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mardi 20 avril 2021

Google Earth a ajouté le 15 avril une fonctionnalité de timelapse à sa plate-forme populaire, offrant un aperçu de la façon dont le changement climatique, l’urbanisation et la déforestation ont modifié la planète au cours des quatre dernières décennies.

Créée avec 24 millions d’images satellite, ainsi que 800 vidéos et guides interactifs, la fonctionnalité permet aux utilisateurs de voir un timelapse de n’importe quel endroit de la planète, en utilisant les données de la NASA, du programme Landsat de l’U.S. Geological Survey et du programme Copernicus de l’Union européenne.

L’outil timelapse de Google Earth montre le changement opéré par le changement climatique sur les côtes, l’expansion tentaculaire des paysages urbains et des terres agricoles, ainsi que la récession simultanée des glaciers, des forêts et des rivières.

Une vidéo montre la transformation rapide des forêts de la Bolivie en villages et fermes ; tandis qu’une autre montre la récession du glacier Columbia en Alaska de 20 kilomètres en raison du réchauffement climatique.

Les scientifiques ont averti qu’une augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre pourrait entraîner des conditions météorologiques extrêmes et des risques plus élevés de catastrophes naturelles.

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lundi 19 avril 2021

 

Selon une étude publiée jeudi, plus de 97 % des habitats terrestres ont perdu leur intégrité écologique. Mais la réintroduction d’espèces disparues dans certaines zones pourrait changer la donne.

L’empreinte laissée par l’être humain sur notre planète n’est plus à démontrer. Rares sont les territoires terrestres restés vierges de toute activité humaine. C’est le constat des auteurs d’une étude publiée jeudi dans la revue Frontiers in Forests and Global Change. D’après eux, «pas plus de 2,9?% de la surface terrestre ne peut être considérée comme intacte sur le plan faunistique».

Outre l’Antarctique qui n’a pas été pris en compte, les seuls territoires sauvages à ne pas avoir été détériorés par l’activité humaine se trouvent principalement dans les forêts tropicales de l’Amazonie et du Congo, les forêts et toundras de l’Est sibérien et du Nord Canada, ainsi que dans le Sahara.

Pour arriver à ces conclusions, les auteurs ont combiné des données cartographiées de l’impact de l’homme sur la biodiversité en utilisant des indices comme «l’human footprint» qui donne différents indicateurs (densité de population humaine, infrastructures routières, terres cultivées, etc.) avec des cartes montrant les endroits où les animaux, principalement les mammifères, ont disparu de leur habitat d’origine. Ces dernières se basent entre autres sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

«Une grande partie de ce que nous considérons comme un habitat intact est dépourvu d’espèces qui ont été chassées par l’homme, ou perdues à cause d’espèces envahissantes ou de maladies», explique au Guardian le biologiste Andrew Plumptre, auteur principal de l’étude. «C’est assez effrayant, car cela montre à quel point des endroits comme le Serengeti [grand parc national situé dans le nord de la Tanzanie, ndlr] sont uniques, car ils possèdent des écosystèmes fonctionnels et totalement intacts.» Fait intéressant?: de nombreuses zones identifiées comme «écologiquement intactes» coïncident avec des territoires gérés par des communautés autochtones. Ces dernières «ayant joué un rôle essentiel dans le maintien de l’intégrité écologique de ces zones», souligne le rapport.

Réintroduction d’espèces

«Les auteurs de l’étude n’étudient pas spécifiquement les causes de l’extinction des espèces qu’ils ont considérées mais on peut imaginer (d’après les nombreuses études sur le sujet) que les invasions biologiques représentent l’une des principales causes avec la perte d’habitat, la surexploitation des espèces et la pollution, analyse Céline Bellard, chercheuse au CNRS en écologie. Le pourcentage de zones intactes est extrêmement faible à l’échelle de la planète, mais en réalité, il reflète l’empreinte que nous laissons un peu partout.»

Pour les auteurs de l’étude, il est encore temps d’agir. Ces derniers suggèrent de réintroduire 1 à 5 espèces bien déterminées afin de rétablir l’intégrité écologique de certaines zones touchées. D’environ 3% de terres «intactes» actuellement, on grimperait à 19%, voire 24%. La transformation d’écosystème par la réintroduction d’espèces a déjà été démontrée par le passé. Réintroduit en 1995, le loup gris a par exemple eu un impact non négligeable sur le parc national de Yellowstone, aux Etats-Unis, comme le documente Mark Boyce, professeur d’écologie à l’université d’Alberta dans un article paru dans la revue Journal of Mammalogy en 2018.

Mais une telle réintroduction peut-elle être aussi bénéfique en dehors d’une aire protégée où l’activité humaine reste relativement limitée? «Bien que l’analyse soit intéressante, je pense que la réintroduction est une mesure de conservation locale, dont les bénéfices doivent être principalement étudiés à cette échelle, tranche la chercheuse Céline Bellard. La restauration des écosystèmes et du fonctionnement même de ces derniers est un processus complexe, il ne suffit pas de réintroduire des espèces mais aussi de protéger l’ensemble de la communauté (faune et flore) et de l’habitat. Par ailleurs, les auteurs n’ont pas considéré les menaces futures telles que le changement climatique, qui conduira à un stress supplémentaire pour les populations, et ils se sont intéressés principalement à la faune et surtout aux mammifères sans étudier les plantes et les forêts qui sont aussi particulièrement affectées par l’empreinte humaine.» Cette étude ne démontre donc qu’un versant de l’impact de l’activité humaine sur notre planète.

© Liberation

 

La Direction générale des forêts (DGF) algérienne indique dans une note que plus de la moitié de la diversité florale du pays est menacée de disparition. 

La DGF pointe un doigt accusateur sur la déforestation, l’urbanisation, et la faible proportion des réserves naturelles algériennes, qui ne constituent que 0,007 % du territoire national.

En Algérie, les responsables de la Direction générale des forêts (DGF) tirent la sonnette d’alarme concernant la dégradation de la biodiversité. Dans un document publié à l’occasion de la célébration de la journée internationale des forêts le 21 mars 2021, l’institution en charge de la gestion des forêts algériennes indique que sur les 3139 espèces floristiques que compte le pays d’Afrique du Nord, 1611, soit 51 % sont classées dans les catégories allant de «rare» à «rarissime». Dans le détail, la DGF a recensé 289 espèces «assez rares», 647 espèces «rares», 640 espèces «très rares» et enfin, 35 espèces «rarissimes».

Parmi les espèces végétales menacées de disparition en Algérie figurent l’Abies numidica. Encore appelée Sapin d’Algérie, cette espèce de conifère pousse dans des forêts humides de la Kabylie des Babors, au nord de l’Algérie.

La biodiversité algérienne, la plus dégradée du bassin de la méditerranée

La dégradation de la biodiversité algérienne concerne également le règne animal. D’après les spécialistes du Centre algérien de développement des ressources biologiques (CNDRB), l’Algérie est le pays du bassin méditerranéen où la situation de la biodiversité est l’une des plus préoccupantes, avec plus de 3606 espèces animales et végétales menacées d’extinction.

Les causes de cette régression de la biodiversité algérienne «peuvent être naturelles, comme la sécheresse, la fonte des glaces, les incendies ou le manque de nourriture. Mais c’est surtout à cause des hommes que ces animaux disparaissent. Les mers et les forêts sont saccagées, polluées. Les animaux sont chassés pour leur viande, peaux, dents, écailles, plumes ou leur graisse, pour fabriquer des vêtements, des bijoux ou encore des produits cosmétiques. Menacés par la pollution, le réchauffement climatique, la disparition de leur lieu de vie, les animaux sont les premières victimes de la mondialisation. Leur survie nuit à l’intérêt de la majorité de la population mondiale, provoquant, à l’avenir, la disparition d’un animal sur quatre?» explique Farida Khemar, experte au CNDRB.

La perte de la biodiversité algérienne s’explique aussi par la faible proportion des aires protégées. Selon le DGF ces espaces de conservation de la biodiversité n’occupent que 165361 hectares, soit 0,007 % du territoire national.

© Boris Ngounou

 

L’éruption débutée le vendredi 9 avril dernier à 19h se poursuit. Le Piton de la Fournaise continue de cracher de la lave à un rythme régulier. Du côté de l’Observatoire, on se demande si cette éruption ne va pas durer aussi longtemps que celles de 2017 et de 2018.

La première éruption de l’année du Piton de la Fournaise ne semble pas près de se terminer. L’intensité du trémor volcanique -indicateur d’une émission de lave en surface- est restée relativement stable au cours de ces dernières 24h.

Sur ce même laps de temps, 22 séismes ont été enregistrés sous les cratères sommitaux, entre le niveau de la mer et la surface.

Comme l’indiquent les scientifiques de l’Observatoire volcanologique dans le communiqué du jour, "les observations du site éruptif montrent toujours que l’activité des fontaines de lave se poursuit, principalement sur le cône principal situé le plus en amont, et que l'activité de coulée se focalise sur le plateau en aval du site éruptif, avec la mise en place d’un régime en tunnels de lave montrant de nombreuses résurgences".

Un léger gonflement du sommet de l’édifice volcanique commence à être observé. Un paramètre qui sera suivi avec attention au cours des prochains jours, car il peut correspondre à l'arrivée de magma profond.

Comme en 2017 et en 2018

Cela se traduit par l’afflux de dioxyde de carbone (CO2) dans le sol depuis plusieurs jours, au niveau du réservoir superficiel qui alimente l'éruption en cours.

Lors des éruptions de janvier et juillet 2017 et d’avril et septembre 2018, le même phénomène de réalimentation avait été observé. Ce qui avait ainsi conduit à des éruptions de longue durée (plus de trois semaines).

Les spécialistes du volcan indiquent encore que les arrivées de magma profond ont souvent été associées à des changements de l'activité éruptive : explosivité en 2016 et en 2020, augmentation des débits, apparition de nouvelles fissures, etc.

Les débits de lave moyens pour la journée du samedi 17 avril n’ont pas évolué par rapport à la journée précédente et sont de l’ordre de  8.3 m3 par seconde, soit environ 3 fois moins important que le débit observé lors du pic de la journée du 13 avril. Les scientifiques précisent toutefois que les mauvaises conditions météorologiques observées ces derniers jours peuvent affecter la précision des mesures.

On retiendra donc, pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance de se rendre au Piton de Bert pour admirer le spectacle, qu’il n’est pas encore trop tard pour se décider. Pour autant, le front de coulée de lave semble toujours figé en haut des Grandes Pentes. Une hypothétique traversée de la route nationale n’est vraiment pas à l’ordre du jour.



 

Le volcan Merapi en Indonésie, l'un des plus actifs au monde, est entré lundi en éruption, a fait savoir l'agence géologique du pays.

Le volcan, situé près de la ville de Jogjakarta sur l'île de Java a émis de la lave plus de 16 fois. Une coulée de lave d'un kilomètre et demi de long a été observée le long du flanc sud-ouest du volcan.

Aucune victime n'a été signalée. Le niveau d'alerte, qui est situé au deuxième niveau le plus élevé sur une échelle de quatre depuis le mois de novembre, n'a cependant pas été modifié.

Le Merapi a craché en janvier des nuages de cendres et de fumées jusqu'à trois kilomètres de hauteur.

Le mont de 2.968 mètres est le plus actif des volcans de l'archipel d'Asie du Sud-Est. La dernière éruption majeure du Merapi remonte à 2010. Elle avait tué plus de 300 personnes et contraint plus de 280.000 habitants à évacuer.

L'Indonésie, qui compte de nombreuses îles, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, où la friction des plaques tectoniques provoque de fréquents séismes et éruptions volcaniques. 




 

La Ville de Laval a annoncé la semaine dernière l'adoption d’une nouvelle réglementation visant à interdire l’usage du glyphosate. Elle devient ainsi la première municipalité au Québec à bannir ce pesticide sur son territoire.

Laval espère ainsi « protéger la santé humaine, les pollinisateurs, la faune et les milieux naturels ».

Le règlement prévoit que l’utilisation à but esthétique de pesticides sur une pelouse ou d’autres végétaux n’est plus permise en milieu urbain.

Il est désormais interdit, sur l’ensemble de son territoire, de faire l’usage de pesticides à l’extérieur des bâtiments.

Une citation de :Extrait du communiqué de la Ville de Laval

Une patrouille sensibilisera le public et veillera à l’application du règlement.

« La Ville agit comme leader régional en matière d’environnement », se réjouit Virginie Dufour, la responsable des dossiers en environnement au comité exécutif de la municipalité.

Il y a toutefois des exceptions. Les exploitations agricoles et horticoles pourront continuer d'en utiliser. Les biopesticides et les pesticides à faible impact demeurent permis.

Montréal attend depuis 2019

Malgré son engagement pris il y a deux ans, la Ville de Montréal n'a toujours pas interdit le glyphosate.

La Ville avait retardé son règlement en promettant un règlement « plus ambitieux » d'ici le 1er janvier 2021, mais l'échéance a encore été retardée.

« Nous avons pris le temps de revoir plus en profondeur le règlement », a répondu l'attachée de presse du comité exécutif de Montréal, Laurence Houde-Roy, neuf jours après notre question.

On attend la fin de la troisième vague COVID pour déposer le règlement. Pour le moment, nos énergies sont concentrées sur la gestion de la pandémie.

Une citation de :Laurence Houde-Roy, attachée de presse du comité exécutif de Montréal

À l'époque, l'administration Plante invoquait la nécessité d'agir au « nom du principe de précaution ».

Le glyphosate est l'ingrédient actif d'un herbicide principalement commercialisé sous la marque Roundup. C'est le pesticide le plus utilisé au Canada et dans le monde.

Un cancérigène « probable », selon l'OMS

L'herbicide est au centre d'un conflit scientifico-judiciaire et met en jeu des milliards de dollars.

En 2015, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le glyphosate « cancérigène probable ». Son fabricant, Bayer, qui est propriétaire de Monsanto, fait face à plusieurs poursuites d'utilisateurs atteints du cancer, dont certains au Canada et au Québec.

Bayer dément que le glyphosate soit cancérigène et met en avant des décennies d'études et d'autorisations réglementaires dans différents pays qui prouvent, selon elle, l'innocuité du Roundup pour l'humain.

En janvier 2019, Santé Canada a maintenu son approbation du produit.

Au Québec, les municipalités ont le droit de réglementer l'utilisation de pesticides sur leur territoire, pourvu qu'elles ne soient pas plus permissives que la province. Elles peuvent toutefois s'exposer à des poursuites si des agriculteurs jugent qu'ils subissent un préjudice.

Environ 150 municipalités québécoises restreignent l'usage des pesticides. Généralement, la pratique agricole est exemptée.

mardi 13 avril 2021

 

Après les gelées qui ont détruit la semaine dernière nombre de cultures, le monde agricole retenait son souffle lundi avant une nouvelle vague de froid, mais anticipait quoiqu'il arrive une hausse mécanique des prix des fruits et une chute exceptionnelle de la production de vin en 2021.

C'est déjà "probablement la plus grande catastrophe agronomique de ce début de XXIe siècle", a déclaré lundi soir le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie sur le plateau d'Audition Publique (LCP-Public Sénat-Le Figaro).

"Ce sont plusieurs centaines de milliers d'hectares - je dis bien centaines de milliers d'hectares - qui ont été impactés", a ajouté le ministre, tout en soulignant qu'il était trop tôt pour chiffrer, en euros, les dégâts.

"En termes d'argent ce sera très significatif", a-t-il simplement dit.

M. Denormandie avait réuni plus tôt dans la journée, en visioconférence, une première "cellule de crise" sur ces gelées printanières qui ont touché 10 des 13 régions françaises, afin de coordonner la réponse gouvernementale.

La réunion rassemblait les représentants des producteurs de vin, de fruits, de légumes et de céréales, mais aussi les assureurs, les banques, les chambres d'agriculture, la sécurité sociale agricole MSA, ainsi que des représentants des différents ministères (Matignon, Bercy, Travail).

Le Premier ministre Jean Castex avait promis "des enveloppes exceptionnelles" lors d'un déplacement en Ardèche ce week-end, au chevet des producteurs de fruits.

Parmi les mesures envisagées: un recours facilité au chômage partiel, des allègements de charges patronales mais aussi, "vu l'ampleur des dégâts", la création d'un "fonds exceptionnel qui vienne compenser les pertes de revenu", a détaillé M. Denormandie.

Il sera notamment accessible aux viticulteurs. Ces derniers ont la possibilité de s'assurer et ne peuvent donc pas prétendre aux indemnisations du fonds des calamités agricoles. Or moins d'un tiers d'entre eux sont assurés.

"Le ministre s'est fixé pour objectif que les premiers financements arrivent mi-juin/début juillet pour les arboriculteurs et producteurs de petits fruits", a rapporté la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, à l'issue de la réunion.

- Des fruits plus chers -

Les producteurs ne quittent pas les prévisions météo des yeux: le thermomètre menace de descendre sous zéro jusqu'à jeudi matin, relève Luc Servant, vice-président des Chambres d'agriculture.

"Avec l'humidité, on peut avoir des gelées blanches et donc la formation de glace sur les plantes et donc on sait que ça peut faire du dégât à des températures plus faibles", explique-t-il à l'AFP.

A cette heure, le bilan est déjà lourd pour les viticulteurs, selon M. Servant: hormis les vignobles charentais de la région du Cognac et les vignes d'Alsace, "tous les autres vignobles ont été très durement touchés".

Il se refuse toutefois à faire un pronostic sur l'ampleur des pertes, car une partie de la récolte peut encore être sauvée.

"Il y a des vignobles où on parle d'une perte à 80%, d'autres, ça peut être de l'ordre de 50%, ça peut peut-être repartir. Il y a des bourgeons qui sont gelés, mais tous n'étaient pas sortis", estime-t-il

"Par contre, sur les fruitiers où les fruits sont gelés, c'est sûr il n'y aura pas d'autre fleurs maintenant, c'est râpé", décrit, fataliste, M. Servant.

"Quand on parle sur la partie Sud-Ouest de 80% de pertes, ce sont des chiffres qui vont sûrement se retrouver jusqu'au bout", pense-t-il, tablant sur le même terrible ratio pour la vallée du Rhône et sur toute la partie Centre/Val-de-Loire.

S'agissant des grandes cultures, la betterave sucrière a souffert: "Plus de 10% des betteraves françaises ont été détruites par le gel", a rapporté lundi la CGB, syndicat des betteraviers.

Une seule certitude, selon le ministre de l'Agriculture: "Le consommateur aura beaucoup moins accès cette année à des abricots, des cerises, certains fruits" vu la faiblesse de la récolte qui s'annonce, "et "la rareté (...) de nos produits sera telle que probablement les prix s'en feront ressentir".

© AFP



 

Cette opération, qui concerne plus d'un million de tonnes d'eau contaminée issue de la centrale, ne devrait pas commencer avant deux ans et pourrait prendre des décennies.

Le Japon va rejeter à la mer, après traitement, de l'eau issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est), a annoncé mardi 13 avril le Premier ministre Yoshihide Suga, malgré l'opposition que rencontre ce projet. Cette décision met un terme à sept années de débat sur la manière de se débarrasser de l'eau provenant de la pluie, des nappes souterraines ou des injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs nucléaires entrés en fusion après le tsunami du 11 mars 2011. L'eau sera rejetée «après s'être assuré qu'elle est à un niveau (de substances radioactives, NDLR) nettement en dessous des standards de sécurité», a déclaré Yoshihide Suga, ajoutant que le gouvernement japonais prendrait «des mesures» pour empêcher que cela ne nuise à la réputation de la région.

Environ 1,25 million de tonnes d'eau contaminée sont actuellement stockées dans plus d'un millier de citernes à proximité de la centrale nucléaire accidentée il y a dix ans dans le nord-est du Japon. Une décision était d'autant plus urgente que les limites de la capacité de stockage de l'eau sur place pourraient être atteintes dès l'automne 2022. L'eau destinée à être relâchée dans cette opération, qui ne devrait pas commencer avant deux ans et pourrait prendre des décennies, a été filtrée à plusieurs reprises pour être débarrassée de la plupart de ses substances radioactives (radionucléides), mais pas du tritium, lequel ne peut pas être éliminé avec les techniques actuelles.

Cette option, privilégiée au détriment d'autres scénarios, comme une évaporation dans l'air ou un stockage durable, est notamment très contestée par les pêcheurs et les agriculteurs de Fukushima qui redoutent que cela ne dégrade davantage l'image de leurs produits auprès des consommateurs. «Nous prenons cette décision au sérieux», a déclaré mardi Tomoaki Kobayakawa, le patron de Tepco, l'opérateur de la centrale nucléaire endommagée. «Nous prendrons des mesures pour empêcher que des rumeurs néfastes ne circulent» à l'encontre de l'agriculture, des forêts, de la pêche et du tourisme locaux, a-t-il ajouté.

«La gestion de l'eau contaminée est une question que l'on ne peut pas éviter» dans le cadre de la reconstruction à Fukushima, avait déclaré Yoshihide Suga à la presse mercredi dernier après sa rencontre avec le dirigeant de la fédération des coopératives de pêche du Japon, vivement opposée au projet. Le gouvernement «nous a dit qu'il ne rejetterait pas l'eau (à la mer, NDLR) sans l'adhésion des pêcheurs», a déclaré à la chaîne de télévision publique NHK Kanji Tachiya, responsable d'une coopérative locale de pêche à Fukushima, mardi matin avant l'annonce de la décision. «Maintenant, ils reviennent là-dessus et nous disent qu'ils vont rejeter l'eau, c'est incompréhensible», a-t-il ajouté.

La Chine «inquiète»

Les voisins du Japon, avec qui Tokyo entretient des relations houleuses sur fond de contentieux historique, ont aussi manifesté leur mécontentement, la Chine ayant communiqué lundi ses «sérieuses inquiétudes» et appelé le Japon à la «prudence» dans l'élimination de l'eau contaminée. La mesure annoncée par Tokyo «est irresponsable au plus haut point et va gravement nuire à la santé et à la sûreté publiques dans le monde ainsi qu'aux intérêts vitaux des pays voisins», a dénoncé mardi dans un communiqué le ministère chinois des Affaires étrangères. Pour Pékin, «l'océan est la propriété commune de l'humanité» et le rejet des eaux «n'est pas une question qui relève des affaires intérieures japonaises». Le gouvernement chinois estime qu'une telle mesure ne devrait pas pouvoir être prise «sans autorisation» ni sans consultation et accord avec «les différents pays concernés» ainsi que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). La Corée du Sud a exprimé de «vifs regrets» après cette décision qui représente «un risque pour l'environnement maritime».

Début 2020, des experts commissionnés par le gouvernement avaient recommandé le rejet en mer, une pratique déjà existante au Japon et à l'étranger sur des installations nucléaires en activité. Le tritium n'est dangereux pour la santé humaine qu'à très haute dose, selon des experts. «Il y a un consensus parmi les scientifiques sur le fait que l'impact sur la santé (d'un rejet en mer de l'eau tritiée, NDLR) est minuscule», a estime Michiaki Kai, professeur et expert des risques des radiations à l'université des sciences de la santé d'Oita (sud-ouest du Japon). L'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) plaide aussi pour l'option d'une dilution en mer. «Le gouvernement japonais a une fois de plus laissé tomber les gens de Fukushima», a réagi mardi Greenpeace, fustigeant une «décision complètement injustifiée de contaminer délibérément l'océan Pacifique avec des résidus nucléaires». L'organisation environnementale a répété son appel à poursuivre le stockage de l'eau jusqu'à ce que la technologie permette de la décontaminer complètement.

Le gouvernement américain, allié de Tokyo, a exprimé son soutien à l'opération, notant dans un communiqué publié peu après l'annonce que le Japon avait «pesé les options et les effets, avait été transparent dans sa décision et sembl(ait) avoir adopté une approche en accord avec les normes de sûreté nucléaire internationalement reconnues».

© AFP



lundi 12 avril 2021


Selon une nouvelle étude de l'Université de Reading, plus d'un tiers de la zone de la banquise de l'Antarctique pourrait s'effondrer dans l'océan si les températures mondiales atteignent 4 ° C au-dessus des niveaux préindustriels.

L'Université de Reading vient de réaliser l'étude la plus détaillée jamais réalisée sur la vulnérabilité des vastes plates-formes de glace flottantes entourant l'Antarctique, ce qui pourraient se révéler dramatiques

Chaque été, la glace à la surface de la banquise fond et se déverse par des petits trous dans la couche de glace inférieure, où elle se recongèle.  Cependant, les années où il y a beaucoup de fonte mais peu de chutes de neige, l'eau s'accumule à la surface et s'écoule dans des crevasses, qui en les approfondissant et en les élargissant finisse par fracturer de gros blocs de glace qui fondent en dérivant dans l'océan.

L'étude révèle que 34% de la superficie de toutes les plates-formes de glace de l'Antarctique - soit environ un demi-million de kilomètres carrés - y compris 67% de la superficie de la banquise de la péninsule antarctique, risque une très forte déstabilisation sous 4°C de réchauffement.

Limiter la montée en température qu'à 2°C plutôt que 4°C ne réduirait que de moitié cette zone à risque. Ce qui est encore considérable.

«Ces résultats soulignent l’importance de limiter les augmentations de la température mondiale si nous voulons éviter les pires conséquences du changement climatique, y compris une élévation très importante du niveau de la mer. affirme le Dr Ella Gilbert

Nous savons que lorsque la glace fondue s’accumule à la surface des plates-formes de glace, elle peut fracturer la banquise de façon spectaculaire.

La nouvelle étude, publiée dans la revue Geophysical Research Letters, a utilisé les données de la modélisation du climat régional à haute résolution pour prédire avec détails l'augmentation de la fonte et du ruissellement de l'eau sur la stabilité de la banquise.

La vulnérabilité de la banquise due à ce processus de fracturation a été étudié pour des scénarios de réchauffement climatique de 1,5°C, 2°C et 4°C , qui sont tous des scénarios possibles à venir avant la fin du siècle.

Les plates-formes de glace sont des plates-formes flottantes permanentes de glace, attachées à des zones du littoral et qui se forment là où les glaciers de l’Antarctique rencontrent la mer.

Le Dr Gilbert affirme que: "Si les températures continuent d'augmenter au rythme actuel, nous pourrions perdre de nombreuses plates-formes glaciaires de l'Antarctique dans les décennies à venir. L'avenir de l'évolution de la banquise en Antarctique est vraiment très inquiétant.

© Nature Alerte

Je vous invite à visionner cette vidéo de 2019 pour mieux mesurer ce qui nous attend, toute la régulation thermique de notre planète est en train de s’effondrer, le pire est à venir. Notre devoir est d'en mesurer les conséquences et de faire pression sur nos gouvernements et nos responsables politiques de tous partis confondus, de la droite jusqu'à la gauche, et ce dés les prochaines élections à venir, notre planète va devenir réellement invivable d'ici peu. Il faut absolument changer nos comportements et tout notre système économique dés aujourd'hui

 

Après deux heures d'une fouille minutieuse dans les montagnes environnantes de Brescia en Lombardie en Italie, Stefania Travaglia trouve enfin ce qu'elle est venu y chercher. Parmi les fermes isolées d'un petit hameau alpin, un filet à ressorts. Le piège est partiellement caché derrière un talus herbeux et quelques arbres.

Emmêlé dans le treillis métallique, une grive des champs épuisée reste silencieuse et immobile. Stefania se met immédiatement au travail très silencieusement, elle cache deux caméras à capteur de mouvement juste à côté du piège. Lorsqu'elle installe ses caméras, les braconniers pourraient la repérer, elle reste donc extrêmement discrète.  

Il nous faut des preuves évidentes d'actes répréhensibles, elle sont nécessaires pour interpeller juridiquement un braconnier. explique t elle

"On doit tout voir sur nos enregistrements: il faut voir le piège, l'oiseau pris au piège et le braconnier"

Travaglia est membre du Comité contre l'abattage d'oiseaux (taxis), un organisme anti-braconnage dédié à la conservation des oiseaux en Europe. L'ONG est très active dans la province de Brescia, au nord de l'Italie, depuis le début des années 1980

On estime qu'entre 11 millions et 36 millions d'oiseaux sont tués ou capturés illégalement dans les pays Méditerranéens chaque année, beaucoup d’entre eux sont pris aux pièges lors de leurs migrations. 

On pense que plus de 5 millions d'oiseaux (Record de tous les pays européens) sont chassés illégalement chaque année en Italie, selon la Bird Life International.

La province de Brescia, est la zone la plus touchée. Ici, des espèces d'oiseaux protégées sont régulièrement tués dans des pièges arcaniques ou pris au piège vivant dans des filets, pour être utilisés comme leurres. On estime qu'entre 400 000 et un million d'oiseaux sont braconnés chaque année dans la région. Bien que ce soit totalement illégal, le piégeage d'oiseaux chanteurs y est depuis longtemps un problème persistant.

C'est une activité lucrative, on peut gagner entre 3 €, pour un oiseau mort, et 100 € pour un oiseau capturé vivant.

Le problème n'est pas seulement le nombre de braconniers sévissant dans la région, mais aussi la brutalité et la variété de leurs méthodes: La province de Brescia est le dernier endroit en Europe où les pièges à arc, ou archetti, sont encore utilisés.

Bien qu'il soit illégal de servir des oiseaux chanteurs dans les restaurants italiens, des plats comme le spiedo (oiseaux chanteurs rôtis à la broche) ou la polenta e osei (polenta avec oiseaux chanteurs rôtis),sont toujours préparés dans les zones rurales du nord de l'Italie.

Le piège que Stefania vient de trouver est probablement un piège à leurre vivant, utilisé par les chasseurs pour attirer d'autres oiseaux. Le chant d'un oiseau agonisant appelle d'autres oiseaux à leur mort.

Pour un œil non averti, un piège à arc est facile à manquer car il ressemble à une branche. Lorsqu'un oiseau y atterrit, attiré par des grappes de baies de sorbier rouge vif , le piège se referme, brisant les pattes de l’oiseau en provoquant une lente et terrible agonie. Ils sont presque exclusivement utilisés pour attraper des merles, considérés comme un mets délicat dans le nord de l'Italie.

Une fois que Stefania a posé bien dissimulées ses caméras photographiques, elle informe immédiatement les carabiniers forestiers locaux (police forestière). Elle n'a aucune compétence pour affronter les braconniers; son seul but est de collecter des informations et des preuves, que la police utilise pour tendre une embuscade et attraper le ou les auteurs.

Les opérations conjointes entre la police forestière et le Cabs ont débuté en 2001. Il faut impérativement réduire le nombre de pièges illégaux d'oiseau à Brescia.L'ONG a développé une vaste base de données de sites de piégeage potentiels, chacun y est répertorié sur une carte satellite 3D, couvrant une superficie de plus de 4500 km2. Une fois que chaque site y est enregistré, ses données sont transmises à la police.

Du coup le pouvoir de la police forestière s'est réellement accru depuis quelques années, grâce à cette coopération, car nous leur faisions gagner du temps ». Au lieu de prendre deux jours pour attraper les braconniers; un jour pour localiser les pièges, et un deuxième pour l’interpellation - les données que nous leur fournissons permettent à la police d'agir immédiatement. 

L’année dernière nous avons récupéré 78 pièges à arc - le nombre le plus bas jamais enregistré - et 57 filets, contre 12 104 en 2001.

Le braconnage est une activité qui s’étend sur toute l"année, mais la saison de piégeage culmine en automne, lorsque des milliards d'oiseaux migrateurs volent à travers les cols étroits de la Lombardie sur leur chemin vers l'Afrique.

En 2014, le groupe a également contribué à combler une faille dans la loi italienne qui permettait aux oiseaux tunisiens d'être importés en Italie et vendus dans les restaurants. 

© Nature Alerte



Trois baleines se sont échouées sur l'une des plages les plus pittoresques d'Irlande.A Tra Mór près de Dunfanaghy, la plage de Co Donegal a été nommée cette semaine parmi les dix meilleures plages irlandaises par le guide Lonely Planet.

On pense que les trois grandes carcasses sont celles de deux baleines à bec adultes et d'un juvénile, deux d'entre elles ont des cicatrices sur le corps.

Les cicatrices sont courantes sur la tête de ces espèces de baleines en raison des combats entre mâles.

Cependant, les promeneurs restent stupéfaits par cette découverte; "C'est une plage magnifique et paisible et vous ne vous attendez pas à voir une scène aussi horrible."La plage n'est accessible qu'à pied par les dunes de sable et s'étend sur environ trois kilomètres.

La baignade le long de Tra Mor n'est pas recommandée en raison des courants très dangereux et des fortes marées.

Inaccessibilité de la plage rend l'évacuation des cadavres délicate, les autorités réfléchissent à une solution

© Nature Alerte

 

 


Un cyclone a coupé l’électricité à des dizaines de milliers de personnes pendant la nuit et détruit plusieurs maisons sur la côte ouest de l’Australie.

Le cyclone tropical Seroja a endommagé 70% des bâtiments de la ville côtière de Kalbarri, la zone la plus touchée, à environ 500 km au nord de Perth, ont indiqué des responsables.

Le commissaire aux services d’urgence, Darren Klemm, a déclaré qu’environ 30% des dégâts étaient «importants».

 La zone a été battue par des vents de plus de 100 mph et a reçu plus de 10 cm de pluie en deux heures.

Trois centres d’évacuation ont été ouverts avant le cyclone et des images de drones révèlent des bâtiments sans toit et des lignes électriques rompues.

Plus de 10 cm de pluie sont tombés en deux heures

Le cyclone a été rétrogradé de la catégorie 3 à 2 après avoir touché terre et s’est affaibli lundi matin.

Le Premier ministre Scott Morrison a déclaré sur Facebook que la situation restait «très grave» et que le plan d’intervention du gouvernement en cas de catastrophe était en cours.

La zone était en alerte rouge avant le cyclone car les bâtiments ne sont pas construits pour résister à de telles tempêtes, qui ne viennent généralement pas aussi loin au sud.

L’alerte rouge de Kalbarri a pris fin vers 11 heures, heure locale (4 heures du matin, heure britannique) et les gens étaient libres de quitter leurs maisons, mais les prévisionnistes ont quand même averti de quelques rafales dommageables le long du trajet du cyclone.

La seule ville où les résidents étaient encore invités à rester à l’intérieur était Northampton, selon Western Australia Today.

Le cyclone a tué la semaine dernière plus de 180 personnes en Indonésie après avoir provoqué des glissements de terrain et des inondations dans la province de Nusa Tenggara Est.

© France 24

 

Située dans les Petites Antilles, l'île caribéenne de st Vincent est recouverte d'un épais tapis de cendres subit d'importantes coupures d'eau et d'électricité. Plus de 16.000 habitants ont été évacués.

De nouvelles explosions ont été signalées ce dimanche dans le volcan de l'île caribéenne de Saint-Vincent, dans les Petites Antilles, déjà recouverte d'un épais tapis de cendres et qui connaissait d'importantes coupures d'eau et d'électricité. Endormi depuis plus de 42 ans, le volcan de la Soufrière s'est réveillé vendredi, provoquant l'évacuation de 16.000 habitants.

Le nuage de cendres a commencé à se déplacer vers l'est à environ 175 km de distance, s'approchant de l'île voisine de la Barbade où la population a été invitée à rester chez elle, selon l'Agence caribéenne de réponse aux urgences. L'île de Saint-Vincent, qui compte environ 110.000 habitants, empestait le soufre et semblait recouverte de neige en raison de l'épaisseur des retombées de cendres, a fait savoir le site d'informations news784.com.

Un homme se protège d'un parapluie. - / AFP

«Le paysage de la magnifique Saint-Vincent est recouvert de cendres à cause des explosions de la nuit et du dégazage du volcan de la Soufrière», a tweeté le géologue Richard Robertson, qui a diffusé des photos de sinistres paysages grisâtres et décrit les nouvelles coulées de lave comme «une masse destructrice en mouvement». L'Organisation nationale de gestion des urgences (NEMO) a noté «un autre événement explosif» tôt dimanche, avec «la majeure partie du pays couverte de cendre est sans électricité». «Jour n°3 et tout ressemble à une zone de guerre», selon la NEMO.

Pas d'éruption depuis 1979

La phase éruptive pourrait durer encore plusieurs jours, voire des semaines, selon le Centre de recherche sismologique de l'Université des Indes Occidentales (UWI) de Trinidad-et-Tobago, un autre archipel caribéen, qui a conseillé à la population de tout faire pour éviter de respirer les cendres. Le premier ministre Ralph Gonsalves a annoncé samedi que l'eau courante avait été coupée sur la plupart du territoire à Saint-Vincent, dont l'espace aérien a été fermé. Plus de 3000 personnes ont par ailleurs passé la nuit dans des abris.

La visibilité est très limitée. - / AFP

«Nous allons y arriver, mais un peu de patience», a-t-il lancé à ses concitoyens : «Respectons l'ordre et la discipline !» Le premier ministre a ajouté être en contact avec plusieurs pays qui souhaitent apporter leur aide. Le Guyana et le Venezuela ont d'ores et déjà fait appareiller des navires avec de l'aide d'urgence, a-t-il précisé. Un bateau en provenance de la Barbade est arrivé samedi matin à Kingstown, la capitale, selon les médias locaux.

Fortes odeurs de souffre

Une première éruption explosive s'est produite vendredi matin, provoquant des colonnes de fumée de jusqu'à 8 km de haut, suivie d'une deuxième plus petite. La Soufrière - à ne pas confondre avec la Grande Soufrière en Guadeloupe - n'avait pas connu d'éruption depuis 1979. La plus dévastatrice, en 1902, avait fait plus de 1.000 morts. Le volcan est situé à l'extrémité nord de l'île, où la visibilité est très limitée.

L'éruption dans la nuit. - / AFP

«Les retombées de cendres extrêmement importantes et les fortes odeurs de soufre atteignent désormais la capitale», dans le sud de l'île, a tweeté samedi l'agence locale de réponse aux urgences, invitant les personnes ayant des problèmes respiratoires à rester calfeutrées. Plus au nord, Zen Punnett assure que les choses se sont calmées après la panique initiale provoquée par les ordres d'évacuation dans la nuit de jeudi à vendredi. «La visibilité a empiré, nous préférons rester à l'intérieur», a-t-elle dit à l'AFP.

Certaines personnes vaccinées contre le Covid-19 pourront être accueillies dans des pays voisins, a précisé Ralph Gonsalves, louant l'aide régionale et internationale apportée à son archipel. L'Agence de gestion de crise a posté des photos montrant un navire de gardes-côtes en train d'évacuer les personnes qui avaient initialement refusé de quitter la zone, dans une brume grise crayeuse. Selon les autorités, la plupart des habitants de la zone rouge ont été évacués dès vendredi.

La police des Saint-Vincent et Grenadines a par ailleurs lancé un appel samedi afin de demander de cesser les canulars téléphoniques sur les numéros d'urgence. «Nous sommes au milieu d'un exercice sérieux afin de garantir la sécurité et d'aider les personnes concernées par l'éruption, ces appels irresponsables détournent des moyens nécessaires aux besoins actuels».

 

Des scientifiques lancent une alerte . Les léopards des neiges dans l’Himalaya, les marsouins du golfe de Californie, les lémuriens de Madagascar ou les éléphants de forêt d’Afrique risquent de disparaître.

Les régions les plus riches du globe en faune et en flore sauvages seront irrémédiablement endommagées par le réchauffement climatique si rien n’est fait pour le limiter. Cet avertissement a été émis par des scientifiques vendredi.

Une analyse de 8000 évaluations de risque portant sur différentes espèces montre que le danger d’extinction est grand dans presque 300 lieux où la biodiversité est importante, sur terre et dans les océans, si les températures augmentent de plus de 3°C comparé à la période pré-industrielle, selon cette étude parue dans Biological Conservation.

La surface de la Terre s’est déjà réchauffée de 1°C. Les engagements pris selon l’Accord de Paris prévoient de limiter ce réchauffement bien en dessous de 2°C, voire à 1,5°C, mais les engagements actuels des États mettent le monde sur la voie d’un réchauffement bien supérieur à 3°C d’ici à la fin du siècle. Voire avant.

Les espèces endémiques (qui vivent uniquement dans un territoire donné) seront les plus touchées. Les léopards des neiges dans l’Himalaya, les marsouins du golfe de Californie, les lémuriens de Madagascar ou les éléphants de forêt d’Afrique risquent de disparaître si l’humanité ne réduit pas ses émissions de gaz à effet de serre, avertit cette étude.

Les espèces endémiques dans ces hauts lieux de biodiversité ont près de trois fois plus de risque de souffrir du changement climatique que la faune et la flore plus commune et dix fois plus que les espèces invasives.

Risque décuplé si objectifs pas respectés

«Le changement climatique menace des zones remplies d’espèces qui ne peuvent être trouvées nulle part ailleurs au monde», résume l’auteure principale de l’étude, Stella Manes, chercheuse à l’université fédérale de Rio de Janeiro.

«Le risque de voir ces espèces disparaître à tout jamais est plus que décuplé si nous ratons les objectifs de l’Accord de Paris», ajoute la chercheuse.

De plus en plus de scientifiques estiment que l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C est probablement hors d’atteinte. Mais chaque dixième de degré compte pour en limiter les impacts, insistent-ils.

Montagnes et îles plus vulnérables

Et certaines régions concentrant la vie sauvage sont plus vulnérables que d’autres. En montagne, 84% des espèces endémiques risquent de disparaître dans un monde à 3°C, quand dans les îles, où la faune et la flore sont déjà mises à mal par les espèces invasives, ce chiffre grimpe à 100%.

«Ces espèces ne peuvent pas facilement se déplacer dans des environnements plus favorables», explique Mark Costello, co-auteur du rapport et biologiste marin à l’université d’Auckland. Les espèces marines de Méditerranée sont particulièrement menacées car elles vivent dans une mer fermée, souligne-t-il.

Plus de 90% des espèces affectées

Au total, plus de 90% des espèces endémiques terrestres et 95% des espèces marines seront affectées par le réchauffement climatique, indiquent les chercheurs. Sous les tropiques, les deux-tiers des espèces pourraient disparaître.

Ces conclusions posent aussi la question des mesures les plus adaptées pour protéger la faune et la flore sauvage. Jusqu’à présent, les principales menaces ont été la perte d’habitat liée à l’expansion urbaine, à l’exploitation minière et à l’agriculture et la chasse.

Aires protégées peu utiles dans ce cas

La création d’aires protégées, mises en place jusqu’à présent pour lutter contre ces menaces, pourrait se révéler peu utile face au réchauffement de la planète.

«Malheureusement, notre étude montre que ces endroits riches en biodiversité ne pourront pas servir de refuge face au changement climatique», dit Mariana Vale, co-auteure de l’étude, de l’université fédérale de Rio.

La Terre est déjà confrontée à une «extinction massive», la première depuis la disparition des dinosaures il y a environ 65 millions d’années, la sixième en 500 millions d’années, sous le poids des activités humaines.

© ATS


 

Le gouvernement québécois a reconnu la maladie de Parkison comme une maladie professionnelle. Une victoire pour de nombreux travailleurs ayant développé cette pathologie au contact de pesticides. Selon Francesca Cicchetti, neurologue à l’Université Laval, il reste beaucoup à faire pour prévenir ce risque chimique. 

Cela a été un jour historique pour les travailleurs ayant contracté la maladie de Parkinson en répandant des pesticides. Fin mars dernier, le gouvernement québécois a ajouté cette affection à la liste des maladies pouvant être contractées dans un cadre professionnel.

Le ministre provincial du Travail, Jean Boulet, a amendé le projet de loi 59 pour inverser la charge de la preuve. Ainsi, il incombera dorénavant à l’employeur d’établir que le problème de santé de son salarié n’est pas lié à son milieu de travail. Les travailleurs parkinsoniens devront toutefois démontrer qu'ils ont été exposés au moins dix ans aux produits incriminés.

La balle est dans le camp des victimes

Professeur au département de psychiatrie et de neurosciences de la faculté de médecine de l’Université Laval à Québec, Francesca Cicchetti appuie entièrement la décision du gouvernement Legault. En septembre 2019, l’enseignante avait siégé au sein de la commission parlementaire de l’Assemblée nationale du Québec sur les impacts des pesticides sur la santé publique et l’environnement. À cette occasion, Parkinson Québec fondation au nom de laquelle elle s’exprimait– avait recommandé au pouvoir provincial d’interdire les pesticides «dont les niveaux de toxicité sont accablants». 

Commercialisé par la société suisse Syngenta, l’herbicide paraquat fait partie des substances les plus souvent dénoncées comme dangereuses.

«Comme chercheur fondamental, avec mon équipe, je mène, entre autres, des recherches sur des animaux pour développer des traitements. Le lien entre les pesticides et la maladie de Parkinson est tellement corroboré que nous nous servons de ces agents pour produire et générer des modèles qui ressemblent à cette maladie humaine», explique la neurologue à notre micro.

La liste des maladies professionnelles reconnues par l’État québécois n’avait pas changé d’une ligne depuis 1985. En y ajoutant le syndrome de Parkinson, le Québec a suivi l’exemple de la Suède et de la France.

«Ça change ma vie! Savoir que je suis reconnu me donne de l'espoir», a confié à Radio-Canada Serge Boily, un ex-applicateur de pesticides maintenant aux prises avec cette terrible affection dégénérative.

Francesca Cicchetti se réjouit de la décision pour les victimes, mais invite toutefois à la prudence avant de crier victoire. Elle rappelle que «toute la société reste touchée» par l’utilisation de pesticides. Ces produits peuvent aussi entraîner des difficultés respiratoires, des tumeurs, des cancers. Les pesticides dans votre assiette peuvent aussi causer des maladies. Consommées à travers divers aliments, les substances chimiques liées à l’agriculture intensive présentent en outre des dangers pour les personnes affectées d’une plus grande «vulnérabilité génétique».

«C’est un grand pas, mais il reste à voir si les autres provinces canadiennes vont suivre. [...] Par ailleurs, ce ne sont pas seulement les agriculteurs qui sont touchés. 

C’est vraiment un choix de société qu’il reste à faire. Allons-nous continuer avec une agriculture de masse nécessitant des pesticides, ou nous tourner davantage vers des modes de production biologiques?», demande l’universitaire.

Le docteur Francesca Cicchetti rappelle que le Québec a été l’un des précurseurs dans l’étude des liens entre les pesticides et la maladie de Parkinson. Dans les années 1980, le neurologue André Barbeau a été l’un des tout premiers à observer une prévalence accrue de la maladie dans les régions de Trois-Rivières et de Saint-Hyacinthe, où de nombreux produits chimiques sont épandus dans les champs.

Si les employeurs doivent être conscients des risques encourus par leurs salariés, les consommateurs et les fabricants ont également une part de responsabilité, estime Francesca Cicchetti:

«Dans une certaine mesure, nous avons besoin de la culture de masse pour nourrir toutes les bouches, mais le consommateur a aussi un rôle à jouer. On exige de la qualité et des produits parfaits sur le plan esthétique. Par exemple, on ne consomme pas les fruits et légumes abîmés. [...] Quant aux multinationales, elles ont une responsabilité morale. Peu d’entre elles ont donné les instructions adéquates aux travailleurs pour réduire les risques liés à l'usage des pesticides», déplore notre interlocutrice.


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