...
Sur plusieurs dizaines de kilomètres, entre Paulhaguet et Vieille-Brioude, la faune aquatique de la Senouire, affluent de l'Allier, a été en partie détruite par une pollution chimique, samedi 20 mars. Des milliers de poissons (truites, chevesnes, goujons ainsi que des écrevisses...) ont été retrouvés morts.
Vidange d'un bac de traitement du bois
Selon la préfecture de Haute-Loire, l'enquête conduite par les services de la gendarmerie et la police de l'environnement (OFB) a déterminé "qu'une entreprise implantée à Salzuit serait à l'origine de la pollution du cours d'eau". Et "qu'elle ferait suite à une défaillance technique survenue sur le site vendredi 19 mars lors de la vidange d'un bac de traitement du bois qui a causé un rejet accidentel de produits dangereux pour les organismes aquatiques."
De son côté, la scierie indique que "les premières analyses ont montré que le déversement accidentel de produit de préservation du bois s'était produit lors d'une opération d'entretien."
La source de la pollution a pu être maîtrisée après une intervention des sapeurs-pompiers du Service départemental d'incendie et de secours qui ont procédé à une obturation des réseaux de la scierie. La préfecture indique que "l'exploitant a fait intervenir une entreprise spécialisée pour curer les réseaux."
Les services de Dreal, en charge des installations classées pour la protection de l'envionnement, effectuent depuis lundi 22 mars une inspection "afin d'éclaircir les causes de ce rejet et de prendre les mesures nécessaires". Une procédure judiciaire a par ailleurs été engagée.
La pêche interdite sur la Sénouire, entre Paulhaguet (Haute-Loire) et la rivière Allier, en raison d'une pollution chimique
Un arrêté préfectoral a été pris interdisant la pêche. Et, toujours selon la préfecture, "aucun captage d'eau n'est situé dans le périmètre de la pollution."
"Nous déplorons ce drame"
"Les 18 hommes et femmes qui composent l'équipe de l'entreprise déplorent tous ce drame, confie la direction de la scierie. Nous sommes depuis plus de 40 ans implantés au coeur de ce territoire, beaucoup d'entre nous sont pêcheurs, chasseurs ou simples promeneurs". Et d'ajouter : "Cet accident et ses conséquences importantes sur notre environnement nous touchent particulièrement car nos emplois reposent sur les ressources naturelles qui nous entourent ce qui nous rend sensibles à la nécessité de leur préservation."
Le dirigeant de la société assure que "l'entreprise assumera ses responsabilités et fera tout son possible pour atténuer les conséquences de ce regrettable accident." Des travaux "seront réalisés au plus vite pour prévenir tout risque futur."
© Jean-Luc Chabaud la montagne
Pérou Des milliers de maisons ont été endommagées par des inondations dans le nord du pays
De fortes pluies depuis plusieurs jours ont provoqué de graves inondations dans certaines parties du nord du Pérou au cours de ces derniers jours.
Environ 3 000 maisons ont été inondées dans la ville de Yurimaguas, capitale de la province de Loreto.
La ville a enregistré environ 160 mm de pluie en 24 heures le 20 mars. Une grande partie de ces précipitations est tombée en 3 heures. Certaines zones de la ville se sont retrouvées sous 2 mètres d'eau. 7 quartiers de la ville ont été particulier touchés
Les fortes pluies ont également provoqué des inondations dans la région de San Martín et dans la province de Moyobamba ou encore dans le district de Corosha,et la province de Bongará ainsi que dans la région de La Rioja, ce qui a provoqué de nombreuses évacuations d'urgence.
Les précipitations incessantes ont provoqué le débordement du canal Chililique et la rivière Monzón est sortie de son lit
© Nature Alerte
Les autorités aériennes guatémaltèques ont suspendu mardi les vols au départ et à destination de l'aéroport international du Guatemala en raison des cendres poussées par le vent du volcan Pacaya, en forte activité éruptive depuis un mois.
« En raison du changement de direction du vent du sud au nord et de l’augmentation de l’activité volcanique de Pacaya, des cendres volcaniques sont présentes à l’aéroport La Aurora de Guatemala. Par souci de sécurité, les opérations ont été suspendues », a déclaré sur Twitter le chef de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), Francis Argueta.
Une trentaine de volcans en activité
La DGAC n’a précisé ni le nombre de vols suspendus, ni le nombre de passagers affectés. Le volcan de 2.552 mètres d’altitude, situé à environ 25 km au sud de la ville de Guatemala, crache depuis plus d’un mois d’importantes coulées de lave entrecoupées d’explosions qui forment des colonnes de cendres retombant au gré du vent. La protection civile a indiqué maintenir sa surveillance des villages situés sur les pentes du volcan où retombent majoritairement ces pluies de cendres. Aucun ordre d’évacuation massive n’a pour l’heure été envisagé.
Le parc national de Pacaya, une importante attraction touristique du pays où se trouve le volcan, est cependant fermé au public. Le volcan Pacaya a connu une importante éruption le 27 mai 2010 qui a causé la mort d’un journaliste venu couvrir l’événement. Non loin se trouvent les volcans Fuego (sud-ouest) et Santiaguito (ouest) également en activité. Le Guatemala possède une trentaine de volcans.
La ville australienne de Sydney se préparait dimanche à affronter les pires inondations depuis des décennies suite à des pluies records. Elles font déborder un barrage et entraîne des évacuations de masse.
Le barrage de Warragamba, qui fournit une grande partie de l'eau potable de Sydney, a débordé samedi après-midi et des crues d'un niveau jamais observées depuis 1961 sont attendues dans la rivière Hawkesbury en aval, selon les autorités.
Les services d'urgence ont exhorté les habitants des zones basses de la ville à se mettre à l'abri en raison d'une situation pouvant «menacer leur vie»
«C'est l'une des pires inondations depuis très longtemps, une fois par siècle», a souligné un responsable du Bureau des services météorologiques, Justin Robinson.
De nombreuses évacuations ont déjà eu lieu suite à la montée des eaux et quelque 4000 personnes supplémentaires pourraient être appelées à quitter leurs logements dans les prochains jours. Ceux qui se trouvent dans les zones inondables «doivent partir immédiatement», a insisté le commissaire adjoint aux services d'urgence de l'Etat, Dean Storey.
La Première ministre de l'Etat, Gladys Berejiklian, s'est alarmée d'un «événement qui n'arrive qu'une fois par siècle» s'est un désastre national.
Le mauvais temps devrait à nouveau s'intensifier lundi au Nord de Sydney avant de s'améliorer plus tard dans la semaine, selon les services météo. Les conditions «vont encore être dangereuses», a estimé l'experte climatologue Agata Imielska, prédisant encore des pluies records dans les jours prochains.
Les services d'urgence ont reçu plus de 7000 appels à l'aide et ont mené 650 opérations de sauvetage depuis jeudi. Ils ont dû faire appel à des renforts venus d'autres Etats. Des avertissements d’inondations ont été émis dimanche pour près de 20 zones de l’État le plus peuplé d’Australie.
L'Australie doit démarrer lundi la première grande phase de sa campagne de vaccination anti-covid pour le public. Les inondations pourraient créer des retards dans la région de Sydney.
Des scientifiques de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) ont détecté la présence de 109 substances chimiques dans le sang de femmes enceintes, dont 55 n'avaient jamais été mises en évidence chez l’être humain jusqu'à présent; Pire, 42 d'entre elles restent totalement mystérieuses, les sources et leurs usages sont totalement inconnus des services de santé.
Ces composés chimiques sont vraisemblablement issus de produits de grande consommation. Ils ont été détectés à la fois dans le sang des femmes enceintes mais aussi dans celui de leurs bébés, suggérant une transmission de cette pollution sanguine par un passage placentaire.
Une contamination sur plusieurs générations est donc à craindre
L’étude a été publiée le 17 mars 2021 dans la revue Environmental Science & Technology.
“Ces substances chimiques étaient probablement présentes chez les personnes examinées depuis plusieurs mois voir plusieurs années, ce n'est qu'aujourd'hui avec l'aide de nouvelles technologie que nous pouvons en identifier un plus grand nombre” explique Tracey J. Woodruff professeure d’obstétrique, de gynécologie et de sciences de la reproduction à l’UCSF.
Tracey J. Woodruff, dirige le Programme de Santé Reproductive et de l’Environnement (PRHE) et le Centre de Recherche Environnementale appliquée à la Santé (EaRTH) au sein de l’UCSF. Selon elle :
“Il est alarmant de constater qu'un grand nombres de substances chimiques sont transmises de mère à enfant, démontrant la transmission de pollutions chimiques sanguines sur plusieurs générations.”
Mais le manque de transparence des fabricants, est un obstacle à notre connaissance
L’équipe de recherche a utilisé une spectromètre de masse à haute résolution pour identifier les substances chimiques de synthèse présentes chez les patients. La plupart des composés chimiques constatés lors de nos analyses peuvent être identifiés grâce à notre base de données, une confirmation est nécessaire par comparaison avec les substances chimiques pures élaborées par les fabricants, et connues sous le nom d’ “étalons analytiques.” Que les fabricants ne nous transmettent pas toujours .
Récemment par exemple, le fabricant Solvay a cessé de nous partager l'accès à l’étalon analytique d’un acide perfluorooctanoïque (PFAS) détecté dans le sang d'une patiente et qui semble avoir émerger comme solution de remplacement à d’autres PFAS interdits.
“Si les nouvelles technologies qui sont aujourd'hui à notre disposition sont prometteuses pour identifier davantage de substances chimiques chez les personnes examinées, nos résultats démontrent aussi que l'industrie chimique doit nous fournir leurs étalons analytiques pour nous permettre de confirmer la possible pollution par transmission de certains composés chimiques dans le sang humain et nous permettre d'en évaluer leur toxicité,” estime Dimitri Panagopoulos Abrahamsson, PhD, co-auteur de l’étude actuellement en post-doctorat au sein du PRHE-UCSF.
Sur les 109 molécules retrouvées dans notre dernière étude 55 substances chimiques n'avaient jamais été constaté chez l'homme et 42 d'entre nous sont totalement inconnues
Sur les 109 notre étude révèle que
- 40 d’entre elles sont utilisées comme plastifiants,
- 28 en cosmétique,
- 25 dans des produits de consommation,
- 29 dans des produits pharmaceutiques,
- 23 dans des pesticides,
- 3 dans des retardateurs de flammes
- 7 sont des composés perfluorés (PFAS) utilisés entre autres usages dans des moquettes et du mobilier.
Les chercheurs/chercheuses estiment que ces produits chimiques pourraient aussi avoir d’autres usages.
Plus grave, ils rapportent que 55 de ces 109 substances n’avaient jamais été détectées chez l’humain :
1 est utilisé comme pesticide : le (bis(2,2,6,6-tetramethylpiperidini-4-y) decanedioate)
2 sont des PFAs (methyl perfluoroundecanoate, très probablement utilisé dans la fabrication de revêtements anti-adhésifs et imperméables; acide 2-perfluorodecyl éhanoïque)
10 sont des plastifiants (par ex. Le Sumilizer GA 80 – utilisé dans les emballages alimentaires, assiettes en papier, petits appareils)
2 sont utilisés en cosmétique,
4 sont produits en gros volume,
37 sont de source totalement inconnue ou quasi-inconnue (comme le 1-(1-Acetyl-2,2,6,6-tetramethylpiperidin-4-yl)-3-dodecylpyrrolidine-2,5-dione, utilisé dans la fabrication de parfums et de peintures – et si peu connu qu’il n’a pas d’acronyme ou encore le (2R0-7-hydroxy-8-(2-hydroxyethyl)-5-methoxy-2-,3-dihydrochromen-4-one (Acronyme: LL-D-253alpha) dont les usages ou sources sont quasi-inconnues.
“Il est très inquiétant que nous ne soyons pas en mesure d’identifier les usages et les sources de ces produits chimiques,” déplore Tracey Woodruff. “L’EPA doit exiger de l’industrie chimique de standardiser ses données sur les composés chimiques et leurs usages. Elle doit user de son autorité pour assurer que nous puissions disposer de ces informations pour évaluer les effets potentiels sur la santé et retirer du marché les composés chimiques présentant des risques.”
© Nature Alerte
Le 18 février dernier, les Israéliens se sont réveillés en apprenant que 1000 tonnes de pétrole brut s'étaient échouées sur la côte méditerranéenne d'Israël, polluant la quasi-totalité de ses 190 kilomètres de rivage dans l'une des pires catastrophes écologiques que le pays ait connu jusqu'à ce jour.
La marée noire s’est produite entre le 1er et le 2 février, dans les eaux économiques d’Israël, près de la côte israélienne, et le courant de mer dominant l’a ramenée sur les rivages deux semaines plus tard. Une forte tempête et des vagues inhabituellement élevées ont empêché la détection précoce de cette pollution et à son élimination en mer.
«Il convient de noter qu'aucune source ne disposait d'informations préalables sur une tache suspecte en Méditerranée qui a conduit à l'incident de pollution, qu'elle n'a été découverte que lorsque des morceaux de goudron ont commencé à s'échouer sur les plages israéliennes le 17 février. Par conséquent, toutes les analyses de l'événement était rétrospectif, en utilisant le suivi des données des navires et des images satellitaires », a déclaré Gila Gamliel la ministre israélienne des Affaires environnementales
Selon le ministre israélien de la Protection environnementale, le responsable serait le pétrolier d'une entreprise libanaise, qui reliait l'Iran à la Syrie.
Toutes les plages d'Israël ont donc été fermées d'urgence en raison de cette pollution et une alerte a été lancé par le gouvernement pour empêcher les gens d'aller nager ou faire du sport sur les plages.
Les experts prévoient qu'il faudra des mois, voire des années, pour nettoyer les plages des galettes de pétroles qui continuent en revanche de tuer la faune sur la côte, y compris les oiseaux et les tortues.
Des milliers de personnes se sont portées volontaires pour l'effort de nettoyage.
Dans la ville de Bat Yam par exemple, les galettes de la taille d'une balle de golf ont déjà pénétré dans le sable, et nettoyer les plages devient très fastidieux, il nous faut travailler avec des passoires pour séparer le goudron du sable, bref une véritable tache de Sisyphe.
Depuis la mi-février, au moins 22 tortues ont été retrouvées sur les plages du pays et la plupart sont mortes de leurs blessures. Des centaines d'autres pourraient avoir été touchées.
Plus étrange encore, pour sauver les tortues de cette marée noire, les soignants utilisent un traitement très spécial : de la mayonnaise. En effet, le goudron peut intoxiquer les tortues et bloquer leur tube digestif. Ainsi, les tortues survivantes sont soignées à base d'un traitement spécial : de la mayonnaise. En effet, la mayonnaise décompose le goudron et le décolle de la paroi de l'intestin.
© Nature Alerte
Depuis 1826, la célèbre école d’ingénieur AgroParisTech est installée sur un domaine de plus d’une centaine d’hectares, dans les Yvelines. Depuis mardi 16 mars, les étudiants occupent le site, dont ils ont bloqué les entrées, pour s’opposer à sa vente à des promoteurs.
« Notre devoir : sauver deux cents ans d’histoire. » Accrochées aux barreaux de l’imposant portail recouvert de lierre, les banderoles donnent le ton. Troncs d’arbres et parpaings condamnent tout accès à l’enceinte. Derrière les murs hauts de trois mètres, s’échappent quelques notes de guitare. Depuis mardi 16 mars, les étudiants de l’école d’ingénieur AgroParisTech se sont barricadés dans leur domaine de Thiverval-Grignon, à l’ouest de Paris. Ils réclament d’être entendus par le ministère de l’Agriculture, propriétaire du site, bien décidé à le vendre.
Lundi 15 mars, près de trois cents étudiants se sont réunis en assemblée générale. À l’issue des discussions, ils ont procédé à un scrutin pour choisir ou non de bloquer le site. Et le résultat est sans appel : 82 % des votes approuvaient le recours à cette stratégie. « À partir de là, nous avons commencé à organiser le blocus, dit Boris, étudiant de première année. On a passé la nuit à construire des barricades et à murer les sept accès au site pour que les fourgons de police ne puissent pas entrer. » Au petit matin, « la prise de la “Loge” », fief des vigiles en temps paisible, marquait la réussite cet assaut non violent.
« Le ministère peut revenir sur l’appel d’offres, le retarder, l’interrompre, voire l’annuler »
Assis au premier rang de l’amphithéâtre vide de toute âme, Elias, étudiant, raconte qu’il n’y avait plus une seconde à perdre : « Le 26 mars, ce sera la fin de l’appel d’offres de l’État. C’est-à-dire qu’à partir de ce jour-là, le jury chargé du dossier va délibérer pour déterminer le client retenu pour racheter Grignon. Jusqu’à cette date, le ministère peut encore parfaitement revenir sur l’appel d’offres, le retarder, l’interrompre, voire l’annuler. »
L’emblématique château du XVII° siècle, dans lequel l’école est installée depuis 1826.
Il y a six ans, en mars 2015, le conseil d’administration d’AgroParisTech validait la vente du site emblématique en dépit de l’opposition d’une majorité d’étudiants et d’enseignants-chercheurs. Ces derniers quitteront donc, dès la rentrée 2022, l’emblématique château du XVII° siècle, dans lequel l’école est installée depuis 1826 : « Cette décision a été prise d’en haut, sans concertation. Aujourd’hui, rien ne nécessitait qu’on déménage sur le plateau de Saclay. S’ils nous imposent ça, c’est juste pour centraliser les grandes écoles à l’université de Paris-Saclay afin d’en faire un campus compétitif à l’international », se désole Juliette, étudiante en première année à AgroParisTech.
« Ils ne prennent pas en compte les enjeux de précarité étudiante, poursuit Elias, à côté d’elle. Se rendre à Saclay, c’est très difficile. Là-bas, les logements sont beaucoup plus chers. Et puis, nous allons perdre le parc, qui a une diversité de sols incroyable. Il nous permettait d’aborder de manière concrète tout notre programme ! »
« On ne veut pas que ce patrimoine historique et ses écosystèmes rares tombent aux mains d’un promoteur immobilier »
Les bras croisés sur son torse, emmitouflé dans une polaire kaki, Florent ne se fait pas d’illusions : « Le déménagement se fera. C’est acté, personne ne reviendra dessus et on en est tous conscients. Aujourd’hui, la question est de savoir qui va récupérer le site. On ne veut pas que ce patrimoine historique et ses écosystèmes rares et fragiles soient laissés aux mains d’un promoteur immobilier qui ne pensera qu’à bétonner. »
Pour ce faire, les contestataires demandent une révision des critères de sélection des potentiels acheteurs. À l’heure actuelle, l’analyse des candidatures se fonde sur trois éléments : les capacités financières d’investissement, d’une part ; les capacités techniques à répondre avec pertinence ; et puis, la notion plus nébuleuse des motivations du candidat au regard des enjeux urbains, patrimoniaux et économiques. Autrement dit, il n’est fait nulle part mention de la préservation des écosystèmes forestiers et des zones humides d’une considérable valeur écologique.
Parmi les quatre possibles acquéreurs en lice, se trouve la société foncière Altarea, spécialisée dans le développement de centres commerciaux. Une société immobilière travaillant pour le compte de la mairie de Paris figure également dans la liste restreinte. « Si leur projet reste confidentiel, explique Élias, on sait toutefois qu’ils envisagent la construction de lotissements et complexes hôteliers. » Une autre alternative s’offre au site, avec Grignon 2026. Porté par la communauté de communes Cœur d’Yvelines, ce projet public maintiendrait l’agronomie et la transition écologique au centre des enjeux. Soutenu par une partie des étudiants, il est décrit comme trop peu ambitieux par d’autres mais reste la solution la moins malheureuse.
« Une multitude d’essences y ont été plantées dès le XVII° siècle »
Évitant les flaques de boue, Boris avance en direction d’une grande forêt. La végétation s’étend à perte de vue. Un paradis de verdure de 140 hectares, à une demi-heure de la capitale. « Le parc que vous voyez là-bas n’est pas entretenu par l’Office national des forêts, explique-t-il le doigt pointé vers l’horizon. Le fait de ne pas retirer les bois morts permet le développement d’une diversité importante d’insectes, de champignons, de lichens… Beaucoup de taxons [une entité regroupant tous les organismes vivants possédant en commun certaines caractéristiques bien définies] qu’on retrouve de moins en moins dans les forêts occupées par les hommes »
Outre les bâtiments chargés d’histoire, dont certains sont déjà abandonnés depuis des années, les étudiants veulent conserver à tout prix l’arboretum : « Une multitude d’essences y ont été plantées dès le XVIIe siècle, dit Hugo, un autre étudiant. Avec ces deux cents espèces botaniques, il offre une collection forestière formidable ! » Si ces sites naturels sont protégés par le plan local d’urbanisme (PLU), celui-ci pourrait être modifié sous la pression des promoteurs immobiliers : « Dans le passé, le club de football du PSG voulait par exemple construire une dizaine de terrains et un stade, poursuit Hugo. Un PLU, ça évolue. Ce n’est pas quelque chose de fixe… »
La rébellion a obtenu un premier résulat : vendredi 19 mars, en fin d’après-midi, les étudiants d’AgroParisTech ont rendez-vous avec Michel Leveque, conseiller du cabinet du ministre de l’Agriculture. Leurs revendications : la suspension immédiate du processus de vente et un droit de regard sur les futures décisions.
C’est maintenant que tout se joue…
© Reporterre
Une coulée de lave a illuminé le ciel nocturne d’un nuage rouge au Fagradalsfjall, près de Reykjavik, le 19 mars
Un volcan est entré en éruption, vendredi 19 mars, à une quarantaine de kilomètres de la capitale islandaise Reykjavik, a annoncé l’Agence météorologique islandaise, provoquant une coulée de lave et illuminant le ciel nocturne d’un nuage rouge. Un flot de lave s’écoulait d’une fissure dans le sol à Geldingadalur, près du mont Fagradalsfjall, selon des images vidéo tournées par un hélicoptères des garde-côtes.
« L’éruption a débuté au Fagradalsfjall à Geldingadalur vers 20 h 45 GMT [21 h 45 à Paris] ce soir. L’éruption est considérée comme de petite taille et la fissure est longue d’environ 500-700 mètres. La lave fait moins d’un km carré de taille », a indiqué sur Twitter le service météorologique (IMO), qui surveille l’activité sismique. Le système volcanique de Krysuvik est situé au sud du mont Fagradalsfjall sur la péninsule de Reykjanes au sud-ouest de l’Islande.
La zone est inhabitée
La lave, filmée par les garde-côtes islandais, coule du volcan en éruption Fagradalsfjall à environ 50 km à l’ouest de la capitale islandaise Reykjavik, le 19 mars. L’éruption a été confirmée par des webcams et des images satellites », a précisé l’agence sur son site Internet.
La police et les garde-côtes ont été dépêchés sur place mais la population s’est vue recommander de ne pas approcher les lieux. L’aéroport international islandais de Keflavik et le petit port de pêche de Grindavik ne se trouvent qu’à quelques kilomètres, mais la zone est inhabitée et l’éruption ne devrait pas présenter de danger.
« La pollution par les gaz volcaniques devrait s’étendre jusqu’à Þorlákshöfn et se poursuivre jusque dans la nuit. On demande aux gens de fermer les fenêtres et de rester à l’intérieur. L’état et la quantité des émissions de SO2 [dioxyde de soufre] résultant de l’éruption sont en cours d’évaluation », a tweeté Almannavarnir, le département islandais de la protection civile et de la gestion des urgences.
Les éruptions volcaniques dans la région sont connues sous le nom d’éruptions effusives, où la lave s’écoule en majeure partie sur la surface du volcan, à la différence des éruptions explosives qui crachent des nuages de cendres haut dans le ciel.
Le système volcanique de Krysuvik est inactif depuis 900 ans, selon le Bureau météorologique, tandis que la dernière éruption sur la péninsule de Reykjanes remonte à près de 800 ans, à 1240, selon d'autres sources à 6000 ans allez savoir qui a tort ou qui a raison?. C'est l'aire des NEWS à répétitions qui se contredisent, mais qui donc peut bien être derrière...
La région faisait l’objet d’une surveillance accrue depuis plusieurs semaines après qu’un séisme de magnitude 5,7 a été enregistré le 24 février près du mont Keilir, à la périphérie de Reykjavik. Ce tremblement de terre a depuis été suivi d’un nombre inhabituel de secousses plus petites – plus de 50 000, le nombre le plus élevé depuis le début des enregistrements numériques en 1991.
L’activité sismique s’est depuis déplacée de plusieurs kilomètres au sud-ouest, se concentrant autour du mont Fagradalsfjall, où du magma a été détecté à seulement un kilomètre sous la surface de la Terre ces derniers jours.
Une éruption tous les cinq ans en moyenne
L’Islande compte 32 volcans actuellement considérés comme actifs, le nombre le plus élevé d’Europe. Le pays a enregistré une éruption tous les cinq ans en moyenne.
La vaste île près du cercle polaire arctique chevauche la dorsale médio-atlantique, une fissure au fond de l’océan séparant les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine. Le déplacement de ces plaques est en partie responsable de l’intense activité volcanique de l’Islande.
L’éruption la plus récente a eu lieu à Holuhraun, commençant en août 2014 et se terminant en février 2015, dans le système volcanique de Bardarbunga dans une zone inhabitée au centre de l’île. Cette éruption n’a pas provoqué de perturbations majeures en dehors du voisinage immédiat.
Mais en 2010, une éruption au volcan Eyjafjallajokull a envoyé d’énormes nuages de fumée et de cendres dans l’atmosphère, perturbant le trafic aérien pendant plus d’une semaine avec l’annulation de plus de 100 000 vols dans le monde et quelque 10 millions de passagers bloqués.
AFP
Un séisme de magnitude 7,2 a frappé le nord-est du Japon samedi, risquant d'entraîner des vagues d'environ un mètre. Les autorités ont lancé une alerte au tsunami.
Une première vague du tsunami a déjà déferlé sur le rivage de la préfecture de Miyagi, selon la chaîne japonaise NHK.
Aucune victime ou dommage n'a été signalé pour le moment. Le séisme a également fait trembler Tokyo.
L'épicentre du séisme qui a secoué la région à 18h09 (10h09 heure francaise) se trouvait au large de Miyagi à une profondeur de 60 kilomètres sous l'océan Pacifique, a indiqué l'Agence météorologique japonaise (JMA).
De nombreux résidents de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, ont reçu l'ordre d'évacuer, après que de graves inondations, décrites par le Bureau de météorologie (BOM) comme "potentiellement mortelles" soient actuellement en train d'inonder la région.
«Nous assistons actuellement à des pluies extrêmement intenses (100 mm/heure) et potentiellement mortelles sur la côte nord mendiante», a déclaré la BOM. De graves inondations sont en cours le long des principales rivières, et certaines devraient dépasser des niveaux records.
Les résidents des rives inférieures de la rivière Macleay sont exhortés à évacuer d'ici vendredi soir. Les habitants riverains de la riviére Kempsey ont également été avertis car les eaux devraient gravement inonder la région.De même les habitants de Kings Point, du quartier central des affaires de Macksville, de Bulahdelah, de North Haven, de Dunbogan, de Camden Head, de Laurieton et de Port Macquarie sont invités à s'éloigner du secteur. À Nambucca, de fortes pluies ont provoqué un glissement de terrain, des routes ont été emportées plus au sud à Port Stephens.
© Nature Alerte
Des tempêtes violentes, accompagnées de tornades ont frappé le sud des États-Unis toute la journée de mercredi.
Très rares au mois de mars, 25 tornades ont causé d'important dégâts, en particulier en Alabama et au Mississippi. la NOAA en a recensé 17 en Alabama, 3 dans le Mississippi, 2 dans le Montana, 1 en Louisiane et 1 dans le Missouri.
C'est la première fois depuis 2012 que le centre de sécurité de la région déclenche une alerte de niveau 5 sur 5, soulignant l'intensité exceptionnelle de cette tempête.
Près de 16000 foyers en Alabama étaient privés d'électricité ce jeudi matin, plus 30 000 au total dans les autres états; la Louisiane, l'Arkansas, le Mississippi, la Géorgie et la Floride. À Moundville, au sud de Tuscaloosa, plusieurs maisons ont été touchées. Les médias locaux ont fait état de 20 à 30 maisons ayant subi des dégâts importants.
Au Mississippi, les autorités ne peuvent pas encore confirmé l'étendue des dommages car la météo violente est toujours en cours et la plupart des secours ne peuvent se rendre sur les lieux touchés.
Selon la NWS ces tempêtes violentes accompagnée de tornades devraient se déplacer dans le Sud-est ce jeudi, ajoutant que d'importantes tornades et des épisodes de grêles intenses sont attendus jusqu'à ce soir dans le sud de la Géorgie jusqu'au sud-est de la Virginie
© Nature Alerte
Au USA, un groupe bipartite de législateurs a présenté aujourd'hui un projet de loi qui fournirait 125 millions de dollars de fonds d'urgence sur cinq ans pour sauver la population de papillons monarques de l'extinction.
Les populations des papillons monarques se retrouvent principalement en Arizona, en Californie, en Idaho, au Nevada, en Oregon, en Utah et à Washington, et hivernent sur la côte de la Californie après de longues migrations.
L'hiver dernier, seuls 1 914 monarques ont été enregistrés hivernant sur la côte californienne - le nombre le plus bas jamais enregistré.
Le Monarch Action, Recovery, and Conservation of Habitat Act (MONARCH Act) a été introduit aujourd'hui par les sénateurs Jeff Merkley (D-Ore.), Alex Padilla (D-Calif.), Ron Wyden (D-Ore.), Cory Booker (DN.J.), Chris Van Hollen (DM.D.) et Sheldon Whitehouse (DR.I.), et les représentants Jimmy Panetta (D-Calif.), Salud Carbajal (D-Calif.), Rodney Davis ( R-Illinois), Alcee Hastings (D-Floride), Nanette Barragán (D-Californie) et Raúl Grijalva (D-Ariz.).
Ce projet de loi propose de créé le Western Monarch Butterfly Rescue Fund, qui fournirait 12,5 millions de dollars par an pour soutenir les projets de conservation sur le terrain et tenter de stabiliser et sauver la population de papillons monarques.
«Les amoureux du monarque pouvaient autrefois voir des millions de papillons dans leur habitat d’hivernage, mais maintenant, ce pollinisateur le plus emblématique des États-Unis a presque disparu», a déclaré Stephanie Kurose, spécialiste principale des politiques de préservation au Center for Biological Diversity.
Nous sommes très reconnaissants au sénateur Merkley et les représentants Panetta, Carbajal et Davis d'avoir reconnu l'urgence de la situation.
Dans l'ensemble, les populations de monarques aux États-Unis ont chuté de plus de 80% au cours des deux dernières décennies. Sans aide d’urgence, il est presque certain que la population de monarques disparaîtra d’ici 50 ans. En effet, leur migration annuelle s'est déjà totalement effondrée."
En février, un groupe de 57 législateurs dirigé par le sénateur Merkley et ses représentants. Panetta et Carbajal ont envoyé une lettre à l' US Fish and Wildlife Service, exhortant l'agence à faire des investissements substantiels dans la conservation du monarque après sa grave décision de renoncer à l'inscription du monarque dans la liste des espèces en danger d'extinction.
«On ne peuvent plus se permettre des demi-mesures politiques», a déclaré Kurose. «Le Congrès doit immédiatement adopter la loi MONARQUE afin que les générations futures puissent faire l'expérience de la magie et de la grâce de ces remarquables papillons»
© Nature Alerte
...il fût un temps nous dit le magazine Géo
Près d’un mois d’enneigement a été perdu dans l’ensemble des Alpes en basse et moyenne altitude depuis un demi-siècle, affirme une étude publiée jeudi, la première à évaluer le massif européen dans son ensemble.
Entre 1971 et 2019, la période durant laquelle il y a de la neige au sol chaque hiver s’est réduite en moyenne de 22 à 34 jours dans les Alpes, en-dessous de 2.000 mètres d’altitude, estiment une trentaine de chercheurs signataires de l’article dans la revue The Cryosphere.
Cette étude permet de « donner une vision d’ensemble des tendances climatiques de l’enneigement », explique Samuel Morin, cosignataire et directeur du Centre national de recherches météorologiques (Météo France/CNRS).
La baisse constatée de la neige en montagne est une « tendance de fond, qui vient confirmer les études précédentes », réalisées à des niveaux locaux ou nationaux. « On dispose vraiment d’une analyse globale de l’enneigement à l’échelle de l’ensemble des Alpes », résume ce chercheur.
Pour calculer ces estimations, les scientifiques ont rassemblé et uniformisé des données d’observation très disparates, venues de 2.000 stations météo de six pays (Italie, France, Allemagne, Autriche, Slovénie, Suisse), pour constituer une base de données homogène.
– C’est « le réchauffement qui joue » –
Leur constat est clair : l’enneigement se réduit dans les Alpes. Le nombre de jours entre les premières neiges de novembre-décembre et la fonte du printemps ne cesse de s’amenuiser, d’environ 5 jours par décennie en dessous de 2.000 mètres d’altitude.
Et, quand il y a de la neige, il y en a moins: sur l’ensemble de la saison, la hauteur de neige moyenne entre 1.000 et 2.000 mètres d’altitude dans le nord des Alpes a baissé de 2,8 cm par décennie.
Cette baisse est plus marquée dans le sud de l’arc alpin : les chercheurs y estiment la baisse à 4,1 cm par décennie.
Cette lente érosion peut s’expliquer par un effet ciseau : d’un côté, des mêmes précipitations hivernales apportent plus de pluie que de neige qu’auparavant, ce qui réduit la constitution du manteau neigeux ; de l’autre, ce dernier fond plus rapidement.
« Tout porte à croire » que cette dynamique de long terme – qui gomme de fortes variations d’une année sur l’autre – est causée par le réchauffement climatique, même si la recherche des causes n’est pas l’objet de l’étude.
C’est « avant tout le réchauffement qui joue », estime Samuel Morin, ancien directeur du Centre d’étude de la neige de Météo France. Cette tendance est beaucoup moins nette pour les hautes altitudes, où il fait plus froid, précise-t-il.
« Quoi qu’on fasse en termes d’émission de gaz à effet de serre, on aura une réduction de l’enneigement à basse et moyenne altitude qui sera comprise entre 10% et 40% » d’ici à 2050, assure-t-il.
© AFP































