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Le 23/01/2023 Monde: AU SECOURS...Selon l'UICN près de 10% de la vie marine est menacée d’extinction
Les effets de l'activité humaine, du changement climatique à la pollution, "dévastent" la vie marine, avec près d'un dixième des plantes et animaux sous-marins évalués jusqu'à présent menacés d'extinction, a révélé la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l'UICN.
La publication du rapport coïncide avec un sommet de l’ONU sur la nature à Montréal, où le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a exhorté les pays à mettre fin à une « orgie de destruction » et à passer un accord pour arrêter et inverser la perte d’habitat.
Plus de 1 550 des quelque 17 903 plantes et animaux marins évalués par l’Union internationale pour la conservation de la nature sont menacés d’extinction, selon la dernière liste qui fait office de baromètre de la biodiversité et est publiée plusieurs fois par an.
« Cela montre que nous avons un impact assez dévastateur sur les espèces marines« , a déclaré Craig Hilton-Taylor, responsable de la Liste rouge de l’UICN.
« Sous l’eau, vous ne pouvez pas vraiment voir ce qui se passe. Et donc en évaluant le statut de l’espèce, cela nous donne un véritable indicateur de ce qui s’y passe réellement, et ce n’est pas une bonne nouvelle.«
Craig Hilton-Taylor a déclaré que la proportion d’espèces marines menacées d’extinction était probablement beaucoup plus élevée que les données actuelles ne le montrent, car celles analysées jusqu’à présent ont tendance à être des espèces de poissons répandues, qui ne sont actuellement pas menacées.
Les populations de dugongs, un mammifère herbivore dodu et gris communément appelé la vache de mer, sont tombées à moins de 250 adultes en Afrique de l’Est et à moins de 900 sur le territoire français de la Nouvelle-Calédonie, a indiqué l’UICN.
...ET VIVEMENT L'EXPLOITATION MINIÈRE DES FONDS MARINS NOUS DISENT NOS ENTREPRENEURS GOUVERNANTS...AU SECOURS...
Dans le monde, la pollution lumineuse gagne rapidement du terrain et le nombre d’étoiles visibles à l’oeil nu s'est divisé par deux en moins de vingt ans, selon une étude scientifique dévoilée jeudi dans la revue Science.
La hausse de cette pollution par la lumière artificielle est bien plus importante que ce qui avait déjà été mesuré via les observations satellites de la Terre la nuit.
Afin d’évaluer l’effet de la lumière artificielle sur le ciel de nuit, les scientifiques se sont appuyés sur des observations d’étoiles réalisées entre 2011 et 2022 par quelque 51.000 « citoyens scientifiques », surtout aux Etats-Unis et en Europe.
L’évolution du nombre d’étoiles visibles signalées permet de déduire que la pollution lumineuse a augmenté annuellement de 9,6% en moyenne dans les lieux de résidence des participants observateurs du ciel, selon les chercheurs.
D'un lieu où l’on pouvait observer 250 étoiles auparavant, verrait aujourd'hui, sur 18 ans, ce chiffre se réduire à 100.
Cette étude coïncide avec le remplacement de nombreux éclairages extérieurs par des diodes électroluminescentes (LED), qui selon les chercheurs, impacte les observations partout dans le monde.
« La visibilité des étoiles s’est gravement détériorée ces dernières années, et ce malgré (ou peut-être à cause de) l’utilisation de LED pour l’éclairage public », ont indiqué les scientifiques.
...Même la poésie de nuit est devenue invisible...
© NA
Des centaines de milliers de microbilles plastique souillent les plages du Finistère, de Vendée, de Loire-Atlantique ou du Morbihan.
Le ministère de la transition écologique a annoncé « intenter une action en justice » après celles d’élus et d’ONG.
Après le Finistère en décembre 2022, la Vendée mi-janvier, c’est au tour des plages de Loire-Atlantique et désormais du Morbihan d’être souillées par des centaines de milliers de petites billes de plastique. Surnommées les « larmes de sirènes », ces microbilles translucides, que l’on prendrait facilement pour de petites perles polies par le sable, ne sont pas des résidus de plastique issus de la dégradation de bouteilles ou de sac abandonnés sur la plage. Il s’agit de granulés industriels (généralement de moins de 5 millimètres de diamètre) qui servent de matière première à la production de la quasi-totalité des articles en plastique.
Après les maires de Pornic (Loire-Atlantique), Jean-Michel Brard, et des Sables-d’Olonne (Vendée), Yannick Moreau, la présidente de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais, a porté plainte contre X, jeudi 19 janvier. L’élue anciennement membre du parti Les Républicains dénonce « une pollution extrêmement invasive » dont « les conséquences dramatiques pour la faune et la flore risquent de se mesurer sur le long terme ».
Elle demande à ce que soient établies les responsabilités des « entreprises délinquantes » qui « dévastent nos océans, nos eaux et notre nature ».
© Le Monde
La cour de justice européenne siffle la fin de la partie en jugeant que « les États membres ne peuvent pas déroger aux interdictions expresses de mise sur le marché et d’utilisation de semences traitées à l’aide de produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes »
La France doit retirer immédiatement son projet de nouvelle dérogation !
Alors qu’en France le gouvernement voulait à toutes fins accorder une nouvelle dérogation pour les néonicotinoïdes en enrobage de semences de betteraves sucrières la cour européenne de justice vient de juger ce matin, suite à une action de PAN Europe, que « les États membres ne peuvent pas déroger aux interdictions expresses de mise sur le marché et d’utilisation de semences traitées à l’aide de produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes » !
La cour européenne de justice est très claire !
En effet le communiqué de presse de la Cour rappelle que « s’agissant des semences traitées à l’aide de produits phytopharmaceutiques contenant des substances interdites expressément, elle considère que, par cette disposition, le législateur n’a pas entendu permettre aux États membres de déroger à une telle interdiction expresse ».
Une très belle victoire des écologistes !
« Il s’agit d’une décision formidable que Générations Futures salue et d’une grande victoire pour les écologistes ! Générations futures demande donc que le gouvernement retire immédiatement sa proposition de nouvelle dérogation pour des semences de betteraves enrobées de néonicotinoïdes pour 2023. »
Déclare François Veillerette, porte parole de Générations Futures et administrateur de PAN Europe ! » Cette décision valide totalement les positions de Générations Futures contre la dérogation depuis plus de deux ans et invalide totalement les positions du gouvernement et de la majorité du conseil de surveillance pour une telle dérogation qui s’avère illégale. » conclut-il.
© Générations Futures
Davos (Suisse) – Un « grand mensonge »: le secrétaire général de l’ONU a appelé mercredi à poursuivre les majors pétrolières, comme les cigarettiers l’ont été, pour avoir caché pendant des années les informations dont elles disposaient sur le réchauffement climatique.
« Certains producteurs d’énergies fossiles étaient parfaitement conscients dans les années 1970 que leur produit phare allait faire brûler la planète », a affirmé Antonio Guterres dans un discours au Forum de Davos, en Suisse.
« Mais, comme l’industrie du tabac, ils ont fait peu de cas de leur propre science », a-t-il ajouté, en déduisant que « certains géants pétroliers ont colporté le grand mensonge ».
Dès les années 1980, la compagnie pétrolière américaine ExxonMobil disposait de prédictions sur le réchauffement climatique d’une justesse remarquable, réalisées par ses propres scientifiques et qui se sont révélées être précisément ce qui s’est produit plusieurs décennies plus tard, a confirmé une étude parue jeudi dans la prestigieuse revue Science.
Or l’entreprise a pendant des années publiquement jeté le doute sur l’état des connaissances scientifiques en la matière, a également souligné cette publication.
Après la parution dans la revue Science, un porte-parole d’ExxonMobil a déclaré à l’AFP que « cette question » avait « fait plusieurs fois surface ces dernières années », ajoutant qu' »à chaque fois, notre réponse est la même: ceux qui évoquent ce qu’+Exxon savait+ ont faux dans leurs conclusions. » 246 milliards de dollars
Selon Antonio Guterres, « les responsables doivent être poursuivis » comme les cigarettiers l’ont été.
Une référence aux 246 milliards de dollars que les géants du tabac aux Etats-Unis avaient accepté de payer en 1998 à 46 Etats sur une période de 25 ans, afin de couvrir les coûts engagés pour soigner d’anciens fumeurs.
Depuis plusieurs années déjà, le groupe ExxonMobil est accusé d’avoir eu un double discours sur le réchauffement du climat provoqué par les immenses quantités de gaz à effet de serre rejetées par l’humanité dans l’atmosphère, notamment via la combustion de charbon et de pétrole pour produire de l’énergie.
Interrogé sur le sujet par la chaîne française BFM Business à Davos, le patron du géant français des hydrocarbures TotalEnergies Patrick Pouyanné a affirmé que son groupe ne « savait rien du tout ». « Moi, je n’ai pas des scientifiques du climat chez TotalEnergies », a-t-il dit.
« La première chose que j’aimerais voir maintenant serait les entreprises du secteur pétrolier et gazier rejoindre les autres groupes exerçant une activité critique, dont beaucoup travaillent ici de manière diligente pour tenter de régler la crise climatique », a déclaré à l’AFP l’envoyé spécial des Etats-Unis sur le changement climatique, John Kerry.
L’ancien vice-président américain et militant pour le climat Al Gore, également présent en Suisse, s’est montré plus direct: « Les industries du pétrole, du gaz et du charbon combattent bec et ongles toute législation en faveur du climat au niveau national, régional, local, et municipal » et utilisent « leur influence politique et leur fortune pour empêcher les progrès », a-t-il accusé.
La question de l’impact de l’industrie pétrolière sur la planète se fait d’autant plus pressante aujourd’hui que « chaque semaine amène son lot d’histoires horrifiantes », s’est inquiété le secrétaire général de l’ONU, qui parle de « flirt avec le désastre climatique ».Jeudi dernier, l’Organisation météorologique mondiale a confirmé que les huit dernières années avaient été les plus chaudes jamais enregistrées.
« Il faut que le pétrole reste en terre », a lancé la militante équatorienne d’Amazonie de 20 ans, Helena Gualinga, dans un entretien avec l’AFP. Aux côtés de la Suédoise Greta Thunberg et d’autres jeunes militants, elle est l’un des nouveaux visages de la mobilisation contre le changement climatique.
Mais ce n’est pas la direction que prend l’industrie pétrolière, se désole Antonio Guterres: «Aujourd’hui, les producteurs de combustibles fossiles et ceux qui les soutiennent continuent de se battre pour accroître la production, tout en sachant pertinemment que leur modèle économique est incompatible avec la survie de l’humanité. »
Le secrétaire général de l’ONU a aussi fustigé les engagements climatiques « douteux » ou « obscurs » de nombreuses entreprises sur un objectif de zéro émission de carbone: cela « induit en erreur les consommateurs, les investisseurs et les régulateurs avec de faux récits » et ouvre la porte au « greenwashing ».
« Nos engagements climatiques requièrent l’engagement complet du secteur privé » car « la bataille pour tenir l’objectif d’1,5 degré (de réchauffement climatique) sera gagnée ou perdue au cours de cette décennie », selon lui.
© AFP
L'année dernière en Écosse, le montant des décès de saumons de pisciculture a presque doublé.
Les chiffres sont sans appel, les fermes piscicoles écossaises ont ainsi subi la perte d'environ 15 millions de saumons en 2022 contre 8,5 million en 2021 et 5, 8 millions en 2020.
" Nous notons une nette augmentation des maladies infectieuses due au surpeuplement dans les bacs d'élevage installés sur nos cotes "
Les rapports sur les mortalités constatées par les autorités sanitaires du pays, répertorient plusieurs facteurs à cette hécatombe généralisée et présente dans les 127 fermes piscicoles suivies; par exemple les problèmes de branchies dues aux infections bactériennes ou virales dues au surpeuplement des bacs d'élevage, mais aussi le niveau croissant de maladies parasitaires.
La production du saumon atlantique en écosse reste stable à environ 200 000 tonnes par an au cours des quatre dernières années, soit environ 77 millions de poissons cultivés chaque année.
«À mesure que l'industrie piscicole se développe, les problèmes aussi. Nous devons absolument reprendre le contrôle sur l'état de nos eaux côtières et pour ce faire boycotter les poissons cultivés - c'est la seule façon dont nous pouvons nous assurer un avenir durable de la qualité de nos eaux côtières; et en particulier reprendre la main et résoudre l'énorme problème de l'invasion de nos eaux par les méduses et les fleurs du plancton ainsi que les infections bactériennes qui leur sont liées»
En effet depuis les implantations toujours croissantes des fermes piscicoles industrielles dans les mers du pays le Royaume uni est confronté à l'invasion toujours croissante des méduses dans ces eaux côtières.
Le saumon représente 29% de tous les poissons vendus aux consommateurs britanniques, qui ont dépensé 1,2 milliard de livres sterling l'année dernière, Un quart de ces saumons est écossais.
Le saumon de l'Atlantique est élevé dans des cages pouvant aller jusqu'à 160 mètres de large dans les eaux écossaises.
"Environ 25% des saumons d'élevage meurent, environ un sur quatre, c'est monstrueux; Ils coulent dans les fonds des bacs où ils stagnent en semi-putréfaction avant que d’être discrètement ramassés par des filets chaussettes que nous avons pu suivre par nos drones de surveillance" a déclaré Don Staniford, de la campagne Scamon Scotland. Cette situation est insupportable parce qu'invisible par le consommateur.
J'en appelle au boycott du saumon d'écosse, c'est la seule solution à un éveil des consciences sur l'horreur de la pisciculture et de ses effets néfastes pour la qualité de nos eaux côtières.
© NA
L'ONG Générations Futures a réalisé un état des lieux de la pollution aux PFAS dans les lacs et rivières de France, des substances chimiques également connues sous le nom de « polluants éternels ».
Quasiment tous les départements français sont touchés par cette pollution nocive pour la santé, en particulier le nord-ouest du pays.
Les PFAS, ou perfluorés, regroupent environ 4700 substances chimiques utilisées pour les produits industriels, mais aussi le textile. Surnommés « polluants éternels », ils peuvent rester plus d'une centaine d'années intacts dans les milieux naturels en parcourant de grandes distances à travers les eaux.
Ce mélange de carbone et de fluor est déjà très présent dans l'eau de pluie, tout comme dans les lacs, cours d'eau et rivières du monde entier. Mais, jusqu'à maintenant, leur présence avait été largement sous-estimée en France selon l'ONG Générations Futures.
« La pollution des eaux de surface par les PFAS est généralisée sur le territoire français, seulement cinq départements n'ayant pas retrouvé de PFAS dans leurs eaux en 2020. Aussi, dans 57 départements, la moitié des échantillons prélevés contenaient au moins un PFAS », tel est le constat alarmant de l'ONG dans son nouveau rapport sur les lacs et rivières de France.
Les eaux de la quasi-totalité des départements français sont polluées
Des analyses de PFAS ont été effectuées sur environ 13 000 échantillons d'eau prélevés en 2020 : 18 substances différentes de la famille des PFAS ont été retrouvées dans les eaux de France, et au moins un PFAS a été retrouvé au-delà de sa limite de quantification dans près de quatre échantillons sur dix (soit 36 % des cas).
Dans deux départements (Paris et les Hauts-de-Seine), 100 % des échantillons prélevés contiennent au moins un PFAS. Dans 57 départements, au moins un PFAS a été quantifié dans plus de 50 % des analyses effectuées.
Seulement cinq départements ne présentent, à priori, aucune pollution aux PFAS dans les analyses effectuées : la Corrèze, la Dordogne, le Tarn, la Guadeloupe et la Martinique.
« Des départements très peuplés comme Paris, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne, le Nord obtiennent 100 % ou près de 100 % des recherches quantifiant au moins un PFAS. À l'autre extrémité du tableau, des départements très ruraux affichent 0 % ou près de 0 % des recherches quantifiant au moins un PFAS », précise l'ONG.
Des conséquences néfastes sur la santé
L'effet de ces polluants éternels est bien connu sur la santé : cancers (testicules et reins), effets sur les systèmes reproductif et hormonal (perturbateurs endocriniens), sur le système digestif (foie) ainsi que sur le système immunitaire (diminution de la réponse immunitaire vaccinale).
D'autres conséquences ont été constatées sur les animaux de laboratoire, comme une mortalité néonatale, un faible poids de naissance, une petite taille, ou encore un cholestérol élevé et un risque plus important d'obésité. L'ONG précise qu'il suffit de très faibles doses pour que ces polluants aient un impact nocif sur la santé. Seules certaines substances de PFAS sont interdites, alors que d'autres, pourtant cancérigènes, sont toujours utilisées massivement.
Les PFAS présents dans l'eau contaminent toute la chaîne alimentaire.
Les eaux des lacs et rivières de 93 départements français sont donc polluées par ces substances chimiques que l'on retrouve ensuite dans toute la chaîne alimentaire : dans de nombreux cas, l'eau analysée sert à irriguer les cultures. Avec cette nouvelle étude, l'ONG Générations Futures espère pouvoir faire pression sur le gouvernement français et l'Union européenne afin d'obtenir une interdiction plus généralisée de ces polluants éternels.
© Générations Futures
Des chercheurs ont simulé différents scénarios de réchauffement planétaire d’ici la fin du siècle et observé l’impact des températures marines sur des échinodermes. Si l’eau est chaude pendant treize jours d’affilée, aucun ne survit.
Des vagues de chaleur marine de plus en plus longues et prononcées pourraient tuer toutes les étoiles de mer communes d’ici à 2100.
Le New Scientist se fait ici l’écho de l’étude parue le 18 janvier dans Proceedings of the Royal Society B. Une équipe de chercheurs a simulé en laboratoire cinq scénarios de températures aquatiques différentes et observé leurs effets sur ces échinodermes (Asterias rubens).
Résultat : dans le cas le plus sévère, pour lequel la température moyenne de la planète serait en hausse de 2,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, et avec une vague de chaleur marine culminant à 26,4 °C pendant treize jours, 100 % des étoiles de mer mourraient avant même la fin de la vague de chaleur.
Dans les autres scénarios, les effets sur ces animaux – de la difficulté à se redresser après avoir été retournés jusqu’à la mort – sont d’autant plus forts que la vague de chaleur dure longtemps.
Pas d’accumulation de stress observée
Cependant, souligne dans le New Scientist Lloyd Peck, du British Antarctic Survey, qui n’a pas participé à l’étude, “les étoiles de mer étudiées ont été collectées sur le littoral allemand, il est donc possible que des spécimens de la même espèce dans des régions plus chaudes de l’Atlantique tolèrent mieux ces températures élevées”.
Par ailleurs, l’étude montre que, de manière surprenante, les étoiles de mer qui ont subi une vague de chaleur sont plus susceptibles que les autres de survivre à un “coup de froid”. “Nous pensions observer une accumulation de stress, mais le contraire s’est passé”, reconnaît l’un des auteurs de la publication, Fabian Wolf, sans qu’il puisse en expliquer le mécanisme.
Le chercheur “soupçonne que les animaux qui survivent à des températures plus élevées ont des protéines de choc thermique qui s’expriment davantage, lesquelles permettent d’éviter que des protéines existantes soient dégradées par le stress que subit la cellule”, rapporte l’hebdomadaire britannique.
© Courrier international
Il aura fallu 23 millions d’années à la nature pour coloniser l’île de Madagascar et s’y adapter, mais seulement 2 500 ans à l’humanité pour tout compromettre.
Une étude parue dans Nature Communications alerte sur le danger imminent d’extinction auquel la faune en général et les mammifères en particulier sont confrontés.
“Nos résultats suggèrent qu’une vague d’extinction avec des répercussions profondes est imminente à Madagascar sauf si des actions immédiates de conservation sont prises”, soulignent les auteurs de l’étude dans les colonnes du Guardian.
À l’instar du Costa Rica, Madagascar est un îlot de biodiversité, précise le quotidien : 90 % des espèces y sont endémiques (on ne les trouve qu’à cet endroit). “Pourtant, la moitié des mammifères sont en danger d’extinction.
” Pour comprendre la dynamique d’extinction, des biologistes et des paléontologistes ont décidé de créer un registre de toutes les espèces de mammifères vivant ou ayant vécu à Madagascar. “Sur les 249 espèces recensées, 30 sont éteintes et plus de 120 des 219 restantes sont menacées d’extinction”, détaille le Guardian.
Cela représente près de 55 % des espèces de mammifères vivant à Madagascar.
“Nous perdons des caractères propres à certaines espèces qui n’évolueront probablement jamais plus”, déclare Luis Valente, directeur de recherche au Naturalis Biodiversity Center de Leyde, aux Pays-Bas.
“C’est un peu comme détruire une œuvre d’art, ce qui se passe est très choquant.”
La perte des mammifères signe aussi le déclin d’autres espèces qui dépendent de leur présence, comme des insectes ou des plantes. “Cette étude fascinante montre que cela prendrait des millions d’années aux processus naturels pour reconstituer la biodiversité perdue.
C’est pourquoi les prochaines décennies sont éminemment importantes pour éviter une extinction à large échelle qui aurait des conséquences plus longues et plus profondes”, précise Yadvinder Malhi, professeur d’écologie à l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, qui n’a pas pris part à la publication.
© Courrier international
Deux chercheurs du CCR (Centre commun de recherche) de l’Union européenne (UE) estiment que les conséquences du changement climatique sur la biodiversité ont été largement sous-estimées.
D’après une étude publiée le 8 janvier 2023 par ces scientifiques, la diversité animale terrestre diminuera de 10 % d’ici à 2050 et de 27 % d’ici à 2100, soit le double de ce qu’on prédisait jusqu’à maintenant. La région floristique du Cap en Afrique du Sud, et l’île de Madagascar sont particulièrement menacées.
Les scientifiques ont obtenu ces chiffres à partir de simulations réalisées à l’aide de superordinateurs. Leur rôle était de recréer une planète virtuelle en prenant en compte le plus grand nombre possible de paramètres, comme l’évolution des températures, de l’atmosphère, des océans, et de différents biomes à partir des prévisions climatiques actuelles et celles concernant la dégradation des sols. « Bien que la théorie identifie les coextinctions comme le principal moteur de la perte de biodiversité, leur rôle à l’échelle planétaire n’a pas encore été estimé. Nous avons soumis un modèle global de réseaux trophiques de vertébrés terrestres interconnectés aux changements climatiques et d’utilisation des terres futures (2020-2100) », expliquent-ils.
Les carnivores et les omnivores sont les plus exposés
L’étude précise que le déclin de la biodiversité animale sous l’effet du réchauffement climatique sera plus accentué au sommet de la chaine alimentaire, où se trouvent les carnivores et les omnivores. Des félins tels que le lion ou le loup seront ainsi menacés, bien que se nourrissant d’herbivores, ils empêchent à ces dernières de proliférer et donc de détruire la végétation.
Sur le plan spatial, les grandes pertes de la faune sauvage devraient se localiser notamment dans « les points chauds », c’est-à-dire les milieux les plus riches en biodiversité. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dénombre aujourd’hui 36 points chauds, parmi lesquels la région floristique du Cap en Afrique du Sud, le sud-ouest de l’Australie, ou l’île de Madagascar, la Corne de l’Afrique, les montagnes d’Afrique orientale et d’Arabie, la forêt guinéenne de l’Ouest africain (de la Guinée au Cameroun, Ndlr) ou encore les forêts côtières d’Afrique orientale, la bande côtière entre la Somalie et le Mozambique.
Dans son sixième rapport d’évaluation sur le changement climatique, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (Giec) indique que le réchauffement climatique pourrait provoquer la disparition de plus de la moitié des espèces d’oiseaux et de mammifères d’Afrique d’ici à 2100. Pour éviter cette catastrophe « la sixième extinction de masse » « une gestion plus intensive des parcs et la suppression des clôtures qui empêchent les espèces de migrer vers des zones moins sujettes à la sécheresse sont des premières mesures importantes pour protéger la faune » préconise Philip Wandera, enseignant-chercheur à l’Université catholique d’Afrique de l’Est au .Kenya.
Lors de la quinzième Conférence des parties (COP15) contre la désertification qui s’est achevée le 20 mai 2022 à Abidjan en Côte d’Ivoire, les États africains ont pris l‘engagement de restaurer 1 milliard d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030. Le but est d’inverser le déclin de la biodiversité provoqué par le changement climatique.
© Boris Ngounou
Le Honduras a perdu 10% de ses forêts entre 2010 et 2021, a rapporté vendredi la présidente Xiomara Castro en inaugurant un programme de protection de l’environnement.
« Sous la dictature, de 2010 à 2021, le Honduras a perdu 696.562 hectares de forêt au total, ce qui représente 10% de nos forêts », a indiqué la présidente, en faisant référence aux gouvernements de ses prédécesseurs Porfirio Lobo (2010-2014) et de Juan Orlando Hernandez (2014-2018 et 2018-2022).
Elle a déploré les feux de forêts que subit le Honduras et la déforestation du pays, attribuée à l’élevage extensif et à l’agriculture itinérante.
Le Honduras comptait 1,9 millions d’hectares de forêt de conifères, mais a perdu quelque 500.000 hectares entre 2015 et 2016, en raison notamment de l’augmentation éclair de la population d’un insecte à la suite d’une importante sécheresse, attribuée au changement climatique.
Avec une superficie totale de 112.492 km2, le Honduras compte cinq types de forêts: de conifères, tropicale humide, de nuage, de mangrove et sèche.
© AFP
Le Grand Lac Salé de l'Utah aux Etats Unis pourrait s'assécher complètement d'ici 5 ans, préviennent les scientifiques
« L'écosystème du lac n'est pas seulement au bord de l'effondrement. Il s'effondre », a déclaré un chercheur.
Le Grand Lac Salé de l'Utah, le plus grand lac d'eau salée des états unis, pourrait se tarir complètement d'ici cinq ans si la consommation d'eau n'est pas réduite de manière significative, préviennent les chercheurs.
"Les choix que nous ferons au cours des prochains mois affecteront son état et nos écosystèmes dans toute la région pour les décennies à venir."
Les niveaux d'eau du lac sont au plus bas depuis deux années consécutives. Si le niveau d'eau continue de baisser au même rythme qu'il le fait depuis 2020, "le lac va disparaître dans les cinq ans", indique le rapport.
La surface du lac ne cesse de se réduire parce qu'il n'est plus alimenté par les eaux des rivières et des ruisseaux qui sont désormais détournées et systématiquement redirigées pour usage domestique. Cette situation est exacerbée par la méga-sécheresse due au changement climatique qui dessèche tout l'ouest des États-Unis depuis des années, avec moins de précipitations et de neige pour alimenter les cours d'eau.
Le Washington Post note que plus de 70% de l'utilisation des eaux de l'État sont destinées à l'agriculture pour nourrir le bétail.
L'écosystème unique du Grand Lac Salé en fait une ressource importante pour les oiseaux migrateurs. On estime que 10 millions d'oiseaux dépendent des crevettes de saumure et des mouches du lac. C'est aussi un lieu de reproduction essentiel pour les pélicans.
La disparition du lac représente également des risques pour la santé humaine. En effet lorsque les lacs salés s'assèchent, leurs lits exposés aux vents deviennent des sources de poussières nocives qui polluent l'air.
L'étude souligne l'importance d'aider les agriculteurs à passer à des cultures qui utilisent beaucoup moins d'eau et demande aux responsables des villes et villages limitrophes d'étendre les programmes visant à éliminer les gazons des jardins et à planter de la végétation indigène qui nécessite moins d'arrosage.
"Nous sommes dans une situation d'urgence et nous avons besoin que les agriculteurs, les comtés, les villes, les entreprises, les églises, les universités et d'autres organisations fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour réduire l'utilisation de l'eau ", indique le rapport. "Nous pensons que notre communauté est particulièrement bien placée pour relever ce défi, si nous mettons en œuvre un sauvetage unifié "
© NA
Depuis quelques semaines, la Californie subie de fortes pluies et des inondations. Ces intempéries devraient se continuer jusqu'au 18 janvier. Près de 55 000 foyers sont sans électricité et au moins 19 personnes sont décédées.
La côte ouest américaine, déjà récemment endeuillée par une accumulation de tempêtes historiques, se prépare à affronter de nouvelles fortes pluies au cours du week-end.
Selon les prévisionnistes américains, le premier des deux cyclones à se diriger de l'océan Pacifique vers la côte ouest devrait apporter d'importantes précipitations du nord de cet État jusqu'à celui de Washington et de l'Oregon. Les précipitations, qui auront les conséquences les plus importantes, resteront concentrées le long du littoral du nord de la Californie et du nord-ouest du Pacifique jusqu'à vendredi soir, puis elles s'étendront au sud samedi et à l'est dimanche, ont mis en garde jeudi 12 janvier les services météorologiques du pays.
Les tempêtes ont déjà fait au moins 19 morts dans l'État Californien depuis leurs débuts il y a trois semaines. Parmi les victimes, des conducteurs pris au piège par les eaux dans leur véhicule, des personnes tuées par la chute d'un arbre ou un couple tué dans un éboulement.
Par endroits, des niveaux de précipitations jamais atteints depuis 150 ans ont été enregistrés. "C'est probablement la pire inondation que j'ai vue depuis que je me suis installé ici en 1984", témoigne un habitant.
Le Gouverneur de Californie, Gavin Newsom, explique : "nous ne sommes pas au bout de nos peines. Nous nous attendons à ce que les tempêtes se poursuivent au moins jusqu'au 18 janvier".
© AFP
Au moins 800 lamantins sont morts de famine en Floride l'année dernière. En cause la disparition des herbiers marins que les lamantins ont l'habitude de brouter et qui disparaissent tragiquement en raison d'une pollution généralisée de l'eau où ils vivent.
La Commission de la Florida Fish and Wildlife Conservation vient de publier une étude qui démontre la perte dévastatrice des populations de lamantins en Floride, une hécatombe principalement due à la famine chronique a laquelle l’espèce est désormais confrontée et ce malgré les efforts considérables déployés l'année dernière pour nourrir les lamantins à la main avec de la laitue afin de les aider à passer l'hiver.
Même si ce chiffre de 2022 est en baisse par rapport au record de 1 100 lamantins morts en 2021 les chiffres restent très alarmants.
Les prairies d'algues qui nourrissent les mammifères sont devenues vulnérables à la pollution de l'eau due aux ruissellements pollués des champs avoisinants les rives, et leur quantités ont désormais considérablement diminuées dans le lagon de la rivière Indian, un habitat clé pour les lamantins.
"La principale cause de mortalité est due à la famine et à la malnutrition chronique au cours des trois premiers mois les plus froids de l'année", a déclaré la commission dans un communiqué.
Les lamantins mangent environ 10% de leur poids corporel par jour.Les responsables et les volontaires de la faune de la Floride ont de nouveau commencé à nourrir les lamantins avec des milliers de livres de laitue pour tenter de les sauver pendant l'hiver.
Même si le gouverneur de Floride, Ron DeSantis s'est dit prêt à dépenser 100 millions de dollars pour aider à améliorer la qualité de l'eau dans le lagon de l'Indian River dans sa déclaration de la semaine dernière, les défenseurs de l'environnement, eux, restent très inquiets et craignent néanmoins que les populations de ces vaches marines uniques au monde ne continuent de baisser tragiquement.
Avec Le Center for the Biological Diversity ils ont déposé une pétition aux auprès du l'US Fish and Wildlife en novembre dernier, affirmant que c'était une erreur de retirer le lamantin de la liste des espèces en voie de disparition en 2017.
"Les réglementations existantes ne protègent pas adéquatement les lamantins", s'insurge le groupe. "Les meilleures informations scientifiques disponibles démontrent que, depuis que le lamantin a été déclassé en tant qu'espèce menacée en 2017, la situation ne fait qu'empirer
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Une étude américano-brésilienne utilisant des images satellite en séries chronologiques de 2000 à 2021 révèle le rôle vital des territoires autochtones et des aires protégées pour la conservation des forêts en Amazonie brésilienne, et attire l'attention sur les impacts négatifs des politiques de conservation gouvernementales trés affaiblies ces dernières années.
Les résultats de l'étude, récemment publiés dans Nature Sustainability, ont attiré l'attention sur les impacts négatifs des politiques gouvernementales de conservation très affaiblies ces dernières années.
L'Amazonie brésilienne comprend la plus grande zone forestière tropicale et reste la plus riche en biodiversité au monde. Depuis 2000, les territoires autochtones et les aires protégées ont considérablement augmenté dans la région, en 2013 les territoires autochtones et les aires protégées représentaient environ 43 % de la superficie totale des terres et couvraient environ 50 % de la superficie forestière totale.
Cependant, les tensions entre les indigènes, conservateurs des forêts, et les objectifs de développement socio-économique du pays persistent. Ces dernières années, la conservation des forêts a été menacée par de grands changements socio-écologiques au Brésil. L'affaiblissement des politiques forestières et environnementales et leur application ainsi que les impacts de la pandémie de COVID-19 ont eu des effets dévastateurs sur les groupes autochtones de la région.
Dans cette étude collaborative américano-brésilienne,l'équipe de recherche a combiné plusieurs sources de données pour documenter et quantifier la dynamique et l'impact de la perte de forêts en Amazonie brésilienne au cours des deux dernières décennies.l'équipe de recherche a combiné des données d'images provenant de satellites pour générer des cartes annuelles de la forêt amazonienne brésilienne. À l'aide de ces cartes forestières annuelles, ils ont évalué les effets positifs des territoires autochtones et des aires protégées sur la dynamique de la déforestation en Amazonie brésilienne jusqu'en 2021.
Les aires protégées de l'Amazonie brésilienne sont soumises à différents accords de gouvernance, soit régionales, soit nationale, et ont des objectifs de gestion différents, allant d' une protection stricte à une protection moindre en fonctions des législations choisies. Les chercheurs ont constaté qu'entre 2003 et 2021, la perte brute de forêts a chuté de 48 % dans les aires protégées soumises à une protection stricte contre 11 % dans les aires protégées soumises à des règles législatives régionales dites simplement durables.
"Ces effets variables sur la conservation des forêts nécessitent des analyses plus approfondies mais les chercheurs invitent les parties prenantes, les décideurs et le public à réévaluer les politiques existantes pour chaque zones. Les législations sont importantes, mais si la loi n'est pas appliquée, la protection des forêts ainsi que sa biodiversité sera illusoire. C'est un domaine dans lequel le Brésil échoue sciemment »
Les résultats de cette étude montrent également que la perte annuelle de superficie forestière a été affectée par les politiques forestières brésiliennes des dernières années, comme en témoigne une forte réduction de la perte de superficie forestière au début des années 2000 jusqu'au milieu des années 2010, correspondant à l'administration du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva de 2003. -2010, et la nouvelle augmentation de la perte de superficie forestière et ce même parmi les territoires autochtones et les aires protégées de 2019-2021, correspondant à l'ére du président Jair Bolsonaro.
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