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Le groupe minier suédois LKAB a annoncé jeudi avoir identifié dans la région de Kiruna, dans le Grand Nord de la Suède, «le plus grand gisement connu» de terres rares d’Europe, qui recèlerait plus d’un million de tonnes de métaux.
«Nous prévoyons qu’il faudra plusieurs années pour étudier le gisement et les conditions d’une exploitation rentable et durable» Jan Moström, PDG du groupe public LKAB
Cette découverte est importante à un moment où l’Europe s’inquiète de sa dépendance, en particulier à la Chine, plus gros producteur mondial, pour la fourniture de ces minéraux qui servent notamment à fabriquer les batteries des véhicules électriques et les turbines des éoliennes.
«Il s’agit du plus grand gisement connu d’éléments de terres rares dans notre partie du monde, et il pourrait devenir un élément de base important pour la production des matières premières critiques absolument cruciales pour la transition verte», s’est félicité le PDG du groupe public LKAB, Jan Moström, dans un communiqué.
«Nous sommes confrontés à un problème de fourniture. Sans mines, il ne peut pas y avoir de véhicules électriques», a-t-il fait valoir.
Selon les estimations préliminaires, le gisement de Kiruna, grande région minière du pays scandinave, contient plus d’«un million de tonnes d’oxydes de terres rares», mais l’entreprise souligne ne pas avoir encore chiffré son ampleur exacte.
«Un long chemin» reste à parcourir avant une mise en exploitation, a prévenu LKAB.
«Nous prévoyons qu’il faudra plusieurs années pour étudier le gisement et les conditions d’une exploitation rentable et durable», a indiqué Jan Moström.
Interrogé lors d’une conférence de presse sur la date attendue des premiers coups de pioche, il a répondu que cela dépendrait largement de la vitesse d’obtention des permis d’exploitation, en précisant que l’expérience montrait que cela prendrait probablement «entre 10 et 15 ans».
Cette annonce a été faite à l’occasion d’une visite d’une délégation de la Commission européenne en Suède, qui occupe la présidente tournante de l’UE depuis le début de l’année.
Parmi ses efforts pour enrayer le réchauffement climatique, Bruxelles a acté l’an dernier la fin des ventes de voitures neuves essence et diesel à partir de 2035.
© AFP
RDC : les rebelles du M23 menacent les gorilles du parc national des Virunga
L'Institut congolais de conservation de la nature (ICCN) alerte sur la situation des gorilles des montagnes du parc national des Virunga, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC). Le groupe rebelle du M23 a installé sa base arrière dans la zone du parc occupée par les gorilles de montagne, rendant impossible le suivi des primates.
Dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), l’insécurité affecte négativement la survie des gorilles de montagnes dans le Parc national des Virunga. Dans un communiqué publié le 20 décembre 2022 par l’Institut congolais de conservation de la nature (ICCN) qui assure la gestion du parc, les rebelles du M23 sont présentés comme la principale menace qui pèse actuellement sur les gorilles des montagnes du parc national des Virunga.
« Actuellement, la zone des gorilles de montagne (en contre-bas du mont Mikeno au sud du parc, où vivent 234 gorilles des montagnes, soit un tiers de la population mondiale de l’espèce, Ndlr) est occupée par les rebelles et cette situation sécuritaire délicate ne permet pas à nos équipes de s’y déployer », s’inquiète Bienvenu Bwende le porte-parole du Parc national des Virunga.
Depuis près de 6 mois, les rangers du Parc national des Virunga n’ont plus accès à ces espèces rares. « Au mois d’août 2022 nous avons perdu un gorille à dos argentin au niveau de Gikeri, c’était parce que le suivi des gorilles était interrompu à cause de la guerre. Il n’y avait plus de gardes qui suivaient ce gorille pour savoir comment était sa santé et comment il évoluait sur terrain. », Déplore Didi Mwanaki, ranger au sein de l’ICCN.
Le M23, groupe armé majoritairement tutsi (une ethnie du Rwanda voisin) vaincu en 2013, a repris les armes en fin 2021 et accentué son offensive en octobre 2022, s’emparant de larges pans d’un territoire au nord de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
Créé en 1925, les Virunga, le parc naturel le plus ancien sur le continent africain, devient ainsi la victime collatérale de la guerre et des violences au Nord-Kivu, alors qu’il s’agit d’un joyau du patrimoine congolais, africain et mondial. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. C’est un écosystème riche. Selon la direction du parc, plus de 50% des espèces terrestres d’Afrique y sont représentées
© Boris Ngounou
Sultan Ahmed al-Jaber, PDG du géant pétrolier ADNOC a été désigné président de la COP28. Elle se déroulera à Dubaï aux Émirats arabes unis.
C’est une nouvelle qui va faire grincer des dents et plus encore. Le PDG de la compagnie pétrolière des Émirats arabes unis, pays hôte cette année de la conférence de l’ONU sur le climat, présidera la COP28. Une nomination qui pose question, quand on sait que le changement climatique est principalement provoqué par l’utilisation des énergies fossiles.
Sultan Ahmed al-Jaber porte déjà plusieurs casquettes. Il est ministre émirati de l’Industrie, chef du géant pétrolier Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) et envoyé spécial pour le changement climatique.
Mais depuis ce jeudi 12 janvier, il est également le « président désigné pour la 28e Conférence des Parties (COP28) », indique un communiqué de l’agence de presse officielle WAM.
« Nous apporterons une approche pragmatique, réaliste et axée sur les solutions », a déclaré le nouveau président de la COP28, cité dans le communiqué. « L’action climatique est une immense opportunité économique d’investissement dans la croissance durable. Le financement est la clé », a-t-il ajouté. « Premier PDG à présider une COP », Sultan al-Jaber dirige la compagnie pétrolière nationale depuis 2016 mais aussi Masdar, l’entreprise émiratie d’énergies renouvelables.
Une COP28 dans un pays pétrolier
Sa double casquette lui vaut déjà des critiques de la part des militants de l’environnement. « La nomination de Sultan Ahmed al-Jaber à la présidence de la COP28, alors qu’il occupe le poste de PDG de la compagnie pétrolière nationale d’Abu Dhabi constitue un conflit d’intérêts scandaleux », a réagi Harjeet Singh, de l’organisation Climate Action Network International.
« La menace constante des lobbyistes des combustibles fossiles lors des négociations climatiques de l’ONU a toujours affaibli les résultats de la conférence sur le climat, mais cette situation atteint un autre niveau dangereux et sans précédent. », a-t-il ajouté.
Les Émirats arabes unis, qui figurent parmi les principaux exportateurs de pétrole au monde, plaident pour une sortie progressive des hydrocarbures et se sont engagés à atteindre la neutralité carbone en 2050. « L’action climatique est une immense opportunité économique d’investissement dans la croissance durable. Le financement est la clé », a affirmé Sultan Ahmed al-Jaber dans le communiqué.
La dernière conférence mondiale sur le climat, organisée en novembre en Égypte, a été marquée par l’adoption d’une résolution sur l’indemnisation des pays les plus pauvres pour les dégâts causés par le changement climatique. Mais cette COP27 n’a pas réussi à faire progresser la réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour maintenir l’objectif de limiter le réchauffement de la planète. La prochaine édition se tiendra à Dubaï en novembre et décembre.
© AFP
Vendredi 6 janvier 2023, Météo-France a confirmé que l’année 2022 avait atteint des records de chaleur sans précédent, avec une moyenne de 14,5 degrés. Un « symptôme du changement climatique », selon ces spécialistes.
« L’année 2022 est bien la plus chaude jamais mesurée en France métropolitaine, avec 14,5 degrés de température moyenne annuelle », a annoncé Météo-France, qui qualifie ce record de « symptôme du changement climatique ».
RECORDS DE CHALEUR SANS PRÉCÉDENT
« 2022 se classe au premier rang de puis le début des relevés en 1900, très loin devant 2020 qui détenait jusqu’à présent le record, avec 14,07°C », a déclaré Météo-France. « C’est un grand bond »,a déclaré Christine Berne, climatologue à Météo-France.
« Depuis 2014, toutes les années ont été supérieures à la normale, à l’exception de 2021 et 2016 », précise Christine Berne.
POET conclut un nouveau partenariat pour accélérer les objectifs climatiques de l’éthanol
Selon le site Météo-France, « l’ensemble du pays est concerné » par ce record de chaleur, à l’exception de « l’Île de France où 2022 se classe en 2e position ». « L’année a été la plus ensoleillée sur la moité Nord depuis le début des relevés, avec notamment des records très inhabituels à Paris, Nancy ou encore Brest », précise encore Christine Berne.
La France a connu le deuxième Noël le plus chaud de son histoire ; avec 18,6°C à Strasbourg et 20°C à Marseille, le 31 décembre a été la journée la plus anormalement chaude de l’année avec des températures 8,3°C au-dessus des normales saisonnières.
« L’accumulation de ces records s’inscrit pleinement dans la tendance du réchauffement climatique. Il y a toujours eu des phénomènes exceptionnels et des pics avant, mais la répétition, particulièrement durant cette année 2022 », déclarait François Gourand, météorologue à Météo-France auprès de nos confrères chez Libération, en décembre.
Les États-Unis ont approuvé l'utilisation du premier vaccin conçu au monde pour des abeilles, les abeilles mellifères.
Il a été conçu pour prévenir du fléau de la loque américaine, une maladie bactérienne connue pour affaiblir les colonies d'abeilles en s'attaquant à leurs larves.
Le département américain de l'Agriculture (USDA) a approuvé cette semaine une licence à la société de biotechnologie à l'origine de son développement, le vaccin pourrait servir de "percée dans la protection des abeilles mellifères", a déclaré le PDG de Dalan Animal Health Kleiser dans un communiqué.
Il s'agit pour nous d'introduire le vaccin, une version inactive de la bactérie, dans la gelée royale donnée à la reine, pour que les larves de la colonie acquièrent alors une pleine immunité.
Depuis des années la loque américaine pose un défi aux apiculteurs américains car elle est très contagieuse et incurable. La seule méthode de traitement efficace consistait à brûler les colonies d'abeilles touchées ainsi que la destruction de leurs ruches et des équipements et le traitement des colonies voisines avec des antibiotiques.
Les États-Unis connaisse une réduction annuelle des colonies d'abeilles mellifères depuis 2006 et l'USDA affirme que de nombreux facteurs, parfois superposés, menacent leur santé
Ce nouveau vaccin est présenté comme une « avancée encourageante par les apiculteurs membres de la California State Beekeepers Trevor Tauzer,
"Si nous pouvons nous prévenir d'une infection de nos ruches, nous pourrons alors éviter des traitements coûteux et concentrer toute notre énergie sur d'autres éléments importants pour garder nos abeilles en parfaite santé »
La société Dalan prévoit de distribuer immédiatement le vaccin "sur une base d'essai limitée" d'apiculteurs commerciaux et a déclaré que le produit serait probablement disponible aux États-Unis dés cette année.
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3,3 millions de personnes ont été déplacés par des catastrophes naturelles au états unis au cours de l'année écoulée.
Les ouragans sont responsables de plus de la moitié de ces déplacements forcés, selon le US Census Bureau. Ouragans, inondations, incendies, tornades et autres catastrophe ont été prises en compte dans l'étude.
Cela représente plus de 1,3% de la population du pays déplacée, certains États ont été plus touchés que d'autres. En Floride, près d'un million de personnes, soit environ un résident adulte sur 17, ont été déplacées dans l'État qui a été ravagé par les ouragans Ian et Nicole en 2022
L'Indiana, le Maine, le Dakota du Nord, l'Ohio et l'Oklahoma comptent parmi les États les moins touchés
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Le trou de la couche d'ozone pourrait se résorber d'ici à quatre décennies mais de potentiels projets de géo-ingénierie solaire destinés à limiter le réchauffement climatique pourraient avoir des effets indésirables, ont mis en garde des scientifiques lundi.
"Si les politiques actuelles restent en place, la couche d’ozone devrait retrouver les valeurs de 1980 (avant l’apparition du trou) d’ici environ 2066 au-dessus de l’Antarctique, 2045 au-dessus de l’Arctique et 2040 dans le reste du monde", indique l'ONU Environnement dans son estimation quadriennale.
"L’élimination progressive de près de 99 % des substances interdites qui détruisent l’ozone a permis de préserver la couche d'ozone et contribué de façon notable à sa reconstitution dans la haute stratosphère et à une diminution de l’exposition humaine aux rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil", notent les experts mandatés par l'ONU.
Le trou de la couche d'ozone a été créé par la pollution d'origine humaine, particulièrement par les chlorofluorocarbures (CFC) autrefois émis par de nombreux réfrigérateurs.
Au cours des dernières décennies, la coopération mondiale lui a cependant donné une chance de se reconstituer.
Le Protocole de Montréal (Canada), signé en 1987 et ratifié par 195 pays, a fortement réduit la quantité de CFC dans l'atmosphère, et la couche d'ozone va pouvoir se reconstituer complètement, selon les estimations de l'ONU.
- "Incertitudes" -
Toutefois, ces derniers se sont aussi penchés pour la première fois sur les potentiels effets sur l'ozone de projets de géo-ingénierie destinés à limiter le réchauffement climatique, mettant en garde contre leurs effets indésirables.
L'idée serait d'ajouter intentionnellement des particules en suspension dans la stratosphère pour renvoyer une partie des rayons du soleil. Un de ces projets consisterait à injecter une quantité considérable de particules de soufre dans la couche supérieure de l'atmosphère.
Ces technologies reproduiraient en quelque sorte une éruption volcanique similaire à celle du Pinatubo aux Philippines en 1991, qui avait abaissé la température de 1°C.
Mais le niveau d'ozone a été affecté pendant les années qui ont suivi, remarque John Pyle, co-président du panel scientifique qui travaille sur l'ozone pour le compte de l'ONU.
Une injection de particules dans l'atmosphère "pourrait avoir pour conséquence une grave baisse du niveau de l'ozone", met-il en garde. "Il y a beaucoup d'incertitudes", selon lui.
- Multiplication des canicules -
La planète a gagné près de +1,2°C depuis l'ère pré-industrielle, entraînant déjà une multiplication des canicules, inondations ou tempêtes.
La communauté internationale s'est engagé à limiter ce réchauffement bien en deçà de +2°C, +1,5°C si possible. Mais les politiques actuelles laissent présager une hausse des températures de 2,8 °C d'ici la fin du siècle, bien au-dessus des limites de l’accord de Paris, selon les Nations Unies.
Les projets de géo-ingénierie sont ainsi parfois avancés comme une solution pour gagner du temps mais les scientifiques ont déjà mis en garde sur les dangers associés à ces technologies.
Une modification intentionnelle des rayonnements solaires pourrait par exemple perturber le régime des moussons en Asie du Sud et dans l'ouest de l'Afrique et détruire ainsi les cultures dont des centaines de millions de personnes dépendent, selon des études déjà publiées.
Et si la modification des rayonnements prenait fin "pour une raison quelconque, il est très probable que la température de la surface augmenterait rapidement", estime le Giec.
Un injection de particules au-dessus de l’Antarctique a été simulée, avec des résultats mitigés. Cela permettrait certes de réduire la température mondiale de 0,5°C sur vingt ans, mais le trou de la couche d'ozone retournerait à des niveaux proches de ceux des années 1990.
"La chose la plus simple à faire est d'arrêter de relâcher des gaz à effet de serre dans l'atmosphère", a souligné John Pyle. "Et c'est difficile".
© AFP
Le scandale du chlordécone se double d'un déni de justice avec le non-lieu définitif prononcé cette semaine.
16 années de procédure pour un scandale sanitaire et environnemental, plus de 90?% de la population des Antilles toujours exposée, et pour des siècles, aux contaminations contenues dans les sols et la mer.
La seule réponse de la justice française est de tirer le rideau.
La Confédération paysanne est aux côtés des femmes et des hommes victimes de cet empoisonnement. Nous réaffirmons tout notre soutien dans la suite du combat.
© La Confédération paysanne
Des militants contre les « mégabassines » condamnés de deux à six mois de prison avec sursis...la honte...
Les procès de militants contre les retenues d’eau des Deux-Sèvres et de Charente Maritime se tenaient les 5 et 6 janvier derniers. Des peines sévères ont été prononcées ou requises.
.Quatre militants contre les « mégabassines » ont été condamnés à des peines de deux à six mois de prison avec sursis par le tribunal de Niort, le 6 janvier. Ils faisaient partie des cinq personnes (« dont 3 paysans », souligne la Confédération paysanne) poursuivies pour des dégradations ou violences commises lors d’un rassemblement contre un chantier de retenue d’eau à Mauzé-sur-le-Mignon, dans les Deux-Sèvres,
« Les peines, très sévères, vont de 2 à 6 mois de prison avec sursis, assorties 'interdictions de paraître à Sainte-Soline, Mauzé ou dans les Deux-Sèvres », précise la Confédération paysanne dans un communiqué.
Cinq à six mois de prison et 500 000 euros de dommages et intérêts requis à La Rochelle
La veille au tribunal correctionnel de La Rochelle, des peines de cinq à six mois de prison avec sursis et une amende de 500 000 euros de dommages et intérêts ont été requis contre deux manifestants pour des dégradations commises à Cram-Chaban, en Charente Maritime, en novembre 2021. Il leur est reproché d’avoir cisaillé et découpé la bâche servant à retenir l’eau d’une réserve. Le jugement a été mis en délibéré au 2 mars prochain.
« Les 5 et 6 janvier, à La Rochelle et Niort, se sont déroulés deux nouveaux procès de la résistance aux bassines : le premier pour le désarmement par des milliers de personnes d’une bassine construite et remplie depuis des années illégalement à Cram-Chaban le 6 novembre 2022, l'autre pour l'intrusion dans le chantier de la méga-bassine de Mauzé-sur-le-Mignon et la neutralisation d'un tractopelle le 22 septembre 2021.Dans les deux cas, après des mois d'un dispositif d'enquête, filatures, géolocalisation et de fichage ahurissant, la justice a choisi d'isoler quelques personnes pour les réprimer lourdement », ont dénoncé dans un communiqué commun le collectif Bassines Non Merci, la Confédération paysanne et Soulèvements de la Terre qui affirment que ces mouvements de protestation avaient été « revendiqués par les centaines de personnes présentes devant les tribunaux comme un geste de désobéissance absolument nécessaire face à l'urgence climatique et à la fuite en avant du modèle agro-industriel ».
Les militants restent mobilisés et annoncent une nouvelle mobilisation le 25 mars
Malgré des décisions qu’ils jugent « injustes », des militants rassemblés le 5 janvier devant le tribunal de La Rochelle ont brandi des dizaines de cutters, et le porte-parole national de la
Confédération paysanne le morceau de pompe démonté, « pour affirmer qu'ils étaient prêts à agir de nouveau ensemble contre les méga-bassines tant qu'un moratoire sur leur construction ne serait pas obtenu », selon le communiqué commun. Et d’annoncer une nouvelle mobilisation le 25 mars prochain pour une manifestation qu’ils prévoient « historique ».
D’ici là la Confédération paysanne informe avait obtenu un rendez-vous le 16 janvier avec le cabinet d’Elisabeth Borne. Le syndicat minoritaire agricole indique qu’il demandera la définition des « priorités d’usage de l’eau au sein de l’agriculture » à destination des « fermes qui produisent une alimentation relocalisée ». Autre revendication : la mise en place de plafonds d’irrigation sur les fermes en fonction du nombre d’actifs, des productions et du caractère local de leur commercialisation et de la surface agricole utile.
© Confédération paysanne
...et très bizarrement voilà que nos nappes phréatiques sont désormais à des niveaux alarmants, en particulier là même où ces méga-bassines se sont implantées (voir la carte ci jointe) ... faut il y voir un lien?...
Les niveaux des nappes phréatiques françaises sont particulièrement bas en ce début d'année 2023 et nettement inférieurs à l'année précédente.
En France, les nappes phréatiques fournissent environ deux tiers de l’eau potable et un tiers de l’irrigation agricole.
Nos réserves d'eau souterraines se trouvaient fin décembre à des niveaux « préoccupants » sur une grande partie du pays, avertit ce vendredi le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM).
« Plus des trois quarts des nappes restent sous les normales mensuelles avec de nombreux secteurs affichant des niveaux bas à très bas », relève-t-il, soulignant que « les niveaux sont nettement inférieurs à ceux de décembre de l’année dernière ».
Le BRGM constate ainsi des niveaux « préoccupants sur une grande partie du territoire », avec toutefois quelques exceptions locales comme la Bretagne ou Alsace. Dans le détail, le BRGM montre que seules huit nappes phréatiques présentent des niveaux « autour de la moyenne », les autres affichant un taux « modérément bas », « bas » voire « très bas ». Aucune n’est à des niveaux « modérément hauts », « hauts » ou « très hauts » en ce début d’année.
Une situation inquiétante. En France, les nappes phréatiques fournissent environ deux tiers de l’eau potable et un tiers de l’irrigation agricole.Selon Météo-France, 2022 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en France avec 14,5 degrés de température moyenne annuelle mais aussi l’une des plus sèches, accusant un déficit de pluviométrie de quelque 25 %. Or, pour se remplir, les nappes phréatiques ont besoin de précipitations.
« Les pluies infiltrées durant l’automne sont très insuffisantes pour compenser les déficits accumulés durant l’année 2022 et améliorer durablement l’état des nappes », explique le Bureau des recherches géologiques et minières. Et quand il pleut, les sols qui ont été assoiffés sur la durée deviennent partiellement imperméables. Les pluies de l’automne, sur des sols très secs, ont donc profité en premier lieu aux sols en surface et à la végétation avant de recharger les nappes en profondeur.
Les prochains mois apporteront-ils suffisamment de pluie pour inverser la tendance ?
Dans son bulletin des grandes tendances climatiques sur trois mois pour la période janvier mars 2023, Météo-France n’avançait fin décembre « aucun scénario » précis en matière de précipitations pour la France. Or ce sont les pluies qui seront déterminantes. « Les tendances et l’évolution de l’état des nappes en période hivernale dépendent exclusivement des pluies infiltrées, et donc des cumuls pluviométriques, et de l’inertie de la nappe [temps de réponse à une pluie infiltrée] », souligne encore le BRGM.
Mais la situation est alarmante, notamment dans le Sud-Ouest. « Aujourd’hui, on sait que ce sera pratiquement impossible de les remplir », dans la région, explique Guillaume Choisy, directeur général de l’Agence de l’eau de cette zone qui s’étend sur 25 départements de la Charente-Maritime à l’Ariège.
Si la pluie est aussi rare en 2023, « on arrivera à une situation bien pire que celle qu’on a connue en fin d’été 2022 », quand quasiment tous les départements métropolitains connaissaient des restrictions d’eau, a-t-il ajouté. Des arrêtés sont toujours en vigueur dans une douzaine d’entre eux.
La neige peut-elle changer la donne ?
De la neige est annoncée dans les Pyrénées dès dimanche. « Une période de froid avec de la neige dans la montagne peut permettre de remplir régulièrement les barrages lors de la fonte », explique Guillaume Choisy. « Mais normalement ces barrages sont plus d’à moitié plein lors de cette période. Là, ils oscillent seulement entre 17 % dans l’Ariège et 25 % dans les Hautes-Pyrénées et Pyrénées-Atlantiques », alerte-t-il. La neige permettra aux nappes de se remplir mais sans elle et sans des précipitations régulières, la situation sera « extrême » en été. « Même pour une année moyenne, nous aurons des difficultés à subvenir à l’ensemble des usages », avertit le directeur général de l’Agence de l’eau Adour-Garonne.
© 20 Minutes
...enfin croyez ce que vous voulez mais consultez les cartes ci-jointes elles sont parlantes..et pour rappel
C'est ici...Les industriels se jettent sur les terres agricoles
La qualité globale de l'air à Hanoï, a atteint lundi des niveaux "très malsains", ce qui signifie que l'ensemble de la population est susceptible d'être affectée.
Lundi matin, la plupart des stations de surveillance de l'air à Hanoï, capitale du Vietnam, ont signalé un indice de qualité de l'air (IQA) extrêmement inquiétant compris entre 201 et 300 ce qui a immédiatement déclenché une alerte sanitaire d'urgence .
L'indice enregistré dans certaines stations d'Hanoï et dans les provinces du nord de Thai Nguyen et Hung Yen ont même dépassé les 300, ce qui signifie que tout le monde peut ressentir des effets graves sur sa santé.
Les responsables ont déclaré que cette pollution atmosphérique est principalement due à des facteurs météorologiques. Le pays est actuellement traversé par un temps froid et sec qui provoque une concentration de polluants dans les zones proches du sol et entraîne de graves pollutions.
Ils recommandent aux gens de porter des masques faciaux qui peuvent protéger des particules fines (PM2,5).
L'Organisation mondiale de la santé a déjà démontré ces dernières années que la pollution de l'air est responsable d'environ 60 000 décès au Vietnam chaque année.
© NA
Au moins six personnes ont été tuées jeudi 12 janvier lors du passage d'une tornade dans le centre de l'Etat américain de l'Alabama, ont indiqué les services de secours.
Le phénomène météorologique dévastateur a ensuite poursuivi son chemin dans l'Etat voisin de Géorgie, où le National Weather Service (NWS) maintenait en vigueur des alertes aux tornades en début de soirée.
Les six personnes tuées l'ont été dans le comté d'Autauga, a confirmé à l'AFP le directeur adjoint des services d'urgence dudit comté Gary Weaver.
Les tornades, phénomène météorologique aussi impressionnant que difficile à prévoir, sont relativement courantes sur le territoire américain, notamment dans le centre et le sud du pays. Le sud des Etats- Unis avait déjà été endeuillé fin novembre, lors du passage de 36 tornades qui avaient tués deux personnes en Alabama dans la nuit.
1000 rivières sont responsables de près de 80% des émissions mondiales de plastique fluvial dans les océans, selon une nouvelle étude de l'ONG "The Ocean Cleanup" publiée dans Science Advances.
Leur modèle suggère qu'au lieu d'une poignée de grands fleuves continentaux, jusqu'alors présumés responsables des émissions de plastique dans les océans, leur étude étalée sur 3 ans révèle, qu'un grand nombre de petits et moyens fleuves jouent aussi un rôle significatif dans l'afflux de plastique par les fleuves dans les océans. Aujourd'hui les chercheurs en dénombre au moins mille.
Ces 1000 rivières et fleuves peuvent présenter des caractéristiques très différentes, y compris leur largeur ,la dynamique de leur débit, le trafic maritime et les urbanisations qu'elles traversent.
Un large éventail de mesures d'atténuation doit être appliqué sur ces rivières à travers le monde pour réduire considérablement la quantité de déchets plastiques entrant dans les océans
Depuis trois ans, les chercheurs de The Ocean Cleanup travaillent à répondre à ces questions pour réduire efficacement la pollution plastique océanique.
L'étude - publiée aujourd'hui dans Science Advances - estime qu'environ 1000 rivières représentent près de 80% des émissions mondiales de plastique fluvial dans les océans, composées d'un grand nombre de petites et moyennes rivières.
Bien que ce nombre soit beaucoup plus élevé que les estimations précédentes (plus de 100 fois), il ne représente que 1% des rivières dans le monde, ce qui signifie que la résolution du problème de la pollution plastique des océans est faisable.
En adoptant collectivement une approche globale avec diverses technologies pour cibler les rivières les plus polluantes dans le monde, nous pouvons réduire drastiquement l'afflux de plastique dans les océans.
En collaboration avec des chercheurs de diverses institutions et organisations dans le monde, nous avons créé un nouveau cadre de modèle pour notre étude et inclus les données de 136 mesures sur le terrain, représentant 67 rivières dans 14 pays sur 3 continents différents, collectées entre 2017 et 2020 pour calibrer et valider notre modèle d'étude. Nous avons travaillé avec 60 experts en sciences de la terre et du plastique pour paramétrer notre modèle probabiliste.
Pour notre étude nous avions besoin de créer un modèle qui simule le transport fluvial mondial du plastique jusqu'aux océans, nous avions besoin d'un ensemble de données mondiales, reliefs, débits, centres urbains traversés, état des sols, etc.
En utilisant des données de relief (DEM), la direction d'écoulement (HydroSHEDS), les données de ruissellement (GRUN), les données d'utilisation des terres (GLC2000), les données de précipitations et de vent (WorldClim2), nous avons pu calculé le réseau fluvial mondial et classer les rivières en fonction de leur terrain caractéristiques, la distance de chaque endroit sur Terre vers le fleuve le plus prés et l'océan le plus proche, et de calculer les probabilités pour qu'un déchet plastique s'évacue par un reseau fuvial vers l'océan.
Nous avons ensuite calculé la probabilité que des déchets plastiques mal gérés qui atteignent l'océan dans chaque cellule de la grille sur la carte mondiale de notre étude. Cette probabilité d'émission de plastique a été ensuite multipliée par le nombre de déchets plastiques mal gérés correspondants aux données d'accumulation dans un bassin fluvial étudié jusqu'à son embouchure
Comme pour toute estimation d'un modèle de cette ampleur, il est possible que la charge d'une rivière spécifique diffère des prévisions du modèle. Les raisons en sont peut-être que les données d'une région soit imprécises, que les structures physiques près de l'embouchure d'une rivière ne soit pas prises en compte, que les horaires des mesures (par exemple après un événement de pluie extrême ) soient fausses.
Le voyage du plastique vers l'océan peut être chaotique, non linéaire, avec des cycles répétés d'échouages engendrant une re-modélisation le long des rivières. Pour prévoir cette trajectoire, nous devons tenir compte de nombreux facteurs.
Dans cette étude, nous avons cherché à simuler le voyage des plastiques mal gérés abandonnés dans la nature, de l'endroit où ils étaient, jusqu’à la rivière dans laquelle ils peuvent engouffrer, et enfin, comment et par quel voyage aquatique il se retrouve dans l'océan. Nous avons inclus les données météos mondiales des précipitions et des vents comme forces motrices supplémentaires. Ces deux nouveaux paramètres ont rendu les résultats plus fiables et nous ont permis de différencier les bassins fluviaux aux climats variables.
Les caractéristiques du terrain sur lequel le plastique peut être transporté jouent également un rôle important dans le voyage du plastique. Les zones urbaines goudronnées avec ou sans canaux de drainage déplacent le plastique avec moins d'effort que dans les zones densément végétalisées.
Nous avons donc inclus l'utilisation des sols et leur pentes de terrain pour différencier les différents paysages. De plus, nous avons tenu compte de la taille des rivières qu'un déchet risque de rencontrer, car les grandes rivières ont tendance à faciliter le transport du plastique plus que les petites rivières moins profondes.
En prenant en compte toutes ces données, nous avons pu calculer combien de déchets plastiques sont transporté par les bassins fluviaux dans le monde, et dans quelles conditions ils sont transportés jusqu'aux embouchures.
Notre étude révèle qu'environ 1000 rivières représentent près de 80% des émissions annuelles de plastique dans les océans mondiales, variant entre 0,8 million et 2,7 millions de tonnes métriques par an, les petites rivières urbaines étant parmi les plus polluantes.
Ces 1000 rivières les plus polluantes ont des caractéristiques variables et sont réparties sur notre planète. Certains d'entre elles sont réputées pour leurs immenses dimensions, comme l'Amazonie et le Congo; cependant, la plus grande partie des rivières contributrices sont des rivières de petite et moyenne taille.
Les cinq principaux pays émetteurs de plastique sont tous situés en Asie (Philippines, Inde, Malaisie, Chine et Indonésie), qui contribue le plus au transport du plastique fluvial avec 79,7% des émissions.
Fait intéressant, l'Asie représente environ 60% de la population mondiale, des archipels comme l'Indonésie, les Philippines et la Malaisie étant les pays les plus susceptibles d'émettre du plastique dans l'océan. Ces pays ont des côtes très importantes par rapport à leur masse continentale et des taux de précipitations pluviales élevés. Il est aussi a noté qu'une fraction importante de la population vit à proximité de rivières et des côtes maritimes.
Le nombre élevé et la répartition géographique de ces fleuves exigent que les pays, les gouvernements et les organisations concernés par cette pollution de leurs fleuves prennent des mesures. La variabilité des types de rivières devrait impliquer un large éventail de technologies et d'initiatives pour empêcher le plastique de pénétrer dans les rivières et les océans.
L'arrêt des plastiques à l'embouchure des rivières avec des technologies barrages sont possibles ils sont à compléter avec le nettoyage des berges et d'autres mesures telles que des bennes et poubelles à déchets et des filets filtrants.
Des solutions terrestres avant l'arrivée des déchets plastiques dans les rivières telles que des cadres réglementaires améliorés, la conception de produits durables, les modèles de consommation circulaire et une gestion des déchets plus avancée sont essentielles pour aider à cibler la pollution plastique à la source.
© Nature Alerte
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Près de 170 phoques d’une espèce menacée ont été retrouvés morts ces trois derniers jours au bord de la mer Caspienne, dans la république russe du Daguestan, ont indiqué jeudi à l’Agence France Presse (AFP) des chercheurs.
«Ce sont des animaux morts que nous avons vus, photographiés et dont nous avons noté les coordonnées GPS», a affirmé Viktor Nikiforov, du centre de recherches «Mammifères marins» de Moscou.
Selon le chercheur, les phoques ont été retrouvés dans une zone à 100 kilomètres au sud de Makhatchkala, la capitale du Daguestan, et dans une autre à une cinquantaine de kilomètres au nord de cette ville. «C’est peut-être lié à une pollution industrielle, à la pêche ou au braconnage, quand les phoques se prennent dans les filets, ou encore aux conséquences du changement climatique. Ou à plusieurs de ces causes à la fois», a affirmé Viktor Nikiforov.
Selon lui, il faudrait désormais une «surveillance sérieuse» pendant plus d’un an des phoques retrouvés morts pour identifier précisément les causes du sinistre. Contactée par l’AFP, l’Agence fédérale russe de la Pêche dans le Caucase du Nord a indiqué avoir envoyé sur place des inspecteurs pour effectuer un nouveau comptage. Le Comité d’enquête, chargé des principales investigations en Russie, a également annoncé avoir lancé des vérifications.
Pollution industrielle
La mer Caspienne, la plus grande mer fermée au monde, borde cinq pays: la Russie, l’Iran, le Kazakhstan, le Turkménistan et l’Azerbaïdjan. Elle comptait au début du XXe siècle plus d’un million de phoques (Pusa caspica), dont il ne reste aujourd’hui que 68’000 spécimens adultes, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui considère l’espèce «en danger».
Chassé intensément jusqu’à une époque récente, ce mammifère pâtit désormais surtout de la pollution industrielle qui le rend notamment stérile.
Selon l’ONU, cette pollution est liée à l’industrie pétrolière, à des déchets radioactifs et industriels, ou encore à d’importants volumes d’eaux usées. La faune et la flore de la Caspienne souffrent également de la baisse du niveau de la mer provoquée par le changement climatique, la hausse des températures entraînant une évaporation de l’eau.
© AFP
La pollution aux particules fines dépasse les normes sanitaires dans les cours d'école, selon une étude menée par Airparif dans 44 établissements scolaires parisiens,
A Paris, lorsqu’ils jouent dans la cour de leur école, les enfants sont exposés à des niveaux de particules fines qui dépassent les normes sanitaires. C’est la conclusion d’une étude menée par Airparif, pour le compte de la Ville de Paris, et dont les résultats ont été présentés mardi soir aux enseignants et représentants de parents d’élèves des établissements concernés.
Les mesures ont été réalisées pendant un an, de septembre 2019 à septembre 2020, dans 44 établissements de la capitale (crèches, écoles et collèges) et dans plusieurs rues adjacentes, grâce aux stations fixes d’Airparif et à des microcapteurs, financés par Bloomberg Philantropies.
Les murs efficaces contre le dioxyde d’azote
Les résultats de cette étude dresse une situation contrastée selon les polluants. En ce qui concerne le dioxyde d’azote (NO₂), principalement issu du trafic routier et notamment des véhicules diesel, les niveaux mesurés sont inférieurs aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Par ailleurs, l’étude confirme que ces taux diminuent significativement à mesure qu'on s’éloigne du trafic routier. Airparif relève ainsi une baisse de 36% en moyenne des concentrations de NO₂ dans les cours d’école par rapport aux rues adjacentes, les bâtiments et les murs ayant un « effet écran ». Seule la cour de l’école Etienne Marcel (2e arrondissement), qui ne possède pas de mur de séparation, affiche le même taux de pollution que la rue.
La pollution aux particules fines toujours trop importante
En revanche, pour les particules fines (PM2.5), il n'y a pas pratiquement pas de différences entre la situation dans la rue et dans les cours d'école. "Ce polluant est émis par de nombreuses sources et pas principalement par le trafic routier. Les concentrations sont donc spatialement plus homogènes", explique Airparif. Conséquence, tous les établissements présentent des taux de concentrations de particules fines supérieurs aux recommandations de l’OMS.
Pour espérer faire baisser ce polluant dans les cours d’école, il faut donc s'attaquer à la pollution de fond. La Ville de Paris prévoir d’interdire la circulation de tous les diesels d’ici à 2024 et des essences en 2030. Par ailleurs, elle a mis en place le dispositif "rues aux écoles" qui rend les abords de 155 établissements piétons ou limite très fortement le trafic routier.























