement, cette population a dû mettre cap au nord.
Source © Le Monde
2014 est en passe de décrocher le record de l’année la plus chaude depuis 1880.
Selon l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), la température du globe est depuis le début de l’année au-dessus de la moyenne de celle du XXe siècle. Et les glaciers norvégiens le confirment, 33 sur 38 ont montré un fort rétrécissement. Celui de Grafjell a opéré un retrait de 120 mètres depuis l’an 2000.
“Le rétrécissement auquel nous assistons depuis 10 ans est dramatique quand on imagine la chose sur une perspective encore plus longue”, explique Jostein Bakke, Professeur à l’Université de Bergen.
Depuis l’an 2000, les années dites normales ou fraîches sont beaucoup moins fréquentes que les périodes chaudes. La vague de froid qui frappe le nord-est des Etats-Unis ne serait qu’une exception, selon l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), les Etats-Unis ne représentant que 2 % de la surface de la planète.
Selon la même agence, la température élevée à la surface des océans est a l’origine d’un mois d’octobre chaud, signe d’un dérèglement. Au Maroc, les pluies torrentielles et les oueds en furie ont fait plus de trente morts ces derniers jours.
En Europe, notamment dans le nord de l’Italie, les multiples épisodes orageux tres violents ont aussi été meurtriers. Les experts attribuent ces phénomènes à la température anormalement élevée de la mer Méditerranée.
“Tout la pollution que nous avons projetée dans l’atmosphère au cours des dernières décennies nous condamne à voir la température monter d’un degré et demi dans les 50 prochaines années. Et il y a très peu de choses à faire pour lutter contre ça donc nous devons être en mesure de nous adapter à ces changements”, dit Rachel Kyte de la Banque mondiale et envoyée spéciale pour le changement climatique.
Il faut se préparer à de fortes sécheresses, comme celle qui sévit dans l‘État de Sao Paulo, au Brésil. Selon les experts, elle est la conséquence de la déforestation de l’Amazonie qui entraîne une réduction des pluies. Les fortes intempéries en Asie-Pacifique, la température élevée des océans, et la sécheresse en Californie font partie du même déséquilibre mondial.
Source © 2014 euronews
Selon l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), la température du globe est depuis le début de l’année au-dessus de la moyenne de celle du XXe siècle. Et les glaciers norvégiens le confirment, 33 sur 38 ont montré un fort rétrécissement. Celui de Grafjell a opéré un retrait de 120 mètres depuis l’an 2000.
“Le rétrécissement auquel nous assistons depuis 10 ans est dramatique quand on imagine la chose sur une perspective encore plus longue”, explique Jostein Bakke, Professeur à l’Université de Bergen.
Depuis l’an 2000, les années dites normales ou fraîches sont beaucoup moins fréquentes que les périodes chaudes. La vague de froid qui frappe le nord-est des Etats-Unis ne serait qu’une exception, selon l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), les Etats-Unis ne représentant que 2 % de la surface de la planète.
Selon la même agence, la température élevée à la surface des océans est a l’origine d’un mois d’octobre chaud, signe d’un dérèglement. Au Maroc, les pluies torrentielles et les oueds en furie ont fait plus de trente morts ces derniers jours.
En Europe, notamment dans le nord de l’Italie, les multiples épisodes orageux tres violents ont aussi été meurtriers. Les experts attribuent ces phénomènes à la température anormalement élevée de la mer Méditerranée.
“Tout la pollution que nous avons projetée dans l’atmosphère au cours des dernières décennies nous condamne à voir la température monter d’un degré et demi dans les 50 prochaines années. Et il y a très peu de choses à faire pour lutter contre ça donc nous devons être en mesure de nous adapter à ces changements”, dit Rachel Kyte de la Banque mondiale et envoyée spéciale pour le changement climatique.
Il faut se préparer à de fortes sécheresses, comme celle qui sévit dans l‘État de Sao Paulo, au Brésil. Selon les experts, elle est la conséquence de la déforestation de l’Amazonie qui entraîne une réduction des pluies. Les fortes intempéries en Asie-Pacifique, la température élevée des océans, et la sécheresse en Californie font partie du même déséquilibre mondial.
Source © 2014 euronews
Le Mont Aso, au sud-ouest du Japon, est entré en éruption, ont annoncé les autorités qui ont appelé aujourd'hui à la prudence face à une activité qui pourrait s'intensifier.
Situé dans la préfecture de Kumamoto, sur l'île de Kyushu, le volcan a recommencé hier à cracher des cendres et "des retombées ont été confirmées jusqu'à 30 km à l'est du cratère", a expliqué l'antenne de l'agence nationale de météorologie à Fukuoka. "Des explosions peuvent se répéter dans les jours à venir", a-t-elle mis en garde.
Les mouvements sismiques s'étaient amplifiés hier vers 7h du matin et étaient toujours importants en début de soirée puis ce matin, mais il n'y a pas de signes majeurs laissant présager une importante éruption, a précisé le centre volcanique de l'agence de météo. Les projections de cendres sont néanmoins montées jusqu'à 500 mètres mardi, et ponctuellement à une altitude double ce matin vers 9h.
Le mont Aso fait partie des 47 volcans sous surveillance sur les 110 actifs que compte le Japon. Il est actuellement au niveau d'alerte 2 qui signifie qu'il ne faut pas approcher à moins d'un kilomètre du cratère. L'échelle d'avertissement pour l'activité volcanique va de 1 à 5, le dernier niveau nécessitant l'évacuation de la population alentour. "Il va falloir suivre attentivement l'activité de ce volcan", a déclaré à la chaîne de télévision publique NHK Toshitsugu Fujii, un expert qui préside une commission de prédiction de l'activité volcanique.
En septembre, le Mont Ontake, situé dans le centre du Japon, à cheval sur les préfectures de Gifu et Nagano, était soudainement entré en éruption, sans signes avant-coureurs, piégeant des centaines de randonneurs dont plus de 60 y ont laissé la vie. Cette récente catastrophe est la pire de ce type qu'ait connue le Japon depuis la fin de la dernière guerre.
Source © Le Figaro
Situé dans la préfecture de Kumamoto, sur l'île de Kyushu, le volcan a recommencé hier à cracher des cendres et "des retombées ont été confirmées jusqu'à 30 km à l'est du cratère", a expliqué l'antenne de l'agence nationale de météorologie à Fukuoka. "Des explosions peuvent se répéter dans les jours à venir", a-t-elle mis en garde.
Les mouvements sismiques s'étaient amplifiés hier vers 7h du matin et étaient toujours importants en début de soirée puis ce matin, mais il n'y a pas de signes majeurs laissant présager une importante éruption, a précisé le centre volcanique de l'agence de météo. Les projections de cendres sont néanmoins montées jusqu'à 500 mètres mardi, et ponctuellement à une altitude double ce matin vers 9h.
Le mont Aso fait partie des 47 volcans sous surveillance sur les 110 actifs que compte le Japon. Il est actuellement au niveau d'alerte 2 qui signifie qu'il ne faut pas approcher à moins d'un kilomètre du cratère. L'échelle d'avertissement pour l'activité volcanique va de 1 à 5, le dernier niveau nécessitant l'évacuation de la population alentour. "Il va falloir suivre attentivement l'activité de ce volcan", a déclaré à la chaîne de télévision publique NHK Toshitsugu Fujii, un expert qui préside une commission de prédiction de l'activité volcanique.
En septembre, le Mont Ontake, situé dans le centre du Japon, à cheval sur les préfectures de Gifu et Nagano, était soudainement entré en éruption, sans signes avant-coureurs, piégeant des centaines de randonneurs dont plus de 60 y ont laissé la vie. Cette récente catastrophe est la pire de ce type qu'ait connue le Japon depuis la fin de la dernière guerre.
Source © Le Figaro
Le 13 décembre 2013, au plus fort du pic de pollution, les Parisiens ont inhalé jusqu'à 6 millions de particules fines par litre d'air: pour la première fois, une étude a permis de mesurer dans l'atmosphère de la capitale ces particules inférieures à un micron, très nocives pour la santé.
"C'est une situation semblable à celle du tabagisme passif. Un test en laboratoire a montré que la fumée de huit cigarettes dans une pièce d'environ 20 mètres carrés produit autant de particules", révèle cette étude réalisée à l'aide d'un nouvel appareil, le Light optical aerosol counter (LOAC), embarqué à bord du "Ballon de Paris". Initialement à vocation touristique, cet aéronef, installé dans le XVe arrondissement, informe depuis 2008 les Parisiens sur la qualité de l'air ambiant.
Ce nouveau dispositif a permis, pour la première fois, de réaliser des prélèvements sur une colonne d'air de plusieurs centaines de mètres de haut.
Les relevés effectués pour cette étude expérimentale, réalisée au cours des dix-huit derniers mois, concernaient les particules inférieures à un micron, qui sont aussi les plus dangereuses pour la santé, a précisé lors d'une conférence de presse l'association Airparif, chargée de mesurer la qualité de l'air à Paris.
"On connaissait la nocivité de ces très petites particules, inférieures à un micron. La nouveauté de cette étude, c'est qu'elle permet de savoir quelle quantité de ces particules nous respirons à chaque litre d'air inspiré", explique-t-on chez Aérophile, société exploitant le ballon qui a participé à ces travaux aux côtés d'Airparif, de la Mairie de Paris et du CNRS.
L'étude a ainsi montré que pendant une journée standard, les parisiens inhalent environ 200.000 particules fines par litre d'air.
Plus préoccupant, elle a également mis en évidence que lors de l'épisode de pollution du 9 au 14 décembre 2013, une moyenne de trois millions de ces particules par litre d'air a été enregistré tout au long de la journée. Un record a même été atteint le 13 décembre, avec un pic à six millions de particules à 18H00.
"L'épisode de décembre est dominé par les très petites particules, principalement carbonées, qui sont liées au trafic automobile (majoritairement diesel, NDLR), à l'activité industrielle et au chauffage", a expliqué Jean-Baptiste Renard, chercheur au CNRS.
"La dangerosité de cet épisode a peut-être été sous-estimée", les résultats de l'étude n'étant pas encore connus, a-t-il relevé.
"On sait que les particules fines sont les plus nocives pour la santé", a renchéri Christophe Najdovski, adjoint (écologiste) au maire de Paris en charge des transports.
En effet, alors que les grosses particules (supérieures à un micron) s'arrêtent dans la région de la trachée et des bronches, les particules fines "peuvent atteindre d'autres organes", souligne l'étude.
Ces dernières sont à l'origine de 42.000 décès chaque année, ont rappelé lundi ses auteurs, qui ont insisté sur la nécessité d'agir rapidement pour réduire les émissions de ces particules.
"Il y a une faille dans la législation actuelle parce que les particules fines ne sont ni mesurées ni réglementées", a relevé Christophe Najdovski
L'élu a souligné que la ville de Paris préparait "pour début 2015 un plan pour réduire les émissions de polluants".
"Ce plan aura deux axes, l'un visant à réduire le volume de la circulation automobile en développant les alternatives à la voiture comme le covoiturage ou l'autopartage, l'autre à modifier le parc roulant constitué à 60% de véhicules diesel", a-t-il dit.
L'une des pistes étudiées par la municipalité est la mise en place, à Paris, de zones à bas niveau d'émission dont l'accès serait limité, voire interdit, aux véhicules les plus polluants. Des zones à faible émission existent déjà dans 200 villes en Europe mais aucune en France.
"On y travaille avec la préfecture de Paris car une telle mesure nécessite que l'on puisse identifier et contrôler ces véhicules, ce qui relève de l'Etat", a souligné Christophe Najdovski.
"C'est une situation semblable à celle du tabagisme passif. Un test en laboratoire a montré que la fumée de huit cigarettes dans une pièce d'environ 20 mètres carrés produit autant de particules", révèle cette étude réalisée à l'aide d'un nouvel appareil, le Light optical aerosol counter (LOAC), embarqué à bord du "Ballon de Paris". Initialement à vocation touristique, cet aéronef, installé dans le XVe arrondissement, informe depuis 2008 les Parisiens sur la qualité de l'air ambiant.
Ce nouveau dispositif a permis, pour la première fois, de réaliser des prélèvements sur une colonne d'air de plusieurs centaines de mètres de haut.
Les relevés effectués pour cette étude expérimentale, réalisée au cours des dix-huit derniers mois, concernaient les particules inférieures à un micron, qui sont aussi les plus dangereuses pour la santé, a précisé lors d'une conférence de presse l'association Airparif, chargée de mesurer la qualité de l'air à Paris.
"On connaissait la nocivité de ces très petites particules, inférieures à un micron. La nouveauté de cette étude, c'est qu'elle permet de savoir quelle quantité de ces particules nous respirons à chaque litre d'air inspiré", explique-t-on chez Aérophile, société exploitant le ballon qui a participé à ces travaux aux côtés d'Airparif, de la Mairie de Paris et du CNRS.
L'étude a ainsi montré que pendant une journée standard, les parisiens inhalent environ 200.000 particules fines par litre d'air.
Plus préoccupant, elle a également mis en évidence que lors de l'épisode de pollution du 9 au 14 décembre 2013, une moyenne de trois millions de ces particules par litre d'air a été enregistré tout au long de la journée. Un record a même été atteint le 13 décembre, avec un pic à six millions de particules à 18H00.
"L'épisode de décembre est dominé par les très petites particules, principalement carbonées, qui sont liées au trafic automobile (majoritairement diesel, NDLR), à l'activité industrielle et au chauffage", a expliqué Jean-Baptiste Renard, chercheur au CNRS.
"La dangerosité de cet épisode a peut-être été sous-estimée", les résultats de l'étude n'étant pas encore connus, a-t-il relevé.
"On sait que les particules fines sont les plus nocives pour la santé", a renchéri Christophe Najdovski, adjoint (écologiste) au maire de Paris en charge des transports.
En effet, alors que les grosses particules (supérieures à un micron) s'arrêtent dans la région de la trachée et des bronches, les particules fines "peuvent atteindre d'autres organes", souligne l'étude.
Ces dernières sont à l'origine de 42.000 décès chaque année, ont rappelé lundi ses auteurs, qui ont insisté sur la nécessité d'agir rapidement pour réduire les émissions de ces particules.
"Il y a une faille dans la législation actuelle parce que les particules fines ne sont ni mesurées ni réglementées", a relevé Christophe Najdovski
L'élu a souligné que la ville de Paris préparait "pour début 2015 un plan pour réduire les émissions de polluants".
"Ce plan aura deux axes, l'un visant à réduire le volume de la circulation automobile en développant les alternatives à la voiture comme le covoiturage ou l'autopartage, l'autre à modifier le parc roulant constitué à 60% de véhicules diesel", a-t-il dit.
L'une des pistes étudiées par la municipalité est la mise en place, à Paris, de zones à bas niveau d'émission dont l'accès serait limité, voire interdit, aux véhicules les plus polluants. Des zones à faible émission existent déjà dans 200 villes en Europe mais aucune en France.
"On y travaille avec la préfecture de Paris car une telle mesure nécessite que l'on puisse identifier et contrôler ces véhicules, ce qui relève de l'Etat", a souligné Christophe Najdovski.
Source © AFP
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