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jeudi 12 février 2015
Rennes
L'association Air Breizh vient d'annoncer que le seuil d'alerte aux particules fines (PM10) vient d'être dépassé ce jeudi dans l'agglomération de Rennes.
Avec le temps foid et sec, la pollution de l’air est à nouveau à la hausse dans l’agglomération rennaise. L'association Air Breizh vient d'annoncer que le seuil d'information et recommandation au titre de la concentration en particules PM10 sur le département d’Ille-et-Vilaine vient d'être dépassé.
La préfecture recommande aux automobilistes de réduire sa vitesse, de limiter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe.
Alsace
En raison du dépassement constaté du seuil de recommandations (50 μg/m3 sur 24h) en Alsace, les procédures d’information et de recommandations sur les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin sont maintenues, a-t-on appris en soirée dans un communiqué de l'ASPA.
Le seuil d’information et de recommandations, fixé à 50 μg/m3 sur 24h, a été dépassé depuis le 8 février 2015 à 8 heures sur plusieurs stations de mesures en Alsace.
Ces dépassements proviennent de la combinaison d’activités humaines (trafic routier, chauffage domestique, industries) et d’une situation météorologique défavorable à la dispersion des polluants en début de journée.
IDF Paris
Airparif prévoit pour la journée du jeudi 12 février, un épisode de pollution aux particules fines avec un dépassement du seuil de la procédure d'information. Dans ces conditions, comme à chaque fois, la mairie de Paris annonce la gratuité du stationnement résidentiel.
Comme toujours lors de ces épisodes, la mairie de Paris met en place les mesures suivantes :
- la gratuité du stationnement résidentiel, qui concourt à réduire les émissions de polluants dans l'atmosphère en incitant les riverains à privilégier les transports en commun.
- l’arrêt de l’utilisation de tous les véhicules municipaux qui ne soient pas strictement indispensables et celui des outils d’entretien non électriques,
- l’envoi de consignes aux encadrants d’activités municipales demandant de limiter des promenades et activités extérieures pour les plus jeunes ou les activités extérieures et sportives intenses (même en intérieur) et les compétitions sportives pour les enfants,
- l’adaptation des activités proposées aux personnes âgées dans les clubs municipaux et dans les EHPAD
- la diffusion des messages de prévention sanitaire renforcée sur les panneaux lumineux et paris.fr.
L'association Air Breizh vient d'annoncer que le seuil d'alerte aux particules fines (PM10) vient d'être dépassé ce jeudi dans l'agglomération de Rennes.
Avec le temps foid et sec, la pollution de l’air est à nouveau à la hausse dans l’agglomération rennaise. L'association Air Breizh vient d'annoncer que le seuil d'information et recommandation au titre de la concentration en particules PM10 sur le département d’Ille-et-Vilaine vient d'être dépassé.
La préfecture recommande aux automobilistes de réduire sa vitesse, de limiter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe.
Alsace
En raison du dépassement constaté du seuil de recommandations (50 μg/m3 sur 24h) en Alsace, les procédures d’information et de recommandations sur les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin sont maintenues, a-t-on appris en soirée dans un communiqué de l'ASPA.
Le seuil d’information et de recommandations, fixé à 50 μg/m3 sur 24h, a été dépassé depuis le 8 février 2015 à 8 heures sur plusieurs stations de mesures en Alsace.
Ces dépassements proviennent de la combinaison d’activités humaines (trafic routier, chauffage domestique, industries) et d’une situation météorologique défavorable à la dispersion des polluants en début de journée.
IDF Paris
Airparif prévoit pour la journée du jeudi 12 février, un épisode de pollution aux particules fines avec un dépassement du seuil de la procédure d'information. Dans ces conditions, comme à chaque fois, la mairie de Paris annonce la gratuité du stationnement résidentiel.
Comme toujours lors de ces épisodes, la mairie de Paris met en place les mesures suivantes :
- la gratuité du stationnement résidentiel, qui concourt à réduire les émissions de polluants dans l'atmosphère en incitant les riverains à privilégier les transports en commun.
- l’arrêt de l’utilisation de tous les véhicules municipaux qui ne soient pas strictement indispensables et celui des outils d’entretien non électriques,
- l’envoi de consignes aux encadrants d’activités municipales demandant de limiter des promenades et activités extérieures pour les plus jeunes ou les activités extérieures et sportives intenses (même en intérieur) et les compétitions sportives pour les enfants,
- l’adaptation des activités proposées aux personnes âgées dans les clubs municipaux et dans les EHPAD
- la diffusion des messages de prévention sanitaire renforcée sur les panneaux lumineux et paris.fr.
Un point de plus pour les opposants. Le Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (CSPNB), une instance consultative auprès du ministère de l’écologie, a émis, dans un texte daté du 2 février, «un avis défavorable», dans le dossier du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Ce projet «aurait un impact très important» sur certains agroécosystèmes de zones humides «en voie de disparition sur l'ensemble de l'Europe de l'Ouest, précieux par leurs fonctions écologiques et leur richesse en biodiversité», souligne le Conseil.
«La compensation à la destruction de ces zones humides serait très problématique dans le contexte actuel d'intensification agricole et de changement climatique», explique l’instance, qui émet également des doutes sur la mise en place de mesures compensatoires pour les agriculteurs.
Les élus anti-aéroport se réjouissent
«C'est un avis qu'on va regarder avec intérêt puisque c'est un conseil scientifique», réagit-on lundi au ministère de l'Ecologie. Il «ne s'inscrit pas dans une procédure particulière» et résulte d'une «autosaisine du Conseil» mais «fera partie des points qui seront regardés par les services».
De leur côté, les élus du CéDpa (association anti-NDDL), dans une lettre envoyée ce lundi à Ségolène Royal, se sont dits «réjouis». «Depuis le début, notre association a dit et redit que le choix du site de Notre-Dame-des-Landes, fait dans les années 70, n’était pas pertinent compte tenu des problèmes environnementaux qu'il pose», écrit l’association.
Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes fait l'objet depuis le début des années 2000 d'une intense bataille juridique de la part de ses opposants qui ont jusqu'à présent perdu toutes leurs actions en justice. Le projet est suspendu à l'épuisement de ces recours, au premier semestre 2015
Source © AFP
Ce projet «aurait un impact très important» sur certains agroécosystèmes de zones humides «en voie de disparition sur l'ensemble de l'Europe de l'Ouest, précieux par leurs fonctions écologiques et leur richesse en biodiversité», souligne le Conseil.
«La compensation à la destruction de ces zones humides serait très problématique dans le contexte actuel d'intensification agricole et de changement climatique», explique l’instance, qui émet également des doutes sur la mise en place de mesures compensatoires pour les agriculteurs.
Les élus anti-aéroport se réjouissent
«C'est un avis qu'on va regarder avec intérêt puisque c'est un conseil scientifique», réagit-on lundi au ministère de l'Ecologie. Il «ne s'inscrit pas dans une procédure particulière» et résulte d'une «autosaisine du Conseil» mais «fera partie des points qui seront regardés par les services».
De leur côté, les élus du CéDpa (association anti-NDDL), dans une lettre envoyée ce lundi à Ségolène Royal, se sont dits «réjouis». «Depuis le début, notre association a dit et redit que le choix du site de Notre-Dame-des-Landes, fait dans les années 70, n’était pas pertinent compte tenu des problèmes environnementaux qu'il pose», écrit l’association.
Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes fait l'objet depuis le début des années 2000 d'une intense bataille juridique de la part de ses opposants qui ont jusqu'à présent perdu toutes leurs actions en justice. Le projet est suspendu à l'épuisement de ces recours, au premier semestre 2015
Source © AFP
Un filament de matière a récemment transformé la surface du soleil en visage triste, lui donnant étrangement l'apparence d'un émoticône. Un large filament de de matière froide s'est déplacé sur la partie inférieure du soleil pendant ces derniers jours. Quand cette ligne est étirée à son maximum (les scientifiques appellent cela un filament) elle s'étend sur plus de 600 000 kilomètres. Les spécialistes de la Nasa affirment que ce filament est plus long que 67 planètes de la taille de la Terre alignées.
Quelques jours seulement après le cliché d'une "galaxie souriante" capturée par l'objectif de Hubble, la Nasa a rendu public ce cliché du soleil aux allures d'émoticône triste. Cette expression tracassée qui occupe la face du soleil a été capturée mardi 10 février. Sur ces clichés, le "Solar Dynamics Observatory" de la Nasa, (SOD) restitue les matières froides avec des couleurs foncées, et les matières chaudes en teinte claire.
"Cela signifie que cette ligne est en fait une énorme projection de matière froide qui pénètre l'atmosphère du soleil" indique la Nasa. Ce type de filament peut rester visible plusieurs jours avant de disparaître.
Une femme guyanaise d'une quarantaine d'années est décédée après avoir contracté le virus du chikungunya en Guyane. Le décès remonte à la nuit de samedi à dimanche 8 février 2015, au cours d'une évacuation sanitaire vers Fort-de-France en Martinique, a annoncé mercredi l'Agence régionale de santé. Il s'agit, note un communiqué commun de l'ARS et de la préfecture, du "premier décès" causé par "l'épidémie de chikungunya" qui sévit dans ce département français d'Amérique du Sud.
Décédée au cours de son transfert vers la Martinique
La personne décédée ne présentait "pas d'antécédents particuliers" indique encore l'ARS. Elle s'était "présentée aux urgences du centre hospitalier de Cayenne" le lundi 2 février, où elle avait alors été "hospitalisée dans le service de l'UMIT (Unité des maladies infectieuses)" avant d'être placée "en service de réanimation le vendredi 6 février" au regard de "la dégradation de son état clinique". Une évacuation sanitaire de la patiente "vers le centre hospitalier de Fort-de-France a été décidée le 7 février, mais la patiente est décédée au cours de son transfert vers la Martinique", précise le communiqué.
Depuis l'apparition des premiers cas de chikungunya en Guyane en décembre 2013, rappelle l'ARS, "on estime à 11.877 le nombre de cas, mais le nombre de nouveaux malades est stable". Le dernier point épidémiologique de la Cellule épidémiologique Antilles-Guyane publié début février indiquait que l'épidémie semblait "marquer le pas" fin janvier "avec un nombre de cas cliniquement évocateurs stables sur Cayenne et l'Ouest guyanais et des cas en diminution sur Kourou". "Depuis le début de l'épidémie en Guyane, nous avions déjà déploré une dizaine de formes sévères de la maladie mais aucune n'avait nécessité d'évacuation sanitaire, ni n'avait été fatale", conclut l'ARS.
Source © AFP
Décédée au cours de son transfert vers la Martinique
La personne décédée ne présentait "pas d'antécédents particuliers" indique encore l'ARS. Elle s'était "présentée aux urgences du centre hospitalier de Cayenne" le lundi 2 février, où elle avait alors été "hospitalisée dans le service de l'UMIT (Unité des maladies infectieuses)" avant d'être placée "en service de réanimation le vendredi 6 février" au regard de "la dégradation de son état clinique". Une évacuation sanitaire de la patiente "vers le centre hospitalier de Fort-de-France a été décidée le 7 février, mais la patiente est décédée au cours de son transfert vers la Martinique", précise le communiqué.
Depuis l'apparition des premiers cas de chikungunya en Guyane en décembre 2013, rappelle l'ARS, "on estime à 11.877 le nombre de cas, mais le nombre de nouveaux malades est stable". Le dernier point épidémiologique de la Cellule épidémiologique Antilles-Guyane publié début février indiquait que l'épidémie semblait "marquer le pas" fin janvier "avec un nombre de cas cliniquement évocateurs stables sur Cayenne et l'Ouest guyanais et des cas en diminution sur Kourou". "Depuis le début de l'épidémie en Guyane, nous avions déjà déploré une dizaine de formes sévères de la maladie mais aucune n'avait nécessité d'évacuation sanitaire, ni n'avait été fatale", conclut l'ARS.
Source © AFP
D'importantes inondations ont touché Jakarta, le 10 février 2015, suite à un week-end de pluies et d'orages intenses.Des milliers d'habitants ont été évacués de leurs habitations, alors que l'eau est montée de près de 60 cm dans certains quartiers de la ville.
La saison des pluies que traverse actuellement l'Indonésie a lieu chaque année entre les mois de novembre et mars. Les inondations représentent un problème récurrent pour certains habitants de Jakarta, en raison d'un système souterrain d'évacuation des eaux usées défectueux et de canaux d'évacuation obstrués.
Les habitants ont été informés que de nouvelles évacuations pourraient avoir lieu
La saison des pluies que traverse actuellement l'Indonésie a lieu chaque année entre les mois de novembre et mars. Les inondations représentent un problème récurrent pour certains habitants de Jakarta, en raison d'un système souterrain d'évacuation des eaux usées défectueux et de canaux d'évacuation obstrués.
Les habitants ont été informés que de nouvelles évacuations pourraient avoir lieu
De fortes pluies ont provoqué des inondations et des glissements de terrain très importants au Pérou.
La rivière de la Rimac est sortie de son lit, causant d'importants ravages dans la province de la capitale, Lima. Au moins 40 maisons ont été touchées, selon les médias locaux. Les forces de sécurité patrouillaient les rues et avertissaient les résidents des dangers de traverser les eaux de la crue.
Source © 6 media
La rivière de la Rimac est sortie de son lit, causant d'importants ravages dans la province de la capitale, Lima. Au moins 40 maisons ont été touchées, selon les médias locaux. Les forces de sécurité patrouillaient les rues et avertissaient les résidents des dangers de traverser les eaux de la crue.
Source © 6 media
La saga Keystone XL entre dans son dernier acte: le Congrès à majorité républicaine a autorisé mercredi la construction de l'oléoduc entre le Canada et les Etats-Unis, contesté par les écologistes, et malgré le veto attendu de Barack Obama.
Après une interminable bataille politique, et plus de six ans après la première demande de permis de construire de l'opérateur canadien TransCanada, la Chambre des représentants a adopté en dernière lecture une loi autorisant le projet transfrontalier de 1.900 km, dont 1.400 aux Etats-Unis.
"Keystone est bon pour l'emploi. Bon pour l'environnement. Il est sûr. Il améliore notre indépendance énergétique. Nous devons dire oui au Canada", a déclaré le républicain Fred Upton.
Le veto inévitable de Barack Obama ne signera pas la mort de Keystone XL. Le président américain s'oppose à la loi républicaine car elle lui ôte le pouvoir d'accorder le permis de construire à l'opérateur TransCanada, et il souhaite conserver ce pouvoir. Les républicains ont voulu abréger le processus administratif, qui a selon eux trop duré.
Car ce qui n'était qu'un projet pétrolier de plus s'est transformé au fil des années en conflit partisan entre démocrates et républicains, chacun voyant dans l'oléoduc une menace majeure ou une opportunité historique. Avec les écologistes, les démocrates mettent en garde contre les risques de fuite, et dénoncent l'extraction énergivore du brut des sables bitumineux. Ils dénoncent aussi une faveur accordée à une entreprise étrangère.
"La seule chose accomplie par les républicains avec ce vote est d'avoir démontré leur loyauté déterminée envers leurs grands donateurs du secteur pétrolier qui ont mis cet oléoduc en tête de leur liste de Noël", a dit le directeur de la grande association de défense de l'environnement Sierra Club, Michael Brune.
Les républicains, appuyés par le gouvernement canadien conservateur de Stephen Harper, avancent trois grands arguments. Le transport par oléoduc est plus sûr que par chemin de fer. Il y a ensuite l'indépendance énergétique: mieux vaut importer du brut canadien que du pétrole du Golfe, du Venezuela ou d'autres pays moins amis.
Enfin, le chantier créera environ 42.000 emplois directs et indirects, un chiffre calculé par le département d'Etat.
Keystone XL servirait de raccourci à l'oléoduc Keystone original pour transporter, avec une capacité accrue de 40%, du pétrole brut extrait des sables bitumineux de l'Alberta, dans l'ouest du Canada, jusqu'au Nebraska (centre des Etats-Unis), d'où il pourra rejoindre les raffineries du golfe du Mexique via un réseau d'oléoducs déjà existants.
A ce stade, le président américain n'est officiellement ni pour, ni contre le projet: il continue d'évaluer s'il servira "l'intérêt national", le terme légal pour délivrer ou refuser le permis.
Veto insurmontable ?
Barack Obama est prudent pour ne pas dévoiler le fond de sa pensée, mais son scepticisme est évident.
"Il y a eu cette tendance à présenter ce projet comme une formule magique pour les maux de l'économie américaine et il est difficile, sur le papier, de savoir d'où vient" cette croyance, a-t-il dit en décembre.
La question environnementale semble en revanche aller dans le sens d'un feu vert. Barack Obama, qui a fait de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre une priorité de son second mandat, avait averti en 2013 qu'il n'approuverait pas Keystone XL s'il "exacerbait de manière significative le problème de la pollution carbone".
Mais le département d'Etat, dans un rapport environnemental en janvier 2014, a conclu que l'oléoduc n'aurait pas d'impact significatif sur le taux d'exploitation des sables bitumineux canadiens, qui disposent d'autres débouchés commerciaux que les Etats-Unis. Autrement dit, les gaz à effet de serre liés à ces sables seront émis quoiqu'il arrive.
Le Canada est le premier fournisseur de pétrole aux Etats-Unis, représentant environ un tiers des importations américaines, soit autant que tous les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), selon des chiffres de 2014.
En cas de veto, les républicains auront le choix d'organiser un nouveau vote, mais il leur faudra une majorité de deux tiers, ce qui requerrait le soutien de nombreux démocrates.
Un scénario improbable, dit le démocrate Joe Manchin à l'AFP. Au final, l'avenir de Keystone XL restera vraisemblablement du seul ressort de Barack Obama.
Source © AFP
Après une interminable bataille politique, et plus de six ans après la première demande de permis de construire de l'opérateur canadien TransCanada, la Chambre des représentants a adopté en dernière lecture une loi autorisant le projet transfrontalier de 1.900 km, dont 1.400 aux Etats-Unis.
"Keystone est bon pour l'emploi. Bon pour l'environnement. Il est sûr. Il améliore notre indépendance énergétique. Nous devons dire oui au Canada", a déclaré le républicain Fred Upton.
Le veto inévitable de Barack Obama ne signera pas la mort de Keystone XL. Le président américain s'oppose à la loi républicaine car elle lui ôte le pouvoir d'accorder le permis de construire à l'opérateur TransCanada, et il souhaite conserver ce pouvoir. Les républicains ont voulu abréger le processus administratif, qui a selon eux trop duré.
Car ce qui n'était qu'un projet pétrolier de plus s'est transformé au fil des années en conflit partisan entre démocrates et républicains, chacun voyant dans l'oléoduc une menace majeure ou une opportunité historique. Avec les écologistes, les démocrates mettent en garde contre les risques de fuite, et dénoncent l'extraction énergivore du brut des sables bitumineux. Ils dénoncent aussi une faveur accordée à une entreprise étrangère.
"La seule chose accomplie par les républicains avec ce vote est d'avoir démontré leur loyauté déterminée envers leurs grands donateurs du secteur pétrolier qui ont mis cet oléoduc en tête de leur liste de Noël", a dit le directeur de la grande association de défense de l'environnement Sierra Club, Michael Brune.
Les républicains, appuyés par le gouvernement canadien conservateur de Stephen Harper, avancent trois grands arguments. Le transport par oléoduc est plus sûr que par chemin de fer. Il y a ensuite l'indépendance énergétique: mieux vaut importer du brut canadien que du pétrole du Golfe, du Venezuela ou d'autres pays moins amis.
Enfin, le chantier créera environ 42.000 emplois directs et indirects, un chiffre calculé par le département d'Etat.
Keystone XL servirait de raccourci à l'oléoduc Keystone original pour transporter, avec une capacité accrue de 40%, du pétrole brut extrait des sables bitumineux de l'Alberta, dans l'ouest du Canada, jusqu'au Nebraska (centre des Etats-Unis), d'où il pourra rejoindre les raffineries du golfe du Mexique via un réseau d'oléoducs déjà existants.
A ce stade, le président américain n'est officiellement ni pour, ni contre le projet: il continue d'évaluer s'il servira "l'intérêt national", le terme légal pour délivrer ou refuser le permis.
Veto insurmontable ?
Barack Obama est prudent pour ne pas dévoiler le fond de sa pensée, mais son scepticisme est évident.
"Il y a eu cette tendance à présenter ce projet comme une formule magique pour les maux de l'économie américaine et il est difficile, sur le papier, de savoir d'où vient" cette croyance, a-t-il dit en décembre.
La question environnementale semble en revanche aller dans le sens d'un feu vert. Barack Obama, qui a fait de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre une priorité de son second mandat, avait averti en 2013 qu'il n'approuverait pas Keystone XL s'il "exacerbait de manière significative le problème de la pollution carbone".
Mais le département d'Etat, dans un rapport environnemental en janvier 2014, a conclu que l'oléoduc n'aurait pas d'impact significatif sur le taux d'exploitation des sables bitumineux canadiens, qui disposent d'autres débouchés commerciaux que les Etats-Unis. Autrement dit, les gaz à effet de serre liés à ces sables seront émis quoiqu'il arrive.
Le Canada est le premier fournisseur de pétrole aux Etats-Unis, représentant environ un tiers des importations américaines, soit autant que tous les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), selon des chiffres de 2014.
En cas de veto, les républicains auront le choix d'organiser un nouveau vote, mais il leur faudra une majorité de deux tiers, ce qui requerrait le soutien de nombreux démocrates.
Un scénario improbable, dit le démocrate Joe Manchin à l'AFP. Au final, l'avenir de Keystone XL restera vraisemblablement du seul ressort de Barack Obama.
Source © AFP
Des indices assez solides montrent qu'un tremblement de terre survenu le 22 janvier dans la région de Fox Creek, à 250 kilomètres d'Edmonton, au Canada aurait été causé par des activités liées à la fracturation hydraulique, affirme l'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta (AER).
Certains résidents disent même que le séisme de magnitude 4,4 sur l'échelle de Richter a causé des dommages mineurs.
Le chef d'antenne du Téléjournal Alberta, Ludovick Bourdages, a discuté des répercussions possibles de cette technique controversée avec le chercheur Denis Lavoie de la Commission géologique du Canada.
La fracturation hydraulique est une technique qui consiste à injecter un mélange d'eau et de produits chimiques à haute pression dans le sol pour briser des couches rocheuses et permettre d'exploiter des gisements de gaz naturel ou de pétrole.
Source © ici.radio-canada
Certains résidents disent même que le séisme de magnitude 4,4 sur l'échelle de Richter a causé des dommages mineurs.
Le chef d'antenne du Téléjournal Alberta, Ludovick Bourdages, a discuté des répercussions possibles de cette technique controversée avec le chercheur Denis Lavoie de la Commission géologique du Canada.
La fracturation hydraulique est une technique qui consiste à injecter un mélange d'eau et de produits chimiques à haute pression dans le sol pour briser des couches rocheuses et permettre d'exploiter des gisements de gaz naturel ou de pétrole.
Source © ici.radio-canada
Saïd Sahnoun, PDG du groupe pétrolier public algérien Sonatrach a confirmé dimanche 8 février la poursuite des travaux de forage menés dans les puits-pilotes de gaz de schiste à In Salah, dans le Sud du pays, lancés fin décembre 2014.
Sonatrach devrait, selon lui, "achever dans quelques jours" un deuxième puits d'exploration dans le bassin d'Ahnet, près du premier forage déjà réalisé, a-t-il annoncé lors d'une conférence de presse à Alger.
"Dès que nous terminerons, l'appareil (de forage) sera transporté vers un autre site d'exploration pour lequel il est programmé", a-t-il ajouté sans identifier le nom du deuxième bassin qui fera l'objet d'exploration après celui d'Ahnet, selon l'agence de presse algérienne APS.
Les manifestations anti-gaz de schiste se poursuivent depuis fin décembre à In Salah et dans plusieurs autres villes du Sahara algérien. La population locale dénonce des risques de pollution sur les ressources hydriques liés à la technique de fracturation hydraulique et réclame un moratoire. "La Sonatrach ne fera rien qui puisse être nuisible à l'environnement", a réitéré M. Sahnoun, rapporte l'AFP. Il a également exclu la participation du pétrolier français Total aux forages. "Nos partenaires sont Anadarko (USA), ENI (Italie), Shell (Anglo-néerlandais), BP (Grande Bretagne) et Talisman (Canada)", a-t-il indiqué.
Le Président de la République algérien Abdelaziz Bouteflika a affirmé le 27 janvier que les forages pilotes seraient "achevés à brève échéance" et que "l'exploitation proprement dite de cette énergie nouvelle n'était pas encore à l'ordre du jour". Le chef de l'Etat a précisé "que si l'exploration de ces nouvelles ressources nationales en hydrocarbures s'avère une nécessité pour la sécurité énergétique du pays à moyen et long termes, le gouvernement devra cependant veiller avec fermeté au respect de la législation par les opérateurs concernés, pour la protection de la santé de la population et la préservation de l'environnement", selon le site web d'informations Tout sur l'Algérie.
Le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal avait de son côté annoncé le 21 janvier qu'il n'y aura pas d'autres forages durant les quatre prochaines années.
Sonatrach devrait, selon lui, "achever dans quelques jours" un deuxième puits d'exploration dans le bassin d'Ahnet, près du premier forage déjà réalisé, a-t-il annoncé lors d'une conférence de presse à Alger.
"Dès que nous terminerons, l'appareil (de forage) sera transporté vers un autre site d'exploration pour lequel il est programmé", a-t-il ajouté sans identifier le nom du deuxième bassin qui fera l'objet d'exploration après celui d'Ahnet, selon l'agence de presse algérienne APS.
Les manifestations anti-gaz de schiste se poursuivent depuis fin décembre à In Salah et dans plusieurs autres villes du Sahara algérien. La population locale dénonce des risques de pollution sur les ressources hydriques liés à la technique de fracturation hydraulique et réclame un moratoire. "La Sonatrach ne fera rien qui puisse être nuisible à l'environnement", a réitéré M. Sahnoun, rapporte l'AFP. Il a également exclu la participation du pétrolier français Total aux forages. "Nos partenaires sont Anadarko (USA), ENI (Italie), Shell (Anglo-néerlandais), BP (Grande Bretagne) et Talisman (Canada)", a-t-il indiqué.
Le Président de la République algérien Abdelaziz Bouteflika a affirmé le 27 janvier que les forages pilotes seraient "achevés à brève échéance" et que "l'exploitation proprement dite de cette énergie nouvelle n'était pas encore à l'ordre du jour". Le chef de l'Etat a précisé "que si l'exploration de ces nouvelles ressources nationales en hydrocarbures s'avère une nécessité pour la sécurité énergétique du pays à moyen et long termes, le gouvernement devra cependant veiller avec fermeté au respect de la législation par les opérateurs concernés, pour la protection de la santé de la population et la préservation de l'environnement", selon le site web d'informations Tout sur l'Algérie.
Le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal avait de son côté annoncé le 21 janvier qu'il n'y aura pas d'autres forages durant les quatre prochaines années.
Une personne a été tuée et au moins vingt autres blessées lors de heurts entre la police et des manifestants qui tentaient de prendre le contrôle d'une installation de la compagnie argentine Pluspetrol en Amazonie péruvienne, ont rapporté mercredi les autorités locales.
Ces incidents se sont déroulés mardi soir dans le village de Pichanaki (centre du Pérou), au deuxième jour d'une grève pour protester contre les opérations pétrolières, la population locale craignant la pollution des rivières et des sols.
Les blessés ont été incommodés par des gaz lacrymogènes, et selon une télévision locale une personne a été touchée par balle.
Une visite de médiation d'un responsable rattaché à la présidence du Conseil des ministres est prévue dans les prochains jours à Pichanaki, où les routes ont été bloquées par les grévistes. "Cette réunion pourrait lever les doutes et les incertitudes au sujet des opérations pétrolières et informer sur le cadre légal et technique qui doit être respecté par la compagnie Pluspetrol", selon un communiqué gouvernemental mercredi.
Depuis plusieurs semaines Pluspetrol est aussi la cible de protestations sur deux autres fronts. Les indigènes de Nuevo Remanente et Pampa Hermosa (région de Loreto, nord-est du Pérou) occupent depuis deux semaines 14 puits exploités par la société. Ils réclament le versement de compensations pour l'exploitation de leurs terres, et la mise en place d'un fonds pour compenser les effets sur l'environnement de l'exploitation pétrolière. Et dans la région du bassin de Corrientes, en pleine forêt amazonienne, une autre communauté indigène occupe plusieurs puits de pétrole exploités par la société argentine.
Les populations d'Amazonie demandent que le gouvernement du président Ollanta Humala respecte ses promesses de campagne de 2011 de mettre un terme à l'exploration pétrolière dans leur région.
Source © AFP
Ces incidents se sont déroulés mardi soir dans le village de Pichanaki (centre du Pérou), au deuxième jour d'une grève pour protester contre les opérations pétrolières, la population locale craignant la pollution des rivières et des sols.
Les blessés ont été incommodés par des gaz lacrymogènes, et selon une télévision locale une personne a été touchée par balle.
Une visite de médiation d'un responsable rattaché à la présidence du Conseil des ministres est prévue dans les prochains jours à Pichanaki, où les routes ont été bloquées par les grévistes. "Cette réunion pourrait lever les doutes et les incertitudes au sujet des opérations pétrolières et informer sur le cadre légal et technique qui doit être respecté par la compagnie Pluspetrol", selon un communiqué gouvernemental mercredi.
Depuis plusieurs semaines Pluspetrol est aussi la cible de protestations sur deux autres fronts. Les indigènes de Nuevo Remanente et Pampa Hermosa (région de Loreto, nord-est du Pérou) occupent depuis deux semaines 14 puits exploités par la société. Ils réclament le versement de compensations pour l'exploitation de leurs terres, et la mise en place d'un fonds pour compenser les effets sur l'environnement de l'exploitation pétrolière. Et dans la région du bassin de Corrientes, en pleine forêt amazonienne, une autre communauté indigène occupe plusieurs puits de pétrole exploités par la société argentine.
Les populations d'Amazonie demandent que le gouvernement du président Ollanta Humala respecte ses promesses de campagne de 2011 de mettre un terme à l'exploration pétrolière dans leur région.
Source © AFP
Un des principaux problèmes environnementaux en Iran est la pollution de l'air, particulièrement dans les zones urbaines.
La ville d’Ahwaz, dans le sud-ouest de l’Iran, figure au premier rang des villes les plus polluées au monde et le régime des mollahs ne fait rien pour y remédier.
Les habitants se sont rassemblés devant le gouvernorat pour exiger la démission du gouverneur qui ne fait rien contre le nuage de poussière qui enferme la ville et le détournement des cours d’eau qui a entraîné une désertification.
Les manifestants conspuaient le gouverneur en criant « démission ! démission ! » et ont réclamé « Ahwaz est notre ville, de l’air pur est notre droit ».
La pollution tue chaque mois en moyenne 277 personnes dans le pays, a révélé un conseiller du ministre iranien de la Santé, cité par les médias iraniens. Près de 5 000 personnes sont hospitalisées chaque année pour des problèmes respiratoires et 3 000 autres pour des problèmes cardiaques directement liés à la pollution.
Le régime n'a rien entrepris pour réglementer les émissions de polluants atmosphériques des moteurs à essence et diesel. À la différence des pays voisins, l'Iran n’impose pas les normes européennes pour limiter l’émission des particules fines nocives et des substances mortelles, en particulier les gaz toxiques. Avec une qualité d'essence inférieure, les voitures iraniennes consomment plus que dans les autres pays. L'essence produite en Iran contient "entre 2% et 3%" d'éléments cancérigènes, alors que ce taux doit être inférieur à 1% selon les spécialistes. De même, le taux de sulfure de l'essence est plus de trois fois supérieur aux normes internationales.
Cette situation découle de l'incurie des autorités intégristes. Plus occupés à exporter la révolution islamique que de se préoccuper du développement industriel de l'Iran, les raffineries iraniennes ont été gravement négligées. L'Iran produit plus de 60 millions de litres d'essence pour la consommation intérieure, mais sa qualité est médiocre, de qualité euro 2, et ne satisfait pas la norme de l'essence euro 4 et euro 5, utilisée dans les pays européens.
La ville d’Ahwaz, dans le sud-ouest de l’Iran, figure au premier rang des villes les plus polluées au monde et le régime des mollahs ne fait rien pour y remédier.
Les habitants se sont rassemblés devant le gouvernorat pour exiger la démission du gouverneur qui ne fait rien contre le nuage de poussière qui enferme la ville et le détournement des cours d’eau qui a entraîné une désertification.
Les manifestants conspuaient le gouverneur en criant « démission ! démission ! » et ont réclamé « Ahwaz est notre ville, de l’air pur est notre droit ».
La pollution tue chaque mois en moyenne 277 personnes dans le pays, a révélé un conseiller du ministre iranien de la Santé, cité par les médias iraniens. Près de 5 000 personnes sont hospitalisées chaque année pour des problèmes respiratoires et 3 000 autres pour des problèmes cardiaques directement liés à la pollution.
Le régime n'a rien entrepris pour réglementer les émissions de polluants atmosphériques des moteurs à essence et diesel. À la différence des pays voisins, l'Iran n’impose pas les normes européennes pour limiter l’émission des particules fines nocives et des substances mortelles, en particulier les gaz toxiques. Avec une qualité d'essence inférieure, les voitures iraniennes consomment plus que dans les autres pays. L'essence produite en Iran contient "entre 2% et 3%" d'éléments cancérigènes, alors que ce taux doit être inférieur à 1% selon les spécialistes. De même, le taux de sulfure de l'essence est plus de trois fois supérieur aux normes internationales.
Cette situation découle de l'incurie des autorités intégristes. Plus occupés à exporter la révolution islamique que de se préoccuper du développement industriel de l'Iran, les raffineries iraniennes ont été gravement négligées. L'Iran produit plus de 60 millions de litres d'essence pour la consommation intérieure, mais sa qualité est médiocre, de qualité euro 2, et ne satisfait pas la norme de l'essence euro 4 et euro 5, utilisée dans les pays européens.
En Egypte une forte tempête de sable a balayé la capitale égyptienne mercredi 11 février, recouvrant les rues du Caire d'une épaisse couche de poussière. Dans la ville, la ligne d'horizon était à peine visible alors que les vents puissants soufflaient du sable du désert avoisinant, éclipsant le soleil. Certains vols arrivant au Caire ont dû être déroutés vers d'autres aéroports du pays.
Mercredi Israël a découvert une fine couche de poussière jaune dans le ciel, recouvrant les routes et les voitures.Ce sable jaune a entraîné des problèmes de respiration et la fermeture des aéroports.
La pollution mesurée en Israël après la tempête de sable mercredi était la pire mesurée au cours de ces cinq dernières années, révèle Israel Radio.
En terme chiffrable, le taux de pollution était hier 40 fois plus élevé que le taux normal.
« Le niveau de pollution de l’air mesuré au cours du dernier jour est exceptionnel par rapport aux années précédentes. C’était la plus grande tempête de poussière sur Israël de ces 5 dernières années » explique le Ministère de l’environnement à JSSNews.
« Les niveaux de pollution de l’air même atteint 51 fois le pic normal dans certaines villes comme Arad, au nord du Néguev » ajoute le ministère.
Quelque 260 personnes ont été traitées pour des problèmes respiratoires alors que le sable et la poussière tombaient du ciel et recouvraient tout sur son passage mardi et mercredi, selon le reportage de la radio.
Le sable a également contraint les compagnies aériennes à annuler les vols domestiques mercredi matin, car la faible visibilité rendait les décollages et les atterrissages de l’aéroport Sde Dov de Tel Aviv et de l’aéroport d’Eilat impossible.
L’aéroport Eilat a rouvert plus tard. Les voyageurs ont été invités à s’informer auprès des compagnies aériennes sur d’éventuels retards et annulations.
En Israël, la compagnie aérienne locale Arkia a affirmé que ses avions ont été cloués au sol durant plusieurs heures, jusqu’à 14H00 GMT, en raison du mauvais temps.
Magen David Adom et les autres services de la santé conseillent aux personnes souffrant de difficultés respiratoires d’éviter de faire des exercices physiques et recommande à la population de rester dans des espaces fermés autant que possible.
Mercredi Israël a découvert une fine couche de poussière jaune dans le ciel, recouvrant les routes et les voitures.Ce sable jaune a entraîné des problèmes de respiration et la fermeture des aéroports.
La pollution mesurée en Israël après la tempête de sable mercredi était la pire mesurée au cours de ces cinq dernières années, révèle Israel Radio.
En terme chiffrable, le taux de pollution était hier 40 fois plus élevé que le taux normal.
« Le niveau de pollution de l’air mesuré au cours du dernier jour est exceptionnel par rapport aux années précédentes. C’était la plus grande tempête de poussière sur Israël de ces 5 dernières années » explique le Ministère de l’environnement à JSSNews.
« Les niveaux de pollution de l’air même atteint 51 fois le pic normal dans certaines villes comme Arad, au nord du Néguev » ajoute le ministère.
Quelque 260 personnes ont été traitées pour des problèmes respiratoires alors que le sable et la poussière tombaient du ciel et recouvraient tout sur son passage mardi et mercredi, selon le reportage de la radio.
Le sable a également contraint les compagnies aériennes à annuler les vols domestiques mercredi matin, car la faible visibilité rendait les décollages et les atterrissages de l’aéroport Sde Dov de Tel Aviv et de l’aéroport d’Eilat impossible.
L’aéroport Eilat a rouvert plus tard. Les voyageurs ont été invités à s’informer auprès des compagnies aériennes sur d’éventuels retards et annulations.
En Israël, la compagnie aérienne locale Arkia a affirmé que ses avions ont été cloués au sol durant plusieurs heures, jusqu’à 14H00 GMT, en raison du mauvais temps.
Magen David Adom et les autres services de la santé conseillent aux personnes souffrant de difficultés respiratoires d’éviter de faire des exercices physiques et recommande à la population de rester dans des espaces fermés autant que possible.
Avec la Cour des comptes, on est rarement déçu. Chaque année, la France attend avec impatience le rapport publié en janvier par les sages qui pointent les gabegies et les dérives de l'administration. L'édition 2015 de l'institution chargée de veiller à la bonne utilisation des fonds publics, ne manque pas à la tradition et consacre une partie de ses observations à la mauvaise gestion publique de l'eau en France : "Les agences de l'eau et la politique de l'eau : une cohérence à retrouver".
La Cour étrille les six Agences de l'eau et dénonce conflits d'intérêt et dysfonctionnements : contrairement à ce que la loi prévoit, ce sont les particuliers qui paient l'essentiel de la facture de l'eau, en lieu et place des agriculteurs conventionnels et industriels, les plus gros pollueurs.
Pour que notre eau soit propre, les contributions des premiers ont augmenté ces dernières années tandis que celles des agriculteurs "augmentaient à peine" et que celles de l'industrie baissaient. Les Sages pointent par la même occasion la sur- représentation dans les comités de bassin et les agences de l'eau des industriels et des agriculteurs, qui biaise les aides et minore les redevances. Ils réclament donc plus de transparence et de sélectivité dans l'attribution des aides, et une harmonisation des lois et exhortent les agences de l'eau et la politique de l'eau à retrouver "leur cohérence".
La gestion de l'eau, comment ça marche ?
En France, la gestion de la ressource eau, bien précieux s'il en est, est confiée depuis 50 ans à six grandes Agences de l'eau, une par bassin hydrographique.
Elles ont quatre missions principales : lutter contre les pollutions, notamment agricoles, sauvegarder le littoral, gérer les ressources en eau et les milieux aquatiques et humide. Elles établissent et perçoivent des redevances (principalement les factures d'eau) des usagers, personnes particulières et organismes, en vertu de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques (LEMA) qui a établi en 2006 le principe du pollueur-payeur pour financer le traitement de l'eau. Les fonds perçus, environ deux milliards d'euros par an, sont ensuite redistribués pour la réalisation d'études et de travaux (modernisation des stations d'épuration, remblais pour réduire les crues…).
Le hic, selon le gendarme des deniers publics, c'est que si, en 2006, les redevances étaient éloignées du principe pollueur-payeur, elles le sont encore plus aujourd'hui. Le comble : pour le secteur agricole, les agences ne fixent que la redevance pour prélèvement sur la ressource en eau. Il est vrai que, comme le notent aussi les Sages, la redevance pour pollution de l'eau, elle, est fixée par le code de l'environnement qui ne fait pas non plus payer les pollueurs…
Alors, qui paye pour l'eau ?
1. Les particuliers les plus lourdement ponctionnés
Les factures d'eau réglées par les particuliers représentent 87% des redevances, selon la Cour des comptes.
En six ans, de 2007 à 2013, les redevances sur l'eau ont augmenté de 27%, afin de financer notamment les mises aux normes des stations d'épuration qui retraitent les eaux usées et polluées en partie par les activités agricoles et industrielles. 25% de cette augmentation ont allégé le portefeuille des usagers particuliers (citoyens lambdas, commerces, hôtellerie, camping). Au final, en 2013, 87% des redevances étaient payés par les particuliers, contre 6% pour les agriculteurs et 7% pour l'industrie, énumère la Cour. A l'inverse, les particuliers sont les moins bien représentés dans les comités de bassin, où siègent majoritairement souvent des industriels ou des agriculteurs, avec, dans certains cas, un quasi monopole de la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA).
2. La faible part des agriculteurs
Depuis la LEMA, les élevages qui ont fait l'effort de réduire leurs effluents acquittent autant de redevances que les autres (...) alors que l'ancienne redevance, en les avantageant, encourageait les comportements vertueux.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les agriculteurs-éleveurs conventionnels ne cotisent pas à hauteur du coût des dégâts que cause la pollution par les nitrates. Au total, le montant de leur redevance atteint 3 millions d'euros en 2013, alors que "le seul coût du nettoyage des algues vertes sur le littoral est estimé a au moins 30 millions d'euros par an", souligne la Cour.
Particulièrement visée sur ce point, l'agence de l'eau Loire-Bretagne, la plus concernée par les nitrates. Mais le bassin Rhône-Méditerranée-Corse étonne aussi les Sages : la redevance acquittée par les éleveurs y a diminué de 84% de 2007 à 2013... Le rapport de la Cour des comptes qui souligne que préconise une redevance pour pollution diffuse majorée et étendue aux engrais azotés (nitrates) et des aides plus sélectives.
3.Les industriels moins taxés qu'en 2006
La centrale nucléaire de Fessenheim fait partie des sites industriels qui n'effectuent pas de suivis réguliers de leurs rejets, selon la Cour des comptes.
De 2007 à 2013, la contribution de l'industrie a baissé de 15 %. Les industries, gagnées par le virus de l'écologie seraient-elles devenues plus vertueuses ? Hélas non. Il s'agit là d'une autre incohérence pointée par la Cour : avant la LEMA, la redevance des Agences de l'eau était calculée sur ce qu'on trouvait dans les rejets à la sortie immédiate des sites industriels. Aussi bizarre que cela puisse paraître, aujourd'hui, ce que l'on regarde, ce sont les rejets à la sortie des stations d'épuration. Evidemment - et heureusement - l'eau y est beaucoup plus propre... Par ailleurs, si les sites industriels sont tenus depuis 2008 d'effectuer un suivi régulier de leurs rejets, beaucoup s'exemptent de l'obligation et "restent imposés sur la base de rejets estimés", explique la Cour. Ainsi, dans le bassin Rhin-Meuse, 44 sites industriels parmi les plus importants sont "hors la loi", comme les centrales nucléaires de Fessenheim ou de Chooz.
Différents rapports officiels ont déjà fait état des coûts induits par les pollutions de l'eau d'origine agricole, estimées en 2011 par le Commissariat général au développement durable, à 54 millions d'euros par an pour la dépollution nitrates et pesticides.
Le constat des Sages rejoint aussi le diagnostic de l'Europe, qui condamne régulièrement la France, sous le coup d'une amende de la Cour de justice européenne qui pourrait atteindre plusieurs millions d'euros, pour manquement à la directive nitrate qui date de... 1991. Aussi, côté écologiste, le rapport ne surprend pas. Les aberrations de la gestion de l'eau constitue l'un des thèmes de prédilection des élus, associations et ONG, qui dénoncent régulièrement depuis quinze ans la situation décrite dans le rapport et réclament un véritable changement dans les pratiques agricoles pour préserver la qualité de l'eau.
Responsabilité de l'Etat. La FNE
Pour l'association France Nature Environnement (FNE), "une partie des problèmes pointés par la Cour relève de la responsabilité de l'Etat", comme les incohérences législatives. Selon l'ONG, la gouvernance des agences, où l'Etat est minoritaire dans les instances de décisions, explique aussi en partie les dysfonctionnements.
Avec la bio, prioriser le préventif sur le curatif. La FNAB
La Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB), pour qui "la question agricole est bien au cœur du sujet de la gouvernance des Agences de l'eau" applaudit dans un communiqué les observations de la Cour des comptes. Pour diminuer la pression fiscale sur le contribuable-usager, lourdement accentuée par les coûts de la pollution par les pesticides et les nitrates, la FNAB rappelle que "développer la bio sur les territoires à enjeux eau est une solution économe et efficace". Pourtant, l'agriculture conventionnelle continue d'utiliser de plus en plus d'intrants chimiques (+9,2% en 2013), remarque-t-elle.
Avancer sur la question de la fiscalité écologique. Arnaud Gossement
Arnaud Gossement, avocat spécialisé dans l'environnement et ancien porte-parole de la FNE, place le débat sur le terrain de la fiscalité. "En France, c'est sur la question de la fiscalité écologique, présente dès 2006 dans le pacte de Nicolas Hulot que le gouvernement doit avancer" , et notamment sur le fameux principe du pollueur-payeur, précise l'ancien porte-parole de la FNE. La fiscalité écologique est justement la grande oubliée de la feuille de route écologique 2015 du gouvernement présentée le 4 février dernier...
Source © Sud Ouest
La Cour étrille les six Agences de l'eau et dénonce conflits d'intérêt et dysfonctionnements : contrairement à ce que la loi prévoit, ce sont les particuliers qui paient l'essentiel de la facture de l'eau, en lieu et place des agriculteurs conventionnels et industriels, les plus gros pollueurs.
Pour que notre eau soit propre, les contributions des premiers ont augmenté ces dernières années tandis que celles des agriculteurs "augmentaient à peine" et que celles de l'industrie baissaient. Les Sages pointent par la même occasion la sur- représentation dans les comités de bassin et les agences de l'eau des industriels et des agriculteurs, qui biaise les aides et minore les redevances. Ils réclament donc plus de transparence et de sélectivité dans l'attribution des aides, et une harmonisation des lois et exhortent les agences de l'eau et la politique de l'eau à retrouver "leur cohérence".
La gestion de l'eau, comment ça marche ?
En France, la gestion de la ressource eau, bien précieux s'il en est, est confiée depuis 50 ans à six grandes Agences de l'eau, une par bassin hydrographique.
Elles ont quatre missions principales : lutter contre les pollutions, notamment agricoles, sauvegarder le littoral, gérer les ressources en eau et les milieux aquatiques et humide. Elles établissent et perçoivent des redevances (principalement les factures d'eau) des usagers, personnes particulières et organismes, en vertu de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques (LEMA) qui a établi en 2006 le principe du pollueur-payeur pour financer le traitement de l'eau. Les fonds perçus, environ deux milliards d'euros par an, sont ensuite redistribués pour la réalisation d'études et de travaux (modernisation des stations d'épuration, remblais pour réduire les crues…).
Le hic, selon le gendarme des deniers publics, c'est que si, en 2006, les redevances étaient éloignées du principe pollueur-payeur, elles le sont encore plus aujourd'hui. Le comble : pour le secteur agricole, les agences ne fixent que la redevance pour prélèvement sur la ressource en eau. Il est vrai que, comme le notent aussi les Sages, la redevance pour pollution de l'eau, elle, est fixée par le code de l'environnement qui ne fait pas non plus payer les pollueurs…
Alors, qui paye pour l'eau ?
1. Les particuliers les plus lourdement ponctionnés
Les factures d'eau réglées par les particuliers représentent 87% des redevances, selon la Cour des comptes.
En six ans, de 2007 à 2013, les redevances sur l'eau ont augmenté de 27%, afin de financer notamment les mises aux normes des stations d'épuration qui retraitent les eaux usées et polluées en partie par les activités agricoles et industrielles. 25% de cette augmentation ont allégé le portefeuille des usagers particuliers (citoyens lambdas, commerces, hôtellerie, camping). Au final, en 2013, 87% des redevances étaient payés par les particuliers, contre 6% pour les agriculteurs et 7% pour l'industrie, énumère la Cour. A l'inverse, les particuliers sont les moins bien représentés dans les comités de bassin, où siègent majoritairement souvent des industriels ou des agriculteurs, avec, dans certains cas, un quasi monopole de la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA).
2. La faible part des agriculteurs
Depuis la LEMA, les élevages qui ont fait l'effort de réduire leurs effluents acquittent autant de redevances que les autres (...) alors que l'ancienne redevance, en les avantageant, encourageait les comportements vertueux.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les agriculteurs-éleveurs conventionnels ne cotisent pas à hauteur du coût des dégâts que cause la pollution par les nitrates. Au total, le montant de leur redevance atteint 3 millions d'euros en 2013, alors que "le seul coût du nettoyage des algues vertes sur le littoral est estimé a au moins 30 millions d'euros par an", souligne la Cour.
Particulièrement visée sur ce point, l'agence de l'eau Loire-Bretagne, la plus concernée par les nitrates. Mais le bassin Rhône-Méditerranée-Corse étonne aussi les Sages : la redevance acquittée par les éleveurs y a diminué de 84% de 2007 à 2013... Le rapport de la Cour des comptes qui souligne que préconise une redevance pour pollution diffuse majorée et étendue aux engrais azotés (nitrates) et des aides plus sélectives.
3.Les industriels moins taxés qu'en 2006
La centrale nucléaire de Fessenheim fait partie des sites industriels qui n'effectuent pas de suivis réguliers de leurs rejets, selon la Cour des comptes.
De 2007 à 2013, la contribution de l'industrie a baissé de 15 %. Les industries, gagnées par le virus de l'écologie seraient-elles devenues plus vertueuses ? Hélas non. Il s'agit là d'une autre incohérence pointée par la Cour : avant la LEMA, la redevance des Agences de l'eau était calculée sur ce qu'on trouvait dans les rejets à la sortie immédiate des sites industriels. Aussi bizarre que cela puisse paraître, aujourd'hui, ce que l'on regarde, ce sont les rejets à la sortie des stations d'épuration. Evidemment - et heureusement - l'eau y est beaucoup plus propre... Par ailleurs, si les sites industriels sont tenus depuis 2008 d'effectuer un suivi régulier de leurs rejets, beaucoup s'exemptent de l'obligation et "restent imposés sur la base de rejets estimés", explique la Cour. Ainsi, dans le bassin Rhin-Meuse, 44 sites industriels parmi les plus importants sont "hors la loi", comme les centrales nucléaires de Fessenheim ou de Chooz.
Différents rapports officiels ont déjà fait état des coûts induits par les pollutions de l'eau d'origine agricole, estimées en 2011 par le Commissariat général au développement durable, à 54 millions d'euros par an pour la dépollution nitrates et pesticides.
Le constat des Sages rejoint aussi le diagnostic de l'Europe, qui condamne régulièrement la France, sous le coup d'une amende de la Cour de justice européenne qui pourrait atteindre plusieurs millions d'euros, pour manquement à la directive nitrate qui date de... 1991. Aussi, côté écologiste, le rapport ne surprend pas. Les aberrations de la gestion de l'eau constitue l'un des thèmes de prédilection des élus, associations et ONG, qui dénoncent régulièrement depuis quinze ans la situation décrite dans le rapport et réclament un véritable changement dans les pratiques agricoles pour préserver la qualité de l'eau.
Responsabilité de l'Etat. La FNE
Pour l'association France Nature Environnement (FNE), "une partie des problèmes pointés par la Cour relève de la responsabilité de l'Etat", comme les incohérences législatives. Selon l'ONG, la gouvernance des agences, où l'Etat est minoritaire dans les instances de décisions, explique aussi en partie les dysfonctionnements.
Avec la bio, prioriser le préventif sur le curatif. La FNAB
La Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB), pour qui "la question agricole est bien au cœur du sujet de la gouvernance des Agences de l'eau" applaudit dans un communiqué les observations de la Cour des comptes. Pour diminuer la pression fiscale sur le contribuable-usager, lourdement accentuée par les coûts de la pollution par les pesticides et les nitrates, la FNAB rappelle que "développer la bio sur les territoires à enjeux eau est une solution économe et efficace". Pourtant, l'agriculture conventionnelle continue d'utiliser de plus en plus d'intrants chimiques (+9,2% en 2013), remarque-t-elle.
Avancer sur la question de la fiscalité écologique. Arnaud Gossement
Arnaud Gossement, avocat spécialisé dans l'environnement et ancien porte-parole de la FNE, place le débat sur le terrain de la fiscalité. "En France, c'est sur la question de la fiscalité écologique, présente dès 2006 dans le pacte de Nicolas Hulot que le gouvernement doit avancer" , et notamment sur le fameux principe du pollueur-payeur, précise l'ancien porte-parole de la FNE. La fiscalité écologique est justement la grande oubliée de la feuille de route écologique 2015 du gouvernement présentée le 4 février dernier...
Source © Sud Ouest
Un séisme de magnitude 6,7 a frappé mercredi le massif andin à la frontière du Chili et de l’Argentine, a rapporté l’Institut américain de géophysique (USGS).
La secousse, que l’USGS avait d’abord évaluée à 6,9, s’est produite à 18H57 GMT et son épicentre était situé en Argentine, dans la province de Jujuy (nord-ouest), non loin de la frontière avec le Chili et la Bolivie, à la hauteur du tropique du Capricorne.
Aucun grand centre urbain ne se trouve à proximité. La ville de Humahuaca (11.000 habitants) est à environ 130 km à l’est de l’épicentre.
Cette région montagneuse est située sur la «ceinture de feu du Pacifique», où les plaques continentales se rencontrent, causant de fréquents séismes.
Source AFP
La secousse, que l’USGS avait d’abord évaluée à 6,9, s’est produite à 18H57 GMT et son épicentre était situé en Argentine, dans la province de Jujuy (nord-ouest), non loin de la frontière avec le Chili et la Bolivie, à la hauteur du tropique du Capricorne.
Aucun grand centre urbain ne se trouve à proximité. La ville de Humahuaca (11.000 habitants) est à environ 130 km à l’est de l’épicentre.
Cette région montagneuse est située sur la «ceinture de feu du Pacifique», où les plaques continentales se rencontrent, causant de fréquents séismes.
Source AFP
mardi 10 février 2015
C’est un phénomène impressionnant et rare à la fois. Mardi, la plage de Blonville-sur-Mer était recouverte de milliers d’étoiles de mer. Plusieurs espèces d’étoiles de mer se sont retrouvées sur le sable, en particulier l’espèce commune : le crachat d’amiral
D’ordinaire, Deauville est plus habituée aux étoiles que sa voisine Bénerville. Et celles qui ont envahi la plage ne fouleront pas le tapis rouge du festival du film américain.
C’est pourtant un phénomène spectaculaire qui reste heureusement rare sur nos côtes : des milliers d’étoiles de mer échouées le sable au niveau de la laisse de mer. Pour être tout à fait précis, il s’agit d’un lit de moules recouvert d’étoiles de mer. Une bonne nouvelle car la présence conjointe des deux espèces à toutes les raisons d’indiquer qu’il ne s’agit pas d’un événement lié à la pollution mais plutôt à la météo.
La houle plus forte que les moules
« Les grandes marées et les forts coups de vent du début de semaine ont créé une houle importante, fatale aux étoiles de mer, indique Jean-Yves Jegourel, spécialiste littoral et pêche à pied au CPIE Vallée de l’Orne. Les mollusques se déplacent sur les fonds marins et si la houle les frappe, elles se décrochent. Une fois en pleine eau elles ont du mal à se reposer correctement ». Elles se retrouvent alors, au même titre que les coquillages comme les moules, en proie au courant et aux marées.
Sur les moulières de nos côtes, il y a énormément d’étoiles de mer. En effet, elles se nourrissent en grande partie de moules. On les trouve en général sur les zones assez peu dégagées par les marées et c’est la raison pour laquelle elles sont rarement visibles à marée basse.
Les étoiles de mer sont de vrais prédateurs qui aiment s’attaquer aux moules, condamnées à rester immobiles. « Au moment où les moules filtrent et s’entrouvrent, l’étoile de mer glisse une part de son estomac dans la moule et entame une ingestion et une digestion ensuite » précise Yves Jegourel. Leur gourmandise leur est donc fatale en cas de tempête.
Emportées avec les moules, les étoiles arrivent mortes sur la plage. Elles peuvent être à l’agonie mais ont été suffisamment malmenées pour rester sur le haut de plage et ne jamais revoir la mer.
« Ce phénomène se produit par période, en fonction des déplacements et des lames de fond qui vont bousculer tout cet endroit hors d’atteinte à marée basse. Au cours des saisons, les échouages sont réguliers mais pas forcément de la même espèce explique Yves Jegourel, quelquefois ce sont ce que nous appelons communément des éponges qui se retrouvent sur la plage ». Ou encore des couteaux ou encore certaines espèces de coquillages…
Beaucoup plus courant en Bretagne, l’échouage de moules est épisodique chez nous. En effet, la nature de la Côte, dite fleurie, et sa masse rocheuse se prêtent davantage aux déplacements et à la vie de ce type d’étoiles.
Source © sophie quesnel/lepaysdauge.fr
D’ordinaire, Deauville est plus habituée aux étoiles que sa voisine Bénerville. Et celles qui ont envahi la plage ne fouleront pas le tapis rouge du festival du film américain.
C’est pourtant un phénomène spectaculaire qui reste heureusement rare sur nos côtes : des milliers d’étoiles de mer échouées le sable au niveau de la laisse de mer. Pour être tout à fait précis, il s’agit d’un lit de moules recouvert d’étoiles de mer. Une bonne nouvelle car la présence conjointe des deux espèces à toutes les raisons d’indiquer qu’il ne s’agit pas d’un événement lié à la pollution mais plutôt à la météo.
La houle plus forte que les moules
« Les grandes marées et les forts coups de vent du début de semaine ont créé une houle importante, fatale aux étoiles de mer, indique Jean-Yves Jegourel, spécialiste littoral et pêche à pied au CPIE Vallée de l’Orne. Les mollusques se déplacent sur les fonds marins et si la houle les frappe, elles se décrochent. Une fois en pleine eau elles ont du mal à se reposer correctement ». Elles se retrouvent alors, au même titre que les coquillages comme les moules, en proie au courant et aux marées.
Sur les moulières de nos côtes, il y a énormément d’étoiles de mer. En effet, elles se nourrissent en grande partie de moules. On les trouve en général sur les zones assez peu dégagées par les marées et c’est la raison pour laquelle elles sont rarement visibles à marée basse.
Les étoiles de mer sont de vrais prédateurs qui aiment s’attaquer aux moules, condamnées à rester immobiles. « Au moment où les moules filtrent et s’entrouvrent, l’étoile de mer glisse une part de son estomac dans la moule et entame une ingestion et une digestion ensuite » précise Yves Jegourel. Leur gourmandise leur est donc fatale en cas de tempête.
Emportées avec les moules, les étoiles arrivent mortes sur la plage. Elles peuvent être à l’agonie mais ont été suffisamment malmenées pour rester sur le haut de plage et ne jamais revoir la mer.
« Ce phénomène se produit par période, en fonction des déplacements et des lames de fond qui vont bousculer tout cet endroit hors d’atteinte à marée basse. Au cours des saisons, les échouages sont réguliers mais pas forcément de la même espèce explique Yves Jegourel, quelquefois ce sont ce que nous appelons communément des éponges qui se retrouvent sur la plage ». Ou encore des couteaux ou encore certaines espèces de coquillages…
Beaucoup plus courant en Bretagne, l’échouage de moules est épisodique chez nous. En effet, la nature de la Côte, dite fleurie, et sa masse rocheuse se prêtent davantage aux déplacements et à la vie de ce type d’étoiles.
Source © sophie quesnel/lepaysdauge.fr
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